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  1. 13 points
    TUTORIAL pour le traitement complet d'une image APN avec les scripts SIRIL et PHOTOSHOP Mise à jour du 6 juin 2019 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.9.11. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (avec un focus sur le Sony A7S). Je ne prétends pas que ce tuto est le meilleur, je ne prétends pas être un cador en traitement, c'est ma petite cuisine, qui me permet d'être satisfait du résultat après moult tâtonnements Cette cuisine c'est pas de la gastronomie 3 étoiles, mais c'est pas non plus le Kebab ou le Big Mac du coin. On va dire que c'est ma cuisine au beurre de Normandie à moi ! Bien évidemment ya mieux, bien évidemment certains vont y trouver à redire, n'hésitez pas, si ya plus simple et plus efficace, je suis preneur. Ce tutoriel vous permettra : de pré-traiter vos images APN avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts de réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) de réaliser un second traitement un peu plus poussé sous Photoshop afin de faire sortir les tripes à votre image finale, ceci grâce aux scripts Astronomy Tools et Troy's Astro Logiciels nécessaires : SiriL 0.9.11-64 bits pour Windows à télécharger ici : https://free-astro.org/download/Install_SiriL_0_9_11_64bits_EN-FR.exe Un Photoshop quelconque, valable depuis CS2 (qu'on peut trouver gratuitement et légalement sur le web) jusqu'aux dernières versions CC en date. Ici j'utilise CS5 qui n'est plus tout récent mais qui fait bien le boulot. les scripts Astr0n0my T00ls pour Photoshop : https://www.prodigitalsoftware.com/Astronomy_Tools_For_Full_Version.html (oui je sais c'est payant, donc soit vous payez 20$ pour l'avoir légalement, soit vous êtes débrouillards et au-dessus des lois et vous saurez le trouver ) les scripts Troy's Astro Actions pour Photoshop : http://troypiggo.blogspot.com/2010/11/troys-astro-actions.html Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands Très bon tutos vidéo sur Siril : https://www.youtube.com/channel/UCL6_FyoBsia3FlnfdSDA0CA IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller avant d'installer la 0.9.11, puis suivre à la lettre les recommandations du message d'avertissement qui s'affiche à la fin de l'installation de SiriL 0.9.11. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL, la réponse se trouve au point 1. Pour installer les 2 scripts Photoshop ci-dessus, téléchargez les fichiers .ATN correspondants et double-cliquez dessus. Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM_D_UTILISATEUR\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. Si vous êtes sous Linux... ben vous êtes sous Linux et vous savez déjà vous débrouiller non ? Donc logiquement ce tuto ne va pas vous apprendre grand-chose Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, et donc ce qu'on appelle des RAW (fichiers .ARW sur Sony, .CR2 sur Canon, etc...), un nombre certain (entre 20 et 100) d'images de DARK (toujours des RAW, toujours prises dans le noir absolu mais cette fois au même temps de pose que les brutes, par exemple 30s, et au même ISO que les brutes), quelques (une vingtaine me suffit amplement) images de FLAT (toujours des RAW, cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO le plus faible possible idéalement), L'histogramme de ces images doit se situer environ aux 2/3 du maximum, à vérifier directement en visualisant l'histogramme de l'image après la prise de vue, un certain nombre (entre 30 et 100) d'images d'OFFSET (toujours des RAW, cette fois prises dans le noir absolu et d'un temps de pose le plus court possible, par exemple 1/8000s au même ISO que les FLATS), Attention, si vous lancez le script sans flat ni dark, assurez-vous alors de faire vos Offsets au même ISO que les brutes. Dans mon exemple ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 530mm de focale (F/5) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes une lunette-guide de 60mm munie d'un autoguideur autonome un APN Sony A7S, réglé sur 3200 ISO et 30 secondes de pose unitaire et obtenu : 62 images brutes des nébuleuses M8 et M20 (avec Saturne à gauche, le tout sous une assez forte pollution lumineuse) 21 darks de 30s à 3200 ISO 25 flats à 3200 ISO (je les ai faites au même ISO que les brutes mais c'est pas forcément le mieux) 28 offsets à 3200 ISO (au même ISO que les FLATS) Voici pour information une image brute de 30s à 3200 ISO, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Déposez vos images dans les dossiers correspondants : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Pour le A7S : Cliquez sur le menu Scripts puis choisissez le script Pre-traitement_APN_AvecDrizzle_AvecCorrectionCosmetique. Nota : pour le A7S j'utilise systématiquement l'option Drizzle qui va artificiellement augmenter la taille de l'image d'un facteur 4 (l'image sera 2x plus grande en largeur et 2x en hauteur). Cette option est bien utile pour les petites focales car les pixels du A7S sont très gros (presque 9µ) et on obtiendra alors une meilleure résolution. Cette option est néanmoins très gourmande en ressources et bien plus lente que le pré-traitement classique. Pour les autres APN : vous pouvez tester avec et sans Drizzle pour vous faire une idée de son apport. Nota : La correction cosmétique permet de supprimer les pixels défectueux dans l'image. Commentaire de Cyril à ce sujet : "Cette correction cosmétique là, celle rajoutée dans certains scripts, n'utilise pas le master dark pour trouver les pixels déviants. Elle fait une détection automatique à partir des statistiques de l'image." Le script est lancé... On peut alors au choix : moins de 100 brutes : rester devant l'écran, ouvrir son navigateur préféré, et mater quelques vidéos de Jackie & Michel avec un rouleau de Sopalin à portée de main de 100 à 300 brutes : aller manger un morceau et boire un coup, regarder un épisode de Battlestar Galactica, ou honorer Madame (si pas de migraine) plus de 300 brutes : aller se coucher, et attendre le lendemain matin pour la suite Nan je déconne !!! En réalité, tout va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 42Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement APN Sony A7S de 12Mpixels avec Drizzle et correction cosmétique, pour pré-traiter, aligner et empiler les 62 images avec 21 darks, 25 flats et 28 offsets, il aura fallu très exactement 11 minutes et 46 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Fichier puis Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans les 2 fenêtres de visualisation (N&B à gauche et couleur RVB à droite). Bah quoi ???? Je vois rien, c'est quoi c'te binz ???? Calme, calme, pas taper... C'est normal car le mode d'affichage est en linéaire Dans la fenêtre de visualisation N&B, en bas de l'écran, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Si l'image est toute verte comme ci-dessus, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit Ah j'oubliais, pour toi là, le petit au fond à droite, oui toi là qui a lâché le tuto au niveau de Jackie & Michel... Bah tu peux arrêter hein, ya plus de Sopalin ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans l'image N&B à l'aide de la souris afin de conserver la partie intéressante de l'image. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : L'image n'a alors plus de bord disgracieux : On va supprimer le gradient de l'image... Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. Cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur les carrés se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : A gauche l'image avant l'extraction du gradient, à droite, après : On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 apporte une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Etalonnage des couleurs, puis sur Etalonnage des couleurs par photométrie : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous. Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Entrez la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Entrez la taille des pixels. Cliquez sur Valider : SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image et s'en servir pour ajuster les couleurs : A gauche, avant l'ajustement des couleurs, à droite après : On règle l'histogramme de l'image... Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur l'icône Histogramme comme ci-dessous : Important : positionnez le curseur du haut au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur l'engrenage puis vérifiez que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite. Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir. Commentaire de Cyril à ce sujet : "L'engrenage faut faire attention. Il peut y avoir plus de 10% de pixels clippés parfois avec cet outil. Il peut te calculer un truc ou tu auras une perte terrible. Et ça, c'est balo." Commentaire de Cyril à ce sujet : "C'est pour ça que moi je le fais à la main. Je joue avec les curseurs et je zoom (le bouton +), puis je rejoue avec les curseurs de façon plus précise et je rezoom, etc .... " Vous devriez maintenant visualiser une image identique à celle obtenue en auto-ajustement. Maintenant vous pouvez jouer sur les curseurs Basses lumières (le cercle) et Tons moyens (le triangle) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières. Vous pouvez zoomer sur le graphe avec les icônes + et - : Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sélectionnez Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image. A gauche, avant, à droite, après : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur. A gauche, avant, à droite, après : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cette fonction, associée au Drizzle, me donne de très bons résultats, enfin je trouve Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le curseur autour de 0.8 (j'ai bêtement appliqué les tutos et ils disent que c'est une bonne valeur ça vous va comme explication ?) : Cliquez sur Appliquer et observez le résultat (le traitement peut prendre une petite minute). A gauche, avant, à droite, après : Fermez la fenêtre de déconvolution. Et enfin on va sauvegarder notre image en TIF... Cliquez sur Fichier puis sur Enregistrer sous... : Choisissez TIFF et donnez un nom à votre image : Gardez les valeurs par défaut (16 bits-entier non signé, aucune compression), puis cliquez sur Enregistrer : Voilà, le traitement sous Siril est terminé, on a déjà une première image TIF sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. La suite consistera maintenant à lui sortir les tripes Dans la suite du tuto, on passera à la finalisation sous photoshop ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonsoir à tous, nous revoici pour la suite de notre traitement d'image ! Cette fois-ci nous allons voir comment peaufiner notre image pour en tirer la substantifique moelle On ouvre notre image dans Photoshop... Lancez votre Photoshop favori et ouvrez l'image TIF précédemment enregistrée (dans le dossier \Images) : Passons tout de suite aux scripts Astronomy Tools... Pour afficher les scripts, selon votre version de Photoshop, ça doit se passer dans Fenêtre, puis soit Scripts, soit Actions : Sélectionnez le script Increase Star Color (Augmenter la couleur des étoiles) puis cliquez sur le bouton Play pour exécuter le script : Le script va s'exécuter (ça prend un peu de temps selon le script) et vous rendre la main : Vous avez compris le principe des scripts ? Alors j'enchaîne cette fois avec Make Stars smaller (réduction d'étoiles) : J'enchaîne ensuite avec Local Contrast Enhancement (amélioration du contraste) : Notez cette fois une subtilité : je trouve personnellement que ce script donne généralement des résultats un peu trop forts (de même que le script suivant). Dans ce cas il est possible d'annuler le script précédemment joué en lançant le script : ...As Layer Underneath : On se retrouve alors avec 2 calques : l'image avant le script de Contraste et l'image après le script. Et il est possible alors de jouer sur la puissance du script Local Contrast Enhancement, comme ceci : sélectionnez le calque Before Action Ajustez le curseur d'opacité (dans mon cas 30% me donne une bonne valeur) : cliquez ensuite sur Calque puis sur Aplatir l'image : On réalise la même opération pour le script suivant : Lighten Only DSO and Dimmer Stars : Lancez le script Lighten Only DSO and Dimmer Stars Lancez le script ...As Layer Underneath Jouez sur le curseur d'opacité, cette fois vers 70% Cliquez sur Calque puis sur Aplatir l'image : Exécutez maintenant les scripts suivants : Fade Sharpen To Mostly Lighten Space Noise Reduction Passons cette fois au script Troy's Astro Action Tools... Ici je trouve qu'un seul script est utile, mais bien utile : Separate Stars and Sky Ce script va séparer en 2 calques disctincts les étoiles et les nébulosités, ce qui va nous permettre un traitement sur ces dernières sans affecter la tronche des étoiles Exécutez donc ce fameux script Separate Stars and Sky : Attention ce script a un petit bug au lancement, il affiche un message d'erreur sans incidence sur la suite. Cliquez sur Continuer et le script devrait se dérouler ensuite correctement : Vous allez alors vous retrouver avec 3 calques : Stars (les étoiles) Starless (les nébulosités) Base (le calque d'origine) Sélectionnez le calque Starless et décochez (en cliquant sur l’œil) les 2 autres calques : Observez l'image. Il ne reste que les nébuleuses et c'est sur elles qu'on va appliquer un filtre de netteté : On a le choix entre plusieurs filtre de renforcement, mais personnellement je n'aime pas trop le Netteté optimisée qui a tendance à rajouter du bruit. Cliquez sur Filtre, puis Renforcement, puis sur Plus net : Et une seconde fois sur Plus net : Recochez le calque Stars : Et cliquez sur le menu Calque puis Aplatir l'image. Le calque Base sera alors supprimé puisqu'il ne sert plus à rien. On va maintenant redimensionner l'image à sa taille finale... Souvenez-vous, au tout début de notre tuto, on a coché le fameux Drizzle qui a augmenté la taille de l'image. Il est temps enfin de réduire l'image, et c'est là que nous allons bénéficier des améliorations que nous avons fait dessus. En réduisant l'image, on verra moins le bruit et les imperfections qui étaient visibles sur l'image Drizzlée (j'invente des mots ). Cliquez sur Image puis sur Taille de l'image... : Personnellement avec le A7S je repasse l'image en format 4k, soit 3840 pixels de largeur : On va terminer avec une petite saturation... Cliquez sur Image, Réglages, puis Vibrance... : Déplacez les curseurs vers +20 en vibrance et +15 en saturation : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- C'est fini !!! Voilà, je crois que j'ai fait le tour. Il resterait bien des choses à faire, mais je vais m'arrêter là, pour le reste il existe énormément de tutos sur le web pour aller encore plus loin dans le traitement... Il vous reste à sauvegarder votre image en jpg pour la publier éventuellement. Sinon gardez-là en TIF. Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute : Et l'image finale, empilement de 62 brutes. Pas trop mal pour seulement 30 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini, j'espère que ce tuto vous servira N'hésitez pas à commenter, critiquer, je suis ouvert ! Colmic
  2. 8 points
    Astrophoto: du moins cher au plus performant… L'astrophotographie est à l'astronomie ce que la F1 est à la voiture: cher et complexe. En tout cas c'est ce qu'on voudrait nous faire croire. Il existe pourtant des alternatives accessibles en termes de budget et de difficulté. Petit tour d'horizon des différentes pratiques, de leur coût en argent et en expertise… Principes de base 1. Quelle que soit la photo, on capture un grand nombre d'images du même objet pour ensuite les traiter dans un ou des logiciel(s) spécialisés. Le but est d'améliorer la qualité de l'image finale en augmentant le rapport signal/bruit, en équilibrant les couleurs, le contraste, etc... 2. Pour photographier le ciel, il faut compenser la rotation de la Terre. C'est nécessaire pour garder l'objet à photographier 'immobile' pendant son acquisition sur le capteur électronique de l'imageur. Le suivi des astres est la tâche de la monture équatoriale motorisée. Sa qualité déterminera la longueur des poses et la focale maximale de vos images. La monture est souvent l'élément le plus important dans un 'setup' photo. 3. En astrophoto, contrairement au visuel, ce n'est pas la taille du télescope qui donne de bonnes photos. La qualité de l'optique est primordiale mais c'est surtout la luminosité de l'instrument qui importe. Celle-ci dépend du rapport focale/diamètre (f/d). Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un énorme télescope 500/2500 n'est pas plus lumineux qu'une petite lunette 80/400. Avec un rapport f/d = 5 (souvent écrit 'f/5'), les deux éclairent le capteur avec exactement la même luminosité. Ce qui change d'un à l'autre, c'est le champ imagé: la partie du ciel 'vue' par le capteur, plus petite avec un gros télescope. Pour beaucoup d'objets 'vedettes', comme la nébuleuse d'Orion ou la galaxie d'Andromède, un petit instrument est un avantage sinon l'objet déborde de l'image. Règle générale: Plus la focale est élevée, plus la longue pose est difficile et coûteuse. Les longues focales nécessitent des instruments de grand diamètre pour capter assez de lumière, mais aussi des montures et un système de guidage hors de prix. En effet, le mouvement apparent des astres est bien plus rapide à une focale de 2500mm qu'à 600mm... Pour chaque technique décrite ci-dessous, vous trouverez le devis minimum pour débuter, ainsi qu'une configuration plus 'avancée'. Les prix et le matériel correspondent au standard de 2017. 1. Paysages de nuit, 'time lapse' et filés d'étoiles: à partir de 50€ Photo 1: Paysage étoilé dans les Alpes de Haute Provence. Photo 2: Filé d'étoiles par Nunky. Un trépied bon marché, voire une pierre ou un quelconque support stable peuvent suffire pour la photo de paysages nocturnes et le 'time lapse'. Il faut bien entendu un appareil photo (APN) que l'on règle sur la focale la plus courte, par exemple 18mm. Si l'APN est un petit compact, il doit posséder un mode manuel ou au moins un mode 'Feu d'artifice' permettant une longue pose. On prend alors une série de photos d'une durée unitaire de quelques secondes afin que le déplacement des étoiles ne se remarque pas trop. Si on désire au contraire mettre en évidence le mouvement des astres, on allonge les poses. Les logiciels ad-hoc permettent de 'compositer' les images afin de créer le 'time lapse', d'améliorer la qualité ou de réaliser le filé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Il existe aussi des 'intervallomètres' pratiques et bon marchés. Les résultats peuvent être très esthétiques et permettent de s'initier à moindre coût au traitement d'images. Mais attention, ce genre d'images peut aussi coûter très cher, si on se prend au jeu et qu'on désire un APN réflex haut de gamme, des objectifs de qualité ou un trépied professionnel. Configuration minimale: ±50€ Trépied basique: ±30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; Appareil photo numérique (compact ou reflex). Configuration avancée: ±850€ Trépied Manfrotto + tête à rotule basique: ±330€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex & objectif 18-55mm: ±500€. Pour plus d'infos, voyez cet article de kiwi74: Débuter en astrophoto avec un simple boitier et trépied 2. Très grand champ à l'objectif: à partir de 170€ Photos 1& 3: Un 'setup' simple et bon marché. Photo 2: M31 à l'objectif 135mm, sur une simple monture EQ2. Vous possédez un APN réflex et une monture équatoriale motorisée, même sans télescope? Toute la richesse du ciel profond s'offre à vous! On peut déjà obtenir des résultats intéressants avec une monture très basique, comme l'EQ1 motorisée AD. Bien réglée, cette combinaison coûtant moins de 170€ (90€ de monture et 80€ de moteur) permet jusqu'à des poses de 30 secondes à 135mm de focale, une minute à 70mm et 2 minutes à 35mm! Sous un ciel correct, la Voie Lactée, M31, M42, le double amas de Persée, des comètes et bien d'autres sujets se dévoilent dans un environnement richement peuplé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Les meilleurs résultats s'obtiennent avec des objectifs 'prime', à focale fixe (pas 'zoom') et en fermant le diaphragme d'un ou deux crans (par exemple: passer de f/2 à f/4). Les raffinements électroniques (autofocus, posemètre ou stabilisateur) ne servent pas, on peut donc s'équiper d'anciens objectifs manuels d'occasion. Au-delà de 135mm, la qualité de la monture devient déterminante et un système d'autoguidage peut être nécessaire. Par ailleurs, le coût d'un téléobjectif de qualité dépasse celui d'une lunette apochromatique, la photo à l'objectif devient alors à la fois coûteuse et complexe. Cela dit, dans sa version de base, c'est une excellente façon de s'initier aux logiciels de traitement d'image. On peut aussi capturer des vues réellement spectaculaires à moindres frais. Configuration minimale: ±220€ Monture équatoriale EQ1 motorisée AD: 170€; Tête à rotule photo: 30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; PC pour le traitement. Configuration avancée: ±1.650€ Monture équatoriale informatisée IOptron SmartEQ: 700€; Tête à rotule photo: 30€; Objectif Samyang 85mm f/1.4: ±300€. Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex 'défiltré': ±600€. PC pour le traitement. 3. CMOS et planétaire: à partir de 450€ Une image de 'nico89' prise par un simple 114/900 et une vieille webcam Philips. Vous possédez déjà un télescope acceptant des oculaires standard? Alors vous pouvez imager pour pas cher du tout! On trouve des caméras à capteur CMOS très performantes et peu coûteuses, comme la QHY5R-II. On dépose la caméra à la place de l'oculaire et c'est prêt! Reste à braquer la lunette, le Maksutov ou le Dobson en direction de la Lune, Saturne, Jupiter ou Mars (les autres, c'est plus sportif!). On peut même imager le soleil, mais il faut ajouter une feuille 'Baader Astrosolar' sur l'ouverture du télescope. Attention, il n'est pas facile de placer la projection de l'objet au centre du tout petit capteur de ces caméras. Un chercheur bien réglé est un atout évident. Pour cette raison, il est plus facile de se faire la main sur la Lune. Après avoir mis au point on peut lancer la capture en mode vidéo. Le but est d'acquérir un film au format 'avi' contenant quelques milliers de 'frames', entre 1000 et 5000 par exemple. Ne vous inquiétez pas si l'objet dérive dans le champ de la caméra; ce n'est pas un problème pourvu que le mouvement soit assez fluide. Si l'objet est trop petit sur l'image, on peut augmenter sa taille apparente en ajoutant une lentille de Barlow entre la caméra et le télescope. Au final les résultats obtenus par ces moyens très simples peuvent être réellement excellents. La faible résolution de ce genre de caméra est plutôt un avantage pour le traitement. De toute façon, les télescopes 'grand public' ne permettent pas de projeter l'image d'une planète sur plus de 800 pixels. Pour vous en convaincre, consultez cet excellent site: http://cfaa.is.free.fr/ Configuration minimale: 450€ Caméra CMOS planétaire: ±150€; Télescope 130/900 sur EQ2 motorisée: ±300€; PC portable. Configuration avancée: ±2.490€ Caméra à base de capteur IMX224 en USB3: ±350€; Télescope C8": ±1.000€; Monture équatoriale motorisée HEQ5: 1000€; Barlow 3x Televue: 140€; PC portable haut de gamme avec disques SSD. 4. APN et ciel profond au foyer: à partir de 700€. La Rosette au Canon 450D 'défiltré', par Kevinb. La photographie au foyer du télescope date du temps des films argentiques où une simple bague T2 permettait de s'adonner à l'astrophoto. Avec cette méthode on entre de plain pied dans la 'vraie' astrophoto traditionnelle. Plus question de bricolage ou de récupération; tout le matériel est ici dédié. A commencer par l'instrument, qui doit offrir un rapport f/d faible: en général f/4 ou f/5. Ces formules optiques 'rapides' permettent de capter un maximum de lumière en un minimum de temps. Elles nécessitent cependant l'emploi d'un coûteux correcteur (en option) afin de contrer leurs défauts (coma ou déformation de champ). Par ailleurs, un porte-oculaire à la fois précis et sans jeu mécanique est indispensable pour obtenir une mise au point fiable et porter un lourd APN. Bien entendu la monture doit être solide et surdimensionnée afin de supporter une charge supplémentaire. La motorisation double axe pilotée par électronique doit idéalement être asservie à un système d'autoguidage. Enfin, l'APN est souvent modifié en vue d'augmenter la réponse spectrale de son capteur ('défiltrage' ou refiltrage 'Baader'). Cette débauche de technologie rend l'aventure coûteuse et complexe mais les résultats sont à la hauteur des investissements. Deux formules 'classiques' s'imposent aux débutants en astrophoto au foyer: le Newton 150/750 ou la lunette 80ED. Ces instruments se marient bien au grand capteur des APN et offrent de magnifiques champs étendus en haute résolution. Configuration d'initiation: ±1.250€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Bague T2: ±20€; Viseur polaire: ±50€; APN Canon Eos: ±200€ en occasion; PC pour le traitement. Pour plus d'infos, voyez cet article rédigé par Newton: Débuter en astrophoto avec une monture équatoriale motorisée Configuration avec autoguidage: ±1.780€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Correcteur de coma: ±150€; Autoguidage: ±350€; APN Canon Eos défiltré: ±300€ en occasion; PC portable. Configuration avancée: ±5.480€ T200/800 (ou lunette 80ED) avec correcteur : ±1.000€; Monture AZEQ6: ±1.680€; Autoguidage avec guideur hors axe n/b: ±500€; APN Sony A7S 'défiltré': ±2.000€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable. APN: pourquoi c'est Canon? Photo © Christian Buil Traditionnellement, les APN de marque Canon ont la préférence des astrophotographes. En effet, les APN d'autres marques (Nikon, Sony,...) rivalisent certainement avec les Canon de jour, mais pour les photos d'étoiles ils présentent parfois des désavantages: Un format 'RAW' traité afin de réduire le bruit, ce qui 'nettoie' aussi les étoiles faibles; l'absence de filtres adaptés pour 'refiltrer' le capteur; un manque de compatibilité avec les anciens logiciels de traitement; une base de connaissances et une aide en ligne restreinte. Le Sony A7S a pourtant pu s'imposer malgré tous ces défauts grâce à son extraordinaire sensibilité. Certains Nikons sont aujourd'hui plus performants que les Canon et Pentax propose même un système de compensation de la rotation terrestre, malheureusement très peu courant et aux performances encore à découvrir... 5. CCD moyenne résolution: le catalogue NGC à partir de 4.000€. NGC7331, par gerard33. Au-delà de 200mm de diamètre en Newton et 120mm en lunette, les amateurs éclairés préfèrent une caméra CCD dédiée. Celle-ci présente plusieurs avantages par rapport à l'APN. Tout d'abord, elle est plus sensible et permet d'imager des objets plus ténus pour un même temps de pose. Ces caméras sont en outre munies d'un système de refroidissement du capteur qui diminue fortement le bruit. Enfin, la CCD est légère et compacte, ce qui charge moins la monture. Les caméras CCD monochromes se prêtent admirablement bien à l'imagerie d'objets lointains, comme les galaxies. Elles ouvrent réellement les catalogues NGC et IC aux amateurs. Du fait de leur extrême sensibilité, elles se marient très bien aux instruments au rapport f/d plus élevé, comme les tubes courts 'SC' ou RC de diamètre moyen. Configuration minimale: ±4.500€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope SC8": ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; PC portable haut de gamme. 6. SHO et filtres étroits: plus de 5.000€. La nébuleuse du cœur en SHO, par Nicolas Outters. On l'a vu, les caméras monochromes sont extrêmement sensibles. Combinées à un instrument assez lumineux, elles permettent d'imager au travers de filtres 'étroits' privilégiant une portion du spectre visible. Cette particularité rend l'astrophotographie possible en pleine ville, malgré la pollution lumineuse. Une image en 'vraies' couleurs peut en outre être reconstituée en combinant trois captures derrière des filtres rouge/vert/bleu. Des images en 'fausses couleurs' très spectaculaires peuvent aussi être réalisées en remplaçant les couleurs de base ( R, V, B ) par des filtres à bande étroite, par exemple SII, Ha et OIII, en plus de la 'luminance' en noir et blanc. Une 'roue à filtres' est alors nécessaire pour obtenir de bons résultats. Cette technique est ardue car non seulement il faut tripler ou quadrupler les temps de pose, mais le traitement de telles images demande une grande expérience. Sur les nébuleuses colorées du ciel profond, ce type d'imagerie donne des photos extraordinaires. Configuration minimale: ±5.800€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope ou lunette avec correcteur: ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres RVB, SII, Ha, OIII: 500€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: ±15.600€ Caméra CCD monochrome grand capteur: ±5.000€; Astrographe ou lunette APO: ±4.000€; Monture G11: ±3.500€; Autoguidage: ±600€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres 2" RVB, SII, Ha, OIII: 1.000€; Logiciels d'acquisition, traitement et contrôle: ±1.000€; PC portable très haut de gamme pour acquisition et traitement. 7. CMOS: le couteau suisse de l'astro? Les 'Piliers de la création' capturés à la caméra CMOS QHY5III-290M, par Roch. Depuis peu, une nouvelle technique s'impose grâce aux caméras à capteur CMOS destinées à l'origine au planétaire. En accumulant un très grand nombre de poses courtes (<4sec), on peut obtenir des images étonnantes d'objets relativement lumineux. Les avantages sont multiples: pas besoin d'autoguidage, les poses courtes permettent de contrer la turbulence et une monture asiatique de base suffit. On peut même utiliser un Dobson sur table équatoriale. Les minuscules pixels de ces capteurs CMOS conviennent particulièrement aux petits objets, tels que les galaxies et nébuleuses planétaires. Par ailleurs, ces caméras sont peu coûteuses. Les capteurs sont cependant très petits. Imager de grands objets n'est pas facile et le traitement de milliers d'images dure longtemps, même sur un PC haut de gamme. Enfin, avec les derniers modèles munis du refroidissement, on peut aussi accumuler des poses longues, comme avec une caméra CCD ou un APN. L'avenir nous dira si cette tendance se confirme... Configuration minimale: ±1.200€ Caméra CMOS mono: ±500€; Télescope 150/750 sur monture NEQ3 GoTo: ±700€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: Caméra ASI1600 refroidie: ±1600€; N'importe quel télescope ou lunette; N'importe quelle monture, pourvu qu'elle compense la rotation de la Terre; PC portable très haut de gamme. Déclaration de 'xs_man', expert de ces nouvelles CMOS: 8. Imagerie 'High Tech': sans limite! Télescope 'Officina Stellare', l'art de la technique! Pour les plus fortunés, ou les plus passionnés, le marché de l'astrophotographie offre des équipements de rêve aux performances très élevées. La complexité des techniques mises en œuvre réserve ce type d'appareillage aux amateurs chevronnés ayant accumulé un grand nombre d'heures de pose sous les étoiles. Voici quelques exemples de matériel destiné à l'astrophotographe d'élite: Convertisseur Hyperstar f/2 pour Cassegrain (±1.500€); Ensemble d'imagerie solaire Lunt 80mm (>7000€); Monture 10Micron GM2000 (jusqu'à 60kg) (±13.500€); Astrographe Officina Stellare 200mm f/3 (±11.000€); Coupole 500cm commandée par PC (±38.000€); Lunette APM Apo 530/6500 (995.000€ + fdp)… A vous de jouer! Voilà pour ce petit panorama de l'astrophotographie. Bien sûr, il existe d'autres pratiques que je n'ai pas mentionnées. On peut par exemple imager le ciel profond au foyer sans autoguidage et même sans motorisation (en guidant à l'œil, avec les flexibles). Il est même possible de photographier à l'aide d'un Dobson sur table équatoriale ou muni d'un 'dérotateur de champ'. En planétaire, on peut obtenir de bons résultats en digiscopie ou projection oculaire. La dernière trouvaille consiste à obtenir des images du ciel profond de très haute résolution à focale élevée en empilant des dizaines de milliers de poses de moins d'une seconde. Cependant, ces techniques sont moins courantes. Je vous laisse le loisir de les découvrir par vous-mêmes. A présent, il ne vous reste qu'à choisir la formule qui convient le mieux à votre budget et à votre expertise. Et pourquoi ne pas tenter chacune des méthodes présentées ici, de la plus simple à la plus complexe? .
  3. 7 points
    1. Introduction Utiliser un ordinateur portable pour l'astrophotographie peut parfois être pénible et compliqué. Sur le terrain, vous devez vous soucier de la durée de vie de la batterie, des longs câbles reliant tous les accessoires (caméra, focuser, monture, roue à filtres, autoguidage...), des pilotes et de la compatibilité, etc. Cela peut rapidement devenir difficile. Une bonne alternative consiste à utiliser un Hub USB attaché à la monture, mais cela ne résout qu'un tiers des problèmes mentionnés ci-dessus. Afin de me sortir du pétrin, j'ai trouvé une solution légère, portable, fonctionnelle et bon marché pour tout équipement d'astrophotographie. Notes : J'ai attaché le Raspberry Pi au télescope en utilisant du velcro, ça fonctionne plutôt bien ! Comme vous pouvez le constater, il me reste encore de longs câbles sur cette photo. Depuis, je les ai remplacés par des câbles plus courts. 2. Équipement nécessaire Tout d'abord, nous supposerons que vous avez un tube optique, une monture GoTo, une caméra et une caméra de guidage. C'est tout ce dont nous avons besoin pour configurer un mini-ordinateur capable de gérer tous ces périphériques. Il est possible d’ajouter plus d’accessoires, notamment une roue à filtre, un focuser électronique, etc. Pour notre système, nous utiliserons : Raspberry Pi 3 avec boitier, dissipateurs thermiques et carte Micro SD (minimum 32Go) Batterie externe USB ayant une capacité d'au moins 10,000mAh et une sortie 2.1-2.5A. Câble spécifique pour connecter la monture à la Raspberry Pi 3. GPS USB pour obtenir la localisation précise du lieu où le télescope se trouve (j'utilise un Vk-172, mais le Vk-162 est doté d'une meilleure antenne et est également compatible). Comme vous pouvez le constater, cela coûte environ 100€, bien moins cher qu’un ordinateur astro dédié fonctionnant sous Windows avec des logiciels commerciaux et nécessitant une alimentation 12V. Note : Vous pouvez économiser un peu d'argent si vous possédez des résistances chauffantes USB pour vos tubes optiques comme celles-ci. En effet, l’achat d’une batterie externe USB d’une capacité supérieure à 10 000 mAh (disons +20 000 mAh) vous permet d’alimenter le Raspberry Pi et vos résistances chauffantes USB pendant une nuit. Et c'est plus pratique que d'avoir de longs câbles partant de votre batterie AGM 12V jusqu'au télescope en mouvement. Voir Consommation d'énergie mesurée du Raspberry Pi 3 pour plus d'informations. 3. Logiciel On va mettre Ubuntu Mate 16.04 sur le Raspberry Pi 3. Il s'agit d'un OS open-source basé sur Linux. Nous installerons des logiciels d’astronomie, notamment Kstars et Ekos (bibliothèque INDI), que nous utiliserons principalement. Note : Je n'utilise pas la version la plus récente 18.04 pour l'instant, car celle-ci n'est pas aussi stable et performante que la 16.04. 3.1 Installation d'Ubuntu Mate 16.04 Premièrement, vous pouvez obtenir l'image d'Ubuntu Mate 16.04 sur ce lien : https://ubuntu-pi-flavour-maker.org/download/. Ensuite, si vous êtes sous Windows, téléchargez la dernière version de Etcher à partir de ce lien : https://www.balena.io/etcher/. Enfin, obtenez la version gratuite de Winrar pour décompresser le fichier image : https://www.win-rar.com/start.html?&L=0. Maintenant que nous avons terminé l’installation des logiciels, voyons comment installer Ubuntu Mate 16.04 sur le Raspberry Pi 3. Décompressez le fichier d’extension .xz téléchargé ci-dessus avec WinRar. Insérez simplement votre carte Micro SD (à l'intérieur de l'adaptateur pour le format SD) dans la fente pour carte SD de votre ordinateur. Lancez Etcher, sélectionnez le fichier d’extension .img précédemment décompressé, sélectionnez le lecteur de votre carte SD et cliquez sur Flash! Attendez la fin du processus ... La vitesse d'écriture dépend de votre carte Micro SD (classe 10 ou supérieure est un bon choix pour une utilisation avec Raspberry Pi). Une fois le process terminé, éjectez votre carte SD de votre ordinateur et insérez-la dans le Raspberry Pi 3. Note : Certains des logiciels cités ci-dessus existent également pour les distributions MacOS et Linux. 3.2 Installation des logiciels INDI, Ekos et Kstars Pour installer INDI, Ekos et Kstars, assurez-vous que votre Raspberry Pi est bien connecté à Internet et suivez les étapes : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Entrez la commande suivante : sudo apt-add-repository ppa:mutlaqja/ppa. Ensuite, entrez : sudo apt-get update. Une fois la MAJ finie, vous pouvez installer INDI avec la commande sudo apt-get install indi-full gsc. Enfin, pour installer Ekos et Kstars : sudo apt-get install indi-full kstars-bleeding. Tous les logiciels principaux ont été téléchargés et installés ! Source : https://www.indilib.org/download/ubuntu.html Astrometry.net pour le Platesolving Afin d’obtenir le contrôle total de votre équipement astrophotographique, vous souhaiterez peut-être effectuer ce qu'on appelle Platesolving. Si vous ne savez pas ce que c'est, voici une courte définition : Platesolving est une technique qui mesure avec précision le point de visée du télescope en prenant une image, puis en utilisant diverses techniques de correspondance de motifs, fait correspondre les étoiles de l'image à un catalogue d'étoiles donné. En sachant approximativement où le télescope est dirigé et la focale de l'image capturée, les algorithmes de platesolving peuvent calculer le centre de l’image avec une précision inférieure à la seconde d'arc. Si vous êtes loin de chez vous ou que vous ne pouvez pas utiliser Internet pour votre séance d'imagerie, vous devrez télécharger localement le catalogue d'étoiles sur votre appareil pour que le Platesolving fonctionne en hors-connexion : Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou en faisant un clic-droit sur le Bureau puis en sélectionnant "Ouvrir dans un terminal". Entrez cette commande : sudo apt-get install astrometry.net Ensuite, récupérez les fichiers d’index à partir de cette page: https://indilib.org/about/ekos/alignment-module.html. Je vous suggère de les télécharger à partir de votre ordinateur de bureau et de transférer les packages ultérieurement sur votre Raspberry via une clé USB ou tout autre support de média externe. Copier les fichiers sur le bureau de votre Raspberry Pi dans un dossier appelé "Platesolving_files". Cliquez avec le bouton droit sur Bureau et sélectionnez "Ouvrir dans le terminal". Exécutez cd Platesolving_Files etls. Les noms des fichiers d'index doivent apparaître. Exécutez sudo dpkg -i name_of_index_files.deb pour chaque fichier d’index que vous avez. Cela prendra pas mal de temps... Tous les fichiers requis pour platesolve en hors connexion sont maintenant installés ! Par défaut, Ekos envoie une image sur le serveur astrometry.net. Veillez à bien modifier les paramètres en sélectionnant "offline". Sources : https://www.ccdware.com/help/ccdap5/hs670.htm ; https://indilib.org/about/ekos/alignment-module.html Appareil photo réflexe Cette sous-section vise à installer les pilotes requis si vous souhaitez utiliser un reflex numérique non reconnu directement par Ekos. Dans mon cas, je n’ai pas pu contrôler mon Nikon D3300 sous Windows malgré toutes les tentatives effectuées avec de nombreux logiciels (Sequence Generator Pro, BackyardNikon, APT Astrophotography Tool, etc). J'ai trouvé un pilote appelé gPhoto pour Linux disponible ici dans lequel vous pouvez trouver tous les appareils photo reflex numériques compatibles. J'ai également pu trouver un bon tutoriel qui m'a permis de l'installer sur le Raspberry Pi 3. Vous avez juste à suivre ces instructions : Install libgphoto2 and gphoto2 from source on Raspberry Pi GPS Si vous utilisez le Vk-162 ou le Vk-172, procédez comme suit : Branchez le GPS sur le port USB du Raspberry Pi. Ouvrez un terminal de commande en appuyant sur CTRL + ALT + T ou faites un clic droit sur le bureau et sélectionnez "Ouvrir dans le terminal". Installer le package gpsd : sudo apt-get install gpsd. Pour voir sur quel port le GPS est connecté, tapez : ls /dev/tty*. Lors du branchement / débranchement du GPS, certaines adresses telles que /dev/ttyACM0 or /dev/ttyACM1 devraient apparaître et disparaître . Notez-les. Maintenant, vous devez configurer le fichier GPS par défaut. Tapez sudo pico /etc/default/gpsd and replacez le champ DEVICES="port obtenu à l'étape 4" tel quel. Appuyez sur CTRL + X pour quitter et enregistrer les modifications en appuyant sur Y lorsque vous y êtes invité. Toujours dans le terminal de commande, tapez : service gpsd restart. Enfin, pour savoir si le GPS fonctionne, regardez si le voyant vert clignote et tapez : cgps -s, vous devriez voir les informations actuellement reçues par le GPS. Le GPS doit maintenant fonctionner ! Vous pouvez également regarder cette vidéo où l'auteur procède de manière similaire: https://www.youtube.com/watch?v=tQz8Fo5u7Lc&t=820s Note 1: À l'intérieur, le GPS peut ne pas trouver le signal. Je vous recommande de faire ça dehors. Note 2: Je branche toujours le GPS sur le même port USB afin de conserver le même fichier par défaut. Sinon, je devrais probablement répéter les étapes 3 et 4 chaque fois que je le branche sur un autre port USB. 3.3 Mise en place Kstars et Ekos Je ne vais pas expliquer en détail comment configurer Ekos pour une utilisation générale avec votre équipement, car il existe de nombreux bons tutoriels en ligne. Voici une liste : Daté mais excellent tutoriel pour utilisation et configuration générale : https://www.youtube.com/watch?v=wNpj9mNc0RE (seule l'interface a été modifiée) Cette liste de lecture explique chaque module et son utilisation: https://www.youtube.com/playlist?list=PLn_g58xBkqHuPUUOnqd6TzqabHQYDKfK1 Une courte session live qui explore quelques modules et fonctionnalités: https://www.youtube.com/watch?v=3uwyRp8lKt0 La documentation officielle propose des tutoriels: https://www.indilib.org/about/ekos.html Note : Pour des sujets spécifiques, vous pouvez rechercher sur le forum officiel INDI, ou demander de l'aide sur les groupes Facebook... GPS Pour utiliser le GPS Vk-162 ou Vk-172 dans Ekos, procédez comme suit (à l'issue de l'étape 2.2): Assurez-vous que le GPS est correctement connecté au Raspberry Pi (voir l’étape 2.2). Lancez Kstars, accédez à Settings > Configure Kstars > INDI et sélectionnez GPS Updates Kstars sous Time & Location updates. Assurez-vous que Time et Location sont également cochés. Cliquez sur Apply et OK. Maintenant, afin de l'ajouter à votre profil Ekos, vous devez modifier votre profil Ekos et, dans Auxiliary, ajoutez GPSD. Lorsque vous démarrez INDI, vous devriez voir quelque chose comme ceci dans la section GPSD: Note : Si vous cliquez sur GPS dans la section Refresh, les coordonnées seront mises à jour. 3.4 Configurer le Raspberry Pi pour une utilisation "bureau à distance" VNC Sur le terrain, vous ne pourrez peut-être pas disposer d'un moniteur de bureau, d'un clavier, d'une souris, etc. Mais vous pouvez utiliser votre ordinateur portable ou votre smartphone pour contrôler le Raspberry Pi avec Connexion réseau virtuelle. Bien pratique en hiver, de rester dans la voiture à l'abri du froid et de pouvoir contrôler son matos durant la session d'acquisition en mode, le tout sans-fil ! Nous utiliserons RealVNC, qui est gratuit et facile à configurer. Vous pouvez obtenir l'application RealVNC Viewer pour n'importe quelle plateforme ici: https://www.realvnc.com/fr/connect/download/viewer/ Voyons comment installer RealVNC Server sur le Raspberry Pi: Accédez à cette page et téléchargez le fichier: https://www.realvnc.com/en/connect/download/vnc/raspberrypi/. Déplacez-le sur le bureau de votre Raspberry Pi, ouvrez un terminal et exécutez sudo dpkg -i name_of_package.deb. Une fois terminé, si vous exécutez vncserver, une connexion VNC sera établie à partir du Raspberry et vous donnera l’adresse IP. Avec votre autre appareil (smartphone, ordinateur portable ...), accédez à l'application VNC Viewer, puis ajoutez la connexion Raspberry Pi avec l'adresse IP ci-dessus et le mot de passe de session. Vous devriez pouvoir contrôler le Raspberry à partir de votre autre appareil sans aucun fil ! Remarque : pour vous connecter au VNC, assurez-vous que les deux appareils sont connectés au même réseau. Hotspot Si vous ne disposez pas d'une connexion Internet, le Raspberry peut créer son propre point d'accès WiFi. Vous pouvez procéder de la sorte pour créer le Hotspot : http://ubuntuhandbook.org/index.php/2016/04/create-wifi-hotspot-ubuntu-16-04-android-supported/. Vous pouvez également définir la connexion en mode automatique. Désormais, lorsque le Raspberry démarrera, il créera automatiquement un réseau sans fil personnel. En connectant votre smartphone ou votre ordinateur portable à ce point d'accès WiFi, vous pouvez utiliser le VNC et contrôler facilement le Raspberry. Vous remarquerez que même si vous êtes connecté au Hotspot, vous ne pouvez pas utiliser VNC car le service doit être démarré à partir du Raspberry Pi lui-même. Ce que je recommande, c’est d’abord de vous connecter à votre Raspberry en SSH, puis de démarrer le service VNC. Installez PuTTY si votre deuxième appareil est un ordinateur portable Windows ou JuiceSSH s'il s'agit d'un Android. Connectez-vous au hotspot Raspberry Pi et obtenez son adresse IP. Entrez l'adresse IP dans PuTTY. Une fois connecté, entrez votre identifiant et votre mot de passe. Ensuite, lancez vncserver. Vous pouvez maintenant ouvrir VNC Viewer et contrôler votre Raspberry Pi! 4. Workflow habituel Connectez tous vos équipements au Raspberry Pi (DSLR, caméra de guidage, GPS, support ...). Démarrez le Raspberry Pi. Il créera automatiquement son propre Hotspot. Connectez votre PC ou votre smartphone au Hotspot. Lancez le client SSH sur votre appareil et connectez-vous au Raspberry Pi. Démarrez le serveur VNC à partir de SSH. Connectez votre appareil au VNC. Lancez Kstars et démarrez votre session d'imagerie !
  4. 5 points
    Pour obtenir des rapports f/d inférieurs à 0,3 on peut combiner deux réducteurs en série. Généralement le premier sera celui spécialement prévu pour l'instrument : par exemple un f/6,3 Celestron ou Meade pour Schmidt Cassegrain de 2000mm de focale qui ramène la focale à 1260 mm soit une réduction k=0,63 ou bien un réducteur 0,85 pour lunette apochromatique. Ce premier réducteur donne un plan focal F1 en retrait de Bf1 ("backfocus" vrai selon moi) par rapport à la sortie du réducteur. Cette distance peut varier en fonction de la mise au point car on déplace le plan focal initial par rapport au réducteur (pour une lunette c'est le réducteur qui se déplace par rapport au plan focal mais le résultat est le même) La marge de déplacement est assez importante pour un Schmidt-Cassegrain. Ce qui fait que dans le montage final à 2 réducteurs, le premier ne fonctionnera peut-être plus à sa valeur nominale! Le second réducteur pourra être en 1,25" de rapport nominal x0,5 et associé à une caméra bâton type Gpcam Le 2e rapport de réduction est déterminé par l'association réducteur-tube allonge-camera. Sa valeur nominale correspond à une distance optimale réducteur-capteur indiquée par le fabricant, qui dépend de la distance focale du réducteur. Pour un réducteur classique Kepler x0,5 la distance focale est estimée à 102mm et il faut une distance de 51 mm pour avoir le rapport de réduction 0,5. En pratique on utilise les bagues disponibles. La Gpcam d'Altair est livrée avec un tube allonge de 20mm et un de 5mm. On trouve chez Kepler un tube allonge de 35 mm. En version courte on obtient donc un tirage de 33 mm seulement et en version longue de 48 mm (plus 5 mm éventuellement si on rajoute la 2e bague Altair). Pour connaître le rapport de réduction obtenu il suffit d'utiliser les formules des lentilles minces. L'image se forme à la distance t2=tirage de la lentille donc l'objet doit être à la distance d Le grandissement donne le rapport de réduction soit k2= t2/d Avec notre réducteur Kepler un tirage de 33 mm donnera donc un rapport k2=0,676 et un tirage de 48 mm un rapport k2=0,53 Ceci étant fixé il faut maintenant pouvoir positionner le bloc réducteur2-camera de façon que le plan focal F1 se trouve bien à la distance d du 2e réducteur, ce qui nécessite une valeur de Bf1 plus grande que la distance d . Cette condition s'obtient assez facilement avec un Schmidt-Cassegrain; c'est moins sûr avec une lunette. Si tout marche bien on doit arriver à la configuration ci-dessous: Exemple d'installation sur un C8 Pour plus de détails je vous invite à vous reporter à l'article "Etudes de réduction focale" https://www.webastro.net/forums/topic/169347-etudes-de-réduction-focale/ Concernant les lunettes je ne me prononcerais pas, n'ayant pas le matériel pour l'expérimentation. Manipulation indispensable à réaliser: la lunette étant munie du premier réducteur repérer la position du plan focal F1 par rapport à la sortie du réducteur (former l'image d'un objet éloigné, en plein jour) pour les positions extrêmes de la mise au point. Si ce plan focal se déplace grosso modo entre 50 et 100 mm alors il sera possible de mettre un 2e réducteur. En dessous de 50mm ce ne sera pas probablement pas possible...
  5. 5 points
    O.A.E. késako? c'est l'Observation Astronomique Electronique parfois appelée "Visuel Assisté"; mais il semble que cette dernière dénomination sème le trouble Outre Atlantique on parle d' Electronically Assisted Astronomy (E.A.A.) Les objectifs que l'on employait en photographie argentique offrent des f/d assez faibles particulièrement attractifs pour le visuel assisté l'O.A.E.. Les problèmes à résoudre pour les adapter aux caméras sont: 1) passage d'un filetage M42 (par exemple) à un diamètre 1,25" soit 31,75mm pour utiliser une caméra 'bâton' 2)positionnement du capteur de la caméra dans le plan focal de l'objectif, avec si possible une marge de mise au point. PREMIERE PARTIE Version "low cost" by pejive Il est possible de résoudre ces problèmes à peu de frais en détournant divers accessoires de plomberie et un peu de bricolage. Le matériel : Deux objectifs : un 55mm ouvert à 1,8 et un 135mm ouvert à 2,8 Un bouchon M42 Manchons pvc réduction 40/32 et 50/40 (Hé oui 32mm ce n'est pas loin de 31,75 mais ces 0,25mm d'écart sont un peu délicats à combler) Colliers de serrage 32/52 et 77/97(à choisir en fonction de l'objectif utilisé) Réalisation de l'adaptateur: Percer un trou bien centré et assez grand (20 mm) dans le bouchon d'objectif M42. Coller ce bouchon ( colle cyano-acrylate) sur l'extrêmité de la réduction 50/40 après avoir agrandi légèrement la partie en creux si nécessaire. Positionner provisoirement le manchon 40/32 dans le 50/40 en rattrapant le jeu avec du ruban adhésif . Le laisser dépasser d'environ 10mm; Réalisation du support Les 2 colliers sont fixés à environ 5 cm l'un de l'autre sur deux cales . Le plus petit est destiné à tenir l'adaptateur, le plus grand à sécuriser le téléobjectif. Assemblage La camera bâton doit pouvoir coulisser à frottement doux dans le manchon de 32. On peut utiliser du ruban adhésif enroulé sur le tube de la caméra, mais il faut l'enlever si on veut utiliser la caméra avec une lunette ou un télescope. J'ai réalisé un anneau avec du plastique d'emballage alimentaire. Montage final Si l'objectif est court et pas trop lourd on peut se contenter de maintenir l'ensemble avec le petit collier (sous réserve de la bonne qualité du collage du bouchon M42) Les positions des manchons et de la caméra correspondent à une mise au point à l'infini. Lors de l'utilisation d'un téléobjectif il est prudent de renforcer la fixation avec le second collier (quelques tampons de feutre éviteront d'abîmer le téléobjectif); on essaiera si possible de ne pas bloquer la bague des diaphragmes ou celle de mise au point. Réglages Les objectifs sont réglés sur l'infini et on règle la mise au point en faisant coulisser légèrement la caméra dans le manchon. Mais l'expérience montre que la mise au point peut être aussi être faite avec la bague de l'objectif lorsque la caméra est un peu trop enfoncée. Une fois les bons réglages trouvés on pourra procéder au collage définitif des 2 manchons pvc avec la colle adhoc Exemple d'images Obtenue avec le 135mm et un montage provisoire: Encore avec le 135mm f/2,8 (45 poses de 1s, image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Avec le 55mm f 1,8 (30 x1s de stack; image retravaillée avec Fits Liberator et PaintShop ) Live stack avec Sharpcap Avec l'objectif 55mm1,8 région de M67 (en zone urbaine avec beaucoup de pollution lumineuse) DEUXIEME PARTIE version Deluxe by @ouki de droite à gauche: objectif M42- bague d'adaptation M42/T2 - bague porte oculaire low profile T2 (31,75) et la gpcam avec tube allonge et réducteur focal Exemple d'adaptation d'un 50mm f/2 Helios Autre exemple avec un gros calibre: Un support universel pour la fixation Pour résoudre les difficultés de pointage il est recommandé d'associer un viseur, par exemple un Telrad Mais on peut imaginer d'autres combinaisons; rien de mieux qu'une bonne monture équatoriale
  6. 2 points
    Bonjour, Il s'agit de montrer en images ce que j'explique souvent à propos de la collimation au laser et qui va à l'encontre d'a priori sur le sujet. J'ai proposé de faire un petit tuto et comme on me l'a demandé, le voici ! La technique classique La méthode classique décrite par les manuels ou les forums, demande d'installer son laser dans le porte oculaire (PO) soigneusement, de l'allumer, puis, en manipulant les vis du miroir secondaire, de centrer le point rouge dans l'œillet central du miroir primaire. Une fois bien au centre on règle le retour du laser sur le petit écran du laser incliné à 45°, avec les vis de collimation du miroir primaire. C'est une méthode très acceptable, confortable et qui permet de réaliser une bonne collimation. Je lis très souvent qu'il faut régler son laser, c'est à dire le collimater lui-même. Pourquoi pas mais il faut savoir que même un laser "faussé" (légèrement décollimaté) permettra une aussi bonne collimation. En gros régler son laser ne sert à rien pour la qualité, sauf s'il est exagérément déréglé, par contre ça simplifiera les manips. Il ne peut y avoir, comme seul défaut dû au "mauvais laser", qu'un déréglage du miroir secondaire qui n'influe pas sur la qualité de l'image, sauf cas extrême (lire les tolérances ici). Le miroir primaire sera bien réglé et c'est cela qui compte. Si on rajoute les difficultés à positionner correctement le laser dans un PO, on arrive très souvent à dérégler le miroir secondaire, même avec un outil laser bien collimaté. Et cela d'autant plus qu'on répète l'opération à chaque collimation. Il est important pour comprendre que la collimation d'un télescope à deux étapes bien distinctes : le réglage du secondaire et celui du primaire. L'influence respective de ces deux réglages est très différente. - Le réglage du secondaire concerne l'illumination de l'image (càd le centrage du champ de pleine lumière sur le centre optique) et l'homogénéité de la mise au point entre bords et centre du champ. Et faut vraiment qu'un secondaire soit bien déréglé pour le sentir à l'oculaire. - Le réglage du primaire, lui, est crucial pour la qualité, il doit impérativement être contrôlé à chaque sortie d'instrument. Ce réglage centre la zone de moindre coma dans le champ. Comprenant cela, en utilisant cette première méthode "classique", on accepte de dérégler son secondaire ; la manipulation du secondaire en faisant confiance à l'outil laser qui peut être légèrement faussé, avec un montage et serrage du laser dans le PO qui possède obligatoirement un jeu, conduit toujours à le dérégler plus ou moins. Mais répétons le : ce n'est pas si important, c'est très acceptable. Sauf pour celui qui désire conserver son réglage du secondaire pour lequel il a passé du temps. Ou encore pour l'astrophotographe qui doit conserver un champ de pleine lumière bien centré sur le centre optique. Ou enfin pour l'amateur de grand champ extrême qui risque d'être plus sensible à ce champ de pleine lumière... Une alternative intéressante Alors il existe une procédure toute simple qui consiste à ne pas toucher au miroir secondaire, qui sera réglé une fois pour toute avec un simple œilleton. L'avantage est simplement d'éviter de le dérégler à chaque collimation, c'est tout, rien d'autre. Cette variante ne fait pas mieux pour la qualité de l'image mais permet de s'affranchir de tout défaut du laser, du porte oculaire et du montage du laser dans le porte oculaire. Alors la voici... Tout d'abord régler son secondaire. Les cercles bleu et rose doivent être bien concentrique (vis centrale du secondaire). Puis avec les 3 vis de réglage du secondaire (jouent sur l'orientation) faire en sorte de voir les pattes de retenue du miroir primaire dans les mêmes proportions. On s'arrête là les cercle rouges et jaune ne nous intéressent pas ici. Ce réglage du secondaire ne doit plus être touché (on serre bien les vis). La collimation du primaire peut commencer et doit se faire (se contrôler du moins) à chaque sortie d'instrument. On commence par placer son laser dans le PO sans précaution particulière. Puis on l'allume. Il ne "tombe" pas nécessairement au centre de l'œillet. Sans toucher aux vis du secondaire on va titiller le laser dans le PO pour que ce point rouge aille bien au centre de l'œillet. De là faut s'assurer que le laser ne bouge plus, reste le classique réglage du retour par les vis du primaire. Le point rouge doit retourner dans son trou de départ. Voilà avec un peu d'entrainement on est aussi rapide en titillant manuellement qu'en utilisant les vis du secondaire et on évite de dérégler ce dernier. Ici un laser bien réglé apportera du confort dans les manipulations mais rien sur la qualité finale du réglage. Pour rendre un peu caoutchouteux le mouvement du laser, on peut utiliser un peu de scotch sur le coulant du laser, ça aide à ce qu'il tienne sa position une fois titillé. Le laser barlowté L'idée c'est de ne plus avoir à viser le centre de l'œillet. On gagne encore donc en tranquillité en supprimant toute incertitude / petite erreur de centrage dans l'œillet. Surtout qu'ici ça concerne le réglage du primaire donc la qualité de l'image. Mais on gagne encore plus en confort si on considère l'alternative qui consistait à titiller manuellement le laser car c'était sa seule et unique tracasserie. Quand le laser est monté sur une barlow son faisceau s'étale et vient éclairer l'œillet sur une large zone. On ne cherchera pas à centrer cette zone sur l'œillet. Ici ça ne sert strictement à rien. Voici mon laser monté sur une Celestron 2x : Et voici ce que donne l'étalement du faisceau au niveau de l'oeillet : Tout mon œillet triangulaire est éclairé. On peut commencer à comprendre que seule la lumière tombant sur la partie réfléchissante du miroir sera renvoyée (le triangle percé apparaîtra comme une ombre). On ne voit pas toujours bien cette ombre d'œillet sur le petit écran à 45° du laser. Il est préférable de faire une première collimation sans barlow ; en effet la zone centrale est zoomée, ça sera plus simple pour se situer ensuite dans ce que l'on voit avec la barlow. Également de faire ça dans un endroit un peu sombre. En touchant les vis du primaire on fait défiler l'ombre de l’œillet sur l'écran à 45° du laser, suffit de centrer cette ombre et c'est gagné. De façon pédagogique on peut construire un outil ; une cible percé d'un trou, pour laisser passer le faisceau allant vers le primaire. J'ai fait ça en 2min sous Word et l'ai imprimé sur du papier photo pour son côté résistant. Il faut alors le placer (en le tenant à la main) à l'entrée du PO ; ce qui est peu pratique avec un tube fermé. Mais peut devenir très intéressant si installé dans un passe-filtre sur un gros dobson serrurier ; on peut être au cul du télescope et manipuler les vis du primaire tout en contrôlant cette écran maintenu par un passe-filtre. Voilà ce que ça donne : Il suffit ensuite de régler avec les vis du primaire le centrage de l'ombre de l'œillet sur le trou de l'écran. (Les cercles concentriques imprimés aident à la tache). Chez moi l'œillet est un triangle ça ne change pas l'affaire ; ici on voit que la collimation n'est pas au top : un sommet du triangle dépasse plus que les autres des cercles concentriques imprimés. Pour placer cet écran c'est assez simple car si on se trompe, le trou n'est plus centré dans le PO et le faisceau laser est bloqué par l'écran puisqu'il ne tombe plus dans le trou. Aussi vous n'avez le retour de l'ombre de l'œillet que si vous êtes bien positionné ; c'est auto-contrôlé ! Mais enfin en pratique ça ne pourra intéresser que certains d'entre nous qui n'ont pas de tube plein et qui bricoleront un système pour fixer cet écran à l'entrée du PO lors des collimation. Cet outil est très pédagogique, je recommande de l'essayer même à ceux qui ne l'utiliseront pas. Changeons de barlow... Le laser powermaté L'idée c'est de ne pas trop étaler le faisceau du laser pour avoir un retour bien lumineux et visible sur l'écran à 45° du laser. Ce que l'on obtient avec la Powermate 4x. La 2,5x ne donne pas de bons résultats sur mon tube court (300 f/4) mais fonctionne bien sur une focale plus longue (type 400 f/4,5). Au final faut tester, peut-être d'autres barlows fonctionneront mieux. Ça dépend de votre focale instrumentale puisque plus le faisceau parcourt de distance plus il sera étalé. Le montage rien d'extraordinaire : Ce que donne l'étalement du faisceau : Notez que la zone couverte est bien plus petite qu'avec la Celestron 2x. De même on ne se tracasse pas pour centrer la lumière, même si ici il m'arrive de titiller un peu le laser pour plus ou moins centrer l'éclairage... Mais sans avoir besoin de s'appliquer. Voici ce que l'on récupère sur le petit écran du laser : Il s'agit en réalité uniquement de la partie centrale de l'œillet qui est réfléchie. Le reste étant en-dehors du champ de l'écran. Pensez donc à faire une première collimation "classique" et rapide si votre instrument est à l'ouest, car là on est zoomé sur le centre de l’œillet en quelque sorte. On peut arriver à faire défiler l'ombre de l'œillet (mon triangle) sur l'écran avec les vis de collimation. Bon mais le but du jeu c'est de centrer les anneaux d'interférence dû au petit trou central de l’œillet (heureusement qu'ils sont là, c'est une aide précieuse). Alors voila avec un chouia de tour sur une vis du primaire : Au final ici la collimation est une partie de plaisir, plus aucune erreur possible, toute incertitude, approximation est éliminée (surtout celle sur le centrage du spot dans l'œillet puisqu'elle touche à la collimation du primaire) seule reste* le retour du faisceau à centrer et c'est encore plus précis avec des anneaux concentriques sur une zone grossie (4~5x chez moi) correspondant au centre de l’œillet ! Espérant avoir apporté des pistes, des idées et surtout combattu les a priori sur les lasers faussés... Bon réglages... * reste également à s'assurer du centrage parfait de l’œillet sur le miroir primaire ; car tout dépend de lui ! N'hésitez pas à démonter le primaire, prendre une règle graduée et vérifier très précisément ce centrage. Vincent
  7. 2 points
    Bonjour à tous, Comme nous le savons tous, la réduction de focale pour le VA est indispensable!!! Une bonne réduction de focale et c'est un temps de pose divisé par 2,4,8 fois et j'en passe. Entre un telescope à F/D 6 et un F/D 2, le temps de pose est divisé par 9 avec un champ 3 fois plus grand. J'ai donc voulu faire cet article pour: - Mettre un peu de théorie sur la table et savoir comment fonctionne un réducteur de focale (RdF). - Énumérer les différents produits qui se trouvent sur le marché. Théorie: Un RdF est simplement une lentille convergente. Elle permet de diminuer la taille du faisceau qui arrive du télescope (de focale F). Le faisceau étant plus concentré on a donc l'impression, avec le même diamètre de capteur, d'avoir un champ plus grand. Voila pour le principe. Les RdF ont comme toute lentille, une certaine focale qu'on appellera f et qui est fonction de la courbure de la lentille. Donc forcément qui dit focale réduite, dit aussi lentille plus travaillée et donc plus chère (si de bonne qualité). Quelques formules: - Le RdF sera donc placé à une certaine distance (d) du capteur de la caméra et le coefficient de réduction K sera donc: K= 1 - d/f - Pour calculer la nouvelle focale du télescope on aura donc F'= K * F - Placer un RdF a aussi pour effet de rentrer le point focal du télescope, c'est à dire que la mise au point ne se fera plus au même point. La différence entre le point focal normal (sans réduction) et le nouveau point est appelé Backfocus (B). Il arrive (assez souvent) que lors de l'ajout d'un réducteur il faille aller chercher le point focal à l'intérieur du PO. On a donc B = d*f/(f-d) - d Les différents RdF: - SVbony ou équivalent chinois: f=70mm, 11€, mais je trouve d'une qualité pas terrible... et en plus monté à l'envers - TS Optics: f=85mm, 45€ , j'imagine de très bonne qualité - Kepler/GSO de PA: f=102mm, 25€ Une petite simulation du backfocus pour un telescope avec F=1200mm en essayant d'obtenir un K d'environ 0,4 (donc un F' d'environ 480mm): On voit que plus la focale du RdF est grande, plus il faut rajouter de l'espace (d) entre le RdF et le capteur, plus il faudra chercher loin le nouveau point focal (B croit). Donc ce que l'on peut économiser en achetant un RdF moins cher et de plus longue focale, on peut le perdre en ayant à rajouter des spacers entre le RdF et le capteur sans ajouter les complication d'aller chercher un point focal plus loin dans le PO et il faudra alors un adaptateur négatif... Sinon, pour le montage, @ouki a fait un très bon post avec des images: Et pour les adaptateurs négatifs:
  8. 2 points
    Observer 50 galaxies avec de simples jumelles 10x50: voici l'objet de ce petit guide d'observation. C'est un petit objectif que j'ai fini par me fixer à force de traquer de petites taches, me demandant combien de galaxies étaient visibles avec une petite paire de jumelles et ne trouvant la réponse nulle part. Il m'a fallu plusieurs mois pour parvenir à atteindre cet objectif depuis le fond de mon jardin, continuant en parallèle d'autres observations plus classiques avec télescope et lunettes. Et cette quête n'est pas terminée, j'ai le sentiment que l'on peut aller encore plus loin. Les cibles sont présentées en trois chapitres suivant leur niveau de difficulté purement subjectif: Facile, Moyen ou Difficile, sauf lorsque la commodité veut qu'elles soient regroupées comme pour les satellites de M31 ou le Trio du Lion. Un mot sur les conditions d'observation: elles ont toutes été réalisées depuis mon jardin, France, 43,8° de latitude Nord, dans un ciel de petite ville, parfois peu transparent mais toujours sans Lune. Je ne voulais pas que ces observations soient trop élitistes, mais accessibles au plus grand nombre. Quelles sont les cibles que vous pouvez voir? Je me garderai bien de le dire, vous seul détenez la réponse, il faut pointer et essayer! Un petit mot sur la technique: les jumelles sont fixées sur un trépied photo la plupart du temps mais pas que, il y a aussi eu des observations à main levée où le balayage est parfois d'un grand secours, bien sûr l'usage de la vision indirecte est nécessaire la plupart du temps. Je reprend l'échelle utilisée par les extrémistes du ciel profond: VD pour Vision Directe et VI pour Vision Indirecte, avec un indice de difficulté de 1 (facile) à 5. Même si vous n'avez pas de jumelles j'espère que ce guide pourra vous être utile, je crois qu'il constitue aussi un bon début pour attaquer les galaxies avec n'importe quel instrument dans la mesure où celles présentées ici sont les plus brillantes du ciel boréal, et donc en particulier dans les cieux plus affecté par cette satanée pollution lumineuse. Bonne lecture et bon voyage. Niveau de difficulté: Facile Ces galaxies devraient se révéler sans trop de difficulté dans vos jumelles, et sont un passage obligé avant d'envisager d'aller plus loin! M31 Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 3,4 Taille apparente: 191x62' La plus brillante et la plus grande des galaxies, immense classique aux jumelles. Sans aucun doute la plus facile de toutes, presque hors catégorie. Déjà visible à l'oeil nu même dans des conditions imparfaites, c'est d'ailleurs un bon repère pour évaluer la qualité du ciel. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Elle sied à merveille aux jumelles qui l'accueillent dans son intégralité. Même si elle demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante, M110 et M32 sont visibles, plus difficilement suivant les conditions. M110 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 21,9x11' Galaxie satellite d'Andromède et dernier objet du catalogue Messier, elle est dans de bonnes conditions aisément visible dès le premier niveau de vision indirecte -VI1- , largement séparée de M31 par une bande de ciel bien sombre. Elle même assez large, avec un centre plus brillant et un halo assez étendu en VI. Si elle ne naviguait pas en compagnie de la plus grande galaxie du ciel, elle aurait pu être à elle seule une galaxie majeure. M32 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 8,7x6,5' L'autre compagnon d'Andromède propose une variante bien différente de M110. Beaucoup plus proche du noyau de M31, elle arbore en VD1 un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En VI1 elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de mV 9,2. Elle reste cependant largement noyée dans l'immense halo de M31, sans quoi elle aussi aurait pu être individuellement une galaxie remarquable. M81 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9 Taille apparente: 26,9x14,1' Il est difficile de placer une galaxie en "deuxième" position derrière M31, tant cette dernière est hors-norme. Toutefois, parmi les prétendantes aux rang de cibles les plus faciles, M81 constitue un choix de premier ordre. Pour illustrer la différence visuelle avec la géante Andromède, considérez que M81 derrière une paire de 10x50 a sensiblement le même aspect que M31 à l'oeil nu! Différence à relativiser de part son éloignement bien plus important, à 12 millions d'années lumière. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose également un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte et s'ovalisant. M82 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x4,3' La compagne de M81 sans laquelle ce duo n'existerait pas offre une toute autre vision. Elle aussi visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet de l'identifier aisément. Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant M81. Ce couple peut être agrémenté d'un troisième membre bien plus difficile, la fugace NGC 3077. NGC 3077 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,5' Ce membre du Groupe M81 demandera un très bon ciel pour être détecté faiblement, en VI3 sous la forme d'une petite nébulosité ronde et compacte très proche de l'étoile brillante servant de jalon. D'ailleurs la proximité de cette étoile joue sûrement un rôle majeur dans la possibilité de la localiser, en pointant là où la galaxie doit apparaître pendant que la vision périphérique balaye la zone. Ce phénomène a été vérifié sur d'autres galaxies comme NGC 4494 ou NGC 3184, tandis que d'autres comme NGC 2768 de même calibre mais sans étoile proche sont restées invisibles, perdues dans un champ désespérément vide. Ce n'est donc pas le cas ici puisque M81, M82 et NGC 3077 entrent aisément dans un joli champ ponctué d'étoiles brillantes, le challenge reste d'attraper les trois simultanément! M51 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x6,9' Une autre célébrité galactique aisément visible aux jumelles même dans des conditions moyennes. Pas question ici de bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de la compagne de M51. NGC 5195 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,8x4,6' La petite galaxie en train de se faire dévorer par la géante M51: c'est elle. Un tout petit noyau plus brillant se démarque en VI2 devant le fameux halo en forme de poire qui baigne le couple, offrant une vision toute en retenue et en subtilité du drame qui se noue à 8 mégaparsecs de notre monde... M33 Constellation: Triangle Magnitude visuelle: 5,7 Taille apparente: 70,8x41,7' J'ai pris le parti de la classer parmi les galaxies "faciles", pour autant il ne faut pas se laisser abuser par sa taille immense -la deuxième plus grande après M31- et sa magnitude visuelle élevée. C'est sa magnitude surfacique particulièrement faible de 14,2 qui pondère sa facilité, et pouvant la faire basculer dans la catégorie "difficile" voire impossible dès que la transparence ou la noirceur du ciel ne sont pas de premier ordre. En revanche dans de bonnes conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu, qui convient parfaitement aux jumelles. Ce halo prend même ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Dans d'excellentes conditions, M33 peut être observée à l'oeil nu en vision indirecte! M101 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9 Taille apparente: 28,8x26,9' Une galaxie qui propose sensiblement la même problématique que M33: un magnitude visuelle élevée pouvant la faire paraître facile, mais une grande taille et une magnitude surfacique très faible -14,8- pouvant la faire disparaître dès que le ciel est moins bon. Dans de bonnes conditions, la vision directe de ce large halo parfaitement rond et d'une brillance uniforme est gratifiante. Toutefois si la galaxie n'apparaît pas spontanément dans le champ en balayant la zone, mieux vaut ne pas insister dans le cadre d'une première observation tant son aspect est déroutant et peut la faire passer totalement inaperçue, telle une petite M33 des mauvais soirs. M106 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 18,6x7,2' A mon sens une des galaxies les plus faciles et intéressantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, elle saute aux yeux sans se faire désirer. Le noyau brillant est entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible dès la VI1, la galaxie étant vue de profil. L'ensemble présente une taille respectable et une vision aussi plaisante que facile, celle d'une grande galaxie flottant sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles. M63 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 12,6x7,2' Encore une observation galactique facile et gratifiante, à mi-chemin entre Cor Caroli et M51. Une autre galaxie un peu isolée, qui se détache immédiatement en vision directe et propose un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Notez la petite étoile faible de mV 9,3 proche du bord N-E de la galaxie qui ré-hausse le tableau. M64 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 10x5,4' La galaxie de "l'oeil noir" ne révèlera pas son trait caractéristique mais propose une observation très facile, dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes l'encadrant. Facile à localiser entre la pointe de l'amas de Coma et l'étoile Alpha COM, elle se retrouve un peu isolée dans une zone du ciel où les cibles galactiques se bousculent. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que le premier niveau de vision indirecte suggère un faible halo. M49 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 10x8' Très facile à localiser dans une zone qui foisonne de nébulosités, située au milieu d'un segment de deux étoiles de magnitude 6. Par chance c'est aussi l'une des plus faciles du secteur, puisque la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M60 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8 Taille apparente: 7,4x6' Autre prétendante au titre de galaxie la plus facile de la Vierge avec M49, à vous de trancher! Vision directe facile pour cette galaxie plus compacte d'une brillance uniforme. Sans étoile brillante pour l'encadrer contrairement à M49, par contre il est très possible qu'en usant de la vision indirecte pour essayer d'élargir ce halo diffus vous attrapiez quelques tachouilles dans les parages! M59 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,4x3,7' 1 degré à l'Ouest de la brillante M60, elle se fait plus discrète, vue en VI1 d'aspect quasi-stellaire. M58 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,9x4,7' En poussant encore un peu plus à l'Ouest du couple M60-M59 on peut trouver cette discrète galaxie, peu d'intérêt visuel, vue en VI3 à VI2 en balayage. M66 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 9,1x4,2' Membre du fameux "Trio du Lion" le plus évident et qui devrait donc se révéler en premier. Le groupe est facile à localiser, à mi-chemin entre Theta LEO (Chertan) et Iota LEO, regroupé autour d'une étoile de 7e grandeur. Facile en vision directe, M66 propose un aspect diffus d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en VI1, s'étirant sur un axe N-S. Cette même vision indirecte devrait permettre de révéler sa plus proche compagne. M65 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 10x3' Deuxième membre le plus brillant du Trio, M65 se trouve plus proche de la petite étoile de mV 7, semblant pointer vers celle-ci. C'est en VI2 qu'elle devient évidente, plus discrète que M66 donc, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, un peu comme si elle était l'ombre de cette dernière. NGC 3628 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 15x3' Le troisième membre qui fait de l'ensemble un Trio se fait encore plus discret, malgré une magnitude à peine plus faible que celle de M65. La vision indirecte voire la méthode du balayage sont de rigueur pour la percevoir, ce qui est fait en VI3. Elle montre alors un pâle halo uniforme un peu allongé dans un rapport de 1/2 et perpendiculaire aux deux autres Messiers brillantes en-dessous. Ce n'est donc qu'une petite partie du bulbe central qui est vue ici, alors qu'une photographie révèle un tout autre aspect puisque c'est en fait la plus étendue du groupe. Une fois chacun des membres observé attentivement individuellement, il devient plus facile d'embrasser les trois dans une vision d'ensemble, en fixant par exemple la petite étoile de mV 7 au centre du groupe, c'est là tout l'intérêt d'observer ce Trio en très grand champ. NGC 2403 Constellation: Girafe Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 21,9x12,3' Il est de notoriété publique que nombre de galaxies absentes du catalogue Messier ont tout d'une grande. C'est sans aucun doute le cas de cette belle galaxie de la Girafe, loin des sentiers battus et qui gagne pourtant à être connue, en particulier aux jumelles. Comme sa position ne le laisse pas deviner, elle est membre du groupe de M81 et donc proche de nous à seulement 8 millions d'années lumière. Vue facilement et immédiatement en vision directe, étendue et allongée dans un rapport 1/3. Le centre est un peu plus brillant. Elle s'inscrit dans un fort joli champ d'étoiles brillantes qui l'encadrent. N'hésitez pas à faire le détour dans ce coin du ciel juste pour elle! Niveau de difficulté: Moyen On entre là dans la catégorie des galaxies qui se révèleront plus ou moins difficilement, le succès n'est pas garanti suivant les conditions. Un ciel suffisamment noir et une transparence correcte seront nécessaires. Voire les 7 étoiles de la Petite Ourse en vision indirecte me paraît le strict minimum pour s'aventurer ici! M94 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2 Taille apparente: 11,2x9,1' Sa magnitude visuelle pourrait laisser penser qu'elle mérite sa place dans la catégorie "facile", pourtant derrière une paire de jumelles elle n'est pas si évidente à identifier à cause de son aspect. Semblant facile à localiser entre Cor Caroli et Chara, il y a peu d'étoiles repères proches, le fond du ciel est bien clairsemé par ici et M94 peut très bien passer inaperçue à première vue. La faute à un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe. Il faut user de la vision indirecte pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, donnant à l'ensemble une forme ronde -la galaxie est vue de face- et compacte comme une étoile empâtée. M104 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8 Taille apparente: 8,7x3,5' Si elle n'était pas si basse dans le ciel elle aurait sans doute sa place dans le top 10. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la "galaxie du Sombrero" se voit largement atténué, bien que laissant percevoir relativement facilement en VI1 un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe E-O, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Pour se consoler, notez les deux jolis astérismes Stargate et Jaws qui l'accompagnent pour former un champ remarquable. NGC 3115 Constellation: Sextant Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 7,2x2,5' Une autre victime d'une position trop basse. Elle reste visible relativement facilement, en VI2 avec un coeur plus brillant d'aspect stellaire, et plus difficilement un début d'allongement du halo dans un axe NE-SO. NGC 2841 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 8,1x3,5' Un autre exemple typique d'une galaxie absente du catalogue Messier et pourtant plus brillante que certaines de la même constellation, et donc à ce titre visible plus facilement aux jumelles. Qui plus est facile à localiser dans la "patte avant" de l'Ourse. Vue en VI2, faible mais uniforme et allongée dans un rapport 1/2 à 1/3, contre une étoile proche à l'E et un peu au-dessus de mV 8,5. En utilisant la méthode du balayage elle est vue plus facilement en VI1. M85 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 7,1x5,5' Facile à localiser au milieu du segment reliant 24 COM -jolie double serrée possible à séparer aux jumelles par ailleurs- et 11 COM. Vue immédiatement en VD2 à VI1, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe NE-SO, uniformément diffuse. Vue par la suite en VD1, assez facile. M88 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,9x3,7' Vers la limite Sud de la constellation de Coma Berenices, là où les nébulosité galactiques se confondent avec celles de la Vierge. Vue en VI1, allongée rapport 1/3 à 1/4 sur un axe N-S, repérage et identification facilité par une étoile de 7e magnitude 1 degré à l'Ouest. NGC 4725 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,7x7,6' Avant de se lancer sur les difficiles NGC 4494 et 4565, abordées plus loin, il est plus sage de tenter NGC 4725, la plus à l'Est sur une même ligne que les deux précédentes. Plus facile des trois, vue immédiatement en VI1. Ovale, rapport 1/2, diffuse et uniforme. M96 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 7,6x5,2' Galaxie la plus brillante du "Groupe M96", sous le ventre du fauve. Plus difficile à pointer, moins d'étoiles repères dans ce secteur. Elle est vue en VI1, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. Une fois centré sur elle, trois autres membres accessibles aux jumelles pourront être localisés selon la qualité du ciel. M95 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 7,4x5' Un peu plus d'un degré à l'Est de M96, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord en VI3 en balayage, puis en VI2 fixe. Semble s'allonger? Etoile faible de mV 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. M105 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 5,4x4,8' Un gros degré au NE du couple M96-M95 peut être trouvé un autre membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord en VI3, faible et petite, elle est vue ensuite en VI2 puis VI1 en balayage, s'élargissant un peu. Dans de très bonnes conditions, il devient possible de discerner une petite galaxie très proche de M105. NGC 3384 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,5x2,5' Très proche au N-E de M105, à peine séparée de cette dernière et encore plus petite et plus faible. Vue en VI4 et en balayage, une cible très difficile donc qui se laisse désirer, mais la vision de se couple serré est intéressante. NGC 2903 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 12,6x6' Proche de la tête du Lion et très facile à localiser, cette galaxie est plus aisément observable que nombre de galaxies du catalogue Messier. Vue facilement en VD2 à VI1, déjà observée à main levée dans un ciel moyen. D'une brillance uniforme. De meilleures conditions devraient laisser deviner son orientation NE-SO. NGC 3521 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 11x5,1' Galaxie la plus australe du Lion visible aux jumelles, si elle n'était pas si basse elle supplanterait sûrement beaucoup de Messiers de cette constellation. Vue immédiatement en VI1 à VD2. Noyau brillant, et halo allongé sur un axe SE-NO et dans un rapport 1/3. Elle est plus facile que les galaxies du groupe de M96. M86 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 8,9x5,8' Membre le plus facile de la fameuse "Chaîne de Markarian". En fait de chaîne aux jumelles l'histoire se résume à une paire de nébulosités dont M86 est la plus évidente. Vue facilement en VI1, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible l'autre membre de la Chaîne accessible aux jumelles. M84 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 6,5x5,6' Très proche de M86 mais sensiblement plus difficile, ne s'est révélée qu'en VI3 et en balayage. Lorsque c'est chose faite la vision de ce couple d'aspect semblable, rondes et diffuses, est intéressante. M87 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 8,3x6,6' Plus isolée au sud du couple M86-M84 tout en étant relativement plus facile que M86 bien que moins étendue. Vue facilement en VI1. Ronde et uniforme. Ces trois dernières peuvent être observées simultanément à grand renfort de vision périphérique. M61 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 7,2x4,7' Facile à localiser à mi-chemin entre 16 VIR et 17 VIR. Vue en VI2 à VI3, diffuse et uniforme, ronde, à l'Est d'une étoile de mV 8. Niveau de difficulté : Difficile Bienvenue dans le monde de l'infime nébulosité, à l'extrémité des capacités des 10x50. Ici la vision décalée est de rigueur, la balayage souvent utilisé et les visions souvent peu gratifiantes, hormis la satisfaction de détecter des cibles très difficiles. La qualité du ciel est primordiale, voire les 7 étoiles de la Petite Ourse nettement en vision directe me semble le strict minimum pour s'y aventurer. M109 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,6x4,7' Très facile à localiser juste en-dessous de Phecda. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées à son S-E. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son S-E en VI3 trahissant la présence de cette timide galaxie. M108 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10 Taille apparente: 8,7x2,2' Une autre membre du catalogue Messier très délicate malgré un pointage facile depuis Merak. Vue en VI4, montrant malgré tout un allongement sensible pointant grossièrement vers Beta UMA dans un rapport de 1/3. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7e magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à M108. NGC 3184 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,4x6,9' Moins difficile que d'autres galaxies Messier de la Grande Ourse, NGC 3184 aurait pu sombrer dans l'anonymat si elle ne s'était pas trouvée dans un champ remarquable aux jumelles avec les brillantes Tania et dans une configuration proche d'une étoile de 6e magnitude la rendant aisée à localiser. Vue en VI2, relativement large, ronde et diffuse. NGC 2683 Constellation: Lynx Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 9,3x2,2' La galaxie la plus brillante du Lynx est à l'image de la constellation qui l'héberge: discrète. Pourtant le champ est remarquable avec les brillantes Sigma LYN. Son repérage est facilité par la présence de deux étoiles de mV 6 et 7, NGC 2683 formant un triangle rectangle avec ces dernières. Vue en VI3 et en balayage, attention à ne pas la confondre avec un petit groupe d'étoiles faibles de magnitudes 9 à 10 juste à l'Est. NGC 4125 Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,8x3,2' Le seule représentante du Dragon dans cette liste m'a pris un peu au dépourvu en se révélant plus facile qu'escompté, surgissant immédiatement en VI2 à VI1 en balayage -très bonnes conditions lors de l'observation. Très diffuse et un peu allongée, rapport 1/3. Une faible étoile de mV 10 très serrée est vue en sur-impression en VI3, une autre de mV 9,2 à 13' à l'E est utile au repérage. La distance de cette galaxie est à confirmer, mais les 71,8 millions d'années lumière annoncés selon les sources en font potentiellement l'objet le plus lointain observé avec mes 10x50. La lumière en serait ainsi partie tandis que des dinosaures broutaient dans mon jardin… Si elle se dérobe consolez vous avec le champ remarquable du groupe d'étoiles autour de Kappa DRA tout en variation de luminosités et de teintes. NGC 4494 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 4,8x3,5' Proche de l'amas de Coma Melotte 111 dont la pointe 17 COM -jolie double aux jumelles- donne la direction. Elle est facile à localiser juste en-dessous d'une étoile de magintude 7,9 et se révèle en VI2 sous la forme d'une petite boule diffuse. NGC 4565 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 15,8x2,1' En prolongeant dans la direction indiquée par 17 COM et NGC 4494, la galaxie de "l'Aiguille" ne montrera que le centre de son bulbe brillant en VI2. L'allongement peut être porté jusqu'à un rapport 1/4 en VI4, elle est difficile à localiser avec l'absence de jalons. NGC 4697 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 7,2x4,7' 4 degrés au sud de Porrima et un peu à l'écart des zones plus denses en galaxies des parages, elle n'en reste pas moins au niveau de certaines Messiers. Vue en VI3 et balayage, diffuse et allongée sur un axe E-O. M90 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 9,5x4,4' Vers le centre de l'amas Virgo, un peu isolée donc difficile à identifier, d'autant que l'intérêt visuel est très limité, faible nébulosité vue difficilement en VI4 et balayage. M99 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,7' Tout au Sud de la Chevelure de Bérénice, pointage facilité par 6 COM et une étoile de 6e magnitude qui la borde au N-E, sans quoi elle aurait pu passer parfaitement inaperçue. Vue en VI3 à VI2 en forçant un peu, ronde. M74 Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,5x9,5' Bien basse, déjà intrinsèquement discrète avec sa faible magnitude surfacique -14,4-, elle est très diffuse, son halo rond est confondu avec une étoile de magnitude 6,4 à l'avant plan. M83 Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5 Taille apparente: 12,9x11,5 Très très -trop- basse sous nos latitudes métropolitaines, sans quoi elle aurait pu figurer dans le top 5! L'absorption atmosphérique fait de gros dégâts, même lors de cette observation au méridien à 20° au-dessus de l'horizon Sud. Il en reste une pâle lueur ronde et uniforme mais très étendue, vue en VI2 à VI1. ------------------------------------------- Galaxies ayant été observées mais absentes de la liste, très difficiles: M89, M91, M100. Galaxies suspectées, devant être observées à nouveau pour confirmation: M98, NGC 2768, NGC 2976, NGC 4526, NGC 1023. Echec cuisant: NGC 891 Galaxies non observées mais au programme, candidates à l'entrée au Top 50 en remplacement d'une autre en fonction de leur intérêt: NGC 6946, M102, NGC 3607, NGC 4631, NGC 4449, NGC 5005, NGC 4490, NGC 4699, NGC 4636, NGC 4753, NGC 4429, NGC 5846, NGC 247, M77, NGC 1407, NGC 7331, NGC 253, NGC 288. Ce guide est donc amené a évoluer au fil des semaines, mois ou années, j'espère pouvoir le faire vivre et pourquoi pas l'agrémenter de quelques illustrations. Et maintenant pour aller plus loin? A la volée, 100 galaxies me paraît envisageable si on ajoute le ciel astral, un spot à 4000m d'altitude, des 10x50 de compétition à 6K€ ... Large. Un mot sur les ressources utilisées: -Pocket Sky Atlas -Interstellarum Deep Sky Atlas -Logiciel Stellarium -Wikipedia -Binoculars Highlights de Gary Seronik -Touring the Universe Through Binoculars de Phil Harrington -Les excellents catalogues de notre @'Bruno national que je remercie chaleureusement: Vous y trouverez les coordonnées et les magnitudes surfaciques des cibles présentes ici: http://www.astrosurf.com/bsalque/cpselect1.txt Bonnes observations à toutes et à tous. La suite sur le forum ici : https://www.webastro.net/forums/topic/162552-50-galaxies-aux-10x50-cest-le-top-50-gal/
  9. 1 point
    Starnet++ est une application bureau basée sur un réseau de neurones capable d'éliminer les étoiles des images en une seule étape, en ne laissant que l'arrière-plan. La page GitHub de l'auteur : https://github.com/nekitmm/starnet On peut obtenir de très belles images de nébuleuses dénuées d'étoiles comme avec l'extrait ci-dessous : Après avoir vu beaucoup de questions sur son utilisation ainsi que l'absence d'explications claires en français, je vous propose un petit tutoriel afin de pouvoir exploiter ce logiciel. Étape 1 : Tout d'abord vous pouvez le télécharger l'archive .zip ici pour Windows à partir de Sourceforge : https://sourceforge.net/projects/starnet/ Étape 2 : Décompressez cette archive en faisant Clic-droit > Ouvrir avec > Explorateur Windows. Puis, glissez-déposez le dossier StarNet_Win vers la destination de votre choix. Étape 3 : Ensuite, accédez au dossier. Dans ce dernier, figurent plusieurs fichiers tels que présentés ci-dessous. Il vous faut alors copier votre image à traiter dans ce dossier. Ici, je l'ai appelée m8_test (note : seulement les images aux formats non-destructif TIFF 16bits sont compatibles) comme vous pouvez le voir ci-dessous. Étape 4 : Ensuite, pour une image couleur, vous devez repérer le fichier qui s'appelle run_rgb_starnet.bat. Vous le sélectionnez puis Clic-droit > Modifier. Note : on procède de même pour une image N&B mais cette fois-ci avec le fichier run_mono_starnet.bat Une fois le fichier ouvert dans le bloc-note, vous devez modifier les noms d'image de traitement et d'exportation qui sont inscrits par défaut, avec vos noms d'images à vous. Dans mon exemple, je remplace le premier nom d'image (souligné en rouge) par m8_test.tif et le deuxième nom (souligné en bleu) par m8_export.tif. Enfin, enregistrez le fichier bloc-note ainsi modifié. Étape 5 : Lancez ce même fichier en faisant un double-clic dessus. Une invite de commande devrait apparaître, vous demandant d'appuyer sur une touche pour démarrer le processus de traitement. Note : en fonction des performances de votre ordinateur, cela peut prendre un certain temps... L'image traitée se trouve alors dans le dossier avec le nom que vous lui avez confié.
  10. 1 point
    Vu l'intérêt que beaucoup portent sur cet instrument, je vais faire un résumé et un bilan des tests effectués, afin que chacun puisse faire le point sur l'opportunité, ou non, de se lancer dans l'achat de ce modèle. Rappel : Test n°1 :http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=139825 Test n°2 : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=140153 Trop tôt pour faire un bilan, avec trop peu de sorties ? Oui et non : le bilan sera forcément incomplet mais en même temps je pense qu'après quelques corrections il serait navrant de ne pas avoir d'opinion sur un instrument qui est censé donné rapidement satisfaction. On peut faire tous les tests qu'on veut, il restera toujours une part de subjectivité, et chacun réagira à sa manière. Certains trouveront certainement matière, au vu des tests et commentaires, à argument pour NE PAS acheter cet instrument, c'est leur droit, et tant mieux si cela leur évite de se retrouver avec un instrument qui ne leur convient pas. IMPORTANT : L'ES 16" est équipé pour une utilisation immédiate : miroirs, PO, canne de collimation, viseur point rouge, bague supplémentaire de PO, livret d'utilisation en français. Mais il est livré sans oculaires. A - AVANTAGES ET QUALITÉS : 1) La compacticité. On a affaire à un Serrurier, mais pas seulement, la conception est celle d'une base compacte : la base est très réduite, on est à l'opposé de la conception des Orion XX, GSO, LB, et autres Flextube, à la base énorme, et à la cage du primaire enveloppante. Bien sûr, l'ES n'est qu'un manuel. Cela va sans dire, mais disons-le , charger cet instrument dans une voiture est un régal, il prend une place minimum, c'est TRÈS appréciable pour moult raisons inutiles à énumérer. 2) Le poids. Certes il y a le poids du miroir, mais on gagne dans l'ensemble dans la transportabilité, la manutention, pas de base énorme à déplacer, il y a juste la boîte à primaire, très réduite, qui est lourde à déplacer, c'est un moindre mal. 3) Les mouvements de la structure. Le chapitre le plus subjectif d'entre tous, chacun ayant ses goûts et surtout habitudes ! Je quitte un GSO très fluide, trop fluide, sensible à la moindre chiquenaude, pour un instrument possédant des mouvements que je trouve au juste milieu : ni trop durs ni trop mous, avec peut-être un peu trop de dureté quand le tube est levé haut. Mais ça ne « colle » pas, moi ça me va, je peux changer d'oculaire sans l'inquiétude de faire pivoter l'instrument, un confort que je découvre. 4) La rigidité. On est à l'opposé aussi de descriptions faites ci et là : c'est un régal de rigidité en observation, et cela a pu être vérifié par nombre d'astrams aux Estivales, appréciable à fort grossissement. 5) Le réglage de collimation. La trouvaille géniale d'ES : une canne (un poil courte mais bon) permet de visser debout, l'œil dans le Cheshire, dans l'œilleton, ou autre, les vis de collimation. 6) Le tarif. Il faut bien en dire un mot ! Pour le prix c'est une bonne affaire, je le dis tout net. Si on additionne le prix des miroirs, du porte-oculaires, on arrive déjà à plus de 1 600€, calculez le reste, vous avez un 400mm qui fonctionne bien, pour un prix imbattable, manuel certes. B - INCONVÉNIENTS ET DÉFAUTS : 1) Le PO du mauvais côté. Ce détail sera peut-être sans importance pour certains, qui pourront donc passer outre ce chapitre. Facilement corrigible, quelques coups de perceuse, quelques vis, et le problème est réglé, je l'explique plus en détails dans l'autre sujet n°2. 2) La collimation rétive. Impérativement, investir dans un autre réducteur, celui d'origine ayant tendance à se loger de travers, source de souci pour aligner laser, Cheshire, etc... Je conseille d'emblée le Parallizer Howie Glatter qui se loge parfaitement dans le coulant 2". Le PO a son coulant 2" à serrage par anneau, curieusement avec trois vis : attention de ne serrer qu'avec la vis se trouvant à l'opposé de l'endroit où l'anneau se resserre : il est facile de faire tourner au doigt l'anneau pour le placer en face (de l'autre côté) de la vis de son choix, les deux autres vis restant à visser juste en appoint. IMPORTANTES INFOS CONCERNANT LA COLLIMATION DE L'ES ICI : http://www.webastro.net/forum/showth...=1#post2381760 3) La collimation qui bouge après les transports. Un défaut marqué qu'on retrouve dans la plupart des Serrurier de série. Sur les ES, le secondaire est difficilement réglable, les vis n'offrent pas un réglage précis et pérenne, il faut modifier le système, je n'ai pas encore la solution idéale au moment où j'écris ces lignes (26 Avril 2017). 4) Le viseur point rouge inutilisable. Tout est dit, c'est de la camelote, prévoir un autre viseur de marque efficace, point rouge ou un Telrad, un Quickfinder, selon ses préférences. 5) Les traces rapides d'usure au niveau peintures. La peinture noire et jaune a très facilement tendance à s'écailler au bout de quelques montages/remontages. Nous n'avons pas affaire à un Sud-Dobson, un Dobson Factory, à un Skyvision, c'est sûr ! Très important : suis-je content de cet instrument ? OUI. Cela signifie qu'une bonne partie des futurs acquéreurs le seront aussi ! ** Mais je ne conseillerais pas cet instrument à un débutant, à cause de la collimation délicate notamment, et à cause de la structure Serrurier qui demande prudence et habitude, les miroirs étant à l'air libre, et qui demande attention également quant aux divers serrages. ** Il est toujours possible de récupérer un beau jour miroirs et PO pour acheter une structure artisan, ce qui serait le top, mais en attendant on peut parfaitement profiter ce qu'on a, sans budget pour mieux. Voilà, en espérant que ces indications aient pu aider certains, comme je le disais pour décider d'acquérir cet ES ou au contraire pour l'éviter.
  11. 1 point
    Kerbal Space Program vous entraîne dans la réalisation progressive d'un programme de conquête spatiale. A vous le bonheur de maîtriser les lois de l'aérodynamique ou de la physique des orbites. Ici les seuls ennemis seront vos erreurs et votre ignorance. Il vous faudra patiemment apprendre à lancer des fusées capables de s'affranchir de la gravité terrestre, et bien plus encore! Plusieurs modes de jeux sont disponibles. Vous pouvez tenter l'aventure et progresser par petits pas, découvrir les technologies requises, et développer peu à peu des fusées et satellites de plus en plus fonctionnel. Ou vous pouvez partir en bac à sable et lancer directement votre station spatiale vers Mars avec une fusée munie de 52 propulseurs à poudre. Au programme: Construisez vos propres fusées, satellites, stations spatiales, véhicules divers et variés Contrôlez vos engins, vos astronautes en EVA recrutés par vos soins Explorez votre système stellaire, atterrissez sur les lunes et planètes et bien plus encore! Roger, t'as pensé à t'attacher au vaisseau ? Site officiel: https://kerbalspaceprogram.com Attention, il est préférable de lire des tutoriels avant de vous lancer. Sans quoi, vos parties risquent fort de ressembler à cela:
  12. 1 point
    Bonjour à tous, Les images publiées sur le forum apportent leur lot de commentaires parfois surprenants: "fond de ciel fort bruité et trop clair pour moi..." "sur mon écran elle semble quand même fort bleue..." "dommage pour la trame oblique..." "On voit le détourage..." Et pourtant, pour vous l'image est bien, de quoi parlent-ils donc? Chaque écran produit une interprétation différente de l'image. Visualiser la même photo sur un autre écran peut donner une impression toute différente et même révéler des défauts qui étaient invisibles lors du traitement... La première chose à faire est de vérifier son écran. Voici quelques images pour vous permettre de faire le test: Chaque lettre est imprimée avec un contraste de 1/255e par rapport à la suivante. Un bon écran bien réglé permet de déceler le 'A'. Un écran moyen permet de distinguer le D. Sur les écrans les plus médiocres la première ligne n'est pas lisible... N'hésitez pas à bouger la tête. Souvent la vision sur le côté, vers le haut ou le bas, révèle les contrastes. Rien qu'en orientant l'écran on peut récupérer plusieurs niveaux de contraste. Pour améliorer la situation, vous pouvez modifier les réglages dans le menu de l'écran, surtout le paramètre 'Gamma' s'il est disponible. Notez qu'un réglage adapté au traitement des images n'est pas forcément le plus agréable pour une utilisation quotidienne. Le contraste sur les blancs est moins critique pour l'astro. Il vaut donc mieux viser le meilleur contraste dans les tons sombres. Sur l'image ci-dessus un bon écran met en évidence une forte trame oblique, très visible. Un écran moyen révèle une trame bien visible. Sur un mauvais écran, la trame se devine à peine ou est carrément invisible. Sur cette image de Saturne, la compression Jpeg a causé des artefacts sur le fond de ciel. Ceux-ci devraient êtres visibles dès l'image de gauche. Si vous n'y voyez rien (!), voici une version exagérée pour illustrer ce qu'on voit sur un excellent écran: https://dl.dropboxusercontent.com/s/c2ocp7gucx7jbwz/Saturn_test_b.jpg Le cœur de cette galaxie est gris-blanc, non saturé. L'outil pipette de PhotoShop confirme avec des valeurs RVB égales: 157/157/157. Si vous voyez une dominante bleue, rouge, verte ou jaune, cela provient de votre écran ou de vos yeux. Lors du traitement des images, ne vous fiez pas à vos yeux! Utilisez systématiquement l'outil 'Pipette' de PhotoShop en mode 'Moyenne' pour vérifier la couleur d'une zone de l'image dans la fenêtre 'Informations'. Dans l'exemple ci-dessous, on constate que le noyau de la galaxie manque de vert et d'un peu de bleu, avec des valeurs RVB à 135/115/132: Le même outil révèle le moindre gradient d'une zone à l'autre de l'image. Une différence de seulement 1% qui ne se voit pas sur votre écran gâchera peut-être l'image chez les autres. Pire encore, un dégradé invisible peut tout à fait se voir une fois l'image imprimée sur papier. Par ailleurs, les écrans plats ont tous une 'résolution native'. Le fait de sélectionner une autre résolution dégrade considérablement l'image. Parfois, à cause d'une installation centralisée ou suite à un changement d'écran, la résolution est erronée. Ou alors on a changé la résolution parce que les caractères étaient trop petits, difficiles à lire. Ou encore, on a deux écrans et le second à 'hérité' de la résolution du premier. Dans tous les cas, il suffit de corriger en rétablissant la résolution correcte, c'est normalement la plus élevée disponible:
  13. 0 points
    Bonjour, Ma femme m'a fait le plaisir il y a quelques temps déjà de m'offrir des productions faites par elle, centrées sur l'astronomie et bien d'autres thèmes (elle les commercialise et ça marche bien). Des trousses pour ranger soigneusement mes crayons astro selon leur catégorie (ah, toujours cette passion pour le dessin-astro !), un super protège-cahier en tissu pour y insérer mes grands cahiers de notes astro (13 total). De mon côté, j'aspire à enjoliver certaines boites dans lesquelles, bien évidemment, je range tout ce qui touche à l'astronomie (trousses à crayons, yeux de hibou, etc …). Enfin, j'ai produit pas mal de toiles issues de mon imagination, où des planètes imaginaires côtoient des comètes, des gazs et poussières intergalactiques … Bref, de la déco liée à ma passion, et j'aime bien !
  14. 0 points
    Bonjour à tous suite à un changement d’hébergeur je vous donne le nouveau lien du tuto suite à différents problèmes avec mon AZEQ6 ,je me suis lancé dans le démontage et réglages graissage de ma monture . Je me suis dis que ça pouvais aider d'autres personnes pour passer le pas . Le nouveau lien http://nicoastro.fr/index.php/2018/12/31/demontage-graissage-et-reglages-de-lazeq6-gt-sky-watcher/
  15. 0 points
    Bonjour, Je souhaite upgrader ma Vixen SP avec un kit GOTO. EQ5 ou autre.... On trouve qqs échanges sur le forum et ailleurs sur le sujet. Visiblement possible moyennant qqs adaptations. En revanche je n'arrive pas à me forger une conviction sur le niveau d’embêtement des dits "bricolages". Je cherche donc des photos, témoignages illustrés, tutos, autres... Me permettant de prendre une décision. Au prix d'un kit, je veux être sûr de mon coup et ne pas terminer avec un truc approximatif. Idéalement je souhaite garder ma bonne vieille SP Mais si trop compliquée, elle fera un heureux (tout comme moi) et je partirai sur une nouvelle monture directement équipée. Ce que je sais pour le moment après N lectures : Super Polaris et Great Polaris... ce n'est pas la même histoire. On part de plus loin avec une SP. Au plaisir de vous lire, Cdt, AP
  16. 0 points
    Mon premier traitement du ciel profond avec PhotoShop Ce tuto part d'une image 'pré-traitée' issue d'IRIS, DSS ou un autre logiciel astro. Si vous ne savez pas comment créer une image 'pré-traitée', voyez les nombreux tutoriels disponibles sur internet ou cet article: Débuter l'astrophoto avec DeepSkyStacker (DSS) Astuce: si PhotoShop vous semble trop coûteux, cherchez la vieille version CS2 pour laquelle Adobe distribue gratuitement les codes. Il existe une polémique quant à la légalité de l'usage de ces codes, à vous de juger si ça s'applique à votre cas. Il existe aussi des versions d'étude et des versions livrées avec certains produits, ce qui permet de limiter la facture. Il existe un programme gratuit très similaire à PhotoShop: Gimp. Malheureusement, celui-ci ne gère pas bien les images 16bits et s'avère donc peu adapté aux images astro. La version utilisée pour ce tuto est la CS3 mais toutes les versions de PhotoShop permettent ces opérations. (Attention, 'PhotoShop Elements' n'est pas PhotoShop; c'est un programme 'grand public' limité à 8bits.) A. Régler les niveaux 1. On ouvre l'image au format '.tif' (16 bits) sortie d'IRIS ou DSS. notez que cette image est 'brute d'empilement'. Elle n'a subi aucun traitement, on n'y voit d'ailleurs pas grand-chose et c'est très bien ainsi. A chacun son job, les logiciels d'astro 'empilent' puis PhotoShop 'traite' l'image. Le nom de l'image apparaît en haut. Cliquez sur l'onglet 'calques' pour afficher ceux-ci. Il n'y en a qu'un, dénommé 'Arrière plan'. Astuce: Ces images sont monochromes mais le principe est le même pour des images en couleur. 2. Menu. Image ==> réglages ==> niveaux. Cadre 1: on voit que tout le signal de la photo est concentré à gauche, dans les tons sombres. Cadre 2: pour révéler les détails on déplace le curseur du milieu (tons moyens) vers la gauche, jusqu'au pied de la courbe et on clique OK. Cadre 3: on appelle à nouveau 'Image ==> réglages ==> niveaux'. La courbe du signal a été 'étirée', on voit mieux sa forme. Cette fois, on va 'encadrer' la courbe avec les curseurs de gauche (tons sombres) et du milieu (tons moyens). Le but est de révéler les détails en évitant de trop faire monter le bruit. Surveillez donc l'écran principal pour voir l'effet de cette manipulation. Cochez 'Aperçu' si ce n'est déjà fait. Utilisez l'outil 'loupe' pour 'zoomer' dans l'image à 100% et déplacez les barres de défilement pour contrôler toute la surface. 'Tirer' trop sur les niveaux détruit le signal de l'image au lieu de le révéler, ayez donc la main légère. Pour cette opération, un écran de qualité et bien réglé est nécessaire. Ajustez éventuellement le 'Gamma' de l'écran au maximum pour mettre toutes les nuances en évidence. Astuce 1: l'outil 'Loupe' n'est pas accessible quand la fenêtre des niveaux est visible. Vous pouvez cependant changer le zoom en tapant une nouvelle valeur dans le coin inférieur gauche de l'image. Attention, ne touchez pas (trop) au curseur de droite (tons clairs). L'effet de celui-ci est de 'gonfler' et/ou saturer les étoiles, ce qui n'est pas souhaitable. Astuce 2: Pas content du résultat? Avec Ctrl-z vous annulez l'opération. Pour revenir plusieurs opérations en arrière, utilisez l'historique: Menu ==> Fenêtre ==> Historique. 3. Vérifiez avec l'outil 'pipette' que les zones noires ne le sont pas trop. Une image astro 'idéale' n'est réellement noire nulle part (comme le ciel d'ailleurs). Idéalement, le 'noir' devrait être un gris foncé entre 20 et 30 sur 255 (vérifiez dans la fenêtre 'Informations'). Par ailleurs, une zone de l'image à zéro ne possède plus aucune nuance, plus de signal: à éviter absolument! L'outil pipette peut mesurer ponctuellement ou faire une moyenne pour une zone de l'image. Ici, une moyenne '31x31 pixels' donne une mesure stable et précise. Cet outil reste actif en permanence. Par exemple quand vous changez les niveaux le fait de promener la souris dans l'image permet de vérifier la valeur que donne la pipette à cet endroit. Dans la fenêtre 'Informations' s'affiche alors l'ancienne et la nouvelle valeur pour les trois couleurs R, V, B. Ici l'image est monochrome les trois sont donc au même niveau. Astuce: la pipette a une influence aussi sur d'autres outils. Par exemple, la 'baguette magique' sélectionne plus à chaque clic si la pipette est réglée sur 31x31 que sur '5x5'. B. Régler les couleurs Les niveaux sont réglés mais il y a de fortes chances pour que l'image tire vers le rouge. A cause de la pollution lumineuse ou parce que l'APN est défiltré par exemple. 1. Pour régler le fond de ciel (les tons sombres), il faut ajuster chaque couleur de base séparément. Astuce 1: ne vous fiez ni à votre écran, ni à vos yeux! Seul l'outil 'pipette' en mode 'moyenne' détient la vérité. Voyez cet article pour régler votre écran: http://www.webastro.net/forum/showthread.php?p=1481910 Astuce 2: Le ciel nocturne n'est jamais réellement noir; il est gris foncé. L'expérience a démontré qu'une image astro est plus riche et plus réaliste si le fond de ciel s'établit entre 20 et 30 quand on le mesure à la pipette. Cliquez sur l'onglet 'Couches' puis sur une des couleurs de base R, V ou B. L'affichage passe en noir et blanc. C'est normal car on ne voit plus que le signal capté par les photosites de la couleur choisie. Pour éviter de s'arracher les yeux, PhotoShop présente l'image en tons de gris, plus lisibles que des tons de bleu ou de vert. 2. Image ==> Réglages ==> Luminosité/Contraste. Cochez la case 'Utiliser la luminosité existante'. Ajustez la luminosité jusqu'à ce que la pipette donne une valeur de 25 par exemple pour le fond de ciel. Cliquez sur une des autres couleurs et recommencez l'opération. Promenez la pipette au même endroit que la première fois et appliquez la correction nécessaire pour obtenir la même valeur: 25 dans notre exemple. Après avoir corrigé les trois couleurs, le fond de ciel s'établit à 25,25,25 (mesuré à la pipette). Astuce: c'est un peu plus compliqué mais vous pouvez aussi corriger le fond de ciel avec l'outil 'Niveaux'. Après avoir cliqué sur une couche, cet outil ne s'applique qu'à la couleur choisie. Il est même possible de 'tirer les niveaux' différemment pour chaque couleur, ce qui permet de ressortir un maximum de signal. Mais attention, vérifiez toujours à la pipette pour conserver un fond de ciel de la même luminosité pour les trois couleurs! 3. Cliquez sur RVB dans l'onglet 'Couches'. L'image revient en couleur. A ce stade, le fond de ciel est 'propre' mais les étoiles ont probablement une dominante de couleur: trop rouges, trop jaunes, trop vertes,... A quoi est-ce dû? Quand l'APN capte le signal, certaines couleurs réagissent mieux que d'autres. Par ailleurs, la mise au point du télescope est souvent meilleure pour une couleur que pour les autres. Tout cela fait que les étoiles n'ont pas la même taille dans les trois couleurs. Si elles sont plus grosses dans le rouge par exemple, toutes les étoiles présentent un halo rougeâtre. Astuce: Dans n'importe quel coin du ciel, la couleur des étoiles se répartit à peu près comme suit: 80% de blanches; 12% de bleutées; 8% de jaunes/orangées; Quelques rares carbonées (rouges). 4. Image ==> réglages ==> niveaux. Dans le menu déroulant en haut de cet écran, choisissez la couleur qui domine. Désormais, les changements n'ont d'influence que sur cette couleur. Pour réduire les étoiles, déplacez le curseur blanc des 'Niveaux de sortie' vers la gauche. Attention, vérifiez le fond de ciel, qui ne doit pas changer. Il sera probablement nécessaire d'ajuster le curseur des tons moyens pour corriger. Le réglage de la couleur des étoiles ne peut se faire que visuellement, à l'estime. On peut cependant s'aider de la pipette en mode 'échantillon ponctuel'. Astuce: Pour diminuer une teinte jaune, il faudra diminuer le rouge puis le vert. Pour une dominante mauve, il faut diminuer le rouge puis le bleu. Retrouvez les combinaisons de couleurs ici: C. Augmenter la saturation Souvent, les images astro brutes manquent de couleurs, ou certaines couleurs sont exagérées. L'outil 'Teinte/Saturation' permet de corriger le tir. 1. Cliquez sur l'onglet 'Calques' en bas à droite. Cliquez sur le calque 'Arrière plan' avec le bouton droit de la souris et choisissez 'Dupliquer le calque'. Donnez à ce calque le nom 'Saturation' et appuyez sur OK. Passez ce calque en mode 'Couleur' à l'aide du menu déroulant juste au-dessus. Désormais, les modifications à ce calque ne concernent plus que l'information de couleur. L'image du calque en-dessous ('Arrière Plan') définit la luminosité, les détails, la netteté, etc. 2. Image ==> Réglages ==> Teinte/Saturation Dans cet exemple, nous voulons augmenter uniquement les tons rougeâtres. Dans le menu déroulant, choisissez 'Rouges'. Dans la partie basse, étendez l'effet du réglage aux tons oranges et jaunes en déplaçant les curseurs. Ajoutez ensuite la saturation désirée mais n'exagérez pas sinon le fond de ciel risque de se dégrader. Recommencez pour le bleu, que vous pouvez étendre vers le cyan. 3. Le cas spécial du vert. Il n'y a pas de vert dans l'espace. A l'exception des comètes et quelques nébuleuses planétaires le reste des objets est normalement dépourvu de vert. Pas d'étoiles vertes, pas de nébuleuses vertes, pas de galaxies vertes. Malheureusement, les APN ont tendance à introduire du vert dans les images astro. La raison est simple: chaque pixel de l'image provient d'un carré de quatre minuscules photosites et les millions de photosites composent le capteur de l'APN. Pour obtenir une image en couleur, les photosites sont couverts d'un filtre coloré avec les trois couleurs de base: Rouge, Vert, Bleu. Comme chaque pixel est un carré de quatre photosites, il reste un photosite non utilisé. Celui-ci est aussi couvert d'un filtre vert. Le carré ainsi formé (appelé 'matrice de Bayer') est donc composé de R,V,V,B. Le fichier RAW de l'image comporte donc deux fois plus d'informations dans les tons de vert que de rouge ou de bleu. En cliquant sur la couche verte de l'image, on peut d'ailleurs constater que celle-ci est plus 'riche'. Elle contient plus de détails que le rouge ou le bleu. On peut souvent pousser plus loin les niveaux sur cette couche. Le problème c'est que ce vert doit être contenu, puisqu'il n'y a pas de vert dans l'espace! Pour limiter le vert, on peut bien sûr utiliser l'outil 'Saturation' mais il existe un outil performant et gratuit que l'on peut ajouter à PhotoShop et qui règle son compte à l'excès de verdure: HLVG. Merci à son auteur, Rogelio Bernal Andreo! Après avoir installé HLVG, cliquez sur Filtre ==> DeepSkyColor ==> HLVG. 4. Filtre ==> Atténuation ==> Flou Gaussien... Vous appliquez maintenant un flou gaussien de 1 à 2 pixels au calque 'Saturation'. Notez que l'image ne devient pas floue, mais les couleurs sont 'étalées' et plus réalistes. Cliquez ensuite sur Calque ==> Aplatir l'image pour fusionner les deux calques. Astuce: Vous pouvez aussi fusionner un calque avec celui qui se trouve juste en-dessous. Cliquez sur le calque avec le bouton droit de la souris et choisissez 'Fusionner avec le calque inférieur'. Ou tout simplement conserver le calque, qui sera sauvegardé dans le fichier .PSD, ce qui permet de le modifier par après. D. Recadrer et sauvegarder l'image 1. Bien souvent, le résultat du prétraitement ou de la capture affuble l'image finale de bords disgracieux. Ou alors les coins de l'image sont assombris par le vignettage ou déformés par l'optique. Pour toutes ces raisons il peut être judicieux de couper ces parties dégradées pour ne garder que le meilleur de la photo. On peut aussi vouloir améliorer la composition de la scène, en plaçant les objets sur une des 'lignes de force', au tiers du cadre. On utilise alors l'outil 'Recadrage'. Clic-droit dans l'image pour appliquer le recadrage ou annuler. 2. Pour afficher l'image sur un forum ou un site internet, elle doit être convertie au format JPEG. Commencez par sauvegarder votre travail au format '.PSD' (le format propriétaire de PhotoShop): Fichier ==> Enregistrer sous... Astuce 1: Ne modifiez jamais une image JPEG (niveaux, saturation, etc.) car cela cause une forte dégradation de la qualité. Si vous devez modifier quelque-chose, faites-le sur le fichier .PSD puis enregistrez à nouveau en JPEG. Fichier ==> Enregistrer pour le Web et les périphériques... Choisissez le format JPEG. Vérifiez que la qualité est réglée sur le maximum. Dans ces conditions, on ne distingue aucune perte par rapport à l'image en 16 bits. Astuce 2: Si vous devez enregistrer une image JPEG, choisissez toujours la plus haute qualité pour les images astro: 3. Voilà, votre image a subi son premier traitement. Vous pouvez la stocker sur votre site d'images favori, par exemple Astrobin ou la 'Constellia' de Webastro. Normalement, les opérations décrites ici ne prennent que quelques minutes, une demi-heure au maximum. Pour aller plus loin, je vous conseille de lire cet autre tuto, qui vous en apprendra plus sur les calques et leur utilité: http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=98110 A vous de jouer!
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    GLOSSAIRE TECHNIQUE ASTRO POUR DÉBUTANTS - INTRODUCTION - Ce modeste glossaire est destiné aux débutants qui désirent se familiariser avec le matériel et certains termes techniques couramment utilisés en astronomie amateur. Il ne prétend donc pas faire un inventaire complet, et reste ainsi volontairement limité à l'essentiel afin de rester concis et lisible. Les mots suivis d'une astérisque (*) renvoient à une définition. Mis à jour le 25/11/2018. Les photos pouvant être soumises à droit d'auteur sont sourcées. - A - aberration : en optique les rayons lumineux provenant de l'objet observé peuvent être déviés, altérés, donnant une image non conforme. Les principales aberrations rencontrées en astronomie en général, et donc en astrophotogaphie, sont le chromatisme*, la coma*, et le vignetage*. achromatique (abrév. achro) : pour lunette achromatique : type simple et économique de lunette astronomique. Note : contrairement à ce que pourrait laisser croire ce terme, une lunette achromatique laisse encore passer beaucoup de chromatisme*, surtout à courte focale, malgré un traitement des lentilles, au contraire de l'apochromatique* qui tente aussi de l'éliminer mais de manière beaucoup plus significative au moyen de lentilles et traitements supplémentaires. Airy : figure d', tache d', disque d' : image de diffraction obtenue à l'oculaire*, en focalisant ou en défocalisant, obtenue sur une étoile, révélant éventuellement un défaut de collimation* ou une autre cause. On se sert donc de cette image dans le but de remédier, si possible, aux causes : moins la figure d'Airy sera prononcée, plus l'image sera proche du point source. année-lumière ( abrév. A.-L.) : , unité de mesure utilisant la distance parcourue en un an par la lumière. Note : les astronomes professionnels préfèrent utiliser de nos jours le parsec*. apochromatique (abrév. apo) : type de lunette, de système optique, corrigeant tout ou partie du chromatisme*. araignée : système de fixation du miroir secondaire d'un télescope. Voir à secondaire*. ascension droite (abrév. AD : RA en anglais, Right Ascension) : donnée comprise dans le système de coordonnées équatoriales et horaires. L'autre coordonnée est la Déclinaison*. astram : familier, contraction de astronome amateur. avi : format vidéo d'empaquetage (ou d'encapsulage), qu'on retrouve en informatique sous la forme d'un fichier. azimutal (abrév. AZ) : instrument, monture* mobile autour d'un axe horizontal et d'un axe vertical. Ex : monture azimutale. - B - Barlow : accessoire optique du nom de son inventeur, couramment utilisé, modifiant l'image en augmentant le grossissement final (ce qui équivaut à augmenter virtuellement la focale de l'instrument, ou bien, ce qui revient au même, à diminuer celle de l'oculaire disposé), obtenu par une ou plusieurs lentilles. Selon les modèles, le grossissement obtenu est ainsi multiplié par 1,5X, 2X, 3X, 4X, ou 5X, sans altération de l'image si la Barlow est de qualité, et cet accessoire permet de ce fait de doubler le nombre de grossissements disponibles à moindre frais, d'où son grand succès. Utilisé aussi bien en visuel qu'en astrophoto. La Barlow se loge dans le porte-oculaire comme un oculaire, et l'oculaire vient se loger dans la Barlow. Note : Le terme complet est lentille de Barlow, mais il faut savoir qu'à côté de l'accessoire cité, cette lentille peut faire partie intégrante d'un oculaire de petite focale. Par extension, et comme terme générique consensuel, peut désigner des accessoires proches comme les extendeurs de focale* et autres formules optiques (gamme Powermate® chez Televue, extendeur de focale chez ES, etc...). Illustrations : 1. Televue 2X 2. Televue Powermate 4X 3. Celestron 2X 4. ES 2X 1. 2. 3. 4. Sources :1.OU 2.OU 3.Clef des Etoiles 4. optique-pro barlowter : barbarisme souvent utilisé, par convention et simplification, pour désigner l'action d'ajouter une Barlow à un oculaire. Exemple : un oculaire barlowté. barillet : support du miroir primaire d'un télescope. Le barillet, selon les modèles, fait reposer le primaire sur plusieurs points, afin d'atténuer au maximum la déformation du miroir par son propre poids, il devient donc un élément de plus en plus important selon la taille (et le poids) du miroir. binoculaire : s'applique à un instrument possédant deux oculaires et deux réfracteurs jumelés parallèles, telles les jumelles. La tête binoculaire, par contre, est un accessoire optique supplémentaire qui utilise l'image d'origine unique d'un instrument classique, en la divisant en deux par un prisme. C'est un dispositif utilisant deux oculaires, comme pour les microscopes, se fixant au porte-oculaire d'un télescope ou d'une lunette, permettant un bon confort visuel, très apprécié par certains amateurs. Illustrations : 1. Binoculaire Televue Bino Vue 2. Jumelles Kepler 25x100 BT 3. Jumelles Vixen BT-81S-A 1. Tête binoculaire => 2. Jumelles astronomiques => 3. Jumelles astronomiques : Sources : 1.OU 2.OU 3. idealo.fr bonnette : rondelle de caoutchouc attachée autour de l'oculaire, servant à guider l'œil et à protéger des lumières extérieures. Certains oculaires en sont dépourvus. Source : Pierre-Astro brides : concerne le miroir principal d'un télescope, retenu par des brides afin d'éviter qu'il ne chute lors d'un transport. Note : les brides ne doivent pas serrer le miroir, comme c'est souvent le cas avec les télescopes sortis d'usine, mais juste le retenir à un millimètre de distance, afin d'éviter toute déformation nuisible à la qualité des images produites. Il convient donc, éventuellement, de « débrider » le miroir juste après achat en dévissant légèrement les brides. - C - caillou : familier, désigne un oculaire*. calibration : opération complexe effectuée par les astrophotographes visant à optimiser les images obtenues par les capteurs et l'optique, en éliminant certains défauts. Cassegrain : type de télescope devenu générique, du nom de son concepteur, réduisant considérablement la longueur du tube, par rapport au système simple de Newton, mais paradoxalement, par un renvoi multiple de l'image, augmentant sensiblement la longueur focale* totale. Note : ce système est très prisé mais coûteux, et pour l'amateur limite le diamètre à cause du poids et de la structure. Il a été amélioré au profit du Schmidt-Cassegrain* (abrév. SC) ajoutant un système à lentille (lame de Schmidt), avec des dérivés (Maksutov*, Ritchey-Chrétien*, Dall-Kirkham*). Schéma : Source : wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex catadioptrique : classe de télescope combinant miroirs et lentilles, tels le Schmidt-Cassegrain*, le Maksutov*, le Ritchey-Chrétien*, le Dall-Kirkham*. catalogue (d'objets) : il existe de nombreux catalogues d'objets, en partie redondants (les objets peuvent se retrouver dans deux ou plusieurs catalogues), soit généralistes (amas, nébuleuses, galaxies), soit spécialisés dans un type d'objets particulier, correspondant à des centres de données. Pour l'amateur, ceux utilisés sont principalement : - Messier*(M) : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles (110 objets), - NGC* : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, beaucoup plus complet que Messier, - SAO : étoiles, - HIP : étoiles, - HR : étoiles. En sus des catalogues précédents, pour les instruments plus importants (ou en astrophoto) : - IC* : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles (complète NGC), - UGC* : galaxies, - PGC* : galaxies, - Caldwell (C) : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, - PK : nébuleuses planétaires. chaise d'observation : accessoire utile de confort lors des observations, à l'assise réglable selon la hauteur du porte-oculaire. Note : Il existe des chaises spécialement conçues pour l'astronomie, mais une simple chaise de repassage, peu coûteuse, peut faire l'affaire. 1. Chaise astro artisanale => 2. Chaise de repassage => Sources : 1. SD 2. Amazon champ : angle de vision offert par un instrument, un oculaire, donné en degrés. On distingue le champ réel et le champ apparent. L'oculaire vient finaliser l'image d'un instrument en donnant un champ réel variable selon ses caractéristiques et celles de l'instrument. Le champ apparent de l'oculaire est son angle de vision, il peut varier de 40° environ à 120°. Note : on considère que le grand champ débute à 65°, un grand champ apporte plus de confort en élargissant le champ de vision, mais il conviendra de ne pas sacrifier la qualité optique au champ. Important : plus le grossissement est grand, plus le champ réel (et la luminosité) se réduit. chercheur : petite lunette, droite ou à renvoi coudé, à faible grossissement, fixée sur un instrument, servant à repérer une zone précise, ou directement l'objet convoité, avant d'utiliser l'instrument principal. Selon la formule optique du chercheur, l'image sera inversée ou redressée. Note : il utilise un réticule qui, selon les modèles, peut-être éclairé. De plus en plus, on lui préfère le viseur*, plus intuitif. 1. Chercheur éclairé droit => 2. Chercheur coudé 9X50 => Sources : 1.PO 2.Clef des Étoiles Cheshire : outil de collimation* du nom de son concepteur, extension de l'œilleton*, très souvent doté d'un réticule, à tube court ou long. Sa simplicité et son efficacité en font un outil de base très répandu et quasiment indispensable, servant à aligner les miroirs secondaire et primaire. Note : dans l'obscurité, le laser* de collimation* sera bien plus pratique mais pas forcément plus précis. Cheshire long => Source : Astroshop chromatisme : aberration optique ajoutant des couleurs étrangères à l'image d'origine. C'est l'ennemi de tout système optique. Note : l'atmosphère, agissant comme un prisme bas vers l'horizon, donne du chromatisme aux étoiles et planètes situées proches de l'horizon. Les lunettes apochromatiques* utilisent une autre formule optique (ajout de lentilles notamment), afin d'en atténuer drastiquement les effets. ciel profond (CP) : désigne les objets du ciel situés en dehors de notre système solaire. clarté : capacité d'un système optique de restituer la luminosité d'un objet : instrument, oculaire, Barlow, etc... Le maximum de clarté est recherché, gage de la qualité des lentilles. coating : terme anglais signifiant traitement (chimique), étape très importante dans la fabrication, assurant les améliorations des lentilles d'oculaires, de Barlow, de lunettes, etc.... Par exemple, un bon traitement contribue à éviter ou à atténuer les réflexions internes des lentilles provoquant du vignetage*. Un bon traitement coûte cher à la fabrication, et se retrouve par conséquent dans les optiques haut de gamme. collimation : opération très importante, incontournable, consistant à aligner les miroirs secondaire* et primaire* des télescopes, en vue d'optimiser les images obtenues par l'instrument. Après un transport et juste avant une séance d'observation, l'opération doit être effectuée ou vérifiée sur le terrain, surtout pour le miroir primaire. Note : les tutoriels sur l'Internet sont nombreux, et les outils tels que l'œilleton*, le Cheshire*, le laser*, d'autres systèmes, sont à prévoir, isolément ou en combinaison. La collimation peut être effectuée ou vérifiée sur étoile, réelle ou artificielle. En premier lieu, une bonne collimation dépend, outre de la technique utilisée, de toute la chaîne mécanique : porte-oculaire, réducteur, araignée du secondaire, barillet du primaire, outils, et doit permettre de renouveler facilement l'opération de collimation à chaque sortie, il faut donc des accessoires de qualité et de bons usinages pour un bon alignement fiable des éléments, qu'ils soient mécaniques ou optiques. coma : type particulier d'aberration optique, déformant les images. Selon la focale de l'oculaire, en rapport avec l'instrument utilisé, la coma peut être amplifiée au point de devenir gênante. On remarque la coma en commençant par la périphérie, les étoiles prenant alors la forme dite de mouette. Des correcteurs de coma, outils optiques de différents types, existent dans le commerce, pour pallier cet inconvénient. Correcteurs de coma => Sources : 1.OU 2.OU correcteur de dispersion atmosphérique. En imagerie, accessoire qui permet de corriger la dispersion de la lumière des astres lorsqu’ils passent à travers notre atmosphère, cette dernière agissant comme un prisme. Source : OU contraste : capacité d'un système optique à faire ressortir l'image par rapport au fond du ciel, et/ou des détails supplémentaires à partir de l'image principale, des couleurs. Mesure la qualité d'un système optique d'un instrument, d'un oculaire. Indépendamment, les filtres* permettent aussi d'accentuer le contraste de certains objets, notamment les nébuleuses, par rapport au fond du ciel, et/ou de faire ressortir certains détails par rapport à l'objet lui-même. coulant : ouverture permise par le porte-oculaire. Le diamètre est exprimé en pouces (") ou en millimètres. De nos jours, il existe deux coulants principaux pour les instruments amateurs : le 2" soit 50,8mm, et le 1 1/4", ou 1,25", soit 31,75mm, avec les oculaires existant aux deux coulants. Note : les porte-oculaires sont le plus souvent équipés d'origine en 2", plus d'un réducteur permettant d'insérer des oculaires au petit coulant. Le grand coulant permet d'exploiter un champ apparent* large et très large à moyen et faible grossissement, et devient même nécessaire à partir d'un certain seuil, mais au détriment de la taille, du poids, et du coût. À grossissement moyen et surtout fort, le petit coulant est suffisant vu l'étroitesse de l'image obtenue. La première photo montre un oculaire Explore Scientific à champ apparent large de 82° de petite focale qui donnera un grossissement assez fort, utilisant le petit coulant qui est suffisant, la deuxième photo montre un oculaire Explore Scientific de 82° également, mais de grande focale, ainsi le champ réel obtenu oblige à exploiter toute l'ouverture du porte-oculaire, d'où l'utilisation du grand coulant. Noter la différence de taille. 1. Oculaire coulant 31,75mm => Oculaire coulant 50,8mm => Sources : 1.ES 2.ES CP : abrév. de ciel profond*. Crayford : du nom de son concepteur, type de porte-oculaire* utilisant la friction, et non pas une crémaillère. CROA : Compte-Rendu d'Observation Astronomique, rédigé par les astronomes amateurs sur les sites astronomiques amateurs, désirant témoigner de leur soirée, décrivant les objets observés, en vue d'échanges et de partages, d'idées d'observations, etc... - D - dark : type d'image spécifique obtenue en imagerie*. Cf Astrosurf Dall-Kirkham : type de télescope Cassegrain proche du Ritchey-Chrétien*, composé d'un miroir primaire elliptique et d'un miroir secondaire sphérique. Instrument de type catadioptrique*, spécialisé dans l'astrophotographie. Illustrations : 1. Takahashi Mewlon de 210mm 2. PlaneWave de 350mm Vue éclatée de Dall-Kirkham => Source : dark-star.it 1. Dall-Kirkham => 2. Dall-Kirkham => Source : 1. maisondel'astronomie 2. optcorp.com débridage : action de débrider un miroir primaire, voir à brides*. déclinaison (abrév. DEC) : l'autre coordonnée équatoriale et horaire avec l'ascension droite*. dégagement, pour dégagement oculaire : traduction officielle de l'anglais eye relief*, exprimant en millimètres la distance maximale entre la lentille d'un oculaire et l'œil permettant d'embrasser tout le champ une fois la mise au point effectuée. Note : un dégagement de 20mm est une norme pour les porteurs de lunettes désirant garder celles-ci pour observer, mais il est aussi un élément de confort pour beaucoup d'observateurs observant sans lunettes. Un dégagement important entre environ 16 et 20mm sera par conséquent considéré comme un élément de confort sur les oculaires, surtout s'il est réglable comme sur les oculaires haut de gamme. diamètre : le diamètre d'un instrument est le diamètre de son ouverture, à savoir celui de la lentille frontale d'un réfracteur, ou du miroir principal d'un télescope. On exprime le diamètre en millimètres ou en pouces ("). 6" = 150mm 8" = 200mm 10" = 250mm 12" = 300mm 14" = 350mm 16" = 400mm 18" = 450mm 20" = 500mm 22" = 550mm 24" = 600mm Note : plus le diamètre est important, plus il reçoit de la lumière, et plus on peut grossir l'image, de même que plus la résolution* est importante, le tout permettant de voir davantage d'objets et de détails. Mais plus le diamètre est important, plus le coût, le poids, et l'encombrement, augmentent. diamétrite : terme humoristique de connivence, addiction inventée pour se moquer gentiment des astronomes amateurs achetant des instruments au diamètre à chaque fois plus grand. diviseur optique (DO). Accessoire de guidage pour l'imagerie*, qui utilise un prisme qui intercepte une petite portion de la lumière au niveau du plan focal de l'instrument (télescope ou lunette), de manière à viser une étoile guide sans empiéter sur le champ de la caméra. Source : OU Dobson : du nom de son concepteur, type de monture* très simple, économique dans sa version d'origine manuelle, et stable, azimutale*, sur laquelle on dispose un télescope de type Newton, au départ destinée à être construite soi-même. Par extension de langage, désigne aussi l'ensemble de l'instrument : un Dobson = un Newton monté sur monture Dobson. Familièrement, on parle d'un Dob. Note : ce système à l'origine artisanal a permis de démocratiser considérablement, aux USA à ses débuts dans les années 50 et 60, la construction artisanale amateur des télescopes. Par la suite les fabricants se sont emparés de ce marché, et à présent dans le commerce on trouve des montures manuelles, ou avec système de repérage des objets PushTo*, ou même GoTo*. Le GoTo sur Dobson ne permet pas la photo longue pose comme sur les montures équatoriales, à cause de l'impossibilité de compenser la rotation du champ, mais permet néanmoins des photos courte pose, par exemple pour le planétaire. Cette monture Dobson permet de disposer de grands diamètres, notamment des 300mm, 400mm, et bien plus, impossibles à monter sur des montures équatoriales, démocratisant ainsi les grands diamètres pour le grand public, et permettant également d'acquérir les petits et moyens diamètres à moindre coût, surtout en mode manuel, mode gardant beaucoup d'adeptes pour sa simplicité. Illustrations : 1. GSO Deluxe de 300mm 2. Orion XX GoTo de 350mm 3. Skywatcher Flextube GoTo de 300mm 4. Sud Dobson Classic de 400mm 1. Dobson manuel tube plein de série : 2. Dobson GoTo Serrurier de série => 3. Ci-dessous : Dobson semi-Serrurier GoTo de série => 4. Dobson manuel artisanal => Sources Dobson : 1. Photo personnelle 2. Clef des Étoiles 3. Astroshop 4. SD - E - équatoriale (abrév. EQ) : voir monture*. extendeur de focale : (barbarisme, traduction littérale de l'anglais focal extender) accessoire utilisant une formule optique de technique d'augmentation de la focale d'un instrument, proche de la Barlow* mais plus complexe, utilisant une lentille supplémentaire. eye relief : terme anglais traduit en optique par : - dégagement* oculaire, - tirage d'anneau, - relief d'œil : hélas usité mais à proscrire car erroné. On peut aussi traduire de manière consensuelle, informelle, bien qu'imparfaitement, par : - recul d'œil. - F - filtre : accessoire optique servant à révéler des détails des objets en isolant une ou plusieurs raies d'émission, augmentant ainsi le contraste. Il en existe de très nombreux, aussi bien en visuel qu'en astro-photographie. Ils se fixent sur l'oculaire, sur la Barlow, ou sur le réducteur* du porte-oculaire*. Ils peuvent aussi être disposés à plusieurs sur des porte-filtres*, telle la roue à filtres*, ou la barrette à filtres. Les plus couramment utilisés sont : - l'UHC, parfait pour une bonne moitié des nébuleuses, en améliore beaucoup d'autres, - l'OIII, parfait pour un bon tiers des nébuleuses, moins universel que l'UHC pour les autres, - le H-bêta, pour quelques objets, - le filtre polarisant, pour la Lune, - le filtre solaire, pour l'observation du Soleil, - les filtres colorés (peu ou pas utiles), pour l'observation des planètes, - le filtre anti-pollution, - l'UV et l'IR en imagerie. Il existe aussi une classe de filtres spécialement étudiée pour l'observation du Soleil. 1. Filtre OIII en 2" 2. Filtre CLS (compense la pollution lumineuse) Sources : 1.Astroshop 2. Astroshop flat : type d'image spécifique obtenue en imagerie*, en français Plage de Lumière Uniforme (PLU). focale : pour distance focale : distance séparant le plan principal objet du foyer objet. focale d'instrument, focale d'oculaire. La focale de l'instrument correspond à la distance parcourue, pour simplifier, entre l'image au foyer d'un télescope ou de la lentille d'un réfracteur, et le porte-oculaire. Plus la focale d'un instrument est grande, plus le grossissement* obtenu sera important, à oculaire de même focale. À l'inverse, plus la focale d'un oculaire est grande, moins le grossissement sera important, à instrument de même focale. Note : un Newton de 300/1500 a donc une focale de 1500mm (et un diamètre de 300mm). Son rapport de focale est donc : 1 500 (la focale) divisés par 300 (le diamètre), donc 5, qu'on écrira f/5. Un oculaire de 24mm a simplement une focale de 24mm. - G - GMT, pour Greenwich Mean Time : heure exacte au fuseau horaire de Greenwich. GoTo : To go to = aller vers. Système informatisé permettant le pointage automatique des objets, ainsi que le suivi* compensant la rotation de la Terre, utilisant une banque de données, et pilotant les deux moteurs d'une monture (en déclinaison et en ascension droite). Note : ce système équipe les montures motorisées, équatoriales ou Dobson, mais les photos longue pose, notamment du ciel profond, ne sont possibles que sur les équatoriales. Sur les Dobson GoTo, la photo planétaire , n'exigeant des temps de pose que de quelques minutes, est néanmoins possible. Il permet aussi, en simple mode visuel*, d'assurer le pointage et le suivi* confortable des objets. grossissement (G ou Gr) : obtenu par les oculaires, en fonction de leur focale* et de celle de l'instrument. Exemple : un Newton de 200/1200, avec un oculaire de 10mm, donnera un grossissement de 120X, par la formule simple : 1200mm divisé par 10mm. C'est donc en jouant sur les focales de l'instrument et de l'oculaire qu'on obtient le grossissement adéquat. Note : le grossissement doit être choisi en fonction des possibilités de l'instrument, de l'objet (magnitude), des détails qu'on cherche à voir, et des conditions atmosphériques (pollution lumineuse, humidité, turbulence). Plus on grossit, plus le champ réel et la luminosité diminuent. GTR : Grande Tache Rouge de Jupiter. - H - hélioscope : dispositif ajouté à un instrument, permettant l'observation du Soleil. Note : plusieurs techniques existent : par projection sur une surface, ou en vision directe grâce à un prisme de Herschel, dont 5% de la lumière sont renvoyés à 45°, filtrés, dans un oculaire. Prisme de Herschel : Source : Astroshop - I - IC : pour Index Catalogue, catalogue de plus de 5 000 objets venant compléter le catalogue NGC*. imagerie : désigne le domaine de l'(astro)photographie numérique et de son traitement. IR : pour infra-rouge. - J - Juju : terme familier pour désigner Jupiter. jumelles : la plupart des jumelles classiques terrestres peuvent convenir à l'astronomie, mais au-delà d'un grossissement de 10X, l'usage d'un trépied ou d'une monture spécifique s'impose. Leur faible grossissement limite le nombre d'objets accessibles, mais il permet d'embrasser un très large champ, et peuvent aussi servir d'outil de repérage d'une zone du ciel en complément d'une lunette ou d'un télescope. Une classe de jumelles au diamètre et au grossissement plus importants est spécialisée dans l'astronomie. Voir à binoculaire*. jupe : a) jupe d'oculaire : partie de l'oculaire venant coulisser dans le porte-oculaire ; b ) jupe de Serrurier : pièce de tissu enveloppant le corps de l'instrument formé par les tubes, protégeant ainsi les miroirs de la poussière et des lumières parasites alentour. - L - lame de Schmidt : dans les télescopes Schmidt-Cassegrain*, c' est une lentille correctrice utilisée pour corriger l'aberration géométrique, placée à l'entrée du tube du télescope. lampe frontale : accessoire utilisé par tous les amateurs la nuit, permettant de garder les mains libres, disposant le plus souvent de l'option lumière rouge limitant l'éblouissement (pour soi et les autres alentour). Certaines lampes sont équipées d'un variateur pour atténuer au maximum la lumière selon l'utilisation. Source : la-lampe-torche.com laser : en astronomie amateur, outil de collimation*, ou de démonstration pour pointer des emplacements d'objets* dans le ciel, ou encore utilisé comme pointeur/viseur* quand il est fixé sur un instrument (comme sur un canon de fusil de chasseur). Note importante : la législation française de Juillet 2013, hors autorisation spéciale, interdit l'usage des lasers supérieurs à la Classe 2, soit d'une puissance supérieure à 1mW. Illustrations : 1. Baader Mark III 2. Howie Glatter au coulant de 31,75mm 3. Pointeur Maymoc 1. Laser de collimation => 2. Laser de collimation => 3. Laser pointeur/viseur sur support => Sources photos lasers : 1. FLO 2. Astroshop 3. Amazon lunette astronomique : réfracteur* dédié à l'astronomie, dont le diamètre débute vers les 60mm, et peut aller, en amateur, jusque 180mm, très rarement davantage pour des raisons de coût exponentiel et de contraintes de poids. Note : les lunettes sont classées en achromatiques*, ou en apochromatiques*. Parmi les apos, le nombre et la qualité des lentilles peut varier d'une marque ou d'une gamme à l'autre, avec par exemple des modèles dits semi-apos, doublet ou triplet (deux ou trois lentilles apos), faisant varier les coûts et le prix final. Une classe de lunettes, fort onéreuse, est spécialisée dans l'observation et la photographie du Soleil. Illustrations : 1. Bresser 90mm (AR-90/900 sur EXOS1/EQ4) 2. Sky-Watcher 120mm (120/600 sur monture AZ3) 3. Sky-Watcher 120mm (120ED sur AZ-EQ6) 4. Sky-Watcher 120mm (Esprit 120ED sur NEQ6) 5. Lunt Ha 60mm 1. Lunette achro sur monture équatoriale manuelle : 2. Lunette achro sur monture azimutale => 3. Apo Doublet GoTo => 4. Apo Triplet GoTo => 5. Lunette pour le Soleil => Sources photos lunettes : 1.Bresser 2.OU 3.OU 4.OU 5. OU - M - magnitude : mesure la luminosité des objets, étoiles, planètes, nébuleuses, comètes, galaxies, etc... . La référence est l'étoile Véga qui a une magnitude de zéro. Une étoile plus brillante que Véga aura une magnitude négative, une moins brillante aura une magnitude positive. Plus grand est le nombre, plus faible est l'objet, et inversement : une étoile de magnitude (+)6 est moins lumineuse qu'une étoile de magnitude 2, et plus lumineuse qu'une de magnitude 9. Quelques exemples : L'Étoile Polaire a une magnitude apparente de 2. Sirius, beaucoup plus lumineuse, a une magnitude apparente négative de -1,46. La Nébuleuse de la Lyre a une magnitude beaucoup plus faible de 9,7. La galaxie Messier 82 a une magnitude de 8,4, donc est un peu plus lumineuse que la nébuleuse de la Lyre. Note : il existe plusieurs types de magnitude : la magnitude absolue, la magnitude apparente, la magnitude surfacique. La référence la plus usitée en amateur est la magnitude apparente. L'œil humain parvient à la magnitude apparente de 6,5 si très bon ciel. Un télescope de 200mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 13 environ. Un télescope de 300mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 14 environ. Un télescope de 400mm arrive, par très bon ciel, à la magnitude 15 environ. La différence peut paraître faible, mais en réalité elle est importante, vu le modèle de calcul utilisé. Maksutov : du nom de son concepteur, désigne un télescope du type Cassegrain*, plus exactement proche du Schmidt-Cassegrain, dont la lame de Schmidt a été remplacée par un verre de type ménisque. Sa formule optique, néanmoins, limite le diamètre possible à 200 ou 250mm. C'est un instrument de type catadioptrique*. Illustrations : 2. Maksutov Skywatcher 150mm (MC 150/1800 SkyMax NEQ-5 Pro SynScan GoTo) 3. Maksutov Celestron100mm (NexStar 4 SE GOTO) 1. Schéma du Maksutov-Cassegrain : 2. Maksutov 150 Goto => 3. Maksutov 100 Goto => Source : 1. wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex 2. Astroshop 3. laclefdesetoiles manuel, pour mode manuel : technique, ou pratique d'observation utilisant une monture dépourvue de moteurs d'assistance, ou pourvue de moteurs débrayés. Les mouvements importants seront obtenus en poussant/tirant l'instrument sur sa monture. Les mouvements fins seront possibles sur une monture équatoriale en manipulant deux flexibles, sur une monture Dobson la base (rocker box) offre une souplesse suffisante les permettant en manipulant doucement l'instrument. Note : malgré l'utilisation croissante de la technologie, cette pratique garde beaucoup d'adeptes pour le côté simple, intuitif, économique, rapidement mis en place sur le terrain, et aussi pour le simple plaisir de la recherche des objets. Messier (M) : catalogue du célèbre astronome français du XVIIIème siècle, regroupant 110 objets, parmi les plus lumineux du ciel et donc parmi les plus accessibles avec des instruments modestes. Mise Au Point (MAP) : permet d'obtenir la netteté avec le porte-oculaire. Mise En Station (MES) : technique d'alignement de la monture sur le Nord pour les montures, en manuel sur les équatoriales pour n'avoir qu'à utiliser un seul flexible juste pour compenser la rotation terrestre, et sur tous les types de monture pour le Goto*, le Pushto*, ou une table équatoriale*, pour initialiser le système. microfuser : terme anglais, en français système de micro-mise au point, démultiplicateur disposé sur le porte-oculaire* provoquant un réglage fin de la mise au point (MAP*). On retrouve ce système sur les microscopes. monture : support mobile d'un instrument. Il en existe plusieurs types : équatoriale (EQ), azimutale (AZ), à fourche, de type Dobson, etc. Voir ces définitions. Pour des raisons de stabilité et de confort, la monture est un élément à ne pas négliger, surtout en astrophoto où elle devra même être sur-dimensionnée pour être efficace. Note : une monture peut être manuelle, ou disposer d'un ou plusieurs moteurs servant à pointer un objet rapidement (système GoTo*), et/ou à compenser la rotation terrestre (suivi*). 1. Monture équatoriale => <= 2. Monture azimutale Sources montures : 1. Astroshop 2. Astroshop - N - neutralité des couleurs : capacité d'un système optique, instrument, oculaire, à restituer une image sans dénaturer les couleurs originelles. Newton : du nom de son illustre concepteur, désigne un télescope de la conception la plus simple et le plus économique qui soit, avec un miroir primaire réfléchi par un miroir secondaire. Note : à côté du Newton classique à tube plein, on trouve à présent des structures démontables, du nom de Serrurier.* Skywatcher commercialise aussi une version hybride coulissante et démontable avec sa gamme Flextube, le type est dit semi-Serrurier. Illustrations : 1. Skywatcher 200mm 2. Orion 200mm 3. Explore Scientific 400mm Schéma du Newton : Source schéma Newton : optroastro.fr 1. Newton 200/1000 sur monture équatoriale : 2. Newton 200/1200 sur monture Dobson => 3. Newton Serrurier 400/1800 sur Dobson : Sources Newton : 1. Astroshop 2. Astroshop 3. Astroshop NGC : pour New General Catalogue, catalogue de divers objets célestes : galaxies, nébuleuses, amas d'étoiles. Englobe le catalogue Messier. NL : pour Nouvelle Lune. nomade : pour observation en mode nomade. Se dit des observations effectuées par des astronomes amateurs observant en dehors de chez eux, emportant leur propre matériel. - O - objet : de manière non pas péjorative, mais simplement générique, se dit de tout astre et sujet d'observation céleste : planète, nébuleuse, étoile, amas d'étoiles, galaxie, comète, etc.… Les objets sont répertoriés, classifiés, dans des bases de données et dans des catalogues*. obstruction : partie de l'image d'un télescope occultée en petite partie par le miroir secondaire situé au milieu renvoyant l'image. Elle se calcule en %. oculaire : accessoire pourvu d'une ou de plusieurs lentilles, venant se fixer dans le porte-oculaire. Il permet de donner une image lisible pour l'œil, et selon sa focale*, de donner des grossissements différents. Note : deux principaux coulants* différents co-existent actuellement, le 2" (50,8mm), et le 1" 1/4 ou 1,25" (31,75mm), voir à coulant*. Les oculaires varient fortement en taille, focale*, champ*, dégagement*, et qualité. Plus la focale est petite, et plus le grossissement obtenu sera élevé. Par ailleurs, il existe une classe d'oculaires dits zoom, à focale variable, offrant ainsi un Grossissement variable. La qualité d'un oculaire est déterminée par son piqué*, sa clarté*, son contraste*, sa neutralité* des couleurs, etc... Important : l'oculaire n'est que l'élément final de l'optimisation de l'instrument : les qualités d'un oculaire ne seront pleinement exploitables que si toute la chaîne mécanique et optique est optimisée, et si les conditions atmosphériques sont bonnes. Illustrations: 1. SW 12,5mm - Televue 15mm 2. SW 23mm UWA - Pentax 10mm - Delos 14mm - ES 6,7mm 82° 3. Baader Mark IV 1. Oculaires Plössl => 2. Oculaires classiques=> 3. Oculaire Zoom => Sources 1. Oculaires Plössl : OU - OU 2. Oculaires classiques : OU - OU - OU- ES 3. Oculaire Zoom : laclefdesetoiles.fr œillet : petite rondelle collée au centre du miroir primaire*, servant de repère pour procéder à la collimation*. œilleton : outil de collimation* rudimentaire qu'on dispose à la place d'un oculaire*, simple bouchon percé d'un petit trou en son centre. Source : astronome.fr OS : pour Operating System, en français système d'exploitation. L'informatique touche de plus en plus l'astronomie amateur, que ce soit pour de la simple documentation, la consultation de sites astros, l'astrophotographie, le pilotage des montures motorisées, l'utilisation d'applications comme les planétariums, etc... Principaux OS : Windows, Linux (sous forme de distributions), MacOS, iOS, Android, WinPhone, BSD, Solaris. - P - pare-buée : accessoire généralement en mousse plastique souple, de forme cylindrique, se fixant en bout de tube sur un Newton, un SC, ou une lunette, et servant à éviter ou à retarder le dépôt de buée ou de givre sur le miroir secondaire ou sur les lentilles. Note : il est aisé et très économique de le fabriquer soi-même. Illustration : GSO 300mm, avec pare-buée fait à partir d'un tapis de gym Decathlon Source : photo personnelle parsec : contraction de l'anglais parallax second. Unité de distance utilisée par les astronomes professionnels, 1 parsec = 3,26 années-lumières. PGC : pour Catalogue of Principal Galaxies, recense plus de 76 000 galaxies, créé par un astronome français, Georges Paturel, de l'Observatoire de Lyon. piqué : terme désignant la capacité de finesse d'un système optique, instrument, oculaire. Le piqué est une des caractéristiques jugeant de la qualité optique. planétarium : en astronomie amateur, désigne une application active disponible sur smartphone, tablette, ordinateur, représentant en temps réel le ciel, les constellations, et les objets à observer. Certains sont très puissants et très complets, permettant même de piloter par Wifi ou Bluetooth les télescopes motorisés dotés de Goto. Un planétarium gratuit et open-source est incontournable sur PC (pour Linux, Windows, Mac) : Stellarium. Note : sur le terrain les applications planétariums remportent un grand succès, dû à leur praticité et à leur réactivité en temps réel, et permettant de se passer de cartes traditionnelles. cf un comparatif dans Webastro pour Android : PL : selon le contexte, désigne la Pleine Lune, ou la Pollution Lumineuse. porte-filtres : accessoire se fixant sur le porte-oculaires, sur lequel sont disposés plusieurs filtres, permettant ainsi de changer de filtre à loisir sans avoir à les visser sur les oculaires. Ils existent en roue à filtres*, ou en barrette à filtres. Illustrations : 1. Starlight Xpress SXV 2. Orion 3. Lumicon 2 Filtre Selector - LumiBrite Diagonal Combo For Refractors 1. Roue à filtres manuelle => 2. Roue à filtres avec jeu de filtres => 3. Barrette à filtres => Sources : 1. Astroshop.fr 2. astroshop 3. astroshop porte-oculaire (abrév. PO ou P-O) : désigne de manière conventionnelle tout le système, fixé sur l'instrument, de mise au point* et de réception de l'oculaire*. Note : ces systèmes sont soit à friction (type Crayford*), soit à crémaillère, soit hybrides. Ils disposent à présent systématiquement, hors entrée de gamme, d'un système supplémentaire démultiplicateur permettant une mise au point fine (micro mise au point, en anglais microfuser*), appréciable à fort grossissement. Illustrations : 1.Baader 2. Moonlite 1. 2. Sources : 1. laclefdesetoiles.fr 2. M42optic primaire : désigne le miroir primaire, qui est le miroir principal d'un réflecteur, ou télescope. Un primaire repose sur un barillet*. Note : pour être pleinement efficace, le primaire doit être libre de toute contrainte et notamment débridé* (voir à brides*), propre (nettoyage à l'eau déminéralisée, voir tutoriels pour la procédure), et doit être à une température qui soit équivalente à l'air ambiant pour éviter toute turbulence (d'où la présence de ventilation sur les gros modèles). prisme de Herschel : hélioscope* à renvoi coudé par un prisme, du nom de son inventeur, servant à l'observation du Soleil. Note : Seuls 5% de la lumière du Soleil sont renvoyés, filtrés, à destination d'un oculaire. Source : Astroshop PSA : pour Pocket Sky Atlas©, version de poche de l'Atlas 2000©, recueil de carte du ciel fort prisé des astronomes amateurs. Note : existe en français. Source : Amazon pupille de sortie (PS) : C'est la taille du faisceau lumineux qui sort de l'oculaire et pénètre dans l'œil. La pupille de sortie ne doit en aucun cas être supérieure à 7 mm, sinon on perd de la lumière. Chez les personnes âgées, l'ouverture maximale de la pupille est un peu plus petite parce qu'elle diminue de façon continue avec l'âge. À 60 ans, le diamètre de la pupille peut encore atteindre 4 à 5mm. Par conséquent, il est préférable de choisir le grossissement minimum en fonction de votre âge. Plus le grossissement d'un oculaire est fort (et la distance focale petite), plus la pupille de sortie sera petite. Formule : pupille de sortie = focale oculaire / distance focale de l'instrument (voir ces définitions). Exemple : avec un télescope de 200/1000mm et un oculaire 35,7 mm la PS sera d'environ 7 mm. Avec un oculaire de 10 mm la PS aura un diamètre de seulement 2 mm. PushTo : par analogie à GoTo*, système informatisé de repérage automatique d'objets, disposant d'une banque de données comme pour un GoTo, associé à un instrument astronomique dépourvu de moteurs d'entraînement : on encode un objet comme avec un GoTo mais on doit pointer manuellement vers l'objet en suivant une flèche (to push to = pousser vers). - Q - Quickfinder® : viseur* prisé des amateurs, se fixant sur l'instrument, doté de deux cercles concentriques à luminosité réglable projetés sur une plaque de verre transparente, de la marque Rigel. Source : Astroshop - R - raquette, pour raquette de commande : boîtier de commande servant à piloter une monture motorisée, et à entrer les objets, sur un système GoTo ou PushTo. Source : Astroshop raw : format de fichier d'image utilisé en (astro)photographie numérique. RC : a) pour renvoi coudé, b ) acronyme, type de télescope Ritchey-Chrétien*. recul d'œil : terme consensuel mais non officiel pour dégagement (oculaire)*. réducteur : il faut distinguer le réducteur de focale*, accessoire optique réduisant la focale* d'un instrument optique, du réducteur de coulant*, accessoire non optique. réducteur de coulant : accessoire non optique, bague introduite dans le porte-oculaire réduisant le coulant de 2" (50,8mm) vers 1" 1/4 (31,75mm). Note : par exemple un porte-oculaire de 2" ne pourra accueillir que des oculaires ou Barlow de ce même diamètre, le réducteur introduit dans ce même porte-oculaire fera passer au coulant de 1" 1/4 et pourra ainsi recevoir des oculaires et des Barlow de ce diamètre. Illustrations : 1. Baader Click-Lock 2. Howie Glatter Parallizer Réducteurs de coulant => 1. 2. Sources : 1. FLO 2. FLO réducteur de focale : accessoire optique agissant à l'envers d'une Barlow*, réduisant la focale de l'instrument, et réduisant ainsi le grossissement pour des besoins spécifiques, utilisé le plus souvent sur les télescopes de type Cassegrain. Illustration : Réducteur de focale 0.63x Pour SCT Réducteurs de focale => Source : m42optic réflecteur : terme générique désignant les instruments utilisant un système de miroirs, tels les Newton, Cassegrain, etc... Note : en France on utilise depuis quelques décennies le terme générique plus populaire de télescope*. réfracteur : terme générique désignant les instruments pourvus seulement de lentilles, comme les lunettes astronomiques ou terrestres, longue-vue, chercheurs. relief d'œil : barbarisme à éviter, provenant d'une traduction littérale mais impropre de l'anglais eye relief*. Note : on lui préfèrera sans réserve les termes de dégagement* ou de recul d'œil*. renvoi coudé : système optique ajouté au porte-oculaire ou sur un chercheur droit, déviant l'image (le plus souvent de 45°) par un prisme, dans le but d'un confort d'observation pour certains instruments ou dans d'autres cas particuliers. Renvoi coudé => Source : laclefdesetoiles résolution, pour pouvoir de résolution, ou pouvoir de séparation : exprime la capacité de finesse d'image d'un instrument optique ou numérique, par conséquent à percevoir les détails des objets. Elle est exprimée en arc-secondes. Note : le pouvoir de résolution augmente avec le diamètre de l'instrument, et se calcule par les lois de l'optique, mais en pratique il dépend aussi de la qualité des optiques, de la collimation, et des conditions atmosphériques. En numérique la résolution dépendra de la capacité du capteur, et ensuite de celle de l'écran sur lequel les images seront lues. Plus grande est la résolution, plus grande est la finesse des images, afin d'en découvrir les détails, et aussi pour séparer les étoiles doubles. Ritchey-Chrétien (RC) : type de télescope Cassegrain proche du Dall-Kirkham*, Instrument catadioptrique spécialisé dans l'astrophotographie. Il utilise un miroir hyperbolique primaire et un miroir secondaire hyperbolique convexe. Illustrations : 1. RC Kepler 250mm 2. RC Alluna Optics 600mm Schéma : Source : wikipedia.org 1. Ritchey-Chrétien tube plein carbone => 2. Ritchey-Chrétien Serrurier => Sources : 1. laclefdesetoiles 2. laclefdesetoiles rocker, pour rocker box : terme anglais désignant la partie pivotante d'une monture Dobson. roue à filtres : aussi appelé carrousel, accessoire circulaire se fixant sur le porte-oculaires, sur lequel on dispose à l'avance des filtres pour oculaires, permettant ainsi de changer de filtre à loisir sans avoir à les visser sur les oculaires. Il peut être manuel ou électrique. Voir à porte-filtres*. - S - Schmidt-Cassegrain (SC), type de télescope Cassegrain*, disposant en supplément d'une lame de Schmidt. Instrument de type catadioptrique*. Le Schmidt-Cassegrain est composé de 3 éléments optiques : - une lame de fermeture asphérique mince et transparente (lame de Schmidt), - un miroir primaire concave et sphérique, percé d'une ouverture et logé au fond du tube, - un miroir secondaire convexe hyperbolique fixé au dos de la lame de fermeture. À l'instar de tout instrument catadioptrique, cet instrument permet une excellente compacticité, d'où son succès, mais le coût, le poids du tube comme de la monture, sont vite exponentiels avec le diamètre. Ainsi, en amateur, le diamètre ne dépassera pas les 400mm. Illustrations : 1. SC Celestron 280mm (SC 279/2800 EdgeHD 1100 CPC Deluxe GoTo) 2. SC Celestron 200mm (SC 203/2032 Advanced VX 8" AS-VX GoTo) Schéma : Source : wikipédia, Auteur : Szõcs Tamàs Tamasflex 1. SC sur monture à fourche => 2. SC sur monture EQ => Sources : 1. Astroshop 2. Astroshop secondaire, pour miroir secondaire, présent dans tous les types de télescopes. Sur les Newton, c'est un miroir plan renvoyant l'image, provenant du miroir primaire*, à 45° vers le porte-oculaire*. Dans un Newton le secondaire est fixé au centre du tube par l'araignée*. Schéma des pièces supportant le secondaire dans un Newton : Source : Astrosurf seeing : terme anglais servant à évaluer la qualité du ciel : un bon seeing, un mauvais seeing. Mesurable à partir d'échelles différentes, mais c'est sur le terrain qu'on s'en rendra simplement compte, le seeing pouvant être très variable d'une nuit à l'autre même si à chaque fois sans nuages ni brume. La qualité du ciel dépend du degré de pollution lumineuse, de l'humidité, de la turbulence atmosphérique, le tout venant limiter les possibilités théoriques d'un instrument. Note : tant que faire se peut, il convient en priorité de s'éloigner le plus possible des zones lumineuses. Serrurier : du nom de son concepteur, structure de télescope démontable composée de tubes légers soutenant la cage du miroir secondaire et le porte-oculaires, remplaçant ainsi le tube plein classique. Note : les Newton Serrurier sont montés sur une monture de type Dobson dans le commerce. Les télescopes de type catadioptrique* peuvent aussi être conçus en type Serrurier. setup : terme anglais signifiant configuration, s'applique à un type d'instrument, à une gamme d'oculaires, de filtres, d'appareils d'imagerie*, etc. Strock : du nom de son concepteur, version allégée et démontable au maximum de type Newton, optimisée pour le voyage, combinant la technique du Serrurier et du Dobson. suivi : technologie permettant de compenser, avec au moins un moteur disposé sur la monture, ou avec une table équatoriale*, la rotation terrestre, et permettant ainsi de garder un objet au centre de l'oculaire, indispensable en astrophotographie, et apportant aussi un grand confort d'observation en mode visuel surtout à fort grossissement. Note : en mode manuel, on ne cherche pas à assurer le suivi, on dispose l'objet de manière à laisser simplement défiler ce dernier dans le champ de l'oculaire, puis on recale à chaque fois l'objet. - T - table EQ, pour table équatoriale. Dispositif à moteur placé sous une monture Dobson, ou pour un Schidt-Cassegrain à fourche, compensant la rotation terrestre, et permettant ainsi d'assurer le suivi* des objets vus à l'oculaire. Note : le suivi assuré est suffisant pour assurer un bon confort visuel en mode manuel, et permet également d'effectuer des photographies d'objets sur une courte période, notamment pour les planètes proches lumineuses ne nécessitant pas un long temps de pose, mais est insuffisant pour l'astrophotographie longue pose, notamment pour le ciel profond. Illustration : table Sud-Dobson. Table EQ artisanale pour Dobson => source : SD TDA, pour Télescope Des Autres, expr. venir en mode TDA : expression humoristique désignant l'astram venant observer au sein d'un groupe sans son matériel, soupçonné de profiter des autres par fainéantise. télescope : terme au départ générique désignant un réfracteur* ou un réflecteur*, en France il a fini par désigner spécifiquement un réflecteur. À présent, en français on distingue donc le télescope de la lunette, de la longue-vue, ou du chercheur. Telrad® : accessoire répandu, viseur* utilisant trois cercles concentriques projetés sur une lame transparente (contre deux cercles pour le Quickfinder), à la luminosité réglable, se fixant sur l'instrument. source : OU tête binoculaire : voir à binoculaire*. transparence : a) terme utilisé pour évaluer la qualité de transparence de l'atmosphère lors d'une séance d'observation, b ) terme utilisé pour évaluer la qualité de transparence d'un système optique, tel qu'un réfracteur, un oculaire, une Barlow, etc... TU : Temps Universel. L'heure GMT est le temps solaire moyen calculé à midi à Greenwich. Compte tenu de variations de la vitesse de la Terre sur son orbite, et même au cours d'une seule journée, en 1972 le TU devint UTC*, corrigeant les erreurs périodiques. - U - Unité Astronomique (UA), unité de mesure de distance utilisant la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. Note : utilisée notamment pour le Système Solaire. UGC : pour Uppsala General Catalogue of Galaxies, recensant près de 13 000 galaxies visibles dans l'hémisphère Nord. Note : catalogue principalement créé par l'observatoire du Mont Palomar aux USA. UTC : Temps universel coordonné, défini en 1972 pour garantir que, en moyenne au cours des ans, le Soleil est au méridien de Greenwich à 12:00 UTC à 0,9 s près. Échelle de temps diffusée par les signaux horaires et utilisée comme base des temps légaux. UV : pour ultra-violet. - V - vignetage, ou vignettage : en mode visuel ou en (astro)photographie, aberration optique se caractérisant par un assombrissement progressif des bords de l'image, due au fait que les rayons lumineux frappent l'optique perpendiculairement. Les causes peuvent être multiples : simplement mécanique (faux vignetage), optique (notamment dans la gestion du grand angle et des longues focales, réflexions internes des lentilles). viseur : appareil monté sur un instrument et parfaitement aligné avec celui-ci, destiné à viser les objets sans grossir l'image. On distingue le viseur (ou pointeur) point rouge ou à croix verte, du viseur à cercles concentriques tels que le Telrad®*, ou le Quickfinder®* (marque Rigel). Sur une petite plaque de verre sont projetés plusieurs cercles concentriques rouges, une petite croix ou un point (le plus souvent de couleur rouge, quelques fois verte pour certains viseurs). Le viseur polaire est spécifiquement destiné à effectuer la Mise en Station* d'une monture équatoriale, en visant l'Étoile Polaire. Note : de par sa simplicité et sa praticité, le viseur tend à remplacer le classique chercheur optique. On peut aussi utiliser, avec prudence et parcimonie, un laser comme viseur/pointeur. 1. Quickfinder® => 2. Telrad® => 3. Viseur point rouge => 4. Laser pointeur/viseur sur support => 5. Viseur polaire : Sources : 1. Astroshop 2. OU 3. astroshop 4. Amazon 5. laclefdesetoiles vision décalée : technique d'observation consistant, à l'oculaire, à décaler légèrement la vision d'un objet très faible afin d'en augmenter la luminosité, par excitation périphérique de la rétine. vision nocturne, ou stocopique : assurée par les cellules bâtonnets de l'œil, indispensable pour assurer une bonne vision des objets, hors Lune et planètes très lumineuses. Note : l'œil s'accoutume à la quasi obscurité au bout d'un laps de temps variable, régulièrement et lentement, mais cette vision nocturne est instantanément anéantie par toute lumière vive même si très brève. C'est pourquoi dès le début de l'installation on évitera toute lumière vive. La lumière rouge, par exemple issue de la lampe frontale, atténue les effets d'éblouissement mais doit être aussi à un niveau aussi bas que possible, une lumière blanche très faible peut aussi convenir. Le maximum de vision nocturne est obtenu environ au bout d'une heure et demi de quasi obscurité, voire davantage. visuel : le mode visuel est la technique d'observation effectuée directement à l'oculaire de l'instrument, sans passer par une caméra ou un appareil-photo.
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