Dodgson

Hominisation

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Comment et pourquoi le chien a t-il été domestiqué ? Pour la chasse, ou pour la garde des troupeaux ou du foyer ?

Un étude sur des données issues d'un site jordanien promeut la première solution : le site a livré de nombreux ossements de petits animaux clairement mâchonnés par des chiens, associés à des fèces canines. Les chiens y vivaient donc probablement en association avec les humains.

Il aurait été avantageux pour des chasseurs de trouver des alliés dans ce type de chasse, ordinairement mené par des technique de piégeage moins efficaces (pas de sélection possible des proies, pillage éventuel des pièges...). Le site est daté du younger Dryas, correspondant localement à la transition au Néolithique (Natoufien, soit les tout débuts de la sédentarisation).

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Merci du partage, presque tout lu pfff , vraiment très intéressant !:hm:

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La grotte de Shanidar, dans le Zagros irakien, est devenue célèbre au début des années 50' par la découverte de plusieurs individus néandertaliens. Et surtout de deux, l'un visiblement handicapé au point d'exiger une aide constante pour survivre, et l'autre parsemé de paquets de pollen attribués à des fleurs posées sur le cadavre.

De quoi bouleverser la vision de l'époque des Néandertaliens, qui passent de brutes sauvages au statut de pré-civilisés.

Le lieu -longtemps malsain...- vient d'être fouillé à nouveau depuis 2014, et a livré de nouveaux fossiles, dont un crâne à proximité immédiate de la sépulture "fleurie". Science en publie une photo qui illustre assez bien le travail qui reste à faire...skull.jpg.45059aa2d416043bd0c32cc1075f0ef0.jpg

 

Une réunion de travail va avoir lieu fin janvier à Cambridge sur ces découvertes. On n'attend hélas pas les publications avant plusieurs longues années. Mais il est vrai que ces types attendent depuis plus longtemps encore...

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Huit centimètres par cinq. Pas bien grand, donc, et pourtant il mérite les gros titres : c'est un pariétal (un morceau du crâne latéral supérieur) humain. Et c'est surtout le premier morceau significatif découvert attribuable à un Dénisovien. On n'en connaissait que des fragments -le premier une simple phalange, et trois morceaux de dents. Il vient comme les autres de la fameuse grotte, qui a seule livré jusqu'ici des pièces authentifiées. D'autres fragments (chinois) pourraient également être rapportés aux Dénisoviens, mais cela reste à confirmer par des analyses ADN.

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Une nouvelle découverte, qui ne manquera pas d'être controversée, d'une espèce humaine mêlant des caractères primitifs (notamment une possibilité de préhension du pied) et des caractères humains évolués. Les fouilles sur l'île de Luzon, dans la région où ont déjà été découverts les fossiles de Florès, ont fourni des fossiles datés de -50 000 ans:

 

luzon.jpg.39ccae7dbd0c9deec76b29e615502b1f.jpg

© Callao Cave Archeology project et © Nature

L'hypothèse en cours est d'une traversée depuis l'Asie par des Homo erectus qui auraient ensuite évolué sur l'île. Mais certains caractères semblent plus archaïques encore...

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Oui, certains caractères sont proches des australopithèques (-2,4 Ma) ce qui est effectivement très étonnant vu la datation de ces fossiles.

 

A confirmer et a suivre donc, car cela porterait à 5 le nombre d'especes du genre Homo ayant vécu simultanément.

 

Passionnant !

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Trouvé sur Le Figaro :

 

La plus vieille empreinte humaine du continent américain date de 15.600 ans et a été découverte sur le site archéologique de Pilauco, au sud du Chili, ont annoncé des scientifiques à des médias locaux. Cette trace de pas, qui serait celle d'un homme de 70 kg environ, a été découverte en 2011. L'équipe scientifique essayait depuis de dater cette empreinte avec précision. «Il existe d'autres empreintes humaines sur le continent américain, mais aucune aussi ancienne. (La datation) a été possible grâce au matériel organique végétal (où elle a été trouvée) à l'aide du carbone 14», a déclaré le géologue Mario Pino au quotidien El Austral de Osorno.

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Merci du partage :),

il me semble que cela n'a rien d'étonnant , cela correspond au prévision non ?

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"Les Amériques auraient été colonisées une première fois par des peuplements provenant de la Sibérie voici 15.000 ans. Cette migration se serait poursuivie jusqu'à l'extrême sud du continent (en jaune sur la figure). Deux autres vagues se seraient succédé après, mais les peuples n'auraient pas poussé l'aventure au-delà de l'Amérique du Nord"  (futura-sciences, 15/07/2012).

 

En général, on estime qu'il a fallu plus d'un millénaire à la première vague pour arriver à l'extrême sud de l'Amérique. 

 

 

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Dans Science, la preuve que les Néanderthaliens chassaient l'aigle royal pour se parer de ses plumes, griffes et serres. Il n'y a pas pour le moment de données sur la technique employée il y a 130 000 ans pour se saisir d'un oiseau de plus de deux mètres d'envergure. Mais des os portent des traces d'extraction des grandes rémiges, très ornementales, et une serre au moins ornait un collier néanderthalien.

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La découverte du premier Dénisovien hors de la fameuse grotte de Denisova !

Une mâchoire découverte en 1980 au Tibet, dans une grotte située à Plus de 3000 mètres, mais étudiée depuis une dizaine d'années seulement, a livré des protéines caractéristiques du mystérieux groupe humain. Ils possédaient donc déjà une adaptation à la vie en altitude, qu'ils ont pu transmettre à des descendants tibétains, connus actuellement pour posséder un gène (EPAS1) qui réduit leur taux sanguin d'hémoglobine. Une autre caractéristique, visible sur la reconstruction ci-dessous, est l'absence de dent de sagesse qui pourrait caractériser les Dénisoviens.

machoireDenisovien.jpg.f1576cb80a225e0fc6b988b6ab67ab82.jpg

Credit: Jean-Jacques Hublin, MPI-EVA, Leipzig

 

D'autres restes sont candidats à l'identification comme dénisoviens, mais l'analyse protéique qui a été conduite sur la mâchoire est destructrice, et les chercheurs hésitent à consommer les rares fossiles disponibles....

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Merci du partage, très intéressant !

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Bonsoir,

 

Sur le site de Aïn Boucherit, en Petite kabylie dans le nord-est de l'Algérie, de nombreux artefacts lithiques oldowayens associés à des ossements d'animaux disparus portant des traces de découpes et attestant d'activités bouchères, ont été découvert. Les datations pour ce site couvriraient une période remontant de 1,9 à 2,4 millions d'années.  


https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-origines-homme-afrique-nest-peut-etre-pas-seul-berceau-humanite-28613/


Présentation de l'article publié dans la revue Science :
https://science.sciencemag.org/content/362/6420/1297


Si elle est confirmée, cette découverte pourrait modifier l'idée que l'on se faisait de l'apparition du genre Homo, qui jusqu'alors, était située en Afrique de l'est. 
 

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Sur futura-sciences aujourd'hui, un article intitulé :

 

"Un groupe humain inconnu découvert en Sibérie"

 

Ce groupe, qui remonterait à 40 000 ans, a été appelé par ceux qui l'ont identifié ( des scientifiques de Cambridge si je ne me trompe pas) les "vieux Sibériens de nord".

 

Dernier paragraphe :

Un nouveau regard sur les migrations

Ce peuple aurait joué un rôle important dans l'histoire de l'humanité. « Ces découvertes ont considérablement changé ce que nous pensions connaître de l'histoire des migrations humaines dans son ensemble », affirme Martin Sikora, chercheur à l'université de Copenhague. Ces vieux Sibériens du nord pourraient en effet constituer le « chaînon manquant » de la compréhension de la génétique de l'ascendance amérindienne.

L'ADN d'un homme âgé de 10.000 ans, et découvert sur un site sibérien, semble en effet être le mélange de l'ADN de ces vieux Sibériens du nord avec ceux de peuples d'Asie de l'Est. Et il est très similaire à celui des Amérindiens. Ils constituent les premiers restes humains aussi étroitement liés aux populations amérindiennes découverts en dehors des États-Unis.

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Dans la dernière livraison de Nature, une empoignade à venir sur le "premier Homo sapiens européen". Deux crânes ont été découverts en Grèce (par un amateur) dont un est attribué à un sapiens de plus de 200 000 ans.

Mais pas par Henri de Lumley et son équipe, qui y voit deux Homo erectus en voie de néanderthalisation. Pour les auteurs de l'article de Nature, le second crâne est un néanderthal, et plus ancien : il y a donc controverse non seulement sur les attributions, mais sur les âges des os pourtant trouvés tout proches.Et aussi sur les conditions de dépôt, Lumley plaidant pour une sépulture, alors que l'équipe grecque y voit une réunion accidentelle.

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