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    TUTORIEL pour le traitement complet d'une image avec les scripts SIRIL Mise à jour du 3 septembre 2020 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.99.4. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (APN) ou de caméra Astro puisqu'une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée des scripts universels. Ces scripts sont dorénavant valables sans distinction pour APN (fichiers RAW) et pour caméra Astro (fichiers Fits). Les différentes tutos vous permettront de : pré- traiter vos images brutes (mono ou couleur) avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts, dans plusieurs situations possibles réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) et de sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG pour traitement ultérieur réaliser une composition RVB pour vous apprendre à combiner une image SHO, HOO ou LRVB réimporter, réaligner et empiler 2 ou plusieurs images pour les combiner entre elles ou simplement les réaligner avant une composition RVB dans le cas d'une image mono. Les tutos décrits ci-dessous sont également disponibles en PDF ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=N;O=A Les points abordés dans le tuto 1 (introduction) : ci-dessous Les pré-requis pour bien démarrer SiriL Passer Windows en mode développeur Comment bien réaliser ses brutes, darks, offsets et flats Les points abordés dans le tuto 2 (script couleur) : c'est ici Déposer ses images dans les bons dossiers avant le pré-traitement Nettoyer le dossier Process avant de lancer un script Lancer un script de traitement couleur basique Ouvrir l'image Résultat Modifier le mode d'affichage Les points abordés dans le tuto 3 (traitement couleur) : c'est là Recadrer l'image Extraire le gradient Étalonner les couleurs par photométrie Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Augmenter la saturation Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 4 (extraction HaOIII) : c'est là-bas Lancer un script de traitement avec extraction HaOIII Réaliser la composition RVB pour obtenir une image HOO Étalonner les couleurs Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 5 (composition RVB-HOO) : c'est tout là-bas Convertir les 2 images RVB et HOO dans SiriL Réaligner les 2 images entre elles Empiler les 2 images pour obtenir une image résultante Recadrer l'image Retoucher l'histogramme Augmenter la saturation Ajouter une déconvolution Remettre l'image à l'endroit par inversion miroir Sauvegarder l'image Logiciels nécessaires : SiriL 0.99.4 pour Windows à télécharger ici : https://www.siril.org/fr/ Les nouveaux scripts pour SiriL 0.99, soit disponibles par défaut dans l'installation, soit téléchargeables ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Obtenir_des_scripts Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Tout sur les scripts SiriL : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller complètement (y-compris tous les scripts que vous auriez pu télécharger) avant d'installer la nouvelle. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL ou si ne vous ne voyez pas les nouveaux scripts, effectuez la procédure décrite ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Utiliser_les_scripts Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. La version 0.99.4 utilise les liens symboliques bien connus de Linux, ce qui permet d'économiser pas mal de Go sur votre disque lors du traitement, mais implique de passer votre Windows en mode développeur : cliquez sur le Menu Windows (ou la touche Windows du clavier) puis sur Paramètres (la roue crantée) cliquez sur Mise à jour et sécurité cliquez sur Espace développeurs, puis cochez Mode développeur c'est terminé, vous pouvez laisser comme ça éternellement, le mode développeur n'impacte rien sur le fonctionnement normal de Windows Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, soit avec un APN (fichiers RAW genre ARW sur Sony, CR2 sur Canon, etc...), soit avec une caméra Astro mono ou couleur (fichiers FIT ou FITS) entre 10 et 100 images de DARK (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu, au même temps de pose, ISO ou GAIN que les BRUTES) entre 10 et 20 images de FLAT (toujours des RAW ou des FITs), cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO ou le GAIN le plus faible possible idéalement) Ajuster le temps de pose du FLAT de sorte que l'histogramme de l'image se situe environ aux 2/3 du maximum entre 10 et 100 images d'OFFSET (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu et au même temps de pose, ISO ou GAIN que les FLATS) Avec les capteurs CMOS, la notion d'offsets n'a plus beaucoup de sens, car généralement ces offsets sont très propres. Ce qu'on appelle ici OFFSETS sont en réalité des DARKS de FLATS (même temps de pose que les FLATS et dans le noir absolu) et sont utiles dans le cas de flats à temps de pose assez long (plusieurs secondes). Dans les tutos ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 388mm de focale (F/3.7) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes un diviseur optique équipé d'une caméra de guidage (ASI290 mini) une caméra ZWO ASI2600MC réglée au GAIN 100 un filtre anti-pollution Optolong L-Pro (car oui même dans la Drôme la pollution lumineuse fait son œuvre, surtout à l'horizon sud où se trouvaient M8 et M20) le tout piloté par un boîtier ZWO ASiair pro et obtenu : 15 images BRUTES de 180s à gain=100 des nébuleuses M8 et M20 15 DARKS de 180s à gain=100 15 FLATS de 3s à gain=100 15 OFFSETS de 3s à gain=100 (dans ce cas de pose assez longue, on appelle plutôt ça des DARKS de FLATS) Voici pour information une image brute de 180s, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP de toutes les images BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS utilisées dans ce traitement. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Copiez vos images dans les dossiers correspondants (j'ai bien dit copiez, pas déplacez, gardez toujours une copie de sauvegarde de vos brutes, on ne sait jamais) : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée d'un nouveau dossier (se trouvant dans votre dossier de travail) appelé Process. C'est dans ce dossier que tous les fichiers de pré-traitement intermédiaires seront stockés. Vous pouvez supprimer ce dossier une fois tous vos traitements terminés afin de gagner de la place, personnellement je le fais systématiquement avant tout traitement sur un nouvel objet. Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Vérifiez toujours avant de lancer un script que le répertoire de travail par défaut est le bon, car il se peut, en cas d'erreur d'un script par exemple, que ce répertoire change. Pour cela, cliquez sur l'icône Maison puis sélectionnez votre dossier de travail qui doit contenir les sous-dossiers brutes, darks, flats et offsets (par défaut Pictures) et cliquez sur Ouvrir Cliquez sur le menu Scripts puis sur le script Couleur_Pre-traitement Le script est lancé... La durée du traitement va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 62Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement couleur basique (sans Drizzle), pour pré-traiter, aligner et empiler les 15 brutes avec 15 darks, 15 flats et 15 offsets (26Mpixels par image), il aura fallu très exactement 2 minutes et 03 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans la fenêtre de visualisation, tout d'abord en noir et blanc (par défaut sur la couche Rouge). Si l'image est toute noire, c'est tout à fait normal car le mode d'affichage est en linéaire En bas de l'écran, là où vous lisez Linéaire, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Vous pouvez maintenant visualiser l'image en couleur en cliquant sur RVB : Si l'image est toute verte comme ci-dessous, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit... Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans une des couches Rouge, Verte ou Bleue (ne fonctionne pas sur l'image RVB) à l'aide de la souris afin de virer les bords noirs. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : On va supprimer le gradient de l'image. Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. A noter qu'avec cette version 0.99 on peut maintenant supprimer le gradient avant l'empilement des images (directement sur la séquence d'images calibrées et dématricées), ce qui donne de meilleurs résultats qu'après. Mais cela fera l'objet d'un autre tuto plus tard, ici on se contente de choses simples Toujours à partir d'une couche R, V ou B, cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur certains carrés (sur une des couches R, V ou B, ne fonctionne pas sur l'image RVB) se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : Ce qui nous donne après l'extraction du gradient : Dans notre cas de M8 et M20, avec beaucoup de nébulosités un peu partout dans l'image, sous un bon ciel et avec un filtre L-Pro, l'extraction du gradient est peut-être contre-productive. Vous avez néanmoins les billes pour l'appliquer ou pas selon les cas rencontrés. N'oubliez pas que vous pouvez toujours revenir en arrière dans le traitement en cliquant sur l'icône annuler On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 avait apporté une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Pour cela, SiriL va réaliser une astrométrie sur l'image et comparer la couleur des étoiles de l'image avec celles de la base de données photométrique, et ajuster le tout pour refléter la réalité. Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Étalonnage des couleurs, puis sur Étalonnage des couleurs par photométrie... : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous : Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Vous pouvez cliquer sur Obtenir les Métadonnées de l'image pour récupérer automatiquement la focale et la taille des pixels de l'APN ou de la caméra (si ces données sont disponibles) : Si les Métadonnées n'existent pas, entrez alors manuellement la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Et entrez la taille des pixels de votre APN (on peut le trouver ici : https://www.digicamdb.com/) ou de la caméra (dispo sur le site du constructeur). Cliquez enfin sur Valider. SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image puis un calcul photométrique à partir de ces étoiles pour ajuster les couleurs. Si l'astrométrie sur l'image retourne une erreur, essayer de modifier la focale. Si après plusieurs tentatives avec des focales différentes cela ne donne rien, essayez de rechercher un autre objet présent dans l'image (ou une étoile par son nom ou son numéro HD, HIP, etc..). Ce qui nous donne après l'ajustement des couleurs par photométrie : On va réaliser un petit asinh sur l'image... Cette fonction est très utile avant de réaliser l'ajustement de l'histogramme, pour éviter de modifier les couleurs de l'image et de cramer des zones proches de la saturation comme un noyau de galaxie par exemple. Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Transformation asinh... Ajustez le facteur d'étirement et le point noir en surveillant l'image, de sorte qu'elle apparaisse doucement sans être trop claire. Ce qui nous donne avec les valeurs ci-dessus : On va ajuster l'histogramme... Il est important de vérifier que vous êtres bien mode d'affichage Linéaire pour passer cette étape, comme vu à l'étape précédente. Cliquez sur l'icône Histogramme : Important : vérifiez toujours que le curseur du haut se trouve bien au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur le + pour augmenter le zoom du graphe et cliquez sur l'engrenage : Vérifiez ensuite que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite, si besoin ajustez le curseur des basses lumières : Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir, c'est généralement la principale cause. Maintenant vous pouvez jouer sur le curseur Tons moyens (celui du milieu) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières (qui doit se trouver complètement à droite du graphe). Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. Normalement, si vous avez effectué l'ajustement des couleurs par photométrie, cette action ne devrait pas changer grand-chose à votre image. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le rayon et le booster en observant méticuleusement l'image au zoom 100% (CTRL + molette souris) : Attention à ne pas être trop gourmand car du bruit et des artefacts peuvent apparaître rapidement comme ici : Sur cette image, compte-tenu du faible nombre de poses, le bruit monte vite, aussi je me suis limité à 1.20 en rayon et 0.20 en booster : Cliquez sur Appliquer pour finaliser l'opération. On n'oublie pas de vérifier l'orientation de l'image... Avec de nombreux logiciels de prise d'images l'image est enregistrée à l'inverse du sens conventionnel, avec pour conséquence une inversion miroir de l'image. Les images brutes ayant été enregistrées à l'aide de l'ASiair, elles n'y échappent pas et notre image finale doit donc être inversée. Cliquez sur l'icône Miroir horizontal : Ignorez le message d'avertissement en cliquant sur Valider : Notre image est maintenant dans le bon sens : Et enfin on va sauvegarder notre image... En fonction du traitement ultérieur que vous allez effectuer à votre image, choisissez le format de fichier adapté. Par exemple si vous allez reprendre votre image sous un autre logiciel Astro ou même sous GIMP, vous pouvez la sauver en FIT. Si vous allez reprendre l'image sous Photoshop, sauvez-la plutôt en TIF. Si vous souhaitez la publier directement telle quelle, sauvez-là alors en JPG ou en PNG. Il existe 2 méthodes pour sauvegarder votre image. Méthode 1 (plus simple, non valable pour une image noir et blanc) : Faites un clic-droit dans l'image RVB puis cliquez sur Enregistrer l'image RVB en... : Dans le cas présent, je vais m'arrêter là et donc sauver mon image en JPG pour la publier ci-dessous. Donnez un nom à l'image, puis ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : Méthode 2 (plus complète) : Cliquez sur l'icône Flèche bas comme ci-dessous : Cliquez sur Fichiers image pris en charge puis sélectionnez le format désiré : Donnez un nom à votre image et cliquez sur Enregistrer (vous pouvez aussi changer le dossier de destination si besoin) : ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : C'est fini !!! Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute à gauche et l'image finale à droite, empilement de 15 brutes de 180s. Pas trop mal pour seulement 45 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement de cette première image couleur sous Siril est terminé, on a déjà quelque chose de sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- On continue notre tuto avec cette fois-ci un autre script : pré-traitement avec extraction HaOIII. Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP des BRUTES HOO et FLATS HOO utilisées dans ce traitement. Vous pouvez prendre les DARKS et OFFSETS du traitement précédent. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Une petite explication pour commencer... Ce script est utile pour pré-traiter les images brutes réalisées à l'aide d'un filtre dual-band. Pour plus d'information au sujet de ces filtres et leur utilisation, vous pouvez jeter un oeil à mon topic unique à ce sujet. Ce script va pré-traiter les images brutes, puis extraire et empiler indépendamment la couche Ha et la couche OIII des brutes, et enfin sauver 2 images nommées Ha_Resultat et OIII_Resultat. On pourra ensuite reconstituer une image HOO grâce à l'outil Composition RVB de SiriL. Allez on commence... Dans cet exemple, j'ai imagé les mêmes objets M8 et M20 le même soir et avec le même setup décrit au début, mais cette fois à l'aide d'un filtre Optolong L-Extrême dual-band Ha (7nm) + OIII (7nm). Comme précisé dans le tuto précédent, j'ai supprimé au préalable mon dossier Process. J'ai obtenu cette fois 20 brutes de 180s à gain=100 que j'ai placées dans mon dossier brutes, ainsi que 20 flats de 3s spécifiques à ce filtre que j'ai placés dans mon dossier flats. J'ai laissé les 15 darks de 180s ainsi que les 15 offsets de 3s dans leurs dossiers respectifs car ce sont les mêmes que pour le traitement précédent. Nous allons donc lancer le script Couleur_Extraction_HaOIII : Je passe sur les détails, vous savez maintenant comment lancer un script, comment afficher en linéaire ou en auto-ajustement etc.. Le script est terminé, on a récupéré nos 2 fichiers Ha_Resultat.fit et OIII_Resultat.fit dans notre dossier de travail. On va composer l'image HOO... Cliquez sur le menu Traitement de l'image puis sur Composition RVB... : Cliquez sur l'icône Dossier en face de la couche Rouge : Double-cliquez sur le fichier Ha_Resultat.fit : Faites la même chose avec la couche Verte : Et sélectionnez cette fois le fichier OIII_Resultat.fit : Enfin faites la même chose avec la couche Bleue en sélectionnant une fois encore le fichier OIII_Resultat.fit et cliquez sur Fermer : On obtient alors une image R=Ha, V=OIII et B=OIII, soit une image HOO. Passez en mode Auto-ajustement et visualisez l'image RVB : Sur cette image HOO on ne va pas effectuer d'ajustement des couleurs par photométrie qui fausserait le résultat mais l'étalonnage des couleurs basique. En revanche il faudra supprimer la dominante verte qui est ici bien visible. On va étalonner les couleurs... Le but ici est simplement de neutraliser le fond de ciel et sa forte dominante verte. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Étalonnage des couleurs et encore sur Étalonnage des couleurs... Passez sur une des couches N&B (ici la verte), puis tracez un cadre à l'aide de la souris dans le fond de ciel sans nébulosités. Cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Neutralisation du fond de ciel : Tracez maintenant un cadre dans la nébuleuse et cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Appliquer et visualisez le résultat dans la couche RVB. S'il vous convient, cliquez sur Fermer. On va effectuer la transformation asinh... On n'oublie pas au préalable de recadrer notre image pour virer les bords noirs, vous savez faire, on l'a vu au tuto précédent. On repasse en affichage linéaire, puis Traitement de l'image, puis Transformation asinh... Je ne vous refais pas le topo, vous l'avez vu dans le tuto précédent, on ajuste les curseurs pour dévoiler une image pas trop lumineuse et quand on est satisfait on clique sur Appliquer : Et on ajuste l'histogramme... Là non plus je ne vous refais pas tout le tuto, on clique sur l'icône Histogramme puis sur l'engrenage, on ajuste les curseurs et on finit par Appliquer : On supprime le bruit vert... Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... Laissez les valeurs par défaut et cliquez enfin sur Appliquer : Ce qui donne le résultat suivant : Une déconvolution, on supprime l'inversion miroir et enfin on sauvegarde l'image... Bon là aussi vous savez faire, inutile de vous refaire le topo Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Déconvolution... réglez les curseurs avec parcimonie. Cliquez-droit dans l'image RVB puis Enregistrer l'image RVB en JPG, donnez-lui un nom et cliquez sur Enregistrer. C'est fini !!! Voici l'image HOO finale, empilement de 20 brutes de 180s. Le rendu est différent de l'image RVB précédemment traitée... Vous pouvez cliquez dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement HOO est terminé, la prochaine étape intéressante serait maintenant de combiner nos 2 images RVB et HOO... ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le tuto qui va suivre est valable pour combiner nos 2 images RVB et HOO. Mais il l'est également dans le cas d'un traitement d'images réalisées avec une caméra monochrome + filtres par exemple. Cela permet de réaligner les couches LRVB ou SHO entre elles juste avant de réaliser la composition RVB pour recombiner l'image finale. Pour comparaison, l'image RVB à gauche et l'image HOO à droite : On constate sur l'image RVB qu'il y a plus de bleu sur les extensions de M20 et les étoiles sont bien colorées En revanche on a beaucoup plus de H alpha notamment sur M8 sur l'image HOO et les étoiles sont beaucoup plus fines mais elles ont perdu leur couleur. Il va maintenant falloir combiner ces 2 images pour récupérer le meilleur des 2 mondes. Dans les tutos précédents, j'avais recadré les images et je les ai sauvegardées en JPG. Pour combiner les 2 images, il ne faut pas les recadrer sinon elles n'auront plus la même taille. De même il faut travailler sur des images FITs et pas des JPG. Pour ce qui va suivre, considérez donc que j'ai réalisé tous les traitements précédemment expliqués, sauf : pas de recadrage pas de déconvolution pas de saturation et en sauvegardant les images en FIT 32 bits au lieu de JPG (je les ai nommées RVB.fit et HOO.fit) Vous trouverez en partage les fichiers RVB.fit du premier traitement et HOO.fit du second traitement. Ils sont disponibles ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=M;O=D On va convertir nos 2 images RVB et HOO dans SiriL... Cliquez sur l'onglet Conversion puis cliquez sur + pour ajouter des fichiers à convertir : Sélectionnez les 2 fichiers RVB.fit et HOO.fit (CTRL + clic pour sélectionner plusieurs fichiers) puis cliquez sur Ajouter : Donnez un nom à la séquence dans le champ prévu à cet effet (ici RVB_HOO), puis cliquez sur Convertir : On va aligner les 2 images entre elles... Cliquez sur l'onglet Alignement, vérifier que l'alignement est global (ciel profond) puis cliquez sur Aligner : On va empiler les 2 images... Cliquez sur l'onglet Empilement, vérifiez les options comme ci-dessous et cliquez sur Débute l'empilement : On recadre l'image empilée... Tracez un cadre dans l'image de sorte que plus aucune bordure noire ne subsiste, puis cliquez-droit et choisissez Recadrer : On retouche une dernière fois l'histogramme... Passez sur la couche RVB pour visualiser l'image puis cliquez sur l'icône Histogramme : Ajustez les curseurs des basses lumières et ton moyens, puis cliquez sur Appliquer et fermez la fenêtre d'histogramme : On augmente un peu la saturation... Traitement de l'image puis Saturation des couleurs... Ajustez la saturation selon vos envies puis cliquez sur Appliquer : Une petite déconvolution... Traitement de l'image puis Déconvolution... Ajustez les curseurs avec parcimonie et cliquez sur Appliquer : On remet l'image à l'endroit et on la sauvegarde... Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez-droit dans l'image puis Enregistrez l'image RVB en... ce que vous voulez C'est terminé !! Je vous montre quand même l'image finale ? La voici, vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini pour les tutos, j'espère que cela n'a pas été trop difficile à ingurgiter Normalement avec ces tutos vous devriez pouvoir vous sortir de pas mal de situations. Si vous voulez aller plus loin avec SiriL, notamment sur le pré-traitement en manuel (en gardant la main sur les paramètres), vous avez pas mal de tutos à dispo dans les liens que j'ai donnés dans l'introduction. Il resterait beaucoup de choses à voir, notamment sur le post-traitement dans Photoshop, Gimp ou autres, mais on peut trouver pas mal de tutos sur le web pour ça. Enfin, comme dirait un célèbre Youtubeur... Levez les yeux au ciel... et à la revoyure On en parle ici sur le forum :
  2. 12 points
    Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution sera testée lors du prochain lancement (à priori celui du mois de mai 2020 donc). On ne sait actuellement pas combien de satellites seront équipés de ce système. Pour rappel, Darksat, le satellite recouvert d'un traitement sombre avait été lancé seul parmi sa grappe pour une première expérimentation. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.
  3. 9 points
    Astrophoto: du moins cher au plus performant… L'astrophotographie est à l'astronomie ce que la F1 est à la voiture: cher et complexe. En tout cas c'est ce qu'on voudrait nous faire croire. Il existe pourtant des alternatives accessibles en termes de budget et de difficulté. Petit tour d'horizon des différentes pratiques, de leur coût en argent et en expertise… Principes de base 1. Quelle que soit la photo, on capture un grand nombre d'images du même objet pour ensuite les traiter dans un ou des logiciel(s) spécialisés. Le but est d'améliorer la qualité de l'image finale en augmentant le rapport signal/bruit, en équilibrant les couleurs, le contraste, etc... 2. Pour photographier le ciel, il faut compenser la rotation de la Terre. C'est nécessaire pour garder l'objet à photographier 'immobile' pendant son acquisition sur le capteur électronique de l'imageur. Le suivi des astres est la tâche de la monture équatoriale motorisée. Sa qualité déterminera la longueur des poses et la focale maximale de vos images. La monture est souvent l'élément le plus important dans un 'setup' photo. 3. En astrophoto, contrairement au visuel, ce n'est pas la taille du télescope qui donne de bonnes photos. La qualité de l'optique est primordiale mais c'est surtout la luminosité de l'instrument qui importe. Celle-ci dépend du rapport focale/diamètre (f/d). Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un énorme télescope 500/2500 n'est pas plus lumineux qu'une petite lunette 80/400. Avec un rapport f/d = 5 (souvent écrit 'f/5'), les deux éclairent le capteur avec exactement la même luminosité. Ce qui change d'un à l'autre, c'est le champ imagé: la partie du ciel 'vue' par le capteur, plus petite avec un gros télescope. Pour beaucoup d'objets 'vedettes', comme la nébuleuse d'Orion ou la galaxie d'Andromède, un petit instrument est un avantage sinon l'objet déborde de l'image. Règle générale: Plus la focale est élevée, plus la longue pose est difficile et coûteuse. Les longues focales nécessitent des instruments de grand diamètre pour capter assez de lumière, mais aussi des montures et un système de guidage hors de prix. En effet, le mouvement apparent des astres est bien plus rapide à une focale de 2500mm qu'à 600mm... Pour chaque technique décrite ci-dessous, vous trouverez le devis minimum pour débuter, ainsi qu'une configuration plus 'avancée'. Les prix et le matériel correspondent au standard de 2017. 1. Paysages de nuit, 'time lapse' et filés d'étoiles: à partir de 50€ Photo 1: Paysage étoilé dans les Alpes de Haute Provence. Photo 2: Filé d'étoiles par Nunky. Un trépied bon marché, voire une pierre ou un quelconque support stable peuvent suffire pour la photo de paysages nocturnes et le 'time lapse'. Il faut bien entendu un appareil photo (APN) que l'on règle sur la focale la plus courte, par exemple 18mm. Si l'APN est un petit compact, il doit posséder un mode manuel ou au moins un mode 'Feu d'artifice' permettant une longue pose. On prend alors une série de photos d'une durée unitaire de quelques secondes afin que le déplacement des étoiles ne se remarque pas trop. Si on désire au contraire mettre en évidence le mouvement des astres, on allonge les poses. Les logiciels ad-hoc permettent de 'compositer' les images afin de créer le 'time lapse', d'améliorer la qualité ou de réaliser le filé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Il existe aussi des 'intervallomètres' pratiques et bon marchés. Les résultats peuvent être très esthétiques et permettent de s'initier à moindre coût au traitement d'images. Mais attention, ce genre d'images peut aussi coûter très cher, si on se prend au jeu et qu'on désire un APN réflex haut de gamme, des objectifs de qualité ou un trépied professionnel. Configuration minimale: ±50€ Trépied basique: ±30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; Appareil photo numérique (compact ou reflex). Configuration avancée: ±850€ Trépied Manfrotto + tête à rotule basique: ±330€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex & objectif 18-55mm: ±500€. Pour plus d'infos, voyez cet article de kiwi74: Débuter en astrophoto avec un simple boitier et trépied 2. Très grand champ à l'objectif: à partir de 170€ Photos 1& 3: Un 'setup' simple et bon marché. Photo 2: M31 à l'objectif 135mm, sur une simple monture EQ2. Vous possédez un APN réflex et une monture équatoriale motorisée, même sans télescope? Toute la richesse du ciel profond s'offre à vous! On peut déjà obtenir des résultats intéressants avec une monture très basique, comme l'EQ1 motorisée AD. Bien réglée, cette combinaison coûtant moins de 170€ (90€ de monture et 80€ de moteur) permet jusqu'à des poses de 30 secondes à 135mm de focale, une minute à 70mm et 2 minutes à 35mm! Sous un ciel correct, la Voie Lactée, M31, M42, le double amas de Persée, des comètes et bien d'autres sujets se dévoilent dans un environnement richement peuplé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Les meilleurs résultats s'obtiennent avec des objectifs 'prime', à focale fixe (pas 'zoom') et en fermant le diaphragme d'un ou deux crans (par exemple: passer de f/2 à f/4). Les raffinements électroniques (autofocus, posemètre ou stabilisateur) ne servent pas, on peut donc s'équiper d'anciens objectifs manuels d'occasion. Au-delà de 135mm, la qualité de la monture devient déterminante et un système d'autoguidage peut être nécessaire. Par ailleurs, le coût d'un téléobjectif de qualité dépasse celui d'une lunette apochromatique, la photo à l'objectif devient alors à la fois coûteuse et complexe. Cela dit, dans sa version de base, c'est une excellente façon de s'initier aux logiciels de traitement d'image. On peut aussi capturer des vues réellement spectaculaires à moindres frais. Configuration minimale: ±220€ Monture équatoriale EQ1 motorisée AD: 170€; Tête à rotule photo: 30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; PC pour le traitement. Configuration avancée: ±1.650€ Monture équatoriale informatisée IOptron SmartEQ: 700€; Tête à rotule photo: 30€; Objectif Samyang 85mm f/1.4: ±300€. Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex 'défiltré': ±600€. PC pour le traitement. 3. CMOS et planétaire: à partir de 450€ Une image de 'nico89' prise par un simple 114/900 et une vieille webcam Philips. Vous possédez déjà un télescope acceptant des oculaires standard? Alors vous pouvez imager pour pas cher du tout! On trouve des caméras à capteur CMOS très performantes et peu coûteuses, comme la QHY5R-II. On dépose la caméra à la place de l'oculaire et c'est prêt! Reste à braquer la lunette, le Maksutov ou le Dobson en direction de la Lune, Saturne, Jupiter ou Mars (les autres, c'est plus sportif!). On peut même imager le soleil, mais il faut ajouter une feuille 'Baader Astrosolar' sur l'ouverture du télescope. Attention, il n'est pas facile de placer la projection de l'objet au centre du tout petit capteur de ces caméras. Un chercheur bien réglé est un atout évident. Pour cette raison, il est plus facile de se faire la main sur la Lune. Après avoir mis au point on peut lancer la capture en mode vidéo. Le but est d'acquérir un film au format 'avi' contenant quelques milliers de 'frames', entre 1000 et 5000 par exemple. Ne vous inquiétez pas si l'objet dérive dans le champ de la caméra; ce n'est pas un problème pourvu que le mouvement soit assez fluide. Si l'objet est trop petit sur l'image, on peut augmenter sa taille apparente en ajoutant une lentille de Barlow entre la caméra et le télescope. Au final les résultats obtenus par ces moyens très simples peuvent être réellement excellents. La faible résolution de ce genre de caméra est plutôt un avantage pour le traitement. De toute façon, les télescopes 'grand public' ne permettent pas de projeter l'image d'une planète sur plus de 800 pixels. Pour vous en convaincre, consultez cet excellent site: http://cfaa.is.free.fr/ Configuration minimale: 450€ Caméra CMOS planétaire: ±150€; Télescope 130/900 sur EQ2 motorisée: ±300€; PC portable. Configuration avancée: ±2.490€ Caméra à base de capteur IMX224 en USB3: ±350€; Télescope C8": ±1.000€; Monture équatoriale motorisée HEQ5: 1000€; Barlow 3x Televue: 140€; PC portable haut de gamme avec disques SSD. 4. APN et ciel profond au foyer: à partir de 700€. La Rosette au Canon 450D 'défiltré', par Kevinb. La photographie au foyer du télescope date du temps des films argentiques où une simple bague T2 permettait de s'adonner à l'astrophoto. Avec cette méthode on entre de plain pied dans la 'vraie' astrophoto traditionnelle. Plus question de bricolage ou de récupération; tout le matériel est ici dédié. A commencer par l'instrument, qui doit offrir un rapport f/d faible: en général f/4 ou f/5. Ces formules optiques 'rapides' permettent de capter un maximum de lumière en un minimum de temps. Elles nécessitent cependant l'emploi d'un coûteux correcteur (en option) afin de contrer leurs défauts (coma ou déformation de champ). Par ailleurs, un porte-oculaire à la fois précis et sans jeu mécanique est indispensable pour obtenir une mise au point fiable et porter un lourd APN. Bien entendu la monture doit être solide et surdimensionnée afin de supporter une charge supplémentaire. La motorisation double axe pilotée par électronique doit idéalement être asservie à un système d'autoguidage. Enfin, l'APN est souvent modifié en vue d'augmenter la réponse spectrale de son capteur ('défiltrage' ou refiltrage 'Baader'). Cette débauche de technologie rend l'aventure coûteuse et complexe mais les résultats sont à la hauteur des investissements. Deux formules 'classiques' s'imposent aux débutants en astrophoto au foyer: le Newton 150/750 ou la lunette 80ED. Ces instruments se marient bien au grand capteur des APN et offrent de magnifiques champs étendus en haute résolution. Configuration d'initiation: ±1.250€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Bague T2: ±20€; Viseur polaire: ±50€; APN Canon Eos: ±200€ en occasion; PC pour le traitement. Pour plus d'infos, voyez cet article rédigé par Newton: Débuter en astrophoto avec une monture équatoriale motorisée Configuration avec autoguidage: ±1.780€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Correcteur de coma: ±150€; Autoguidage: ±350€; APN Canon Eos défiltré: ±300€ en occasion; PC portable. Configuration avancée: ±5.480€ T200/800 (ou lunette 80ED) avec correcteur : ±1.000€; Monture AZEQ6: ±1.680€; Autoguidage avec guideur hors axe n/b: ±500€; APN Sony A7S 'défiltré': ±2.000€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable. APN: pourquoi c'est Canon? Photo © Christian Buil Traditionnellement, les APN de marque Canon ont la préférence des astrophotographes. En effet, les APN d'autres marques (Nikon, Sony,...) rivalisent certainement avec les Canon de jour, mais pour les photos d'étoiles ils présentent parfois des désavantages: Un format 'RAW' traité afin de réduire le bruit, ce qui 'nettoie' aussi les étoiles faibles; l'absence de filtres adaptés pour 'refiltrer' le capteur; un manque de compatibilité avec les anciens logiciels de traitement; une base de connaissances et une aide en ligne restreinte. Le Sony A7S a pourtant pu s'imposer malgré tous ces défauts grâce à son extraordinaire sensibilité. Certains Nikons sont aujourd'hui plus performants que les Canon et Pentax propose même un système de compensation de la rotation terrestre, malheureusement très peu courant et aux performances encore à découvrir... 5. CCD moyenne résolution: le catalogue NGC à partir de 4.000€. NGC7331, par gerard33. Au-delà de 200mm de diamètre en Newton et 120mm en lunette, les amateurs éclairés préfèrent une caméra CCD dédiée. Celle-ci présente plusieurs avantages par rapport à l'APN. Tout d'abord, elle est plus sensible et permet d'imager des objets plus ténus pour un même temps de pose. Ces caméras sont en outre munies d'un système de refroidissement du capteur qui diminue fortement le bruit. Enfin, la CCD est légère et compacte, ce qui charge moins la monture. Les caméras CCD monochromes se prêtent admirablement bien à l'imagerie d'objets lointains, comme les galaxies. Elles ouvrent réellement les catalogues NGC et IC aux amateurs. Du fait de leur extrême sensibilité, elles se marient très bien aux instruments au rapport f/d plus élevé, comme les tubes courts 'SC' ou RC de diamètre moyen. Configuration minimale: ±4.500€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope SC8": ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; PC portable haut de gamme. 6. SHO et filtres étroits: plus de 5.000€. La nébuleuse du cœur en SHO, par Nicolas Outters. On l'a vu, les caméras monochromes sont extrêmement sensibles. Combinées à un instrument assez lumineux, elles permettent d'imager au travers de filtres 'étroits' privilégiant une portion du spectre visible. Cette particularité rend l'astrophotographie possible en pleine ville, malgré la pollution lumineuse. Une image en 'vraies' couleurs peut en outre être reconstituée en combinant trois captures derrière des filtres rouge/vert/bleu. Des images en 'fausses couleurs' très spectaculaires peuvent aussi être réalisées en remplaçant les couleurs de base ( R, V, B ) par des filtres à bande étroite, par exemple SII, Ha et OIII, en plus de la 'luminance' en noir et blanc. Une 'roue à filtres' est alors nécessaire pour obtenir de bons résultats. Cette technique est ardue car non seulement il faut tripler ou quadrupler les temps de pose, mais le traitement de telles images demande une grande expérience. Sur les nébuleuses colorées du ciel profond, ce type d'imagerie donne des photos extraordinaires. Configuration minimale: ±5.800€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope ou lunette avec correcteur: ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres RVB, SII, Ha, OIII: 500€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: ±15.600€ Caméra CCD monochrome grand capteur: ±5.000€; Astrographe ou lunette APO: ±4.000€; Monture G11: ±3.500€; Autoguidage: ±600€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres 2" RVB, SII, Ha, OIII: 1.000€; Logiciels d'acquisition, traitement et contrôle: ±1.000€; PC portable très haut de gamme pour acquisition et traitement. 7. CMOS: le couteau suisse de l'astro? Les 'Piliers de la création' capturés à la caméra CMOS QHY5III-290M, par Roch. Depuis peu, une nouvelle technique s'impose grâce aux caméras à capteur CMOS destinées à l'origine au planétaire. En accumulant un très grand nombre de poses courtes (<4sec), on peut obtenir des images étonnantes d'objets relativement lumineux. Les avantages sont multiples: pas besoin d'autoguidage, les poses courtes permettent de contrer la turbulence et une monture asiatique de base suffit. On peut même utiliser un Dobson sur table équatoriale. Les minuscules pixels de ces capteurs CMOS conviennent particulièrement aux petits objets, tels que les galaxies et nébuleuses planétaires. Par ailleurs, ces caméras sont peu coûteuses. Les capteurs sont cependant très petits. Imager de grands objets n'est pas facile et le traitement de milliers d'images dure longtemps, même sur un PC haut de gamme. Enfin, avec les derniers modèles munis du refroidissement, on peut aussi accumuler des poses longues, comme avec une caméra CCD ou un APN. L'avenir nous dira si cette tendance se confirme... Configuration minimale: ±1.200€ Caméra CMOS mono: ±500€; Télescope 150/750 sur monture NEQ3 GoTo: ±700€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: Caméra ASI1600 refroidie: ±1600€; N'importe quel télescope ou lunette; N'importe quelle monture, pourvu qu'elle compense la rotation de la Terre; PC portable très haut de gamme. Déclaration de 'xs_man', expert de ces nouvelles CMOS: 8. Imagerie 'High Tech': sans limite! Télescope 'Officina Stellare', l'art de la technique! Pour les plus fortunés, ou les plus passionnés, le marché de l'astrophotographie offre des équipements de rêve aux performances très élevées. La complexité des techniques mises en œuvre réserve ce type d'appareillage aux amateurs chevronnés ayant accumulé un grand nombre d'heures de pose sous les étoiles. Voici quelques exemples de matériel destiné à l'astrophotographe d'élite: Convertisseur Hyperstar f/2 pour Cassegrain (±1.500€); Ensemble d'imagerie solaire Lunt 80mm (>7000€); Monture 10Micron GM2000 (jusqu'à 60kg) (±13.500€); Astrographe Officina Stellare 200mm f/3 (±11.000€); Coupole 500cm commandée par PC (±38.000€); Lunette APM Apo 530/6500 (995.000€ + fdp)… A vous de jouer! Voilà pour ce petit panorama de l'astrophotographie. Bien sûr, il existe d'autres pratiques que je n'ai pas mentionnées. On peut par exemple imager le ciel profond au foyer sans autoguidage et même sans motorisation (en guidant à l'œil, avec les flexibles). Il est même possible de photographier à l'aide d'un Dobson sur table équatoriale ou muni d'un 'dérotateur de champ'. En planétaire, on peut obtenir de bons résultats en digiscopie ou projection oculaire. La dernière trouvaille consiste à obtenir des images du ciel profond de très haute résolution à focale élevée en empilant des dizaines de milliers de poses de moins d'une seconde. Cependant, ces techniques sont moins courantes. Je vous laisse le loisir de les découvrir par vous-mêmes. A présent, il ne vous reste qu'à choisir la formule qui convient le mieux à votre budget et à votre expertise. Et pourquoi ne pas tenter chacune des méthodes présentées ici, de la plus simple à la plus complexe? .
  4. 7 points
    1. Introduction Utiliser un ordinateur portable pour l'astrophotographie peut parfois être pénible et compliqué. Sur le terrain, vous devez vous soucier de la durée de vie de la batterie, des longs câbles reliant tous les accessoires (caméra, focuser, monture, roue à filtres, autoguidage...), des pilotes et de la compatibilité, etc. Cela peut rapidement devenir difficile. Une bonne alternative consiste à utiliser un Hub USB attaché à la monture, mais cela ne résout qu'un tiers des problèmes mentionnés ci-dessus. Afin de me sortir du pétrin, j'ai trouvé une solution légère, portable, fonctionnelle et bon marché pour tout équipement d'astrophotographie. Notes : J'ai attaché le Raspberry Pi au télescope en utilisant du velcro, ça fonctionne plutôt bien ! Ne pas oublier les attaches de câbles pour accrocher tout cela au tube optique et limiter ainsi le ballotement s'il y a du vent. 2. Équipement nécessaire Tout d'abord, nous supposerons que vous avez un tube optique, une monture GoTo, une caméra (APN ou astro) et une caméra de guidage. C'est tout ce dont nous avons besoin pour configurer un mini-ordinateur capable de gérer tous ces périphériques. Il est possible d’ajouter plus d’accessoires, notamment une roue à filtre, un focuser électronique, etc. Pour notre système, nous utiliserons : Raspberry Pi 4 avec boitier, dissipateurs thermiques et carte Micro SD (minimum 32Go) Batterie externe USB ayant une capacité d'au moins 15,000mAh et une sortie de 2.5A minimum Câble spécifique pour connecter la monture à la Raspberry Pi 4 (typiquement EQMOD pour une monture Skywatcher par exemple) GPS USB pour obtenir la localisation précise du lieu où le télescope se trouve (j'utilise un Vk-172, mais le Vk-162 est doté d'une meilleure antenne et est également compatible). Comme vous pouvez le constater, cela coûte environ 120€, bien moins cher qu’un ordinateur astro dédié fonctionnant sous Windows avec des logiciels commerciaux et nécessitant une grosse alimentation 12V. Note : Vous pouvez économiser un peu d'argent si vous possédez des résistances chauffantes USB pour vos tubes optiques comme celles-ci. En effet, l’achat d’une batterie externe USB d’une capacité supérieure à 10 000 mAh (disons +20 000 mAh) vous permet d’alimenter la Raspberry Pi et vos résistances chauffantes USB pendant une nuit. Et c'est plus pratique que d'avoir de longs câbles partant de votre batterie AGM 12V jusqu'au télescope en mouvement. Voir Consommation d'énergie mesurée du Raspberry Pi 4 pour plus d'informations. 3. Logiciel On va mettre Raspberry Pi OS sur la Raspberry Pi 4. Il s'agit d'un OS open-source basé sur Linux. Nous installerons des logiciels d’astronomie, notamment Kstars et Ekos (bibliothèque INDI), que nous utiliserons principalement. 3.1 Installation de Raspberry Pi OS Premièrement, vous pouvez obtenir l'image de Raspberry Pi OS depuis ce lien : https://www.raspberrypi.org/downloads/raspberry-pi-os/ Ensuite, si vous êtes sous Windows, téléchargez la dernière version de Etcher à partir de ce lien : https://www.balena.io/etcher/. Enfin, obtenez la version gratuite de Winrar pour décompresser le fichier image : https://www.win-rar.com/start.html?&L=0. Maintenant que nous avons terminé l’installation des logiciels, voyons comment installer Raspberry Pi OS sur la Raspberry Pi 4. Décompressez le fichier d’extension .xz téléchargé ci-dessus avec WinRar. Insérez simplement votre carte Micro SD (à l'intérieur de l'adaptateur pour le format SD) dans la fente pour carte SD de votre ordinateur. Lancez Etcher, sélectionnez le fichier d’extension .img précédemment décompressé, sélectionnez le lecteur de votre carte SD et cliquez sur Flash! Attendez la fin du processus ... La vitesse d'écriture dépend de votre carte Micro SD (classe 10 ou supérieure est un bon choix pour une utilisation avec Raspberry Pi). Une fois le process terminé, éjectez votre carte SD de votre ordinateur et insérez-la dans la Raspberry Pi 4. Note : Certains des logiciels cités ci-dessus existent également pour les distributions MacOS et Linux. 3.2 Installation des logiciels INDI, Ekos et Kstars Pour installer INDI, Ekos et Kstars, assurez-vous que votre Raspberry Pi est bien connecté à Internet et suivez les étapes : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Entrez les commandes suivantes : wget -O - https://www.astroberry.io/repo/key | sudo apt-key add - sudo su -c "echo 'deb https://www.astroberry.io/repo/ buster main' > /etc/apt/sources.list.d/astroberry.list" sudo apt update Ensuite, une fois la MAJ finie, vous pouvez installer INDI avec la commande: sudo apt install indi-full gsc Enfin, pour installer Ekos et Kstars : `sudo apt-get install indi-full kstars-bleeding`. Tous les logiciels principaux ont été téléchargés et installés ! Source : https://indilib.org/get-indi/download-rpi.html Astrometry.net pour le Platesolving Afin d’obtenir le contrôle total de votre équipement astrophotographique, vous souhaiterez peut-être effectuer ce qu'on appelle le Platesolving. Si vous ne savez pas ce que c'est, voici une courte définition : Le Platesolving est une technique qui mesure avec précision le point de visée du télescope en prenant une image, puis en utilisant diverses techniques de correspondance de motifs, fait correspondre les étoiles de l'image à un catalogue d'étoiles donné. En sachant approximativement où le télescope est dirigé et la focale de l'image capturée, les algorithmes de platesolving peuvent calculer le centre de l’image avec une précision inférieure à la seconde d'arc. Si vous êtes loin de chez vous ou que vous ne pouvez pas utiliser Internet pour votre séance d'imagerie, vous devrez télécharger localement le catalogue d'étoiles sur votre appareil pour que le Platesolving fonctionne en hors-connexion : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Normalement, astrometry.net devrait déjà être installé. Vous pouvez vérifier en entrant cette commande : sudo apt-get install astrometry.net Ensuite, récupérez les fichiers d’index à partir de cette page: http://data.astrometry.net/4100/. Je vous suggère de les télécharger à partir de votre ordinateur de bureau et de transférer les packages ultérieurement sur votre Raspberry Pi via une clé USB ou tout autre support de média externe. Sinon, vous pouvez ouvrir un terminal et choisir un chemin de destination, puis taper : wget http://data.astrometry.net/4100/index-4107.fits pour chacune des images. Copier les fichiers sur le bureau de votre Raspberry Pi dans un dossier appelé "Platesolving_files". Copiez le contenu de ce dossier dans le dossier spécifique où astrometry.net va chercher les fichiers de platesolving : sudo cp /home/pi/Desktop/Platesolving_files /usr/share/astrometry/ Tous les fichiers requis pour platesolve en hors connexion sont maintenant installés ! Par défaut, Ekos envoie une image sur le serveur astrometry.net. Veillez à bien modifier les paramètres en sélectionnant "offline". Sources : https://www.ccdware.com/help/ccdap5/hs670.htm ; https://indilib.org/about/ekos/alignment-module.html Appareil photo réflexe Cette sous-section vise à installer les pilotes requis si vous souhaitez utiliser un reflex numérique non reconnu directement par Ekos. Dans mon cas, je n’ai pas pu contrôler mon Nikon D3300 sous Windows malgré toutes les tentatives effectuées avec de nombreux logiciels (Sequence Generator Pro, BackyardNikon, APT Astrophotography Tool, etc). J'ai trouvé un pilote appelé gPhoto pour Linux disponible ici dans lequel vous pouvez trouver tous les appareils photo reflex numériques compatibles. J'ai également pu trouver un bon tutoriel qui m'a permis de l'installer sur le Raspberry Pi 3. Vous avez juste à suivre ces instructions : Install libgphoto2 and gphoto2 from source on Raspberry Pi GPS Si vous utilisez le Vk-162 ou le Vk-172, procédez comme suit : Branchez le GPS sur le port USB du Raspberry Pi. Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou faites un clic droit sur le bureau et sélectionnez "Ouvrir dans le terminal". Installer le package gpsd : sudo apt-get install gpsd. Pour voir sur quel port le GPS est connecté, tapez : ls /dev/tty*. Lors du branchement / débranchement du GPS, certaines adresses telles que /dev/ttyACM0 or /dev/ttyACM1 devraient apparaître et disparaître . Notez-les. Maintenant, vous devez configurer le fichier GPS par défaut. Tapez sudo pico /etc/default/gpsd and replacez le champ DEVICES="port obtenu à l'étape 4" tel quel. Appuyez sur CTRL + X pour quitter et enregistrer les modifications en appuyant sur Y lorsque vous y êtes invité. Toujours dans le terminal de commande, tapez : service gpsd restart. Enfin, pour savoir si le GPS fonctionne, regardez si le voyant vert clignote et tapez : cgps -s, vous devriez voir les informations actuellement reçues par le GPS. Le GPS doit maintenant fonctionner ! Vous pouvez également regarder cette vidéo où l'auteur procède de manière similaire: https://www.youtube.com/watch?v=tQz8Fo5u7Lc&t=820s Note 1: À l'intérieur, le GPS peut ne pas trouver le signal. Je vous recommande de faire ça dehors. Note 2: Je branche toujours le GPS sur le même port USB afin de conserver le même fichier par défaut. Sinon, je devrais probablement répéter les étapes 4 et 5 à chaque fois que je le branche sur un autre port USB. 3.3 Mise en place Kstars et Ekos Je ne vais pas expliquer en détail comment configurer Ekos pour une utilisation générale avec votre équipement, car il existe de nombreux bons tutoriels en ligne. Voici une liste : Daté mais excellent tutoriel pour utilisation et configuration générale : https://www.youtube.com/watch?v=wNpj9mNc0RE (seule l'interface a été modifiée) Cette liste de lecture explique chaque module et son utilisation: https://www.youtube.com/playlist?list=PLn_g58xBkqHuPUUOnqd6TzqabHQYDKfK1 Une courte session live qui explore quelques modules et fonctionnalités: https://www.youtube.com/watch?v=3uwyRp8lKt0 La documentation officielle propose des tutoriels: https://www.indilib.org/about/ekos.html Note : Pour des sujets spécifiques, vous pouvez rechercher sur le forum officiel INDI, ou demander de l'aide sur les groupes Facebook... GPS Pour utiliser le GPS Vk-162 ou Vk-172 dans Ekos, procédez comme suit (à l'issue de l'étape 2.2): Assurez-vous que le GPS est correctement connecté au Raspberry Pi (voir l’étape 2.2). Lancez Kstars, accédez à Settings > Configure Kstars > INDI et sélectionnez GPS Updates Kstars sous Time & Location updates. Assurez-vous que Time et Location sont également cochés. Cliquez sur Apply et OK. Maintenant, afin de l'ajouter à votre profil Ekos, vous devez modifier votre profil Ekos et, dans Auxiliary, ajoutez GPSD. Lorsque vous démarrez INDI, vous devriez voir quelque chose comme ceci dans la section GPSD: Note : Si vous cliquez sur GPS dans la section Refresh, les coordonnées seront mises à jour. 3.4 Configurer le Raspberry Pi pour une utilisation "bureau à distance" VNC Sur le terrain, vous ne pourrez peut-être pas disposer d'un moniteur de bureau, d'un clavier, d'une souris, etc. Mais vous pouvez utiliser votre ordinateur portable ou votre smartphone pour contrôler la Raspberry Pi avec Connexion réseau virtuelle. Bien pratique en hiver, de rester dans la voiture à l'abri du froid et de pouvoir contrôler son matos durant la session d'acquisition en mode, le tout sans-fil ! Nous utiliserons RealVNC, qui est gratuit et facile à configurer. Vous pouvez obtenir l'application RealVNC Viewer pour n'importe quelle plateforme ici: https://www.realvnc.com/fr/connect/download/viewer/ Voyons comment installer RealVNC Server sur la Raspberry Pi: Accédez à cette page et téléchargez le fichier: https://www.realvnc.com/en/connect/download/vnc/raspberrypi/. Déplacez-le sur le bureau de votre Raspberry Pi, ouvrez un terminal et exécutez sudo dpkg -i name_of_package.deb. Une fois terminé, si vous exécutez vncserver, une connexion VNC sera établie à partir du Raspberry et vous donnera l’adresse IP. Avec votre autre appareil (smartphone, ordinateur portable ...), accédez à l'application VNC Viewer, puis ajoutez la connexion Raspberry Pi avec l'adresse IP ci-dessus et le mot de passe de session. Vous devriez pouvoir contrôler la Raspberry à partir de votre autre appareil sans aucun fil ! Note : pour vous connecter au VNC, assurez-vous que les deux appareils sont connectés au même réseau. Hotspot Si vous ne disposez pas d'une connexion Internet, la Raspberry peut créer son propre point d'accès WiFi. Vous pouvez procéder de la sorte pour créer le Hotspot. Vous pouvez également définir la connexion en mode automatique. Désormais, lorsque la Raspberry démarrera, il créera automatiquement un réseau sans fil personnel. En connectant votre smartphone ou votre ordinateur portable à ce point d'accès WiFi, vous pouvez utiliser le VNC et contrôler facilement la Raspberry Pi. Se connecter à un réseau WIFI/Ethernet disposant d'une connexion internet Mettre à jour la Raspberry Pi avec sudo apt update Installez network-manager : sudo apt install network-manager-gnome Désactivez les services dhcpcd : sudo systemctl stop dhcpcd + sudo systemctl disable dhcpcd Redémarrez la Raspberry Pi avec sudo reboot -h now Configurez les connexions en cliquant en haut à droite sur le nouvel icône du gestionnaire de réseau. Ajoutez un réseau en cliquant sur le bouton + Sélectionnez le type Wifi Sélectionnez le mode Hotspot Redémarrez et les changements devraient être effectifs Vous remarquerez que même si vous êtes connecté au Hotspot, vous ne pouvez pas utiliser VNC car le service doit être démarré à partir du Raspberry Pi lui-même. Ce que je recommande, c’est d’abord de vous connecter à votre Raspberry en SSH, puis de démarrer le service VNC. Installez PuTTY si votre deuxième appareil est un ordinateur portable Windows ou JuiceSSH s'il s'agit d'un Android. Connectez-vous au hotspot Raspberry Pi et obtenez son adresse IP (par défaut : 10.42.0.1) Entrez l'adresse IP dans PuTTY. Une fois connecté, entrez votre identifiant et votre mot de passe. Ensuite, lancez vncserver. Vous pouvez maintenant ouvrir VNC Viewer et contrôler votre Raspberry Pi! 4. Workflow habituel Connectez tous vos équipements au Raspberry Pi (DSLR, caméra de guidage, GPS, support ...). Démarrez la Raspberry Pi. Il créera automatiquement son propre Hotspot. Connectez votre PC ou votre smartphone au Hotspot. Lancez le client SSH sur votre appareil et connectez-vous au Raspberry Pi. Démarrez le serveur VNC à partir de SSH. Connectez votre appareil au VNC. Lancez Kstars et démarrez votre session d'imagerie !
  5. 5 points
    Check Liste « Ma première astrophoto » Sommaire 1-J’ai préparé ma session =>Cible, réglage chercheur, viseur polaire, collimation, 2-Montage: =>Poser la monture (Contrepoids Nord, niveau, latitude 49°) =>Monter télescope, APN…. =>Équilibrer =>Mise en station (prolonger 5 fois la grande ourse puis appli pour position de la polaire) =>Mise au point via masque Bathinov 3-Le terrain : =>Pointer sa cible (carte, viseur point rouge, astrométrie si perdu) =>cadrage =>Lancer session (magic lantern ou intervallomètre) =>Les DOF =>Ranger 4-Traitement : -Tuto à suivre pour le traitement avec Siril Préambule : -Je ne présente pas "le" tuto pour déchirer en astrophoto (12 mois d’expérience pour ma part) mais les bases, peut être imparfaites, pour débuter et sortir un cliché sympa et choper des adresses et des bases utiles. & Bizarrement du matos à 10€ est souvent moins qualitatif que du matos à 150€. -J’ai en ma possession une monture équatoriale motorisée, un instrument (lunette, ou télescope), un appareil photo reflex (ou au moins avec objectif interchangeable). -Une astrophoto est effectuée en apposant votre apn au foyer de votre instrument via une bague T2 donc a la place de l’oculaire. La main au portefeuille Il nous faudra au minimum: -Une bague « T2 » adaptée à la marque de notre appareil photo => bague T2 Canon pour moi (15€/20€) Attention mesurer le filetage de votre lunette M42 (Ø42) ou M48 (Ø48) si vous souhaitez directement visser la bague sur le porte occulaire. -Un masque de Bahtinov (bricolage du mercredi en carton plume, impression 3D, chez votre revendeur préféré) (gratuit /15€) -Un intervallomètre (20€) ou un soft (Magic Lantern) sur votre apn ou sur votre pc pour lancer une séquence de cliché Et en option: -Une boite a flat (9€ /150€) L’écran lumineux a 9€ https://fr.aliexpress.com/item/32900283949.html?spm=a2g0s.9042311.0.0.27426c37R6CAqd La boite a flat top moumoute 100€ https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/ecrans-a-flat/ecrans-flatfieldbox-lacerta_detail -Si vous souhaitez dédier votre appareil photo à l’astro vous pouvez partir sur un défiltrage partiel pour gagner énormément de couleur dans l’hydrogène. Un canon 1000D se trouve à 50€/75 sur le bon coin Tuto utilisé pour mon 1000d : (en 2 heures sur la table de la cuisine) http://flo-astrophotographie.e-monsite.com/pages/tutoriels/defiltrage-partiel-canon-1000d.html Préparer ma soirée. -Connaitre son matos : J’ai un appareil photo reflex Canon 500D. - Via une petite recherche je sais que j’ai des pixels de 4.68µm sur mon apn - Que j’ai un capteur de taille aps-c soit 22,3mmx14.9mm - Via le site http://dslr-astrophotography.com/iso-values-canon-cameras je sais que pour ma session je vais utiliser un iso optimal de 1600 - J’ai un instrument de Ø 150mm avec une focale de 750mm. - Ce qui me donne un rapport de 750/150=5 - Plus le rapport est bas plus les poses seront courtes pour un même résultat - J’ai révisé mon matos (surtout collimation) -Connaitre sa cible : -Trouver sa cible => http://www.astrosignoret.fr/assistant.php => forum webastro/rubrique astrophoto (je mate ma photo préférée et chope par la même occasion les temps de pose unitaire et total de prise de vues) -Localiser sa cible => https://www.stelvision.com/carte-ciel/ => https://fr.wikipedia.org/ -Direction https://telescopius.com/ =>je remplis « OBSERVATORY PARAMETERS » (où j’habite) =>Je donne le nom de ma cible à côté de la loupe =>Je descends sur l’onglet « astrophotography » et je remplis ma focal (750) et le taille de mon capteur (22,3x14.9) =>je peux tourner le cadre vert via la barre coulissante du pop-up « taille de mon capteur » =>je peux faire glisser le fond du ciel en cliquant glissant. =>coup de bol ça rentre, et en plus j’ai des points de repère un imprime écran ça ne coute rien !!! La météo : -J’utilise deux sites : https://clearoutside.com/ =>on rentre juste son lieu d’observation =>Vert = bien / rouge = pas bien =>en prime on a la phase de la lune et le levé / couchée. http://www.meteociel.fr/ Le smartphone: -Installer l’appli « polar alignment » sur votre smartphone J’ai révisé mon matériel. 1-Collimation Vidéo d’ AstroNOTE sur Youtube : 2-Viseur polaire Vidéo d’ AstroNOTE sur Youtube : 3-Chercheur ou point rouge -Viser à l’oculaire un point remarquable cheminée, réverbère, pot de fleur sur la table d’un appartement lointain… -Utiliser les vis de réglage du chercheur pour avoir votre cible au centre du chercheur Le terrain. -Les axes: -Mise en place de la monture : 1-Contrepoids au Nord 2-Réglage de la latitude à 49° 3-Pieds rétractés 4-Plateau serré 5-Régler le niveau à l’aide des pieds réglables 6-Serrer les freins de la monture 7-Monter les contrespoids 8-Monter le télescope 9-Monter les accessoires (apn,chercheur…) 10-Équilibrage via contrepoids & positionnement du tube (9min07sec sur la vidéo) -Mise en station : 1-Repérer la polaire (je prolonge 5 fois la fin du bol de la grande ourse) 2-Tourner de 90° le télescope pour libérer le chercheur polaire.(axe déclinaison) 3-« Lancer » l’appli « Polar alignment » sur votre smartphone 4-Repérer la position de la polaire sur l’appli 5-Reproduire cette position avec la vis de latitude (Axe vert sur la photo) et les molettes de rotation Astuce : jouer avec votre lumière rouge pour faire apparaître le réticule 6-Brider les mouvements avec les contres vis sans faire le bourrin 7-Démarrer vos motorisations Il est désormais interdit de toucher à ces 4 vis. Les seuls mouvements autorisés sont effectués avec les axes ascension droite et déclinaison. Le terrain. -Mise au point via le masque de bathinov : 1-Desserrer les freins de l’instrument et pointer une étoile proche de votre cible. 2-Poser le masque de Bahtinov sur l’instrument 3-Prendre un cliché ISO maxi sur 10 secs 4-Observer le cliché Les 3 aigrettes doivent être parfaitement alignées Agir sur le déplacement du PORTE OCCULAIRE pour obtenir un positionnement des aigrettes parfaites 5-Reprendre une photo / contrôle / reprendre ….. 6-Serrer le « frein » du porte oculaire puis refaire un contrôle. 7-Enlever le masque pour la suite -Lancer la session : 1-Desserrer les freins de l’instrument et pointer votre cible à l’aide du chercheur point rouge. 2-Serrer les freins 3-Prendre un cliché ISO maxi sur environ 25 secs 4-Observer le cliché Si la zone est correcte on passe à la suite Si ce n’est pas top on bouge avec la raquette Si on est perdu dans l’espace on peut utiliser : https://nova.astrometry.net/ Faire upload/parcourir et cliquer sur la dernière photo/on attend/et on obtient notre position sur une carte 5-Il est plus que temps de tester le temps de pose maxi de guidage avec l’ISO astrophoto Tester 120 secs, puis 60 secs (Vos étoiles doivent rester ponctuelles) puis ajuster. Puis en fonction des résultats, voir le temps maxi de pose. 6-Mettre l' APN en mode Bulb ISO astrophoto (1600 pour mon 500d). 7-Régler l’intervallomètre (optimiste 200 clichés de xxxx secs). 8-Lancer la séance. 9-Place au bain de soleil, avec jumelle et plaide en moumoute. 10-Attention a la rotation que le tube ne heurte pas un pied de la monture. 11-Si vous n’utilisez pas d’autoguidage et que votre monture a une erreur périodique, 1 photo sur X devrait être mauvaise et provoquera un décalage de quelques pixels qui vous évitera des ennuis sur la photo finale (dithering) Le terrain « the end ». -Les DOF (photo de « calibration ») meme pas peur: Si vous souhaitez de l'infos sur les dofs (clic infos) ISO Température Obturation Objectif Prise de vue 1600 2°c 120sec Télescope Flats 1600 / 1/60sec (histogramme 2/3 droite) Télescope+boite a flat Offsets 1600 / 1/4000sec Apn+Bouchon Darks 1600 2°c 120sec Apn+Bouchon -Créer des darks permet de fortement réduire le bruit numérique -Les offsets pour supprimer le signal de lecture du capteur -Les flats corrigent le vignetage, les traces sur le capteur et les poussières présentes sur les optiques -On commence par les Flats : 1-On stop les motorisations, 2-On déverrouille les freins, on met le tube à la verticale 3-On pose notre écran à flat sur le tube. 4-Passage de l’APN en live view afin d'avoir l'histogramme 5-On règle l’histogramme aux 2/3 sur la droite en changent la vitesse d’obturation (le but principal étant de ne pas saturer le capteur ) 6-Mettre en prise de vue continu avec retardateur 2 secs 7-Lancer la séance -Si vous avez bricolé une boite a flat qui n'as pas une lumière uniforme on peut entre chaque prise de vue (pendant les 2sec du retardateur) effectuer une légère rotation de l'écran a Flat afin que le défaut ne soit jamais au même endroit. 8-Faire une centaine de prises avant d’arrêter (100 clichés x 1sec de prise x 2sec de retardateur= 3min) 9-Retirer l’APN du télescope et mettre le bouchon. -On continu avec les Offsets : 1-On a le cache, on met la vitesse d’obturation au minimum (1/4000sec) et on lance pour 1 minute de prise de vue en mode rafale (70/80 clichés) 2-On commence a rangé le matériel -On continu avec les Darks : 1-Faire une photo hyper lumineuse pour se retrouver dans le futur trie des photos 2-On a le cache, on remet les mêmes paramètres que pour la prise de vue (iso / durée d'obturation) 3-On pose l’appareil à dehors a l’ abri de la pluie et on le laisse prendre des darks jusqu’au matin 4-On fini de ranger le matériel, on dort, on va au boulot et éventuellement au médecin si on a chopé la grippe. Demain le traitement. Ranger vos photos dans 4 dossiers (attention à l’orthographe des dossiers) -brutes -darks -flats -offsets Le traitement Pour le traitement le tuto est là : https://www.webastro.net/noctua/astrophotographie/tutorial-pour-le-traitement-complet-dune-image-apn-avec-les-scripts-siril-et-photoshop-r185/ Résultat Déposer votre première astrophoto en commentaire 1ère astrophoto EQ2 / lulu 90/900 / 1 moteur / apn 500d 15ème astrophoto: EQ / 150/750 / autoguidage Merci au pro de critiquer cet article en commentaire afin qu'il reste simple mais plus juste. Bon ciel
  6. 5 points
    O.A.E. késako? c'est l'Observation Astronomique Electronique parfois appelée "Visuel Assisté"; mais il semble que cette dernière dénomination sème le trouble Outre Atlantique on parle d' Electronically Assisted Astronomy (E.A.A.) Les objectifs que l'on employait en photographie argentique offrent des f/d assez faibles particulièrement attractifs pour le visuel assisté l'O.A.E.. Les problèmes à résoudre pour les adapter aux caméras sont: 1) passage d'un filetage M42 (par exemple) à un diamètre 1,25" soit 31,75mm pour utiliser une caméra 'bâton' 2)positionnement du capteur de la caméra dans le plan focal de l'objectif, avec si possible une marge de mise au point. PREMIERE PARTIE Version "low cost" by pejive Il est possible de résoudre ces problèmes à peu de frais en détournant divers accessoires de plomberie et un peu de bricolage. Le matériel : Deux objectifs : un 55mm ouvert à 1,8 et un 135mm ouvert à 2,8 Un bouchon M42 Manchons pvc réduction 40/32 et 50/40 (Hé oui 32mm ce n'est pas loin de 31,75 mais ces 0,25mm d'écart sont un peu délicats à combler) Colliers de serrage 32/52 et 77/97(à choisir en fonction de l'objectif utilisé) Réalisation de l'adaptateur: Percer un trou bien centré et assez grand (20 mm) dans le bouchon d'objectif M42. Coller ce bouchon ( colle cyano-acrylate) sur l'extrêmité de la réduction 50/40 après avoir agrandi légèrement la partie en creux si nécessaire. Positionner provisoirement le manchon 40/32 dans le 50/40 en rattrapant le jeu avec du ruban adhésif . Le laisser dépasser d'environ 10mm; Réalisation du support Les 2 colliers sont fixés à environ 5 cm l'un de l'autre sur deux cales . Le plus petit est destiné à tenir l'adaptateur, le plus grand à sécuriser le téléobjectif. Assemblage La camera bâton doit pouvoir coulisser à frottement doux dans le manchon de 32. On peut utiliser du ruban adhésif enroulé sur le tube de la caméra, mais il faut l'enlever si on veut utiliser la caméra avec une lunette ou un télescope. J'ai réalisé un anneau avec du plastique d'emballage alimentaire. Montage final Si l'objectif est court et pas trop lourd on peut se contenter de maintenir l'ensemble avec le petit collier (sous réserve de la bonne qualité du collage du bouchon M42) Les positions des manchons et de la caméra correspondent à une mise au point à l'infini. Lors de l'utilisation d'un téléobjectif il est prudent de renforcer la fixation avec le second collier (quelques tampons de feutre éviteront d'abîmer le téléobjectif); on essaiera si possible de ne pas bloquer la bague des diaphragmes ou celle de mise au point. Réglages Les objectifs sont réglés sur l'infini et on règle la mise au point en faisant coulisser légèrement la caméra dans le manchon. Mais l'expérience montre que la mise au point peut être aussi être faite avec la bague de l'objectif lorsque la caméra est un peu trop enfoncée. Une fois les bons réglages trouvés on pourra procéder au collage définitif des 2 manchons pvc avec la colle adhoc Exemple d'images Obtenue avec le 135mm et un montage provisoire: Encore avec le 135mm f/2,8 (45 poses de 1s, image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Avec le 55mm f 1,8 (30 x1s de stack; image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Live stack avec Sharpcap Avec l'objectif 55mm1,8 région de M67 (en zone urbaine avec beaucoup de pollution lumineuse) DEUXIEME PARTIE version Deluxe by @ouki de droite à gauche: objectif M42- bague d'adaptation M42/T2 - bague porte oculaire low profile T2 (31,75) et la gpcam avec tube allonge et réducteur focal Exemple d'adaptation d'un 50mm f/2 Helios Autre exemple avec un gros calibre: Un support universel pour la fixation Pour résoudre les difficultés de pointage il est recommandé d'associer un viseur, par exemple un Telrad Mais on peut imaginer d'autres combinaisons; rien de mieux qu'une bonne monture équatoriale
  7. 5 points
    Pour obtenir des rapports f/d inférieurs à 0,3 on peut combiner deux réducteurs en série. Généralement le premier sera celui spécialement prévu pour l'instrument : par exemple un f/6,3 Celestron ou Meade pour Schmidt Cassegrain de 2000mm de focale qui ramène la focale à 1260 mm soit une réduction k=0,63 ou bien un réducteur 0,85 pour lunette apochromatique. Ce premier réducteur donne un plan focal F1 en retrait de Bf1 ("backfocus" vrai selon moi) par rapport à la sortie du réducteur. Cette distance peut varier en fonction de la mise au point car on déplace le plan focal initial par rapport au réducteur (pour une lunette c'est le réducteur qui se déplace par rapport au plan focal mais le résultat est le même) La marge de déplacement est assez importante pour un Schmidt-Cassegrain. Ce qui fait que dans le montage final à 2 réducteurs, le premier ne fonctionnera peut-être plus à sa valeur nominale! Le second réducteur pourra être en 1,25" de rapport nominal x0,5 et associé à une caméra bâton type Gpcam Le 2e rapport de réduction est déterminé par l'association réducteur-tube allonge-camera. Sa valeur nominale correspond à une distance optimale réducteur-capteur indiquée par le fabricant, qui dépend de la distance focale du réducteur. Pour un réducteur classique Kepler x0,5 la distance focale est estimée à 102mm et il faut une distance de 51 mm pour avoir le rapport de réduction 0,5. En pratique on utilise les bagues disponibles. La Gpcam d'Altair est livrée avec un tube allonge de 20mm et un de 5mm. On trouve chez Kepler un tube allonge de 35 mm. En version courte on obtient donc un tirage de 33 mm seulement et en version longue de 48 mm (plus 5 mm éventuellement si on rajoute la 2e bague Altair). Pour connaître le rapport de réduction obtenu il suffit d'utiliser les formules des lentilles minces. L'image se forme à la distance t2=tirage de la lentille donc l'objet doit être à la distance d Le grandissement donne le rapport de réduction soit k2= t2/d Avec notre réducteur Kepler un tirage de 33 mm donnera donc un rapport k2=0,676 et un tirage de 48 mm un rapport k2=0,53 Ceci étant fixé il faut maintenant pouvoir positionner le bloc réducteur2-camera de façon que le plan focal F1 se trouve bien à la distance d du 2e réducteur, ce qui nécessite une valeur de Bf1 plus grande que la distance d . Cette condition s'obtient assez facilement avec un Schmidt-Cassegrain; c'est moins sûr avec une lunette. Si tout marche bien on doit arriver à la configuration ci-dessous: Exemple d'installation sur un C8 Pour plus de détails je vous invite à vous reporter à l'article "Etudes de réduction focale" https://www.webastro.net/forums/topic/169347-etudes-de-réduction-focale/ Concernant les lunettes je ne me prononcerais pas, n'ayant pas le matériel pour l'expérimentation. Manipulation indispensable à réaliser: la lunette étant munie du premier réducteur repérer la position du plan focal F1 par rapport à la sortie du réducteur (former l'image d'un objet éloigné, en plein jour) pour les positions extrêmes de la mise au point. Si ce plan focal se déplace grosso modo entre 50 et 100 mm alors il sera possible de mettre un 2e réducteur. En dessous de 50mm ce ne sera pas probablement pas possible...
  8. 4 points
    Bonjour à tous, Voici un tuto sur l'utilisation de Siril pour empiler vos images sous Siril manuellement. Il en existait un excellent... mais qui a été supprimé et depuis ça manque cruellement. Du coup c'est bibi qui s'y colle! 🙂 Si vous préférez utiliser Siril avec des scripts, il y a l'excellent tuto de Colmic, LA référence en la matière, à voir ici : https://www.webastro.net/noctua/astrophotographie/tutorial-siril-complet-pour-apn-fichiers-raw-et-camera-fichiers-fits-r185/. L'avantage des scripts c'est que c'est plus facile à mettre en œuvre : le tuto de Colmic m'a permis de découvrir Siril quand j'ai commencé l'astrophoto, un grand merci à lui !! Celui du mode manuel est de permettre de comprendre un peu mieux le processus et de vous donner plus de degré de liberté une fois que vous maitrisez le sujet. Le niveau au-dessus c'est de créer ses propres scripts mais je ne traiterais pas ça ici. Note : ce tuto est orienté photos sans filtre ou avec filtre unique (typiquement avec un caméra couleur ou un APN) car je ne me suis pas encore mis à l'imagerie à filtres je ne saurais donc pas vous en parler 🙂 Avertissement : je ne maitrise pas TOUT ce que je vais vous dire. J'ai appris à travers d'autres tutos ou conseils à droite à gauche, et pour certains réglages je me contente d'appliquer ce qu'on m'a conseillé sans vraiment comprendre. Chaque fois que ce sera le cas je vous le dirais clairement, si vous en savez plus n'hésitez pas à le dire en commentaire et je compléterais. 1) Présentation de Siril Siril est un logiciel permettant le pré-traitement et l'empilement des photos astro, ainsi que les premiers traitements "de base" (suppression du gradient, colorimétrie, étirement d'histogrammes...). Il est moins complet que la référence pro Pixinsight mais à l'avantage non négligeable d'être gratuit et d'être développé par un français 🙂 Pour le ciel profond il est réputé d'un niveau très comparable à Pixinsight, ce qui est nettement supérieur à la plupart des autres outils existant à ce jour (DSS, Sequator...). En revanche pour le planétaire, ou la photo de voie lactée avec paysage par exemple, on préfèrera d'autres solution. A l'heure où j'écris ce tuto Siril est en à la version 0.99.6, une bêta 2 de la future 1.0. C'est cette version que je présente ici avec captures d'écran, sous Windows en l'occurrence mais à priori tout est identique sous Linux ou MacOS. Siril supporte en entrée beaucoup de format d'image dont la plupart des RAW de différents constructeurs de caméras/APN. Si ce n'est pas le cas des votre il faudra vous trouver un outil pour les convertir en FIT ou TIF. En sortie, Siril produit du FIT 16 ou 32 bits par défaut mais peut exporter en plusieurs formats dont TIF 16 bits pour traitement ultérieur sur Photoshop. Siril se télécharge ici : https://www.siril.org/fr/ Le développeur de Siril est très actif sur le groupe Facebook, ainsi qu'une grande communauté prête à vous aider ici et ailleurs si vous avez des soucis. N'hésitez pas à demander ! 2) DOF et empilement Je ne vais pas vous faire ici un cours sur les DOF et leur intérêt pour améliorer l'image. En résumé, ces images une fois empilées (on les nomme alors "master") permettent de cartographier les défauts optiques tel que tâches ou vignetage (FLATS) ou les différents types de bruit entrainés par le capteur (OFFSETS, DARKS), défaut qu'on va ensuite retirer (soustraire) de nos photos brutes (LIGHTS) avant leur empilement (donc au prétraitement). L'ordre des opérations de soustraction peut être variable, c'est pourquoi vous trouverez des versions différentes selon ou vous regarder, ce qui peut prêter à confusion... Mais en général elles reviennent toutes au même au final. L'avantage du mode manuel c'est que vous avez le choix ! Ici, on va procéder dans cet ordre : Au préalable on trie/filtre nos images. A. On empile les OFFSETs pour obtenir le master OFFSET B. On soustrait le master OFFSET à nos FLATS en pré-traitement C. On empile nos FLATS ainsi prétraitées pour créer le master FLAT D. On empile nos DARK pour créer le master DARK E. On soustrait le master DARK et le master FLATS à nos LIGHT en pré-traitement F. On aligne les LIGHT ainsi prétraitées G. On effectue un tri ultime basé sur le FWHM après analyse des images H. On empile les LIGHT qui restent pour obtenir notre image de base Ensuite on passe au post-traitement de l'image. Très grossièrement, l'empilement consiste à prendre pour chaque pixel la moyenne de ses valeurs sur les différentes images. Le bruit s'annule statistiquement dans l'opération tandis que le signal s'additionne et se renforce. On augmente ainsi le rapport S/B. Le souci avec l'opération "moyenne" c'est qu'elle est assez sensible aux valeurs déviantes : si vous en avez plusieurs très éloignées de la moyenne, ça va la modifier et ça peu l'impacter fortement s'il y en a beaucoup. Une grosse partie du travail va donc consister à partir en chasse des images déviantes en triant et filtrant selon différents critères pour débusquer les mauvais élèves et les éliminer, impitoyablement. Oui, l'astrophoto c'est 1984, ça ne se sait pas assez... 😄 2) Préparation du travail Vous devez bien sûr avoir des LIGHT, c'est à dire plusieurs photos d'un même objet du Ciel Profond (nébuleuse, galaxie, amas...) et prise dans des mêmes conditions (même temps de pose, etc...) que vous voulez empiler pour optimiser le signal et diminuer le bruit. Il fortement recommandé d'avoir pris des DARK, FLAT et OFFSETS (ou BIAS) même si techniquement on peut empiler sans (auquel cas il faudra simplement sauter les étapes correspondantes). Ainsi que d'avoir vos LIGHT en format RAW, et d'avoir fait du dithering à la prise de vue (petites déviations aléatoires du cadre à chaque image). Vous trouverez plein de tuto pour vous y aider sur ce site ou sur YouTube. Un avantage du mode manuel est qu'on peut organiser son espace de travail comme on veut 🙂 Voici mon arborescence de répertoire perso quand je travaille une image, mais chacun peut faire comme ça l’arrange ! L'important ici c’est : _SirilWD est mon répertoire de travail pour la session. J'en supprime le contenu une fois l'image terminée. Master me sert à déposer mes master DOF mais aussi l'image finale empilée avant et après post-traitement, images que je ne toucherais plus ensuite (j'en ferais de export/copies de travail pour Photoshop), au cas où je veuille reprendre ces étapes à zéro sans avoir à tout refaire. DARK/FLAT/LIGHT c'est assez parlant. Je ne fais pas d'OFFSETS (ou BIAS) à chaque session, j'utilise les master de ma bibliothèque. Une fois mon image terminée je supprime les répertoire DARK et FLAT pour faire de la place, je ne conserve que les master. Les sous-répertoire "Rejected" me servent de poubelle lors de mes tri/filtres préalable. Les autres répertoires me servent à d'autres étapes du processus, pas importants ici. 3) Tri des images, la chasse aux déviants ! La première étape du travail est le tri des images, les LIGHT bien sûr mais aussi les DOF - d'où les répertoire "Rejected". Affichez vos images avec un simple logiciel de visionnage (perso j'utilise "FastStone Image Viewer", très bien pour les RAW) et parcourez-les pour rejeter les déviants. L'empilement fonctionne avec des valeurs moyennes : des images qui seront trop en dehors de la moyenne (pour cause de passage nuageux, problème de guidage, problème de focus, etc...) vont tirer le résultat dans une mauvaise direction. Il ne faut pas hésiter à être drastique dans son tri: mieux vaut se retrouver avec un petit nombre d'image mais qui se tiennent toutes bien dans une moyenne, qu'avec des images trop différentes qui vont donner un résultat incertain. 4) Lancement de Siril et définition du répertoire de travail Lancez Siril. Voici à quoi ça ressemble : Les différentes étapes du processus sont organisées dans les onglets que vous voyez en haut à droite : Conversion, Pré-traitement, etc... En gros à chaque étape vous allez lui donner une série de fichiers qu'il faudra d’abord convertir en .FIT (onglet Conversion) et rassembler en séquences (onglet "Séquence" pour les gérer), puis les prétraiter (onglet Pré... oui bon vous avez compris quoi :-D) si besoin, les aligner si besoin, analyser le graphique pour effectuer un dernier tri avant empilement si besoin, et enfin empiler. Les outils pour traiter les images après empilement sont, eux, dans le menu "Traitement de l'image" en haut à gauche (à côté du menu Script => tuto de Colmic !) ainsi que la barre d'icônes et curseurs tout en bas. Votre image apparaitra dans le grand cadre. En haut à droite il y a le menu de sauvegarde et export ainsi que le menu "hamburger" pour les préférences générales. Enfin vous pouvez décider de travailler en 32 bit ou 16 bits mais comme on peut exporter le résultat en 16 bits je vois pas l'intérêt de ne pas être en 32bits. => Cliquez sur la petite icone "maison" afin de lui indique le répertoire de travail pour cette session. Il y mettra tous les fichiers qu'il va créer. 5) Génération du master OFFSET (ou BIAS) On va d’abord empiler vos OFFSET (ou BIAS). Bien sûr si vous n'en n'avez pas, ou si vous avez déjà un master BIAS dans votre bibliothèque, vous pouvez sauter cette étape. Onglet Conversion : La première étape est de convertir vos fichiers RAW en FIT, ça se fait via l'onglet "Conversion". Vous pouvez charger vos images soit en cliquant sur le "+", soit par drag'n drop depuis l'explorateur fichier (sous Windows en tout cas, je ne sais pas si ça marche sous Linux). Il y a une case "Lien symbolique" qui permet sous Linux de gérer des liens vers des fichiers (équivalents de raccourcis sous Windows) mais qui a priori n'a pas d'effet sous Windows - je n'y ai jamais touché. Dans "Nom de la séquence" mettez... ce que vous voulez ! Moi je choisis des noms de séquence qui me permettent de trier plus facilement les master (qui porteront le même nom) dans mes bibliothèque, par exemple : OFFSETS ISO800 32bits 201107. Ne cochez PAS "Dématricer" (séparation des couches RGB) même si vous êtes en photo couleur. On ne dématricera nos images qu'au moment du pré-traitement des LIGHTS. Laissez le format de travail FITS, pas de raison d'en changer. Enfin, cliquez sur "Convertir". Siril vous affiche le dernier onglet, la console, qui vous montre ce qui est en train de se passer. Tout ce qu'il fait à ce stade c'est convertir vos RAW en format FIT, qu'il place dans son répertoire de travail, et de les rassembler en une séquence portant le nom que vous lui avez donné. Une fois vos images converties vous pouvez passer en mode d'affiche "Histogramme" (à la place du "Linéaire" par défaut) dans le menu tout en bas vers le milieu, ça vous permettra de mieux voir ce qui se passe. Pas de prétraitements ni alignements pour les OFFSETS, vous pouvez donc passer directement à l'onglet Empilement. Onglet Empilement : C'est le cœur de Siril. Vous pouvez choisir entre plusieurs méthodes d'empilement. Si vous placez la souris sur le menu déroulant il vous affiche une info-bulle avec un petit texte explicatifs des différentes méthodes. La plus utilisée, celle qu'on utilisera tout le temps ici, c'est "l'Empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants" qui est celle par défaut - ne la modifiez pas, donc 🙂 Elle permet d'effectuer des moyennes sur les valeurs des pixels de chaque image en rejetant ceux qui sont trop loin de la moyenne. En gros ça permet un tri sélectif par pixel en plus du tri d'image que vous avez déjà effectué auparavant. La normalisation est un pré-traitement appliqué aux images juste avant l'empilement pour égaliser certains niveaux en se basant sur le fond de ciel (de ce que j'en ai compris, quelqu'un qui s'y connait mieux confirmera ou corrigera). Plusieurs méthodes dont proposées. Ca n'a pas de sens d'en faire pour les OFFSET ou les DARK, on en fera en revanche pour les FLATS et les LIGHT avec des méthodes différentes. Donc là pour les OFFSETS on se met en "Aucune normalisation" La méthode de rejet permet de choisir la façon avec laquelle les pixels déviants seront rejetés, et d'en régler les critères. Je serais bien incapable d'en comprendre les subtilités, mais si vous passez la souris une info-bulle vous donnera quelques infos. Dans ce tuto nous choisirons toujours celle par défaut "Winsorized Sigma Clipping" avec les valeurs de sigma haut et bas par défaut (3.000 et 4.000). "Empiler x images sur x de la séquence" ne sera utilisé qu'au moment de l'empilement des LIGHT pour un dernier tri => voir ci-dessous. Pour le moment laissez sur "Toutes". "Enregistrer dans" vous permet de donner un nom de fichier résultat. Par défaut c'est le nom de la séquence suivi du suffixe _stacked suivi de l'extension .FIT. Moi je laisse cette valeur qui me convient. Cliquez sur "Débute l'empilement". Il vous affiche à nouveau la console avec le résultat qui défile. Une fois terminé, vous verrez le fichier résultat _stacked.fit apparaitre dans le répertoire de travail. C'est votre master offset. Je vous recommande de le copier dans votre répertoire "Master" pour le retrouver plus facilement ensuite et ne pas le perdre en fin de traitement quand vous effacerez tout le répertoire de travail de Siril. Ou bien dans votre bibliothèque d'OFFSET si vous en maintenez une. Maintenant on passe aux FLATS. 6) Création du master FLAT Onglet Conversion : Exactement pareil que pour les OFFSETS ! Attention comme vous pouvez le voir les offsets sont toujours affichés dans l'onglet, vous devez vider la fenêtre avant d'ajouter vos FLAT. Et surtout ne pas oublier de changer le nom de la séquence, qui n'a pas non plus été effacé, sans quoi il va vous faire des trucs bizarres... Exemple de nom que je donne à une mes séquences flat: FLATS R8.5 NoFilter ISO800 angle 90G. En revanche cette fois on va faire du pré-traitement avant empilement. Onglet Prétraitement : On va prétraiter nos FLATS avec nos OFFSETS - ce qui veut dire qu'on va soustraire notre master OFFSET de nos FLATS. On clique sur "Utiliser offset" puis l'icône fichier et on récupère le master OFFSET qu'on vient de créer. "Préfixe de sortie" permet d'ajouter un préfixe à votre nom de séquence pour nommer les images une fois prétraitées. Par défaut "pp_", je ne l'ai jamais modifié il me convient très bien. On ne dématrice rien à ce stade => on ne coche pas la case "Dématricer avant sauvegarde". Je ne me suis jamais vraiment penché sur les autres paramètres de cet onglet, j'ai toujours laissé par défaut - sauf "Egaliser CFA" que je coche parce qu'on me l'a conseillé mais sans bien savoir pourquoi (j'ai essayé avec et sans, pas vu de différence. D'après l'info-bulle ça normalise les couches R, V et B ) Si quelqu'un peut donner plus de précisions ce sera bienvenu ! Cliquez sur "Prétraiter" : comme d'habitude la console s'affiche pour montrer le traitement. Si vous vous étiez mis en mode de visualisation "Histogramme" vous pouvez constater de visu l'effet du pré-traitement. On peut maintenant empiler nos FLATS prétraitées. Onglet empilement : Exactement pareil que pour les OFFSET sauf pour la normalisation qu'on positionne à "multiplicative" - je ne sais pas trop pourquoi mais apparemment c'est conseillé pour de meilleurs résultats. Si quelqu'un peut expliquer ? Une fois l'empilement effectué même topo : le master _stacked.fit est créé dans le répertoire de travail, je recommande de le copier dans un répertoire master et/ou dans votre bibliothèque. 7) Création du master DARK Pour le coup c'est très exactement identique que pour le master OFFSET, donc je ne détaille pas plus. Exemple de nom de séquence que je donne ici : DARKS ISO800 120s ExtT 2 SenT unknown 26x A la fin comme d'hab vous pouvez copier votre master DARK dans le répertoire master et/ou votre bibliothèque. 8 ) Traitement des LIGHT On arrive au point culminant, le traitement de nos images LIGHT ! Onglet Conversion : Exactement pareil que pour les autres types d'image. Exemple de nom de séquence que je donne ici : NGC 6946 Fireworks Galaxy. Onglet prétraitement : C'est comme pour les FLATS sauf que : On n'utilise pas le master OFFSET (on ne va pas le soustraire une seconde fois !). En revanche on utilise les master FLAT et DARK à aller chercher là où vous les avez copié. C'est là qu'on fait enfin le dématriçage ! Il faut donc cocher "Dématricer avant sauvegarde" avant de cliquer sur "Prétraiter". Une fois le traitement terminé vous verrez apparaitre quatre onglets Red, Green, Blue et RGB - les couches de couleur auront été séparées. On peut maintenant passer à l'alignement. Onglet Alignement : Vos images ne sont pas exactement alignées, surtout si vous avez fait du dithering à la prise de vue (recommandé !), si vous avez eu un retournement de méridien pendant la prise, si vous avez shooté sur plusieurs nuits, si vous n'avez pas d'autoguidage, etc... Il faut donc les réaligner. Siril va faire ça en se basant sur les étoiles. L'écran permet d'aligner toutes les images ou seulement celles sélectionnée (la sélection peut se faire depuis l'onglet "Séquence"/Ouvrir la liste des images). Plusieurs méthodes sont possibles, l'info-bulle vous en donne des détails. Pour le ciel profond la plus précise est "Alignement global (ciel profond)" qui se base sur beaucoup d'étoiles et aligne en translation et rotation. Si vous travaillez avec plusieurs canaux vous pouvez choisir celui sur lequel il va faire son calcul. Un préfixe est ajouté à vos images une fois alignées, par défaut "r_" j'ai toujours laissé comme ça. S'il doit effectuer une rotation l'algorithme à utiliser est sélectionnable. J'ai toujours laissé celui par défaut (Bicubique). Vous pouvez aussi lui interdire les rotations en cochant la case si vous pensez qu'au pire elles sont vraiment très faibles, car l'application de l'algorithme dégrade forcément un peu l'image. Vous pouvez demander à Siril de calculer son alignement seulement sur une portion de votre image. Auquel cas il faut simplement cadrer sa sélection à la souris depuis une des couches de l'image (pas la RGB qui ne sert qu'à la visualisation) et cocher la case. Il faut qu'il y ait quand même pas mal d'étoile dans la sélection pour que ça donne un bon résultat ! Vous pouvez aussi lui donner un nombre minimum d'étoiles communes détectées pour procéder à l'alignement. Enfin en cliquant sur la petite roue vous pouvez faire d'autres affinages mais je n'ai jamais essayé, à explorer ! Et puis il y à la case "Drizzle x2 simplifié". Cette option permet d'étendre un pixel sur 4, et donc de doubler les dimensions de votre image. C'est une sorte de rééchantillonnage qui peut être intéressant si à la base vous étiez sous-échantillonné avec votre setup. Il semble que derrière ça permette plus de latitude au traitement - mais à vrai dire je n'ai encore jamais testé donc je sais pas trop dire 🙂 En contrepartie ça démultiplie l'occupation sur disque ainsi que le temps de traitement et les ressources utilisées - il faut donc avoir un bon PC !! Vous n'avez plus qu'à cliquer sur "Aligner". Le traitement peut-être long, allez vous faire un café en attendant ! Pour info toute la deuxième moitié de l'onglet est consacré à un outils d'alignement manuel, qui peut servir pour des objets qui bougent par rapport au ciel (comète...). J'ai tenté un jour avec la comète Neowise mais je ne suis pas parvenu à bien maitriser le processus donc je n'en parlerais pas ici... On va se contenter de l'alignement auto ! Onglet Graphique : Siril va profiter de l'alignement pour analyser vos images et en calculer des valeurs de FWHM qu'il vous montre graphiquement sur cet onglet. J'aurais du mal à vous expliquer en détail - déjà que je ne comprends pas tout moi-même 😄 En gros c'est une valeur statistique calculée sur l'image et qui donne une mesure de distance par rapport à la moyenne. Chaque point du graphique représente une image, et sa hauteur est son FWHM. Plus le point est haut, plus l'image est déviante. On va donc vouloir supprimer les images qui ont un FWHM vraiment trop haut par rapport aux autres. L'idée est de compter sur la courbe les point vraiment beaucoup plus haut que les autres. Là pas vraiment de règle c'est un peu du jugé, selon chacun... on peut être très strict et en supprimer beaucoup, ou très large et en supprimer peu... Faut faire des tests, voir ce qui vous donne les meilleurs résultats. A noter que sur l'onglet "Empilement" Siril lui-même vous fera une suggestion, mais vous n'êtes pas forcé de la suivre. Sur l'exemple de la capture ci-dessus moi j'ai retiré les 10 images au dessus du trait 3.7 mais c'est assez large, un autre aurait pu en retirer bien plus. Bref comptez le nombre d'images que vous considérez comme déviantes, et soustrayez les au nombre total : retenez le résultat, c'est le nombre d'images que vous allez conserver. Note : j'ai vu passer sur les forum un message annonçant qu'il sera bientôt possible de supprimer les images directement depuis le graphique en cliquant sur les points à retirer, ce qui sera plus pratique. Onglet Empilement : On sélectionne un empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants, et une normalisation additive avec mise à l'échelle. Dans "Empilement de xx image..." à la place de "Toutes" vous sélectionnez "FWHM". Puis vous baissez (ou élevez) la limite avec les touches + et - jusqu'à ce que le nombre d'image qu'il prévoit d'empiler soit bien celui que vous avez déterminé ci-dessus. Habituellement j'ajoute au nom de fichier qu'il propose le nombre d'images finale empilées x la durée des poses, pour m'en souvenir ensuite. Exemple : r_pp_NGC 6946 Fireworks Galaxy 76x180s_stacked.fit Cliquez sur Empilement. Ça peut être très long selon le nombre d'images, si vous avez mis du drizzle, la puissance de votre PC... Faites-vous un thé ! Une fois terminé, je vous recommande, comme pour les autres images, de copier votre .fit résultat dans votre répertoire master. Moi je n'y touche plus, ensuite : comme ça je peux y revenir si je veux reprendre le traitement à zéro (on peut charger une image depuis le menu "Ouvrir" en haut à gauche) sans devoir refaire tout l'empilement. 8 ) Traitement de l'image Ce tuto s'arrête là... parce que la suite a déjà été traité par Colmic ! En effet, qu'on ai utilisé des scripts ou la méthode manuelle ci-dessus, le traitement à partir de ce point est identique. Vous pouvez donc enchaîner sur votre traitement en suivant ce lien, c'est le Tuto n°3: Après on peut exporter son image et la travailler sous Photoshop, The Gimp ou autre... Et là il faudra se tourner vers d'autres tutos en fonction du type d'objet que vous avez imagé, à chercher ici ou sur YouTube il n'en manque pas ! Voilà pour ce tuto ! Vous en trouverez ci-dessous une version condensée, juste la liste des étapes avec les paramètres. C'est une sorte de check-list/mémorandum que j'ouvre sur Notepad à chaque traitement, ça pourrait vous servir aussi. Et si vous voulez voir l'image de la galaxie du feu d'artifice que j'ai traité en capturant mon écran à chaque étape pour faire ce tuto, c'est par ici 🙂 : - Définir un répertoire de travail - On peut se mettre en mode de visu histogramme pour voir quelque chose pendant le traitement. >>>>>> Génération du Master OFFSET - Ecran Conversion: drag'n drop des offsets dans la fenetre Conversion, pas de dématriçage, donner un nom de séquence avec les ISO et nb de bits, cliquer Conversion - Ecran Empilement: Empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants / aucune normalisation / Méthode de rejet Winsortized Sigma Clipping / params par défaut / "Débute l'empilement". A la fin un master Offset est créé dans le rep de travail (fichier "stacked"), on peut le copier dans la bibli des offsets au besoin... >>>>>> Prétraitement des FLATS avec le master OFFSET, génération du Master FLAT - Trier les flats, rejeter ceux qui sont trop différents - Ecran Conversion: idem que pour les offsets, attention à donner un autre nom de séquence sinon ça écrase les offsets!! - Ecran Pré-traitement: charger le master offset précédent ("Bias") / params par défaut, pas de dématriçage / Pré-traiter - Ecran Empilement: Empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants / normalisation multiplicative / Méthode de rejet Winsortized Sigma Clipping / params par défaut / "Débute l'empilement". A la fin un master Flat est créé dans le rep de travail (fichier "stacked"), on peut le copier dans la bibli des flats au besoin... >>>>>> Génération du Master DARK - Trier les darks, rejeter ceux qui sont trop différents. Il faut un certain nombre de darks pour que ce soit intéressant de les utiliser, au moins 20 à 30 sinon ça sert pas et ça peut même empirer le bruit... - Ecran Conversion: idem que pour les offsets et flats, attention à donner un autre nom de séquence sinon ça écrase les précédents!! - Ecran Empilement: Empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants / aucune normalisation / Méthode de rejet Winsortized Sigma Clipping / params par défaut / "Débute l'empilement". A la fin un master Dark est créé dans le rep de travail (fichier "stacked"), on peut le copier dans la bibli des darks au besoin... >>>>>> Pré-traitement des LIGHT avec les Masters Darks et Flats, alignement puis empilement. - Trier les light/brutes si ce n'est déjà fait... - Ecran Conversion: idem que pour les autres, attention à donner un autre nom de séquence sinon ça écrase les précédents!!. - Ecran Pré-traitement: on n'utilise pas les offsets, mais on charge nos master flat et dark / Egaliser CFA / Dématricer avant sauvegarde / Le reste par défaut / Pré-traiter - Ecran Alignement: toutes les images / Alignement global (Ciel Profond) / le reste par défaut / Aligner - Ecran Graphique: compter le nombre d'image trop "hautes" en FWHM et décider combien on souhaite en supprimer - et donc combien en conserver par différence. - Ecran empilement: sélectionner les images par FWHM, faire baisser la limite jusqu'à arriver au nombre déterminé ci-dessus / Normalisation additive avec mise à l'échelle / Même réglage qu'avant pour le reste / Débute l'empilement >>>>>> Traitement de l'image après empilement - Sélectionner une couche R, V ou B et recadrer l'image : il ne faut pas de bandes noires - Extraction du gradient : on génère des petits carrés qui doivent éviter les nébulosités (faire varier "Tolérance"). Si besoin on peut cliquer sur eux pour en ajouter ou supprimer. Si le gradient est très fort ça peut donner des résultats bizarre à affiner... Puis Appliquer. - Etalonnage par photométrie: chercher l'objet ou une des étoiles visibles dans le catalogue (on peut s'aider de Stellarium par exemple), choisir le catalogue SINBAD s'il est présent, et valider. [=> Attention j'ai déjà eu un bug ici ou tout devenait bleu saturé... il faut faire cancel et recommencer, en général ça marche la deuxième fois] - Transformation Asinh. Se mettre en visualisation "Auto ajustement" pour contrôler l'effet sur les couleurs, puis en "Linéaire" pour vérifier qu'on n'a rien crâmé. - Histogrammes. Attention, il faut etre en visu linéaire et les curseur en bas de l'image au max pour l'un, au min pour l'autre. On peut partir de la valeur auto de l'histo mais éviter les pertes au max, et éviter un trop fort grossissement des étoiles... - Suppression du bruit vert: valeurs par défaut - Saturation: au jugé - Déconvolution: à voir selon résultat si ça plait ou pas... - Sauvegarder en TIF si on veut post-traiter sous photoshop... Attention, il faut sauver en 16 bits car photoshop est limité en 32.
  9. 2 points
    Starnet++ est une application bureau basée sur un réseau de neurones capable d'éliminer les étoiles des images en une seule étape, en ne laissant que l'arrière-plan. La page GitHub de l'auteur : https://github.com/nekitmm/starnet On peut obtenir de très belles images de nébuleuses dénuées d'étoiles comme avec l'extrait ci-dessous : Après avoir vu beaucoup de questions sur son utilisation ainsi que l'absence d'explications claires en français, je vous propose un petit tutoriel afin de pouvoir exploiter ce logiciel. Étape 1 : Tout d'abord vous pouvez le télécharger l'archive .zip ici pour Windows à partir de Sourceforge : https://sourceforge.net/projects/starnet/ Étape 2 : Décompressez cette archive en faisant Clic-droit > Ouvrir avec > Explorateur Windows. Puis, glissez-déposez le dossier StarNet_Win vers la destination de votre choix. Étape 3 : Ensuite, accédez au dossier. Dans ce dernier, figurent plusieurs fichiers tels que présentés ci-dessous. Il vous faut alors copier votre image à traiter dans ce dossier. Ici, je l'ai appelée m8_test (note : seulement les images aux formats non-destructif TIFF 16bits sont compatibles) comme vous pouvez le voir ci-dessous. Étape 4 : Ensuite, pour une image couleur, vous devez repérer le fichier qui s'appelle run_rgb_starnet.bat. Vous le sélectionnez puis Clic-droit > Modifier. Note : on procède de même pour une image N&B mais cette fois-ci avec le fichier run_mono_starnet.bat Une fois le fichier ouvert dans le bloc-note, vous devez modifier les noms d'image de traitement et d'exportation qui sont inscrits par défaut, avec vos noms d'images à vous. Dans mon exemple, je remplace le premier nom d'image (souligné en rouge) par m8_test.tif et le deuxième nom (souligné en bleu) par m8_export.tif. Enfin, enregistrez le fichier bloc-note ainsi modifié. Étape 5 : Lancez ce même fichier en faisant un double-clic dessus. Une invite de commande devrait apparaître, vous demandant d'appuyer sur une touche pour démarrer le processus de traitement. Note : en fonction des performances de votre ordinateur, cela peut prendre un certain temps... L'image traitée se trouve alors dans le dossier avec le nom que vous lui avez confié.
  10. 2 points
    Bonjour, Il s'agit de montrer en images ce que j'explique souvent à propos de la collimation au laser et qui va à l'encontre d'a priori sur le sujet. J'ai proposé de faire un petit tuto et comme on me l'a demandé, le voici ! La technique classique La méthode classique décrite par les manuels ou les forums, demande d'installer son laser dans le porte oculaire (PO) soigneusement, de l'allumer, puis, en manipulant les vis du miroir secondaire, de centrer le point rouge dans l'œillet central du miroir primaire. Une fois bien au centre on règle le retour du laser sur le petit écran du laser incliné à 45°, avec les vis de collimation du miroir primaire. C'est une méthode très acceptable, confortable et qui permet de réaliser une bonne collimation. Je lis très souvent qu'il faut régler son laser, c'est à dire le collimater lui-même. Pourquoi pas mais il faut savoir que même un laser "faussé" (légèrement décollimaté) permettra une aussi bonne collimation. En gros régler son laser ne sert à rien pour la qualité, sauf s'il est exagérément déréglé, par contre ça simplifiera les manips. Il ne peut y avoir, comme seul défaut dû au "mauvais laser", qu'un déréglage du miroir secondaire qui n'influe pas sur la qualité de l'image, sauf cas extrême (lire les tolérances ici). Le miroir primaire sera bien réglé et c'est cela qui compte. Si on rajoute les difficultés à positionner correctement le laser dans un PO, on arrive très souvent à dérégler le miroir secondaire, même avec un outil laser bien collimaté. Et cela d'autant plus qu'on répète l'opération à chaque collimation. Il est important pour comprendre que la collimation d'un télescope à deux étapes bien distinctes : le réglage du secondaire et celui du primaire. L'influence respective de ces deux réglages est très différente. - Le réglage du secondaire concerne l'illumination de l'image (càd le centrage du champ de pleine lumière sur le centre optique) et l'homogénéité de la mise au point entre bords et centre du champ. Et faut vraiment qu'un secondaire soit bien déréglé pour le sentir à l'oculaire. - Le réglage du primaire, lui, est crucial pour la qualité, il doit impérativement être contrôlé à chaque sortie d'instrument. Ce réglage centre la zone de moindre coma dans le champ. Comprenant cela, en utilisant cette première méthode "classique", on accepte de dérégler son secondaire ; la manipulation du secondaire en faisant confiance à l'outil laser qui peut être légèrement faussé, avec un montage et serrage du laser dans le PO qui possède obligatoirement un jeu, conduit toujours à le dérégler plus ou moins. Mais répétons le : ce n'est pas si important, c'est très acceptable. Sauf pour celui qui désire conserver son réglage du secondaire pour lequel il a passé du temps. Ou encore pour l'astrophotographe qui doit conserver un champ de pleine lumière bien centré sur le centre optique. Ou enfin pour l'amateur de grand champ extrême qui risque d'être plus sensible à ce champ de pleine lumière... Une alternative intéressante Alors il existe une procédure toute simple qui consiste à ne pas toucher au miroir secondaire, qui sera réglé une fois pour toute avec un simple œilleton. L'avantage est simplement d'éviter de le dérégler à chaque collimation, c'est tout, rien d'autre. Cette variante ne fait pas mieux pour la qualité de l'image mais permet de s'affranchir de tout défaut du laser, du porte oculaire et du montage du laser dans le porte oculaire. Alors la voici... Tout d'abord régler son secondaire. Les cercles bleu et rose doivent être bien concentrique (vis centrale du secondaire). Puis avec les 3 vis de réglage du secondaire (jouent sur l'orientation) faire en sorte de voir les pattes de retenue du miroir primaire dans les mêmes proportions. On s'arrête là les cercle rouges et jaune ne nous intéressent pas ici. Ce réglage du secondaire ne doit plus être touché (on serre bien les vis). La collimation du primaire peut commencer et doit se faire (se contrôler du moins) à chaque sortie d'instrument. On commence par placer son laser dans le PO sans précaution particulière. Puis on l'allume. Il ne "tombe" pas nécessairement au centre de l'œillet. Sans toucher aux vis du secondaire on va titiller le laser dans le PO pour que ce point rouge aille bien au centre de l'œillet. De là faut s'assurer que le laser ne bouge plus, reste le classique réglage du retour par les vis du primaire. Le point rouge doit retourner dans son trou de départ. Voilà avec un peu d'entrainement on est aussi rapide en titillant manuellement qu'en utilisant les vis du secondaire et on évite de dérégler ce dernier. Ici un laser bien réglé apportera du confort dans les manipulations mais rien sur la qualité finale du réglage. Pour rendre un peu caoutchouteux le mouvement du laser, on peut utiliser un peu de scotch sur le coulant du laser, ça aide à ce qu'il tienne sa position une fois titillé. Le laser barlowté L'idée c'est de ne plus avoir à viser le centre de l'œillet. On gagne encore donc en tranquillité en supprimant toute incertitude / petite erreur de centrage dans l'œillet. Surtout qu'ici ça concerne le réglage du primaire donc la qualité de l'image. Mais on gagne encore plus en confort si on considère l'alternative qui consistait à titiller manuellement le laser car c'était sa seule et unique tracasserie. Quand le laser est monté sur une barlow son faisceau s'étale et vient éclairer l'œillet sur une large zone. On ne cherchera pas à centrer cette zone sur l'œillet. Ici ça ne sert strictement à rien. Voici mon laser monté sur une Celestron 2x : Et voici ce que donne l'étalement du faisceau au niveau de l'oeillet : Tout mon œillet triangulaire est éclairé. On peut commencer à comprendre que seule la lumière tombant sur la partie réfléchissante du miroir sera renvoyée (le triangle percé apparaîtra comme une ombre). On ne voit pas toujours bien cette ombre d'œillet sur le petit écran à 45° du laser. Il est préférable de faire une première collimation sans barlow ; en effet la zone centrale est zoomée, ça sera plus simple pour se situer ensuite dans ce que l'on voit avec la barlow. Également de faire ça dans un endroit un peu sombre. En touchant les vis du primaire on fait défiler l'ombre de l’œillet sur l'écran à 45° du laser, suffit de centrer cette ombre et c'est gagné. De façon pédagogique on peut construire un outil ; une cible percé d'un trou, pour laisser passer le faisceau allant vers le primaire. J'ai fait ça en 2min sous Word et l'ai imprimé sur du papier photo pour son côté résistant. Il faut alors le placer (en le tenant à la main) à l'entrée du PO ; ce qui est peu pratique avec un tube fermé. Mais peut devenir très intéressant si installé dans un passe-filtre sur un gros dobson serrurier ; on peut être au cul du télescope et manipuler les vis du primaire tout en contrôlant cette écran maintenu par un passe-filtre. Voilà ce que ça donne : Il suffit ensuite de régler avec les vis du primaire le centrage de l'ombre de l'œillet sur le trou de l'écran. (Les cercles concentriques imprimés aident à la tache). Chez moi l'œillet est un triangle ça ne change pas l'affaire ; ici on voit que la collimation n'est pas au top : un sommet du triangle dépasse plus que les autres des cercles concentriques imprimés. Pour placer cet écran c'est assez simple car si on se trompe, le trou n'est plus centré dans le PO et le faisceau laser est bloqué par l'écran puisqu'il ne tombe plus dans le trou. Aussi vous n'avez le retour de l'ombre de l'œillet que si vous êtes bien positionné ; c'est auto-contrôlé ! Mais enfin en pratique ça ne pourra intéresser que certains d'entre nous qui n'ont pas de tube plein et qui bricoleront un système pour fixer cet écran à l'entrée du PO lors des collimation. Cet outil est très pédagogique, je recommande de l'essayer même à ceux qui ne l'utiliseront pas. Changeons de barlow... Le laser powermaté L'idée c'est de ne pas trop étaler le faisceau du laser pour avoir un retour bien lumineux et visible sur l'écran à 45° du laser. Ce que l'on obtient avec la Powermate 4x. La 2,5x ne donne pas de bons résultats sur mon tube court (300 f/4) mais fonctionne bien sur une focale plus longue (type 400 f/4,5). Au final faut tester, peut-être d'autres barlows fonctionneront mieux. Ça dépend de votre focale instrumentale puisque plus le faisceau parcourt de distance plus il sera étalé. Le montage rien d'extraordinaire : Ce que donne l'étalement du faisceau : Notez que la zone couverte est bien plus petite qu'avec la Celestron 2x. De même on ne se tracasse pas pour centrer la lumière, même si ici il m'arrive de titiller un peu le laser pour plus ou moins centrer l'éclairage... Mais sans avoir besoin de s'appliquer. Voici ce que l'on récupère sur le petit écran du laser : Il s'agit en réalité uniquement de la partie centrale de l'œillet qui est réfléchie. Le reste étant en-dehors du champ de l'écran. Pensez donc à faire une première collimation "classique" et rapide si votre instrument est à l'ouest, car là on est zoomé sur le centre de l’œillet en quelque sorte. On peut arriver à faire défiler l'ombre de l'œillet (mon triangle) sur l'écran avec les vis de collimation. Bon mais le but du jeu c'est de centrer les anneaux d'interférence dû au petit trou central de l’œillet (heureusement qu'ils sont là, c'est une aide précieuse). Alors voila avec un chouia de tour sur une vis du primaire : Au final ici la collimation est une partie de plaisir, plus aucune erreur possible, toute incertitude, approximation est éliminée (surtout celle sur le centrage du spot dans l'œillet puisqu'elle touche à la collimation du primaire) seule reste* le retour du faisceau à centrer et c'est encore plus précis avec des anneaux concentriques sur une zone grossie (4~5x chez moi) correspondant au centre de l’œillet ! Espérant avoir apporté des pistes, des idées et surtout combattu les a priori sur les lasers faussés... Bon réglages... * reste également à s'assurer du centrage parfait de l’œillet sur le miroir primaire ; car tout dépend de lui ! N'hésitez pas à démonter le primaire, prendre une règle graduée et vérifier très précisément ce centrage. Vincent
  11. 2 points
    Bonjour à tous, Comme nous le savons tous, la réduction de focale pour le VA est indispensable!!! Une bonne réduction de focale et c'est un temps de pose divisé par 2,4,8 fois et j'en passe. Entre un telescope à F/D 6 et un F/D 2, le temps de pose est divisé par 9 avec un champ 3 fois plus grand. J'ai donc voulu faire cet article pour: - Mettre un peu de théorie sur la table et savoir comment fonctionne un réducteur de focale (RdF). - Énumérer les différents produits qui se trouvent sur le marché. Théorie: Un RdF est simplement une lentille convergente. Elle permet de diminuer la taille du faisceau qui arrive du télescope (de focale F). Le faisceau étant plus concentré on a donc l'impression, avec le même diamètre de capteur, d'avoir un champ plus grand. Voila pour le principe. Les RdF ont comme toute lentille, une certaine focale qu'on appellera f et qui est fonction de la courbure de la lentille. Donc forcément qui dit focale réduite, dit aussi lentille plus travaillée et donc plus chère (si de bonne qualité). Quelques formules: - Le RdF sera donc placé à une certaine distance (d) du capteur de la caméra et le coefficient de réduction K sera donc: K= 1 - d/f - Pour calculer la nouvelle focale du télescope on aura donc F'= K * F - Placer un RdF a aussi pour effet de rentrer le point focal du télescope, c'est à dire que la mise au point ne se fera plus au même point. La différence entre le point focal normal (sans réduction) et le nouveau point est appelé Backfocus (B). Il arrive (assez souvent) que lors de l'ajout d'un réducteur il faille aller chercher le point focal à l'intérieur du PO. On a donc B = d*f/(f-d) - d Les différents RdF: - SVbony ou équivalent chinois: f=70mm, 11€, mais je trouve d'une qualité pas terrible... et en plus monté à l'envers - TS Optics: f=85mm, 45€ , j'imagine de très bonne qualité - Kepler/GSO de PA: f=102mm, 25€ Une petite simulation du backfocus pour un telescope avec F=1200mm en essayant d'obtenir un K d'environ 0,4 (donc un F' d'environ 480mm): On voit que plus la focale du RdF est grande, plus il faut rajouter de l'espace (d) entre le RdF et le capteur, plus il faudra chercher loin le nouveau point focal (B croit). Donc ce que l'on peut économiser en achetant un RdF moins cher et de plus longue focale, on peut le perdre en ayant à rajouter des spacers entre le RdF et le capteur sans ajouter les complication d'aller chercher un point focal plus loin dans le PO et il faudra alors un adaptateur négatif... Sinon, pour le montage, @ouki a fait un très bon post avec des images: Et pour les adaptateurs négatifs:
  12. 2 points
    Observer 50 galaxies avec de simples jumelles 10x50: voici l'objet de ce petit guide d'observation. C'est un petit objectif que j'ai fini par me fixer à force de traquer de petites taches, me demandant combien de galaxies étaient visibles avec une petite paire de jumelles et ne trouvant la réponse nulle part. Il m'a fallu plusieurs mois pour parvenir à atteindre cet objectif depuis le fond de mon jardin, continuant en parallèle d'autres observations plus classiques avec télescope et lunettes. Et cette quête n'est pas terminée, j'ai le sentiment que l'on peut aller encore plus loin. Les cibles sont présentées en trois chapitres suivant leur niveau de difficulté purement subjectif: Facile, Moyen ou Difficile, sauf lorsque la commodité veut qu'elles soient regroupées comme pour les satellites de M31 ou le Trio du Lion. Un mot sur les conditions d'observation: elles ont toutes été réalisées depuis mon jardin, France, 43,8° de latitude Nord, dans un ciel de petite ville, parfois peu transparent mais toujours sans Lune. Je ne voulais pas que ces observations soient trop élitistes, mais accessibles au plus grand nombre. Quelles sont les cibles que vous pouvez voir? Je me garderai bien de le dire, vous seul détenez la réponse, il faut pointer et essayer! Un petit mot sur la technique: les jumelles sont fixées sur un trépied photo la plupart du temps mais pas que, il y a aussi eu des observations à main levée où le balayage est parfois d'un grand secours, bien sûr l'usage de la vision indirecte est nécessaire la plupart du temps. Je reprend l'échelle utilisée par les extrémistes du ciel profond: VD pour Vision Directe et VI pour Vision Indirecte, avec un indice de difficulté de 1 (facile) à 5. Même si vous n'avez pas de jumelles j'espère que ce guide pourra vous être utile, je crois qu'il constitue aussi un bon début pour attaquer les galaxies avec n'importe quel instrument dans la mesure où celles présentées ici sont les plus brillantes du ciel boréal, et donc en particulier dans les cieux plus affecté par cette satanée pollution lumineuse. Bonne lecture et bon voyage. Niveau de difficulté: Facile Ces galaxies devraient se révéler sans trop de difficulté dans vos jumelles, et sont un passage obligé avant d'envisager d'aller plus loin! M31 Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 3,4 Taille apparente: 191x62' La plus brillante et la plus grande des galaxies, immense classique aux jumelles. Sans aucun doute la plus facile de toutes, presque hors catégorie. Déjà visible à l'oeil nu même dans des conditions imparfaites, c'est d'ailleurs un bon repère pour évaluer la qualité du ciel. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Elle sied à merveille aux jumelles qui l'accueillent dans son intégralité. Même si elle demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante, M110 et M32 sont visibles, plus difficilement suivant les conditions. M110 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 21,9x11' Galaxie satellite d'Andromède et dernier objet du catalogue Messier, elle est dans de bonnes conditions aisément visible dès le premier niveau de vision indirecte -VI1- , largement séparée de M31 par une bande de ciel bien sombre. Elle même assez large, avec un centre plus brillant et un halo assez étendu en VI. Si elle ne naviguait pas en compagnie de la plus grande galaxie du ciel, elle aurait pu être à elle seule une galaxie majeure. M32 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 8,7x6,5' L'autre compagnon d'Andromède propose une variante bien différente de M110. Beaucoup plus proche du noyau de M31, elle arbore en VD1 un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En VI1 elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de mV 9,2. Elle reste cependant largement noyée dans l'immense halo de M31, sans quoi elle aussi aurait pu être individuellement une galaxie remarquable. M81 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9 Taille apparente: 26,9x14,1' Il est difficile de placer une galaxie en "deuxième" position derrière M31, tant cette dernière est hors-norme. Toutefois, parmi les prétendantes aux rang de cibles les plus faciles, M81 constitue un choix de premier ordre. Pour illustrer la différence visuelle avec la géante Andromède, considérez que M81 derrière une paire de 10x50 a sensiblement le même aspect que M31 à l'oeil nu! Différence à relativiser de part son éloignement bien plus important, à 12 millions d'années lumière. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose également un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte et s'ovalisant. M82 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x4,3' La compagne de M81 sans laquelle ce duo n'existerait pas offre une toute autre vision. Elle aussi visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet de l'identifier aisément. Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant M81. Ce couple peut être agrémenté d'un troisième membre bien plus difficile, la fugace NGC 3077. NGC 3077 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,5' Ce membre du Groupe M81 demandera un très bon ciel pour être détecté faiblement, en VI3 sous la forme d'une petite nébulosité ronde et compacte très proche de l'étoile brillante servant de jalon. D'ailleurs la proximité de cette étoile joue sûrement un rôle majeur dans la possibilité de la localiser, en pointant là où la galaxie doit apparaître pendant que la vision périphérique balaye la zone. Ce phénomène a été vérifié sur d'autres galaxies comme NGC 4494 ou NGC 3184, tandis que d'autres comme NGC 2768 de même calibre mais sans étoile proche sont restées invisibles, perdues dans un champ désespérément vide. Ce n'est donc pas le cas ici puisque M81, M82 et NGC 3077 entrent aisément dans un joli champ ponctué d'étoiles brillantes, le challenge reste d'attraper les trois simultanément! M51 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x6,9' Une autre célébrité galactique aisément visible aux jumelles même dans des conditions moyennes. Pas question ici de bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de la compagne de M51. NGC 5195 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,8x4,6' La petite galaxie en train de se faire dévorer par la géante M51: c'est elle. Un tout petit noyau plus brillant se démarque en VI2 devant le fameux halo en forme de poire qui baigne le couple, offrant une vision toute en retenue et en subtilité du drame qui se noue à 8 mégaparsecs de notre monde... M33 Constellation: Triangle Magnitude visuelle: 5,7 Taille apparente: 70,8x41,7' J'ai pris le parti de la classer parmi les galaxies "faciles", pour autant il ne faut pas se laisser abuser par sa taille immense -la deuxième plus grande après M31- et sa magnitude visuelle élevée. C'est sa magnitude surfacique particulièrement faible de 14,2 qui pondère sa facilité, et pouvant la faire basculer dans la catégorie "difficile" voire impossible dès que la transparence ou la noirceur du ciel ne sont pas de premier ordre. En revanche dans de bonnes conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu, qui convient parfaitement aux jumelles. Ce halo prend même ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Dans d'excellentes conditions, M33 peut être observée à l'oeil nu en vision indirecte! M101 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9 Taille apparente: 28,8x26,9' Une galaxie qui propose sensiblement la même problématique que M33: un magnitude visuelle élevée pouvant la faire paraître facile, mais une grande taille et une magnitude surfacique très faible -14,8- pouvant la faire disparaître dès que le ciel est moins bon. Dans de bonnes conditions, la vision directe de ce large halo parfaitement rond et d'une brillance uniforme est gratifiante. Toutefois si la galaxie n'apparaît pas spontanément dans le champ en balayant la zone, mieux vaut ne pas insister dans le cadre d'une première observation tant son aspect est déroutant et peut la faire passer totalement inaperçue, telle une petite M33 des mauvais soirs. M106 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 18,6x7,2' A mon sens une des galaxies les plus faciles et intéressantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, elle saute aux yeux sans se faire désirer. Le noyau brillant est entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible dès la VI1, la galaxie étant vue de profil. L'ensemble présente une taille respectable et une vision aussi plaisante que facile, celle d'une grande galaxie flottant sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles. M63 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 12,6x7,2' Encore une observation galactique facile et gratifiante, à mi-chemin entre Cor Caroli et M51. Une autre galaxie un peu isolée, qui se détache immédiatement en vision directe et propose un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Notez la petite étoile faible de mV 9,3 proche du bord N-E de la galaxie qui ré-hausse le tableau. M64 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 10x5,4' La galaxie de "l'oeil noir" ne révèlera pas son trait caractéristique mais propose une observation très facile, dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes l'encadrant. Facile à localiser entre la pointe de l'amas de Coma et l'étoile Alpha COM, elle se retrouve un peu isolée dans une zone du ciel où les cibles galactiques se bousculent. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que le premier niveau de vision indirecte suggère un faible halo. M49 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 10x8' Très facile à localiser dans une zone qui foisonne de nébulosités, située au milieu d'un segment de deux étoiles de magnitude 6. Par chance c'est aussi l'une des plus faciles du secteur, puisque la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M60 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8 Taille apparente: 7,4x6' Autre prétendante au titre de galaxie la plus facile de la Vierge avec M49, à vous de trancher! Vision directe facile pour cette galaxie plus compacte d'une brillance uniforme. Sans étoile brillante pour l'encadrer contrairement à M49, par contre il est très possible qu'en usant de la vision indirecte pour essayer d'élargir ce halo diffus vous attrapiez quelques tachouilles dans les parages! M59 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,4x3,7' 1 degré à l'Ouest de la brillante M60, elle se fait plus discrète, vue en VI1 d'aspect quasi-stellaire. M58 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,9x4,7' En poussant encore un peu plus à l'Ouest du couple M60-M59 on peut trouver cette discrète galaxie, peu d'intérêt visuel, vue en VI3 à VI2 en balayage. M66 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 9,1x4,2' Membre du fameux "Trio du Lion" le plus évident et qui devrait donc se révéler en premier. Le groupe est facile à localiser, à mi-chemin entre Theta LEO (Chertan) et Iota LEO, regroupé autour d'une étoile de 7e grandeur. Facile en vision directe, M66 propose un aspect diffus d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en VI1, s'étirant sur un axe N-S. Cette même vision indirecte devrait permettre de révéler sa plus proche compagne. M65 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 10x3' Deuxième membre le plus brillant du Trio, M65 se trouve plus proche de la petite étoile de mV 7, semblant pointer vers celle-ci. C'est en VI2 qu'elle devient évidente, plus discrète que M66 donc, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, un peu comme si elle était l'ombre de cette dernière. NGC 3628 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 15x3' Le troisième membre qui fait de l'ensemble un Trio se fait encore plus discret, malgré une magnitude à peine plus faible que celle de M65. La vision indirecte voire la méthode du balayage sont de rigueur pour la percevoir, ce qui est fait en VI3. Elle montre alors un pâle halo uniforme un peu allongé dans un rapport de 1/2 et perpendiculaire aux deux autres Messiers brillantes en-dessous. Ce n'est donc qu'une petite partie du bulbe central qui est vue ici, alors qu'une photographie révèle un tout autre aspect puisque c'est en fait la plus étendue du groupe. Une fois chacun des membres observé attentivement individuellement, il devient plus facile d'embrasser les trois dans une vision d'ensemble, en fixant par exemple la petite étoile de mV 7 au centre du groupe, c'est là tout l'intérêt d'observer ce Trio en très grand champ. NGC 2403 Constellation: Girafe Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 21,9x12,3' Il est de notoriété publique que nombre de galaxies absentes du catalogue Messier ont tout d'une grande. C'est sans aucun doute le cas de cette belle galaxie de la Girafe, loin des sentiers battus et qui gagne pourtant à être connue, en particulier aux jumelles. Comme sa position ne le laisse pas deviner, elle est membre du groupe de M81 et donc proche de nous à seulement 8 millions d'années lumière. Vue facilement et immédiatement en vision directe, étendue et allongée dans un rapport 1/3. Le centre est un peu plus brillant. Elle s'inscrit dans un fort joli champ d'étoiles brillantes qui l'encadrent. N'hésitez pas à faire le détour dans ce coin du ciel juste pour elle! Niveau de difficulté: Moyen On entre là dans la catégorie des galaxies qui se révèleront plus ou moins difficilement, le succès n'est pas garanti suivant les conditions. Un ciel suffisamment noir et une transparence correcte seront nécessaires. Voire les 7 étoiles de la Petite Ourse en vision indirecte me paraît le strict minimum pour s'aventurer ici! M94 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2 Taille apparente: 11,2x9,1' Sa magnitude visuelle pourrait laisser penser qu'elle mérite sa place dans la catégorie "facile", pourtant derrière une paire de jumelles elle n'est pas si évidente à identifier à cause de son aspect. Semblant facile à localiser entre Cor Caroli et Chara, il y a peu d'étoiles repères proches, le fond du ciel est bien clairsemé par ici et M94 peut très bien passer inaperçue à première vue. La faute à un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe. Il faut user de la vision indirecte pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, donnant à l'ensemble une forme ronde -la galaxie est vue de face- et compacte comme une étoile empâtée. M104 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8 Taille apparente: 8,7x3,5' Si elle n'était pas si basse dans le ciel elle aurait sans doute sa place dans le top 10. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la "galaxie du Sombrero" se voit largement atténué, bien que laissant percevoir relativement facilement en VI1 un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe E-O, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Pour se consoler, notez les deux jolis astérismes Stargate et Jaws qui l'accompagnent pour former un champ remarquable. NGC 3115 Constellation: Sextant Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 7,2x2,5' Une autre victime d'une position trop basse. Elle reste visible relativement facilement, en VI2 avec un coeur plus brillant d'aspect stellaire, et plus difficilement un début d'allongement du halo dans un axe NE-SO. NGC 2841 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 8,1x3,5' Un autre exemple typique d'une galaxie absente du catalogue Messier et pourtant plus brillante que certaines de la même constellation, et donc à ce titre visible plus facilement aux jumelles. Qui plus est facile à localiser dans la "patte avant" de l'Ourse. Vue en VI2, faible mais uniforme et allongée dans un rapport 1/2 à 1/3, contre une étoile proche à l'E et un peu au-dessus de mV 8,5. En utilisant la méthode du balayage elle est vue plus facilement en VI1. M85 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 7,1x5,5' Facile à localiser au milieu du segment reliant 24 COM -jolie double serrée possible à séparer aux jumelles par ailleurs- et 11 COM. Vue immédiatement en VD2 à VI1, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe NE-SO, uniformément diffuse. Vue par la suite en VD1, assez facile. M88 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,9x3,7' Vers la limite Sud de la constellation de Coma Berenices, là où les nébulosité galactiques se confondent avec celles de la Vierge. Vue en VI1, allongée rapport 1/3 à 1/4 sur un axe N-S, repérage et identification facilité par une étoile de 7e magnitude 1 degré à l'Ouest. NGC 4725 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,7x7,6' Avant de se lancer sur les difficiles NGC 4494 et 4565, abordées plus loin, il est plus sage de tenter NGC 4725, la plus à l'Est sur une même ligne que les deux précédentes. Plus facile des trois, vue immédiatement en VI1. Ovale, rapport 1/2, diffuse et uniforme. M96 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 7,6x5,2' Galaxie la plus brillante du "Groupe M96", sous le ventre du fauve. Plus difficile à pointer, moins d'étoiles repères dans ce secteur. Elle est vue en VI1, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. Une fois centré sur elle, trois autres membres accessibles aux jumelles pourront être localisés selon la qualité du ciel. M95 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 7,4x5' Un peu plus d'un degré à l'Est de M96, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord en VI3 en balayage, puis en VI2 fixe. Semble s'allonger? Etoile faible de mV 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. M105 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 5,4x4,8' Un gros degré au NE du couple M96-M95 peut être trouvé un autre membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord en VI3, faible et petite, elle est vue ensuite en VI2 puis VI1 en balayage, s'élargissant un peu. Dans de très bonnes conditions, il devient possible de discerner une petite galaxie très proche de M105. NGC 3384 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,5x2,5' Très proche au N-E de M105, à peine séparée de cette dernière et encore plus petite et plus faible. Vue en VI4 et en balayage, une cible très difficile donc qui se laisse désirer, mais la vision de se couple serré est intéressante. NGC 2903 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 12,6x6' Proche de la tête du Lion et très facile à localiser, cette galaxie est plus aisément observable que nombre de galaxies du catalogue Messier. Vue facilement en VD2 à VI1, déjà observée à main levée dans un ciel moyen. D'une brillance uniforme. De meilleures conditions devraient laisser deviner son orientation NE-SO. NGC 3521 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 11x5,1' Galaxie la plus australe du Lion visible aux jumelles, si elle n'était pas si basse elle supplanterait sûrement beaucoup de Messiers de cette constellation. Vue immédiatement en VI1 à VD2. Noyau brillant, et halo allongé sur un axe SE-NO et dans un rapport 1/3. Elle est plus facile que les galaxies du groupe de M96. M86 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 8,9x5,8' Membre le plus facile de la fameuse "Chaîne de Markarian". En fait de chaîne aux jumelles l'histoire se résume à une paire de nébulosités dont M86 est la plus évidente. Vue facilement en VI1, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible l'autre membre de la Chaîne accessible aux jumelles. M84 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 6,5x5,6' Très proche de M86 mais sensiblement plus difficile, ne s'est révélée qu'en VI3 et en balayage. Lorsque c'est chose faite la vision de ce couple d'aspect semblable, rondes et diffuses, est intéressante. M87 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 8,3x6,6' Plus isolée au sud du couple M86-M84 tout en étant relativement plus facile que M86 bien que moins étendue. Vue facilement en VI1. Ronde et uniforme. Ces trois dernières peuvent être observées simultanément à grand renfort de vision périphérique. M61 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 7,2x4,7' Facile à localiser à mi-chemin entre 16 VIR et 17 VIR. Vue en VI2 à VI3, diffuse et uniforme, ronde, à l'Est d'une étoile de mV 8. Niveau de difficulté : Difficile Bienvenue dans le monde de l'infime nébulosité, à l'extrémité des capacités des 10x50. Ici la vision décalée est de rigueur, la balayage souvent utilisé et les visions souvent peu gratifiantes, hormis la satisfaction de détecter des cibles très difficiles. La qualité du ciel est primordiale, voire les 7 étoiles de la Petite Ourse nettement en vision directe me semble le strict minimum pour s'y aventurer. M109 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,6x4,7' Très facile à localiser juste en-dessous de Phecda. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées à son S-E. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son S-E en VI3 trahissant la présence de cette timide galaxie. M108 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10 Taille apparente: 8,7x2,2' Une autre membre du catalogue Messier très délicate malgré un pointage facile depuis Merak. Vue en VI4, montrant malgré tout un allongement sensible pointant grossièrement vers Beta UMA dans un rapport de 1/3. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7e magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à M108. NGC 3184 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,4x6,9' Moins difficile que d'autres galaxies Messier de la Grande Ourse, NGC 3184 aurait pu sombrer dans l'anonymat si elle ne s'était pas trouvée dans un champ remarquable aux jumelles avec les brillantes Tania et dans une configuration proche d'une étoile de 6e magnitude la rendant aisée à localiser. Vue en VI2, relativement large, ronde et diffuse. NGC 2683 Constellation: Lynx Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 9,3x2,2' La galaxie la plus brillante du Lynx est à l'image de la constellation qui l'héberge: discrète. Pourtant le champ est remarquable avec les brillantes Sigma LYN. Son repérage est facilité par la présence de deux étoiles de mV 6 et 7, NGC 2683 formant un triangle rectangle avec ces dernières. Vue en VI3 et en balayage, attention à ne pas la confondre avec un petit groupe d'étoiles faibles de magnitudes 9 à 10 juste à l'Est. NGC 4125 Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,8x3,2' Le seule représentante du Dragon dans cette liste m'a pris un peu au dépourvu en se révélant plus facile qu'escompté, surgissant immédiatement en VI2 à VI1 en balayage -très bonnes conditions lors de l'observation. Très diffuse et un peu allongée, rapport 1/3. Une faible étoile de mV 10 très serrée est vue en sur-impression en VI3, une autre de mV 9,2 à 13' à l'E est utile au repérage. La distance de cette galaxie est à confirmer, mais les 71,8 millions d'années lumière annoncés selon les sources en font potentiellement l'objet le plus lointain observé avec mes 10x50. La lumière en serait ainsi partie tandis que des dinosaures broutaient dans mon jardin… Si elle se dérobe consolez vous avec le champ remarquable du groupe d'étoiles autour de Kappa DRA tout en variation de luminosités et de teintes. NGC 4494 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 4,8x3,5' Proche de l'amas de Coma Melotte 111 dont la pointe 17 COM -jolie double aux jumelles- donne la direction. Elle est facile à localiser juste en-dessous d'une étoile de magintude 7,9 et se révèle en VI2 sous la forme d'une petite boule diffuse. NGC 4565 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 15,8x2,1' En prolongeant dans la direction indiquée par 17 COM et NGC 4494, la galaxie de "l'Aiguille" ne montrera que le centre de son bulbe brillant en VI2. L'allongement peut être porté jusqu'à un rapport 1/4 en VI4, elle est difficile à localiser avec l'absence de jalons. NGC 4697 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 7,2x4,7' 4 degrés au sud de Porrima et un peu à l'écart des zones plus denses en galaxies des parages, elle n'en reste pas moins au niveau de certaines Messiers. Vue en VI3 et balayage, diffuse et allongée sur un axe E-O. M90 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 9,5x4,4' Vers le centre de l'amas Virgo, un peu isolée donc difficile à identifier, d'autant que l'intérêt visuel est très limité, faible nébulosité vue difficilement en VI4 et balayage. M99 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,7' Tout au Sud de la Chevelure de Bérénice, pointage facilité par 6 COM et une étoile de 6e magnitude qui la borde au N-E, sans quoi elle aurait pu passer parfaitement inaperçue. Vue en VI3 à VI2 en forçant un peu, ronde. M74 Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,5x9,5' Bien basse, déjà intrinsèquement discrète avec sa faible magnitude surfacique -14,4-, elle est très diffuse, son halo rond est confondu avec une étoile de magnitude 6,4 à l'avant plan. M83 Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5 Taille apparente: 12,9x11,5 Très très -trop- basse sous nos latitudes métropolitaines, sans quoi elle aurait pu figurer dans le top 5! L'absorption atmosphérique fait de gros dégâts, même lors de cette observation au méridien à 20° au-dessus de l'horizon Sud. Il en reste une pâle lueur ronde et uniforme mais très étendue, vue en VI2 à VI1. ------------------------------------------- Galaxies ayant été observées mais absentes de la liste, très difficiles: M89, M91, M100. Galaxies suspectées, devant être observées à nouveau pour confirmation: M98, NGC 2768, NGC 2976, NGC 4526, NGC 1023. Echec cuisant: NGC 891 Galaxies non observées mais au programme, candidates à l'entrée au Top 50 en remplacement d'une autre en fonction de leur intérêt: NGC 6946, M102, NGC 3607, NGC 4631, NGC 4449, NGC 5005, NGC 4490, NGC 4699, NGC 4636, NGC 4753, NGC 4429, NGC 5846, NGC 247, M77, NGC 1407, NGC 7331, NGC 253, NGC 288. Ce guide est donc amené a évoluer au fil des semaines, mois ou années, j'espère pouvoir le faire vivre et pourquoi pas l'agrémenter de quelques illustrations. Et maintenant pour aller plus loin? A la volée, 100 galaxies me paraît envisageable si on ajoute le ciel astral, un spot à 4000m d'altitude, des 10x50 de compétition à 6K€ ... Large. Un mot sur les ressources utilisées: -Pocket Sky Atlas -Interstellarum Deep Sky Atlas -Logiciel Stellarium -Wikipedia -Binoculars Highlights de Gary Seronik -Touring the Universe Through Binoculars de Phil Harrington -Les excellents catalogues de notre @'Bruno national que je remercie chaleureusement: Vous y trouverez les coordonnées et les magnitudes surfaciques des cibles présentes ici: http://www.astrosurf.com/bsalque/cpselect1.txt Bonnes observations à toutes et à tous. La suite sur le forum ici : https://www.webastro.net/forums/topic/162552-50-galaxies-aux-10x50-cest-le-top-50-gal/
  13. 1 point
    GLOSSAIRE TECHNIQUE ASTRO POUR DÉBUTANTS - INTRODUCTION - Ce modeste glossaire est destiné aux débutants qui désirent se familiariser avec le matériel et certains termes techniques couramment utilisés en astronomie amateur. Il ne prétend donc pas faire un inventaire complet, et reste ainsi volontairement limité à l'essentiel. Les mots suivis d'un astérisque (*) renvoient à une définition. Dernière mise à jour : 28/06/2020. Les photos pouvant être soumises à droit d'auteur sont sourcées. - A - aberration : en optique les rayons lumineux provenant de l'objet observé peuvent être déviés, altérés, aussi bien par les conditions atmosphériques que par l'optique et la mécanique d'un instrument, donnant une image non conforme. Les principales aberrations rencontrées en astronomie en général, et donc en astrophotogaphie, sont le chromatisme*, la coma*, et le vignetage*. achromatique (abrév. achro) : pour lunette achromatique : type simple et économique de lunette astronomique. Voir à lunette astronomique. Airy : figure d', tache d', disque d' : image de diffraction obtenue à l'oculaire*, en focalisant de façon optimale un point source lumineux, obtenue sur une étoile, révélant éventuellement un défaut de collimation* ou une autre cause grâce à des irrégularités dans la figure. On se sert donc de cette image dans le but de remédier, si possible, aux causes : moins les défauts révélés par la figure d'Airy seront prononcés, plus l'image sera proche du point source. Note : même si ces termes deviennent génériques, de manière stricte les termes de tache ou figure d'Airy s'appliquent à proprement parler aux réfracteurs, qui sont dépourvus d'obstruction centrale, sinon dans le cas des réflecteurs (télescopes) on devrait simplement parler d'image de diffraction. année-lumière ( abrév. A.-L.) : unité de mesure utilisant la distance parcourue en un an par la lumière. Note : les astronomes professionnels utilisent aussi le parsec*. apochromatique (abrév. apo) : type de lunette, de système optique, corrigeant tout ou partie du chromatisme*. Voir à lunette astronomique. araignée : système de fixation du miroir secondaire d'un télescope. Voir à secondaire*. Source : astroshop.fr ascension droite (abrév. AD : RA en anglais, Right Ascension) : donnée comprise dans le système de coordonnées équatoriales et horaires. L'autre coordonnée est la Déclinaison*. astram : familier, contraction de astronome amateur. astrophotographie : technique d'observation et de traitement logiciel d'images obtenues par une caméra numérique ou un appareil photo numérique (APN), tendant à remplacer la photo argentique. Synonyme : imagerie. Une caméra, ou un appareil photo, vient remplacer l'oculaire, couplée à un ordinateur pour enregistrer les images prises avec un temps de pose calculé selon la luminosité des objets. Les images devront ensuite être traitées sur ordinateur avec de puissants logiciels. On peut y inclure le visuel assisté*, qui est une forme d'astrophotographie très rapide. La photographie à poses de plus d'une minute environ exige une monture équatoriale, cette dernière compensant la rotation du champ. Les images d'un objet peuvent être uniques, ou bien empilées (empilement, ou stacking en anglais). Pour les longues poses, un complément de précision dans le suivi peut devenir nécessaire, ce qu'assurera l'auto-guidage*. Note : L'astrophotographie exige de longues poses pour les objets du ciel profond, et de ce fait demande une monture très stable sur-dimensionnée par rapport à l'observation visuelle, limitant la taille de l'instrument optique, et un très bon suivi* assuré par un Goto* performant, suivi éventuellement renforcé par l'auto-guidage. Elle exige aussi un travail de traitement numérique, après la séance sur le terrain, souvent long et complexe, demandant une connaissance approfondie du logiciel utilisé. auto-guidage : procédé complémentaire de correction du suivi. En astrophotographie longue pose, une légère dérive du suivi due à de minimes défauts mécaniques risque d'apparaître, que l'auto-guidage viendra corriger périodiquement. Il s'effectue à l'aide d'une seconde caméra montée sur une lunette-guide ou montée sur un diviseur optique, et couplée au logiciel de suivi. avi : format vidéo d'empaquetage (ou d'encapsulage), qu'on retrouve en informatique sous la forme d'un fichier. azimutal (abrév. AZ) : instrument, monture* mobile autour d'un axe horizontal et d'un axe vertical. Ex : monture azimutale. - B - barillet : support du miroir primaire d'un télescope. Le barillet, selon les modèles, fait reposer le primaire sur plusieurs points, afin d'atténuer au maximum la déformation du miroir par son propre poids, il devient donc un élément de plus en plus important selon la taille (et le poids) du miroir. Sur la photo on voit aussi les brides servant à retenir le miroir. Source : teleskop-express Barlow, lentille de Barlow : accessoire optique du nom de son inventeur, couramment utilisé, aussi bien en visuel qu'en astrophoto, augmentant le grossissement final en augmentant virtuellement la focale de l'instrument. L'accessoire contient une seule lentille dans le cas de la Barlow d'origine, ou plusieurs lentilles (pour notamment au passage corriger certaines aberrations en photo) dans le cas des extendeurs de focale qui en sont dérivés. Il faut savoir que cette lentille fait souvent partie intégrante des oculaires, notamment ceux de petite focale. De façon générique et consensuelle, on peut continuer de parler de Barlow pour les extendeurs de focale. La Barlow se loge dans le porte-oculaire comme un oculaire, et l'oculaire vient se loger dans la Barlow. Note : Selon les modèles, le grossissement obtenu est ainsi multiplié par 1,5X, 2X, 3X, 4X, ou 5X, sans altération de l'image si la Barlow est de qualité. Cet accessoire permet de ce fait de doubler le nombre de grossissements disponibles à moindre frais d'un set d'oculaires, et donne l'occasion de limiter le nombre d'oculaires, d'où son grand succès. Illustrations : 1. Televue 2X 2. Televue Powermate 4X 3. Celestron 2X 4. Explore Scientific 2X 1. 2. 3. 4. Sources :1.OU 2.OU 3.Clef des Etoiles 4. optique-pro barlowter : barbarisme souvent utilisé, par convention et simplification, pour désigner l'action d'ajouter une Barlow à un oculaire. Exemple : un oculaire barlowté. binoculaire : s'applique à un instrument possédant deux oculaires et deux réfracteurs jumelés parallèles, telles les jumelles. La tête binoculaire, par contre, est un accessoire optique supplémentaire qui utilise l'image d'origine unique d'un instrument classique, en la divisant en deux par un prisme. C'est un dispositif utilisant deux oculaires, comme pour les microscopes, se fixant au porte-oculaire d'un télescope ou d'une lunette, permettant un bon confort visuel, très apprécié par certains amateurs. Illustrations : 1. Binoculaire Televue Bino Vue 2. Jumelles Kepler 25x100 BT 3. Jumelles Vixen BT-81S-A 1. Tête binoculaire => 2. Jumelles astronomiques => 3. Jumelles astronomiques : Sources : 1.OU 2.OU 3. idealo.fr bonnette : rondelle de caoutchouc attachée autour de l'oculaire, servant à guider l'œil et à protéger des lumières extérieures. Tous les oculaires n'en possèdent pas. Source : Pierre-Astro brides : concerne le miroir principal d'un télescope, retenu par des brides afin d'éviter qu'il ne chute par retournement lors d'un transport. Note : les brides des miroirs des Newton ne doivent pas serrer le miroir, comme c'est le cas avec certains télescopes sortis d'usine, mais juste le retenir à un millimètre de distance, afin d'éviter toute déformation nuisible à la qualité des images produites, le miroir devant pouvoir se dilater et se contracter au gré de la T° ambiante. Il convient donc, si besoin, de « débrider » le miroir juste après achat en dévissant légèrement les brides. La photo montre un miroir primaire de Newton disposé sur son barillet, retenu par des brides de sécurité. Source : company7 - C - caillou : familier, désigne un oculaire*. calibration : opération complexe effectuée par les astrophotographes visant à optimiser les images obtenues par les capteurs et l'optique, en éliminant certains défauts. caméra : La caméra numérique, comme l'appareil-photo numérique (APN), est l'outil de base servant à l'imagerie en astrophotographie, dont fait partie le Visuel Assisté*. Elle offre, selon les modèles, des caractéristiques différentes en terme de sensibilité et de résolution (nombre de pixels, taille des photosites), et de champ (taille du capteur). Le choix de la caméra dépend du budget, du type d'objets à observer (planétaire ou ciel profond), de l'instrument optique utilisé. Elle peut être de type monochrome (noir et blanc) ou couleurs, refroidie ou non, de forme différente pour convenir au type de porte-oculaire. Les monochromes offrent davantage de sensibilité, par conséquent permettent des temps de pose plus courts. La caméra se place dans le porte-oculaire, en lieu et place d'un oculaire. Note : Les caméras puissantes diffusent de la chaleur pouvant nuire aux images, d'où l'existence de caméras à refroidissement intégré. Illustrations : 1. Atik Horizon II monochrome 2. ZWO ASI224 MM couleur 3. ZWO ASI533 MMC Pro couleur 4. Altaïr Hypercam 294C couleur 1. Caméra Atik type bâton => 2. Caméra ZWO => 3. Caméra ZWO (refroidie) => 4. Caméra Altaïr => Sources : 1. La Clef des Étoiles 2. Astroshop 3. Astroshop 4. altairastro.com carrousel : autre terme pour roue à filtres*. Cassegrain : type de télescope devenu générique, du nom de son concepteur, réduisant considérablement la longueur du tube, par rapport au système simple de Newton, mais paradoxalement, par un renvoi multiple de l'image, augmentant sensiblement la longueur focale* totale. L'image est renvoyée du miroir primaire par un miroir secondaire vers une ouverture au centre du même primaire, où se trouve le porte-oculaire. De nos jours une lame de fermeture est disposée à l'entrée du tube principal sur tous les systèmes Cassegrain, afin de corriger certaines aberrations optiques. Le simple Cassegrain d'origine a été amélioré au profit du Schmidt-Cassegrain* (abrév. SC) ajoutant une lentille (lame de Schmidt) à l'entrée du tube, avec, au fil du temps, des dérivés tels que le Maksutov, le Ritchey-Chrétien, le Dall-Kirkham. Note : ce système est très prisé mais coûteux, et pour l'amateur limite le diamètre à cause du poids et de la structure. De plus, l'obstruction* est plus importante que sur un Newton. Schéma : Source : wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex catadioptrique : nom générique, classe de télescope combinant miroirs et lentilles, tels le Schmidt-Cassegrain*, le Maksutov*, le Ritchey-Chrétien*, le Dall-Kirkham*. catalogue (d'objets) : il existe de nombreux catalogues, qui sont des listes d'objets répertoriés, en partie redondants (les objets peuvent se retrouver dans deux ou plusieurs catalogues), soit généralistes, soit spécialisés dans un type d'objets particulier, utilisés par la communauté scientifique et par les amateurs. Un même objet porte ainsi des noms différents. Exemple avec Messier 51, la Galaxie du Tourbillon, qui est aussi désignée par NGC 5194, PGC 47404, UGC 8493, etc.. Pour l'amateur, les catalogues utilisés sont principalement : - Messier (M) : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles (110 objets), - NGC : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, beaucoup plus complet que Messier, - SAO : étoiles, - HIP : étoiles, - HR : étoiles. En sus des catalogues précédents, pour les instruments plus importants (ou en astrophotographie) : - IC : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles (complète NGC), - UGC : galaxies, - PGC : galaxies, - Abell : amas de galaxies, - Caldwell (C) : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, - PK : nébuleuses planétaires. chaise d'observation : accessoire utile de confort lors des observations, à l'assise réglable selon la hauteur du porte-oculaire. Note : Il existe des chaises spécialement conçues pour l'astronomie, mais une simple chaise de repassage, moins coûteuse, peut faire l'affaire. 1. Chaise astro artisanale => 2. Chaise de repassage => Sources : 1. SD 2. Amazon champ : angle de vision offert par un instrument, un oculaire, donné en degrés. On distingue le champ réel et le champ apparent. L'oculaire vient finaliser l'image d'un instrument en donnant un champ réel variable selon ses caractéristiques et celles de l'instrument. Le champ apparent de l'oculaire est son angle de vision, qui peut varier selon les modèles de 40° environ à 120°. Note : on considère que le grand champ débute à 65°, ce grand champ apporte plus de confort en élargissant le champ de vision, mais il conviendra de ne pas sacrifier la qualité optique au champ. Important : par les lois de l'optique, plus le grossissement est grand, plus le champ réel (et la luminosité !) se réduit. chercheur : petite lunette, droite ou à renvoi coudé, à faible grossissement, fixée sur un instrument, servant à repérer une zone précise, ou directement l'objet convoité, avant d'utiliser l'instrument principal. Selon la formule optique du chercheur, l'image sera inversée ou redressée. Note : il utilise un réticule qui, selon les modèles, peut-être éclairé. De plus en plus, on lui préfère le viseur*, plus intuitif, mais ils peuvent aussi être complémentaires. 1. Chercheur éclairé droit => 2. Chercheur coudé 9X50 => Sources : 1.PO 2.Clef des Étoiles Cheshire : outil de collimation* du nom de son concepteur, extension de l'œilleton*, très souvent doté d'un réticule, à tube court ou long. Sa simplicité et son efficacité en font un outil de base très répandu et quasiment indispensable, servant à aligner les miroirs secondaire et primaire. Note : dans l'obscurité, le laser* de collimation* sera bien plus pratique mais pas forcément plus précis ni plus fiable. Le Cheshire est néanmoins utilisable dans l'obscurité, il suffit de faire passer de la lumière par l'ouverture sur le côté (cf photo). Cheshire long => Source : Astroshop chromatisme : aberration optique ajoutant des couleurs étrangères à l'image d'origine, due en premier lieu aux lentilles elles-mêmes d'un système optique, par conséquent dans les lunettes en astronomie. C'est le premier ennemi de tout système optique à lentilles (lunettes, jumelles, microscopes, etc...). Note : l'atmosphère, agissant comme un prisme bas vers l'horizon, peut aussi donner, cette fois de manière naturelle, du chromatisme aux étoiles et planètes situées proches de l'horizon. Les lunettes apochromatiques utilisent une formule optique élaborée (ajout de lentilles spéciales notamment), afin d'atténuer drastiquement les effets du chromatisme dû aux lentilles dans un système simple. En imagerie, on peut utiliser, de surcroît et si nécessaire, un correcteur de dispersion atmosphérique*. ciel profond (CP) : désigne les objets du ciel situés en dehors de notre système solaire. clarté : capacité d'un système optique de restituer la luminosité d'un objet : instrument, oculaire, Barlow, etc... Le maximum de clarté est recherché, gage de la qualité des lentilles. coating : terme anglais signifiant traitement (chimique), étape très importante dans la fabrication, assurant les améliorations des lentilles d'oculaires, de Barlow, de lunettes, etc.... Par exemple, un bon traitement contribue à éviter ou à atténuer les réflexions internes des lentilles provoquant du vignetage*. Un bon traitement coûte cher à la fabrication, et se retrouve par conséquent dans les optiques haut de gamme. collimation : opération essentielle, incontournable, consistant à aligner les miroirs secondaire* et primaire* des télescopes, en vue d'optimiser les images obtenues par l'instrument. Après un transport et juste avant une séance d'observation, l'opération doit être effectuée ou vérifiée sur le terrain, surtout pour le miroir primaire. Note : les tutoriels sur l'Internet sont nombreux, et les outils tels que l'œilleton*, le Cheshire*, le laser*, d'autres systèmes, sont à prévoir, isolément ou en combinaison. La collimation peut être effectuée ou vérifiée sur étoile, réelle ou artificielle. Très important : En premier lieu, une bonne collimation dépend aussi de toute la chaîne mécanique en amont : porte-oculaire, réducteur, araignée du secondaire, barillet du primaire, outils, et doit permettre de renouveler facilement l'opération à chaque sortie. Il faut donc des accessoires fiables et de qualité, de bons usinages, de bons serrages, afin d'assurer un alignement fiable des éléments, qu'ils soient mécaniques ou optiques. coma : type particulier d'aberration optique, déformant les images. Selon la focale de l'oculaire, ou en astrophoto, en rapport avec l'instrument utilisé, la coma peut être amplifiée au point de devenir gênante. Les étoiles prennent alors la forme dite de mouette, de façon de plus en plus accentuée au fur et à mesure qu'on se rapproche de la périphérie de l'image. Des correcteurs de coma, outils optiques de différents types, existent dans le commerce, pour pallier cet inconvénient. On remarque sur la photo ci-dessous que la coma augmente en s'éloignant de l'axe (source : Bertorello) : Correcteurs de coma => Sources : 1.OU 2.OU 3.astroshop.fr contraste : capacité d'un système optique à faire ressortir l'image par rapport au fond du ciel, et/ou des détails supplémentaires à partir de l'image principale, des couleurs. Le contraste fait partie des qualités recherchées chez un oculaire. Indépendamment, les filtres* permettent d'accentuer le contraste de certains objets, notamment les nébuleuses, par rapport au fond du ciel, et/ou de faire ressortir certains détails de l'objet lui-même. correcteur de dispersion atmosphérique : en imagerie, accessoire qui permet de corriger la dispersion de la lumière des astres lorsqu’ils passent à travers notre atmosphère, cette dernière agissant comme un prisme. Source : OU coulant : ouverture permise par le porte-oculaire. Le diamètre est exprimé en pouces (") ou en millimètres. De nos jours, il existe deux coulants principaux pour les instruments amateurs : le 2" soit 50,8mm, et le 1 1/4", ou 1,25", soit 31,75mm, avec les oculaires existant aux deux coulants. Les autres accessoires, comme les filtres, correcteurs, Barlows, lasers, existent de ce fait aux deux coulants. Note : les porte-oculaires sont le plus souvent équipés d'origine en 2", plus d'un réducteur permettant d'insérer des oculaires au petit coulant. Le grand coulant permet aux oculaires d'exploiter un champ apparent* large et très large à moyen et faible grossissement, et devient même nécessaire à partir d'un certain seuil, mais au détriment de la taille, du poids, et du coût. À grossissement moyen et surtout fort, le petit coulant est suffisant vu l'étroitesse de l'image obtenue. La première photo montre un oculaire Explore Scientific à champ apparent large de 82° de petite focale qui donnera un grossissement assez fort, utilisant le petit coulant qui est suffisant, la deuxième photo montre un oculaire Explore Scientific de 82° également, mais de grande focale, ainsi le champ réel obtenu oblige à exploiter toute l'ouverture du porte-oculaire, d'où l'utilisation du grand coulant. Noter la différence de taille. 1. Oculaire coulant 31,75mm => Oculaire coulant 50,8mm => Sources : 1.ES 2.ES CP : abrév. de ciel profond*. Crayford : du nom de son concepteur, type de porte-oculaire* utilisant la friction, et non pas une crémaillère. CROA : Compte-Rendu d'Observation Astronomique, rédigé par les astronomes amateurs sur les sites astronomiques amateurs, désirant témoigner de leur soirée, décrivant les objets observés, en vue d'échanges et de partages, d'idées d'observations, etc... - D - dark : type d'image spécifique obtenue en imagerie*. Cf Astrosurf Dall-Kirkham : type de télescope Cassegrain proche du Ritchey-Chrétien*, sophistiqué, composé d'un miroir primaire elliptique et d'un miroir secondaire sphérique. Instrument de type catadioptrique*, utilisé pour le visuel et en astrophotographie. Illustrations : 1. Takahashi Mewlon de 210mm 2. PlaneWave de 350mm Vue éclatée de Dall-Kirkham => Source : dark-star.it 1. Dall-Kirkham => 2. Dall-Kirkham de type Serrurier => Source : 1. maisondel'astronomie 2. optcorp.com débridage : action de débrider un miroir primaire, voir à brides*. déclinaison (abrév. DEC) : l'autre coordonnée équatoriale et horaire avec l'ascension droite*. dégagement, pour dégagement oculaire : traduction officielle de l'anglais eye relief*, exprimant en millimètres la distance maximale entre la lentille d'un oculaire et l'œil permettant d'embrasser tout le champ une fois la mise au point effectuée. Synonymes : tirage d'anneau, recul d'œil. Note : un dégagement de 20mm est une norme pour les porteurs de lunettes désirant garder celles-ci pour observer, mais il est aussi un élément de confort pour beaucoup d'observateurs observant sans lunettes. Un dégagement important entre environ 16 et 20mm sera par conséquent considéré comme un élément de confort sur les oculaires, surtout s'il est réglable comme sur les oculaires haut de gamme. diamètre : le diamètre d'un instrument est le diamètre de son ouverture, à savoir celui de la lentille frontale d'un réfracteur, ou du miroir principal d'un télescope. On exprime le diamètre en millimètres ou en pouces ("). 4" = 100mm 6" = 150mm 8" = 200mm 10" = 250mm 12" = 300mm 14" = 350mm 16" = 400mm 18" = 450mm 20" = 500mm 22" = 550mm 24" = 600mm Note : plus le diamètre est important, plus il reçoit de la lumière, et plus on peut grossir l'image, de même que plus la résolution* est importante, le tout permettant de voir davantage d'objets et de détails. Mais plus le diamètre est important, plus le coût, le poids, et l'encombrement, augmentent, et ce de façon exponentielle. diamétrite : terme humoristique de connivence, addiction inventée pour se moquer gentiment des astronomes amateurs achetant frénétiquement des instruments au diamètre à chaque fois plus grand. diviseur optique (DO). Accessoire de guidage pour l'astrophotographie, qui utilise un prisme qui intercepte une petite portion de la lumière au niveau du plan focal de l'instrument (télescope ou lunette), de manière à viser une étoile guide sans empiéter sur le champ de la caméra. Ainsi, on peut monter, en parallèle de l'instrument principal équipé d'une caméra, une autre caméra servant à augmenter la précision du suivi (cf auto-guidage). Illustrations : 1. DO i.nova nu, 2. DO ZWO équipé de ses 2 caméras Source : 1.M42 Optic 2. Loisirs-plaisirs Dobson : du nom de son concepteur, type de monture* très simple, économique dans sa version d'origine manuelle, et stable, azimutale*, sur laquelle on dispose un télescope de type Newton, au départ destinée à être construite soi-même. Par extension de langage, désigne aussi l'ensemble de l'instrument : un Dobson = un Newton monté sur monture Dobson. Familièrement, on parle d'un Dob. Note : ce système à l'origine artisanal a permis de démocratiser considérablement, aux USA à ses débuts dans les années 50 et 60, la construction artisanale amateur des télescopes. Par la suite les fabricants se sont emparés de ce marché, et à présent dans le commerce on trouve des montures manuelles, ou avec système de repérage informatisé des objets PushTo*, ou même GoTo*. Le GoTo sur Dobson ne permet pas la photo longue pose comme sur les montures équatoriales, à cause de l'impossibilité de compenser la rotation du champ, mais permet néanmoins des photos courte pose, par exemple pour le planétaire, ou pour le visuel assisté* utilisant des caméras ultra-sensibles. Cette monture Dobson permet de disposer de grands diamètres, notamment des 300mm, 400mm, et bien plus, impossibles à monter sur des montures équatoriales, démocratisant ainsi les grands diamètres pour le grand public, et permet également d'acquérir les petits et moyens diamètres à faible coût, surtout en mode manuel, mode gardant beaucoup d'adeptes pour sa simplicité. Illustrations : 1. Monture Dobson Goto Skywatcher 2. GSO Deluxe de 300mm 3. Orion XX GoTo de 350mm 4. Skywatcher Flextube GoTo de 300mm 5. Sud Dobson Classic de 400mm 1. Monture Dobson Goto : 2. Dobson manuel tube plein de série 3. Dobson GoTo Serrurier de série => 4. Dobson semi-Serrurier GoTo de série : 5. Dobson manuel artisanal => Sources Dobson : 1.Pierro Astro 2. Photo personnelle 3. Clef des Étoiles 4. Astroshop 5. SD - E - EAA, pour Electronic Assisted Astronomy, équivalent anglais de Visuel Assisté*. équatoriale (abrév. EQ) : voir monture*. empilement : terme français pour stack/stacking : : technique utilisée en imagerie, consistant à empiler des photos pour en accroître la définition et la luminosité, avec l'aide de logiciels spécialisés. Un stack est une des photos empilées. extendeur de focale : (barbarisme, traduction littérale de l'anglais focal extender) accessoire utilisant une formule optique augmentant la focale d'un instrument, très proche de la Barlow* mais plus complexe, utilisant une ou plusieurs lentilles supplémentaires, afin de contrer certaines aberrations, notamment en photographie. eye relief : terme anglais traduit en optique par : - dégagement (oculaire), - tirage d'anneau (terme technique), - relief d'œil : hélas usité mais à proscrire car erroné. On peut aussi traduire de manière consensuelle, informelle, par : - recul d'œil. - F - figure d'Airy : voir à Airy. filtre : accessoire optique d'importance servant à révéler des détails des objets en isolant une ou plusieurs raies d'émission, augmentant ainsi le contraste. Il en existe de très nombreux, aussi bien en visuel qu'en astro-photographie. Ils se fixent sur l'oculaire, sur la Barlow, ou sur le réducteur* du porte-oculaire*. Ils peuvent aussi être disposés à plusieurs sur des porte-filtres*, telle la roue à filtres*, ou la barrette à filtres. Les plus couramment utilisés sont : - l'UHC, parfait pour une bonne moitié des nébuleuses, en améliore beaucoup d'autres, - l'OIII, parfait pour un bon tiers des nébuleuses, moins universel que l'UHC pour les autres, - le H-bêta, pour quelques objets, - le filtre polarisant, pour la Lune, - le filtre solaire, pour l'observation du Soleil, - les filtres colorés (guère utiles et même le plus souvent inutiles), pour l'observation des planètes, - le filtre anti-pollution, - l'UV et l'IR en imagerie. Il existe aussi une classe de filtres spécialement étudiée pour l'observation du Soleil. 1. Filtre OIII en 2" 2. Filtre CLS (compense la pollution lumineuse) Sources : 1.Astroshop 2. Astroshop flat : type d'image spécifique obtenue en imagerie*, en français Plage de Lumière Uniforme (PLU). focale : pour distance focale : distance séparant le plan principal objet du foyer objet. focale d'instrument, focale d'oculaire. La focale de l'instrument correspond à la distance parcourue, pour simplifier, entre l'image au foyer d'un télescope ou de la lentille d'un réfracteur, et le porte-oculaire. Plus la focale d'un instrument est grande, plus le grossissement* obtenu sera important, à oculaire de même focale. À l'inverse, plus la focale d'un oculaire est grande, moins le grossissement sera important, à instrument de même focale. Note : un Newton dit de 300/1500 a une focale de 1500mm (et un diamètre de 300mm). Son rapport de focale est donc : 1 500 (la focale) divisés par 300 (le diamètre), donc 5, qu'on écrira f/5. Un oculaire de 24mm a simplement une focale de 24mm. Schéma lunette : Schéma télescope Newton : Source : astronomie-amateur.sophie - G - GMT, pour Greenwich Mean Time : heure exacte au fuseau horaire de Greenwich. GoTo : To go to = aller vers. Système informatisé permettant le pointage automatique des objets, ainsi que le suivi* compensant la rotation de la Terre, utilisant une banque de données, et pilotant les deux moteurs d'une monture (en déclinaison et en ascension droite). Note : ce système équipe les montures motorisées, équatoriales ou Dobson, mais les photos longue pose, notamment du ciel profond, ne sont possibles que sur les équatoriales. Sur les Dobson GoTo, la photo planétaire, et le visuel assisté*, n'exigeant des temps de pose de plusieurs secondes à quelques minutes, sont néanmoins possibles. Il permet aussi, en simple mode visuel*, d'assurer le pointage et le suivi* confortable des objets. grossissement (G ou Gr) : obtenu par les oculaires, en fonction de leur focale* et de celle de l'instrument. Exemple : un Newton de 200/1200, avec un oculaire de 10mm, donnera un grossissement de 120X, par la formule simple : 1200mm divisé par 10mm. La Barlow*, quant à elle, allongera de surcroît la focale de l'instrument, on peut ainsi jouer sur les deux. Note : le grossissement doit être choisi en fonction des possibilités de l'instrument, de l'objet (magnitude), des détails qu'on cherche à voir, et des conditions atmosphériques (pollution lumineuse, humidité, turbulence). Plus on grossit, plus le champ réel et la luminosité diminuent, et plus on sera limité par les conditions atmosphériques. Le grossissement maximal pratique d'un instrument du commerce de qualité, par très bon ciel, se situe aux environs de 1,5X le diamètre pour un télescope, 2X pour une lunette. Il convient de disposer d'un étagement de grossissements, obtenus par un set d'oculaires et éventuellement une Barlow*, progressif et régulier. Le nombre de grossissements disponibles peut varier selon le goût de chacun, mais trop de grossissements devient inutile et même contre-productif (perte de temps sur le terrain), 4 à 8 grossissements au maximum disponibles sont une bonne fourchette. GTR : Grande Tache Rouge de Jupiter. - H - hélioscope : dispositif ajouté à un instrument, permettant l'observation du Soleil. Note : plusieurs techniques existent : par projection sur une surface, ou en vision directe grâce à un prisme de Herschel, dont 5% de la lumière sont renvoyés à 45°, filtrés, dans un oculaire. Prisme de Herschel : Source : Astroshop - I - IC : pour Index Catalogue, catalogue de plus de 5 000 objets venant compléter le catalogue NGC*. imagerie : désigne le domaine de l'astrophotographie numérique et de son traitement. Voir à astrophotographie*. IR : pour infra-rouge. - J - Juju : terme familier pour désigner Jupiter. jumelles : la plupart des jumelles classiques terrestres peuvent convenir à l'astronomie, mais au-delà d'un grossissement de 10X, l'usage d'un trépied ou d'une monture spécifique s'impose. Leur faible grossissement limite le nombre d'objets accessibles, mais il permet d'embrasser un très large champ, et peuvent aussi servir d'outil de repérage d'une zone du ciel en complément de l'instrument principal. Une classe de jumelles au diamètre et au grossissement plus importants est spécialisée dans l'astronomie. Voir à binoculaire*. jupe : a) jupe d'oculaire : partie de l'oculaire venant coulisser dans le porte-oculaire ; b ) jupe de Serrurier : pièce de tissu enveloppant le corps de l'instrument formé par les tubes, protégeant ainsi les miroirs de la poussière et des lumières parasites alentour. - L - lame de Schmidt : dans les télescopes Schmidt-Cassegrain*, c' est une lentille correctrice utilisée pour corriger l'aberration géométrique, placée à l'entrée du tube du télescope. lampe frontale : accessoire utilisé par tous les amateurs la nuit, permettant de garder les mains libres, disposant le plus souvent de l'option lumière rouge limitant l'éblouissement (pour soi et les autres alentour). Certaines lampes sont équipées d'un variateur pour atténuer au maximum la lumière selon l'utilisation. Source : la-lampe-torche.com laser : en astronomie amateur, outil de collimation*, ou de démonstration pour pointer des emplacements d'objets* dans le ciel, ou encore utilisé comme pointeur/viseur* quand il est fixé sur un instrument (comme sur un canon de fusil de chasseur). Note importante : la législation française de Juillet 2013, hors autorisation spéciale, interdit l'usage des lasers supérieurs à la Classe 2, soit d'une puissance supérieure à 1mW. Le laser de collimation pourra souvent se substituer au Cheshire ou à l'œilleton, mais ne saurait les remplacer définitivement. Illustrations : 1. Baader Mark III 2. Howie Glatter au coulant de 31,75mm 3. Pointeur Maymoc 1. Laser de collimation => 2. Laser de collimation => 3. Laser pointeur/viseur sur support => Sources photos lasers : 1. FLO 2. Astroshop 3. Amazon lunette astronomique : réfracteur* dédié à l'astronomie, dont le diamètre débute vers les 60mm, et peut aller, en amateur, jusque 180mm, très rarement davantage pour des raisons de coût exponentiel et de contraintes de poids. Les lunettes sont classées en achromatiques et en apochromatiques. Note : contrairement à ce que pourrait laisser croire ce terme, une lunette achromatique laisse encore passer beaucoup de chromatisme*, surtout à courte focale, malgré un traitement des lentilles, au contraire de l'apochromatique qui tente aussi de l'éliminer mais de manière beaucoup plus significative au moyen de lentilles et traitements supplémentaires. Parmi les apochromatiques, le nombre et la qualité des lentilles peut varier d'une marque ou d'une gamme à l'autre, avec par exemple des modèles dits semi-apochromatiques, doublet ou triplet (deux ou trois lentilles apos), faisant varier le prix final. Une classe de lunettes, fort onéreuse, est spécialisée dans l'observation et la photographie du Soleil. Illustrations : 1. Bresser 90mm (AR-90/900 sur EXOS1/EQ4) 2. Sky-Watcher 120mm (120/600 sur monture AZ3) 3. Sky-Watcher 120mm (120ED sur AZ-EQ6) 4. Sky-Watcher 120mm (Esprit 120ED sur NEQ6) 5. Lunt Ha 60mm 1. Lunette achro sur monture équatoriale manuelle : 2. Lunette achro sur monture azimutale => 3. Semi-apo Doublet GoTo => 4. Apo Triplet GoTo => 5. Lunette pour le Soleil => Sources photos lunettes : 1.Bresser 2.OU 3.OU 4.OU 5. OU lunette-guide : petite lunette, ou chercheur optique, disposée en parallèle de l'instrument principal, utilisée en astrophotographie pour augmenter la précision du suivi assuré par la monture. Elle est ainsi elle-même équipée d'une caméra prise en charge par le logiciel de suivi. Voir à auto-guidage. - M - magnitude : mesure la luminosité des objets, étoiles, planètes, nébuleuses, comètes, galaxies, etc... . Il existe plusieurs types de magnitude : la magnitude absolue, la magnitude apparente, la magnitude surfacique. La référence prise en compte en mode visuel (œil, oculaire) est la magnitude apparente. La référence prise en compte en astrophotographie est la magnitude surfacique ou apparente, selon l'objet. La référence est l'étoile Véga qui a une magnitude apparente de zéro en magnitude apparente. L'échelle est inversée : plus le chiffre de magnitude est élevé, plus l'astre est faible. Une étoile plus brillante que Véga aura une magnitude négative, une moins brillante aura une magnitude positive. Quelques exemples : L'Étoile Polaire a une magnitude apparente de 2. Sirius, beaucoup plus lumineuse, a une magnitude apparente négative de -1,46, mais très peu d'étoiles ont une magnitude négative. La Nébuleuse de la Lyre a une magnitude beaucoup plus faible de 9,7. La galaxie Messier 82 a une magnitude de 8,4, donc est un peu plus lumineuse que la nébuleuse de la Lyre. Note : l'œil humain parvient à la magnitude apparente de 6,5 si très bon ciel. Un télescope de 200mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 13 environ. Un télescope de 300mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 14 environ. Un télescope de 400mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 15 environ. La différence par les chiffres entre ces magnitudes atteintes peut paraître faible, mais elle est importante dans les faits : le nombre d'objets et de détails perçus supplémentaires est très important d'une magnitude à l'autre. Maksutov : du nom de son concepteur, désigne un télescope du type Cassegrain*, plus exactement proche du Schmidt-Cassegrain, dont la lame de Schmidt a été remplacée par un verre de type ménisque. Sa formule optique, néanmoins, limite le diamètre possible à 200 ou 250mm. C'est un instrument de type catadioptrique*, utilisé en visuel et pour la photographie. Illustrations : 1. Schéma du Maksutov-Cassegrain 2. Maksutov Skywatcher 150mm (MC 150/1800 SkyMax NEQ-5 Pro SynScan GoTo) 3. Maksutov Celestron100mm (NexStar 4 SE GOTO) 1. Schéma 2. Maksutov 150 Goto => 3. Maksutov 100 Goto => Source : 1. wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex 2. Astroshop 3. laclefdesetoiles manuel, pour mode manuel : technique, ou pratique d'observation utilisant une monture dépourvue de moteurs d'assistance, ou pourvue de moteurs débrayés. Les mouvements importants seront obtenus en poussant/tirant l'instrument sur sa monture. Les mouvements fins seront possibles sur une monture équatoriale en manipulant deux flexibles, sur une monture Dobson la base (rocker box) offre une souplesse suffisante les permettant en manipulant doucement l'instrument. Note : malgré l'utilisation croissante de la technologie, cette pratique garde beaucoup d'adeptes pour le côté simple, intuitif, économique, rapidement mis en place sur le terrain, et aussi pour le simple plaisir de la recherche des objets. Messier (M) : catalogue du célèbre astronome français du XVIIIème siècle, regroupant 110 objets, parmi les plus lumineux du ciel et donc parmi les plus accessibles avec des instruments modestes. miroir : deux miroirs différents équipent le télescope : le miroir primaire* où l'image arrive (foyer), et le miroir secondaire* qui renvoie cette image vers le porte-oculaire, => voir ces définitions. Dans la formule la plus simple du télescope, le Newton, le miroir primaire est concave, et le miroir secondaire est plan. Note : Élément primordial du télescope, la qualité du miroir primaire de série a fait des progrès au fil du temps, mais ne saurait rivaliser avec la plupart des produits artisanaux. Il existe très peu de marques différentes en grande série. Trois éléments essentiels caractérisent la qualité d'un miroir : sa réflectivité, sa régularité de surface, sa rugosité de surface. La photo montre un miroir primaire de Newton disposé sur son barillet, retenu par des brides de sécurité. Source : company7 Mise Au Point (MAP) : permet d'obtenir la netteté avec le porte-oculaire. Mise En Station (MES) : technique d'alignement de la monture sur le Nord pour les montures, en manuel sur les équatoriales pour n'avoir qu'à utiliser un seul flexible juste pour compenser la rotation terrestre, et sur tous les types de monture pour le Goto*, le Pushto*, ou une table équatoriale*, pour initialiser le système. microfuser : terme anglais, en français système de micro-mise au point, démultiplicateur disposé sur le porte-oculaire* provoquant un réglage fin de la mise au point (MAP*). On retrouve ce système sur les microscopes. monture : support mobile d'un instrument. Élément très important d'un instrument, il en existe plusieurs types : équatoriale (EQ), azimutale (AZ), à fourche, de type Dobson, etc. Voir ces définitions. Pour des raisons de stabilité et de confort, la monture est un élément à ne pas négliger, surtout en astrophoto où elle devra même être sur-dimensionnée pour être efficace. La monture Dobson est une monture azimutale. Note : une monture peut être manuelle, ou disposer d'un ou plusieurs moteurs servant à pointer un objet rapidement (système GoTo*), et/ou à compenser la rotation terrestre (suivi*). Illustrations : 1. Équatoriale SW EQ3.2 2. Équatoriale SW NEQ6 Pro Goto 3. Azimutale AZ3 4. Monture à fourche Omegon 5. Monture à fourche Goto (CPC 925 GPS Celestron) 6. Monture Dobson Goto SW 1. Monture équatoriale => 2. Monture équatoriale Goto => <= 3. Monture azimutale 4. Monture à fourche => 5. Télescope SC sur monture à fourche Goto => 6. Monture Dobson du commerce => Sources montures : 1. Astroshop 2. Ppromo Optique 3. Astroshop 4. Astroshop 5. astronome.fr 6. Pierro Astro - N - neutralité des couleurs : capacité d'un système optique, instrument, oculaire, à restituer une image sans dénaturer les couleurs originelles. Caractéristique contribuant à évaluer la qualité d'un oculaire, d'un instrument optique. Newton : du nom de son illustre concepteur, désigne un télescope de la conception la plus simple et le plus économique qui soit, avec un miroir primaire réfléchi par un miroir secondaire. Note : à côté du Newton classique à tube plein, on trouve à présent des structures démontables, du nom de Serrurier.* Skywatcher commercialise aussi une version hybride coulissante et démontable avec sa gamme Flextube, le type est dit semi-Serrurier. Voir aussi à Dobson*. Illustrations : 1. Schéma du Newton 2. Skywatcher 200mm 3. Orion 200mm 4. Explore Scientific 400mm 2. Newton 200/1000 sur monture équatoriale : 3. Newton 200/1200 sur monture Dobson => 4. Newton Serrurier 400/1800 sur Dobson : Sources : 1. optroastro.fr 2. Astroshop 3. Astroshop 4. Astroshop NGC : pour New General Catalogue, catalogue de divers objets célestes : galaxies, nébuleuses, amas d'étoiles. Englobe le catalogue Messier. NL : pour Nouvelle Lune. nomade : pour observation en mode nomade. Se dit des observations effectuées par des astronomes amateurs observant en dehors de chez eux et emportant leur propre matériel. - O - objet : de manière non pas péjorative, mais simplement générique, se dit de tout astre et sujet d'observation céleste : planète, nébuleuse, étoile, amas d'étoiles, galaxie, comète, etc.… Les objets sont répertoriés, classifiés, dans des bases de données et dans des catalogues*, voir ce mot. obstruction : partie de l'image d'un télescope occultée en petite partie par le miroir secondaire situé au milieu renvoyant l'image. Elle se calcule en %. oculaire : accessoire pourvu d'une ou de plusieurs lentilles, venant se fixer dans le porte-oculaire. Il permet de donner une image lisible pour l'œil, et selon sa focale*, de donner des grossissements différents. Note : deux principaux coulants* différents coexistent actuellement, le 2" (50,8mm), et le 1" 1/4 ou 1,25" (31,75mm), voir à coulant*. Les oculaires varient fortement en taille, focale*, champ*, dégagement*, et qualité. Plus la focale est petite, et plus le grossissement obtenu sera élevé. Par ailleurs, il existe une classe d'oculaires dits zoom, à focale variable, offrant ainsi un Grossissement variable. La qualité d'un oculaire est déterminée par son piqué*, sa clarté*, son contraste*, sa neutralité* des couleurs, etc... Important : l'oculaire n'est que l'élément final de l'optimisation de l'instrument : les qualités d'un oculaire ne seront pleinement exploitables que si toute la chaîne mécanique et optique est optimisée, et si les conditions atmosphériques sont bonnes. Illustrations: 1. SW 12,5mm - Televue 15mm 2. SW 23mm UWA - Pentax 10mm - Delos 14mm - ES 6,7mm 82° 3. Baader Mark IV 1. Oculaires Plössl => 2. Oculaires classiques=> 3. Oculaire Zoom => Sources 1. Oculaires Plössl : OU - OU 2. Oculaires classiques : OU - OU - OU- ES 3. Oculaire Zoom : laclefdesetoiles.fr œillet : petite rondelle collée au centre du miroir primaire*, servant de repère pour procéder à la collimation*. œilleton : outil de collimation* rudimentaire qu'on dispose à la place d'un oculaire*, simple bouchon percé d'un petit trou en son centre. Source : astronome.fr OS : pour Operating System, en français système d'exploitation*. - P - pare-buée : accessoire généralement en mousse plastique souple, de forme cylindrique, se fixant en bout de tube sur un Newton, un SC, ou une lunette, et servant à éviter ou à retarder le dépôt de buée ou de givre sur le miroir secondaire ou sur les lentilles. Il est aisé et très économique de le fabriquer soi-même. Illustration : GSO 300mm, avec pare-buée confectionné à partir d'un tapis de gym Decathlon Source : photo personnelle parsec : contraction de l'anglais parallax second. Unité de distance utilisée par les astronomes professionnels, 1 parsec = 3,26 années-lumières. PGC : pour Catalogue of Principal Galaxies, recense plus de 76 000 galaxies, créé par un astronome français, Georges Paturel, de l'Observatoire de Lyon. piqué : terme désignant la capacité de finesse d'un système optique, instrument, oculaire. Le piqué est une des caractéristiques jugeant de la qualité optique. planétarium : en astronomie amateur, désigne une application active disponible sur smartphone, tablette, ordinateur, représentant en temps réel le ciel, les constellations, et les objets à observer. Certains sont très puissants et très complets, permettant même de piloter par Wifi ou Bluetooth les télescopes motorisés dotés de Goto. Un planétarium gratuit et open-source est incontournable sur PC (pour Linux, Windows, Mac) : Stellarium. Note : sur le terrain les applications planétariums remportent un grand succès, dû à leur praticité et à leur réactivité en temps réel, à leur interaction, et permettent de se passer de cartes traditionnelles. cf un comparatif dans Webastro pour Android : PL : selon le contexte, désigne la Pleine Lune, ou la Pollution Lumineuse. porte-filtres : accessoire se fixant sur le porte-oculaires, sur lequel sont disposés plusieurs filtres, permettant ainsi de changer de filtre à loisir sans avoir à les visser sur les oculaires. Ils existent en roue à filtres* (ou carrousel), ou en barrette à filtres. Illustrations : 1. Starlight Xpress SXV 2. Orion 3. Lumicon 2 Filtre Selector - LumiBrite Diagonal Combo For Refractors 1. Roue à filtres manuelle => 2. Roue à filtres avec jeu de filtres => 3. Barrette à filtres => Sources : 1. Astroshop.fr 2. astroshop 3. astroshop porte-oculaire (abrév. PO ou P-O) : désigne le tube logeant les oculaires, mais aussi de manière conventionnelle tout le système, fixé sur l'instrument, de mise au point* et de réception de l'oculaire. Ils reçoivent le coulant 2", et disposent d'un réducteur permettant d'utiliser le petit coulant 1 1/4". => voir à coulant*. Ils disposent aussi à présent systématiquement, hors entrée de gamme, d'un système supplémentaire démultiplicateur permettant une mise au point fine (appelée micro mise au point, en anglais microfuser*), appréciable à fort grossissement. Ces systèmes sont soit à friction (type Crayford*), soit à crémaillère, soit hybrides. Illustrations : 1. modèle de marque Baader 2. modèle de marque Moonlite 1. 2. Sources : 1. laclefdesetoiles.fr 2. M42optic primaire : désigne le miroir primaire, qui est le miroir principal d'un réflecteur, ou télescope. Un primaire repose sur un barillet*. Note : pour être pleinement efficace, le primaire doit être libre de toute contrainte et notamment débridé* (voir à brides*), propre (nettoyage à l'eau déminéralisée, voir tutoriels pour la procédure), et doit être à une température qui soit équivalente à l'air ambiant pour éviter toute turbulence (d'où la présence de ventilation sur les gros modèles). Élément primordial du télescope, le miroir industriel a fait des progrès au fil du temps, mais ne saurait rivaliser avec certains produits artisanaux, en terme de régularité de surface et de réflectivité. La photo montre un miroir primaire de Newton disposé sur son barillet, retenu par des brides de sécurité. Source : company7 prisme de Herschel : hélioscope* à renvoi coudé par un prisme, du nom de son inventeur, servant à l'observation du Soleil. Note : Seuls 5% de la lumière du Soleil sont renvoyés, filtrés, à destination d'un oculaire. Source : Astroshop PSA : pour Pocket Sky Atlas©, version de poche de l'Atlas 2000©, recueil de carte du ciel fort prisé des astronomes amateurs. Note : existe en français. Source : Amazon pupille de sortie (PS) : C'est la taille du faisceau lumineux qui sort de l'oculaire et pénètre dans l'œil. La pupille de sortie ne doit en aucun cas être supérieure à 7 mm, sinon on perd de la lumière. Chez les personnes âgées, l'ouverture maximale de la pupille est un peu plus petite parce qu'elle diminue de façon continue avec l'âge. À 60 ans, le diamètre de la pupille peut encore atteindre 4 à 5mm. Par conséquent, il est préférable de choisir le grossissement minimum en fonction de son âge. Plus le grossissement d'un oculaire est fort (et la distance focale petite), plus la pupille de sortie sera petite. Formule : pupille de sortie = focale oculaire / distance focale de l'instrument (voir ces définitions). Exemple : avec un télescope de 200/1000mm et un oculaire de 35,7 mm la PS sera d'environ 7 mm. Avec un oculaire de 10 mm la PS aura un diamètre de seulement 2 mm. PushTo : par analogie à GoTo*, système informatisé de repérage automatique d'objets, disposant d'une banque de données comme pour un GoTo, associé à un instrument astronomique dépourvu de moteurs d'entraînement : on encode un objet comme avec un GoTo mais on doit pointer manuellement vers l'objet en suivant une flèche (to push to = pousser vers). - Q - Quickfinder® : viseur* prisé des amateurs, se fixant sur l'instrument, doté de deux cercles concentriques à luminosité réglable projetés sur une plaque de verre transparente, de la marque Rigel. Source : Astroshop - R - raquette, pour raquette de commande : boîtier de commande servant à piloter une monture motorisée, et à entrer les objets, sur un système GoTo ou PushTo. Source : Astroshop raw : format de fichier d'image utilisé en (astro)photographie numérique. RC : a) pour renvoi coudé*, b ) acronyme, type de télescope Ritchey-Chrétien*. recul d'œil : terme consensuel mais non officiel pour dégagement (oculaire)*. réducteur : il faut distinguer le réducteur de focale*, accessoire optique réduisant la focale* d'un instrument optique, du réducteur de coulant*, accessoire non optique. réducteur de coulant : accessoire non optique, bague introduite dans le porte-oculaire réduisant le coulant de 2" (50,8mm) vers 1" 1/4 (31,75mm). Note : par exemple un porte-oculaire de 2" ne pourra accueillir que des oculaires ou Barlow de ce même diamètre, le réducteur introduit dans ce même porte-oculaire fera passer au coulant de 1" 1/4 et pourra ainsi recevoir des oculaires et des Barlow de ce diamètre. Illustrations : 1. Baader Click-Lock 2. Howie Glatter Parallizer Réducteurs de coulant => 1. 2. Sources : 1. FLO 2. FLO réducteur de focale : accessoire optique agissant à l'envers d'une Barlow*, réduisant la focale de l'instrument, et réduisant ainsi le grossissement pour des besoins spécifiques, utilisé le plus souvent sur les télescopes de type Cassegrain. Illustration : Réducteurs de focale 0.63x pour SCT Source : m42optic réflecteur : terme générique désignant les instruments utilisant un système de miroirs, tels les Newton, Cassegrain, etc... Note : en France on utilise depuis quelques décennies le terme générique plus populaire de télescope*. réfracteur : terme générique désignant les instruments pourvus seulement de lentilles, comme les lunettes astronomiques ou terrestres, longue-vue, chercheurs. relief d'œil : barbarisme à éviter, provenant d'une traduction littérale mais impropre de l'anglais eye relief*. Note : on lui préfèrera sans réserve les termes de dégagement* ou de recul d'œil*. renvoi coudé : système optique ajouté au porte-oculaire ou sur un chercheur droit, déviant l'image (le plus souvent de 45°) par un prisme, dans le but d'un confort d'observation pour certains instruments (notamment les lunettes, les instruments catadioptriques*, et les chercheurs) ou dans d'autres cas particuliers. Renvoi coudé => Source : laclefdesetoiles résolution, pour pouvoir de résolution, ou pouvoir de séparation : exprime la capacité de finesse d'image d'un instrument optique ou numérique à percevoir les détails des objets, séparer les étoiles doubles. Elle est exprimée en arc-secondes. Note : le pouvoir de résolution augmente avec le diamètre de l'instrument, et se calcule par les lois de l'optique, mais en pratique il dépend aussi de la qualité des optiques, de la collimation, et des conditions atmosphériques. En numérique la résolution dépendra de la capacité du capteur, et ensuite de celle de l'écran sur lequel les images seront lues. Plus grande est la résolution, plus grande est la finesse des images. Ritchey-Chrétien (RC) : type de télescope Cassegrain proche du Dall-Kirkham*, Instrument catadioptrique spécialisé dans l'astrophotographie. Il utilise un miroir hyperbolique primaire et un miroir secondaire hyperbolique convexe. Note : le Ritchey-Chrétien est très performant pour la photographie, mais la complexité et la haute précision requise concernant les réglages de collimation/alignement le réservent à des astrams avertis. Illustrations : 1. Schéma 2. RC Kepler 250mm 3. RC Alluna Optics 600mm 1. Schéma 2. Ritchey-Chrétien tube plein carbone => 3. Ritchey-Chrétien Serrurier => Sources : 1.wikipedia.org 2. laclefdesetoiles 3. laclefdesetoiles rocker, pour rocker box : terme anglais désignant la partie pivotante d'une monture Dobson, supportant l'instrument. rotation du champ : défaut d'orientation de l'instrument optique dû à un décalage du suivi de la part de la monture. Cette rotation sera plus ou moins sensible selon le temps d'observation ou de pose en photographie, et selon le type de monture. La monture équatoriale est la moins sensible à ce défaut, parce qu'elle tourne autour d’un axe parallèle à l’axe de la Terre (l’axe polaire ou d’ascension droite), conservant ainsi toujours la même orientation par rapport à l’objet photographié, mouvement que suivra, bien entendu, le capteur d'une caméra. D'inévitables minimes défauts mécaniques viendront malgré tout décaler très légèrement le suivi, en photographie, pour les longues poses, l'auto-guidage* corrigera ces erreurs. roue à filtres : aussi appelé carrousel, accessoire circulaire se fixant sur le porte-oculaires, sur lequel on dispose à l'avance des filtres pour oculaires, permettant ainsi de changer de filtre à loisir sans avoir à les visser sur les oculaires. Il peut être manuel ou électrique. Voir à porte-filtres*. - S - Schmidt-Cassegrain (SC), type de télescope Cassegrain*, disposant d'une lame dite de Schmidt. Instrument de type catadioptrique*, utilisé en visuel et pour la photographie. Le Schmidt-Cassegrain est composé de 3 éléments optiques : - une lame de fermeture asphérique mince et transparente (lame de Schmidt), - un miroir primaire concave et sphérique, percé d'une ouverture et logé au fond du tube, - un miroir secondaire convexe hyperbolique fixé au dos de la lame de fermeture. À l'instar de tout instrument catadioptrique, cet instrument permet une excellente compacticité, d'où son succès, mais le coût, le poids du tube comme de la monture, sont vite exponentiels avec le diamètre. Ainsi, en amateur, le diamètre ne dépassera pas les 400mm. Illustrations : 1. Schéma 2. SC Celestron 280mm (SC 279/2800 EdgeHD 1100 CPC Deluxe GoTo) 3. Télescope Celestron CPC 925 GPS 4. SC Celestron 200mm (SC 203/2032 Advanced VX 8" AS-VX GoTo) 1. 2. SC sur monture à fourche => 3. SC sur monture à fourche => 4. SC sur monture EQ => Sources :1. wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex 2. Astroshop 3. astronome.fr 4 Astroshop secondaire, pour miroir secondaire, présent dans tous les types de télescopes. Sur les Newton, c'est un simple miroir plan renvoyant l'image, provenant du miroir primaire*, à 45° vers le porte-oculaire*. Dans les autres types de télescope de type Cassegrain, il renvoie l'image directement au centre du miroir primaire, qui est percé, vers le porte-oculaire. Le secondaire est fixé au centre du tube par l'araignée* qui elle-même porte le support du secondaire. 1. Secondaire plan de Newton 2. Porte-secondaire de Newton sur araignée 1. 2. Source : 1. Maison de l'Astronomie 2. Teleskop Express seeing : terme anglais servant à évaluer la qualité du ciel : un bon seeing, un mauvais seeing. Mesurable à partir d'échelles différentes, mais c'est sur le terrain qu'on s'en rendra simplement compte, le seeing pouvant être très variable d'une nuit à l'autre même si à chaque fois sans nuages ni brume. La qualité du ciel dépend du degré de pollution lumineuse, de l'humidité, de la turbulence atmosphérique, le tout venant limiter les possibilités théoriques d'un instrument. Note : tant que faire se peut, il convient en priorité de s'éloigner le plus possible des zones lumineuses. Serrurier : du nom de son concepteur, structure de télescope démontable composée de tubes légers soutenant la cage du miroir secondaire et le porte-oculaires, remplaçant ainsi le tube plein classique. Note : les Newton Serrurier sont montés sur une monture de type Dobson dans le commerce. Les télescopes de type catadioptrique* peuvent aussi être conçus en type Serrurier. setup : terme anglais signifiant configuration, s'applique à un type d'instrument, à une gamme d'oculaires, de filtres, d'appareils d'imagerie*, etc. stack/stacking : terme anglais pour empilement : technique utilisée en imagerie, consistant à empiler des photos pour en accroître la définition et la luminosité, avec l'aide de logiciels spécialisés. Un stack est une des photos empilées. Strock : du nom de son concepteur, version allégée et démontable au maximum de type Newton, optimisée pour le voyage, combinant la technique du Serrurier et du Dobson. Illustration : télescope ultra-léger à miroir de 60cm, de conception artisanale (source Strock) : suivi : technologie permettant de compenser, avec au moins un moteur disposé sur la monture, ou avec une table équatoriale*, la rotation terrestre, et permettant ainsi de garder un objet au centre de l'oculaire, indispensable en astrophotographie, et apportant aussi un grand confort d'observation en mode visuel surtout à fort grossissement. Le suivi motorisé est beaucoup plus précis avec une monture équatoriale qu'avec une monture azimutale. En imagerie, il pourra même être renforcé par la technique de l'auto-guidage consistant en l'ajout d'une lunette-guide elle-même équipée d'une caméra, ou par une caméra montée directement sur un diviseur optique*. Note : en mode manuel, on ne cherche pas à assurer le suivi, on dispose l'objet de manière à laisser simplement défiler ce dernier dans le champ de l'oculaire, puis on recale à chaque fois l'objet. système d'exploitation : (OS pour Operating System, en anglais) l'informatique touche de plus en plus l'astronomie amateur, que ce soit pour de la simple documentation, la consultation de sites astros, l'astrophotographie, le pilotage des montures motorisées, l'utilisation d'applications comme les planétariums, etc... Principaux OS : Windows, Linux (sous forme de distributions), Raspberry Pi (base Debian/Linux), MacOS, iOS, Android, WinPhone, BSD, Solaris. - T - table EQ, pour table équatoriale. Dispositif à moteur placé sous une monture Dobson, ou pour un Schmidt-Cassegrain à fourche, compensant la rotation terrestre, et permettant ainsi d'assurer le suivi* des objets vus à l'oculaire. Note : le suivi assuré est suffisant pour assurer un bon confort visuel en mode manuel, et permet également d'effectuer des photographies d'objets sur une courte période, notamment pour les planètes proches lumineuses ne nécessitant pas un long temps de pose, mais est insuffisant pour l'astrophotographie longue pose, notamment pour le ciel profond. Illustration : table Sud-Dobson. Table EQ artisanale pour Dobson => source : SD Tache d'Airy : voir à Airy. TDA, pour Télescope Des Autres, expr. venir en mode TDA : expression humoristique désignant l'astram venant observer au sein d'un groupe sans son matériel. télescope : terme au départ générique désignant un réfracteur* ou un réflecteur*, en France il a fini par désigner spécifiquement un réflecteur. À présent, en français on distingue donc le télescope de la lunette, de la longue-vue, ou du chercheur. Telrad® : accessoire répandu, viseur* utilisant trois cercles concentriques projetés sur une lame transparente (contre deux cercles pour le Quickfinder), à la luminosité réglable, se fixant sur l'instrument. source : OU tête binoculaire : voir à binoculaire*. transparence : a) terme utilisé pour évaluer la qualité de transparence de l'atmosphère lors d'une séance d'observation, b ) terme utilisé pour évaluer la qualité de transparence d'un système optique, tel qu'un réfracteur, un oculaire, une Barlow, etc... TU : Temps Universel. L'heure GMT est le temps solaire moyen calculé à midi à Greenwich. Compte tenu de variations de la vitesse de la Terre sur son orbite, et même au cours d'une seule journée, en 1972 le TU devint UTC*, corrigeant les erreurs périodiques. - U - Unité Astronomique (UA), unité de mesure de distance utilisant la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. Note : utilisée notamment pour le Système Solaire. UGC : pour Uppsala General Catalogue of Galaxies, recensant près de 13 000 galaxies visibles dans l'hémisphère Nord. Note : catalogue principalement créé par l'observatoire du Mont Palomar aux USA. UTC : Temps universel coordonné, défini en 1972 pour garantir que, en moyenne au cours des ans, le Soleil est au méridien de Greenwich à 12:00 UTC à 0,9 s près. Échelle de temps diffusée par les signaux horaires et utilisée comme base des temps légaux. UV : pour ultra-violet. - V - vignetage, ou vignettage : en mode visuel ou en (astro)photographie, aberration optique se caractérisant par un assombrissement progressif des bords de l'image, due au fait que les rayons lumineux frappent l'optique perpendiculairement. Les causes peuvent être multiples : simplement mécanique (faux vignetage), optique (notamment dans la gestion du grand angle et des longues focales, réflexions internes des lentilles). viseur : appareil monté sur un instrument et devant être parfaitement aligné avec celui-ci, destiné à simplement à viser les objets, sans grossir l'image. On distingue le viseur (ou pointeur) point rouge ou à croix verte, du viseur à cercles concentriques tels que le Telrad®*, ou le Quickfinder®* (marque Rigel). Sur une petite plaque de verre sont projetés plusieurs cercles concentriques rouges, une petite croix ou un point (le plus souvent de couleur rouge, quelques fois verte pour certains viseurs). Le viseur polaire est spécifiquement destiné à effectuer la Mise en Station* d'une monture équatoriale en se montant dans celle-ci, en visant l'Étoile Polaire à l'aide d'un réticule et de graduations. Note : de par sa simplicité et sa praticité, le viseur tend à remplacer le classique chercheur optique. On peut aussi utiliser, avec prudence et parcimonie, un laser comme viseur/pointeur. 1. Quickfinder® => 2. Telrad® => 3. Viseur point rouge => 4. Laser pointeur/viseur sur support => 5. Viseur polaire : Sources : 1. Astroshop 2. OU 3. astroshop 4. Amazon 5. laclefdesetoiles vision décalée : technique d'observation consistant, à l'oculaire, à décaler légèrement la vision d'un objet très faible afin d'en augmenter la luminosité, obtenue par l'excitation périphérique de la rétine. vision nocturne, ou scotopique : assurée par les cellules bâtonnets de l'œil, étape indispensable pour assurer une bonne vision des objets, hors Lune et planètes très lumineuses. L'œil s'accoutume à la quasi obscurité au bout d'un laps de temps variable, régulièrement et lentement, mais cette vision nocturne est instantanément anéantie par toute lumière vive même si très brève. Plus l'objet observé est faible, plus la vision nocturne devra être présente, de même pour en apercevoir les détails éventuel : il y a certes l'objet en général, mais également les détails de cet objet. C'est pourquoi dès le début de l'installation on évitera toute lumière vive. Note : La lumière rouge, par exemple issue de la lampe frontale, atténue les effets d'éblouissement mais doit être aussi à un niveau aussi bas que possible, et une lumière verte, ou même blanche, peut aussi convenir. Le maximum de vision nocturne est obtenu environ au bout d'une heure de quasi obscurité sans interruption, voire davantage. Le minimum viable, hors observation lunaire, demande quelques minutes, et la capacité de vision nocturne augmentera progressivement au fil des minutes, si aucune lumière parasite ne vient interrompre à nouveau la progression. visuel : le mode visuel est la technique d'observation effectuée directement par l'œil à l'oculaire d'un instrument astronomique optique. visuel assisté (VA) : terme définissant la pratique, très récente et en pleine expansion, de l'observation par le biais d'une caméra disposée dans le porte-oculaire couplée à un ordinateur ou une tablette, consistant en fait à la pratique de l'astrophoto très rapide à rapide dans le but de visualiser les images sur le terrain, sans le long et minutieux travail du traitement numérique ultérieur de l'astrophoto traditionnelle, mais pouvant utiliser également un traitement très rapide sur place. Le VA s'inscrit dans une restitution d'une image unitaire comprise entre une demi-seconde et quelques minutes environ, ou d'images pouvant être empilées (stacking), et en résumé il peut être vu comme une branche simplifiée de l'astrophotographie rapide. L'image produite est supérieure à très supérieure en résolution à celle obtenue en visuel classique, à instrument optique égal (selon la qualité de la caméra utilisée). Note : À la différence de l'astrophotographie traditionnelle, le VA ne consiste pas forcément à enregistrer les images prises sur le terrain, et ne saurait rivaliser en terme de définition et de résolution avec les bien plus longues poses et traitements numériques de l'astrophoto, mais progresse avec l'évolution rapide de la technologie pour le rendre attractif à un public pas forcément féru de technologie pointue ni patient dans le long traitement des images. Le visuel assisté a été rendu possible par la venue sur le marché de caméras ultra-sensibles abordables en prix pour le grand public. Il ne définit pas pour l'instant une imagerie instantanée remplaçant le couple œil/oculaire, d'où une certaine ambiguïté dans le terme. Le terme anglais est : EAA, pour Electronic Assisted Astronomy. --- FIN ---
  14. 1 point
    Salut la communauté 🙂 . Un tuto qui vous expliquera comment faire toutes les étapes à la main dans le nouveau siril. https://youtu.be/1-M_zwhwhVA
  15. 1 point
    Bonjour à tous. J’ai mis à profit cette période de confinement pour terminer un tutoriel pour la réalisation d’un filé d’étoiles. Il est particulièrement destiné aux débutants. J’ai débuté l’astrophotographie par ce thème qui me paraissait le plus simple à aborder. Je souhaitais le maîtriser avant de passer à d’autres. Ce guide est le fruit de nombreuses recherches, défaites et victoires 😊 J’espère qu’il aidera certains d’entre vous autant qu’il m’a aidé ! Bonne lecture. Guide à lire ici :
  16. 1 point
    Vu l'intérêt que beaucoup portent sur cet instrument, je vais faire un résumé et un bilan des tests effectués, afin que chacun puisse faire le point sur l'opportunité, ou non, de se lancer dans l'achat de ce modèle. Rappel : Test n°1 :http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=139825 Test n°2 : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=140153 Trop tôt pour faire un bilan, avec trop peu de sorties ? Oui et non : le bilan sera forcément incomplet mais en même temps je pense qu'après quelques corrections il serait navrant de ne pas avoir d'opinion sur un instrument qui est censé donné rapidement satisfaction. On peut faire tous les tests qu'on veut, il restera toujours une part de subjectivité, et chacun réagira à sa manière. Certains trouveront certainement matière, au vu des tests et commentaires, à argument pour NE PAS acheter cet instrument, c'est leur droit, et tant mieux si cela leur évite de se retrouver avec un instrument qui ne leur convient pas. IMPORTANT : L'ES 16" est équipé pour une utilisation immédiate : miroirs, PO, canne de collimation, viseur point rouge, bague supplémentaire de PO, livret d'utilisation en français. Mais il est livré sans oculaires. A - AVANTAGES ET QUALITÉS : 1) La compacticité. On a affaire à un Serrurier, mais pas seulement, la conception est celle d'une base compacte : la base est très réduite, on est à l'opposé de la conception des Orion XX, GSO, LB, et autres Flextube, à la base énorme, et à la cage du primaire enveloppante. Bien sûr, l'ES n'est qu'un manuel. Cela va sans dire, mais disons-le , charger cet instrument dans une voiture est un régal, il prend une place minimum, c'est TRÈS appréciable pour moult raisons inutiles à énumérer. 2) Le poids. Certes il y a le poids du miroir, mais on gagne dans l'ensemble dans la transportabilité, la manutention, pas de base énorme à déplacer, il y a juste la boîte à primaire, très réduite, qui est lourde à déplacer, c'est un moindre mal. 3) Les mouvements de la structure. Le chapitre le plus subjectif d'entre tous, chacun ayant ses goûts et surtout habitudes ! Je quitte un GSO très fluide, trop fluide, sensible à la moindre chiquenaude, pour un instrument possédant des mouvements que je trouve au juste milieu : ni trop durs ni trop mous, avec peut-être un peu trop de dureté quand le tube est levé haut. Mais ça ne « colle » pas, moi ça me va, je peux changer d'oculaire sans l'inquiétude de faire pivoter l'instrument, un confort que je découvre. 4) La rigidité. On est à l'opposé aussi de descriptions faites ci et là : c'est un régal de rigidité en observation, et cela a pu être vérifié par nombre d'astrams aux Estivales, appréciable à fort grossissement. 5) Le réglage de collimation. La trouvaille géniale d'ES : une canne (un poil courte mais bon) permet de visser debout, l'œil dans le Cheshire, dans l'œilleton, ou autre, les vis de collimation. 6) Le tarif. Il faut bien en dire un mot ! Pour le prix c'est une bonne affaire, je le dis tout net. Si on additionne le prix des miroirs, du porte-oculaires, on arrive déjà à plus de 1 600€, calculez le reste, vous avez un 400mm qui fonctionne bien, pour un prix imbattable, manuel certes. B - INCONVÉNIENTS ET DÉFAUTS : 1) Le PO du mauvais côté. Ce détail sera peut-être sans importance pour certains, qui pourront donc passer outre ce chapitre. Facilement corrigible, quelques coups de perceuse, quelques vis, et le problème est réglé, je l'explique plus en détails dans l'autre sujet n°2. 2) La collimation rétive. Impérativement, investir dans un autre réducteur, celui d'origine ayant tendance à se loger de travers, source de souci pour aligner laser, Cheshire, etc... Je conseille d'emblée le Parallizer Howie Glatter qui se loge parfaitement dans le coulant 2". Le PO a son coulant 2" à serrage par anneau, curieusement avec trois vis : attention de ne serrer qu'avec la vis se trouvant à l'opposé de l'endroit où l'anneau se resserre : il est facile de faire tourner au doigt l'anneau pour le placer en face (de l'autre côté) de la vis de son choix, les deux autres vis restant à visser juste en appoint. IMPORTANTES INFOS CONCERNANT LA COLLIMATION DE L'ES ICI : http://www.webastro.net/forum/showth...=1#post2381760 3) La collimation qui bouge après les transports. Un défaut marqué qu'on retrouve dans la plupart des Serrurier de série. Sur les ES, le secondaire est difficilement réglable, les vis n'offrent pas un réglage précis et pérenne, il faut modifier le système, je n'ai pas encore la solution idéale au moment où j'écris ces lignes (26 Avril 2017). 4) Le viseur point rouge inutilisable. Tout est dit, c'est de la camelote, prévoir un autre viseur de marque efficace, point rouge ou un Telrad, un Quickfinder, selon ses préférences. 5) Les traces rapides d'usure au niveau peintures. La peinture noire et jaune a très facilement tendance à s'écailler au bout de quelques montages/remontages. Nous n'avons pas affaire à un Sud-Dobson, un Dobson Factory, à un Skyvision, c'est sûr ! Très important : suis-je content de cet instrument ? OUI. Cela signifie qu'une bonne partie des futurs acquéreurs le seront aussi ! ** Mais je ne conseillerais pas cet instrument à un débutant, à cause de la collimation délicate notamment, et à cause de la structure Serrurier qui demande prudence et habitude, les miroirs étant à l'air libre, et qui demande attention également quant aux divers serrages. ** Il est toujours possible de récupérer un beau jour miroirs et PO pour acheter une structure artisan, ce qui serait le top, mais en attendant on peut parfaitement profiter ce qu'on a, sans budget pour mieux. Voilà, en espérant que ces indications aient pu aider certains, comme je le disais pour décider d'acquérir cet ES ou au contraire pour l'éviter.
  17. 1 point
    Kerbal Space Program vous entraîne dans la réalisation progressive d'un programme de conquête spatiale. A vous le bonheur de maîtriser les lois de l'aérodynamique ou de la physique des orbites. Ici les seuls ennemis seront vos erreurs et votre ignorance. Il vous faudra patiemment apprendre à lancer des fusées capables de s'affranchir de la gravité terrestre, et bien plus encore! Plusieurs modes de jeux sont disponibles. Vous pouvez tenter l'aventure et progresser par petits pas, découvrir les technologies requises, et développer peu à peu des fusées et satellites de plus en plus fonctionnel. Ou vous pouvez partir en bac à sable et lancer directement votre station spatiale vers Mars avec une fusée munie de 52 propulseurs à poudre. Au programme: Construisez vos propres fusées, satellites, stations spatiales, véhicules divers et variés Contrôlez vos engins, vos astronautes en EVA recrutés par vos soins Explorez votre système stellaire, atterrissez sur les lunes et planètes et bien plus encore! Roger, t'as pensé à t'attacher au vaisseau ? Site officiel: https://kerbalspaceprogram.com Attention, il est préférable de lire des tutoriels avant de vous lancer. Sans quoi, vos parties risquent fort de ressembler à cela:
  18. 0 points
    Salut la communauté 🙂 . Dans ma quête des étoiles parfaites, j'ai beaucoup tâtonné. Je suis arrivé à cette méthode qui me permet de réduire les étoiles mais de les ramener un peu après, et de lisser le fond de ciel pour faire disparaitre les residus. Également, je voulais que mes grosses étoiles ne grossissent pas trop. Et j'ai trouvé une méthode pour faire un masque des grosses étoiles. Gardez en tête que chaque étape doit être dosé à vos images. En espérant que vous picorerez quelques astuces pour vos images 🙂 .
  19. 0 points
    Salut la communauté 🙂 . Voici un tuto video pour décramer M42 ( ou M31 ou tout autre objet avec une grande plage dynamique ). J'ai pris le parti de laisser mes errements et mes erreurs. Donc le tuto est plutôt long. ( bon ok, il est méga long...) Le petit truc en plus de ce tuto, c'est que je vous mets à disposition tous les fichiers qui m'ont servi à réaliser mon image ( brutes et dof ), afin que vous puissiez vous exercer. Tous les liens sont dans la description de la vidéo 😉 . Voici le lien de la video :
  20. 0 points
    Salut à tous, Problème totalement transparent et visible seulement sur les brutes lors de mes premiers essais dans le cas de shooting en pleine ville...les vibrations. Ce problème n'étant pas récurent, j'ai pue isoler tous de suite un cas de mauvais réglage/suivi ou éventuellement mécanique (mauvais engrènement due aux défauts de dentures). Confirmer en visuel lors d'un ajustement focus en mode liveview x10. Visu brute de capteur sur pose 10s La solution est donc d'installer la monture sur un système d'amortisseur type ressort ou silentbloc mais, la difficulté est de connaître la raideur de vos amortisseurs afin d'absorber les vibrations sans les retransmettre dans la monture. Pour ça j'utilise de la bande caoutchouc raideur faible que j'enroule progressivement en visualisant le résultat en mode livewiew. Cet amortisseur est constitué de deux bandes dont une plus étroite permettant de laisser une zone de flexibilité de la bande plus large. Base du proto avec 2 à 3 tours (ou "spires") et j'augmente les tours progressivement jusqu'à avoir une image net des étoiles. Une petite plaque rigide (tôle aluminium, plastique dure,...) viens s'intercaler entre la monture et les amortisseurs afin de répartir uniformément la charge sur l'ensemble des spires. Et voilà, je peux même pogoter dans mon appart en plein shooting maintenant...non là je déconne 😂 Tchoussss.
  21. 0 points
    Bonjour à tous, j'ai fait depuis peu l'acquisition d'un orion xx12g, équipé d'un telrad en lieu et place de l'ez finder, mais sa fixation sur le support de chercheur était plutôt aléatoire. J'ai donc réalisé un support supplémentaire en queue d'aronde qui vient se loger dans le support du chercheur. J'ai aussi taraudé un deuxième emplacement de vis dans ce dernier pour que tout se tienne bien. Ce n'est pas une réalisation de haut niveau comme on peut en voir ici mais pour ma première contribution et mon retour an astronomie, je me suis simplement laissé aller à penser que cela pourrait avoir un intérêt. Cela permet d'éviter un trou supplémentaire dans le tube et aussi le double face!
  22. 0 points
    Bonjour, Ma femme m'a fait le plaisir il y a quelques temps déjà de m'offrir des productions faites par elle, centrées sur l'astronomie et bien d'autres thèmes (elle les commercialise et ça marche bien). Des trousses pour ranger soigneusement mes crayons astro selon leur catégorie (ah, toujours cette passion pour le dessin-astro !), un super protège-cahier en tissu pour y insérer mes grands cahiers de notes astro (13 total). De mon côté, j'aspire à enjoliver certaines boites dans lesquelles, bien évidemment, je range tout ce qui touche à l'astronomie (trousses à crayons, yeux de hibou, etc …). Enfin, j'ai produit pas mal de toiles issues de mon imagination, où des planètes imaginaires côtoient des comètes, des gazs et poussières intergalactiques … Bref, de la déco liée à ma passion, et j'aime bien !
  23. 0 points
    Bonjour à tous suite à un changement d’hébergeur je vous donne le nouveau lien du tuto suite à différents problèmes avec mon AZEQ6 ,je me suis lancé dans le démontage et réglages graissage de ma monture . Je me suis dis que ça pouvais aider d'autres personnes pour passer le pas . Le nouveau lien http://nicoastro.fr/index.php/2018/12/31/demontage-graissage-et-reglages-de-lazeq6-gt-sky-watcher/
  24. 0 points
    Bonjour, Je souhaite upgrader ma Vixen SP avec un kit GOTO. EQ5 ou autre.... On trouve qqs échanges sur le forum et ailleurs sur le sujet. Visiblement possible moyennant qqs adaptations. En revanche je n'arrive pas à me forger une conviction sur le niveau d’embêtement des dits "bricolages". Je cherche donc des photos, témoignages illustrés, tutos, autres... Me permettant de prendre une décision. Au prix d'un kit, je veux être sûr de mon coup et ne pas terminer avec un truc approximatif. Idéalement je souhaite garder ma bonne vieille SP Mais si trop compliquée, elle fera un heureux (tout comme moi) et je partirai sur une nouvelle monture directement équipée. Ce que je sais pour le moment après N lectures : Super Polaris et Great Polaris... ce n'est pas la même histoire. On part de plus loin avec une SP. Au plaisir de vous lire, Cdt, AP
  25. 0 points
    Bonjour, www.darkskymap.com J'ai créé une squelette d'une application pour 'crowdsourcer' les meilleurs endroits pour observer le ciel. Il s'agit d'une première ébauche. Dans un deuxième temps je compte travailler sur la qualification des sites ainsi que la fiabilisation des données. Je serai ravi d'apprendre de votre retour d'expérience. Comment qualifierez vous un site d'observation ? Comment fiabiliserez vous les sites proposés par des utilisatrices/utilisateurs ? Comment choisissez vous un site d'observation ? Pour l'instant je me focalise sur l'intégration de l'objectivité dans l'évaluation d'un site d'observation. Ceci peut se faire en associant une valeur de SQM, des votes etc. Votre retour sera précieux pour rendre mes itérations efficaces.
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