patry
07/09/2005, 15h31
Allez je me lance dans un test d'un habitué des catalogues de matériel ... et des livres d'histoires ; un Celestron 8 orange qui a du être fabriqué dans les années 70 (hé ho ... mille NEUF CENT SOIXANTE DIX).
Prise en main ;
Pour son age, il se porte plutôt bien, les optiques sont en très bon état, le primaire ne montre aucune trace de son age, et la lame est claire même si elle a parfois quelques traces de nettoyage (micro griffures éparses).
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03255.jpg
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03591.jpg
La fourche est rigide et de cette couleur indéfinissable située entre le gris, le sable et le beige clair.
Sur la fourche on trouve d'abord le cercle de déclinaison. Relativement grand, il est gradué de degré en degré.
Sur le bras droit de la fourche, on trouve un bouton de réglage de déclinaison qui anime une vis qui, fixée à un index, permet la rotation du tube sur une latitude de +/- 10° environ. Le système de serrage est efficace ... pour le poids à freiner. Si le tube venait à être alourdi, un réglage de friction serait à prévoir.
Au pied de la fourche, on trouve un grand cercle de coordonnées AD. Mesurant un peu plus de 20cm de diamètre, il est gradué de 5' en 5' et un vernier permet d'apprécier la minute (ou à peu près) sur +/-5'.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03588.jpg
Entre les deux jambes de la fourche, se trouve un bouton de déplacement dit "lent" qui engrène directement sur l'axe AD.
Une vis de serrage permet d'embrayer ou non la partie supérieure de la monture (bras + tube) avec la partie motorisée.
Cette embase contient donc (on le verra plus loin) la "mécanique" en AD, et se compose d'un monobloc en fonderie d'aluminium relativement lourd.
3 filets de vis de bon diamètre (proche, mais pas identique, au "gros" pas Kodak) permettent de fixer la base à la table équatoriale. Sur la table, on trouve donc deux "trous" sur la partie inférieure, et une encoche sur la partie supérieure.
Le montage est très simple ; on fixe la vis supérieure de la monture (on enroule quelques filets, c'est suffisant), on pose la monture avec l'unique vis dans l'encoche et la monture se pose peu ou prou dans la bonne position pour fixer les deux vis restantes.
La base équatoriale n'est en fait qu'un support incliné de l'axe horaire. Il est construit là encore en fonderie d'aluminium et, en tout cas pour moi, reste à l'année à l'extérieur sans présenter de traces de corrosion. Le trépied, à double jambes fines n'est pas réglable en hauteur et se fixe en reliant les 3 jambes par un croisillon.
L'embout du trépied est arrondi et permet de travailler dans de bonnes conditions autant sur un sol rigide (terrasse) comme d'un sol meuble (gazon, terre, ...). En cas de sol dur, je préconise l'ajout de pads d'absorbtion pour éviter de faire remonter des vibrations de haute fréquence dans le tube.
Le tube est fourni avec deux oculaires ; un K26 et un K9. De qualité moyenne à médiocre, ils ne font pas honneur à l'ancètre et je les ait complétés (remplacés ?) rapidement par deux, puis trois, oculaires de meilleure facture. Un renvoi coudé à prisme fait partie de la dotation originale. Par contre pas de barlow.
Sur le barillet arrière se trouve le porte oculaire au diamètre 31,75mm. Il dispose sur son fut d'un pas de vis permettant d'y fixer tout un jeu d'accessoires visuels supplémentaires. J'ai en particulier fait l'acquisition d'un téléconvertisseur à tirage variable MEADE qui se termine par un filet T2 sur lequel vient se placer une bague photo à votre marque. L'ensemble est moyennement rigide avec un reflex (de près d'un kg) mais reste bien dans l'axe avec une webcam.
Passons à l'observation.
La collimation, comme tous les SC en général, se pratique via le réglage unique du secondaire. Son orientation est controlée par 3 vis à tête plate (qui ont du être modifiée par un précédent propriétaire car normalement à six pans creux).
La longueur du tube ne me permet pas de régler ET d'observer en même temps car le plus souvent je règle en visée droite et je n'ai pas les bras assez longs. Il n'est toutefois pas difficile d'obtenir une image de diffraction acceptable pour l'observation visuelle. Toutefois, je recommande de passer les 10'~15' supplémentaire pour obtenir une belle tâche d'airy qui va améliorer très sensiblement et le visuel et la photo.
La mise au point, par translation du primaire, provoque un léger shifting qui n'est sensible qu'à très fort grossissement (200x et plus) et bien entendu à la webcam quand on cherche à refocaliser. Le décalage se compte toutefois à quelques dizaines de seconde d'arc (de l'ordre de 40 à 50", soit un peu plus que la taille de jupiter) mais peut se résorber de plusieurs manières ; par changement des graisses, par changement du porte oculaire (voir à la fin), ou plus définitivement en scellant le primaire et en focalisant par un autre moyen.
A 62,5x, (Celestron PL32) les étoiles sont ponctuelles sur pratiquement 95% du champ et seul l'extrème périphérie montre une dégradation notable. Il semble toutefois que ce défaut provienne de l'oculaire et non du scope (essai avec un autre instrument). A ce grossissement on a la pleine lune dans le champ (environ 40 à 50' de champ) et c'est un régal de se balader sur le ciel.
A 200x (Celestron PL10), les images sont claires et le contraste est correct. Toutefois, l'environnement lumineux de mon centre ville provoque un soupcon de "flare" signe que le pare-soleil/pare-bué est indispensable. Malgré la terrasse situé au 3e et dernier étage de mon immeuble, un certain nombre de globes orange sont dispersés à proximité immédiate et la présence de l'aéroport de Toulouse à moins de 2km ne font pas non plus mon affaire !
A 285x (Celestron OR7) sur l'exercice des étoiles doubles, les couples "accessibles" sont parfaitement résolus. Un essai récent sur pi de l'aigle, magnitude ~6 pour les deux composantes, et séparation de 1"4, sépare aisément les deux tâches d'airy. On doit pouvoir gagner encore (sur mon lieu moyen d'observation) environ 0,4" d'arc pour arriver à 1". Au dela, mes différents essais sont non concluants car la turbulence ne descends pas sous cette valeur. Toutefois, je pense que sur de la webcam/vidéo, on doit pouvoir descendre très bas.
Pi de l'aigle
http://perso.magic.fr/marc.patry/Ciel/pi_aquila.jpg
Une des double double de la lyre
http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/lyrae3.jpg
En planétaire, sur Saturne, si j'observe rarement et souvent difficilement/furtivement la division d'Encke, la division de cassini est elle bien visible sur tout le tour des anneaux. Sur jupiter, les meilleures images commencent à montrer de l'épaisseur et des contrastes dans la GTR.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Jupiter/jup050520-0003.jpg
En ciel profond, le résultat est par contre mitigé. M51 est accessible à l'extrème limite lorsqu'elle passe au zénith, mais cela est je pense lié à la brillance locale, je suis en plein centre ville je le rappelle. M57 à contrario montre bien une brillance supérieure au fond du ciel sur sa partie intérieure. M42 remplit tout le champ (et largement plus encore) à 200x. On se régale toutefois de pousser le grossissement sur des amas globulaires. A 200x, M13 remplit déjà le champ du PL10mm, et à 285x, on voit une pelote de petites tâches de diffraction.
Pour conclure sur cette partie purement visuelle, je pense que l'optique réponds présent sur des objets planétaires et quelques objets du ciel profond, je reste sur ma faim concernant les nébuleuses mais ceci étant lié à mon environnement plus qu'a l'optique (en tout cas je veux encore le croire). Toutefois mon expérience (à voir sur mon site web) m'indique que la collimation précise permet de transcender ce genre d'instruments et qu'il est facile de passer du moyen au bon puis au remarquable en quelques réglages bien sentis.
La motorisation
Le suivi est correct et j'ai pu poser 5' au foyer en argentique sans guidage malgré un entrainement par pignons !!! (Photo de Hale bopp à venir).
La photo en // est "facile" si on fait attention à l'équilibrage (il y a pour presque 2kg de matériel là)?
http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/...et_comete04.JPG (http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/Pleiades_et_comete04.JPG)
Minolta 700si / 200mm APO 2.8 en // au C8, 5' de pose.
Troublé par cet etonnant bon résultat, j'ai pu observer que le jeu d'entrainement propre aux pigons est élégament contourné en utilisant non pas un moteur mais deux. Ces deux moteurs sont légèrement réglables en position afin de réduire à une fraction peu sensible le jeu afin d'avoir ainsi toujours un pignon engrenné sur l'axe AD.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03592.jpg
La motorisation fait appel a deux moteurs 220V synchrones et il n'y a donc pas de multiples vitesses d'entrainement. Encore moins de vitesses de poursuite bien sur.
L'usage soutenu en ciel profond nécessitera l'utilisation d'un générateur/variateur de fréquence et d'un système de guidage afin d'en tirer le maximum.
Pour conclure, on a la un intrument correct (pouvoir de résolution respecté), compact (autour de 40cm de long) et léger (environ 15kg tout compris instrument en place). On est avec cet instrument à une époque héroïque où prendre une photo d'une nébuleuse se comptait en dizaines de minutes, voire en heures et le vieux orange à su, à son époque et au travers le monde, tirer le portrait de tout ce qui existe jusqu'a la magnitude 14 ou 15 environ. Mais c'était là l'époque des pioniers, de ceux qui restaient des heures le regard figé sur la croisée des fils d'un réticule en suivant le petit train d'une étoile.
Toutefois, ce genre d'instrument se complait plus à l'observation à grossissement moyen à fort. Il n'est pas possible d'observer les pléiades en entier pas plus que M31 autrement que par petits bouts.
Ce qui lui manque : la motorisation en 220V ne pose problème qu'une fois sur le lieu d'observation où l'on cherche une bête prise de courant, à poste fixe, ou au moins à proximité de la civilisation, ce n'est pas un problème.
Les indispensables ; changer ou remplacer ces oculaires d'un autre age pour des modèles plus récents, lui fournir une barlow, et un pare buée/lumière.
Pour les investissements moyens, un système flip mirror afin de pointer à l'oculaire et à la webcam avec certitude un objet. Un réducteur de focale qui a le bon gout d'aplanir le champ), il existe aujourd'hui des modèles F6.3 (Meade ou Celestron) qui sont utilisable en visuels comme en argentique (léger vignettage en 24x36), et un modèle F3.3 à l'usage exclusif de la webcam. Un port oculaire à crémaillère ou de type crayford (attention à la friction sur un gros réflex) permet d'éliminer et les problèmes de shifting parfois présents, et augmente la précision de la mise au point.
Un investissement qui peut être lourd (à l'achat, pas forcément à la fabrication), serait un générateur/variateur de fréquence. Toutefois ces objets, aussi rares que chers de nos jours, permettent de rendre nomade ce genre d'instruments via l'utilisation d'une batterie de 12V.
En fait c'est un instrument attachant (son coté ancestral) qui rend difficile la séparation. Remplacé depuis peu par un de ses petits fils (un C8 Ultima qui fera l'objet d'une autre prise en main), il se repose désormais dans sa malle et le trépied à laissé sa place pour un autre. Quelle infidélité après bien des années de bons services, et ma femme m'en voudrait presque de ne plus sortir le tube orange ...
Prise en main ;
Pour son age, il se porte plutôt bien, les optiques sont en très bon état, le primaire ne montre aucune trace de son age, et la lame est claire même si elle a parfois quelques traces de nettoyage (micro griffures éparses).
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03255.jpg
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03591.jpg
La fourche est rigide et de cette couleur indéfinissable située entre le gris, le sable et le beige clair.
Sur la fourche on trouve d'abord le cercle de déclinaison. Relativement grand, il est gradué de degré en degré.
Sur le bras droit de la fourche, on trouve un bouton de réglage de déclinaison qui anime une vis qui, fixée à un index, permet la rotation du tube sur une latitude de +/- 10° environ. Le système de serrage est efficace ... pour le poids à freiner. Si le tube venait à être alourdi, un réglage de friction serait à prévoir.
Au pied de la fourche, on trouve un grand cercle de coordonnées AD. Mesurant un peu plus de 20cm de diamètre, il est gradué de 5' en 5' et un vernier permet d'apprécier la minute (ou à peu près) sur +/-5'.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03588.jpg
Entre les deux jambes de la fourche, se trouve un bouton de déplacement dit "lent" qui engrène directement sur l'axe AD.
Une vis de serrage permet d'embrayer ou non la partie supérieure de la monture (bras + tube) avec la partie motorisée.
Cette embase contient donc (on le verra plus loin) la "mécanique" en AD, et se compose d'un monobloc en fonderie d'aluminium relativement lourd.
3 filets de vis de bon diamètre (proche, mais pas identique, au "gros" pas Kodak) permettent de fixer la base à la table équatoriale. Sur la table, on trouve donc deux "trous" sur la partie inférieure, et une encoche sur la partie supérieure.
Le montage est très simple ; on fixe la vis supérieure de la monture (on enroule quelques filets, c'est suffisant), on pose la monture avec l'unique vis dans l'encoche et la monture se pose peu ou prou dans la bonne position pour fixer les deux vis restantes.
La base équatoriale n'est en fait qu'un support incliné de l'axe horaire. Il est construit là encore en fonderie d'aluminium et, en tout cas pour moi, reste à l'année à l'extérieur sans présenter de traces de corrosion. Le trépied, à double jambes fines n'est pas réglable en hauteur et se fixe en reliant les 3 jambes par un croisillon.
L'embout du trépied est arrondi et permet de travailler dans de bonnes conditions autant sur un sol rigide (terrasse) comme d'un sol meuble (gazon, terre, ...). En cas de sol dur, je préconise l'ajout de pads d'absorbtion pour éviter de faire remonter des vibrations de haute fréquence dans le tube.
Le tube est fourni avec deux oculaires ; un K26 et un K9. De qualité moyenne à médiocre, ils ne font pas honneur à l'ancètre et je les ait complétés (remplacés ?) rapidement par deux, puis trois, oculaires de meilleure facture. Un renvoi coudé à prisme fait partie de la dotation originale. Par contre pas de barlow.
Sur le barillet arrière se trouve le porte oculaire au diamètre 31,75mm. Il dispose sur son fut d'un pas de vis permettant d'y fixer tout un jeu d'accessoires visuels supplémentaires. J'ai en particulier fait l'acquisition d'un téléconvertisseur à tirage variable MEADE qui se termine par un filet T2 sur lequel vient se placer une bague photo à votre marque. L'ensemble est moyennement rigide avec un reflex (de près d'un kg) mais reste bien dans l'axe avec une webcam.
Passons à l'observation.
La collimation, comme tous les SC en général, se pratique via le réglage unique du secondaire. Son orientation est controlée par 3 vis à tête plate (qui ont du être modifiée par un précédent propriétaire car normalement à six pans creux).
La longueur du tube ne me permet pas de régler ET d'observer en même temps car le plus souvent je règle en visée droite et je n'ai pas les bras assez longs. Il n'est toutefois pas difficile d'obtenir une image de diffraction acceptable pour l'observation visuelle. Toutefois, je recommande de passer les 10'~15' supplémentaire pour obtenir une belle tâche d'airy qui va améliorer très sensiblement et le visuel et la photo.
La mise au point, par translation du primaire, provoque un léger shifting qui n'est sensible qu'à très fort grossissement (200x et plus) et bien entendu à la webcam quand on cherche à refocaliser. Le décalage se compte toutefois à quelques dizaines de seconde d'arc (de l'ordre de 40 à 50", soit un peu plus que la taille de jupiter) mais peut se résorber de plusieurs manières ; par changement des graisses, par changement du porte oculaire (voir à la fin), ou plus définitivement en scellant le primaire et en focalisant par un autre moyen.
A 62,5x, (Celestron PL32) les étoiles sont ponctuelles sur pratiquement 95% du champ et seul l'extrème périphérie montre une dégradation notable. Il semble toutefois que ce défaut provienne de l'oculaire et non du scope (essai avec un autre instrument). A ce grossissement on a la pleine lune dans le champ (environ 40 à 50' de champ) et c'est un régal de se balader sur le ciel.
A 200x (Celestron PL10), les images sont claires et le contraste est correct. Toutefois, l'environnement lumineux de mon centre ville provoque un soupcon de "flare" signe que le pare-soleil/pare-bué est indispensable. Malgré la terrasse situé au 3e et dernier étage de mon immeuble, un certain nombre de globes orange sont dispersés à proximité immédiate et la présence de l'aéroport de Toulouse à moins de 2km ne font pas non plus mon affaire !
A 285x (Celestron OR7) sur l'exercice des étoiles doubles, les couples "accessibles" sont parfaitement résolus. Un essai récent sur pi de l'aigle, magnitude ~6 pour les deux composantes, et séparation de 1"4, sépare aisément les deux tâches d'airy. On doit pouvoir gagner encore (sur mon lieu moyen d'observation) environ 0,4" d'arc pour arriver à 1". Au dela, mes différents essais sont non concluants car la turbulence ne descends pas sous cette valeur. Toutefois, je pense que sur de la webcam/vidéo, on doit pouvoir descendre très bas.
Pi de l'aigle
http://perso.magic.fr/marc.patry/Ciel/pi_aquila.jpg
Une des double double de la lyre
http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/lyrae3.jpg
En planétaire, sur Saturne, si j'observe rarement et souvent difficilement/furtivement la division d'Encke, la division de cassini est elle bien visible sur tout le tour des anneaux. Sur jupiter, les meilleures images commencent à montrer de l'épaisseur et des contrastes dans la GTR.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Jupiter/jup050520-0003.jpg
En ciel profond, le résultat est par contre mitigé. M51 est accessible à l'extrème limite lorsqu'elle passe au zénith, mais cela est je pense lié à la brillance locale, je suis en plein centre ville je le rappelle. M57 à contrario montre bien une brillance supérieure au fond du ciel sur sa partie intérieure. M42 remplit tout le champ (et largement plus encore) à 200x. On se régale toutefois de pousser le grossissement sur des amas globulaires. A 200x, M13 remplit déjà le champ du PL10mm, et à 285x, on voit une pelote de petites tâches de diffraction.
Pour conclure sur cette partie purement visuelle, je pense que l'optique réponds présent sur des objets planétaires et quelques objets du ciel profond, je reste sur ma faim concernant les nébuleuses mais ceci étant lié à mon environnement plus qu'a l'optique (en tout cas je veux encore le croire). Toutefois mon expérience (à voir sur mon site web) m'indique que la collimation précise permet de transcender ce genre d'instruments et qu'il est facile de passer du moyen au bon puis au remarquable en quelques réglages bien sentis.
La motorisation
Le suivi est correct et j'ai pu poser 5' au foyer en argentique sans guidage malgré un entrainement par pignons !!! (Photo de Hale bopp à venir).
La photo en // est "facile" si on fait attention à l'équilibrage (il y a pour presque 2kg de matériel là)?
http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/...et_comete04.JPG (http://perso.magic.fr/marc.patry/Astrocam/Pleiades_et_comete04.JPG)
Minolta 700si / 200mm APO 2.8 en // au C8, 5' de pose.
Troublé par cet etonnant bon résultat, j'ai pu observer que le jeu d'entrainement propre aux pigons est élégament contourné en utilisant non pas un moteur mais deux. Ces deux moteurs sont légèrement réglables en position afin de réduire à une fraction peu sensible le jeu afin d'avoir ainsi toujours un pignon engrenné sur l'axe AD.
http://perso.magic.fr/marc.patry/Instruments/Dsc03592.jpg
La motorisation fait appel a deux moteurs 220V synchrones et il n'y a donc pas de multiples vitesses d'entrainement. Encore moins de vitesses de poursuite bien sur.
L'usage soutenu en ciel profond nécessitera l'utilisation d'un générateur/variateur de fréquence et d'un système de guidage afin d'en tirer le maximum.
Pour conclure, on a la un intrument correct (pouvoir de résolution respecté), compact (autour de 40cm de long) et léger (environ 15kg tout compris instrument en place). On est avec cet instrument à une époque héroïque où prendre une photo d'une nébuleuse se comptait en dizaines de minutes, voire en heures et le vieux orange à su, à son époque et au travers le monde, tirer le portrait de tout ce qui existe jusqu'a la magnitude 14 ou 15 environ. Mais c'était là l'époque des pioniers, de ceux qui restaient des heures le regard figé sur la croisée des fils d'un réticule en suivant le petit train d'une étoile.
Toutefois, ce genre d'instrument se complait plus à l'observation à grossissement moyen à fort. Il n'est pas possible d'observer les pléiades en entier pas plus que M31 autrement que par petits bouts.
Ce qui lui manque : la motorisation en 220V ne pose problème qu'une fois sur le lieu d'observation où l'on cherche une bête prise de courant, à poste fixe, ou au moins à proximité de la civilisation, ce n'est pas un problème.
Les indispensables ; changer ou remplacer ces oculaires d'un autre age pour des modèles plus récents, lui fournir une barlow, et un pare buée/lumière.
Pour les investissements moyens, un système flip mirror afin de pointer à l'oculaire et à la webcam avec certitude un objet. Un réducteur de focale qui a le bon gout d'aplanir le champ), il existe aujourd'hui des modèles F6.3 (Meade ou Celestron) qui sont utilisable en visuels comme en argentique (léger vignettage en 24x36), et un modèle F3.3 à l'usage exclusif de la webcam. Un port oculaire à crémaillère ou de type crayford (attention à la friction sur un gros réflex) permet d'éliminer et les problèmes de shifting parfois présents, et augmente la précision de la mise au point.
Un investissement qui peut être lourd (à l'achat, pas forcément à la fabrication), serait un générateur/variateur de fréquence. Toutefois ces objets, aussi rares que chers de nos jours, permettent de rendre nomade ce genre d'instruments via l'utilisation d'une batterie de 12V.
En fait c'est un instrument attachant (son coté ancestral) qui rend difficile la séparation. Remplacé depuis peu par un de ses petits fils (un C8 Ultima qui fera l'objet d'une autre prise en main), il se repose désormais dans sa malle et le trépied à laissé sa place pour un autre. Quelle infidélité après bien des années de bons services, et ma femme m'en voudrait presque de ne plus sortir le tube orange ...