Jump to content

Leaderboard


Popular Content

Showing content with the highest reputation since 03/16/2018 in Articles

  1. 14 points
    TUTORIAL pour le traitement complet d'une image APN avec les scripts SIRIL et PHOTOSHOP Mise à jour du 6 juin 2019 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.9.11. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (avec un focus sur le Sony A7S). Je ne prétends pas que ce tuto est le meilleur, je ne prétends pas être un cador en traitement, c'est ma petite cuisine, qui me permet d'être satisfait du résultat après moult tâtonnements Cette cuisine c'est pas de la gastronomie 3 étoiles, mais c'est pas non plus le Kebab ou le Big Mac du coin. On va dire que c'est ma cuisine au beurre de Normandie à moi ! Bien évidemment ya mieux, bien évidemment certains vont y trouver à redire, n'hésitez pas, si ya plus simple et plus efficace, je suis preneur. Ce tutoriel vous permettra : de pré-traiter vos images APN avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts de réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) de réaliser un second traitement un peu plus poussé sous Photoshop afin de faire sortir les tripes à votre image finale, ceci grâce aux scripts Astronomy Tools et Troy's Astro Logiciels nécessaires : SiriL 0.9.11-64 bits pour Windows à télécharger ici : https://free-astro.org/download/Install_SiriL_0_9_11_64bits_EN-FR.exe Un Photoshop quelconque, valable depuis CS2 (qu'on peut trouver gratuitement et légalement sur le web) jusqu'aux dernières versions CC en date. Ici j'utilise CS5 qui n'est plus tout récent mais qui fait bien le boulot. les scripts Astr0n0my T00ls pour Photoshop : https://www.prodigitalsoftware.com/Astronomy_Tools_For_Full_Version.html (oui je sais c'est payant, donc soit vous payez 20$ pour l'avoir légalement, soit vous êtes débrouillards et au-dessus des lois et vous saurez le trouver ) les scripts Troy's Astro Actions pour Photoshop : http://troypiggo.blogspot.com/2010/11/troys-astro-actions.html Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands Très bon tutos vidéo sur Siril : https://www.youtube.com/channel/UCL6_FyoBsia3FlnfdSDA0CA IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller avant d'installer la 0.9.11, puis suivre à la lettre les recommandations du message d'avertissement qui s'affiche à la fin de l'installation de SiriL 0.9.11. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL, la réponse se trouve au point 1. Pour installer les 2 scripts Photoshop ci-dessus, téléchargez les fichiers .ATN correspondants et double-cliquez dessus. Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM_D_UTILISATEUR\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. Si vous êtes sous Linux... ben vous êtes sous Linux et vous savez déjà vous débrouiller non ? Donc logiquement ce tuto ne va pas vous apprendre grand-chose Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, et donc ce qu'on appelle des RAW (fichiers .ARW sur Sony, .CR2 sur Canon, etc...), un nombre certain (entre 20 et 100) d'images de DARK (toujours des RAW, toujours prises dans le noir absolu mais cette fois au même temps de pose que les brutes, par exemple 30s, et au même ISO que les brutes), quelques (une vingtaine me suffit amplement) images de FLAT (toujours des RAW, cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO le plus faible possible idéalement), L'histogramme de ces images doit se situer environ aux 2/3 du maximum, à vérifier directement en visualisant l'histogramme de l'image après la prise de vue, un certain nombre (entre 30 et 100) d'images d'OFFSET (toujours des RAW, cette fois prises dans le noir absolu et d'un temps de pose le plus court possible, par exemple 1/8000s au même ISO que les FLATS), Attention, si vous lancez le script sans flat ni dark, assurez-vous alors de faire vos Offsets au même ISO que les brutes. Dans mon exemple ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 530mm de focale (F/5) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes une lunette-guide de 60mm munie d'un autoguideur autonome un APN Sony A7S, réglé sur 3200 ISO et 30 secondes de pose unitaire et obtenu : 62 images brutes des nébuleuses M8 et M20 (avec Saturne à gauche, le tout sous une assez forte pollution lumineuse) 21 darks de 30s à 3200 ISO 25 flats à 3200 ISO (je les ai faites au même ISO que les brutes mais c'est pas forcément le mieux) 28 offsets à 3200 ISO (au même ISO que les FLATS) Voici pour information une image brute de 30s à 3200 ISO, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Déposez vos images dans les dossiers correspondants : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Pour le A7S : Cliquez sur le menu Scripts puis choisissez le script Pre-traitement_APN_AvecDrizzle_AvecCorrectionCosmetique. Nota : pour le A7S j'utilise systématiquement l'option Drizzle qui va artificiellement augmenter la taille de l'image d'un facteur 4 (l'image sera 2x plus grande en largeur et 2x en hauteur). Cette option est bien utile pour les petites focales car les pixels du A7S sont très gros (presque 9µ) et on obtiendra alors une meilleure résolution. Cette option est néanmoins très gourmande en ressources et bien plus lente que le pré-traitement classique. Pour les autres APN : vous pouvez tester avec et sans Drizzle pour vous faire une idée de son apport. Nota : La correction cosmétique permet de supprimer les pixels défectueux dans l'image. Commentaire de Cyril à ce sujet : "Cette correction cosmétique là, celle rajoutée dans certains scripts, n'utilise pas le master dark pour trouver les pixels déviants. Elle fait une détection automatique à partir des statistiques de l'image." Le script est lancé... On peut alors au choix : moins de 100 brutes : rester devant l'écran, ouvrir son navigateur préféré, et mater quelques vidéos de Jackie & Michel avec un rouleau de Sopalin à portée de main de 100 à 300 brutes : aller manger un morceau et boire un coup, regarder un épisode de Battlestar Galactica, ou honorer Madame (si pas de migraine) plus de 300 brutes : aller se coucher, et attendre le lendemain matin pour la suite Nan je déconne !!! En réalité, tout va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 42Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement APN Sony A7S de 12Mpixels avec Drizzle et correction cosmétique, pour pré-traiter, aligner et empiler les 62 images avec 21 darks, 25 flats et 28 offsets, il aura fallu très exactement 11 minutes et 46 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Fichier puis Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans les 2 fenêtres de visualisation (N&B à gauche et couleur RVB à droite). Bah quoi ???? Je vois rien, c'est quoi c'te binz ???? Calme, calme, pas taper... C'est normal car le mode d'affichage est en linéaire Dans la fenêtre de visualisation N&B, en bas de l'écran, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Si l'image est toute verte comme ci-dessus, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit Ah j'oubliais, pour toi là, le petit au fond à droite, oui toi là qui a lâché le tuto au niveau de Jackie & Michel... Bah tu peux arrêter hein, ya plus de Sopalin ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans l'image N&B à l'aide de la souris afin de conserver la partie intéressante de l'image. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : L'image n'a alors plus de bord disgracieux : On va supprimer le gradient de l'image... Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. Cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur les carrés se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : A gauche l'image avant l'extraction du gradient, à droite, après : On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 apporte une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Etalonnage des couleurs, puis sur Etalonnage des couleurs par photométrie : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous. Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Entrez la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Entrez la taille des pixels. Cliquez sur Valider : SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image et s'en servir pour ajuster les couleurs : A gauche, avant l'ajustement des couleurs, à droite après : On règle l'histogramme de l'image... Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur l'icône Histogramme comme ci-dessous : Important : positionnez le curseur du haut au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur l'engrenage puis vérifiez que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite. Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir. Commentaire de Cyril à ce sujet : "L'engrenage faut faire attention. Il peut y avoir plus de 10% de pixels clippés parfois avec cet outil. Il peut te calculer un truc ou tu auras une perte terrible. Et ça, c'est balo." Commentaire de Cyril à ce sujet : "C'est pour ça que moi je le fais à la main. Je joue avec les curseurs et je zoom (le bouton +), puis je rejoue avec les curseurs de façon plus précise et je rezoom, etc .... " Vous devriez maintenant visualiser une image identique à celle obtenue en auto-ajustement. Maintenant vous pouvez jouer sur les curseurs Basses lumières (le cercle) et Tons moyens (le triangle) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières. Vous pouvez zoomer sur le graphe avec les icônes + et - : Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sélectionnez Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image. A gauche, avant, à droite, après : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur. A gauche, avant, à droite, après : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cette fonction, associée au Drizzle, me donne de très bons résultats, enfin je trouve Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le curseur autour de 0.8 (j'ai bêtement appliqué les tutos et ils disent que c'est une bonne valeur ça vous va comme explication ?) : Cliquez sur Appliquer et observez le résultat (le traitement peut prendre une petite minute). A gauche, avant, à droite, après : Fermez la fenêtre de déconvolution. Et enfin on va sauvegarder notre image en TIF... Cliquez sur Fichier puis sur Enregistrer sous... : Choisissez TIFF et donnez un nom à votre image : Gardez les valeurs par défaut (16 bits-entier non signé, aucune compression), puis cliquez sur Enregistrer : Voilà, le traitement sous Siril est terminé, on a déjà une première image TIF sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. La suite consistera maintenant à lui sortir les tripes Dans la suite du tuto, on passera à la finalisation sous photoshop ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonsoir à tous, nous revoici pour la suite de notre traitement d'image ! Cette fois-ci nous allons voir comment peaufiner notre image pour en tirer la substantifique moelle On ouvre notre image dans Photoshop... Lancez votre Photoshop favori et ouvrez l'image TIF précédemment enregistrée (dans le dossier \Images) : Passons tout de suite aux scripts Astronomy Tools... Pour afficher les scripts, selon votre version de Photoshop, ça doit se passer dans Fenêtre, puis soit Scripts, soit Actions : Sélectionnez le script Increase Star Color (Augmenter la couleur des étoiles) puis cliquez sur le bouton Play pour exécuter le script : Le script va s'exécuter (ça prend un peu de temps selon le script) et vous rendre la main : Vous avez compris le principe des scripts ? Alors j'enchaîne cette fois avec Make Stars smaller (réduction d'étoiles) : J'enchaîne ensuite avec Local Contrast Enhancement (amélioration du contraste) : Notez cette fois une subtilité : je trouve personnellement que ce script donne généralement des résultats un peu trop forts (de même que le script suivant). Dans ce cas il est possible d'annuler le script précédemment joué en lançant le script : ...As Layer Underneath : On se retrouve alors avec 2 calques : l'image avant le script de Contraste et l'image après le script. Et il est possible alors de jouer sur la puissance du script Local Contrast Enhancement, comme ceci : sélectionnez le calque Before Action Ajustez le curseur d'opacité (dans mon cas 30% me donne une bonne valeur) : cliquez ensuite sur Calque puis sur Aplatir l'image : On réalise la même opération pour le script suivant : Lighten Only DSO and Dimmer Stars : Lancez le script Lighten Only DSO and Dimmer Stars Lancez le script ...As Layer Underneath Jouez sur le curseur d'opacité, cette fois vers 70% Cliquez sur Calque puis sur Aplatir l'image : Exécutez maintenant les scripts suivants : Fade Sharpen To Mostly Lighten Space Noise Reduction Passons cette fois au script Troy's Astro Action Tools... Ici je trouve qu'un seul script est utile, mais bien utile : Separate Stars and Sky Ce script va séparer en 2 calques disctincts les étoiles et les nébulosités, ce qui va nous permettre un traitement sur ces dernières sans affecter la tronche des étoiles Exécutez donc ce fameux script Separate Stars and Sky : Attention ce script a un petit bug au lancement, il affiche un message d'erreur sans incidence sur la suite. Cliquez sur Continuer et le script devrait se dérouler ensuite correctement : Vous allez alors vous retrouver avec 3 calques : Stars (les étoiles) Starless (les nébulosités) Base (le calque d'origine) Sélectionnez le calque Starless et décochez (en cliquant sur l’œil) les 2 autres calques : Observez l'image. Il ne reste que les nébuleuses et c'est sur elles qu'on va appliquer un filtre de netteté : On a le choix entre plusieurs filtre de renforcement, mais personnellement je n'aime pas trop le Netteté optimisée qui a tendance à rajouter du bruit. Cliquez sur Filtre, puis Renforcement, puis sur Plus net : Et une seconde fois sur Plus net : Recochez le calque Stars : Et cliquez sur le menu Calque puis Aplatir l'image. Le calque Base sera alors supprimé puisqu'il ne sert plus à rien. On va maintenant redimensionner l'image à sa taille finale... Souvenez-vous, au tout début de notre tuto, on a coché le fameux Drizzle qui a augmenté la taille de l'image. Il est temps enfin de réduire l'image, et c'est là que nous allons bénéficier des améliorations que nous avons fait dessus. En réduisant l'image, on verra moins le bruit et les imperfections qui étaient visibles sur l'image Drizzlée (j'invente des mots ). Cliquez sur Image puis sur Taille de l'image... : Personnellement avec le A7S je repasse l'image en format 4k, soit 3840 pixels de largeur : On va terminer avec une petite saturation... Cliquez sur Image, Réglages, puis Vibrance... : Déplacez les curseurs vers +20 en vibrance et +15 en saturation : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- C'est fini !!! Voilà, je crois que j'ai fait le tour. Il resterait bien des choses à faire, mais je vais m'arrêter là, pour le reste il existe énormément de tutos sur le web pour aller encore plus loin dans le traitement... Il vous reste à sauvegarder votre image en jpg pour la publier éventuellement. Sinon gardez-là en TIF. Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute : Et l'image finale, empilement de 62 brutes. Pas trop mal pour seulement 30 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini, j'espère que ce tuto vous servira N'hésitez pas à commenter, critiquer, je suis ouvert ! Colmic
  2. 12 points
    Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution sera testée lors du prochain lancement (à priori celui du mois de mai 2020 donc). On ne sait actuellement pas combien de satellites seront équipés de ce système. Pour rappel, Darksat, le satellite recouvert d'un traitement sombre avait été lancé seul parmi sa grappe pour une première expérimentation. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.
  3. 9 points
    Astrophoto: du moins cher au plus performant… L'astrophotographie est à l'astronomie ce que la F1 est à la voiture: cher et complexe. En tout cas c'est ce qu'on voudrait nous faire croire. Il existe pourtant des alternatives accessibles en termes de budget et de difficulté. Petit tour d'horizon des différentes pratiques, de leur coût en argent et en expertise… Principes de base 1. Quelle que soit la photo, on capture un grand nombre d'images du même objet pour ensuite les traiter dans un ou des logiciel(s) spécialisés. Le but est d'améliorer la qualité de l'image finale en augmentant le rapport signal/bruit, en équilibrant les couleurs, le contraste, etc... 2. Pour photographier le ciel, il faut compenser la rotation de la Terre. C'est nécessaire pour garder l'objet à photographier 'immobile' pendant son acquisition sur le capteur électronique de l'imageur. Le suivi des astres est la tâche de la monture équatoriale motorisée. Sa qualité déterminera la longueur des poses et la focale maximale de vos images. La monture est souvent l'élément le plus important dans un 'setup' photo. 3. En astrophoto, contrairement au visuel, ce n'est pas la taille du télescope qui donne de bonnes photos. La qualité de l'optique est primordiale mais c'est surtout la luminosité de l'instrument qui importe. Celle-ci dépend du rapport focale/diamètre (f/d). Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un énorme télescope 500/2500 n'est pas plus lumineux qu'une petite lunette 80/400. Avec un rapport f/d = 5 (souvent écrit 'f/5'), les deux éclairent le capteur avec exactement la même luminosité. Ce qui change d'un à l'autre, c'est le champ imagé: la partie du ciel 'vue' par le capteur, plus petite avec un gros télescope. Pour beaucoup d'objets 'vedettes', comme la nébuleuse d'Orion ou la galaxie d'Andromède, un petit instrument est un avantage sinon l'objet déborde de l'image. Règle générale: Plus la focale est élevée, plus la longue pose est difficile et coûteuse. Les longues focales nécessitent des instruments de grand diamètre pour capter assez de lumière, mais aussi des montures et un système de guidage hors de prix. En effet, le mouvement apparent des astres est bien plus rapide à une focale de 2500mm qu'à 600mm... Pour chaque technique décrite ci-dessous, vous trouverez le devis minimum pour débuter, ainsi qu'une configuration plus 'avancée'. Les prix et le matériel correspondent au standard de 2017. 1. Paysages de nuit, 'time lapse' et filés d'étoiles: à partir de 50€ Photo 1: Paysage étoilé dans les Alpes de Haute Provence. Photo 2: Filé d'étoiles par Nunky. Un trépied bon marché, voire une pierre ou un quelconque support stable peuvent suffire pour la photo de paysages nocturnes et le 'time lapse'. Il faut bien entendu un appareil photo (APN) que l'on règle sur la focale la plus courte, par exemple 18mm. Si l'APN est un petit compact, il doit posséder un mode manuel ou au moins un mode 'Feu d'artifice' permettant une longue pose. On prend alors une série de photos d'une durée unitaire de quelques secondes afin que le déplacement des étoiles ne se remarque pas trop. Si on désire au contraire mettre en évidence le mouvement des astres, on allonge les poses. Les logiciels ad-hoc permettent de 'compositer' les images afin de créer le 'time lapse', d'améliorer la qualité ou de réaliser le filé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Il existe aussi des 'intervallomètres' pratiques et bon marchés. Les résultats peuvent être très esthétiques et permettent de s'initier à moindre coût au traitement d'images. Mais attention, ce genre d'images peut aussi coûter très cher, si on se prend au jeu et qu'on désire un APN réflex haut de gamme, des objectifs de qualité ou un trépied professionnel. Configuration minimale: ±50€ Trépied basique: ±30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; Appareil photo numérique (compact ou reflex). Configuration avancée: ±850€ Trépied Manfrotto + tête à rotule basique: ±330€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex & objectif 18-55mm: ±500€. Pour plus d'infos, voyez cet article de kiwi74: Débuter en astrophoto avec un simple boitier et trépied 2. Très grand champ à l'objectif: à partir de 170€ Photos 1& 3: Un 'setup' simple et bon marché. Photo 2: M31 à l'objectif 135mm, sur une simple monture EQ2. Vous possédez un APN réflex et une monture équatoriale motorisée, même sans télescope? Toute la richesse du ciel profond s'offre à vous! On peut déjà obtenir des résultats intéressants avec une monture très basique, comme l'EQ1 motorisée AD. Bien réglée, cette combinaison coûtant moins de 170€ (90€ de monture et 80€ de moteur) permet jusqu'à des poses de 30 secondes à 135mm de focale, une minute à 70mm et 2 minutes à 35mm! Sous un ciel correct, la Voie Lactée, M31, M42, le double amas de Persée, des comètes et bien d'autres sujets se dévoilent dans un environnement richement peuplé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Les meilleurs résultats s'obtiennent avec des objectifs 'prime', à focale fixe (pas 'zoom') et en fermant le diaphragme d'un ou deux crans (par exemple: passer de f/2 à f/4). Les raffinements électroniques (autofocus, posemètre ou stabilisateur) ne servent pas, on peut donc s'équiper d'anciens objectifs manuels d'occasion. Au-delà de 135mm, la qualité de la monture devient déterminante et un système d'autoguidage peut être nécessaire. Par ailleurs, le coût d'un téléobjectif de qualité dépasse celui d'une lunette apochromatique, la photo à l'objectif devient alors à la fois coûteuse et complexe. Cela dit, dans sa version de base, c'est une excellente façon de s'initier aux logiciels de traitement d'image. On peut aussi capturer des vues réellement spectaculaires à moindres frais. Configuration minimale: ±220€ Monture équatoriale EQ1 motorisée AD: 170€; Tête à rotule photo: 30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; PC pour le traitement. Configuration avancée: ±1.650€ Monture équatoriale informatisée IOptron SmartEQ: 700€; Tête à rotule photo: 30€; Objectif Samyang 85mm f/1.4: ±300€. Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex 'défiltré': ±600€. PC pour le traitement. 3. CMOS et planétaire: à partir de 450€ Une image de 'nico89' prise par un simple 114/900 et une vieille webcam Philips. Vous possédez déjà un télescope acceptant des oculaires standard? Alors vous pouvez imager pour pas cher du tout! On trouve des caméras à capteur CMOS très performantes et peu coûteuses, comme la QHY5R-II. On dépose la caméra à la place de l'oculaire et c'est prêt! Reste à braquer la lunette, le Maksutov ou le Dobson en direction de la Lune, Saturne, Jupiter ou Mars (les autres, c'est plus sportif!). On peut même imager le soleil, mais il faut ajouter une feuille 'Baader Astrosolar' sur l'ouverture du télescope. Attention, il n'est pas facile de placer la projection de l'objet au centre du tout petit capteur de ces caméras. Un chercheur bien réglé est un atout évident. Pour cette raison, il est plus facile de se faire la main sur la Lune. Après avoir mis au point on peut lancer la capture en mode vidéo. Le but est d'acquérir un film au format 'avi' contenant quelques milliers de 'frames', entre 1000 et 5000 par exemple. Ne vous inquiétez pas si l'objet dérive dans le champ de la caméra; ce n'est pas un problème pourvu que le mouvement soit assez fluide. Si l'objet est trop petit sur l'image, on peut augmenter sa taille apparente en ajoutant une lentille de Barlow entre la caméra et le télescope. Au final les résultats obtenus par ces moyens très simples peuvent être réellement excellents. La faible résolution de ce genre de caméra est plutôt un avantage pour le traitement. De toute façon, les télescopes 'grand public' ne permettent pas de projeter l'image d'une planète sur plus de 800 pixels. Pour vous en convaincre, consultez cet excellent site: http://cfaa.is.free.fr/ Configuration minimale: 450€ Caméra CMOS planétaire: ±150€; Télescope 130/900 sur EQ2 motorisée: ±300€; PC portable. Configuration avancée: ±2.490€ Caméra à base de capteur IMX224 en USB3: ±350€; Télescope C8": ±1.000€; Monture équatoriale motorisée HEQ5: 1000€; Barlow 3x Televue: 140€; PC portable haut de gamme avec disques SSD. 4. APN et ciel profond au foyer: à partir de 700€. La Rosette au Canon 450D 'défiltré', par Kevinb. La photographie au foyer du télescope date du temps des films argentiques où une simple bague T2 permettait de s'adonner à l'astrophoto. Avec cette méthode on entre de plain pied dans la 'vraie' astrophoto traditionnelle. Plus question de bricolage ou de récupération; tout le matériel est ici dédié. A commencer par l'instrument, qui doit offrir un rapport f/d faible: en général f/4 ou f/5. Ces formules optiques 'rapides' permettent de capter un maximum de lumière en un minimum de temps. Elles nécessitent cependant l'emploi d'un coûteux correcteur (en option) afin de contrer leurs défauts (coma ou déformation de champ). Par ailleurs, un porte-oculaire à la fois précis et sans jeu mécanique est indispensable pour obtenir une mise au point fiable et porter un lourd APN. Bien entendu la monture doit être solide et surdimensionnée afin de supporter une charge supplémentaire. La motorisation double axe pilotée par électronique doit idéalement être asservie à un système d'autoguidage. Enfin, l'APN est souvent modifié en vue d'augmenter la réponse spectrale de son capteur ('défiltrage' ou refiltrage 'Baader'). Cette débauche de technologie rend l'aventure coûteuse et complexe mais les résultats sont à la hauteur des investissements. Deux formules 'classiques' s'imposent aux débutants en astrophoto au foyer: le Newton 150/750 ou la lunette 80ED. Ces instruments se marient bien au grand capteur des APN et offrent de magnifiques champs étendus en haute résolution. Configuration d'initiation: ±1.250€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Bague T2: ±20€; Viseur polaire: ±50€; APN Canon Eos: ±200€ en occasion; PC pour le traitement. Pour plus d'infos, voyez cet article rédigé par Newton: Débuter en astrophoto avec une monture équatoriale motorisée Configuration avec autoguidage: ±1.780€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Correcteur de coma: ±150€; Autoguidage: ±350€; APN Canon Eos défiltré: ±300€ en occasion; PC portable. Configuration avancée: ±5.480€ T200/800 (ou lunette 80ED) avec correcteur : ±1.000€; Monture AZEQ6: ±1.680€; Autoguidage avec guideur hors axe n/b: ±500€; APN Sony A7S 'défiltré': ±2.000€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable. APN: pourquoi c'est Canon? Photo © Christian Buil Traditionnellement, les APN de marque Canon ont la préférence des astrophotographes. En effet, les APN d'autres marques (Nikon, Sony,...) rivalisent certainement avec les Canon de jour, mais pour les photos d'étoiles ils présentent parfois des désavantages: Un format 'RAW' traité afin de réduire le bruit, ce qui 'nettoie' aussi les étoiles faibles; l'absence de filtres adaptés pour 'refiltrer' le capteur; un manque de compatibilité avec les anciens logiciels de traitement; une base de connaissances et une aide en ligne restreinte. Le Sony A7S a pourtant pu s'imposer malgré tous ces défauts grâce à son extraordinaire sensibilité. Certains Nikons sont aujourd'hui plus performants que les Canon et Pentax propose même un système de compensation de la rotation terrestre, malheureusement très peu courant et aux performances encore à découvrir... 5. CCD moyenne résolution: le catalogue NGC à partir de 4.000€. NGC7331, par gerard33. Au-delà de 200mm de diamètre en Newton et 120mm en lunette, les amateurs éclairés préfèrent une caméra CCD dédiée. Celle-ci présente plusieurs avantages par rapport à l'APN. Tout d'abord, elle est plus sensible et permet d'imager des objets plus ténus pour un même temps de pose. Ces caméras sont en outre munies d'un système de refroidissement du capteur qui diminue fortement le bruit. Enfin, la CCD est légère et compacte, ce qui charge moins la monture. Les caméras CCD monochromes se prêtent admirablement bien à l'imagerie d'objets lointains, comme les galaxies. Elles ouvrent réellement les catalogues NGC et IC aux amateurs. Du fait de leur extrême sensibilité, elles se marient très bien aux instruments au rapport f/d plus élevé, comme les tubes courts 'SC' ou RC de diamètre moyen. Configuration minimale: ±4.500€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope SC8": ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; PC portable haut de gamme. 6. SHO et filtres étroits: plus de 5.000€. La nébuleuse du cœur en SHO, par Nicolas Outters. On l'a vu, les caméras monochromes sont extrêmement sensibles. Combinées à un instrument assez lumineux, elles permettent d'imager au travers de filtres 'étroits' privilégiant une portion du spectre visible. Cette particularité rend l'astrophotographie possible en pleine ville, malgré la pollution lumineuse. Une image en 'vraies' couleurs peut en outre être reconstituée en combinant trois captures derrière des filtres rouge/vert/bleu. Des images en 'fausses couleurs' très spectaculaires peuvent aussi être réalisées en remplaçant les couleurs de base ( R, V, B ) par des filtres à bande étroite, par exemple SII, Ha et OIII, en plus de la 'luminance' en noir et blanc. Une 'roue à filtres' est alors nécessaire pour obtenir de bons résultats. Cette technique est ardue car non seulement il faut tripler ou quadrupler les temps de pose, mais le traitement de telles images demande une grande expérience. Sur les nébuleuses colorées du ciel profond, ce type d'imagerie donne des photos extraordinaires. Configuration minimale: ±5.800€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope ou lunette avec correcteur: ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres RVB, SII, Ha, OIII: 500€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: ±15.600€ Caméra CCD monochrome grand capteur: ±5.000€; Astrographe ou lunette APO: ±4.000€; Monture G11: ±3.500€; Autoguidage: ±600€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres 2" RVB, SII, Ha, OIII: 1.000€; Logiciels d'acquisition, traitement et contrôle: ±1.000€; PC portable très haut de gamme pour acquisition et traitement. 7. CMOS: le couteau suisse de l'astro? Les 'Piliers de la création' capturés à la caméra CMOS QHY5III-290M, par Roch. Depuis peu, une nouvelle technique s'impose grâce aux caméras à capteur CMOS destinées à l'origine au planétaire. En accumulant un très grand nombre de poses courtes (<4sec), on peut obtenir des images étonnantes d'objets relativement lumineux. Les avantages sont multiples: pas besoin d'autoguidage, les poses courtes permettent de contrer la turbulence et une monture asiatique de base suffit. On peut même utiliser un Dobson sur table équatoriale. Les minuscules pixels de ces capteurs CMOS conviennent particulièrement aux petits objets, tels que les galaxies et nébuleuses planétaires. Par ailleurs, ces caméras sont peu coûteuses. Les capteurs sont cependant très petits. Imager de grands objets n'est pas facile et le traitement de milliers d'images dure longtemps, même sur un PC haut de gamme. Enfin, avec les derniers modèles munis du refroidissement, on peut aussi accumuler des poses longues, comme avec une caméra CCD ou un APN. L'avenir nous dira si cette tendance se confirme... Configuration minimale: ±1.200€ Caméra CMOS mono: ±500€; Télescope 150/750 sur monture NEQ3 GoTo: ±700€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: Caméra ASI1600 refroidie: ±1600€; N'importe quel télescope ou lunette; N'importe quelle monture, pourvu qu'elle compense la rotation de la Terre; PC portable très haut de gamme. Déclaration de 'xs_man', expert de ces nouvelles CMOS: 8. Imagerie 'High Tech': sans limite! Télescope 'Officina Stellare', l'art de la technique! Pour les plus fortunés, ou les plus passionnés, le marché de l'astrophotographie offre des équipements de rêve aux performances très élevées. La complexité des techniques mises en œuvre réserve ce type d'appareillage aux amateurs chevronnés ayant accumulé un grand nombre d'heures de pose sous les étoiles. Voici quelques exemples de matériel destiné à l'astrophotographe d'élite: Convertisseur Hyperstar f/2 pour Cassegrain (±1.500€); Ensemble d'imagerie solaire Lunt 80mm (>7000€); Monture 10Micron GM2000 (jusqu'à 60kg) (±13.500€); Astrographe Officina Stellare 200mm f/3 (±11.000€); Coupole 500cm commandée par PC (±38.000€); Lunette APM Apo 530/6500 (995.000€ + fdp)… A vous de jouer! Voilà pour ce petit panorama de l'astrophotographie. Bien sûr, il existe d'autres pratiques que je n'ai pas mentionnées. On peut par exemple imager le ciel profond au foyer sans autoguidage et même sans motorisation (en guidant à l'œil, avec les flexibles). Il est même possible de photographier à l'aide d'un Dobson sur table équatoriale ou muni d'un 'dérotateur de champ'. En planétaire, on peut obtenir de bons résultats en digiscopie ou projection oculaire. La dernière trouvaille consiste à obtenir des images du ciel profond de très haute résolution à focale élevée en empilant des dizaines de milliers de poses de moins d'une seconde. Cependant, ces techniques sont moins courantes. Je vous laisse le loisir de les découvrir par vous-mêmes. A présent, il ne vous reste qu'à choisir la formule qui convient le mieux à votre budget et à votre expertise. Et pourquoi ne pas tenter chacune des méthodes présentées ici, de la plus simple à la plus complexe? .
  4. 7 points
    1. Introduction Utiliser un ordinateur portable pour l'astrophotographie peut parfois être pénible et compliqué. Sur le terrain, vous devez vous soucier de la durée de vie de la batterie, des longs câbles reliant tous les accessoires (caméra, focuser, monture, roue à filtres, autoguidage...), des pilotes et de la compatibilité, etc. Cela peut rapidement devenir difficile. Une bonne alternative consiste à utiliser un Hub USB attaché à la monture, mais cela ne résout qu'un tiers des problèmes mentionnés ci-dessus. Afin de me sortir du pétrin, j'ai trouvé une solution légère, portable, fonctionnelle et bon marché pour tout équipement d'astrophotographie. Notes : J'ai attaché le Raspberry Pi au télescope en utilisant du velcro, ça fonctionne plutôt bien ! Comme vous pouvez le constater, il me reste encore de longs câbles sur cette photo. Depuis, je les ai remplacés par des câbles plus courts. 2. Équipement nécessaire Tout d'abord, nous supposerons que vous avez un tube optique, une monture GoTo, une caméra et une caméra de guidage. C'est tout ce dont nous avons besoin pour configurer un mini-ordinateur capable de gérer tous ces périphériques. Il est possible d’ajouter plus d’accessoires, notamment une roue à filtre, un focuser électronique, etc. Pour notre système, nous utiliserons : Raspberry Pi 3 avec boitier, dissipateurs thermiques et carte Micro SD (minimum 32Go) Batterie externe USB ayant une capacité d'au moins 10,000mAh et une sortie 2.1-2.5A. Câble spécifique pour connecter la monture à la Raspberry Pi 3. GPS USB pour obtenir la localisation précise du lieu où le télescope se trouve (j'utilise un Vk-172, mais le Vk-162 est doté d'une meilleure antenne et est également compatible). Comme vous pouvez le constater, cela coûte environ 100€, bien moins cher qu’un ordinateur astro dédié fonctionnant sous Windows avec des logiciels commerciaux et nécessitant une alimentation 12V. Note : Vous pouvez économiser un peu d'argent si vous possédez des résistances chauffantes USB pour vos tubes optiques comme celles-ci. En effet, l’achat d’une batterie externe USB d’une capacité supérieure à 10 000 mAh (disons +20 000 mAh) vous permet d’alimenter le Raspberry Pi et vos résistances chauffantes USB pendant une nuit. Et c'est plus pratique que d'avoir de longs câbles partant de votre batterie AGM 12V jusqu'au télescope en mouvement. Voir Consommation d'énergie mesurée du Raspberry Pi 3 pour plus d'informations. 3. Logiciel On va mettre Ubuntu Mate 16.04 sur le Raspberry Pi 3. Il s'agit d'un OS open-source basé sur Linux. Nous installerons des logiciels d’astronomie, notamment Kstars et Ekos (bibliothèque INDI), que nous utiliserons principalement. Note : Je n'utilise pas la version la plus récente 18.04 pour l'instant, car celle-ci n'est pas aussi stable et performante que la 16.04. 3.1 Installation d'Ubuntu Mate 16.04 Premièrement, vous pouvez obtenir l'image d'Ubuntu Mate 16.04 sur ce lien : https://ubuntu-pi-flavour-maker.org/download/. Ensuite, si vous êtes sous Windows, téléchargez la dernière version de Etcher à partir de ce lien : https://www.balena.io/etcher/. Enfin, obtenez la version gratuite de Winrar pour décompresser le fichier image : https://www.win-rar.com/start.html?&L=0. Maintenant que nous avons terminé l’installation des logiciels, voyons comment installer Ubuntu Mate 16.04 sur le Raspberry Pi 3. Décompressez le fichier d’extension .xz téléchargé ci-dessus avec WinRar. Insérez simplement votre carte Micro SD (à l'intérieur de l'adaptateur pour le format SD) dans la fente pour carte SD de votre ordinateur. Lancez Etcher, sélectionnez le fichier d’extension .img précédemment décompressé, sélectionnez le lecteur de votre carte SD et cliquez sur Flash! Attendez la fin du processus ... La vitesse d'écriture dépend de votre carte Micro SD (classe 10 ou supérieure est un bon choix pour une utilisation avec Raspberry Pi). Une fois le process terminé, éjectez votre carte SD de votre ordinateur et insérez-la dans le Raspberry Pi 3. Note : Certains des logiciels cités ci-dessus existent également pour les distributions MacOS et Linux. 3.2 Installation des logiciels INDI, Ekos et Kstars Pour installer INDI, Ekos et Kstars, assurez-vous que votre Raspberry Pi est bien connecté à Internet et suivez les étapes : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Entrez la commande suivante : sudo apt-add-repository ppa:mutlaqja/ppa. Ensuite, entrez : sudo apt-get update. Une fois la MAJ finie, vous pouvez installer INDI avec la commande sudo apt-get install indi-full gsc. Enfin, pour installer Ekos et Kstars : sudo apt-get install indi-full kstars-bleeding. Tous les logiciels principaux ont été téléchargés et installés ! Source : https://www.indilib.org/download/ubuntu.html Astrometry.net pour le Platesolving Afin d’obtenir le contrôle total de votre équipement astrophotographique, vous souhaiterez peut-être effectuer ce qu'on appelle Platesolving. Si vous ne savez pas ce que c'est, voici une courte définition : Platesolving est une technique qui mesure avec précision le point de visée du télescope en prenant une image, puis en utilisant diverses techniques de correspondance de motifs, fait correspondre les étoiles de l'image à un catalogue d'étoiles donné. En sachant approximativement où le télescope est dirigé et la focale de l'image capturée, les algorithmes de platesolving peuvent calculer le centre de l’image avec une précision inférieure à la seconde d'arc. Si vous êtes loin de chez vous ou que vous ne pouvez pas utiliser Internet pour votre séance d'imagerie, vous devrez télécharger localement le catalogue d'étoiles sur votre appareil pour que le Platesolving fonctionne en hors-connexion : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Entrez cette commande : sudo apt-get install astrometry.net Ensuite, récupérez les fichiers d’index à partir de cette page: https://indilib.org/about/ekos/alignment-module.html. Je vous suggère de les télécharger à partir de votre ordinateur de bureau et de transférer les packages ultérieurement sur votre Raspberry via une clé USB ou tout autre support de média externe. Copier les fichiers sur le bureau de votre Raspberry Pi dans un dossier appelé "Platesolving_files". Cliquez avec le bouton droit sur Bureau et sélectionnez "Ouvrir dans le terminal". Exécutez cd Platesolving_Files etls. Les noms des fichiers d'index doivent apparaître. Exécutez sudo dpkg -i name_of_index_files.deb pour chaque fichier d’index que vous avez. Cela prendra pas mal de temps... Tous les fichiers requis pour platesolve en hors connexion sont maintenant installés ! Par défaut, Ekos envoie une image sur le serveur astrometry.net. Veillez à bien modifier les paramètres en sélectionnant "offline". Sources : https://www.ccdware.com/help/ccdap5/hs670.htm ; https://indilib.org/about/ekos/alignment-module.html Appareil photo réflexe Cette sous-section vise à installer les pilotes requis si vous souhaitez utiliser un reflex numérique non reconnu directement par Ekos. Dans mon cas, je n’ai pas pu contrôler mon Nikon D3300 sous Windows malgré toutes les tentatives effectuées avec de nombreux logiciels (Sequence Generator Pro, BackyardNikon, APT Astrophotography Tool, etc). J'ai trouvé un pilote appelé gPhoto pour Linux disponible ici dans lequel vous pouvez trouver tous les appareils photo reflex numériques compatibles. J'ai également pu trouver un bon tutoriel qui m'a permis de l'installer sur le Raspberry Pi 3. Vous avez juste à suivre ces instructions : Install libgphoto2 and gphoto2 from source on Raspberry Pi GPS Si vous utilisez le Vk-162 ou le Vk-172, procédez comme suit : Branchez le GPS sur le port USB du Raspberry Pi. Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou faites un clic droit sur le bureau et sélectionnez "Ouvrir dans le terminal". Installer le package gpsd : sudo apt-get install gpsd. Pour voir sur quel port le GPS est connecté, tapez : ls /dev/tty*. Lors du branchement / débranchement du GPS, certaines adresses telles que /dev/ttyACM0 or /dev/ttyACM1 devraient apparaître et disparaître . Notez-les. Maintenant, vous devez configurer le fichier GPS par défaut. Tapez sudo pico /etc/default/gpsd and replacez le champ DEVICES="port obtenu à l'étape 4" tel quel. Appuyez sur CTRL + X pour quitter et enregistrer les modifications en appuyant sur Y lorsque vous y êtes invité. Toujours dans le terminal de commande, tapez : service gpsd restart. Enfin, pour savoir si le GPS fonctionne, regardez si le voyant vert clignote et tapez : cgps -s, vous devriez voir les informations actuellement reçues par le GPS. Le GPS doit maintenant fonctionner ! Vous pouvez également regarder cette vidéo où l'auteur procède de manière similaire: https://www.youtube.com/watch?v=tQz8Fo5u7Lc&t=820s Note 1: À l'intérieur, le GPS peut ne pas trouver le signal. Je vous recommande de faire ça dehors. Note 2: Je branche toujours le GPS sur le même port USB afin de conserver le même fichier par défaut. Sinon, je devrais probablement répéter les étapes 3 et 4 chaque fois que je le branche sur un autre port USB. 3.3 Mise en place Kstars et Ekos Je ne vais pas expliquer en détail comment configurer Ekos pour une utilisation générale avec votre équipement, car il existe de nombreux bons tutoriels en ligne. Voici une liste : Daté mais excellent tutoriel pour utilisation et configuration générale : https://www.youtube.com/watch?v=wNpj9mNc0RE (seule l'interface a été modifiée) Cette liste de lecture explique chaque module et son utilisation: https://www.youtube.com/playlist?list=PLn_g58xBkqHuPUUOnqd6TzqabHQYDKfK1 Une courte session live qui explore quelques modules et fonctionnalités: https://www.youtube.com/watch?v=3uwyRp8lKt0 La documentation officielle propose des tutoriels: https://www.indilib.org/about/ekos.html Note : Pour des sujets spécifiques, vous pouvez rechercher sur le forum officiel INDI, ou demander de l'aide sur les groupes Facebook... GPS Pour utiliser le GPS Vk-162 ou Vk-172 dans Ekos, procédez comme suit (à l'issue de l'étape 2.2): Assurez-vous que le GPS est correctement connecté au Raspberry Pi (voir l’étape 2.2). Lancez Kstars, accédez à Settings > Configure Kstars > INDI et sélectionnez GPS Updates Kstars sous Time & Location updates. Assurez-vous que Time et Location sont également cochés. Cliquez sur Apply et OK. Maintenant, afin de l'ajouter à votre profil Ekos, vous devez modifier votre profil Ekos et, dans Auxiliary, ajoutez GPSD. Lorsque vous démarrez INDI, vous devriez voir quelque chose comme ceci dans la section GPSD: Note : Si vous cliquez sur GPS dans la section Refresh, les coordonnées seront mises à jour. 3.4 Configurer le Raspberry Pi pour une utilisation "bureau à distance" VNC Sur le terrain, vous ne pourrez peut-être pas disposer d'un moniteur de bureau, d'un clavier, d'une souris, etc. Mais vous pouvez utiliser votre ordinateur portable ou votre smartphone pour contrôler le Raspberry Pi avec Connexion réseau virtuelle. Bien pratique en hiver, de rester dans la voiture à l'abri du froid et de pouvoir contrôler son matos durant la session d'acquisition en mode, le tout sans-fil ! Nous utiliserons RealVNC, qui est gratuit et facile à configurer. Vous pouvez obtenir l'application RealVNC Viewer pour n'importe quelle plateforme ici: https://www.realvnc.com/fr/connect/download/viewer/ Voyons comment installer RealVNC Server sur le Raspberry Pi: Accédez à cette page et téléchargez le fichier: https://www.realvnc.com/en/connect/download/vnc/raspberrypi/. Déplacez-le sur le bureau de votre Raspberry Pi, ouvrez un terminal et exécutez sudo dpkg -i name_of_package.deb. Une fois terminé, si vous exécutez vncserver, une connexion VNC sera établie à partir du Raspberry et vous donnera l’adresse IP. Avec votre autre appareil (smartphone, ordinateur portable ...), accédez à l'application VNC Viewer, puis ajoutez la connexion Raspberry Pi avec l'adresse IP ci-dessus et le mot de passe de session. Vous devriez pouvoir contrôler le Raspberry à partir de votre autre appareil sans aucun fil ! Remarque : pour vous connecter au VNC, assurez-vous que les deux appareils sont connectés au même réseau. Hotspot Si vous ne disposez pas d'une connexion Internet, le Raspberry peut créer son propre point d'accès WiFi. Vous pouvez procéder de la sorte pour créer le Hotspot : http://ubuntuhandbook.org/index.php/2016/04/create-wifi-hotspot-ubuntu-16-04-android-supported/. Vous pouvez également définir la connexion en mode automatique. Désormais, lorsque le Raspberry démarrera, il créera automatiquement un réseau sans fil personnel. En connectant votre smartphone ou votre ordinateur portable à ce point d'accès WiFi, vous pouvez utiliser le VNC et contrôler facilement le Raspberry. Vous remarquerez que même si vous êtes connecté au Hotspot, vous ne pouvez pas utiliser VNC car le service doit être démarré à partir du Raspberry Pi lui-même. Ce que je recommande, c’est d’abord de vous connecter à votre Raspberry en SSH, puis de démarrer le service VNC. Installez PuTTY si votre deuxième appareil est un ordinateur portable Windows ou JuiceSSH s'il s'agit d'un Android. Connectez-vous au hotspot Raspberry Pi et obtenez son adresse IP. Entrez l'adresse IP dans PuTTY. Une fois connecté, entrez votre identifiant et votre mot de passe. Ensuite, lancez vncserver. Vous pouvez maintenant ouvrir VNC Viewer et contrôler votre Raspberry Pi! 4. Workflow habituel Connectez tous vos équipements au Raspberry Pi (DSLR, caméra de guidage, GPS, support ...). Démarrez le Raspberry Pi. Il créera automatiquement son propre Hotspot. Connectez votre PC ou votre smartphone au Hotspot. Lancez le client SSH sur votre appareil et connectez-vous au Raspberry Pi. Démarrez le serveur VNC à partir de SSH. Connectez votre appareil au VNC. Lancez Kstars et démarrez votre session d'imagerie !
  5. 5 points
    O.A.E. késako? c'est l'Observation Astronomique Electronique parfois appelée "Visuel Assisté"; mais il semble que cette dernière dénomination sème le trouble Outre Atlantique on parle d' Electronically Assisted Astronomy (E.A.A.) Les objectifs que l'on employait en photographie argentique offrent des f/d assez faibles particulièrement attractifs pour le visuel assisté l'O.A.E.. Les problèmes à résoudre pour les adapter aux caméras sont: 1) passage d'un filetage M42 (par exemple) à un diamètre 1,25" soit 31,75mm pour utiliser une caméra 'bâton' 2)positionnement du capteur de la caméra dans le plan focal de l'objectif, avec si possible une marge de mise au point. PREMIERE PARTIE Version "low cost" by pejive Il est possible de résoudre ces problèmes à peu de frais en détournant divers accessoires de plomberie et un peu de bricolage. Le matériel : Deux objectifs : un 55mm ouvert à 1,8 et un 135mm ouvert à 2,8 Un bouchon M42 Manchons pvc réduction 40/32 et 50/40 (Hé oui 32mm ce n'est pas loin de 31,75 mais ces 0,25mm d'écart sont un peu délicats à combler) Colliers de serrage 32/52 et 77/97(à choisir en fonction de l'objectif utilisé) Réalisation de l'adaptateur: Percer un trou bien centré et assez grand (20 mm) dans le bouchon d'objectif M42. Coller ce bouchon ( colle cyano-acrylate) sur l'extrêmité de la réduction 50/40 après avoir agrandi légèrement la partie en creux si nécessaire. Positionner provisoirement le manchon 40/32 dans le 50/40 en rattrapant le jeu avec du ruban adhésif . Le laisser dépasser d'environ 10mm; Réalisation du support Les 2 colliers sont fixés à environ 5 cm l'un de l'autre sur deux cales . Le plus petit est destiné à tenir l'adaptateur, le plus grand à sécuriser le téléobjectif. Assemblage La camera bâton doit pouvoir coulisser à frottement doux dans le manchon de 32. On peut utiliser du ruban adhésif enroulé sur le tube de la caméra, mais il faut l'enlever si on veut utiliser la caméra avec une lunette ou un télescope. J'ai réalisé un anneau avec du plastique d'emballage alimentaire. Montage final Si l'objectif est court et pas trop lourd on peut se contenter de maintenir l'ensemble avec le petit collier (sous réserve de la bonne qualité du collage du bouchon M42) Les positions des manchons et de la caméra correspondent à une mise au point à l'infini. Lors de l'utilisation d'un téléobjectif il est prudent de renforcer la fixation avec le second collier (quelques tampons de feutre éviteront d'abîmer le téléobjectif); on essaiera si possible de ne pas bloquer la bague des diaphragmes ou celle de mise au point. Réglages Les objectifs sont réglés sur l'infini et on règle la mise au point en faisant coulisser légèrement la caméra dans le manchon. Mais l'expérience montre que la mise au point peut être aussi être faite avec la bague de l'objectif lorsque la caméra est un peu trop enfoncée. Une fois les bons réglages trouvés on pourra procéder au collage définitif des 2 manchons pvc avec la colle adhoc Exemple d'images Obtenue avec le 135mm et un montage provisoire: Encore avec le 135mm f/2,8 (45 poses de 1s, image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Avec le 55mm f 1,8 (30 x1s de stack; image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Live stack avec Sharpcap Avec l'objectif 55mm1,8 région de M67 (en zone urbaine avec beaucoup de pollution lumineuse) DEUXIEME PARTIE version Deluxe by @ouki de droite à gauche: objectif M42- bague d'adaptation M42/T2 - bague porte oculaire low profile T2 (31,75) et la gpcam avec tube allonge et réducteur focal Exemple d'adaptation d'un 50mm f/2 Helios Autre exemple avec un gros calibre: Un support universel pour la fixation Pour résoudre les difficultés de pointage il est recommandé d'associer un viseur, par exemple un Telrad Mais on peut imaginer d'autres combinaisons; rien de mieux qu'une bonne monture équatoriale
  6. 5 points
    Pour obtenir des rapports f/d inférieurs à 0,3 on peut combiner deux réducteurs en série. Généralement le premier sera celui spécialement prévu pour l'instrument : par exemple un f/6,3 Celestron ou Meade pour Schmidt Cassegrain de 2000mm de focale qui ramène la focale à 1260 mm soit une réduction k=0,63 ou bien un réducteur 0,85 pour lunette apochromatique. Ce premier réducteur donne un plan focal F1 en retrait de Bf1 ("backfocus" vrai selon moi) par rapport à la sortie du réducteur. Cette distance peut varier en fonction de la mise au point car on déplace le plan focal initial par rapport au réducteur (pour une lunette c'est le réducteur qui se déplace par rapport au plan focal mais le résultat est le même) La marge de déplacement est assez importante pour un Schmidt-Cassegrain. Ce qui fait que dans le montage final à 2 réducteurs, le premier ne fonctionnera peut-être plus à sa valeur nominale! Le second réducteur pourra être en 1,25" de rapport nominal x0,5 et associé à une caméra bâton type Gpcam Le 2e rapport de réduction est déterminé par l'association réducteur-tube allonge-camera. Sa valeur nominale correspond à une distance optimale réducteur-capteur indiquée par le fabricant, qui dépend de la distance focale du réducteur. Pour un réducteur classique Kepler x0,5 la distance focale est estimée à 102mm et il faut une distance de 51 mm pour avoir le rapport de réduction 0,5. En pratique on utilise les bagues disponibles. La Gpcam d'Altair est livrée avec un tube allonge de 20mm et un de 5mm. On trouve chez Kepler un tube allonge de 35 mm. En version courte on obtient donc un tirage de 33 mm seulement et en version longue de 48 mm (plus 5 mm éventuellement si on rajoute la 2e bague Altair). Pour connaître le rapport de réduction obtenu il suffit d'utiliser les formules des lentilles minces. L'image se forme à la distance t2=tirage de la lentille donc l'objet doit être à la distance d Le grandissement donne le rapport de réduction soit k2= t2/d Avec notre réducteur Kepler un tirage de 33 mm donnera donc un rapport k2=0,676 et un tirage de 48 mm un rapport k2=0,53 Ceci étant fixé il faut maintenant pouvoir positionner le bloc réducteur2-camera de façon que le plan focal F1 se trouve bien à la distance d du 2e réducteur, ce qui nécessite une valeur de Bf1 plus grande que la distance d . Cette condition s'obtient assez facilement avec un Schmidt-Cassegrain; c'est moins sûr avec une lunette. Si tout marche bien on doit arriver à la configuration ci-dessous: Exemple d'installation sur un C8 Pour plus de détails je vous invite à vous reporter à l'article "Etudes de réduction focale" https://www.webastro.net/forums/topic/169347-etudes-de-réduction-focale/ Concernant les lunettes je ne me prononcerais pas, n'ayant pas le matériel pour l'expérimentation. Manipulation indispensable à réaliser: la lunette étant munie du premier réducteur repérer la position du plan focal F1 par rapport à la sortie du réducteur (former l'image d'un objet éloigné, en plein jour) pour les positions extrêmes de la mise au point. Si ce plan focal se déplace grosso modo entre 50 et 100 mm alors il sera possible de mettre un 2e réducteur. En dessous de 50mm ce ne sera pas probablement pas possible...
  7. 4 points
    Check Liste « Ma première astrophoto » Sommaire 1-J’ai préparé ma session =>Cible, réglage chercheur, viseur polaire, collimation, 2-Montage: =>Poser la monture (Contrepoids Nord, niveau, latitude 49°) =>Monter télescope, APN…. =>Équilibrer =>Mise en station (prolonger 5 fois la grande ourse puis appli pour position de la polaire) =>Mise au point via masque Bathinov 3-Le terrain : =>Pointer sa cible (carte, viseur point rouge, astrométrie si perdu) =>cadrage =>Lancer session (magic lantern ou intervallomètre) =>Les DOF =>Ranger 4-Traitement : -Tuto à suivre pour le traitement avec Siril Préambule : -Je ne présente pas "le" tuto pour déchirer en astrophoto (12 mois d’expérience pour ma part) mais les bases, peut être imparfaites, pour débuter et sortir un cliché sympa et choper des adresses et des bases utiles. & Bizarrement du matos à 10€ est souvent moins qualitatif que du matos à 150€. -J’ai en ma possession une monture équatoriale motorisée, un instrument (lunette, ou télescope), un appareil photo reflex (ou au moins avec objectif interchangeable). -Une astrophoto est effectuée en apposant votre apn au foyer de votre instrument via une bague T2 donc a la place de l’oculaire. La main au portefeuille Il nous faudra au minimum: -Une bague « T2 » adaptée à la marque de notre appareil photo => bague T2 Canon pour moi (15€/20€) Attention mesurer le filetage de votre lunette M42 (Ø42) ou M48 (Ø48) si vous souhaitez directement visser la bague sur le porte occulaire. -Un masque de Bahtinov (bricolage du mercredi en carton plume, impression 3D, chez votre revendeur préféré) (gratuit /15€) -Un intervallomètre (20€) ou un soft (Magic Lantern) sur votre apn ou sur votre pc pour lancer une séquence de cliché Et en option: -Une boite a flat (9€ /150€) L’écran lumineux a 9€ https://fr.aliexpress.com/item/32900283949.html?spm=a2g0s.9042311.0.0.27426c37R6CAqd La boite a flat top moumoute 100€ https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/ecrans-a-flat/ecrans-flatfieldbox-lacerta_detail -Si vous souhaitez dédier votre appareil photo à l’astro vous pouvez partir sur un défiltrage partiel pour gagner énormément de couleur dans l’hydrogène. Un canon 1000D se trouve à 50€/75 sur le bon coin Tuto utilisé pour mon 1000d : (en 2 heures sur la table de la cuisine) http://flo-astrophotographie.e-monsite.com/pages/tutoriels/defiltrage-partiel-canon-1000d.html Préparer ma soirée. -Connaitre son matos : J’ai un appareil photo reflex Canon 500D. - Via une petite recherche je sais que j’ai des pixels de 4.68µm sur mon apn - Que j’ai un capteur de taille aps-c soit 22,3mmx14.9mm - Via le site http://dslr-astrophotography.com/iso-values-canon-cameras je sais que pour ma session je vais utiliser un iso optimal de 1600 - J’ai un instrument de Ø 150mm avec une focale de 750mm. - Ce qui me donne un rapport de 750/150=5 - Plus le rapport est bas plus les poses seront courtes pour un même résultat - J’ai révisé mon matos (surtout collimation) -Connaitre sa cible : -Trouver sa cible => http://www.astrosignoret.fr/assistant.php => forum webastro/rubrique astrophoto (je mate ma photo préférée et chope par la même occasion les temps de pose unitaire et total de prise de vues) -Localiser sa cible => https://www.stelvision.com/carte-ciel/ => https://fr.wikipedia.org/ -Direction https://telescopius.com/ =>je remplis « OBSERVATORY PARAMETERS » (où j’habite) =>Je donne le nom de ma cible à côté de la loupe =>Je descends sur l’onglet « astrophotography » et je remplis ma focal (750) et le taille de mon capteur (22,3x14.9) =>je peux tourner le cadre vert via la barre coulissante du pop-up « taille de mon capteur » =>je peux faire glisser le fond du ciel en cliquant glissant. =>coup de bol ça rentre, et en plus j’ai des points de repère un imprime écran ça ne coute rien !!! La météo : -J’utilise deux sites : https://clearoutside.com/ =>on rentre juste son lieu d’observation =>Vert = bien / rouge = pas bien =>en prime on a la phase de la lune et le levé / couchée. http://www.meteociel.fr/ Le smartphone: -Installer l’appli « polar alignment » sur votre smartphone J’ai révisé mon matériel. 1-Collimation Vidéo d’ AstroNOTE sur Youtube : 2-Viseur polaire Vidéo d’ AstroNOTE sur Youtube : 3-Chercheur ou point rouge -Viser à l’oculaire un point remarquable cheminée, réverbère, pot de fleur sur la table d’un appartement lointain… -Utiliser les vis de réglage du chercheur pour avoir votre cible au centre du chercheur Le terrain. -Les axes: -Mise en place de la monture : 1-Contrepoids au Nord 2-Réglage de la latitude à 49° 3-Pieds rétractés 4-Plateau serré 5-Régler le niveau à l’aide des pieds réglables 6-Serrer les freins de la monture 7-Monter les contrespoids 8-Monter le télescope 9-Monter les accessoires (apn,chercheur…) 10-Équilibrage via contrepoids & positionnement du tube (9min07sec sur la vidéo) -Mise en station : 1-Repérer la polaire (je prolonge 5 fois la fin du bol de la grande ourse) 2-Tourner de 90° le télescope pour libérer le chercheur polaire.(axe déclinaison) 3-« Lancer » l’appli « Polar alignment » sur votre smartphone 4-Repérer la position de la polaire sur l’appli 5-Reproduire cette position avec la vis de latitude (Axe vert sur la photo) et les molettes de rotation Astuce : jouer avec votre lumière rouge pour faire apparaître le réticule 6-Brider les mouvements avec les contres vis sans faire le bourrin 7-Démarrer vos motorisations Il est désormais interdit de toucher à ces 4 vis. Les seuls mouvements autorisés sont effectués avec les axes ascension droite et déclinaison. Le terrain. -Mise au point via le masque de bathinov : 1-Desserrer les freins de l’instrument et pointer une étoile proche de votre cible. 2-Poser le masque de Bahtinov sur l’instrument 3-Prendre un cliché ISO maxi sur 10 secs 4-Observer le cliché Les 3 aigrettes doivent être parfaitement alignées Agir sur le déplacement du PORTE OCCULAIRE pour obtenir un positionnement des aigrettes parfaites 5-Reprendre une photo / contrôle / reprendre ….. 6-Serrer le « frein » du porte oculaire puis refaire un contrôle. 7-Enlever le masque pour la suite -Lancer la session : 1-Desserrer les freins de l’instrument et pointer votre cible à l’aide du chercheur point rouge. 2-Serrer les freins 3-Prendre un cliché ISO maxi sur environ 25 secs 4-Observer le cliché Si la zone est correcte on passe à la suite Si ce n’est pas top on bouge avec la raquette Si on est perdu dans l’espace on peut utiliser : https://nova.astrometry.net/ Faire upload/parcourir et cliquer sur la dernière photo/on attend/et on obtient notre position sur une carte 5-Il est plus que temps de tester le temps de pose maxi de guidage avec l’ISO astrophoto Tester 120 secs, puis 60 secs (Vos étoiles doivent rester ponctuelles) puis ajuster. Puis en fonction des résultats, voir le temps maxi de pose. 6-Mettre l' APN en mode Bulb ISO astrophoto (1600 pour mon 500d). 7-Régler l’intervallomètre (optimiste 200 clichés de xxxx secs). 8-Lancer la séance. 9-Place au bain de soleil, avec jumelle et plaide en moumoute. 10-Attention a la rotation que le tube ne heurte pas un pied de la monture. 11-Si vous n’utilisez pas d’autoguidage et que votre monture a une erreur périodique, 1 photo sur X devrait être mauvaise et provoquera un décalage de quelques pixels qui vous évitera des ennuis sur la photo finale (dithering) Le terrain « the end ». -Les DOF (photo de « calibration ») meme pas peur: Si vous souhaitez de l'infos sur les dofs (clic infos) ISO Température Obturation Objectif Prise de vue 1600 2°c 120sec Télescope Flats 1600 / 1/60sec (histogramme 2/3 droite) Télescope+boite a flat Offsets 1600 / 1/4000sec Apn+Bouchon Darks 1600 2°c 120sec Apn+Bouchon -Créer des darks permet de fortement réduire le bruit numérique -Les offsets pour supprimer le signal de lecture du capteur -Les flats corrigent le vignetage, les traces sur le capteur et les poussières présentes sur les optiques -On commence par les Flats : 1-On stop les motorisations, 2-On déverrouille les freins, on met le tube à la verticale 3-On pose notre écran à flat sur le tube. 4-Passage de l’APN en live view afin d'avoir l'histogramme 5-On règle l’histogramme aux 2/3 sur la droite en changent la vitesse d’obturation (le but principal étant de ne pas saturer le capteur ) 6-Mettre en prise de vue continu avec retardateur 2 secs 7-Lancer la séance -Si vous avez bricolé une boite a flat qui n'as pas une lumière uniforme on peut entre chaque prise de vue (pendant les 2sec du retardateur) effectuer une légère rotation de l'écran a Flat afin que le défaut ne soit jamais au même endroit. 8-Faire une centaine de prises avant d’arrêter (100 clichés x 1sec de prise x 2sec de retardateur= 3min) 9-Retirer l’APN du télescope et mettre le bouchon. -On continu avec les Offsets : 1-On a le cache, on met la vitesse d’obturation au minimum (1/4000sec) et on lance pour 1 minute de prise de vue en mode rafale (70/80 clichés) 2-On commence a rangé le matériel -On continu avec les Darks : 1-Faire une photo hyper lumineuse pour se retrouver dans le futur trie des photos 2-On a le cache, on remet les mêmes paramètres que pour la prise de vue (iso / durée d'obturation) 3-On pose l’appareil à dehors a l’ abri de la pluie et on le laisse prendre des darks jusqu’au matin 4-On fini de ranger le matériel, on dort, on va au boulot et éventuellement au médecin si on a chopé la grippe. Demain le traitement. Ranger vos photos dans 4 dossiers (attention à l’orthographe des dossiers) -brutes -darks -flats -offsets Le traitement Pour le traitement le tuto est là : https://www.webastro.net/noctua/astrophotographie/tutorial-pour-le-traitement-complet-dune-image-apn-avec-les-scripts-siril-et-photoshop-r185/ Résultat Déposer votre première astrophoto en commentaire 1ère astrophoto EQ2 / lulu 90/900 / 1 moteur / apn 500d 15ème astrophoto: EQ / 150/750 / autoguidage Merci au pro de critiquer cet article en commentaire afin qu'il reste simple mais plus juste. Bon ciel
  8. 2 points
    Starnet++ est une application bureau basée sur un réseau de neurones capable d'éliminer les étoiles des images en une seule étape, en ne laissant que l'arrière-plan. La page GitHub de l'auteur : https://github.com/nekitmm/starnet On peut obtenir de très belles images de nébuleuses dénuées d'étoiles comme avec l'extrait ci-dessous : Après avoir vu beaucoup de questions sur son utilisation ainsi que l'absence d'explications claires en français, je vous propose un petit tutoriel afin de pouvoir exploiter ce logiciel. Étape 1 : Tout d'abord vous pouvez le télécharger l'archive .zip ici pour Windows à partir de Sourceforge : https://sourceforge.net/projects/starnet/ Étape 2 : Décompressez cette archive en faisant Clic-droit > Ouvrir avec > Explorateur Windows. Puis, glissez-déposez le dossier StarNet_Win vers la destination de votre choix. Étape 3 : Ensuite, accédez au dossier. Dans ce dernier, figurent plusieurs fichiers tels que présentés ci-dessous. Il vous faut alors copier votre image à traiter dans ce dossier. Ici, je l'ai appelée m8_test (note : seulement les images aux formats non-destructif TIFF 16bits sont compatibles) comme vous pouvez le voir ci-dessous. Étape 4 : Ensuite, pour une image couleur, vous devez repérer le fichier qui s'appelle run_rgb_starnet.bat. Vous le sélectionnez puis Clic-droit > Modifier. Note : on procède de même pour une image N&B mais cette fois-ci avec le fichier run_mono_starnet.bat Une fois le fichier ouvert dans le bloc-note, vous devez modifier les noms d'image de traitement et d'exportation qui sont inscrits par défaut, avec vos noms d'images à vous. Dans mon exemple, je remplace le premier nom d'image (souligné en rouge) par m8_test.tif et le deuxième nom (souligné en bleu) par m8_export.tif. Enfin, enregistrez le fichier bloc-note ainsi modifié. Étape 5 : Lancez ce même fichier en faisant un double-clic dessus. Une invite de commande devrait apparaître, vous demandant d'appuyer sur une touche pour démarrer le processus de traitement. Note : en fonction des performances de votre ordinateur, cela peut prendre un certain temps... L'image traitée se trouve alors dans le dossier avec le nom que vous lui avez confié.
  9. 2 points
    Bonjour, Il s'agit de montrer en images ce que j'explique souvent à propos de la collimation au laser et qui va à l'encontre d'a priori sur le sujet. J'ai proposé de faire un petit tuto et comme on me l'a demandé, le voici ! La technique classique La méthode classique décrite par les manuels ou les forums, demande d'installer son laser dans le porte oculaire (PO) soigneusement, de l'allumer, puis, en manipulant les vis du miroir secondaire, de centrer le point rouge dans l'œillet central du miroir primaire. Une fois bien au centre on règle le retour du laser sur le petit écran du laser incliné à 45°, avec les vis de collimation du miroir primaire. C'est une méthode très acceptable, confortable et qui permet de réaliser une bonne collimation. Je lis très souvent qu'il faut régler son laser, c'est à dire le collimater lui-même. Pourquoi pas mais il faut savoir que même un laser "faussé" (légèrement décollimaté) permettra une aussi bonne collimation. En gros régler son laser ne sert à rien pour la qualité, sauf s'il est exagérément déréglé, par contre ça simplifiera les manips. Il ne peut y avoir, comme seul défaut dû au "mauvais laser", qu'un déréglage du miroir secondaire qui n'influe pas sur la qualité de l'image, sauf cas extrême (lire les tolérances ici). Le miroir primaire sera bien réglé et c'est cela qui compte. Si on rajoute les difficultés à positionner correctement le laser dans un PO, on arrive très souvent à dérégler le miroir secondaire, même avec un outil laser bien collimaté. Et cela d'autant plus qu'on répète l'opération à chaque collimation. Il est important pour comprendre que la collimation d'un télescope à deux étapes bien distinctes : le réglage du secondaire et celui du primaire. L'influence respective de ces deux réglages est très différente. - Le réglage du secondaire concerne l'illumination de l'image (càd le centrage du champ de pleine lumière sur le centre optique) et l'homogénéité de la mise au point entre bords et centre du champ. Et faut vraiment qu'un secondaire soit bien déréglé pour le sentir à l'oculaire. - Le réglage du primaire, lui, est crucial pour la qualité, il doit impérativement être contrôlé à chaque sortie d'instrument. Ce réglage centre la zone de moindre coma dans le champ. Comprenant cela, en utilisant cette première méthode "classique", on accepte de dérégler son secondaire ; la manipulation du secondaire en faisant confiance à l'outil laser qui peut être légèrement faussé, avec un montage et serrage du laser dans le PO qui possède obligatoirement un jeu, conduit toujours à le dérégler plus ou moins. Mais répétons le : ce n'est pas si important, c'est très acceptable. Sauf pour celui qui désire conserver son réglage du secondaire pour lequel il a passé du temps. Ou encore pour l'astrophotographe qui doit conserver un champ de pleine lumière bien centré sur le centre optique. Ou enfin pour l'amateur de grand champ extrême qui risque d'être plus sensible à ce champ de pleine lumière... Une alternative intéressante Alors il existe une procédure toute simple qui consiste à ne pas toucher au miroir secondaire, qui sera réglé une fois pour toute avec un simple œilleton. L'avantage est simplement d'éviter de le dérégler à chaque collimation, c'est tout, rien d'autre. Cette variante ne fait pas mieux pour la qualité de l'image mais permet de s'affranchir de tout défaut du laser, du porte oculaire et du montage du laser dans le porte oculaire. Alors la voici... Tout d'abord régler son secondaire. Les cercles bleu et rose doivent être bien concentrique (vis centrale du secondaire). Puis avec les 3 vis de réglage du secondaire (jouent sur l'orientation) faire en sorte de voir les pattes de retenue du miroir primaire dans les mêmes proportions. On s'arrête là les cercle rouges et jaune ne nous intéressent pas ici. Ce réglage du secondaire ne doit plus être touché (on serre bien les vis). La collimation du primaire peut commencer et doit se faire (se contrôler du moins) à chaque sortie d'instrument. On commence par placer son laser dans le PO sans précaution particulière. Puis on l'allume. Il ne "tombe" pas nécessairement au centre de l'œillet. Sans toucher aux vis du secondaire on va titiller le laser dans le PO pour que ce point rouge aille bien au centre de l'œillet. De là faut s'assurer que le laser ne bouge plus, reste le classique réglage du retour par les vis du primaire. Le point rouge doit retourner dans son trou de départ. Voilà avec un peu d'entrainement on est aussi rapide en titillant manuellement qu'en utilisant les vis du secondaire et on évite de dérégler ce dernier. Ici un laser bien réglé apportera du confort dans les manipulations mais rien sur la qualité finale du réglage. Pour rendre un peu caoutchouteux le mouvement du laser, on peut utiliser un peu de scotch sur le coulant du laser, ça aide à ce qu'il tienne sa position une fois titillé. Le laser barlowté L'idée c'est de ne plus avoir à viser le centre de l'œillet. On gagne encore donc en tranquillité en supprimant toute incertitude / petite erreur de centrage dans l'œillet. Surtout qu'ici ça concerne le réglage du primaire donc la qualité de l'image. Mais on gagne encore plus en confort si on considère l'alternative qui consistait à titiller manuellement le laser car c'était sa seule et unique tracasserie. Quand le laser est monté sur une barlow son faisceau s'étale et vient éclairer l'œillet sur une large zone. On ne cherchera pas à centrer cette zone sur l'œillet. Ici ça ne sert strictement à rien. Voici mon laser monté sur une Celestron 2x : Et voici ce que donne l'étalement du faisceau au niveau de l'oeillet : Tout mon œillet triangulaire est éclairé. On peut commencer à comprendre que seule la lumière tombant sur la partie réfléchissante du miroir sera renvoyée (le triangle percé apparaîtra comme une ombre). On ne voit pas toujours bien cette ombre d'œillet sur le petit écran à 45° du laser. Il est préférable de faire une première collimation sans barlow ; en effet la zone centrale est zoomée, ça sera plus simple pour se situer ensuite dans ce que l'on voit avec la barlow. Également de faire ça dans un endroit un peu sombre. En touchant les vis du primaire on fait défiler l'ombre de l’œillet sur l'écran à 45° du laser, suffit de centrer cette ombre et c'est gagné. De façon pédagogique on peut construire un outil ; une cible percé d'un trou, pour laisser passer le faisceau allant vers le primaire. J'ai fait ça en 2min sous Word et l'ai imprimé sur du papier photo pour son côté résistant. Il faut alors le placer (en le tenant à la main) à l'entrée du PO ; ce qui est peu pratique avec un tube fermé. Mais peut devenir très intéressant si installé dans un passe-filtre sur un gros dobson serrurier ; on peut être au cul du télescope et manipuler les vis du primaire tout en contrôlant cette écran maintenu par un passe-filtre. Voilà ce que ça donne : Il suffit ensuite de régler avec les vis du primaire le centrage de l'ombre de l'œillet sur le trou de l'écran. (Les cercles concentriques imprimés aident à la tache). Chez moi l'œillet est un triangle ça ne change pas l'affaire ; ici on voit que la collimation n'est pas au top : un sommet du triangle dépasse plus que les autres des cercles concentriques imprimés. Pour placer cet écran c'est assez simple car si on se trompe, le trou n'est plus centré dans le PO et le faisceau laser est bloqué par l'écran puisqu'il ne tombe plus dans le trou. Aussi vous n'avez le retour de l'ombre de l'œillet que si vous êtes bien positionné ; c'est auto-contrôlé ! Mais enfin en pratique ça ne pourra intéresser que certains d'entre nous qui n'ont pas de tube plein et qui bricoleront un système pour fixer cet écran à l'entrée du PO lors des collimation. Cet outil est très pédagogique, je recommande de l'essayer même à ceux qui ne l'utiliseront pas. Changeons de barlow... Le laser powermaté L'idée c'est de ne pas trop étaler le faisceau du laser pour avoir un retour bien lumineux et visible sur l'écran à 45° du laser. Ce que l'on obtient avec la Powermate 4x. La 2,5x ne donne pas de bons résultats sur mon tube court (300 f/4) mais fonctionne bien sur une focale plus longue (type 400 f/4,5). Au final faut tester, peut-être d'autres barlows fonctionneront mieux. Ça dépend de votre focale instrumentale puisque plus le faisceau parcourt de distance plus il sera étalé. Le montage rien d'extraordinaire : Ce que donne l'étalement du faisceau : Notez que la zone couverte est bien plus petite qu'avec la Celestron 2x. De même on ne se tracasse pas pour centrer la lumière, même si ici il m'arrive de titiller un peu le laser pour plus ou moins centrer l'éclairage... Mais sans avoir besoin de s'appliquer. Voici ce que l'on récupère sur le petit écran du laser : Il s'agit en réalité uniquement de la partie centrale de l'œillet qui est réfléchie. Le reste étant en-dehors du champ de l'écran. Pensez donc à faire une première collimation "classique" et rapide si votre instrument est à l'ouest, car là on est zoomé sur le centre de l’œillet en quelque sorte. On peut arriver à faire défiler l'ombre de l'œillet (mon triangle) sur l'écran avec les vis de collimation. Bon mais le but du jeu c'est de centrer les anneaux d'interférence dû au petit trou central de l’œillet (heureusement qu'ils sont là, c'est une aide précieuse). Alors voila avec un chouia de tour sur une vis du primaire : Au final ici la collimation est une partie de plaisir, plus aucune erreur possible, toute incertitude, approximation est éliminée (surtout celle sur le centrage du spot dans l'œillet puisqu'elle touche à la collimation du primaire) seule reste* le retour du faisceau à centrer et c'est encore plus précis avec des anneaux concentriques sur une zone grossie (4~5x chez moi) correspondant au centre de l’œillet ! Espérant avoir apporté des pistes, des idées et surtout combattu les a priori sur les lasers faussés... Bon réglages... * reste également à s'assurer du centrage parfait de l’œillet sur le miroir primaire ; car tout dépend de lui ! N'hésitez pas à démonter le primaire, prendre une règle graduée et vérifier très précisément ce centrage. Vincent
  10. 2 points
    Bonjour à tous, Comme nous le savons tous, la réduction de focale pour le VA est indispensable!!! Une bonne réduction de focale et c'est un temps de pose divisé par 2,4,8 fois et j'en passe. Entre un telescope à F/D 6 et un F/D 2, le temps de pose est divisé par 9 avec un champ 3 fois plus grand. J'ai donc voulu faire cet article pour: - Mettre un peu de théorie sur la table et savoir comment fonctionne un réducteur de focale (RdF). - Énumérer les différents produits qui se trouvent sur le marché. Théorie: Un RdF est simplement une lentille convergente. Elle permet de diminuer la taille du faisceau qui arrive du télescope (de focale F). Le faisceau étant plus concentré on a donc l'impression, avec le même diamètre de capteur, d'avoir un champ plus grand. Voila pour le principe. Les RdF ont comme toute lentille, une certaine focale qu'on appellera f et qui est fonction de la courbure de la lentille. Donc forcément qui dit focale réduite, dit aussi lentille plus travaillée et donc plus chère (si de bonne qualité). Quelques formules: - Le RdF sera donc placé à une certaine distance (d) du capteur de la caméra et le coefficient de réduction K sera donc: K= 1 - d/f - Pour calculer la nouvelle focale du télescope on aura donc F'= K * F - Placer un RdF a aussi pour effet de rentrer le point focal du télescope, c'est à dire que la mise au point ne se fera plus au même point. La différence entre le point focal normal (sans réduction) et le nouveau point est appelé Backfocus (B). Il arrive (assez souvent) que lors de l'ajout d'un réducteur il faille aller chercher le point focal à l'intérieur du PO. On a donc B = d*f/(f-d) - d Les différents RdF: - SVbony ou équivalent chinois: f=70mm, 11€, mais je trouve d'une qualité pas terrible... et en plus monté à l'envers - TS Optics: f=85mm, 45€ , j'imagine de très bonne qualité - Kepler/GSO de PA: f=102mm, 25€ Une petite simulation du backfocus pour un telescope avec F=1200mm en essayant d'obtenir un K d'environ 0,4 (donc un F' d'environ 480mm): On voit que plus la focale du RdF est grande, plus il faut rajouter de l'espace (d) entre le RdF et le capteur, plus il faudra chercher loin le nouveau point focal (B croit). Donc ce que l'on peut économiser en achetant un RdF moins cher et de plus longue focale, on peut le perdre en ayant à rajouter des spacers entre le RdF et le capteur sans ajouter les complication d'aller chercher un point focal plus loin dans le PO et il faudra alors un adaptateur négatif... Sinon, pour le montage, @ouki a fait un très bon post avec des images: Et pour les adaptateurs négatifs:
  11. 2 points
    Observer 50 galaxies avec de simples jumelles 10x50: voici l'objet de ce petit guide d'observation. C'est un petit objectif que j'ai fini par me fixer à force de traquer de petites taches, me demandant combien de galaxies étaient visibles avec une petite paire de jumelles et ne trouvant la réponse nulle part. Il m'a fallu plusieurs mois pour parvenir à atteindre cet objectif depuis le fond de mon jardin, continuant en parallèle d'autres observations plus classiques avec télescope et lunettes. Et cette quête n'est pas terminée, j'ai le sentiment que l'on peut aller encore plus loin. Les cibles sont présentées en trois chapitres suivant leur niveau de difficulté purement subjectif: Facile, Moyen ou Difficile, sauf lorsque la commodité veut qu'elles soient regroupées comme pour les satellites de M31 ou le Trio du Lion. Un mot sur les conditions d'observation: elles ont toutes été réalisées depuis mon jardin, France, 43,8° de latitude Nord, dans un ciel de petite ville, parfois peu transparent mais toujours sans Lune. Je ne voulais pas que ces observations soient trop élitistes, mais accessibles au plus grand nombre. Quelles sont les cibles que vous pouvez voir? Je me garderai bien de le dire, vous seul détenez la réponse, il faut pointer et essayer! Un petit mot sur la technique: les jumelles sont fixées sur un trépied photo la plupart du temps mais pas que, il y a aussi eu des observations à main levée où le balayage est parfois d'un grand secours, bien sûr l'usage de la vision indirecte est nécessaire la plupart du temps. Je reprend l'échelle utilisée par les extrémistes du ciel profond: VD pour Vision Directe et VI pour Vision Indirecte, avec un indice de difficulté de 1 (facile) à 5. Même si vous n'avez pas de jumelles j'espère que ce guide pourra vous être utile, je crois qu'il constitue aussi un bon début pour attaquer les galaxies avec n'importe quel instrument dans la mesure où celles présentées ici sont les plus brillantes du ciel boréal, et donc en particulier dans les cieux plus affecté par cette satanée pollution lumineuse. Bonne lecture et bon voyage. Niveau de difficulté: Facile Ces galaxies devraient se révéler sans trop de difficulté dans vos jumelles, et sont un passage obligé avant d'envisager d'aller plus loin! M31 Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 3,4 Taille apparente: 191x62' La plus brillante et la plus grande des galaxies, immense classique aux jumelles. Sans aucun doute la plus facile de toutes, presque hors catégorie. Déjà visible à l'oeil nu même dans des conditions imparfaites, c'est d'ailleurs un bon repère pour évaluer la qualité du ciel. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Elle sied à merveille aux jumelles qui l'accueillent dans son intégralité. Même si elle demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante, M110 et M32 sont visibles, plus difficilement suivant les conditions. M110 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 21,9x11' Galaxie satellite d'Andromède et dernier objet du catalogue Messier, elle est dans de bonnes conditions aisément visible dès le premier niveau de vision indirecte -VI1- , largement séparée de M31 par une bande de ciel bien sombre. Elle même assez large, avec un centre plus brillant et un halo assez étendu en VI. Si elle ne naviguait pas en compagnie de la plus grande galaxie du ciel, elle aurait pu être à elle seule une galaxie majeure. M32 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 8,7x6,5' L'autre compagnon d'Andromède propose une variante bien différente de M110. Beaucoup plus proche du noyau de M31, elle arbore en VD1 un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En VI1 elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de mV 9,2. Elle reste cependant largement noyée dans l'immense halo de M31, sans quoi elle aussi aurait pu être individuellement une galaxie remarquable. M81 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9 Taille apparente: 26,9x14,1' Il est difficile de placer une galaxie en "deuxième" position derrière M31, tant cette dernière est hors-norme. Toutefois, parmi les prétendantes aux rang de cibles les plus faciles, M81 constitue un choix de premier ordre. Pour illustrer la différence visuelle avec la géante Andromède, considérez que M81 derrière une paire de 10x50 a sensiblement le même aspect que M31 à l'oeil nu! Différence à relativiser de part son éloignement bien plus important, à 12 millions d'années lumière. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose également un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte et s'ovalisant. M82 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x4,3' La compagne de M81 sans laquelle ce duo n'existerait pas offre une toute autre vision. Elle aussi visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet de l'identifier aisément. Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant M81. Ce couple peut être agrémenté d'un troisième membre bien plus difficile, la fugace NGC 3077. NGC 3077 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,5' Ce membre du Groupe M81 demandera un très bon ciel pour être détecté faiblement, en VI3 sous la forme d'une petite nébulosité ronde et compacte très proche de l'étoile brillante servant de jalon. D'ailleurs la proximité de cette étoile joue sûrement un rôle majeur dans la possibilité de la localiser, en pointant là où la galaxie doit apparaître pendant que la vision périphérique balaye la zone. Ce phénomène a été vérifié sur d'autres galaxies comme NGC 4494 ou NGC 3184, tandis que d'autres comme NGC 2768 de même calibre mais sans étoile proche sont restées invisibles, perdues dans un champ désespérément vide. Ce n'est donc pas le cas ici puisque M81, M82 et NGC 3077 entrent aisément dans un joli champ ponctué d'étoiles brillantes, le challenge reste d'attraper les trois simultanément! M51 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x6,9' Une autre célébrité galactique aisément visible aux jumelles même dans des conditions moyennes. Pas question ici de bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de la compagne de M51. NGC 5195 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,8x4,6' La petite galaxie en train de se faire dévorer par la géante M51: c'est elle. Un tout petit noyau plus brillant se démarque en VI2 devant le fameux halo en forme de poire qui baigne le couple, offrant une vision toute en retenue et en subtilité du drame qui se noue à 8 mégaparsecs de notre monde... M33 Constellation: Triangle Magnitude visuelle: 5,7 Taille apparente: 70,8x41,7' J'ai pris le parti de la classer parmi les galaxies "faciles", pour autant il ne faut pas se laisser abuser par sa taille immense -la deuxième plus grande après M31- et sa magnitude visuelle élevée. C'est sa magnitude surfacique particulièrement faible de 14,2 qui pondère sa facilité, et pouvant la faire basculer dans la catégorie "difficile" voire impossible dès que la transparence ou la noirceur du ciel ne sont pas de premier ordre. En revanche dans de bonnes conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu, qui convient parfaitement aux jumelles. Ce halo prend même ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Dans d'excellentes conditions, M33 peut être observée à l'oeil nu en vision indirecte! M101 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9 Taille apparente: 28,8x26,9' Une galaxie qui propose sensiblement la même problématique que M33: un magnitude visuelle élevée pouvant la faire paraître facile, mais une grande taille et une magnitude surfacique très faible -14,8- pouvant la faire disparaître dès que le ciel est moins bon. Dans de bonnes conditions, la vision directe de ce large halo parfaitement rond et d'une brillance uniforme est gratifiante. Toutefois si la galaxie n'apparaît pas spontanément dans le champ en balayant la zone, mieux vaut ne pas insister dans le cadre d'une première observation tant son aspect est déroutant et peut la faire passer totalement inaperçue, telle une petite M33 des mauvais soirs. M106 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 18,6x7,2' A mon sens une des galaxies les plus faciles et intéressantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, elle saute aux yeux sans se faire désirer. Le noyau brillant est entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible dès la VI1, la galaxie étant vue de profil. L'ensemble présente une taille respectable et une vision aussi plaisante que facile, celle d'une grande galaxie flottant sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles. M63 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 12,6x7,2' Encore une observation galactique facile et gratifiante, à mi-chemin entre Cor Caroli et M51. Une autre galaxie un peu isolée, qui se détache immédiatement en vision directe et propose un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Notez la petite étoile faible de mV 9,3 proche du bord N-E de la galaxie qui ré-hausse le tableau. M64 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 10x5,4' La galaxie de "l'oeil noir" ne révèlera pas son trait caractéristique mais propose une observation très facile, dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes l'encadrant. Facile à localiser entre la pointe de l'amas de Coma et l'étoile Alpha COM, elle se retrouve un peu isolée dans une zone du ciel où les cibles galactiques se bousculent. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que le premier niveau de vision indirecte suggère un faible halo. M49 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 10x8' Très facile à localiser dans une zone qui foisonne de nébulosités, située au milieu d'un segment de deux étoiles de magnitude 6. Par chance c'est aussi l'une des plus faciles du secteur, puisque la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M60 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8 Taille apparente: 7,4x6' Autre prétendante au titre de galaxie la plus facile de la Vierge avec M49, à vous de trancher! Vision directe facile pour cette galaxie plus compacte d'une brillance uniforme. Sans étoile brillante pour l'encadrer contrairement à M49, par contre il est très possible qu'en usant de la vision indirecte pour essayer d'élargir ce halo diffus vous attrapiez quelques tachouilles dans les parages! M59 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,4x3,7' 1 degré à l'Ouest de la brillante M60, elle se fait plus discrète, vue en VI1 d'aspect quasi-stellaire. M58 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,9x4,7' En poussant encore un peu plus à l'Ouest du couple M60-M59 on peut trouver cette discrète galaxie, peu d'intérêt visuel, vue en VI3 à VI2 en balayage. M66 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 9,1x4,2' Membre du fameux "Trio du Lion" le plus évident et qui devrait donc se révéler en premier. Le groupe est facile à localiser, à mi-chemin entre Theta LEO (Chertan) et Iota LEO, regroupé autour d'une étoile de 7e grandeur. Facile en vision directe, M66 propose un aspect diffus d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en VI1, s'étirant sur un axe N-S. Cette même vision indirecte devrait permettre de révéler sa plus proche compagne. M65 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 10x3' Deuxième membre le plus brillant du Trio, M65 se trouve plus proche de la petite étoile de mV 7, semblant pointer vers celle-ci. C'est en VI2 qu'elle devient évidente, plus discrète que M66 donc, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, un peu comme si elle était l'ombre de cette dernière. NGC 3628 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 15x3' Le troisième membre qui fait de l'ensemble un Trio se fait encore plus discret, malgré une magnitude à peine plus faible que celle de M65. La vision indirecte voire la méthode du balayage sont de rigueur pour la percevoir, ce qui est fait en VI3. Elle montre alors un pâle halo uniforme un peu allongé dans un rapport de 1/2 et perpendiculaire aux deux autres Messiers brillantes en-dessous. Ce n'est donc qu'une petite partie du bulbe central qui est vue ici, alors qu'une photographie révèle un tout autre aspect puisque c'est en fait la plus étendue du groupe. Une fois chacun des membres observé attentivement individuellement, il devient plus facile d'embrasser les trois dans une vision d'ensemble, en fixant par exemple la petite étoile de mV 7 au centre du groupe, c'est là tout l'intérêt d'observer ce Trio en très grand champ. NGC 2403 Constellation: Girafe Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 21,9x12,3' Il est de notoriété publique que nombre de galaxies absentes du catalogue Messier ont tout d'une grande. C'est sans aucun doute le cas de cette belle galaxie de la Girafe, loin des sentiers battus et qui gagne pourtant à être connue, en particulier aux jumelles. Comme sa position ne le laisse pas deviner, elle est membre du groupe de M81 et donc proche de nous à seulement 8 millions d'années lumière. Vue facilement et immédiatement en vision directe, étendue et allongée dans un rapport 1/3. Le centre est un peu plus brillant. Elle s'inscrit dans un fort joli champ d'étoiles brillantes qui l'encadrent. N'hésitez pas à faire le détour dans ce coin du ciel juste pour elle! Niveau de difficulté: Moyen On entre là dans la catégorie des galaxies qui se révèleront plus ou moins difficilement, le succès n'est pas garanti suivant les conditions. Un ciel suffisamment noir et une transparence correcte seront nécessaires. Voire les 7 étoiles de la Petite Ourse en vision indirecte me paraît le strict minimum pour s'aventurer ici! M94 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2 Taille apparente: 11,2x9,1' Sa magnitude visuelle pourrait laisser penser qu'elle mérite sa place dans la catégorie "facile", pourtant derrière une paire de jumelles elle n'est pas si évidente à identifier à cause de son aspect. Semblant facile à localiser entre Cor Caroli et Chara, il y a peu d'étoiles repères proches, le fond du ciel est bien clairsemé par ici et M94 peut très bien passer inaperçue à première vue. La faute à un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe. Il faut user de la vision indirecte pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, donnant à l'ensemble une forme ronde -la galaxie est vue de face- et compacte comme une étoile empâtée. M104 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8 Taille apparente: 8,7x3,5' Si elle n'était pas si basse dans le ciel elle aurait sans doute sa place dans le top 10. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la "galaxie du Sombrero" se voit largement atténué, bien que laissant percevoir relativement facilement en VI1 un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe E-O, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Pour se consoler, notez les deux jolis astérismes Stargate et Jaws qui l'accompagnent pour former un champ remarquable. NGC 3115 Constellation: Sextant Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 7,2x2,5' Une autre victime d'une position trop basse. Elle reste visible relativement facilement, en VI2 avec un coeur plus brillant d'aspect stellaire, et plus difficilement un début d'allongement du halo dans un axe NE-SO. NGC 2841 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 8,1x3,5' Un autre exemple typique d'une galaxie absente du catalogue Messier et pourtant plus brillante que certaines de la même constellation, et donc à ce titre visible plus facilement aux jumelles. Qui plus est facile à localiser dans la "patte avant" de l'Ourse. Vue en VI2, faible mais uniforme et allongée dans un rapport 1/2 à 1/3, contre une étoile proche à l'E et un peu au-dessus de mV 8,5. En utilisant la méthode du balayage elle est vue plus facilement en VI1. M85 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 7,1x5,5' Facile à localiser au milieu du segment reliant 24 COM -jolie double serrée possible à séparer aux jumelles par ailleurs- et 11 COM. Vue immédiatement en VD2 à VI1, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe NE-SO, uniformément diffuse. Vue par la suite en VD1, assez facile. M88 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,9x3,7' Vers la limite Sud de la constellation de Coma Berenices, là où les nébulosité galactiques se confondent avec celles de la Vierge. Vue en VI1, allongée rapport 1/3 à 1/4 sur un axe N-S, repérage et identification facilité par une étoile de 7e magnitude 1 degré à l'Ouest. NGC 4725 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,7x7,6' Avant de se lancer sur les difficiles NGC 4494 et 4565, abordées plus loin, il est plus sage de tenter NGC 4725, la plus à l'Est sur une même ligne que les deux précédentes. Plus facile des trois, vue immédiatement en VI1. Ovale, rapport 1/2, diffuse et uniforme. M96 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 7,6x5,2' Galaxie la plus brillante du "Groupe M96", sous le ventre du fauve. Plus difficile à pointer, moins d'étoiles repères dans ce secteur. Elle est vue en VI1, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. Une fois centré sur elle, trois autres membres accessibles aux jumelles pourront être localisés selon la qualité du ciel. M95 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 7,4x5' Un peu plus d'un degré à l'Est de M96, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord en VI3 en balayage, puis en VI2 fixe. Semble s'allonger? Etoile faible de mV 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. M105 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 5,4x4,8' Un gros degré au NE du couple M96-M95 peut être trouvé un autre membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord en VI3, faible et petite, elle est vue ensuite en VI2 puis VI1 en balayage, s'élargissant un peu. Dans de très bonnes conditions, il devient possible de discerner une petite galaxie très proche de M105. NGC 3384 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,5x2,5' Très proche au N-E de M105, à peine séparée de cette dernière et encore plus petite et plus faible. Vue en VI4 et en balayage, une cible très difficile donc qui se laisse désirer, mais la vision de se couple serré est intéressante. NGC 2903 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 12,6x6' Proche de la tête du Lion et très facile à localiser, cette galaxie est plus aisément observable que nombre de galaxies du catalogue Messier. Vue facilement en VD2 à VI1, déjà observée à main levée dans un ciel moyen. D'une brillance uniforme. De meilleures conditions devraient laisser deviner son orientation NE-SO. NGC 3521 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 11x5,1' Galaxie la plus australe du Lion visible aux jumelles, si elle n'était pas si basse elle supplanterait sûrement beaucoup de Messiers de cette constellation. Vue immédiatement en VI1 à VD2. Noyau brillant, et halo allongé sur un axe SE-NO et dans un rapport 1/3. Elle est plus facile que les galaxies du groupe de M96. M86 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 8,9x5,8' Membre le plus facile de la fameuse "Chaîne de Markarian". En fait de chaîne aux jumelles l'histoire se résume à une paire de nébulosités dont M86 est la plus évidente. Vue facilement en VI1, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible l'autre membre de la Chaîne accessible aux jumelles. M84 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 6,5x5,6' Très proche de M86 mais sensiblement plus difficile, ne s'est révélée qu'en VI3 et en balayage. Lorsque c'est chose faite la vision de ce couple d'aspect semblable, rondes et diffuses, est intéressante. M87 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 8,3x6,6' Plus isolée au sud du couple M86-M84 tout en étant relativement plus facile que M86 bien que moins étendue. Vue facilement en VI1. Ronde et uniforme. Ces trois dernières peuvent être observées simultanément à grand renfort de vision périphérique. M61 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 7,2x4,7' Facile à localiser à mi-chemin entre 16 VIR et 17 VIR. Vue en VI2 à VI3, diffuse et uniforme, ronde, à l'Est d'une étoile de mV 8. Niveau de difficulté : Difficile Bienvenue dans le monde de l'infime nébulosité, à l'extrémité des capacités des 10x50. Ici la vision décalée est de rigueur, la balayage souvent utilisé et les visions souvent peu gratifiantes, hormis la satisfaction de détecter des cibles très difficiles. La qualité du ciel est primordiale, voire les 7 étoiles de la Petite Ourse nettement en vision directe me semble le strict minimum pour s'y aventurer. M109 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,6x4,7' Très facile à localiser juste en-dessous de Phecda. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées à son S-E. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son S-E en VI3 trahissant la présence de cette timide galaxie. M108 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10 Taille apparente: 8,7x2,2' Une autre membre du catalogue Messier très délicate malgré un pointage facile depuis Merak. Vue en VI4, montrant malgré tout un allongement sensible pointant grossièrement vers Beta UMA dans un rapport de 1/3. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7e magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à M108. NGC 3184 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,4x6,9' Moins difficile que d'autres galaxies Messier de la Grande Ourse, NGC 3184 aurait pu sombrer dans l'anonymat si elle ne s'était pas trouvée dans un champ remarquable aux jumelles avec les brillantes Tania et dans une configuration proche d'une étoile de 6e magnitude la rendant aisée à localiser. Vue en VI2, relativement large, ronde et diffuse. NGC 2683 Constellation: Lynx Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 9,3x2,2' La galaxie la plus brillante du Lynx est à l'image de la constellation qui l'héberge: discrète. Pourtant le champ est remarquable avec les brillantes Sigma LYN. Son repérage est facilité par la présence de deux étoiles de mV 6 et 7, NGC 2683 formant un triangle rectangle avec ces dernières. Vue en VI3 et en balayage, attention à ne pas la confondre avec un petit groupe d'étoiles faibles de magnitudes 9 à 10 juste à l'Est. NGC 4125 Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,8x3,2' Le seule représentante du Dragon dans cette liste m'a pris un peu au dépourvu en se révélant plus facile qu'escompté, surgissant immédiatement en VI2 à VI1 en balayage -très bonnes conditions lors de l'observation. Très diffuse et un peu allongée, rapport 1/3. Une faible étoile de mV 10 très serrée est vue en sur-impression en VI3, une autre de mV 9,2 à 13' à l'E est utile au repérage. La distance de cette galaxie est à confirmer, mais les 71,8 millions d'années lumière annoncés selon les sources en font potentiellement l'objet le plus lointain observé avec mes 10x50. La lumière en serait ainsi partie tandis que des dinosaures broutaient dans mon jardin… Si elle se dérobe consolez vous avec le champ remarquable du groupe d'étoiles autour de Kappa DRA tout en variation de luminosités et de teintes. NGC 4494 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 4,8x3,5' Proche de l'amas de Coma Melotte 111 dont la pointe 17 COM -jolie double aux jumelles- donne la direction. Elle est facile à localiser juste en-dessous d'une étoile de magintude 7,9 et se révèle en VI2 sous la forme d'une petite boule diffuse. NGC 4565 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 15,8x2,1' En prolongeant dans la direction indiquée par 17 COM et NGC 4494, la galaxie de "l'Aiguille" ne montrera que le centre de son bulbe brillant en VI2. L'allongement peut être porté jusqu'à un rapport 1/4 en VI4, elle est difficile à localiser avec l'absence de jalons. NGC 4697 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 7,2x4,7' 4 degrés au sud de Porrima et un peu à l'écart des zones plus denses en galaxies des parages, elle n'en reste pas moins au niveau de certaines Messiers. Vue en VI3 et balayage, diffuse et allongée sur un axe E-O. M90 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 9,5x4,4' Vers le centre de l'amas Virgo, un peu isolée donc difficile à identifier, d'autant que l'intérêt visuel est très limité, faible nébulosité vue difficilement en VI4 et balayage. M99 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,7' Tout au Sud de la Chevelure de Bérénice, pointage facilité par 6 COM et une étoile de 6e magnitude qui la borde au N-E, sans quoi elle aurait pu passer parfaitement inaperçue. Vue en VI3 à VI2 en forçant un peu, ronde. M74 Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,5x9,5' Bien basse, déjà intrinsèquement discrète avec sa faible magnitude surfacique -14,4-, elle est très diffuse, son halo rond est confondu avec une étoile de magnitude 6,4 à l'avant plan. M83 Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5 Taille apparente: 12,9x11,5 Très très -trop- basse sous nos latitudes métropolitaines, sans quoi elle aurait pu figurer dans le top 5! L'absorption atmosphérique fait de gros dégâts, même lors de cette observation au méridien à 20° au-dessus de l'horizon Sud. Il en reste une pâle lueur ronde et uniforme mais très étendue, vue en VI2 à VI1. ------------------------------------------- Galaxies ayant été observées mais absentes de la liste, très difficiles: M89, M91, M100. Galaxies suspectées, devant être observées à nouveau pour confirmation: M98, NGC 2768, NGC 2976, NGC 4526, NGC 1023. Echec cuisant: NGC 891 Galaxies non observées mais au programme, candidates à l'entrée au Top 50 en remplacement d'une autre en fonction de leur intérêt: NGC 6946, M102, NGC 3607, NGC 4631, NGC 4449, NGC 5005, NGC 4490, NGC 4699, NGC 4636, NGC 4753, NGC 4429, NGC 5846, NGC 247, M77, NGC 1407, NGC 7331, NGC 253, NGC 288. Ce guide est donc amené a évoluer au fil des semaines, mois ou années, j'espère pouvoir le faire vivre et pourquoi pas l'agrémenter de quelques illustrations. Et maintenant pour aller plus loin? A la volée, 100 galaxies me paraît envisageable si on ajoute le ciel astral, un spot à 4000m d'altitude, des 10x50 de compétition à 6K€ ... Large. Un mot sur les ressources utilisées: -Pocket Sky Atlas -Interstellarum Deep Sky Atlas -Logiciel Stellarium -Wikipedia -Binoculars Highlights de Gary Seronik -Touring the Universe Through Binoculars de Phil Harrington -Les excellents catalogues de notre @'Bruno national que je remercie chaleureusement: Vous y trouverez les coordonnées et les magnitudes surfaciques des cibles présentes ici: http://www.astrosurf.com/bsalque/cpselect1.txt Bonnes observations à toutes et à tous. La suite sur le forum ici : https://www.webastro.net/forums/topic/162552-50-galaxies-aux-10x50-cest-le-top-50-gal/
  12. 1 point
    Bonjour à tous. J’ai mis à profit cette période de confinement pour terminer un tutoriel pour la réalisation d’un filé d’étoiles. Il est particulièrement destiné aux débutants. J’ai débuté l’astrophotographie par ce thème qui me paraissait le plus simple à aborder. Je souhaitais le maîtriser avant de passer à d’autres. Ce guide est le fruit de nombreuses recherches, défaites et victoires 😊 J’espère qu’il aidera certains d’entre vous autant qu’il m’a aidé ! Bonne lecture. Guide à lire ici :
  13. 1 point
    Vu l'intérêt que beaucoup portent sur cet instrument, je vais faire un résumé et un bilan des tests effectués, afin que chacun puisse faire le point sur l'opportunité, ou non, de se lancer dans l'achat de ce modèle. Rappel : Test n°1 :http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=139825 Test n°2 : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=140153 Trop tôt pour faire un bilan, avec trop peu de sorties ? Oui et non : le bilan sera forcément incomplet mais en même temps je pense qu'après quelques corrections il serait navrant de ne pas avoir d'opinion sur un instrument qui est censé donné rapidement satisfaction. On peut faire tous les tests qu'on veut, il restera toujours une part de subjectivité, et chacun réagira à sa manière. Certains trouveront certainement matière, au vu des tests et commentaires, à argument pour NE PAS acheter cet instrument, c'est leur droit, et tant mieux si cela leur évite de se retrouver avec un instrument qui ne leur convient pas. IMPORTANT : L'ES 16" est équipé pour une utilisation immédiate : miroirs, PO, canne de collimation, viseur point rouge, bague supplémentaire de PO, livret d'utilisation en français. Mais il est livré sans oculaires. A - AVANTAGES ET QUALITÉS : 1) La compacticité. On a affaire à un Serrurier, mais pas seulement, la conception est celle d'une base compacte : la base est très réduite, on est à l'opposé de la conception des Orion XX, GSO, LB, et autres Flextube, à la base énorme, et à la cage du primaire enveloppante. Bien sûr, l'ES n'est qu'un manuel. Cela va sans dire, mais disons-le , charger cet instrument dans une voiture est un régal, il prend une place minimum, c'est TRÈS appréciable pour moult raisons inutiles à énumérer. 2) Le poids. Certes il y a le poids du miroir, mais on gagne dans l'ensemble dans la transportabilité, la manutention, pas de base énorme à déplacer, il y a juste la boîte à primaire, très réduite, qui est lourde à déplacer, c'est un moindre mal. 3) Les mouvements de la structure. Le chapitre le plus subjectif d'entre tous, chacun ayant ses goûts et surtout habitudes ! Je quitte un GSO très fluide, trop fluide, sensible à la moindre chiquenaude, pour un instrument possédant des mouvements que je trouve au juste milieu : ni trop durs ni trop mous, avec peut-être un peu trop de dureté quand le tube est levé haut. Mais ça ne « colle » pas, moi ça me va, je peux changer d'oculaire sans l'inquiétude de faire pivoter l'instrument, un confort que je découvre. 4) La rigidité. On est à l'opposé aussi de descriptions faites ci et là : c'est un régal de rigidité en observation, et cela a pu être vérifié par nombre d'astrams aux Estivales, appréciable à fort grossissement. 5) Le réglage de collimation. La trouvaille géniale d'ES : une canne (un poil courte mais bon) permet de visser debout, l'œil dans le Cheshire, dans l'œilleton, ou autre, les vis de collimation. 6) Le tarif. Il faut bien en dire un mot ! Pour le prix c'est une bonne affaire, je le dis tout net. Si on additionne le prix des miroirs, du porte-oculaires, on arrive déjà à plus de 1 600€, calculez le reste, vous avez un 400mm qui fonctionne bien, pour un prix imbattable, manuel certes. B - INCONVÉNIENTS ET DÉFAUTS : 1) Le PO du mauvais côté. Ce détail sera peut-être sans importance pour certains, qui pourront donc passer outre ce chapitre. Facilement corrigible, quelques coups de perceuse, quelques vis, et le problème est réglé, je l'explique plus en détails dans l'autre sujet n°2. 2) La collimation rétive. Impérativement, investir dans un autre réducteur, celui d'origine ayant tendance à se loger de travers, source de souci pour aligner laser, Cheshire, etc... Je conseille d'emblée le Parallizer Howie Glatter qui se loge parfaitement dans le coulant 2". Le PO a son coulant 2" à serrage par anneau, curieusement avec trois vis : attention de ne serrer qu'avec la vis se trouvant à l'opposé de l'endroit où l'anneau se resserre : il est facile de faire tourner au doigt l'anneau pour le placer en face (de l'autre côté) de la vis de son choix, les deux autres vis restant à visser juste en appoint. IMPORTANTES INFOS CONCERNANT LA COLLIMATION DE L'ES ICI : http://www.webastro.net/forum/showth...=1#post2381760 3) La collimation qui bouge après les transports. Un défaut marqué qu'on retrouve dans la plupart des Serrurier de série. Sur les ES, le secondaire est difficilement réglable, les vis n'offrent pas un réglage précis et pérenne, il faut modifier le système, je n'ai pas encore la solution idéale au moment où j'écris ces lignes (26 Avril 2017). 4) Le viseur point rouge inutilisable. Tout est dit, c'est de la camelote, prévoir un autre viseur de marque efficace, point rouge ou un Telrad, un Quickfinder, selon ses préférences. 5) Les traces rapides d'usure au niveau peintures. La peinture noire et jaune a très facilement tendance à s'écailler au bout de quelques montages/remontages. Nous n'avons pas affaire à un Sud-Dobson, un Dobson Factory, à un Skyvision, c'est sûr ! Très important : suis-je content de cet instrument ? OUI. Cela signifie qu'une bonne partie des futurs acquéreurs le seront aussi ! ** Mais je ne conseillerais pas cet instrument à un débutant, à cause de la collimation délicate notamment, et à cause de la structure Serrurier qui demande prudence et habitude, les miroirs étant à l'air libre, et qui demande attention également quant aux divers serrages. ** Il est toujours possible de récupérer un beau jour miroirs et PO pour acheter une structure artisan, ce qui serait le top, mais en attendant on peut parfaitement profiter ce qu'on a, sans budget pour mieux. Voilà, en espérant que ces indications aient pu aider certains, comme je le disais pour décider d'acquérir cet ES ou au contraire pour l'éviter.
  14. 1 point
    Kerbal Space Program vous entraîne dans la réalisation progressive d'un programme de conquête spatiale. A vous le bonheur de maîtriser les lois de l'aérodynamique ou de la physique des orbites. Ici les seuls ennemis seront vos erreurs et votre ignorance. Il vous faudra patiemment apprendre à lancer des fusées capables de s'affranchir de la gravité terrestre, et bien plus encore! Plusieurs modes de jeux sont disponibles. Vous pouvez tenter l'aventure et progresser par petits pas, découvrir les technologies requises, et développer peu à peu des fusées et satellites de plus en plus fonctionnel. Ou vous pouvez partir en bac à sable et lancer directement votre station spatiale vers Mars avec une fusée munie de 52 propulseurs à poudre. Au programme: Construisez vos propres fusées, satellites, stations spatiales, véhicules divers et variés Contrôlez vos engins, vos astronautes en EVA recrutés par vos soins Explorez votre système stellaire, atterrissez sur les lunes et planètes et bien plus encore! Roger, t'as pensé à t'attacher au vaisseau ? Site officiel: https://kerbalspaceprogram.com Attention, il est préférable de lire des tutoriels avant de vous lancer. Sans quoi, vos parties risquent fort de ressembler à cela:
  15. 0 points
    Bonjour, Ma femme m'a fait le plaisir il y a quelques temps déjà de m'offrir des productions faites par elle, centrées sur l'astronomie et bien d'autres thèmes (elle les commercialise et ça marche bien). Des trousses pour ranger soigneusement mes crayons astro selon leur catégorie (ah, toujours cette passion pour le dessin-astro !), un super protège-cahier en tissu pour y insérer mes grands cahiers de notes astro (13 total). De mon côté, j'aspire à enjoliver certaines boites dans lesquelles, bien évidemment, je range tout ce qui touche à l'astronomie (trousses à crayons, yeux de hibou, etc …). Enfin, j'ai produit pas mal de toiles issues de mon imagination, où des planètes imaginaires côtoient des comètes, des gazs et poussières intergalactiques … Bref, de la déco liée à ma passion, et j'aime bien !
  16. 0 points
    Bonjour à tous suite à un changement d’hébergeur je vous donne le nouveau lien du tuto suite à différents problèmes avec mon AZEQ6 ,je me suis lancé dans le démontage et réglages graissage de ma monture . Je me suis dis que ça pouvais aider d'autres personnes pour passer le pas . Le nouveau lien http://nicoastro.fr/index.php/2018/12/31/demontage-graissage-et-reglages-de-lazeq6-gt-sky-watcher/
  17. 0 points
    Bonjour, Je souhaite upgrader ma Vixen SP avec un kit GOTO. EQ5 ou autre.... On trouve qqs échanges sur le forum et ailleurs sur le sujet. Visiblement possible moyennant qqs adaptations. En revanche je n'arrive pas à me forger une conviction sur le niveau d’embêtement des dits "bricolages". Je cherche donc des photos, témoignages illustrés, tutos, autres... Me permettant de prendre une décision. Au prix d'un kit, je veux être sûr de mon coup et ne pas terminer avec un truc approximatif. Idéalement je souhaite garder ma bonne vieille SP Mais si trop compliquée, elle fera un heureux (tout comme moi) et je partirai sur une nouvelle monture directement équipée. Ce que je sais pour le moment après N lectures : Super Polaris et Great Polaris... ce n'est pas la même histoire. On part de plus loin avec une SP. Au plaisir de vous lire, Cdt, AP
This leaderboard is set to Paris/GMT+02:00
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.