SeB2003
30/10/2005, 21h08
Lors de mon dernier voyage professionnel, je me suis rendu en Russie, à la frontière Russie-Ukraine. L’endroit où je logeais avec d’autres techniciens s’appelle Koumourkova (ne cherchez pas sur une carte vous ne trouverez pas !). Cet endroit est vraiment « au milieu de nulle part », situé dans la province de Briansk, à 8 heures de train de Moscou et à 3 heures de Tchernobyl. La journée est restée assez nuageuse, vers le début de soirée nous quittons le site où nous travaillons, les nuages se sont éclipsés. Vénus est basse sur l’horizon, elle est resplendissante et son éclat est magnifique.
Il est 21 heures et je décide de sortir du chalet afin de scruter le ciel. Mes yeux viennent à peine de se lever vers le ciel et je reste bouche bée devant ce que je vois, j’en ai le souffle coupé : La voie lactée fend le ciel d’horizon à horizon !
Elle est impressionnante, si lumineuse, elle éclaire le ciel ! La division en deux parties après le Cygne est bien visible.
Je n’avais jamais vu la voie lactée comme cela au par avant . Il faut dire que la ville de Koumourkova est dépourvue d’éclairage public, les plus grosses villes se trouvent à 300 km et en plus le quartier où je loge a une panne d’électricité. Pas une lampe visible, il m’est difficile de voir à plus de 2 mètres tellement il fait noir dehors.
Des zones nuageuses plus sombres sont bien visibles dans la voie lactée, on jurerait que la voie lactée est légèrement colorée. Il y a tellement d’étoiles dans le ciel que j’ai difficile à repérer les constellations. Les grosses étoiles que j’ai l’habitude de repérer dans mon ciel pollué de Belgique deviennent insignifiantes, elles sont noyées dans la masse d’étoiles qui remplit le ciel. J’ai l’impression de voir une photo issue d’une longue pose, le ciel est saturé d’étoiles.
Persée est visible près de l’horizon, le double amas est parfaitement visible à l’œil nu, je n’ai même pas à le chercher. Les Pléiades sont très lumineuses et ressemblent à un nuage éclairé par la pleine lune, un spot lumineux dans la nuit sombre. Un peu plus loin Mars brille d’un éclat rouge resplendissent, celle-ci commence sa douce ascension dans ce ciel merveilleux. Le Cygne est saturé par la voie lactée, un peu plus bas vers le sud, le Dauphin est parfaitement défini, moi qui ait toujours difficile à voir cette petite constellation peu lumineuse. Cette fois-ci je n’ai même pas besoin de la chercher.
Le froid commence à se faire sentir mais qu’importe, je suis bien trop absorbé par ce que je vois et je n’ai vraiment pas envie de rentrer.
Et dire que je n’ai même pas pris une paire de jumelles avec moi, la météo n’était pas prometteuse selon les prévisions… quel dommage, vraiment.
Je continue ma ballade galactique, Pégase et Andromède occupent une grande partie du ciel. M31 est bien visible, sa luminosité est assez grande. Après chaque observation je ne peux m’empêcher de revenir vers la voie lactée, celle-ci m’obsède vraiment. Le ciel est vraiment limpide et la turbulence semble inexistante. Un coup d’œil vers le nord et la Petite Ourse, toutes ses étoiles sont bien visibles. Sa voisine la Grande Ourse l’accompagne, les Chiens de Chasse s’affichent comme deux petits points flous.
Dans la Lyre, Véga semble moins brillante au milieu d’un tel spectacle. Je pourrais continuer à vous conter tout le ciel comme je le fais mais je pense que vous l’avez bien compris, c’était vraiment un ciel exceptionnel.
Cette nuit restera inoubliable pour moi. Comme quoi en astronomie il ne faut pas de matériel pour pouvoir observer et être émerveillé !
En rentrant dans le chalet pour profiter du feu ouvert, je me dis que je comprends mieux comment Messier a pu dresser sa fameuse liste depuis la ville de Paris, comme je l’envie, en fait j’envie surtout son ciel.
Je reste rêveur pendant le reste de la soirée et je pense déjà au matériel photo à prendre lors de ma prochaine visite afin de pouvoir illustrer mes mots qui, probablement, ne seront jamais assez forts pour raconter ce que j’ai vu et ressenti.
« Da svidani-ia » ciel de Russie !
Il est 21 heures et je décide de sortir du chalet afin de scruter le ciel. Mes yeux viennent à peine de se lever vers le ciel et je reste bouche bée devant ce que je vois, j’en ai le souffle coupé : La voie lactée fend le ciel d’horizon à horizon !
Elle est impressionnante, si lumineuse, elle éclaire le ciel ! La division en deux parties après le Cygne est bien visible.
Je n’avais jamais vu la voie lactée comme cela au par avant . Il faut dire que la ville de Koumourkova est dépourvue d’éclairage public, les plus grosses villes se trouvent à 300 km et en plus le quartier où je loge a une panne d’électricité. Pas une lampe visible, il m’est difficile de voir à plus de 2 mètres tellement il fait noir dehors.
Des zones nuageuses plus sombres sont bien visibles dans la voie lactée, on jurerait que la voie lactée est légèrement colorée. Il y a tellement d’étoiles dans le ciel que j’ai difficile à repérer les constellations. Les grosses étoiles que j’ai l’habitude de repérer dans mon ciel pollué de Belgique deviennent insignifiantes, elles sont noyées dans la masse d’étoiles qui remplit le ciel. J’ai l’impression de voir une photo issue d’une longue pose, le ciel est saturé d’étoiles.
Persée est visible près de l’horizon, le double amas est parfaitement visible à l’œil nu, je n’ai même pas à le chercher. Les Pléiades sont très lumineuses et ressemblent à un nuage éclairé par la pleine lune, un spot lumineux dans la nuit sombre. Un peu plus loin Mars brille d’un éclat rouge resplendissent, celle-ci commence sa douce ascension dans ce ciel merveilleux. Le Cygne est saturé par la voie lactée, un peu plus bas vers le sud, le Dauphin est parfaitement défini, moi qui ait toujours difficile à voir cette petite constellation peu lumineuse. Cette fois-ci je n’ai même pas besoin de la chercher.
Le froid commence à se faire sentir mais qu’importe, je suis bien trop absorbé par ce que je vois et je n’ai vraiment pas envie de rentrer.
Et dire que je n’ai même pas pris une paire de jumelles avec moi, la météo n’était pas prometteuse selon les prévisions… quel dommage, vraiment.
Je continue ma ballade galactique, Pégase et Andromède occupent une grande partie du ciel. M31 est bien visible, sa luminosité est assez grande. Après chaque observation je ne peux m’empêcher de revenir vers la voie lactée, celle-ci m’obsède vraiment. Le ciel est vraiment limpide et la turbulence semble inexistante. Un coup d’œil vers le nord et la Petite Ourse, toutes ses étoiles sont bien visibles. Sa voisine la Grande Ourse l’accompagne, les Chiens de Chasse s’affichent comme deux petits points flous.
Dans la Lyre, Véga semble moins brillante au milieu d’un tel spectacle. Je pourrais continuer à vous conter tout le ciel comme je le fais mais je pense que vous l’avez bien compris, c’était vraiment un ciel exceptionnel.
Cette nuit restera inoubliable pour moi. Comme quoi en astronomie il ne faut pas de matériel pour pouvoir observer et être émerveillé !
En rentrant dans le chalet pour profiter du feu ouvert, je me dis que je comprends mieux comment Messier a pu dresser sa fameuse liste depuis la ville de Paris, comme je l’envie, en fait j’envie surtout son ciel.
Je reste rêveur pendant le reste de la soirée et je pense déjà au matériel photo à prendre lors de ma prochaine visite afin de pouvoir illustrer mes mots qui, probablement, ne seront jamais assez forts pour raconter ce que j’ai vu et ressenti.
« Da svidani-ia » ciel de Russie !