Kitcool
11/03/2005, 12h49
Jeudi, il est dix-huit heures, je quitte le bureau et le ciel est plombé. Pas un coin de ciel bleu à l’horizon. Dix jours déjà que j’ai reçu mon nouveau scope et que je scrute le ciel du soir à la recherche d’une éclaircie. La soirée ne s’annonce pas propice à l’observation.
Après le repas du soir, je sors sur la terrasse du jardin, coup d’œil anxieu vers le ciel. Il est désespérément bouché avec par endroit quelques trouées ou j’aperçoit très furtivement une étoile. Si je veux un trip cosmique ce soir j’ai vraiment intérêt à fumer la moquette !pomoi! .
Je décide d’aller me coucher tôt et de lire un peu pour calmer ma mauvaise humeur grandissante. La météo des prochains jours n’est pas favorable sur Bruxelles et ma frustration monte crescendo depuis quelques jours.:bang:
Il est vingt-trois heure et je ne trouve pas encore le sommeil. Je me lève pour satisfaire un besoin naturel et là miracle, à travers la fenêtre j’aperçois quelques étoiles. Orion est déjà disparue derrière l’immeuble en face mais Saturne brille avec saccade comme pour me faire de l’œil. Un instant ma raison tente de reprendre le dessus, il est tard, je bosse demain !
En un instant je balaie mes réticences, malgré un ‘seeing’ pas très bon je décide de donner la première lumière à ma lunette SW80ED dès ce soir. Mon épouse dort, je m’habille prestement et je descend placer le scope, qui dort tout monté sous une housse, dans le jardin. Des marques à la craie judicieusement placées sur le sol de la terrasse m’indiquent le Nord. Je place la monture CG5 sur ses starting block et j’enclenche l’initialisation. Dans le feu de l’action, les instructions du manuel ont du mal à me revenir en tête et je mélange tout. Après un ‘quick align ‘ fait à la va que je te pousse je lui fait un ‘goto Saturn’ qui foire lamentablement et pointe le scope en direction de la maison. Je me sens un peu ridicule, je n’ai pas préparé cette soirée et je veux déjà tout :-/ . De retour sur le chemin de la raison je décide de pointer l’objet au chercheur. A travers le 8x50, je devine les anneaux de la belle et je la centre prestement au centre du réticule. Le Nagler 16mm est installé sur le RC 2" fournit d’origine avec le tube. J’y colle fébrilement mon oeuil et elle est là, nue sous ses anneaux, le Nagler fournit une image très piquée et lumineuse. Pour moi qui n’ai jamais connu qu’un scope à moins de 100€ le saut qualitatif est énorme. Je suis surpris par l’aspect moins jaunâtre de la belle par rapport à celle que j’avais avant. Un effet du chromatisme de mon ancienne lunette sans aucun doute. L’image est stable et le suivi s’effectue sans réajustement pour la garder dans le champ confortable du Nagler. Je suis impressionné par cet oculaire, une véritable fenêtre sur le ciel à travers laquelle on à envie de se pencher pour regarder à 180°. Il faut vraiment se coller à l’objectif et faire voyager son oeuil pour apercevoir le bord du champ. Après quelques minutes d’émerveillement il me faut passer au LV 7mm pour espérer des détails plus concrets, je recentre rapidement l’objet et j’introduit prestement le nouvel oculaire. Fébrilement je tourne la mise au point et enfin la division de Cassini apparaît distinctement, je distingue bien des bandes plus sombre sur le globe, chose inimaginable avec mon scope précédent (un Firstline 60/900 de chez carrefour :p ). La turbulence gâche un peu l’image par instant mais je l’oublie vite pour me concentrer sur le spectacle. L’image a bien sur perdu de sa luminosité mais le piqué et le contraste restent très bons. L’oculaire est confortable, pas besoin de coller son oeuil pour embrasser tout le champ. J’observe ainsi pendant un très long moment avant de me décider à glisser le LV 4mm. A 150x l’image reste belle bien que la brume drape la planète d’un voile luminescent , la turbulence fait trembler Saturne fréquemment mais l’image reste dans le champ sans devoir réajuster trop souvent le suivi. Il est presque une heure du matin je n'ai pas vu le temps passer et dans ma précipitation je me suis habillé trop légèrement. Le froid et le sommeil commencent à vaincre mon excitation. Je remballe prestement mon matériel et malgré cette leçon d’humilité avec le goto je suis ravi de ma fin de soirée. Il est 1h20 lorsque je me glisse à nouveau sous la couette, mon épouse dort toujours, elle n’a rien remarqué. Je ferme les yeux et heureux je trouve rapidement le sommeil avec un sourire fendu jusqu'au deux oreilles. Vivement le beau temps !
Après le repas du soir, je sors sur la terrasse du jardin, coup d’œil anxieu vers le ciel. Il est désespérément bouché avec par endroit quelques trouées ou j’aperçoit très furtivement une étoile. Si je veux un trip cosmique ce soir j’ai vraiment intérêt à fumer la moquette !pomoi! .
Je décide d’aller me coucher tôt et de lire un peu pour calmer ma mauvaise humeur grandissante. La météo des prochains jours n’est pas favorable sur Bruxelles et ma frustration monte crescendo depuis quelques jours.:bang:
Il est vingt-trois heure et je ne trouve pas encore le sommeil. Je me lève pour satisfaire un besoin naturel et là miracle, à travers la fenêtre j’aperçois quelques étoiles. Orion est déjà disparue derrière l’immeuble en face mais Saturne brille avec saccade comme pour me faire de l’œil. Un instant ma raison tente de reprendre le dessus, il est tard, je bosse demain !
En un instant je balaie mes réticences, malgré un ‘seeing’ pas très bon je décide de donner la première lumière à ma lunette SW80ED dès ce soir. Mon épouse dort, je m’habille prestement et je descend placer le scope, qui dort tout monté sous une housse, dans le jardin. Des marques à la craie judicieusement placées sur le sol de la terrasse m’indiquent le Nord. Je place la monture CG5 sur ses starting block et j’enclenche l’initialisation. Dans le feu de l’action, les instructions du manuel ont du mal à me revenir en tête et je mélange tout. Après un ‘quick align ‘ fait à la va que je te pousse je lui fait un ‘goto Saturn’ qui foire lamentablement et pointe le scope en direction de la maison. Je me sens un peu ridicule, je n’ai pas préparé cette soirée et je veux déjà tout :-/ . De retour sur le chemin de la raison je décide de pointer l’objet au chercheur. A travers le 8x50, je devine les anneaux de la belle et je la centre prestement au centre du réticule. Le Nagler 16mm est installé sur le RC 2" fournit d’origine avec le tube. J’y colle fébrilement mon oeuil et elle est là, nue sous ses anneaux, le Nagler fournit une image très piquée et lumineuse. Pour moi qui n’ai jamais connu qu’un scope à moins de 100€ le saut qualitatif est énorme. Je suis surpris par l’aspect moins jaunâtre de la belle par rapport à celle que j’avais avant. Un effet du chromatisme de mon ancienne lunette sans aucun doute. L’image est stable et le suivi s’effectue sans réajustement pour la garder dans le champ confortable du Nagler. Je suis impressionné par cet oculaire, une véritable fenêtre sur le ciel à travers laquelle on à envie de se pencher pour regarder à 180°. Il faut vraiment se coller à l’objectif et faire voyager son oeuil pour apercevoir le bord du champ. Après quelques minutes d’émerveillement il me faut passer au LV 7mm pour espérer des détails plus concrets, je recentre rapidement l’objet et j’introduit prestement le nouvel oculaire. Fébrilement je tourne la mise au point et enfin la division de Cassini apparaît distinctement, je distingue bien des bandes plus sombre sur le globe, chose inimaginable avec mon scope précédent (un Firstline 60/900 de chez carrefour :p ). La turbulence gâche un peu l’image par instant mais je l’oublie vite pour me concentrer sur le spectacle. L’image a bien sur perdu de sa luminosité mais le piqué et le contraste restent très bons. L’oculaire est confortable, pas besoin de coller son oeuil pour embrasser tout le champ. J’observe ainsi pendant un très long moment avant de me décider à glisser le LV 4mm. A 150x l’image reste belle bien que la brume drape la planète d’un voile luminescent , la turbulence fait trembler Saturne fréquemment mais l’image reste dans le champ sans devoir réajuster trop souvent le suivi. Il est presque une heure du matin je n'ai pas vu le temps passer et dans ma précipitation je me suis habillé trop légèrement. Le froid et le sommeil commencent à vaincre mon excitation. Je remballe prestement mon matériel et malgré cette leçon d’humilité avec le goto je suis ravi de ma fin de soirée. Il est 1h20 lorsque je me glisse à nouveau sous la couette, mon épouse dort toujours, elle n’a rien remarqué. Je ferme les yeux et heureux je trouve rapidement le sommeil avec un sourire fendu jusqu'au deux oreilles. Vivement le beau temps !