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Télescope vintage abandonné


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La Société Astronomique de Touraine finit d’installer son “Centre d’interprétation” sous le planétarium de Tauxigny.

Outre une lunette Manent (135 mm, F/D 14,6) de 1956, nous souhaiterions compléter notre offre vintage avec un télescope “années 60” de fabrication amateur qui nous a été déposé à l’observatoire entre 2012 et 2016, sans plus de précisions. Il nous faut donc en raconter l’histoire, sans en connaître le donateur, ni le constructeur et encore moins le polisseur du miroir car il n’est pas du tout certain qu’il s’agisse d’une même personne… d’où les nombreuses questions qui vont suivre.

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Le télescope :

- Tube hexagonal est l’œuvre d’un menuisier-ébéniste appliqué, comme la monture qui supporte la fourche.

- La fourche est serrurière en fer plat, sans renfort, souple au vent, sans doute difficile d’utilisation à un fort grossissement.

- L’entraînement est de type “horloge comtoise” avec un poids d’environ 5 à 6 kg.

- Le porte oculaire est récent, bon marché.

 

Le miroir :

Diamètre 208 mm, épaisseur 32 et focale environ 1700, donc ouvert à 8. Lambda inconnu.

Il porte le n° 14008 au dos.

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Les oculaires sont anciens et dédiés car le grossissement peint en rouge sur chacun est rapporté à la focale de ce télescope. Il n’y a aucune autre inscription à l’intérieur.

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Nos premières recherches dans les archives de la SAF (Harvard University), nous guident vers les tourangeaux qui sollicitent leur adhésion entre 1945 et 1953. Nous nous arrêtons sur un horloger de Loches (à quelques kilomètres de Tauxigny). Il s’agit là d’un bon candidat. Il fabrique une lunette de 80/450 mm en papier bakélisé, qu’il présente à la commission des instruments en 1952 ainsi qu’un théodolite en 1958. Le système d’entraînement horloger plaide en sa faveur et les dates sont compatibles mais malheureusement, il est décédé il y a deux ans à 97 ans. Son épouse (88 ans) et son fils (60) ans n’ont jamais vu cet instrument chez eux.

Il a probablement participé à la construction… mais avec qui ?

Questions :

- En dehors de Félix Bacchi, quels étaient les fabricants français de miroirs au début des années soixante ?

- Quelle entreprise, dans sa traçabilité, avait adopté ce système de numérotation des miroirs ?

- Les américains étaient-ils déjà entrés dans la course à la parabolisation ?

- Qui reconnaît cet instrument ?

... C’est culotté comme question mais on ne sait jamais !

Avec les chaleureux remerciements de la Société Astronomique de Touraine.

 

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Selon moi, c'est un superbe télescope Newton de fabrication amateur de type Pierre Bourge.

Il faut aller consulter ici sur le forum le sujet de @Jorris.

 

Concernant le miroir primaire, j'ai un gros doute qu'il provienne d'un artisan car il est non signé.

Je verrais plutôt un miroir japonais de bonne facture fourni par un revendeur comme Médas à Vichy ou alors une réalisation personnelle en amateur de qualité.

En faisant tester le miroir vous devriez peut-être en deviner sa provenance.

 

Pour les oculaires, je pencherais pour le fabricant Manent.

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Il y a 4 heures, oliver55 a dit :

Pour les oculaires, je pencherais pour le fabricant Manent.

 

Vérifiez si le coulant est du 27mm; si c'est le cas, alors c'est de manière certaine du Manent

Edited by Vador59
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Il y a 8 heures, oliver55 a dit :

Selon moi, c'est un superbe télescope Newton de fabrication amateur de type Pierre Bourge.

 

Ce n'est en aucun cas un télescope de type P Bourge. Une chose est sûre, le constructeur de la fourche n'a jamais lu le CTA de Texereau et certainement pas un ouvrage de Bourge.

La conception de la fourche est déplorable. C'est même ce qui est montré comme exemple à ne pas réaliser dans les ouvrages précités.

Je le daterai davantage dans les années 50. Le choix d'un mécanisme d'horlogerie pour l'entrainement, semble le montrer. Dans les années 60, on aurait monté un petit moteur synchrone le remplaçant avantageusement et surtout bien plus simple mécaniquement à installer. À ce sujet, vous remarquerez le magnifique vibrateur que constitue le bras du poids du mécanisme d'horlogerie !
Une autre aberration mécanique…

Je me demande, si au départ, le tube ne serait pas à l'origine celui d'un instrument plus ancien altazimutal d'un constructeur, que quelqu'un a cherché à monter en équatorial. Il nous faudrait plus de photos, comment est conçu le support du secondaire, est-ce un prisme ?

La focale du primaire interpelle aussi : 1700 mm de focale pour un 200 de diamètre, cela ne ressemble pas à une optique de constructeur, mais plutôt à un miroir réalisé par un amateur. Quel est le type de verre, aluminure ou argenture ?

Une autre bizarrerie : sur l'oculaire de 7 mm, il devrait y être inscrit 240 et non 230.

Des photos plus détaillées nous apporteraient peut-être des réponses, car là, c'est vraiment énigmatique  🤔 !

En tout cas, vu sa conception, cet instrument devait être une horreur à l'utilisation. Si à l'origine, c'était un altazimutal, il aurait mieux fait de le rester…



 

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