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enkidu

Quelles études diplômantes pour le plaisir ?

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Bonjour,

 

Mon profil s’apparente à celui de Hannes, mais avec quelques différences, donc je me permets d’entamer une nouvelle discussion pour ne pas détourner la sienne.

 

J’ai 35 ans, je suis interprète de conférence, et je gagne bien ma vie en ayant beaucoup de temps libre (je suis en salle de réunions environ 120 jours par an, le reste du temps je suis chez moi à travailler mes langues et/ou à me demander quelles nouvelles études je pourrais bien entamer).

J’ai fait des études purement littéraires / linguistiques, mais les matièrse scientifiques m’ont toujours attiré. De 28 à 30 ans, à côté de mon métier, j’ai fait un BTS de diététique "pour le fun", qui comportait une forte dose de biochimie et de physiologie, ce qui m’a beaucoup plu.

 

J’ai toujours été attiré par la physique et l’univers, mais la vulgarisation ne me rassasie pas. J’ai besoin de soulever le capot et de comprendre comment on est arrivé à telle ou telle notion, refaire moi-même les calculs et vérifier pourquoi ils sont exacts. En gros j’aimerais dans l’idéal arriver à peu près au même niveau de compréhension et de représentation mentale des concepts physiques qu’un professionnel*, sans pour autant en faire mon métier. Je me demande donc si une licence de physique serait pour moi appropriée. Je vois que l’UPMC en propose une à distance, mais l’espace ne semble abordé qu’en deuxième année de master, alors que c’est un de mes sujets de prédilection. Qu’en pensez-vous ?

De manière plus générale, j’ai la vague impression que les études de physique en France reste longtemps très généralistes, alors qu’on se spécialise plus vite dans d’autres pays. Confirmez-vous cette impression ?

 

Je précise que même si mon but aujourd’hui n’est pas de devenir physicien, je tiens néanmoins à ce que mes études soient sanctionnées par un diplôme reconnu. La vie réserve de nombreuses surprises et je souhaite pouvoir me prévaloir de ce qui n’est aujourd’hui qu’une lubie mais qui pourrait s’avérer utile dans un éventuel revirement de carrière imprévisible par les temps qui courent (par exemple, si mon métier actuel se casse la figure, ce qui est loin d’être un scénario invraisemblable).

 

Je vous remercie d’avance pour vos réactions.

 

*Question subsidiaire : mon frère, qui a fait (il y a bien longtemps, donc il ne peut pas me renseigner) un DEUG de physique, me dit qu’à part en atomistique, la plupart des notions de physiques ne peuvent même pas être représentés mentalement. Tout au plus peut-on, selon lui, couvrir un tableau de calculs et en vérifier l’exactitude, tout en étant strictement incapable de visualiser le phénomène décrit. Est-ce vrai ?

 

Merci !

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Posted (edited)

Bonjour et bienvenue

 

Tous les parcours se trouvent dans l'immensité de notre Univers...même dans l'univers local

 

Avant d'imaginer se recycler complétement, ce qui reste, de nos jours, possible, on peut regarder

des possibilités comme :

 

https://www.imcce.fr/enseignement/du/

 

Ce genre de cycle permet d'aborder le vocabulaire, les techniques, l'état de l'art dans le domaine de

l'astronomie. Il permet aussi, de se rendre compte, plus concrètement, si l'on a le goût vraiment, ou pas

pour un domaine où les mathématiques sont omniprésentes...et pas forcément sous une forme facile

surtout si on les a abandonnées depuis plus de 15 ans...Il y , cependant, dans ces DU, des stages pratiques très

intéressants et passionnants pour ceux qui en auront le goût.

 

Il est illusoire d'imaginer retrouver à 45 ans ou plus, un emploi de bon niveau dans la recherche.

Il serait bien plus "profitable" d'avoir un BTS ou un DUT en électronique, optique, informatique,

mesures industrielles...pour trouver un emploi "pour l'astronomie" chez un industriel fournisseur

ou sous traitant de l'ESA, de l'ESO ou autre CNRS....

 

Oui, les théories physiques actuelles, un fois que l'on a quitté la vulgarisation simpliste à usage

du grand public ( aucun aspect péjoratif ici) sont rigoureusement mathématiques, avec un niveau de

mathématiques et d'abstraction  dont seuls les élèves de nos grandes écoles ou de niveau master 2 ( minimum :) )

peuvent avoir une idée.

 

Bien sûr, attendre d'autres avis

 

On notera qu'il y a dans cette section du forum, un nombre de questions parfaitement similaires, assez

grand. Il n'y a , le plus souvent, AUCUN retour du primo postant, ni sur son ressenti, ni s'il a , ou pas,

suivi telle ou telle piste. On peut lire ses fils avant de préciser son idée ou ses souhaits...

 

En tous cas, bonne chance !

Edited by bb98

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Merci bb98.

 

Ma première question serait : comment avez-vous modifié votre message ? 😅 cette fonction n’apparaît pas pour moi !

 

Citation

 

Avant d'imaginer se recycler complétement, ce qui reste, de nos jours, possible, on peut regarder

des possibilités comme :

 

https://www.imcce.fr/enseignement/du/

 

Merci pour ce lien ! C’est peut-être effectivement une bonne entrée en matière sans s’engager pour plusieurs années...


Comme je l’expliquais dans mon premier post, dans tous les cas il ne s’agit pas pour moi de me recycler, et ma priorité n’est absolument pas de me garantir des débouchés. J’aimerais simplement, tant qu’à reprendre des études, faire en sorte qu’elles ait l’air convaincant sur un CV, plutôt que de passer pour un simple passe-temps qui irait dans la catégorie "hobbies" (même si à la base je les aborde comme telles). En d’autres termes, j’aimerais faire les mêmes études que les futurs pros, mais sans chercher à le devenir moi-même.

 

Citation

et pas forcément sous une forme facile surtout si on les a abandonnées depuis plus de 15 ans

Tout à fait, mais je prévoyais justement de ne pas me lancer avant d’avoir repris et véritablement maîtrisé tout le programme de maths et de physique du lycée. Je pense que c’est le minimum pour vraiment prendre du plaisir à la suite.

Citation

Il est illusoire d'imaginer retrouver à 45 ans ou plus, un emploi de bon niveau dans la recherche.

Je n’en doute pas un instant, et ce n’est d’ailleurs pas mon objectif.

 

il y a 27 minutes, bb98 a dit :

Oui, les théories physiques actuelles, un fois que l'on a quitté la vulgarisation simpliste à usage

du grand public ( aucun aspect péjoratif ici) sont rigoureusement mathématiques, avec un niveau de

mathématiques et d'abstraction  dont seuls les élèves de nos grandes écoles ou de niveau master 2 ( minimum :) )

peuvent avoir une idée.

 

Je ne suis pas sûr d’avoir compris la fin de votre phrase. Voulez-vous dire qu’il faut avoir un niveau de master 2 au minimum pour commencer à visualiser les phénomènes mathématiquement décrits ?

 

Citation

On notera qu'il y a dans cette section du forum, un nombre de questions parfaitement similaires

Je pense en fait (et ce n’est pas une critique, mon post était une tartine...) que vous m’avez lu un peu vite, à moins que je me sois mal exprimé. On dirait que je vous ai donné l’impression de vouloir me recycler pour trouver un emploi dans le domaine, ce qui n’est pas du tout le cas, contrairement à la plupart des questions posées par d’autres dans cette catégorie. C’est justement après l’avoir épluchée et sans avoir trouvé de réponse propre à ma situation que j’ai décidé d’ouvrir un nouveau sujet.

 

Merci encore d’avoir pris le temps d’intervenir.

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Après avoir lu plus attentivement les offres de formation de l’IMCCE, je suis un peu déçu de voir que les stages ne sont accessibles qu’aux étudiants inscrits en présentiel et non à ceux inscrits à distance (seule option pour moi qui habite en Occitanie)... je me demande bien pourquoi, d’autant plus que les stages n’ont pas lieu à Paris. C’est bien dommage !

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Posted (edited)

Bonjour @enkidu, je te donne ma vision des choses. Je suis étudiant, je viens de finir la prépa en j'entre en école d'ingé (SupOptique), donc les études de physique, je suis en plein dedans 😉.

 

EDIT : mince j'ai publié trop tôt je continue plus bas...

Edited by Romain_99

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Les connaissances en maths/physique s'acquièrent petit à petit, non seulement parce que les notions sont parfois compliquées à assimiler mais aussi et surtout parce qu'il y a un lien d'interdépendance très fort entre tous les domaines. C'est ce qui fait que le projet de vouloir une compréhension détaillée (théorique donc, "soulever le capot" comme tu dis) va s'avérer assez fastidieux. C'est aussi ce qui explique que l'étude de la physique se fasse de manière généraliste au début : pour acquérir des connaissances de base dans plusieurs domaines. L'étude de l'espace, la cosmologie, l'astrophysique, ne peut se faire directement : on a besoin d'outils en mécanique pour les notions de référentiels par exemple, de la thermodynamique pour faire des bilans d'énergie, des maths pour la description de géométries, de géodésiques, etc.

 

Il y a 16 heures, enkidu a dit :

je prévoyais justement de ne pas me lancer avant d’avoir repris et véritablement maîtrisé tout le programme de maths et de physique du lycée. Je pense que c’est le minimum pour vraiment prendre du plaisir à la suite.

Je pense que ce sera déjà un bon morceau pas super facile à avaler quand le lycée remonte à 15ans avec une formation littéraire. Il faudra reprendre de zéro toute la base des maths : pour comprendre ce que sont les grandeurs physiques, il faut déjà savoir ce qu'est une fonction, tracer des graphes, des bases en analyse et en algèbre, le calcul intégral, etc. Et ce niveau de lycéen n'est vraiment qu'une base, à des années lumières du niveau que tu demandes.

 

Donc il faut être conscient que c'est un projet qui va occuper plusieurs années, avec beaucoup d'études préliminaires aussi bien en maths et en physique dans des domaines qui, au départ, n'auront pas de lien avec la physique de l'espace. Ça va demander énormément de pratique, aussi bien calculatoire que conceptuelle, parce que tout cela demande du recul : par exemple avoir résolu suffisamment d'équations différentielles dans sa vie pour comprendre que celle-ci se résout de cette manière, comprendre que ce que l'on fait en physique est justifié parce qu'on est dans tel cadre mathématique, etc.

 

Bref, les études en science ça va se construire petit à petit et il faudra prendre son mal en patience. Dans la formation de l'UMPC que tu mentionnes, si la physique de l'espace n'est étudiée qu'à partir du master 2, c'est parce qu'il faut tout le socle physique et mathématique qu'on va acquérir en licence.

 

Maintenant ce que j'écris ce n'est pas pour te décourager, c'est pour tu saches dans quoi tu te lances, et c'est passionnant 😉 Mais je ne connais pas vraiment les formations à distance ou ce genre de trucs qui ne sont pas dans le cadre scolaire habituel.

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Merci beaucoup Romain pour tes explications et ton retour d’expérience.

 

Ce que tu décris ne me décourage pas du tout, au contraire. En fait j’avais fait une 1ère S avant de passer en terminale L, réorientation de dernière minute par dégoût de l’incompréhension totale dans laquelle je pataugeais en cours de maths. Quinze ans plus tard on a certes oublié plein de choses, mais on les redécouvre avec un regard nouveau, plus "expérimenté", et surtout un intérêt véritable qui va au-delà de "s’assurer une bonne note au bac". Je mesure bien l’ampleur de la tâche à accomplir pour acquérir les mêmes compétences qu’un bon élève de terminale, mais cette fois-ci je le ferai parce que j’en ai envie, donc c’est très différent :). D’autant plus qu’aujourd’hui, quand on ne comprend pas quelque chose, on peut aller sur Youtube et entendre un seul et même concept expliqué de 50 façons différentes par 50 experts différents, jusqu’à finir par comprendre ! Chose qu’on n’aurait même pas espérée en rêve en 2002, lorsque j’ai passé mon bac... Si le prof était nul, on n’avait que la possibilité de quelques heures de cours particuliers si les parents avaient de l’argent, et basta.

 

il y a 49 minutes, Romain_99 a dit :

Les connaissances en maths/physique s'acquièrent petit à petit, non seulement parce que les notions sont parfois compliquées à assimiler mais aussi et surtout parce qu'il y a un lien d'interdépendance très fort entre tous les domaines.

En fait, je trouve cela très encourageant, parce que ça donne du coup moins l’impression qu’on s’éparpille dans une seule optique d’érudition encyclopédique ("tête bien pleine") assez typique de l’université française (d’où la question que j’avais posée par rapport aux programmes étrangers en physique). Je suis rassuré donc ! Je crois que la source de motivation la plus puissante, c’est d’être convaincu qu’on doit étudier quelque chose pour une raison claire et utile.

 

Petite question si tu as le temps d’y répondre : que penses-tu de l’impression que mon frère avait quand il faisait ces mêmes études, et qu’il me disait qu’à part en atomistique où les notions sont assez facilement visualisables, le reste des matières ne l’était pas, et qu’il avait l’impression de simplement appliquer des formules mathématiques apprises par coeur sans pouvoir se figurer mentalement les phénomènes en question ?

 

Merci encore.

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Bonjour

 

Il faudrait aussi que notre ami primo-postant précise un peu son projet.

 

"études diplômantes" en est un déjà ardu : j'ai embauché des gens qui avaient obtenu

le titre d'ingénieur par le CNAM ( dans le domaine des réseaux télécomm); je savais donc

que ces personnes étaient excellentes : avoir fait 7 ans de cours du soir...elles étaient

parfaitement opérationnelles et d'une belle ténacité 😉

 

Les DU évoqués sont "diplômants" comme leur nom l'indique. Mais ne donnent en réalité

aucune perspective d'accès à un master, par exemple.

 

Si notre ami cherche un diplôme c'est, peut-être, pour que cela soit utile;  Il a su obtenir

un BTS en science, si j'ai bien lu. Un BTS ou un DUT en sciences dures "pourraient"

être utiles et rentabilisés. Ils ne donneraient probablement pas l'accès aux connaissances

théoriques que semble souhaiter notre ami.

 

A préciser ! Car "pour le plaisir" est alors parfaitement antinomique ! Et je n'embaucherais

pas 🙂

 

On peut conseiller de lire : à la bibliothèque municipale, les cours de FEynman, un ou deux

volumes comme Astrophysique de A. Acker, .... On testera ainsi son goût, sa pugnacité...

 

Bon courage

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il y a 3 minutes, enkidu a dit :

que penses-tu de l’impression que mon frère avait quand il faisait ces mêmes études, et qu’il me disait qu’à part en atomistique où les notions sont assez facilement visualisables, le reste des matières ne l’était pas, et qu’il avait l’impression de simplement appliquer des formules mathématiques apprises par coeur sans pouvoir se figurer mentalement les phénomènes en question ?

Il y a plusieurs choses, et ça dépend du niveau aussi. Il y a du vrai dans la mesure où les outils que l'on va utiliser pour résoudre un problème sont souvent abstraits. Par exemple on va utiliser des nombres imaginaires pour résoudre des équations, remplir des matrices, etc. C'est tout le côté mathématique qui va devenir abstrait parce qu'on ne "sent pas" physiquement ce qu'il y a derrière, c'est du calcul, des considérations algébriques, appliquer des théorèmes. Mais tout ça c'est pour résoudre le problème. A la fin, on a une solution, sous forme mathématique, et là tout l'enjeu de ce qu'on a fait c'est de l'interpréter physiquement : tel terme va décrire tel phénomène physique, en faisant varier telle grandeur on met en évidence tel effet. Le sens physique intervient aussi dans les calculs, souvent pour les simplifier : on sait que dans la situation physique qu'on étudie, tel terme de l'équation est négligeable devant un autre parce que c'est la réalité des faits.

 

Donc schématiquement : on a un problème qui fait appel à notre sens physique, qu'on utilise pour écrire mathématiquement notre situation. Ensuite, y'a une grosse part de résolution abstraite, de techniques mathématiques. A différents moments du raisonnement, on se rappelle qu'on est en physique et on néglige certains termes, on fait des approximations. On refait des maths et on interprète. Donc on mélange abstraction et sens physique.

 

Après, à très haut niveau, je pourrai pas t'affirmer avec certitude qu'un chercheur en astrophysique théorique va tout le temps "sentir physiquement" ce qu'il fait. Faire des modèles théoriques sur le comportement des trous noirs ou étudier des cordes en 26 dimensions, je suis pas sûr que niveau représentation mentale ce soit très satisfaisant...

 

Mais la physique reste avant tout une science de la matière : on fait des expériences, on tests nos modèles, on les affine en fonction de ce qu'on observe. Ça ne devient pas qu'une partie de calculs abstraits. Même si on fait des calculs abstraits, on les compare aux courbes qu'on obtient expérimentalement. On utilise toujours notre sens physique et on constate les résultats pratiques même s'il devient difficile de se représenter certains concepts. Par exemple, la physique quantique met en évidence des phénomènes difficiles à se représenter mentalement, la dualité onde-corpuscule de la lumière par exemple. N'empêche que c'est de loin la branche la plus prolifique de la physique : elle a permis de comprendre la structure de la matière, ses propriétés, de concevoir les lasers, les transistors, les circuits intégrés... tout ça avec des concepts qui peuvent paraître étrange du point de vue théorique. Donc on ne reste pas que dans l'abstraction. Même des objets comme les trous noirs, on les photographie maintenant 😉

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Merci bb98 pour ces précisions.

il y a 47 minutes, bb98 a dit :

Il faudrait aussi que notre ami primo-postant précise un peu son projet.

Je ne crois malheureusement pas pouvoir mieux faire que dans mon post d’ouverture :"j’aimerais dans l’idéal arriver à peu près au même niveau de compréhension et de représentation mentale des concepts physiques qu’un professionnel, sans pour autant en faire mon métier." Et si possible obtenir un diplôme sanctionnant ces connaissances. Je suis flexible sur tout le reste :)

 

il y a 48 minutes, bb98 a dit :

Les DU évoqués sont "diplômants" comme leur nom l'indique. Mais ne donnent en réalité

aucune perspective d'accès à un master, par exemple.

Cet aspect, couplé au fait que les stages ne soient malheureusement pas accessibles aux inscrits non-parisiens, me freine un peu, je l’avoue. Mais c’est certainement déjà très bien comme piste à creuser.

il y a 51 minutes, bb98 a dit :

Si notre ami cherche un diplôme c'est, peut-être, pour que cela soit utile;  Il a su obtenir

un BTS en science, si j'ai bien lu. Un BTS ou un DUT en sciences dures "pourraient"

être utiles et rentabilisés. Ils ne donneraient probablement pas l'accès aux connaissances

théoriques que semble souhaiter notre ami.

Exactement : mon BTS de diététique m’a un peu laissé sur ma faim (oups, c’était involontaire), alors même que la plupart des candidats le trouvent très/trop poussé en biochimie et en physiologie, l’immense majorité de ces connaissances n’étant jamais mises à profit lorsqu’on pratique en cabinet. Quant à moi, c’est précisément ce qui m’a passionné. Dans l’ensemble les BTS servent à former des techniciens spécialisés, pas des théoriciens, donc je ne pense pas y trouver mon compte.

il y a 55 minutes, bb98 a dit :

A préciser ! Car "pour le plaisir" est alors parfaitement antinomique ! Et je n'embaucherais

pas 🙂

Ça alors ! Je me demande bien pourquoi. Pour être sérieux, il faudrait donc ne pas avoir le plaisir comme moteur principal ? L’utile doit forcément être déplaisant ?

La plupart des réorientations partent justement d’une envie de quitter un bullshit job pour faire ce qu’on aime vraiment, et vivre de sa passion plutôt que vivre pour son travail, et il est évident que les meilleurs sont toujours ceux qui trouvent du plaisir dans ce qu’ils font, quel que soit le domaine. Mais peut-être vous ai-je mal compris.

 

il y a 59 minutes, bb98 a dit :

On peut conseiller de lire : à la bibliothèque municipale, les cours de FEynman, un ou deux

volumes comme Astrophysique de A. Acker, .... On testera ainsi son goût, sa pugnacité...

Merci beaucoup pour ces références !

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il y a 28 minutes, Romain_99 a dit :

Après, à très haut niveau, je pourrai pas t'affirmer avec certitude qu'un chercheur en astrophysique théorique va tout le temps "sentir physiquement" ce qu'il fait. Faire des modèles théoriques sur le comportement des trous noirs ou étudier des cordes en 26 dimensions, je suis pas sûr que niveau représentation mentale ce soit très satisfaisant...

Si le problème ne devient vraiment inévitable qu’à très haut niveau, alors ça va 😁

 

Merci Romain pour tes explications. Si je peux me permettre, je te trouve très éloquent quand tu parles de physique : on sent la fibre du communicant. Tu ferais certainement un excellent vulgarisateur !

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Le 23/08/2020 à 21:32, enkidu a dit :

*Question subsidiaire : mon frère, qui a fait (il y a bien longtemps, donc il ne peut pas me renseigner) un DEUG de physique, me dit qu’à part en atomistique, la plupart des notions de physiques ne peuvent même pas être représentés mentalement. Tout au plus peut-on, selon lui, couvrir un tableau de calculs et en vérifier l’exactitude, tout en étant strictement incapable de visualiser le phénomène décrit. Est-ce vrai ?

 

Entamer un cursus de niveau universitaire scientifique en France requière déjà de solides bases en mathématique et en physique / chimie, tu vois cela ne s'improvise pas à priori comme tu l'a fait pour ton cursus de diététicien. Le DEUG est donc la première étape, ce que tu décrit (et que ton frère a rapporté) dit aussi que même si le but est de décrire et prévoir des phénomènes réels parfois cette même réalité est plus complexes qui n'y parait et que faire des déductions c'est aussi rentrer dans les calculs théoriques par l'usage des nombreux outils inventés par les maths et cela dès l'entré en DEUG. 

 

Donc en ce sens oui c'est vrai pour répondre à ta question :) 

 

Par exemple je suis ingénieur informaticien je navigue dans le virtuel au quotidien et les langages que je manipule pour converser avec les machines ne décrivent aucune réalité concrète jusqu'à ce que je décide d'afficher un résultat à l'écran, ce sont juste des représentations mentales, des algorithmes, des constructions sémantiques et je n'ai pas besoin de me raccrocher au réel pour juger qu'une construction est élégante et se suffisant à elle même :D

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