Anonyme
27/08/2004, 23h54
Bonjour à tous,
j'avais promis d'expliquer comment les images figurant sur mon site avaient été traitée... Voici le "secret" :roll:
Au départ, trois images RAW (c'est-à-dire brutes et sans traitement). L'idéal est de disposer des trois images filtrées selon les longueurs d'onde les plus proches possible du mode RVB, et après comparaison avec des chartes colorimétriques j'ai choisi L3 (673 nm - rouge), L5 (535 nm - vert) et L7 (432 nm - bleu).
J'effectue le traitement sous Photoshop CS, mais d'autres logiciels conviennent également.
Les trois images ouvertes, la première étape consiste à les convertir en niveaux de gris. Pour cela, dans Photoshop: image > mode > niveaux de gris. Inutile de sauver.
Ensuite, sélectionner la fenêtre Couches et choisir Regrouper les Couches (touche en haut à droite de la fenêtre). Sélectionner Couleurs RVB et faire OK.
Apparaissent alors les noms des trois images, et vérifier si elles figurent bien dans le bon ordre (il suffit de cliquer sur l'une d'entre elles). Si oui, faire OK.
Très souvent, l'image couleurs qui apparaît alors est définitive, mais des dominantes (que l'oeil corrigerait automatiquement) peuvent se produire. Pour s'en rendre compte, ouvrir la fenêtre Histogrammes et sélectionner l'onglet Couleurs.
Les trois couches apparaissent, elles doivent soit se superposer, soit présenter un faible décalage régulier (cela dépend des filtres à la prise de vues).
Pour corriger une éventuelle dominante, faire Image > réglage > niveaux.
Un histogramme RVB apparait, dissociable et ses trois composantes (couche R, V et B).
Ne pas toucher à l'histogramme "total" (celui qui apparaît en premier lieu), mais choisir successivement Rouge, Vert et Bleu (l'ordre n'a pas d'importance). Pour chacun, une courbe en cloche plus ou moins complexe apparaît (courbe de Gauss), reposant sur une base horizontale, l'abcisse.
Le volume de la courbe (la zone noire) doit reposer sur la totalité de la base. Si ce n'est pas le cas, et si une partie, même minime, de cette base n'est pas surmontée de cette zone noire, il s'agit de "non-données" provoquant un déséquilibre des couleurs par perte de données. A l'aide des poignées (gauche ou droite), réduire le champ à la partie où figure réellement cette courbe.
Ensuite, retourner à la courbe totale (couche RVB). La luminosité de l'image est à régler *exclusivement* au moyen de la poignée centrale figurant sur l'abcisse de la courbe. Tout autre moyen réduit la somme d'informations de l'image ainsi que le nombre de couleurs.
Il se peut que l'histogramme présente deux courbes très distinctes, éventuellement séparées par un vide. Cela se produit dans le cas d'une surface présentant deux zones très contrastées, par exemple une image barrée par l'horizon, sol foncé d'un côté, ciel clair de l'autre. Dans cela, la correction colorimétrique devra se faire sur le sol, partie sur laquelle l'oeil accutume.
Tracer alors un rectangle (ou autre forme) de sélection sur l'image, reprenant la zone voulue. Effectuer ensuite les réglages RVB sur cette zone, et noter les valeurs, ou les enregistrer (touche enregistrer de la fenêtre Niveaux). Annuler, supprimer la sélection (désélectionner), puis reproduire la manipulation sur l'ensemble de l'image, soit en introduisant manuellement les valeurs qui ont été notées, soit en chargeant ces mêmes valeurs enregistrées (touche Charger).
Voilà, c'est à peu près tout... Il est possible d'utiliser des images obtenues par d'autres filtres (par exemple L2, L6 et L7), mais l'histogramme couleurs montrera un plus grand écart à corriger, et une perte de données est alors possible. En fait ce ne sont pas les couleurs elles-mêmes qui sont importantes, mais leur distribution régulière le long du spectre. Si l'on organise le spectre du visible non pas en une droite mais bien en un cercle, les trois valeurs fondamentales doivent se trouver à 120 degrés l'une de l'autre.
J'ai expliqué cette manip en prenant Photoshop comme exemple parce que j'en ai une grande habitude, mais d'autres logiciels (Paint Shop Pro notamment) conviennent aussi, cependant je le connais mal.
Je reste à la disposition de tous pour toutes les questions, mais je m'absente samedi et dimanche, j'ai des conférences à organiser à Bruxelles et Anvers... :drapobe:
PS: dans la dénomination L3, L5 etc., L représente la caméra gauche (la seule équipée de filtres convenant à cette manip) et le chiffre le numéro du filtre. Il s'agit des caractères 24 et 25 du nom de l'image.
Très amicalement,
Jean
j'avais promis d'expliquer comment les images figurant sur mon site avaient été traitée... Voici le "secret" :roll:
Au départ, trois images RAW (c'est-à-dire brutes et sans traitement). L'idéal est de disposer des trois images filtrées selon les longueurs d'onde les plus proches possible du mode RVB, et après comparaison avec des chartes colorimétriques j'ai choisi L3 (673 nm - rouge), L5 (535 nm - vert) et L7 (432 nm - bleu).
J'effectue le traitement sous Photoshop CS, mais d'autres logiciels conviennent également.
Les trois images ouvertes, la première étape consiste à les convertir en niveaux de gris. Pour cela, dans Photoshop: image > mode > niveaux de gris. Inutile de sauver.
Ensuite, sélectionner la fenêtre Couches et choisir Regrouper les Couches (touche en haut à droite de la fenêtre). Sélectionner Couleurs RVB et faire OK.
Apparaissent alors les noms des trois images, et vérifier si elles figurent bien dans le bon ordre (il suffit de cliquer sur l'une d'entre elles). Si oui, faire OK.
Très souvent, l'image couleurs qui apparaît alors est définitive, mais des dominantes (que l'oeil corrigerait automatiquement) peuvent se produire. Pour s'en rendre compte, ouvrir la fenêtre Histogrammes et sélectionner l'onglet Couleurs.
Les trois couches apparaissent, elles doivent soit se superposer, soit présenter un faible décalage régulier (cela dépend des filtres à la prise de vues).
Pour corriger une éventuelle dominante, faire Image > réglage > niveaux.
Un histogramme RVB apparait, dissociable et ses trois composantes (couche R, V et B).
Ne pas toucher à l'histogramme "total" (celui qui apparaît en premier lieu), mais choisir successivement Rouge, Vert et Bleu (l'ordre n'a pas d'importance). Pour chacun, une courbe en cloche plus ou moins complexe apparaît (courbe de Gauss), reposant sur une base horizontale, l'abcisse.
Le volume de la courbe (la zone noire) doit reposer sur la totalité de la base. Si ce n'est pas le cas, et si une partie, même minime, de cette base n'est pas surmontée de cette zone noire, il s'agit de "non-données" provoquant un déséquilibre des couleurs par perte de données. A l'aide des poignées (gauche ou droite), réduire le champ à la partie où figure réellement cette courbe.
Ensuite, retourner à la courbe totale (couche RVB). La luminosité de l'image est à régler *exclusivement* au moyen de la poignée centrale figurant sur l'abcisse de la courbe. Tout autre moyen réduit la somme d'informations de l'image ainsi que le nombre de couleurs.
Il se peut que l'histogramme présente deux courbes très distinctes, éventuellement séparées par un vide. Cela se produit dans le cas d'une surface présentant deux zones très contrastées, par exemple une image barrée par l'horizon, sol foncé d'un côté, ciel clair de l'autre. Dans cela, la correction colorimétrique devra se faire sur le sol, partie sur laquelle l'oeil accutume.
Tracer alors un rectangle (ou autre forme) de sélection sur l'image, reprenant la zone voulue. Effectuer ensuite les réglages RVB sur cette zone, et noter les valeurs, ou les enregistrer (touche enregistrer de la fenêtre Niveaux). Annuler, supprimer la sélection (désélectionner), puis reproduire la manipulation sur l'ensemble de l'image, soit en introduisant manuellement les valeurs qui ont été notées, soit en chargeant ces mêmes valeurs enregistrées (touche Charger).
Voilà, c'est à peu près tout... Il est possible d'utiliser des images obtenues par d'autres filtres (par exemple L2, L6 et L7), mais l'histogramme couleurs montrera un plus grand écart à corriger, et une perte de données est alors possible. En fait ce ne sont pas les couleurs elles-mêmes qui sont importantes, mais leur distribution régulière le long du spectre. Si l'on organise le spectre du visible non pas en une droite mais bien en un cercle, les trois valeurs fondamentales doivent se trouver à 120 degrés l'une de l'autre.
J'ai expliqué cette manip en prenant Photoshop comme exemple parce que j'en ai une grande habitude, mais d'autres logiciels (Paint Shop Pro notamment) conviennent aussi, cependant je le connais mal.
Je reste à la disposition de tous pour toutes les questions, mais je m'absente samedi et dimanche, j'ai des conférences à organiser à Bruxelles et Anvers... :drapobe:
PS: dans la dénomination L3, L5 etc., L représente la caméra gauche (la seule équipée de filtres convenant à cette manip) et le chiffre le numéro du filtre. Il s'agit des caractères 24 et 25 du nom de l'image.
Très amicalement,
Jean