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  1. 32 points
    Après pas mal de travail, voici une image de 360 méga pixels et 76 heures de poses de la presqu’intégralité de la constellation d’Orion. Cliquez sur l'image pour les détails du projet, des images grand format, une version zoomable, et une version annotée. En réalisant cette image, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas si bien la constellation : il y a des objets dont j’ignorais l’existence… comme la nébuleuse framboise (« The raspberry nebula », Sh2-263). Très belle promenade céleste Bastien
  2. 18 points
    Vénus à 2,4° du Soleil ce matin (attention aux yeux et au matériel !) avec la FSQ et ASI183, un peu touchy mais je l'avais déjà faite en 2012, et puis ça n'arrive que tous les 8 ans ! On le distingue sur les images d'hier soir mais ce matin c'était mieux (pas trop de turbu ni de pollens) Hypnotique cet anneau de lumière diffusée par l'atmosphère vénusienne... 😃
  3. 18 points
    Bonjour à tous, J'ai profité du confinement pour reprendre des vieilles images solaires datant du dernier maximum en 2013... Ca donnera une idée aux nouveaux adeptes du solaire de la différence d'activité avec aujourd'hui et ce qui pourrait vous attendre dans quelques années J'ai utilisé une technique 3D pour donner une impression de relief aux filaments. La couleur assombrie est également voulue pour donner un effet magmatique à l'intérieur du Soleil. Matériel utilisé (à l'époque) : lunette 130mm + Coronado SM90 et étalon PST en double stack, l'ensemble donnant une bande passante entre 0.4 et 0.5 Angström (en-dessous de 0.5 Angström la ligne bien visible de la chromosphère disparaît). J'en ai fait des fonds d'écran en 4k que pouvez télécharger ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Wallpapers/?C=M;O=D Quelques exemples, à visualiser impérativement en plein écran (clic sur l'image) pour vous donner cet effet de relief. En espérant qu'elles vous plaisent... Et en bonus, 3 animations en couleur qui montrent bien les mouvements de plasma et éjections de masse coronale :
  4. 18 points
    Le Catalogue Messier aux jumelles 10x50 Bonjour à toutes et à tous. Une question récurrente que l'on entend au sujet de l'observation du ciel aux jumelles est: "Que puis-je voir avec mes jumelles?". J'espère au travers de ce petit guide d'observation apporter un élément de réponse simple et factuel: "Les 110 objets du Catalogue de Messier!". Compléter l'observation du Catalogue mythique avec un si petit instrument constitue à mon goût un joli challenge pour l'observateur. Passé les quelques dizaines de cibles très faciles et couramment citées comme visibles aux jumelles, la tâche se complique un petit peu et devient un véritable exercice de patience, obligeant l'observateur à aiguiser ses sens et ses connaissances, et au bout du compte une expérience très enrichissante. S'il est essentiellement question de jumelles 10x50, j'ai bon espoir que ce guide soit utile au plus grand nombre, comme base pour attaquer le Messier avec un instrument un peu plus conséquent, ou savoir les trouver au chercheur par exemple. Le matériel utilisé est une classique paire de jumelles 10x50, fixées la grande majorité du temps sur un trépied. Une carte de champ comme le Pocket Sky Atlas et une petite lampe rouge complètent cet équipement pléthorique. Les observations ont en grande majorité été effectuées dans un ciel de petite ville de campagne, au sud-ouest de la France. La magnitude limite à l’œil nu y est d'environ 5,5. Chaque objet s'est vu affecté un "niveau de difficulté" purement subjectif, de 0 à 4. Le niveau 0 indique que la cible ne présente aucune difficulté. Le niveau 1 indique que la cible est très facile à observer. Le niveau 2 indique que la cible est facile à observer. Le niveau 3 indique que la cible est moyennement facile, voire assez difficile à observer. Le niveau 4 indique que la cible est difficile, voire très difficile à observer. Cette échelle de difficulté ayant été établie pour un ciel d'une magnitude limite de 5,5, j'estime que pour chaque magnitude gagnée ou perdue on peut la décaler d'un cran, par exemple sous un ciel de magnitude limite 6,5: le niveau 3/4 devient du 2/4, et inversement sous un ciel de magnitude limite 4,5: le 2/4 devient du 3/4 (et le 4/4 devient impossible). Les objets sont présentés ci-dessous dans leur ordre numérique. Toutefois à la lecture vous constaterez que cette approche n'est peut-être pas la plus pertinente pour s'atteler à la tâche de tous le voir, aussi à la fin de l'article je vous suggère un ordre logique de progression qui me semble plus à même de permettre de vous assurer le succès en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour rédiger ce guide, ce que je vous souhaite sincèrement! Bonne lecture et bon voyage au royaume de Charles Messier. M1 - Rémanent de supernova Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 6' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse du Crabe", première entrée du Catalogue Messier n'est sûrement pas l'entrée en matière la plus facile dont on aurait pu rêver, c'est en fait même une des plus délicates. Pourtant facile à localiser, à un gros degré au-dessus de Zeta Tauri -la pointe de la corne Sud du Taureau- elle demandera un ciel bien noir et transparent pour se révéler. Sous un ciel de qualité elle peut même devenir évidente, sous la forme d'un large ovale d'un gris uniforme plutôt ténu. À force de l'observer sa localisation devient plus aisée, lorsque l'on a bien appréhendé son aspect diffus et peu contrasté. M2 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 12,9'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet amas globulaire modeste par la taille est une cible facile à observer, mais qui peut se révéler un peu délicat à localiser dans une zone du ciel pauvre en étoiles brillantes. Il s'en trouve bien isolé dans le champ des jumelles. N'étant ni le plus grand ni le plus brillant de ce catalogue, bien qu'étant notable, mieux vaudra avant de le rechercher avoir rencontré quelques succès sur des cibles de plus gros calibre, afin d'être accoutumé à l'aspect typique des amas globulaires au travers de jumelles: M13, M3…et juste avant pourquoi pas M15 qui est non seulement proche mais très semblable visuellement tout en étant un tout petit peu plus facile. M3- Amas globulaire Constellation: Chiens de chasse Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 18'. Niveau de difficulté: 1/4 Voilà justement un amas globulaire de "gros calibre", de grande taille et évident. Son aspect de grosse boule aux contours flous et au centre brillant devrait sauter aux yeux assez rapidement en furetant dans la zone où il se trouve, soit grossièrement sur une ligne reliant Arcturus du Bouvier à Alkaid de la Grande Ourse. En vision indirecte ses contours s'étalent assez largement, laissant imaginer le grouillement de ses 500000 étoiles. M4 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,6. Dimensions: 36'. Niveau de difficulté: 1/4 Parmi les plus gros et les plus évidents amas globulaires, qui plus est extrêmement facile à localiser juste à côté d'Antares du Scorpion. Comme ses homologues de sa classe l'aspect de grosse boule à la périphérie diffuse ne laisse aucun doute sur sa nature. Souffre tout de même d'une position basse sur la voûte céleste aux latitudes métropolitaines, sans quoi il serait encore plus spectaculaire. M5 - Amas globulaire Constellation: Serpent Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 23'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de taille respectable tient visuellement la comparaison avec les stars de la catégorie. Il est facile, voire évident pour peu que l'on soit rompu à l'identification des amas globulaires aux jumelles. Le centre de l'amas relativement brillant est auréolé d'un halo périphérique diffus. Très proche d'une étoile brillante de 5e magnitude, qui rend le champ intéressant, je le trouve plus facile à pointer en partant de la constellation de la Vierge. M6 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,3. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond diffus qui semble crépiter en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom "d'Amas du Papillon" ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon Sud bien propre, car sa position très basse sur la voûte céleste nous prive malheureusement d'une bonne partie du spectacle, à l'instar de l'entrée suivante. M7 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 3,3. Dimensions: 80'. Niveau de difficulté: 0/4 L'un des amas ouvert les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions l'absorption atmosphérique est très préjudiciable, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Pour autant il reste extrêmement facile à localiser, et lorsque que les conditions sont réunies il offre une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. M8 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 90' x 40'. Niveau de difficulté: 1/4 La "Nébuleuse de la Lagune", célèbre cible astrophotographique, demeure facilement visible au travers d'une paire de jumelles, même s'il n'est pas question d'y déceler ses variations de couleurs ou ses subtiles extensions. Elle se révèle sous la forme d'une large nébulosité en vision directe, baignant quelques étoiles brillantes, et d'autres venant s'y ajouter en vision indirecte notamment au sein du petit amas ouvert NGC 6530, dans la partie Est de la nébuleuse. Elle s'inscrit dans un champ remarquable, à proximité de M20 et M21, et sur un fond incroyablement dense. M9 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,7. Dimensions: 9,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet objet de taille apparente moyenne et d'aspect diffus est plutôt facile à localiser, mais peut être plus délicat à identifier si l'on est moins habitué à rechercher ce type de cibles aux jumelles. N'affichant qu'une magnitude apparente modeste pour sa catégorie, il est moins évident à reconnaître que d'autres amas globulaires et à tenter après avoir validé les plus faciles, comme l'entrée suivante par exemple. M10 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident en vision directe qui pourrait prétendre à un classement au premier rang des objets de ce type. Le centre, qui peut être qualifié de brillant, dégage une franche impression de densité, tandis que la périphérie diffuse s'étale notablement en vision indirecte. La seule petite difficulté s'il fallait en relever une serait sa localisation dans un secteur de la constellation d'Ophiucus plus pauvre en étoiles-repère. M11 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 1/4 L'amas du "Canard Sauvage", grand classique du catalogue Messier pour les amateurs d'astronomie est une cible aisée aux jumelles, présentant toutes les caractéristiques qui rendent une observation intéressante: il est compact, dense, brillant et se détache très bien d'un superbe environnement tout en étant facile à localiser. Pour autant à travers les petites optiques il reste difficile d'appréhender la forme générale qui lui vaut son surnom. M12 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,7. Dimensions: 14,5'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident, assez comparable à son voisin M10 qu'on peut observer dans le même champ. Il montre toutefois un centre un peu moins brillant que ce dernier, mais paraît un peu plus étendu malgré des dimensions comparables. Comme pour son vis-à-vis, la seule petite difficulté à craindre serait sa localisation dans un champ un peu clairsemé. M13 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 20'. Niveau de difficulté: 1/4 Immense classique du Catalogue Messier, "l'Amas d'Hercule" constitue de par sa taille et sa magnitude un maître-étalon dans sa catégorie, grâce à sa facilité à pointer et son évidence. En se mettant à la recherche des amas globulaires, il ne faudra pas se priver de le voir ni de le revoir pour bien s'imprégner de l'aspect typique de ce genre de cible au travers d'une paire de jumelles. Ainsi, la grosse boule cotonneuse au centre brillant et à la périphérie diffuse qui s'étale en vision indirecte deviendra rapidement une référence pour appréhender les mêmes objets du Catalogue. M14 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,6. Dimensions: 11,7'. Niveau de difficulté: 2/4 Bien qu'il ne fasse pas partie des plus notables de sa catégorie d'objets, cet amas globulaire de taille moyenne, rond et diffus, reste relativement évident en vision directe pour peu qu'on sache quoi rechercher et où le trouver, dans une zone assez pauvre en étoiles-guide. M15 - Amas globulaire Constellation: Pégase Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 12,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas globulaire relativement aisé à localiser, d'aspect compact avec un centre brillant et un petit halo diffus. Sa dimension apparente reste plus modeste que sa taille annoncée pourrait laisser penser, d'où la difficulté à clairement l'identifier: il pourrait être confondu avec une grosse étoile empâtée en passant trop vite dessus. Intéressant à comparer avec son voisin M2 qui se trouve à une dizaine de degrés au Sud. M16 - Amas ouvert associé à une nébuleuse en émission Constellation: Serpent Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 2/4 L'amas ouvert numéroté 16 est associé à la fameuse 'Nébuleuse de l'Aigle", que vous avez sûrement déjà admiré en photographie et qui est aussi le siège des fameux "Piliers de la Création". Le petit amas est relativement facile, compact et esthétique. En vision directe 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. M17 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse Omega" est un objet relativement facile à observer, dans de bonnes conditions elle peut même être qualifiée de brillante, tandis que sa forme générale demeure difficile à définir. Sa relative facilité est pondérée par sa nature d'objet diffus qui la rend plus dépendante des conditions d'observation. M18 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 9'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas n'est à juste titre pas un des plus courus du Catalogue, il faut dire qu'il est assez pauvre: une vingtaine d'étoiles seulement dont aucune n'est suffisamment brillante pour être résolue facilement aux jumelles. Il se révèle donc petit, compact et strictement diffus, ce qui ne facilite guère son observation au sein d'un champ très riche, ni son attrait au voisinage d'objets plus célèbres. M19 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,2. Dimensions: 13,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Un autre amas globulaire majeur de la constellation d'Ophiucus, avec une taille apparente respectable mais une magnitude visuelle qui le place un tout petit peu en retrait de ses congénères M10 et M12, par exemple. Il est donc relativement facile à débusquer dans une zone du ciel remarquable, il apparaît entièrement diffus, sans différence notable de luminosité entre son centre et sa périphérie. M20 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 8,5. Dimensions: 28'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse Trifide" - célèbre cible en astrophotographie - est un objet assez délicat visuellement, en particulier aux jumelles où elle ne se révèle que sous la forme d'une faible nébulosité à la forme mal définie mais plutôt ronde. Pour être certain de l'attraper mieux vaut donc privilégier de bonnes conditions d'observation, et quand c'est chose faite on peut l'inscrire dans un champ remarquable et la comparer notamment à sa voisine M8 qui demeure plus facile. M21 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Ce petit amas ouvert n'est certainement pas le plus spectaculaire objet de ce type dans le Catalogue de Messier, il est de plus situé dans une zone où de nombreuses célébrités en détournent l'attention. Une observation moins évidente donc pour cet amas discret, qui se montre petit et mal défini, strictement diffus avec une seule étoile plus brillante à sa surface. M22 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de première classe est l'un des plus remarquable du ciel boréal, à comparer avec les plus gros calibres de sa catégorie comme M4 ou M13. Visuellement c'est une large boule évidente, au centre lui-même large et brillant , avec un halo diffus et rond l'encerclant. M23 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 27'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas ouvert d'une taille respectable, relativement facile à identifier malgré l'absence d'étoiles résolues en vision directe. En vision indirecte certains membres sont proches d'êtres résolus individuellement tandis que la sensation de densité se renforce au coeur de l'amas. Il s'inscrit dans une zone du ciel un peu plus "pauvre" en comparaison avec ses voisins qui baignent à l'Est plus proches du centre de la Voie Lactée. M24 - Champ stellaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 120' x 90'. Niveau de difficulté: 0/4 Superbe vision aux jumelles, dont il occupe près de la moitié du champ. Une grosse vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, alors qu'en utilisant la vision décalée l'impression de densité semble ne plus avoir de limite, dans de bonne conditions cela crépite de toute part et cette véritable fenêtre sur le centre galactique devient saisissante. M25 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 40'. Niveau de difficulté: 1/4 Tout proche à l'Est de M24 qu'on peut inclure dans un même champ de jumelles, cet amas ouvert notable ne présente guère de difficultés et propose une structure originale où 6 à 7 étoiles sont résolues facilement en vision directe, tandis qu'il se montre plus dense en vision indirecte. M26 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 8. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 3/4 Beaucoup moins spectaculaire que son célèbre voisin M11, par lequel il est très justement éclipsé. C'est un petit amas compact et diffus qu'il est facile d'ignorer si l'on passe dessus précipitamment. Peu gratifiant aux jumelles, il n'en reste pas moins intéressant à détailler avec plus d'ouverture, ce qui le réhabilitera quelque peu. M27 - Nébuleuse planétaire Constellation: Petit Renard Magnitude apparente: 7,4. Dimensions: 8' x 5,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse de l'Haltère" est la représentante la plus évidente de sa catégorie dans le Catalogue Messier, certes peu fourni en nébuleuses planétaires. Pour autant, l'observer avec facilité requiert un ciel plutôt bon, elle se révèlera alors de manière évidente sous la forme d'une large nébulosité bien contrastée, presque brillante, à la forme plutôt ronde avec des irrégularités marquées, une amorce de perception de sa forme caractéristique de trognon de pomme. Sa relative facilité est pondérée par son aspect qui peut dérouter lors d'une toute première observation, et sa sensibilité à la qualité du ciel où un manque de contraste peut la faire s'évanouir. M28 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser à un degré au Nord de l'étoile Lambda du Sagittaire, ce petit amas globulaire se fait bien plus discret que le proche M22. Il apparaît avec la forme caractéristique de ce type de cibles, avec un centre quasi-stellaire entouré d'un petit halo diffus. Son observation devrait se faire sans difficulté majeure dans des conditions correctes lorsqu'on a bien appréhendé l'aspect attendu de ce genre d'objet. M29 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 1/4 Aisément localisable à moins de deux degrés au Sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile à observer qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. M30 - Amas globulaire Constellation: Capricorne Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Le seul représentant de la constellation du Capricorne au sein du Catalogue Messier est un petit amas globulaire compact. Son observation aux jumelles ne posera pas de grande difficulté tant que l'on veillera à ne pas le confondre avec une étoile mal résolue, ce qui devrait être aisé après avoir observé plusieurs autres amas globulaires de la même importance. Sa localisation est facilitée par la proximité immédiate de l'étoile 41 du Capricorne, de 5ème magnitude. M31 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 3,4. Dimensions: 191' x 62'. Niveau de difficulté: 0/4 La 31ème entrée, et première galaxie, est sans aucun doute la plus facile parmi les quarante qui ont été intégrées au Catalogue. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Même si la grande galaxie d'Andromède demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante sont visibles plus difficilement suivant les conditions, à savoir M110 et l'entrée suivante. M32 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 8,7' x 6,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Galaxie satellite de M31, observable à proximité du noyau de cette dernière et à la limite d'être englobée dans le grand halo ou franchement noyée dedans selon la qualité du ciel. Elle se montre en vision directe sous un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En vision décalée elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de magnitude 9,2. La stabilisation des jumelles et une carte du champ peut s'avérer une aide confortable pour l'identifier clairement. M33 - Galaxie Constellation: Triangle Magnitude apparente: 5,7. Dimensions: 70,8' x 41,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La deuxième plus grande galaxie du Catalogue affiche une magnitude visuelle élevée qui pourrait laisser penser que son observation ne pose aucune difficulté. Malheureusement ce n'est pas le cas, et pour cause sa magnitude surfacique est particulièrement faible: 14,2. Ainsi, les conditions d'observation sont prépondérantes, elle sera d'autant plus évidente que le ciel sera noir et transparent. Dans ces conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu. Ce halo prend encore ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Avec l'habitude de l'observer, on pourra la déceler dans des conditions moins favorables, mais pour une première observation mieux vaut savoir à quoi s'attendre! M34 - Amas ouvert Constellation: Persée Magnitude apparente: 5,2. Dimensions: 35' . Niveau de difficulté: 1/4 Sur le flanc Ouest de la belle constellation de Persée, la 34ème entrée est localisable à l'oeil nu sous un très bon ciel. C'est un amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté, le détachant parfaitement d'un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, arbore une forme globalement ronde. M35 - Amas ouvert Constellation: Gémeaux Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Encore mieux visible à l'oeil nu, il est aussi d'avantage aisé à localiser que M34 en cheminant depuis le jumeau Castor. M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. M36 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 6. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 1/4 Le premier des membres du remarquable trio d'amas ouverts du Cocher composé de M36, M37 et M38, est à mon goût le plus intéressant des trois. Ce petit amas compact et dense est le seul à la surface duquel on peut résoudre facilement une dizaine d'étoiles brillantes. La comparaison avec ses voisins est très intéressante, et la seule difficulté que l'on pourrait rencontrer serait de se demander lequel des trois est celui que l'on observe: une carte de champ peut donc être une aide bienvenue. M37 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 5,6. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Aux jumelles c'est peut-être le moins remarquable des trois pré-cités, bien qu'il demeure très facile à localiser. Plus étendu que M36, il se détache parfaitement de son environnement mais présente un aspect strictement diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue au sein de l'amas. M38 -Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Enfin, le plus à l'Ouest des trois propose une vision encore subtilement différente, tout en étant toujours très facile à localiser. Il s'inscrit de plus dans un champ vraiment remarquable. Relativement large, il est lui aussi strictement diffus tout en se détachant parfaitement de l'environnement riche de la Voie Lactée. Son trait caractéristique, une forme de croix plutôt marquée en son centre, est déjà décelable. M39 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude visuelle: 4,6. Dimensions: 32'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas évident, large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant très riche. Sa particularité ce sont ces trois étoiles brillantes alignées qui se démarquent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches de 6 et s'étirent sur un axe Sud-est/Nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe. M40 - Étoile double Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,6 et 10,1. Séparation: 53". Niveau de difficulté: 3/4 Une curiosité du Catalogue de Messier, répertoriée pour son aspect diffus puis identifiée plus tard comme une étoile double sous le matricule Winnecke 4. Si la confusion peut paraître abjecte lors de l'observation avec un instrument d'amateur de puissance moyenne, l'observation aux jumelles 10x50 laisse plutôt imaginer que la doute eût été permis si Charles Messier avait disposé d'un instrument délivrant une qualité d'image comparable. Ce faible doublet stellaire présente l'aspect typique de ce genre d'objet au travers de jumelles peu puissantes, il est très difficilement résolu en deux membres distincts et pour y parvenir il est presque indispensable de stabiliser les jumelles sur un trépied. La difficulté tient autant à parvenir à résoudre les deux composantes qu'à observer clairement la plus faible avec sa magnitude de 10,1. La localisation de cet objet quant à elle ne pose guère de problème puisqu'il est facile à trouver en cheminant depuis Megrez de la Grande Ourse, et dans l'alignement d'une étoile toute proche de magnitude 5,5 joliment colorée. M41 - Amas ouvert Constellation: Grand Chien Magnitude visuelle: 4,5. Dimensions: 39'. Niveau de difficulté: 1/4 Très facile à localiser, l'amas se trouve à 4 degrés - soit moins d'un champ de jumelles - au Sud de la plus brillante étoile du ciel, Sirius. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. M42 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 4. Dimensions: 85' x 60'. Niveau de difficulté: 0/4 Nébuleuse majeure du ciel boréal, sinon la plus fameuse, déjà facilement visible à l'oeil nu. Depuis le groupe d'étoiles de Theta Orionis jusqu'aux subtiles méandres qui se déploient dans toutes les directions en passant par les différences de luminosité marquées entre le coeur et les extensions, son observation aux jumelles se révèle déjà passionnante, avec une multitude de détails à saisir, et un plaisir sans cesse renouvelé. M43 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 20' x 15'. Niveau de difficulté: 2/4 À proximité immédiate, juste au Nord de M42, se trouve cet objet qui a le droit à son propre numéro, bien que faisant partie du même grand complexe nébuleux. Indissociable dans l'imaginaire collectif de l'image de la Grande Nébuleuse d'Orlon, mieux vaut ne pas trop se fier aux nombreuses et merveilleuses photographies avant de l'observer, car derrière des jumelles 10x50 la petite nébuleuse diffuse entourant largement une étoile brillante se fait bien plus discrète. Dans de moins bonnes conditions il faudra même utiliser un peu la vision décalée pour la faire ressortir de manière évidente. M44 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 3,1. Dimensions: 70'. Niveau de difficulté: 0/4 Déjà facilement visible à l'oeil nu comme une tache laiteuse. Dans le champ des jumelles ce grand amas spectaculaire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans une région de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, 39 et 40 Cancri de magnitude 6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. M45 - Amas ouvert Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 1,6. Dimensions: 110'. Niveau de difficulté: 0/4 L'amas des Pléiades, évident à l'oeil nu même dans des conditions moyennes, est sans doute l'amas ouvert le plus célèbre du ciel boréal, et pour beaucoup le premier objet du catalogue Messier que l'on a observé. Il est particulièrement à son avantage au travers de jumelles qui permettent de le contempler tout entier dans son environnement. M46 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 2/4 Formant un couple célèbre avec son voisin M47, il est un peu moins brillant et évident que ce dernier. Il apparaît diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue, tandis qu'en vision décalée il s'étend considérablement tout en paraissant bien détaché de son environnement. Le champ des jumelles permettant d'observer conjointement M46 et M47 est une invitation à la comparaison attentive de ces deux objets. M47 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 5,2. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Le voisin de M46 montre quant à lui un aspect bien différent, puisqu'il est nettement plus brillant et permet de résoudre facilement une dizaine de membres, et d'avantage en vision décalée. Son étendue se révèle en vision directe avec d'emblée une belle impression de densité. Encore une fois la vision d'ensemble de ces deux amas permise par les jumelles est assez saisissante. M48 - Amas ouvert Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 5,8. Dimensions: 54'. Niveau de difficulté: 1/4 Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du Catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et dépourvue d'étoiles brillantes. Un cheminement facile consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Une fois localisé on pourra profiter d'un amas large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone d'environ 30' et se montre bien plus fourni, quasiment brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, à l'Est du poudroiement de la Voie Lactée. M49 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 10' x 8'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser, car située exactement au milieu d'un segment de deux étoiles évidentes de magnitude 6. Grace à sa magnitude relativement élevée et sa taille relativement compacte, la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M50 - Amas ouvert Constellation: Licorne Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente modeste et une magnitude pas vraiment exceptionnelle car il se détache assez bien d'un environnement particulièrement riche. Sa relative facilité est donc pondérée par sa taille et l'éventuelle difficulté pour le localiser dans une zone du ciel plutôt dense. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. M51 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11' x 7'. Niveau de difficulté: 2/4 La célèbre "Galaxie du Tourbillon" est aisément visible aux jumelles dès lors que les conditions sont correctes et que l'on sait où la chercher et quel sera son aspect. Il n'est évidemment pas question d'observer ses bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de sa voisine NGC 5195 en train de se faire engloutir. M52 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas plutôt discret, même s'il est relativement bien détaché de son environnement. D'aspect diffus, seule un étoile de magnitude 8 apparaît individuellement à l'avant plan, mais sans être liée physiquement à l'amas. Derrière une paire de jumelles il n'est clairement pas le plus spectaculaire de sa catégorie, l'intérêt visuel est même assez faible. S'il n'était pas un membre du Catalogue Messier très facile à pointer en prolongeant le segment Schedar - Caph, il aurait pu finir aux oubliettes. M53 - Amas globulaire Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Sa localisation est rendue très facile par sa proximité immédiate avec l'étoile Alpha Comae Berenices. Il apparaît immédiatement en vision directe sous un aspect rond, son coeur étant plus brillant. Pas de difficulté majeure à son observation, à condition d'être coutumier des objets de ce type. M54 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 12'. Niveau de difficulté: 2/4 Premier depuis l'Est d'une série de trois amas globulaires du Catalogue Messier (d'Est en Ouest suivent M69 et M70) qui "trempent" dans le fond de la "théière", le fameux astérisme figuré par la constellation du Sagittaire. Son observation reste relativement facile en dépit d'une taille apparente et d'une magnitude modestes, à la limite d'être vu nettement en vision directe. D'aspect diffus, son centre est quant à lui plus ponctuel, quasiment stellaire. Sa relative facilité est à pondérer avec une position très basse sur la voûte céleste, à -30° de déclinaison mieux vaudra privilégier un passage au méridien dans un ciel bien transparent sous peine de se compliquer sensiblement la tâche. M55 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 19'. Niveau de difficulté: 1/4 Un peu isolé dans un secteur de la constellation moins dense, c'est un amas globulaire remarquable par sa taille qui se révèle évident dans le champ des jumelles, bien détaché du fond du ciel mais uniformément diffus. Comme pour l'entrée précédente sa facilité est à pondérer avec sa très faible déclinaison de -30°. M56 - Amas globulaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire discret se présente sous la forme d'une petite boule diffuse, et demandera un peu d'attention lors de sa recherche pour être débusqué car bien qu'il soit visible facilement en vision directe, sa nature peut ne pas sauter aux yeux immédiatement. Par chance il est facile à localiser, se trouvant au milieu d'un segment tracé par les étoiles Albireo du Cygne et Gamma de la Lyre et dans un champ riche avec de nombreuses étoiles repère. M57 - Nébuleuse planétaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 1'. Niveau de difficulté: 3/4 Le deuxième objet du Catalogue Messier dans la constellation de la Lyre est quant à lui éminemment plus célèbre. La fameuse "Nébuleuse annulaire de la Lyre", prisée des astronomes amateurs, peut être localisée avec des jumelles 10x50, idéalement bien stabilisées, dès lors que l'on scrute attentivement le champ où elle se trouve. Le petit rond de fumée ne se révèlera ici que sous un aspect quasi-stellaire, telle une étoile faible, mal définie et un peu empâtée, mais bel et bien présente à son emplacement attendu. M58 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 5,9' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette spirale barrée n'étant ni la plus brillante ni la plus évidente de l'Amas de la Vierge, il conviendra à ce titre d'avoir engrangé quelques succès sur des galaxies plus aisées avant de la rechercher, comme par exemple les "faciles" M49, M60, puis la voisine M59 qui est tout juste un peu plus facile. La détection de M58 peut donc être assez délicate, la vision décalée est de rigueur, la méthode du "balayage" peut être également utilisée, et son intérêt visuel reste limité, c'est une nébulosité mal définie, plutôt ronde et très diaphane. M59 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 5,4' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie relativement discrète se montre tout de même un peu plus facile que l'entrée précédente, grâce à une magnitude à peine plus élevée mais concentrée dans une taille plus petite. Avec un noyau central plus condensé qui apparaît facilement en vision indirecte, elle prend un aspect quasi-stellaire. L'intérêt visuel est faible et elle demeure plus difficile que l'entrée suivante, qui constituera le meilleur choix pour commencer la traque des galaxies du Messier dans ce secteur de la Vierge. M60 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 7,4' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Peut-être la deuxième galaxie la plus facile dans la Vierge après M49, donc un choix pertinent pour débuter les observations galactiques dans ce "nid de nébuleuses". Sa localisation est tout de même moins jalonnée que M49, sans étoile brillante pour encadrer sa position. Néanmoins elle révèle facilement en vision directe son halo compact d'une brillance uniforme. M61 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Sa localisation est facilitée par une position à mi-chemin entre les étoiles 16 Vir et 17 Vir, mais elle reste une observation délicate. Vue plutôt difficilement en vision indirecte, elle paraît diffuse et uniforme, ronde, et se trouve proche à l'Est d'une étoile de magnitude 8. M62 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas globulaire dont l'aspect lui permet de figurer plutôt dans la partie haute du classement, de taille respectable et d'une magnitude relativement élevée le rendant visible immédiatement en vision directe, avec un centre plus brillant et quasiment ponctuel entouré d'un halo diffus. Bien qu'il ne soit pas l'objet le plus difficile du Messier, d'assez loin d'ailleurs, c'est pourtant le dernier que j'ai observé, et avec lui que j'ai achevé ma revue des 110 cibles du Catalogue. Cherchant une explication rationnelle à cet état de fait, je ne peux que me hasarder à mettre à ce compte sa position très basse, limitant les créneaux d'observation favorables (mais c'est le cas de bien d'autres moins faciles), ou le fait que la recherche aux jumelles des amas globulaires dans cette zone du ciel constitue une tâche d'aussi longue haleine que la traque des galaxies dans l'Amas de la Vierge, et un challenge largement comparable à même d'occuper l'observateur un bon moment. M63 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 12,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 La belle "Galaxie du Tournesol" propose une observation facile et gratifiante. Un peu isolée, elle se détache immédiatement en vision directe et laisse voir un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Un autre trait caractéristique est cette petite étoile faible de magnitude 9,3 proche du bord Nord-est de la galaxie. M64 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 10' x 5,4'. Niveau de difficulté: 2/4 Une autre observation facile, bien qu'aux jumelles la "Galaxie de l'Oeil Noir" ne révèlera pas son trait caractéristique. Dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes, il est aisé de la localiser entre la pointe de l'amas Melotte 111 et l'étoile Alpha Com. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que la vision indirecte suggère un faible halo entourant l'ensemble. M65 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 10' x 3'. Niveau de difficulté: 3/4 Membre du célèbre "Trio du Lion", elle se trouve proche d'une petite étoile de magnitude 7, et l'allongement perceptible de son halo semble pointer vers celle-ci. Il peut toutefois être nécessaire d'utiliser la vision décalée pour qu'elle devienne parfaitement évidente, elle est en effet plus discrète que M66, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, présentant une apparence très semblable à sa voisine tout en étant moins lumineuse. M66 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 9,1' x 4,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Le membre du Trio du Lion le plus évident devrait donc se révéler en premier dans le champ une fois le groupe localisé. Quand c'est chose faite, elle apparaît plutôt facilement en vision directe, d'aspect diffus et d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en et s'étirant sur un axe Nord/Sud, l'allongement du halo étant plus facilement perceptible en vision indirecte. M67 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 6,1. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Ce bel et grand amas ouvert apparaît diffus de prime abord en vision directe. En y prêtant attention, en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 (ne lui étant pas liée physiquement) brille sur son flanc Ouest, alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposé. Il paraît allongé sur un axe Nord-est/Sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. M68 - Amas globulaire Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,8. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire modeste aurait pu être une observation encore plus délicate s'il n'avait pas été facile à localiser grâce aux étoiles Delta et Beta de la constellation du Corbeau dont il suffit de prolonger une demi fois le segment pour tomber dessus, et grâce à sa proximité à environ un degré d'une étoile de 5e magnitude. Sans ça, il aurait pu se faire facilement oublier dans la grande constellation de l'Hydre et dans une zone du ciel assez "pauvre". Du reste l'amas en lui-même n'est pas une vision très attrayante, bien que relativement large il est strictement diffus, et souffre d'une position basse sur la voûte céleste, il faudra donc privilégier un passage au méridien au-dessus d'un horizon Sud idéalement exempt de pollution lumineuse. M69 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 9,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Si la localisation de ce petit amas globulaire, inscrit dans l'astérisme de la "théière" du Sagittaire ne devrait pas poser de problème, son observation en revanche peut s'avérer bien délicate. Vu plutôt difficilement en vision indirecte, de taille modeste et d'aspect diffus, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté et attendre qu'il passe au plus haut dans un ciel le plus propre possible. Avec son compagnon M70, qui se trouve à environ 2 degrés à l'Est sur la même déclinaison, ils font partie des amas globulaires les plus faibles et donc les plus délicats à observer du Catalogue Messier. Autant dire qu'il conviendra de s'être fait les dents auparavant sur des cibles plus faciles - dont le Sagittaire ne manque pas par ailleurs - avant de s'y attaquer. M70 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 8'. Niveau de difficulté: 3/4 Proche de M69, et sur la même déclinaison d'environ -32°, il se montre à peine plus facile que ce dernier, seulement pour présenter une taille apparente un petit peu plus importante (contrairement à ce que les données physiques peuvent laisser penser). Il reste relativement faible et diffus, tout juste plus étendu que M69 avec qui il est très comparable. Etant intrinsèquement un objet bas et difficile, les conditions d'observations sont primordiales pour espérer l'observer avec succès. M71 - Amas globulaire Constellation: Flèche Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Unique représentant de la petite constellation de la Flèche, ce petit amas globulaire compact et relativement brillant se révèle assez facilement, d'autant qu'il est très aisé à localiser au sein de l'astérisme qui a donné son nom à la constellation. Il propose l'aspect typique d'un petit amas globulaire vu au travers de jumelles, et pour qui en a bien appréhendé l'apparence avant de le rechercher, ne devrait poser aucune difficulté. M72 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 De petite taille apparente et peu brillant, cet amas globulaire figure parmi les plus difficiles du Catalogue Messier, c'est pourquoi il conviendra d'avoir engrangé quelques succès sur des cibles plus faciles avant de s'y frotter et privilégier de bonnes conditions d'observation. Il est vu moyennement facilement en vision directe, d'aspect stellaire mais sans éclat, tandis que la vision indirecte révèle la présence d'un petit halo qui élargit légèrement l'ensemble. M73 - Astérisme Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 2,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Cet objet "exotique" du Catalogue dont la nature n'est pas réellement tranchée (amas d'étoiles liées physiquement ou alignement fortuit) n'est pas le plus spectaculaire et encore moins le plus facile, pourtant il faudra bien s'y intéresser si l'on a pour but d'observer l'intégralité du Messier. Sa détection requiert de bonnes conditions d'observation et idéalement des jumelles bien stabilisées. Des 4 étoiles principales qui le composent, une seule a une magnitude visuelle de 10 et peut à ce titre être résolue plutôt difficilement en vision indirecte. Elle semble être entourée d'une faible halo nébuleux trahissant la présence des trois autres étoiles principales (de magnitudes beaucoup plus faibles). Ainsi, cette vision du groupe, bien que franchement ténue, confère à l'ensemble un aspect de petite nébulosité qui, en tout cas derrière une paire de jumelles, peut laisser imaginer qu'on puisse le confondre avec un objet d'une autre nature. Bien sûr le ciel regorge de ce genre de petits groupes à la limite de la visibilité, on peut donc raisonnablement penser que celui-ci ne doit son passage à la postérité que grâce à sa toute proximité avec l'objet M72. M74 - Galaxie Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4. Dimensions: 10,2' x 9,5'. Niveau de difficulté: 4/4 Si elle n'est pas difficile à localiser, cette faible galaxie spirale se présentant de face est franchement délicate à observer. Présentant une magnitude surfacique très faible de 14,4 et une taille relativement modeste, il est impératif de privilégier les meilleures conditions d'observation possibles pour espérer distinguer un faible noyau central à peine plus brillant, timidement entouré d'un halo rond très diffus visible difficilement en vision décalée. Avec une déclinaison de seulement 15°, il est également nettement préférable de choisir le moment où elle passera au plus haut dans le ciel, car compte tenu de sa difficulté intrinsèque, l'absorption atmosphérique peut annihiler tout espoir de la débusquer. M75 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 6,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Passé la difficulté de sa localisation à la frontière des constellations du Sagittaire et du Capricorne, dans une zone un peu pauvre en jalons stellaires, son observation devrait se faire sans difficulté majeure malgré une taille apparente et une magnitude modestes. L'observateur rompu à l'exercice reconnaîtra sans mal son aspect typique de petit amas globulaire, quasi-stellaire mais nettement empâté sur son pourtour. M76 - Nébuleuse planétaire Constellation: Persée Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 2,7' x 1,8'. Niveau de difficulté: 4/4 La septième dizaine des objets du Catalogue de Messier va décidément nous donner du fil à retordre, en effet voici parmi l'un des plus difficile, si ce n'est le plus difficile. Il m'a fallu personnellement de nombreuses tentatives avant de parvenir à l'observer avec succès, aussi ne vous découragez pas immédiatement en cas d'échec. Il va sans dire que la qualité du ciel est primordiale, de même qu'une parfaite stabilité des jumelles. Pour vous donner un ordre d'idée des conditions à réunir, lors d'une observation réussie une étoile proche de magnitude visuelle 10,2 est vue nettement en vision décalée. Alors, la nébuleuse planétaire de la "Petite Haltère" pourra se laisser saisir sous la forme d'une toute petite tache diffuse, informe, particulièrement diaphane mais persistante en vision décalée. Etant la plus délicate, gageons qu'elle sera la dernière nébuleuse planétaire du Catalogue que vous observerez, je vous souhaite donc l'immense satisfaction de porter ce nombre à quatre…soit la totalité! M77 - Galaxie Constellation: Baleine Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7' x 6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie spirale vue de face a la particularité de se trouver presque exactement sur l'équateur céleste, ainsi que la bonne idée d'être très facile à pointer grâce à la proximité de l'étoile Delta de la Baleine. Pour ce qui est de son observation, elle devrait se révéler relativement facilement en vision indirecte, sous la forme d'une nébulosité plutôt ronde, sans différence de luminosité marquée entre son noyau et sa périphérie. M78 - Nébuleuse par réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Le troisième objet de Messier dans la constellation d'Orlon est peut être justement éclipsé par le duo vedette M42 et M43, pourtant il reste une cible relativement facile, visible en vision directe comme une faible nébulosité compacte à la forme globalement ronde mais irrégulière, son aspect et sa luminosité sont d'ailleurs assez comparables avec une M43 dont on aurait retiré l'étoile centrale. M79 - Amas globulaire Constellation: Lièvre Magnitude visuelle: 7,7. Dimensions: 9,6'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas globulaire de taille et de brillance relativement modestes, qui se trouve bien esseulé à l'écart de ses semblables et seul représentant d'une constellation peu courue. Avec une position basse sur la voûte céleste à environ -24° de déclinaison, il s'en est fallu de peu pour qu'il tombe dans l'oubli. Fort heureusement son intérêt visuel justifie de le rechercher, d'autant qu'il est facile à localiser juste à côté d'une étoile de 5ème magnitude. D'apparence stellaire lorsqu'il est observé en vision directe, un mince halo lui donnant un aspect empâté se révèle facilement en vision indirecte, conférant à ce petit objet compact l'aspect typique qu'on peut en attendre. M80 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser dans la constellation du Scorpion, même s'il est bien plus modeste que son voisin M4 il reste observable sans difficulté en vision directe et devrait sauter aux yeux d'un observateur familier de la vision de ce type d'objet. M81 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9. Dimensions: 26,9' x 14,1'. Niveau de difficulté: 2/4 Parmi les galaxies les plus faciles à observer aux jumelles depuis l'hémisphère nord, M81 est une sérieuse prétendante aux premières places. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte prenant une nette forme ovale. Elle est bien sûr célèbre pour former un couple remarquable avec une deuxième galaxie, qui n'est autre que l'entrée suivante. M82 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11,2' x 4,3'. Niveau de difficulté: 2/4 La compagne de M81 au sein de ce duo offre une vision bien différente. Elle-même visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet d'identifier aisément sa morphologie caractéristique qui lui vaut son surnom de "Galaxie du Cigare". Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant sa voisine, pourtant par effet de contraste elle semble se détacher plus nettement du fond du ciel. M83 - Galaxie Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5. Dimensions: 12,9' x 11,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sur le papier la magnitude apparente de cette galaxie de taille respectable peut la faire sembler facile, la réalité est très différente pour les observateurs des latitudes métropolitaines, où elle culmine difficilement à une vingtaine de degrés au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions délicates la belle galaxie spirale vue de face ne se dévoile qu'en vision indirecte sous la forme d'une pâle lueur ronde et uniforme, relativement étendue. Les observateurs des latitudes les plus méridionales seront donc grandement favorisés, tandis que pour les autres la tâche peut se révéler ardue. M84 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 6,5' x 5,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie lenticulaire de petite taille apparente est membre de la fameuse "Chaîne de Markarian", aux jumelles elle apparaît assez difficilement en vision indirecte comme une petite boule ronde et diffuse. Dans le même champ on peut trouver M86 qui est très proche, d'une apparence semblable tout en étant plus facile à observer. Une autre difficulté inhérente à la densité de cette zone du ciel en terme de cibles galactiques est l'identification formelle et la localisation des cibles en présence, à cet effet une carte de champ précise est d'un grand secours. Cela étant, si vous éprouvez cette difficulté c'est plutôt bon signe car cela signifiera que votre ciel est de bonne qualité! M85 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 7,1' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Une autre galaxie lenticulaire membre de l'amas de la Vierge, facile à localiser au milieu d'un segment reliant les étoiles 24 Com et 11 Com. Elle est vue immédiatement en vision indirecte, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe Nord-est/Sud-ouest, uniformément diffuse. Après quelques minutes elle se révèle relativement persistante en vision directe. M86 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7,5' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le membre le plus évident de la Chaîne de Markarian est vue facilement en vision indirecte, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible M84, d'apparence semblable mais moins brillante et assez nettement plus difficile. M87 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 8,3' x 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette immense galaxie elliptique située au centre de l'amas de la Vierge est de notre point de vue plus isolée au Sud du couple M86-M84, tout en étant relativement plus facile que M86 bien que visuellement légèrement moins étendue. Elle est vue facilement en vision indirecte, d'apparence ronde et uniforme, tandis qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer le trou noir supermassif en son coeur qui a récemment été mis à l'honneur à l'occasion de la première photographie jamais réalisée de ce type d'objet, propulsant M87 au rang des célébrités. M88 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 6,9' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Située aux abords de la limite Sud de la constellation de la Chevelure de Bérénice, son repérage et son identification sont facilités par la proximité d'une étoile de 7ème magnitude à un degré à l'Ouest. Vue facilement en vision indirecte, on y perçoit un allongement dans un rapport de 1/3 à 1/4 sur un axe Nord-Sud. M89 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 5,1' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Dans un champ particulièrement riche en cibles qui oblige à forcer son attention, cette faible galaxie elliptique figure parmi les plus délicates. Il faudra insister pour la percevoir de manière fugace en vision décalée, et éventuellement avoir recours à la méthode du balayage. Les conditions d'observation sont donc primordiales pour avoir un espoir de détecter cette très faible petite nébulosité ronde. M90 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5. Dimensions: 9,5' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 À environ un degré au Nord-est de M89, cette galaxie d'une nature différente est une spirale vue de 3/4 qui est à peine moins difficile à détecter que sa voisine, donc très faible et délicate à saisir par intermittence en vision décalée, un éventuel allongement de son halo n'ayant pas été perçu de manière convaincante. Les deux cibles sus-citées tenant conjointement dans une petite portion de ciel au centre du champ des jumelles, une bonne stratégie consiste à balader son regard de l'une à l'autre jusqu'à ce qu'elles se révèlent, ce que devrait faire M90 en premier. M91 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,2. Dimensions: 5,4' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 Proche de M88 dont elle se situe à environ un degré vers l'Est, cette galaxie spirale barrée est une observation délicate, comme peut le laisser présager sa magnitude visuelle annoncée. Pour autant, en pratique elle se révèle très légèrement plus facile qu'une cible comme M90, même si la vision indirecte reste de rigueur et le balayage apprécié pour détecter la petite nébulosité ronde. La pondération de sa difficulté est peut-être à relier avec sa morphologie, car elle présente un noyau brillant et une barre centrale évidente dans des instrument beaucoup plus gros. M92 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 2/4 "L'autre" amas globulaire de la constellation d'Hercule est un peu moins facile à localiser que M13 mais n'a pas à rougir de la comparaison. Tout en affichant une taille apparente plus modeste, il se montre évident avec un centre compact et brillant, presque stellaire, entouré d'un halo diffus facilement visible en vision indirecte. La comparaison entre ces deux objets proches est une bonne référence pour appréhender l'apparence classique des amas globulaires derrière une paire de jumelles, en commençant par un représentant majeur comme M13, puis en glissant vers un M92 plus modeste, on se fera une bonne idée de l'aspect de ce type d'objets qu'on sera amené à rechercher souvent en parcourant le Catalogue. M93 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très joli petit amas brillant, parfaitement détaché d'un environnement pourtant dense dans cette région du ciel, son aspect évoque celui d'une comète! À son extrémité Ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8ème magnitude, figurant un noyau brillant, tandis que vers l'Est de l'amas s'étire une partie plus diffuse en forme de "queue", définie par un saupoudrage d'étoiles plus faibles et non résolues mais conférant une certaine impression de densité en vision décalée. Je trouve qu'à l'instar de beaucoup de cibles, mais plus particulièrement pour une poignée d'entre elles dont M93 fait partie, son observation aux jumelles rappelle poétiquement la raison d'être du Catalogue Messier. M94 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 11,2' x 9,1'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sa magnitude peut laisser penser qu'elle constitue une observation relativement facile, derrière une paire de jumelles elle n'est pas franchement évidente à identifier à cause de son apparence visuelle. D'autant que sa localisation peut être délicate malgré une approche facile depuis les étoiles Cor Caroli et Chara, une fois dans la zone il y a peu d'étoiles-repère proches, le fond du ciel est bien clairsemé et M94 peut passer inaperçue à première vue. Avec un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe, il faut user de la vision décalée pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, semblable à une étoile empâtée et donnant à l'ensemble une forme ronde, la galaxie étant vue de face. M95 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 7,4' x 5'. Niveau de difficulté: 4/4 Entre les pattes du Lion on peut trouver un deuxième groupe de galaxies appartenant au Catalogue Messier, moins courues que le célèbre Trio et bien moins évidentes. Plus particulièrement M95, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est la plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord difficilement en vision décalée et en balayage, puis au bout d'un petit moment à peine plus persistante en stabilisant la vision. Une sensation d'allongement du halo est subtilement perçue tandis qu'apparaît une étoile faible de magnitude 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. À un gros degré vers l'Est sa voisine M96 se montre sensiblement plus évidente. M96 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,6' x 5,2'. Niveau de difficulté: 3/4 La galaxie éponyme du groupe situé sous le ventre du fauve a beau en être la plus brillante, elle reste difficile à pointer du fait de l'absence d'étoiles-repère dans ce secteur. Mieux vaut donc compter sur de bonnes conditions d'observation permettant de la détecter en scrutant entre les étoiles 52 et 53 Leo. Elle alors est vue facilement en vision indirecte, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. À l'occasion de cet exercice de vision périphérique attentive, le troisième membre de ce regroupement, d'une difficulté intermédiaire entre M95 et M96, peut être détecté à environ un degré au Nord-est, il s'agit de M105. M97 - Nébuleuse planétaire Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 3,4' x 3,3'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse planétaire du Hibou" se révèle plus facile que sa magnitude visuelle annoncée ne laisse présager, grâce à son étendue la rendant bien plus imposante qu'une faible étoile non résolue et trahissant sa nature, combinée à une magnitude surfacique relativement élevée et concentrée dans des limites bien tranchées lui permettant par contraste de bien se détacher du fond du ciel lorsque celui-ci est assez sombre. D'abord détectée uniquement en vision décalée de façon intermittente, elle est vue ensuite de manière permanente sous la forme d'un petit disque de fumée, jusqu'à se révéler enfin assez franchement en vision directe si l'on daigne insister un peu. M98 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 9,5' x 3,2'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette très faible galaxie spirale de l'Amas de la Vierge est à mon sens la plus difficile à observer parmi toutes les galaxies répertoriées dans le Catalogue Messier, et même bien plus que de nombreuses galaxies du Catalogue NGC. Une observation particulièrement délicate donc, à tenter dans les meilleures conditions de transparence et de noirceur du ciel! Fort heureusement, sa proximité avec l'étoile brillante 6 Com permet d'écarter la difficulté supplémentaire de sa localisation. Après plusieurs tentatives infructueuses, je suis parvenu à l'observer à plusieurs reprises lors d'une bonne soirée durant laquelle j'ai cumulé en plusieurs passages une heure et trente minutes d'intégration visuelle sur cette seule cible, jusqu'à parvenir à en obtenir une vision suffisamment persistante et régulière pour la placer parfaitement sur un dessin, en compagnie notamment de deux étoiles de magnitude 10,4. Elle s'est révélée évidemment très ténue et très peu contrastée mais assez large, son allongement et son orientation étant perceptibles. M98 étant la dernière à bien vouloir se dévoiler, c'est par elle que se sont achevées mes observations de l'ensemble des galaxies du Messier aux jumelles 10x50, ce qui revient à vous conseiller chaudement de ne pas commencer par celle-ci! M99 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,4' x 4,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Non loin de M98, cette autre galaxie spirale propose une observation sensiblement plus facile, tout en restant dans la catégorie des galaxies les plus discrètes du Catalogue. Sa localisation est particulièrement facile avec la présence de quelques étoiles brillantes, permettant d'utiliser la vision périphérique tout en attendant qu'elle se dévoile à l'endroit précis où on l'attend, ce qu'elle devrait finir par faire si les conditions sont suffisamment bonnes, sous la forme d'une timide nébulosité ronde détectable plutôt difficilement en vision décalée. M100 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,4' x 6,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Leur proximité dans le ciel comme dans le Catalogue ne doit rien au hasard. La dernière cible de ce redoutable tiercé de galaxies dans la Chevelure de Bérénice, après M98 et M99, constitue également un petit challenge pour l'observateur, de repérage d'abord, puis de détection. D'un niveau de difficulté intermédiaire entre les deux dernières citées, elle est desservie par une orientation qui nous la présente quasiment de face, diluant sa luminosité sur une plus grande surface, ce qui après quelques minutes d'attention la rend visible difficilement uniquement en vision décalée et de manière intermittente. M101 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 22'. Niveau de difficulté: 3/4 La grande "Galaxie du Moulinet", somptueuse en photographie, se révèle assez délicate à observer dès que les conditions d'observation se dégradent. D'une taille apparente proche de celle de la pleine Lune, sa faible luminosité se retrouve étalée sur une grande surface, en faisant une cible très peu contrastée affichant une magnitude surfacique particulièrement faible de 14,8. La même problématique se retrouve sur des galaxies comme M33. Aussi, si sa localisation est aisée puisqu'elle forme un triangle équilatéral avec les étoiles Alkaid et Mizar de la Grande Ourse, son observation ne doit pas générer trop d'attentes au risque de manquer le pâle halo très large de forme parfaitement ronde, aux contours mal définis, toutefois franchement évident en vision directe dans de bonnes conditions une fois que l'on se sera familiarisé avec son aspect. M102 - Galaxie Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,2' x 2,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Si l'on se fie à l'hypothèse la plus probable faisant consensus, le 102ème objet est bien la galaxie spirale NGC 5866, et visuellement cela ferait bien nos affaires car elle est la seule accessible aux jumelles dans son secteur, ce qui semble ajouter de la cohérence à l'hypothèse sus-citée en la plaçant au rang des galaxies faibles du Catalogue Messier mais d'importance comparable. Pas trop compliquée à localiser, elle se révèle néanmoins délicate à détecter, ce qui peut être fait en vision indirecte de façon intermittente plutôt difficilement. D'apparence très diffuse, un allongement dans un rapport d'environ 1/2 peut être perçu, permettant d'appréhender son orientation générale. M103 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,4. Dimensions: 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas compact et facile à observer, se détachant bien du fond de ciel, structuré autour de trois étoiles brillantes alignées et bien résolues à l'avant, ce qui lui donne un aspect allongé. Tout de même, il faut bien l'avouer: c'est un amas assez pauvre et moins spectaculaire que bien d'autres, y compris des cibles du Catalogue NGC et en particulier l'amas NGC 663 qui est tout proche. En conséquence, une difficulté qu'on attendait pas pour un objet du Messier sera de bien identifier M103 dans une zone qui peut compter, selon le champ réel des jumelles utilisées, jusqu'à 6 amas ouverts, dont certains comme dit plus haut supérieurs ou comparables en taille et en magnitude. M104 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8. Dimensions: 9' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 Si elle n'était pas si basse dans le ciel la "Galaxie du Sombrero" serait sans doute une des plus remarquables aux jumelles. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la belle se voit largement atténué, bien que laissant percevoir facilement en vision indirecte un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe Est/Ouest, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Bien qu'elle appartienne géographiquement à la Vierge, elle est à mon sens plus facile à pointer en cheminant depuis la constellation du Corbeau. Elle est également un bon étalon pour jauger les conditions de transparence avant de tenter M83 qui se trouve environ 20 degrés plus bas! M105 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 5,1' x 4,6'. Niveau de difficulté: 4/4 Un gros degré au Nord-est du couple M96-M95 peut être trouvé le troisième membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord assez difficilement en vision indirecte, faible, de petite taille et globalement ronde, elle est vue ensuite plus facilement en balayage, s'élargissant un peu, sans différence de luminosité entre le noyau et la périphérie. Si une toute petite tache très proche de M105 devient visible, sa compagne NGC 3384 vous indiquera que les conditions ne sont pas loin d'être excellentes! M106 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 18,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 À mon sens M106 est une des galaxies du Messier les plus faciles et gratifiantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités voisines comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, avec un noyau brillant entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible facilement en vision indirecte, la galaxie étant vue de profil. D'une taille respectable, elle semble flotter sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles brillantes. M107 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Fort heureusement rendu facile à localiser depuis l'étoile Zeta d'Ophiucus et s'inscrivant au sein d'un arrangement en rectangle d'étoiles de magnitudes égales bien reconnaissable, sa détection est ainsi aisée. Mais visuellement il n'est sûrement pas le plus évident de cette zone du ciel qui nous avait habitué à de gros clients. Observé à la limite de la vision directe, uniformément diffus et tout de même assez faible, il n'est évident en vision indirecte que grâce à la relative étendue de son halo. M108 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10. Dimensions: 7,7' x 2,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Une cible très délicate à observer malgré un pointage facile depuis l'étoile Merak de la Grand Ourse. Vue difficilement en vision décalée, la "Galaxie de la Planche de Surf" montre malgré tout un allongement sensible dans un rapport de 1/3, sur un axe Est/Ouest. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7ème magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à la difficile M108 pour s'assurer que les conditions d'observation s'y prêtent. M109 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Très facile à localiser juste en-dessous de l'étoile Gamma de la Grande Ourse. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne considérable pour l'observation de cette discrète galaxie spirale, et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées juste au Sud-est du phare de Phecda. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son Sud-Est, décelable assez difficilement en vision décalée et trahissant la présence de cette timide galaxie. M110 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 18,6' x 10,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le dernier objet du Catalogue Messier est, comme son numéro ne l'indique pas, une galaxie satellite de la grande galaxie d'Andromède M31. À rechercher plus loin du halo de la géante et à l'opposé de l'autre petite galaxie satellite M32, dans de bonnes conditions elle est aisément visible en vision indirecte. Largement séparée de la galaxie principale par une bande de ciel bien sombre, elle se montre assez large, avec un centre plus brillant et un halo étendu de forme ovale. ------------------------------------------------------------------------------------- Cette revue détaillée étant terminée, comme promis voici une proposition de classement de ces mêmes cibles par niveau de difficulté, une sorte de progression logique de mon point de vue totalement subjectif, où la difficulté croissante des observations devrait être contrebalancée par les aptitudes développées grâce à la recherche des cibles précédentes plus faciles. Les objets les plus faciles, pour lesquels un instrument n'est même pas nécessaire! M45 - M44 - M24 - M7 - M42 - M31 Les objets très faciles, à rechercher en priorité, et mine de rien vous aurez observé près d'un tiers du Catalogue! M41 - M25 - M39 - M35 - M34 - M6- M47 - M48 - M67 - M22 M4 - M13 - M5 - M3 - M11 - M36 - M38 - M37 - M29 - M10 M12 - M55 - M8 On poursuit avec des objets d'une relative facilité, en particulier si les 29 précédents ne vous ont posé aucun problème, attention tout de même à la qualité du ciel qui commence à entrer en compte, car nous introduisons ici quelques galaxies et d'autres objets diffus. M93 - M50 - M46 - M23 - M16 - M52 - M103 - M15 - M92 - M2 M62 - M28 - M19 - M80 - M30 - M53 - M54 - M14 - M9 - M79 M71 - M17 - M27 - M43 - M78 - M81 - M82 - M51 - M33 - M49 M60 - M106 - M63 - M64 - M66 - M32 Bien, nous avons observé une grosse moitié de Catalogue Messier, à présent nous allons entrer dans le dur. Les objets qu'il nous reste à débusquer peuvent poser des difficultés et la qualité du ciel devient sensible, stabiliser les jumelles le mieux possible peut devenir particulièrement intéressant. M21 - M18 - M26 - M69 - M70 - M107 - M68 - M56 - M75 - M72 M40 - M1 - M20 - M57 - M104 - M94 - M110 - M101 - M87 - M86 M85 - M84 - M65 - M77 - M59 - M88 - M96 - M83 - M97 Je vous félicite sincèrement si vous êtes parvenu à observer tous les objets précédents! Mais il n'en reste plus que 16, le Graal est à portée de jumelles et compte tenu de l'expérience acquise depuis le début de cette entreprise, rien ne saurait nous arrêter en si bon chemin. Attention toutefois, même si vous l'avez bien compris maintenant, rappelons que l'on s'attaque là aux cibles parmi les plus difficiles à détecter aux jumelles. La qualité du ciel sera ici prépondérante, de même que l'habileté et l'état de forme de l'observateur, l'accoutumance à la vision nocturne, la propreté des optiques, la stabilité…bref rien ne doit être laissé au hasard! M73 - M105 - M95 - M58 - M61 - M74 - M102 - M108 - M109 - M91 M90 - M89 - M99 - M100 - M98 - M76. ------------------------------------------------------------------------------------- Et pour aller plus loin? Le Catalogue Messier ne comprend pas tous les objets accessible aux jumelles, loin s'en faut. Vous trouverez d'autres références parmi les catalogues NGC, Melotte, Collinder, IC... dans deux de mes autres guides consacrés aux galaxies et aux amas ouverts. Et si comme moi vous devenez accro à ces challenges extrêmes aux jumelles, vous pouvez vous tourner vers le catalogue Herschel 400. N'hésitez pas à me faire part de vos observations, de vos commentaires, de vos échecs, et je vous le souhaite avant tout, de vos réussites! Très bon ciel à toutes et à tous, et prenez soin de vous.
  5. 18 points
    2 heures de Ha et 1 heure de RVB bin2 ASA 20 de Chilescope. La full est ICI
  6. 17 points
    Bonjour à toutes et tous, Suite à une réunion du club du gapra ( https://www.gapra.fr/) en début d'année, Jean-Marc nous a mis au défi d'imager le clignotement du pulsar de M1 dans la nébuleuse du crabe. Magnitude 16, pulses de 33 ms. B0531+21 pour les intimes. La barre était haute pour ce challenge... Avec le team LuckyWizards: Denis, Stephane, Emmanuel, Laurent, nous avons d'abord essayé la méthode brutale... des poses de 10 ms... force est de constater que sans un diamètre généreux d'au moins 1m la méthode brutale qui consiste a appuyer sur le bouton et attendre de voir que le truc clignote... resta sans succès. Qui ne tente rien n'a rien : nous avons aussi demandé à l'OCA l’accès au 1m du C2PU... sans succès...on est loin d'être prioritaires.... normal. La grosse artillerie étant donc indisponible, je me suis rabattu sur un moyen plus doux, a ma portée, la stroboscopie. Déja utilisée avec brio en 2003 http://www.astrosurf.com/rondi/obs/pulsar/pulsar.htm , j'ai essayé de mettre en oeuvre des moyens moins mécaniques, simple à réaliser par un amateur avec un peu de bricolage. Pour cela, j'ai fabriqué un obturateur stroboscopique avec un verre LCD piloté sur la fréquence du pulsar par un rapsberrypi synchronisé par le signal PPS d'une horloge GPS.... . Les acquisitions sont faites de mon jardin, deux jours avant le début du confinement. Pour la petite histoire, comme nous nous étions déjà embastillés, j'avais mis mon C11 en remote pour que les copains puissent participer. - C11HD/Asi 183 - 400 images de 10s - Alignement et Stacks : LuckyWizards Software En voici le résultat : Plutôt qu'un long texte, la vidéo est plus explicite, même si je ne suis pas un aficionado du traitement et montage vidéo. Une image du champ global et, un gif animé du pulsar qui clignote Bon ciel a vous et portez vous bien Georges
  7. 15 points
    Bonjour, Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer la sortie de la toute nouvelle version de Siril : 0.9.12. Au menu de cette version : des corrections de bugs, quelques nouveautés et de nombreuses améliorations. Cette version se focalise sur les corrections de bug et une meilleure expérience utilisateur. En effet, la gestion des fenêtres était relativement archaïque et une refonte profonde était nécessaire. Aussi, l'outil d'histogramme a été revu afin d'être plus simple à manipuler. Actuellement, la nouvelle version n'est pas disponible sous forme d'application prete à l'emploi pour macOS. Heureusement, elle reste disponible en quelques clics via le gestionnaire de paquet de macOS : homebrew. Le téléchargement de Siril pour votre système préféré se fait ici et plein d'infos utiles ici. ATTENTION : Si vous avez l'impression de ne plus avoir de scripts, c'est pas grave et probablement normal. Allez dans le menu "Edition" puis "Préférences" puis "Divers". Effacer complètement la zone de texte "Répertoire des scripts" (ne laissez même pas un espace) et Cliquez sur "Appliquer". Ensuite, fermez Siril et réouvrez-le. Vous aurez les scripts. Quoi de neuf dans Siril 0.9.12 ? Nouvelles fonctionnalités Nouvelle fonction de séparation des canaux CFA Statut du script (ligne actuellement exécutée) affiché dans la barre de statut. Exportation des séquence au format TIFF Nouveau filtre : Égalisation d'histogramme adaptatif à contraste limité (CLAHE) Ouverture des séquences en double cliquant. Améliorations : Meilleure gestion des fenêtres Refonte de l'outil Histogramme Nouvelle stratégie de gestion de la mémoire Ajout d'un catalogue photométrique (APASS) Corrections de bugs : Correction du calcul des stats pour les FITS 3 canaux Correction d'un bug de la gestion de la vérification de la mémoire disponible sous Windows Correction d'un bug dans le compositage des images RGB permettant maintenant d'utiliser les outils de traitement Correction d'un crash après déconvolution d'images monochromes Correction d'un bug dans l'astrométrie quand le catalogue téléchargé est trop gros Si vous aimez Siril et que vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez aller faire un don ici. Bonne journée, L'équipe de dev' de Siril.
  8. 15 points
    Salut , C'est une photo qui m'a prise un peu plus de temps que d'habitude.Je voulais améliorer la résolution cet objet, il a m'a fallu une dizaine de nuit repartie sur 3 mois. Sur ces 11 nuits j'ai gardé 3 nuits. Sur le forum dédié aux poses courtes, je détaille un peu plus ces différentes nuits, pour montrer que c'est le Seeing qui commande! http://www.astrosurf.com/topic/134918-complement-dinfo-sur-mon-post-esquimau-son-coeur-bat/ Et l'impact des fluctuations du Seeing se voit encore plus sur les photos réalisées avec les poses rapides. En résumé,Il y a plusieurs paramètres pour obtenir une bonne définition: -échantillonnage important, il faut que les détails soient assez écarter les uns des autres pour les différencier -temps d'exposition court mais pas trop, on reste cohérent avec son échantillonnage -Et surtout un bon seeing. J'ai récupéré ma couleur sur ma dernière photo de 2019, additionné ma luminance: un crop sur le centre, avec une photo faites par le HST en 1998, pour verifier si mes details sont réels: En regardant plus attentivement, il me semble que certains détails ont bougé. Il est évident que la grosse différence entre mon tube et celui de Hubble en résolution peut créer des artefacts de traitement si mon tube essaye de se caler au tube spatiale mais on dirait que... image agrandie 400% plus accentuation exagerée La fleche du haut, c'est probablement du aux traitements mais en bas Mais à quoi peut ressembler cette nébuleuse planétaire , avec le logiciel shape 5 on peut faire une simulation en 3d à partir des données interférométries le resultat calculé à partir de ce tableau: Ce qui ressemble à d'autres NP si notre point de vue change: Le clown est une copie de NG7009 ou NGC 6543, avec des différences subtiles selon la taille du compagnon, ou un basculement du champ magnétique. Matériels d'acquisitions: 300mmF4, barlow 2.5x monture atlas (EQ6) QHY290III-M et ASI224MC données de capture: expo:500ms-100ms gain:450 Nbr de brute:22100 gardées (environ 3h) Logiciels de traitement: Siril Astrosurface CS2 Stephane
  9. 12 points
    Salut à tous En voilà une image qui m’a donné du fil à retordre... L’incrustration du Ha à été un véritable casse tête pour ne pas déséquilibrer le reste des couleurs... Enfin voilà le résultat: Pour les détails techniques : https://www.astrobin.com/amowlw/D/ AP130 et son red F4,5 AP1600GTO (non-guidée) Atik One 6.0 et filtres Astrodon LRVBHa3nm Et toujours avec mon ciel de centre ville... N’hésitez pas! Stef
  10. 12 points
    Salut , Tous les ans je fais un petit tour pour voir cette nébuleuse planétaire si hypnotique... Cette année j'ai pu tester la QHYIII-290MM avec un échantillonnage serré (0,20''/photosite), je l'ai utilisé pour la luminance.c'est l'échantillonnage serré (de quoi écarter les détails entre eux) associé avec des poses courtes (mais pas trop ,il faut de l'info visible pour les trier ensuite! ) qui permettront la résolution de l'objet. J'ai melangé la couleur de l'ASI224MC éffectué cet été et l'été dernier. Pour info, j'ai utilisé un TN 300mmF4, une barlow 2.5x et une EQ6 (atlas). QHYIII290MM: expo:350ms (31000 images) gain 450 ASI 224MC: expo:500ms (25000 images) gain 450 Logiciels: Pipp Siril (tri , empilement,balance photometrique,deconvo) photoshop (masque dynamique,filtre haut) Astrosurface (deconvolution) la full: https://cdn.astrobin.com/t…/nfNxFrKApEas_1824x0_wmhqkGbg.jpg Stephane
  11. 12 points
    ...en réflexion sur les eaux calmes du lac La Cuesta del Viento ("la pente du vent") près de Rodeo en Argentine, avec au fond les Andes enneigées. Grand beau temps et superbe éclipse ! 😎 Modifié à l’instant par Thierry Legault 2 25 3
  12. 11 points
    Bonjour à toutes et à tous, L'année dernière, j'avais publié une première version de la grande mosaïque de la Voie Lactée, couvrant le centre gauche de notre galaxie, entre les constellations de l'Aigle et du Scorpion. Visible ici sur Astrobin : https://www.astrobin.com/386059/?nc=user La nouvelle version de la mosaïque ultra haute définition de la Voie Lactée est publiée; elle parcourt désormais la Voie Lactée du Cygne au Sagittaire / Scorpion. L'image de 22600x9600 pixels est visible sur une page dédiée de mon site internet. Elle contient une version zoomable et annotée de l'image ainsi que les détails techniques : https://maximeoudouxphotographie.fr/ouranos135-la-voie-lactee-en-haute-definition L'image panoramique, immense, fait plus de 220 millions de pixels, avec 100 photos, prises au Samyang 135mm f/2. Pour l'anecdote, le fichier image maître est un .psb (format de fichier volumineux de Photoshop) de 4,84Go... chaque enregistrement de l'image nécessite 5 minutes d'écriture sur le SSD de ma station de travail ! Vous pouvez zoomer jusqu'à voir relativement correctement certains objets comme les nébuleuses du Croissant ou M27. Je me suis amusé à noter plus de 30 objets sur la mosaïque visible sur mon site (majoritairement des amas, y en a beaucoup !), pour que l'on puisse s'y retrouver facilement. Une capture d'écran de la mosaïque, alors en cours d'assemblage et d'optimisation sur Autopano Giga C'est un projet très éprouvant et long à faire, mais il m'arrive encore de me poser pendant quelques minutes pour me perdre dans la mosaïque et chercher des curiosités célestes, le tout avec un petit fond musical, c'est très sympa ! Je vous invite donc fortement à aller voir l'ensemble sur mon site web. la suite cette année si tout se déroule comme prévu. Bonne balade parmi les étoiles ! 😀
  13. 11 points
    bonjour, voici quelques photos de ma dernière création. un 114*450... Bon, a part le fait que c'est une boule, ce telescope a aussi: - collimation par le devant - il a un cache de protection dépictant le système solaire interne avec les planetes et leur orbites a l'échelle (mercure= onyx, venus= nacre, terre= lapis lazuli, mars= corail rouge). Le soleil n'est pas a l'échelle - la mise au poit se fait en glissant le module PO/secondaire - un champ completement illuminé de 2° et 3,5° illuminé a 75%! - viseur a 6° sans aucune perte de luminositée! Cyrille
  14. 11 points
    Salut , J'ai recu un super cadeau par ma femme , une 290MM de chez qhyccd! L'avantage avec cette camera par rapport à la 224mc que j'ai , c'est la propreté de son capteur et c'est génial pour les objets qui possèdent des bords plus diffus que les nébuleuses planétaires comme par exemple les galaxies! Il faut juste trouver du temps pour tester cette nouvelle camera. Bon , il y a eu le fameux 1er juin, des Jupiter Parisienne l'ont d’ailleurs bien montrées, ou le seeing était particulièrement bien clément! En vrai il y a eu 2 soirée pour faire cette capture: le 1er juin avec 3500x1s sur 12000 et le 2 juin avec 2000x1s sur 4200et 150x5sxRVB avec un gain à 450 et mode 16b ( en NB c'est important) la full: http://www.astrobin.com/full/408803/B/?nc=exaxe Materiels utilisés: TN 300mmF4, monture atlas (eq6) et QHYIII290MM Logiciels utilisés: SIRIL 0.9.11avec de nouvelles fonctions comme le tri avec recoupement ,l'etalonnage de la couleur par la photometrie et bien d'autres choses ... pour le stri,le stack,la deconvo,la couleur Photoshop pour la deco la version 290mm seule: une photo du materiel: Stephane
  15. 9 points
    Bonjour quelques images pour alimenté le forum en mode amateur Au Sony a7s a main lever (en appui quand même) et au C8 un essais des conjonction la pour le fun j'ai pas sortie le C8 la un petit truc sur mercure et Kuiper semble au bon endroit pas d'ondelette sur mercure ca me plaisait pas un Saturne modeste Quelques Juju Le 26 un peu en retrait jet voila si vous êtes arrivé au bout c'est deja sympa a vous Bonne journée et bon ciel
  16. 9 points
    Voilà des lunes (!!!) que je poursuivais ce sujet sans succès. En effet pour percevoir le réseau de rainures du cratère Gassendi, il faut à la fois un bon seeing et un bon angle d'éclairement. Ces conditions m'étaient pour une fois très favorable. Le bonheur était à son comble en voyant une telle finesse! Les rainures étaient plus pertinentes dans la partie est que dans la partie ouest du cratère. Bonne journée, Francis Observation du 3 mai 2020, seeing très bon, transparence moyenne, nuages d'altitude transitoires. Setup: Dobson 400, Celestron 25mm avec Barlow Televue 2.5, Nagler 9mm, Pentax 5mm. Photo à l'APN en afocale pendant l'observation. Dessin à l'aide de la photo au crayons pastels gras et secs sur Canson noir.
  17. 9 points
    Bonjour, Mercredi soir j'ai fait des tests pour chopper le côté thermique de Vénus sans avoir de filtre IR1000... → Et, en fin de séance, un point lumineux apparaît plein ouest, vue la luminosité et la vitesse, je pense à l'ISS, et comme Vénus est vraiment au ras des pâquerettes, tant pis si j'ai mon assemblage de filtres W47+W25, je règle le temps d'exposition sur 1ms et j'empoigne le dobson et je vise avec le chercheur... Hé bé, c'est pas évident ! Tout a failli se casser la g... quand j'ai tiré sur le câble de la caméra... Mais sur 1000 images issues de la vidéo, l'ISS s'y trouve sur 28. Petit rendement mais content quand même ! La chance m'a souri, malheureusement, malgré le temps de pose à 1ms et les filtres empilés, ça crache un 400 F4,5 au foyer -> j'étais un poil surexposé ! Je vous mets les meilleures de ce que j'ai pu faire avec mes faibles compétences. Tout est fait sous Astrosurface (merci aux concepteurs!) : Bon ciel à tous sauf à Elon ! Fabien
  18. 9 points
    Bonjour à tous, Voilà plus de 6 mois que j'image la planète Vénus (de décembre 2019 à fin mai 2020), aujourd'hui je peux enfin vous présenter les planches finales Les images régulières, ont permis de mettre en évidence la taille et la phase de cette belle planète. En effet au fur et à mesure qu'elle se rapproche de nous, sa phase diminue. Les images ont étés faites avec toujours la même configuration, Télescope Newton 200/800-Barlow 5x-Filtre Uvénus Astrodon-Caméra ZWO ASI 290MM. Planche 1 Planche 2 N'hésitez pas a allez voir les fulls ici: https://astrob.in/eq8rvw/0/ https://astrob.in/apjjlq/0/ Au plaisir de vous lire Nico
  19. 9 points
    Bon techniquement on est demain... Donc voilà! Maurolycus et Barocius observé avec un Kepler 300/1500 dobson, oculaire 9mm. Pas mal de turbulences, température : je ne sent plus mes pieds. Plaisiromètre 98% Pour le futur, je pense qu'un oculaire entre 4 et 6mm pourrait m'apporter plus de détails... Ouvert à toutes critiques! 😉✨
  20. 9 points
  21. 9 points
    Bonjour, bonjour, Ca faisait longtemps que j'avais envie de faire une représetation des planètes du système solaire, tel que je pouvais le photographier avec mon matériel. C'était destiné à un copain qui n'y connais, rien, mais vraiment rien à l'astro Une version classique : Et une version avec les satellites, du moins ceux que j'ai pu voir Clic clic pour y voir un peu mieux Pardon, les deux là bas au fond, que dites vous ? hein, Pluton ? Quoi Pluton ? ce n'est plus une planète ???? Et bien ceux qui l'ont rétrogradée, commence à s'en mordre les doigts depuis que la sonde New Horizon a montré que ce n'était pas un vulgaire caillou glacé, mais bel et bien une planète active. Non mais !
  22. 9 points
    Des nuages de matière "sombre" passent devant les étoiles de notre galaxie, dans la constellation du Taureau. A l'intérieur, des étoiles vont bientôt se former.. et puis des planètes... et qui sait des gens? 🤫 Full : https://www.astrobin.com/vczsrl/
  23. 9 points
    Je suis tellement content d'avoir pu finir enfin ma mallette après tant d'années de test, d'économie, de patience, que j'ai trop envie de la partager. Il m'a fallu plusieurs années pour tester beaucoup d'oculaires et trouver la configuration parfaite à mes yeux. J'ai dû racheter une mousse pour refaire proprement le découpage, car pas mal de chose ont changé à l'intérieur. J'ai testé le plastazote que beaucoup prônent, et je trouve que c'est trop dur pour l'usage que j'en voulais. Je désirai une sensation que les oculaires s'enfoncent légèrement dans la mousse. Et le plastazote demande trop de précision au vu de sa dureté. Donc j'ai racheté un fond de mousse de valise qui m'a coûté 15 balles. Et j'ai taillé dedans. J'ai taillé les trous dans la mousse 10mm de moins en moyenne que la taille de l'oculaire sur la largeur, et l'impression qu'ils fondent dans la mousse est plutôt réussi je trouve. Je voulais toujours qu'une seule valise à transporter avec tous le matos dedans. Donc il y a toujours le double fond hyper pratique, je ne m'en lasse pas ! Avec les poignées de cuisine 😜 de chaque côté pour porter la partie supérieure. Les filtres sont repassé sur le dessus, car dans le double fond c'est galère pour les manip en pleine nuit. J'ai laissé les bandes chauffantes, divers outils/ accessoires. Je ne changerai plus c'est définitif ! J'avais peur d'être jugé en posant ces photos, mais tant pis ! La sensation de bonheur m'emporte trop pour ne pas la partager 😅
  24. 9 points
    Bonjour , je ne voulais pas rentrer dans ce genre polémique, mais devant l'absence manifeste de bases élémentaires en optique de certain "spécialiste" et étant donné que l'on frôle la diffamation je publie cette réponse. Le miroir en question est contrôlé sur un calibre étalon , ce qui signifie que les franges se lisent sur l'onde et non sur le verre . David Vernet a pourtant clairement répondu là-dessus. Premier point la qualité globale de la chaîne optique primaire plus secondaire, doit tenir compte de la position des optiques dans le trajet lumineux ; C'est à dire que le miroir secondaire ,qui dans le cas de ce 400 , se trouve 5 fois plus proche du foyer que le miroir primaire, impactera également 5 fois moins la tache de diffraction à qualité égale des miroirs. Le défaut étant sur le grand axe il faut ajouter un diviseur de racine de deux pour tenir compte de l'incidence de 45 degrés sur ce miroir... Au final cela correspond au foyer à un défaut de L/4 :5 : 1.414 . soit L/28 environ. Vu la position du défaut de courbure sur le miroir secondaire au final on obtient surtout du défocus sans aucun impact au foyer sur la tache de diffraction . Pas mal de miroirs plan dans le commerce ont des courbures bien supérieur ( souvent sur le grand axe) sans que les utilisateurs ne notent le moindre problème ... Terence Pelletier.
  25. 9 points
    L'ISS ? perdu ! En 2016, j’avais pris en photo la station spatiale internationale (ISS) passant devant le Soleil en même temps que Mercure, depuis la région de Philadelphie : https://www.youtube.com/watch?v=Le-B2AnFiWw Pour le passage de Mercure du 11 novembre, j’ai décidé de faire plus difficile, quelque chose qui n’a jamais été réalisé. Je me suis placé près de Machuca (au nord de San Pedro de Atacama), à 4000 m d’altitude près d’une lagune où s’ébattent des colonies de flamants roses. Calsky prédisait un transit du télescope spatial Hubble visible depuis cet endroit, d’une durée de 0,9s à 11h04m23.8s locales précisément. Hubble, au moment du transit, était situé à 624 km et sa vitesse était de 26500 km/h. Depuis une semaine que je suis ici, il a fait grand beau temps sur l’Atacama. Mais les nuages ont envahi le ciel la nuit précédant le transit, et c’est à travers une épaisse couche de nuages élevés provoquant une énorme diffusion de la lumière solaire et une forte chute de contraste que j’ai dû régler les instruments et photographier le double transit, sans trop y croire. Il n’y a qu’en augmentant le temps de pose d’un facteur 10 (1/3200s contre 1/32000s normalement) et en poussant les niveaux et le contraste sur les images que j’ai pu faire apparaître Mercure et surtout Hubble sur la douzaine d’images où il est visible. Une vue de la lagune en arrière-plan, avec les nuages à l'horizon...en encadré, l'image du Soleil telle que vue à l'écran de l'APN ! Je vous dis pas pour la mise au point et pour régler l'expo qui variait tout le temps... Sur l’Olympus E-M1, la rafale a été déclenchée automatiquement par un dispositif conçu et réalisé à ma demande par Emmanuel Rietsch. Ce boîtier se synchronise sur un signal GPS extrêmement précis appelé 1PPS (1 pulse per second) et déclenche la prise de vue à l’heure programmée : http://www.astrophoto.fr/transit_mercure_hst_2019_flamand2.jpg
  26. 9 points
    Et la suite: M13, une première pour moi! Observation du 7 septembre 2019 au Cap Ferret. Observation en VA avec SiOnyx Aurora en afocale sur Dobson 400, bonnes conditions de seeing et de transparence au zénith. Dessin original sur Canson noir au format A3 avec crayons pastels secs et gras. Mise en forme sous photoshop. Un total de 8 heures de dessin! Bon ciel, Francis
  27. 9 points
    Bonjour je profite de ces quelques vacances pour dépoussiérer un peu le CFF350 mm F/D 20 , çà faisait un moment que je ne l'avais pas utilisé par manque de temps , hélas!!!! , d'ailleurs j'en ai profiter pour nettoyer les optiques , il en avait besoin!!!!! Ce matin le flux de Sud nous a amené un seeing correct ( 7-8/10 ) , j'en ai profité pour imager notre amie Sélène , j'aurai du tenter le filtre vert , dommage !!! set-up : Télescope Cassegrain CFF350 mm F/D 20 ( 7000 mm ) Clearceram , obstruction : 0.2 Caméra Basler ACA1920-155 ( 100 fps) Genika Astro Monture AP1200GTO Filtre Orange Astronomik Seeing ( 7-8/10 ) Double clic pour les fulls
  28. 8 points
    Encore un beau morceau de lune datant de mes levés du 14 mai 2019. LEVER DE SOLEIL SUR LE GOLFE DES IRIS Conditions moyennes, voiles de haute altitude, observation au Dobson 400 avec Nagler 9mm, dessin à l'aide d'une photo au smartphone derrière un oculaire Celestron 25mm, dessin au pastel sec sur Canson noir. Ce fut un régal!
  29. 8 points
    Salut Vu que je continu mes captures sur Venus voici une ébauche des gif rassemblant mes captures bien sur, il en manque et certaine images sont plusieurs fois sur le deuxième gif A+
  30. 8 points
    Bonjour, Ca fait un petit moment que ne je n'étais plus venu sur webastro, il faut dire qu'avant c"était limite maladif. Bref, je n'ai pas laissé tomber l'astro ou la photo, disons que je me suis focalisé sur la photo nightscape et des timelapses pendant quelques mois. J'avais un projet de time lapses dans des endroits emblématiques de la Vendée , je devais finir ces semaines de visiter des lieux importants mais je crois que ça va être assez compliqué. Du coup, j'ai décidé de monter ce que j'avais sous le coude. Il y aura sans doute une version 2 l'année prochaine avec des ajouts. La compression sur youtube fait mal, la différence est saisissante avec ce que je vois sur ma TV... Matériel : Boitier Sony A7rIII - sigma 14-24mm - canon 100-400mm - samyang 85mm Traitement avec Lightroom - Sequator - LR Timelapse EDIT : sur Vimeo moins de compression je pense https://vimeo.com/399645318
  31. 8 points
    Un petit accomplissement personnel dans cette quête du ciel : photographier l’IFN : Contrairement aux nébuleuses « habituelles » éclairées par des étoiles voisines, l’IFN (Integrated Flux Nebula), sorte de cirrus galactique, n’est éclairé que par le halo lumineux qu’émet l’ensemble de la Voie Lactée. Il n’y a guère qu’une dizaine d’années qu’on s’y attaque en astrophoto amateur, et pour cause, c’est sérieusement ténu : 1700 poses de 30 secondes sur 3 nuits consécutives, + d’1To de données brutes, et une trentaine d’heures de traitement ont été nécessaires pour révéler les délicats nuages. En arrière-plan, les galaxies M81 et M82, à 12 millions d’années lumières. Sharpstar 61EDPH 61mm @F/4.5, Skyguider Pro non guidé, A7SII non moddé. Bortle 4/5 . Pour ceux qui ont eu l’occasion de travailler proche du noise floor avec leurs boîtiers Sony, vous connaissez peut-être les problèmes de banding et de coloration aléatoires. Des frames exposés à 1/2 histogramme à 10k ISO, et grand nombre de fichiers de calibration (1000 darks, 600 flats, 600 dark flats, pas d’offsets) en sont venus à bout. Côté traitement : > Siril pour le pré-processing : - drizzle 2x - crop - extraction du gradient - balance des couleurs par photométrie - autostretch - scnr - extraction d’une image L du L.a.b., et d’une image RGB : > Starnet++ et son réseau neuronal pour créer deux masters starless L et RGB. > Photoshop : - décomposition du master Luminance starless de type multiscale (avec filtres gaussiens graduels), courbes sur chaque, et recombinaison : - création d’un masque d’étoiles à partir du RGB, application d’un filtre Minimum. - application du masque d’étoiles - application du master starless RGB en chrominance sur le Master L - application du - blend des différentes couches : > Topaz Denoise AI pour réduction du bruit, puis retour sur PS pour encore un peu + de courbes et rehausser le blend des différentes couches. > Lightroom pour présentation finale, crop, export : Voilà, à vos commentaires et critiques! Full : https://www.astrobin.com/kzf282/B/ ‘Clock
  32. 8 points
    Bonjour à tous, Je vous présente un projet de photo commencé en mars 2019 et que j'ai pu terminer cette année. Il s'agit d'une mosaïque de 2 panneaux sur "Volcano Nebula" : des IFN dans la région de M81 et M82. La bonne surprise c'est le passage dans le champs de la comète Atlas C/2019 Y4 que j'ai failli manquer à un jour près, mais...elle est là ! Les IFN (Integrated Flux Nebulae), en français "nébuleuse du flux intégré" sont de vastes étendues de poussières éclairées par le halo lumineux de la Voie Lactée. On les distingue des nébuleuses à "réflexions classiques" par le fait qu'elles ne sont pas illuminées par une ou plusieurs étoiles proches, mais par le flux additionné de l'ensemble des étoiles du plan galactique. Une image permettrait de comparer ça au halo de pollution lumineuse généré par une grosse agglomération éclairant des nuages terrestres en pleine nuit. Les IFN sont d' immenses structures, souvent filamenteuses, très peu denses, et surtout, elles sont faibles. Par leur manque de brillance, elles sont presque incolores. Elles présentent souvent une couleur grisâtre, parfois brunâtre ou encore avec une légère teinte de bleu. Des cirrus galactiques, il y en partout dans l'univers et à toutes latitudes, ils sont visibles dans l'infrarouge lointain et dans les ondes radio, mais c'est dans la zone des hautes latitudes que ces cirrus sont éclairés par le halo de notre galaxie, et c'est dans ce cas qu'on parle d'IFN. Historiquement, on peut citer 2 astronomes (entre autres) qui se sont penchés sur le sujet : - Allain Sandage qui en 1976 décrit pour la première fois la nature de ces nébuleuses en utilisant le terme d'IFN. - Steve Mandel (astronome amateur) qui réalise à partir de 2004 de gros travaux sur les zones des hautes latitudes boréale. La photo : La version full : http://www.astrosurf.com/crepuscule/Perso/IFN-Atlas-Full.jpg Les données d'acquisitions : Pour se faire une idée des brutes : La starless pour le fun : Extrait du projet de Steve Mandel : http://www.aicccd.com/archive/aic2005/The_unexplored_nebula_project-smandel.pdf Localisation et champs : Pour ceux qui veulent aller plus loin dans le sujet, voici les sources qui m'ont inspirés : http://www.astrosurf.com/luxorion/univers-cirrus-ifn.htm http://www.aicccd.com/archive/aic2005/The_unexplored_nebula_project-smandel.pdf Pour les adeptes du pouce en l'air : https://www.astrobin.com/3syi3f/?nc=user Merci et bon astro. idir
  33. 8 points
    Bonjour, Une fois n'est pas coutume, on ne peut que craquer en mettant une ènième fois l'oeil à l'oculaire sur M13, car oui, presqu'en fin de nuit, la constellation d'Hercule est à nouveau visible à cette saison ! Dessin fait au Dobson 300 - oculaire ES 6,7 mm - pour coucher (encore une fois) ce joyau de notre ciel boréal comme pour lui souhaiter la bienvenue cette nouvelle année ... CLIQUER SUR L'IMAGE
  34. 8 points
    Bonjour à toutes et à tous. J'ai le plaisir de vous proposer un nouveau petit guide d'observation aux jumelles. Faisant suite à une précédente édition consacrée aux galaxies, ce nouveau "Top 50" s'intéresse cette fois aux plus beaux amas ouverts du ciel boréal visibles aux jumelles, ou à l'aide de tout autre instrument combinant un champ confortable et un faible grossissement. J'assume parfaitement qu'il comporte une part de subjectivité, déjà dans le parti pris de réduire le nombre à 50 objets, clin d'oeil au formidable instrument astronomique que sont les jumelles 10x50, mais surtout dans les choix cornéliens qu'il a fallu faire pour retenir les plus intéressants et en écarter d'autres non moins remarquables. C'est une balade en trois parties à laquelle je vous invite. Dans une première partie nous partirons à la découverte des Grands Amas: les plus étendus, qui ne s'apprécient bien qu'avec le maximum de champ procuré par les jumelles. Dans une deuxième partie, je vous propose une épreuve en duo où nous partirons à la recherche des plus beaux Doubles Amas du ciel. Enfin, dans une troisième partie nous partirons à la chasse aux Petits Amas, que nous sommes plus habitués à détailler avec de plus gros instruments mais qui restent faciles et intéressants à travers des jumelles. Dans chaque thème les amas sont présentés par ordre d'intérêt décroissant, selon une savante méthode de classement (!) combinant leur magnitude, leur taille apparente et un facteur esthétique toujours subjectif. Certaines entrées sont agrémentées de dessins réalisés par mes soins, j'espère pouvoir étoffer ces illustrations au fil du temps. J'ai effectué ces observations très principalement avec des jumelles 10x50 fixées sur un trépied, parfois mais rarement à main levée, et dans une moindre mesure avec de petites jumelles 8x25 et 8x40 à main levée. Compte tenu de la nature des cibles qui nous intéressent, j'ai le plaisir de vous annoncer que la qualité du ciel requise pour observer la grande majorité de ces 50 amas n'est pas réellement critique, ainsi j'espère que le plus grand nombre pourra profiter de cette balade! Evidemment si vous avez la chance de trouver un ciel bien noir, ne vous en privez pas. Bonne lecture. Les grands amas Ils sont parmi les plus remarquables, les plus étendus et les plus brillants, mais étonnamment parfois pas les plus connus. Ces grands amas justifient à eux seuls de posséder une paire de jumelles puisqu'ils ne s'apprécient qu'avec un champ suffisamment généreux pour les accueillir dans leur intégralité. Par corollaire, ils sont généralement décevants à travers un instrument grossissant beaucoup. Voici donc les amas vedettes du ciel aux jumelles. Melotte 25 - Les Hyades Constellation: Taureau Magnitude: 0,5 Dimensions: 5° L'entrée numéro 25 du catalogue publié en 1915 par l'astronome britannique Philibert Jacques Melotte est sûrement plus connue sous les nom des "Hyades". Cible classique aux jumelles, instrument indispensable pour l'apprécier à sa juste valeur, et qui se retrouve donc en tête de cette édition consacrée aux amas ouverts. Serait-ce le plus beau? Je vous laisse seul juge. C'est l'amas ouvert le plus proche de nous à seulement 151 années lumière, et il regrouperait entre 300 et 400 étoiles. Très intéressant à détailler aux jumelles, plusieurs dizaines d'étoiles seront visible selon la qualité du ciel. Il inclut quelques belles paires, comme Sigma 1 et 2 au sud-est d'Aldébaran, et surtout la belle binaire Theta 1 et 2 au centre de l'amas, dont les colorations respectives sont déjà perceptibles. Theta 1 "Phaeo" de magnitude 3,8 est une géante orange de type spectral K0 et Theta 2, "Phaesyla" de magnitude 3,4 et une géante blanche de type A7, également variable. Ce groupe est d'ailleurs très intéressant à détailler avec plus de grossissement. Rappelons que la géante orangée Aldébaran ne s'invite dans le champ que par perspective, puisqu'elle est beaucoup plus proche de nous à 65 années lumière. Avec l'aimable participation de Bertrand Laville pour le traitement. Melotte 111 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude: 1,8 Dimensions: 7,5° Déjà visible à l'oeil nu comme une tâche laiteuse très étendue entre les Chiens de chasse et le Lion, c'est un champ somptueux dans les jumelles, encore une fois seul instrument permettant de l'admirer dans son ensemble. Il est même si étendu qu'il est encore plus beau dans de petites jumelles offrant un champ plus large, comme des 8x40, permettant de l'admirer entièrement. De cet amas proche de nous, à 280 années lumière seulement, se détachent une bonne vingtaine d'étoiles brillantes sur un fond noir d'encre. Notez la forme de "V" caractéristique de l'amas. Près de la pointe du "V", l'étoile 17 COM est une jolie double visuelle, sa compagne HIP 60891 ne lui étant pas liée à 13 années lumière plus près. En tentant de saisir d'autres étoiles faibles de l'amas en vision décalée, et si les conditions sont bonnes, il se peut qu'un minuscule faisceau diffus apparaisse subrepticement au sud de l'amas, en l'occurrence la fameuse galaxie de l'Aiguille NGC 4565. Collinder 70 Constellation: Orion Magnitude: 0,4 Dimensions: 2,5° L'astronome suédois Per Collinder a publié en 1931 un catalogue regroupant 471 amas ouverts, beaucoup figurant déjà dans d'autres catalogues comme le Messier ou le NGC, mais d'autres se sont fait un nom sous le matricule "Cr" ou "Col". C'est le cas de l'entrée numéro 70. Un champ superbe à apprécier exclusivement aux jumelles, puisqu'il faudra pour en profiter embrasser l'ensemble de la Ceinture d'Orion. Dominé par l'éclat des Trois Rois, d'est en ouest Alnitak, Alnilam et Mintaka, l'amas propose une zone d'une densité pouvant être assez spectaculaire sous un bon ciel tout autour de la Ceinture. Des dizaines d'étoiles se révèlent en vision directe, et d'avantage en vision décalée. Notez parmi les étoiles les plus brillantes la dizaine qui forment un "S" serpentant entre Alnilam et Mintaka. Quelques paires d'étoiles viennent agrémenter la vision, comme la large double optique formée par Mintaka et une étoile de magnitude 6,8 à 53" d'écart, la différence d'éclat est saisissante. À l'opposée au sud-est, le groupe de Sigma Orionis laisse voir une large paire agrémenté d'un petit doublet faible et serré juste à côté, n'hésitez pas à y revenir plus tard avec un instrument grossissant d'avantage car c'est un superbe système stellaire. Melotte 20 - Amas d'Alpha Persei Constellation: Persée Magnitude: 1,2 Dimensions: 3° Dans la constellation de Persée, autour de Mirfak -Alpha Persei- cet immense amas ouvert proche de nous à environ 550 AL et jeune -environ 60 millions d'années- est déjà facilement visible à l'oeil nu sous un ciel moyen comme une tache laiteuse, sous un bon ciel il se détache nettement et commence à crépiter, plusieurs membres devenant visibles en vision directe. Aux jumelles, l'amas se structure autour d'un astérisme formé par ses étoiles les plus brillantes évoquant pour certains un saxophone, pour d'autres une oie, avec Mirfak étincelante au milieu. Des dizaines d'étoiles sont résolues en vision directe, et cela fourmille en vision décalée, il faut dire que l'amas baigne sur fond de Voie Lactée d'hiver. Dans ce champ, Sigma Persei de magnitude 4,3 et de classe spectrale K3, à l'avant-plan de l'amas, se démarque par sa belle coloration dorée. Messier 45 - Les Pléiades Constellation: Taureau Magnitude: 1,6 Dimensions: 2° Les Pléiades…Que dire d'original qui n'a jamais été écrit en plusieurs langues? Immense classique, une observation qui relève du réflexe dès que l'on a une paire de jumelles en main. Pour autant, si l'on a tous déjà pointé M45 à main levée dans des jumelles non stabilisées, dans ces conditions il est difficile selon moi de bien apprécier tout ce que l'objet à a offrir, par exemple je vous suggère d'essayer avec et sans stabilisation: -Le petit triplet d'étoiles serrées près d'Alcyone, formant avec cette dernière ce que je m'amuse à appeler le "trapèze de M45" (dénomination parfaitement non officielle), avec un membre plus brillant et deux autres plus discrets formant un petit triangle qu'essaie d'effacer l'éclatante Eta Tauri. -Faire la plus longue tresse possible à la plus brillante fille d'Atlas -encore Alcyone- le petit chapelet d'étoiles qui s'en écoule a la particularité de présenter des magnitudes de plus en plus faibles jusqu'en bas de la chevelure, on peut ainsi la prolonger dans d'excellentes conditions par deux étoiles de mag 10 puis 10.2. -La petite "flèche" entre Alcyone et Maïa, avec un petit doublet serré pas si facile à séparer... C'est donc une cible plus complexe qu'il n'y paraît et intéressante à détailler, et dont personnellement je ne me lasse jamais, que ce soit pour passer plusieurs heures à la dessiner ou pour un petit plaisir rapide. Collinder 65 Constellation: Taureau Magnitude: 3 Dimensions: 3,5° Peut-être pas le plus connu des grands amas ouverts qui s'apprécient aux jumelles, il n'en demeure pas moins intéressant. Situé à cheval sur les constellations du Taureau et d'Orion, dans une zone du ciel un peu plus clairsemée, il offre un champ fourni en étoiles brillantes qui accroche l'oeil si on daigne ne pas passer dessus trop rapidement. De fait, toutes les étoiles présentes dans le champ n'appartiennent pas à l'amas lui-même, mais elles relèvent nettement l'intérêt de la vision alors on ne va pas bouder notre plaisir. Très étendu, et un peu épars, mais indéniablement plus dense qu'un quelconque champ étoilé, une vingtaine d'étoiles peuvent être vues facilement en vision directe de la magnitude 5 à 9, et un petit peu plus en vision décalée, ce qui se fait tout naturellement en embrassant une zone aussi large. Les plus brillantes marquent un allongement de l'amas qui semble pointer vers Bételgeuse. Messier 7 - Amas de Ptolémée Constellation: Scorpion Magnitude: 3,3 Dimensions: 80' Comme son nom l'indique, sa découverte est créditée à l'astronome grec Ptolémée en 130 avant J.C, il est donc connu depuis la nuit des temps puisque facilement visible à l'oeil nu. Pourtant j'ai hésité à l'inclure. Comment me direz-vous? Un amas d'un tel calibre, d'une telle splendeur? Certes, il est intrinsèquement l'un des amas les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions inutile de dire que l'absorption atmosphérique fait son travail de sape, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Il faudra donc impérativement privilégier un passage au méridien assorti d'une bonne transparence et d'un horizon Sud immaculé. Qu'en reste-t'il dans ces conditions? Une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. Messier 44 - Amas de la Crèche Constellation: Cancer Magnitude: 3,1 Dimensions: 70' Voilà une autre cible privilégiée pour les petits instruments, déjà facilement visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse. En pointant une paire de jumelles dessus on comprend instantanément que c'est un objet qui a beaucoup à offrir. Comme les amas précédents je trouve qu'il fait partie des cibles qu'on peut réellement détailler aux jumelles, pas seulement apprécier sa densité ou son étendue, mais vraiment détailler attentivement sa structure, les arrangements stellaires de ses composantes les plus brillantes qui forment autant de figures qu'on peut imaginer, les membres plus faibles qui se révèlent à tour de rôle en vision décalée à mesure qu'on dirige son regard d'un bord à l'autre de l'amas. En ce qui concerne ses caractéristiques physiques, il est intéressant de savoir que c'est un amas relativement jeune (environ 600 millions d'années) et relativement proche de nous, à 580 années lumière. Peuplé d'environ 1000 étoiles, de nombreux indices (âge, mouvement propre, métallicité) suggèrent qu'il a une origine commune avec un autre amas ouvert très proche de nous que nous avons observé plus tôt, celui des Hyades dans le Taureau! Dans le large champ des jumelles, le grand cercle de M44 -aussi appelé "l'amas de la ruche" s'inscrit admirablement dans un quadrilatère formé par les étoiles brillantes Gamma, Eta, Theta et Delta du Cancer, aux magnitudes comparables mais aux teintes subtilement variées. Il se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans cette zone de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense de l'amas, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, c'est le doublet stellaire composé de 39 et 40 Cancri respectivement de magnitude 6,3 et 6,6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. Collinder 140 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,5 Dimensions: 1° Un bel amas dense et bien détaché, dont nous devons la découverte à l'astronome français Nicolas Louis de Lacaille en 1751. Il est facile à localiser en-dessous du postérieur du grand canidé céleste. Ce jeune amas d'une vingtaine de millions d'années laisse voir facilement 6 étoiles brillantes et vision directe et encore une demi-douzaine plus discrètes en vision décalée. Des trois amas Collinder du Grand Chien évoqués ici, c'est assez nettement le plus intéressant. Collinder 132 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,6 Dimensions: 1,5° Le plus large des amas Collinder du Grand Chien est facile à repérer, il forme un triangle aplati avec les étoiles Aludra et Adhara, au nord-ouest de Collinder 140 qu'on peut inclure dans le même champ. Il regroupe moins d'une dizaine d'étoiles brillantes, éparpillées sur une vaste étendue, il est donc peu dense. Petit trait caractéristique intéressant, un agencement des étoiles principales au centre de l'amas ressemble assez au grand carré de Pégase. Ne culminant pas très haut, il faudra pour l'apprécier préférer un passage au méridien tout en bénéficiant d'un bel horizon sud. Collinder 121 Constellation: Grand Chien Magnitude: 2,6 Dimensions: 50' Large amas un peu lâche, à proximité immédiate au sud de l'étoile Omicron-1 du Grand Chien, et à un champ de jumelles en dessous de M41. Si l'association d'étoiles autour d'Omicron-1 Cma ne fait partie de l'amas proprement dit, elle magnifie la vision de son éclatante lumière dorée tirant sur l'orange au milieu d'étoiles moins brillantes aux tons bleutés. Dans cette zone ce sont une dizaine d'étoiles qui sont résolues facilement, et bien que l'amas soit peu dense la vision n'en demeure pas moins esthétique. Pour en profiter pleinement il faudra privilégier un passage au méridien au dessus d'un horizon sud bien dégagé car l'amas ne monte pas très haut dans le ciel. Collinder 69 Constellation: Orion Magnitude: 3,4 Dimensions: 1° Très facile à localiser puisqu'il s'agit de la tête du Chasseur, regroupé autour de la brillante Lambda Orionis, facilement visible à l'oeil nu avec une magnitude de 3,4. Aux jumelles, c'est un arrangement amusant d'étoiles dominé par l'éclat bleuté de Meissa. Entre cette dernière et Phi-1 Orionis s'alignent trois étoiles de magnitude 7 à 6. Un peu plus à l'écart au sud-est Phi-2 Ori termine de tracer un astérisme formant la lettre "lambda", et qui porte du coup le petit nom de "lambda lambda". Autour de la zone des trois étoiles alignées se condense l'amas à proprement parler, une toute petite dizaine d'étoiles plus faibles se devinent plus ou moins difficilement. L'ensemble paraît baigné dans une nébulosité bleutée. Stock 2 Constellation: Cassiopée Magnitude: 4,4 Dimensions: 1° L'astronome allemand Jurgen Stock a établi dans les années 1950 un catalogue contenant 24 amas ouverts, parmi lesquels l'entrée numéro 2 est sans doute le plus connu. Ce très large amas ouvert convient parfaitement à l'observation aux jumelles qui permettent d'apprécier toute son étendue en lui laissant un peu d'air, tandis qu'en grossissant plus il perd nettement de son intérêt, ses étoiles étant plutôt éparpillées. Celles qui sont résolues, essentiellement autour de la magnitude 8, forment un astérisme qui a donné son surnom de "Muscleman" à l'amas. N'étant pas très dense, il se peut que Stock 2 ne vous saute pas aux yeux au premier abord, d'autant qu'on a vite fait d'être attiré par les merveilles voisines, malgré tout il se détache plutôt bien de son environnement, pouvant même donner une belle impression de densité en vision décalée. Ne vous privez pas d'inclure le Double Amas dans le champ si vos jumelles le permettent pour vous offrir une vision fameuse! NGC 752 Constellation: Andromède Magnitude: 5,7 Dimensions: 75' Situé à un champ de jumelles au sud d'Almach, c'est un large amas assez dense, très intéressant. Même si les étoiles résolues restent relativement faibles, on peut en compter tout de même facilement une vingtaine. En vision décalée, l'ensemble de l'amas apparaît fourmillant d'étoiles. Sur son bord sud-ouest se trouve la jolie double optique 56 Andromedae qui forme la tête du "Putter", un grand astérisme figurant un club de golf, 5 autres étoiles alignées sur plus d'un degré et demi en constituent le manche. NGC 752 figure donc la balle, et même si cette évocation golfique ne vous inspire guère, vous pourrez toujours apprécier ce champ très sympathique mêlant un grand amas et un alignement fortuit d'étoiles brillantes. Stock 1 Constellation: Renard Magnitude: 5,3 Dimensions: 1° Au sud-est d'Albiréo, ce large amas s'étend dans un environnement riche, et plusieurs célébrités du ciel résident dans les parages, ce qui explique peut-être qu'il est un peu négligé. D'autant qu'il s'apprécie mieux avec beaucoup de champ, les jumelles étant parfaites pour cet exercice Très étendu donc, sa densité est toute relative, il n'abrite que peu d'étoiles brillantes: facilement une dizaine, peut-être une quinzaine se détachent bien, mais en tout cas il est notable de par ses dimensions. IC 4756 Constellation: Serpent Magnitude: 5 Dimensions: 52' La 4756e entrée de l'Index Catalogue de John Dreyer est un amas ouvert remarquable, dont l'étendue favorisera le grand champ des jumelles. Dans de bonnes conditions il est même spectaculaire, des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Fourmillant en vision indirecte, difficile de lui attribuer des limites tranchées car il baigne dans une zone très dense de la Voie Lactée. Il est possible d'inclure dans le champ un autre amas proche, NGC 6633. Messier 48 Constellation: Hydre Magnitude: 5,8 Dimensions: 54' Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et surtout dépourvue d'étoiles brillantes. Mon plan pour le trouver à coup sûr consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Pour l'anecdote, M48 a été incorrectement placé par Charles Messier et "perdu" jusqu'en 1934 où il fût identifié à NGC 2548. Heureusement de nos jours on peut se fier aux atlas célestes, et c'est tant mieux car on peut ainsi profiter d'un amas notable, large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone de 30' et se montre bien plus fourni, je n'hésiterais même pas à le qualifier de brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, plus loin à l'est du poudroiement de la Voie Lactée. LES DOUBLES AMAS Comme vous, je trouve le Double Amas de Persée magnifique. À ce titre j'ai pensé qu'il méritait bien que l'on crée une catégorie spéciale pour lui, d'autant qu'il n'est pas le seul à être venu accompagné: voici donc les Doubles Amas. NGC 869 et NGC 884 - Double amas de Persée Constellation: Persée Magnitude: 3,7 et 3,8 Dimensions: 30' et 30' Le Double Amas. Que pourrais-je bien ajouter? Si vous ne l'avez encore jamais vu, vous avez une chance immense: vous êtes sur le point de découvrir un des plus bel objet du ciel! Déjà bien visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse en forme de cacahuète entre les constellations de Persée et de Cassiopée, à travers une paire de jumelles il offre une vision féérique. Dans un champ tapissé d'étoiles, les deux amas se détachent parfaitement. De taille égale, et séparés par la même distance que leur taille apparente, soit environ un demi degré, il montrent quand même facilement de petites différences. NGC 884 semble plus compact car la dizaine d'étoiles plus brillantes facilement résolues sont plus ramassées en son centre. La teinte dorée de deux ou trois d'entre elles reste subtile mais perceptible. En face, à la surface de NGC 869 toujours une dizaine d'étoiles résolues en se cantonnant au centre de l'amas, mais bien plus étalées, sans couleur perceptible. L'utilisation de la vision décalée renforce l'impression de densité au sein des deux amas, d'autres étoiles pouvant alors être résolues. Notez le petit arc d'étoiles qui s'écoule depuis NGC 869 en passant par la brillante Chi Persei et qui nous indique la direction du grand et bel amas Stock 2. Messier 47 et Messier 46 Constellation: Poupe Magnitude: 5,2 et 6 Dimensions: 30' et 30' Voilà un autre couple fameux, le duo d'amas ouverts formé par Messier 47 et Messier 46 est un champ remarquable à apprécier aux jumelles. Les deux amas ont un aspect bien différent. M47 se montre fourni et brillant, apparaissant au premier abord plus étendu que son voisin. Une bonne dizaine d'étoiles se détachent facilement, d'avantage en vision indirecte. M46 quant à lui est diffus, avec une magnitude visuelle respectable de 6 pourtant, aucune étoile n'est résolue. Mais l'usage de la vision décalée révèle un trait intéressant, M46 s'étend considérablement jusqu'à montrer la même taille apparente que son voisin. Effectivement, sur le papier les deux ont une taille identique de 30 minutes d'arc, Connaître leurs distances respectives -1600 années lumière pour M47 et 5400 années lumière pour M46- permet de mieux comprendre cette scène. C'est donc un couple à la fois équilibré et contrasté. Notez qu'un troisième amas plus discret s'invite à la fête, juste au-dessus de M47 se trouve NGC 2423, bien plus petit et diffus, de magnitude de 6,7. Dans ce champ dense sur fond de Voie Lactée, une étoile brillante de magnitude 4,5 arborant une belle teinte dorée (classe spectrale K3) juste en-dessous de M46 fini de parfaire un tableau remarquable. Messier 35 et NGC 2158 Constellation: Gémeaux Magnitude: 5,1 et 8,6 Dimensions: 25' et 5' M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. A lui seul il est très intéressant, mais ça n'est pas fini! Il forme un couple serré avec un autre amas ouvert à son sud-est, NGC 2158. Plus difficile à appréhender en vision directe mais parfaitement visible en vision décalée bien qu'il reste diffus et non résolu, ce petit compagnon non physiquement lié à M35 puisque 5 fois plus éloigné, à 16000 années-lumière, ajoute beaucoup d'intérêt à la vision d'ensemble. Avec une taille d'environ 1/5 de celle de M35, on dirait un petit morceau qui s'en est décroché. Le tout évolue dans un champ très intéressant relevé d'étoiles brillantes et colorées. Messier 38 et NGC 1907 Constellation: Cocher Magnitude: 6,4 et 8,2 Dimensions: 15' et 5' Un autre couple subtil qui a la bonne idée de se trouver dans un champ superbe. En promenant vos jumelles au milieu du Cocher, vous devriez remarquer immédiatement l'astérisme du "Smiley" aussi connu sous le nom du "Cheshire Cat", vous savez le chat d'Alice au pays des merveilles? Cette grande figure souriante, ou ce matou malicieux, c'est selon, vous guidera immanquablement vers M38, tout proche sur son nord. L'amas apparaît large mais très diffus, donnant toutefois une nette impression de densité. Pourtant il n'héberge qu'une centaine d'étoiles dans un espace de 15 années lumières. Sa fameuse forme de "X" est assez nettement visible. À moins d'un demi degré en dessous, son binôme NGC 1907 se révèlera plus ou moins difficilement selon les conditions, strictement diffus mais compact et bien détaché du fond de ciel pourtant riche ici dans le plan de la Voie Lactée. L'accrocher achèvera de parfaire un champ vraiment splendide. NGC 1807 et NGC 1817 Constellation: Taureau Magnitude: 7 et 7,7 Dimensions: 17' et 20' Une sympathique petite paire d'amas dont on n'entend peu parler, alors il me semblait nécessaire de leur rendre un hommage en les faisant figurer ici, après que leur découverte fut pour moi un petit coup de coeur. Les deux amas sont situés à la frontière des constellations du Taureau et d'Orlon, on peut les trouver soit en prolongeant d'un gros champ de jumelles vers le haut l'arc du Chasseur, soit en naviguant 8° à l'est d'Aldébaran sur la même déclinaison. Tous deux sont diffus, bien qu'il soit possible en insistant d'y déceler faiblement 2 ou 3 étoiles, plus facilement sur 1807. La paire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir, dans une zone plus pauvre en étoiles. Ils sont séparés d'environ 20', ce qui est sensiblement égal à leurs dimensions respectives, et qui n'est pas sans rappeler une caractéristique partagée par un autre double amas fameux, celui de Persée. Cette apparence de "mini Double Amas" leur confère une certaine sympathie, et en tout cas rehausse nettement l'intérêt dont chacun aurait manqué individuellement. LES PETITS AMAS Mettez-nous à présent en quête de cibles qui se prêtent un peu moins à l'observation aux jumelles, mais qui j'espère sauront vous surprendre par leur facilité et leur esthétisme. J'ai retenu pour vous ceux qui présentent un certain intérêt, les amas se détachant bien de leur environnement, comprenant plusieurs étoiles faciles à résoudre ou un trait caractéristique original. Sans parler d'observations difficiles, certains ne se révèleront dans toute leur splendeur qu'avec une image bien stable, trépied ou chaise longue sont vivement conseillés ici! Peut-être que pour quelques-uns de ces petit amas la qualité du ciel deviendra un peu plus sensible. IC 4665 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4 Dimensions: 45' Très facile à localiser grâce à la proximité de l'étoile brillante Beta Ophiuchi dont il se trouve à moins de 2 degrés au nord. Ce large amas consiste principalement en une bonne dizaine d'étoiles brillantes de magnitudes assez semblables et éparpillées, ne conférant pas à l'amas une impression de densité spectaculaire, même la vision indirecte peine à le faire paraître légèrement plus fourni. Ces étoiles remarquables semblent tracer une figure que je vous laisse libre d'imaginer, pour ma part j'y vois un signe "alpha" ou un "a" minuscule avec un accent? NGC 2232 Constellation: Licorne Magnitude: 4,2 Dimensions: 45' Facile à localiser, à deux degrés au Nord de l'étoile Beta Monocerotis, une des plus belle étoile multiple du ciel boréal, à séparer avec un plus gros instrument. Centré sur l'étoile de 10 Mon qui domine l'amas de son éclat avec sa magnitude de 5, il est large, brillant et donc facile en vision directe, mais peu dense et plutôt épars, consistant essentiellement en une dizaine d'étoiles brillantes. Messier 25 Constellation: Sagittaire Magnitude: 4,6 Dimensions: 40' Bel amas ouvert facile. Il montre une forme originale, difficile à définir car ses contours ne sont pas clairement discernés, il est plutôt allongé sur un axe nord-sud. 6 à 7 étoiles brillantes se détachent parfaitement en vision directe devant l'amas, et quelques autres à sa périphérie. La vision décalée permet de renforcer l'impression de densité et de mieux situer la zone plus dense de l'amas au regard des étoiles environnantes qui se confondent avec lui. Il s'inscrit dans une zone du ciel très dense sur fond de Voie Lactée et son environnement comprend nombre d'autres cibles d'intérêt. Messier 41 Constellation: Grand Chien Magnitude: 4,5 Dimensions: 39' En voilà en facile à localiser, l'exercice ne devrait pas vous poser de problème puisque l'amas se trouve à 4 degrés -soit moins d'un champ de jumelles- au Sud de la plus brillante étoile du ciel, l'immanquable Sirius. Il est supposé que l'amas était connu d'Aristote, plus de trois siècles avant notre ère. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. NGC 1981 Constellation: Orion Magnitude: 4,2 Dimensions: 28' Dur d'exister en tant qu'amas ouvert lorsqu'on se trouve au voisinage immédiat d'une vedette du ciel telle que la grande nébuleuse d'Orion. Il y a fort à parier que NGC 1981 est un des amas les plus observés du ciel, mais pas pour lui-même, simplement parce qu'il fait partie d'un des champs les plus fantastiques: l'Epée d'Orion. Rendons grâce à cet amas ouvert qui est tout de même remarquable. Premier objet de la-dite Epée en partant du nord, bordé à son sud par la nébuleuse NGC 1977. Ses étoiles brillantes s'étalent sur une portion du ciel large comme la pleine Lune, il est donc épars. On compte facilement 11 étoiles en vision directe, possiblement quelques-unes de plus en s'y attardant, si on parvient à résister à l'appel de M42! L'arrangement de ses étoiles brillantes évoque une figure que chacun reconnaîtra selon sa sensibilité, pour ma part j'hésite entre un dolmen et un quadrupède d'espèce indéterminée. Si en tant qu'amas ouvert ce n'est pas le représentant le plus spectaculaire de sa catégorie, il s'inscrit dans un champ qui lui est hors-catégorie. Messier 39 Constellation: Cygne Magnitude: 4,6 Dimensions: 32' Loin à l'arrière de la queue du Cygne se trouve ce bel amas large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant riche. Son trait caractéristique reconnaissable immédiatement ce sont les trois étoiles brillantes alignées qui se détachent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches, supérieures à 6, et s'étirent sur un axe sud-est/nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, un amas réellement intéressant à faible grossissement peut être injustement délaissé car il est vrai qu'il se montre épars et pauvre en grossissant plus. NGC 6633 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4,6 Dimensions: 27' Pas évident à repérer car il se trouve dans une zone dépourvue d'étoiles très brillantes, le plus facile reste de le chercher sur un segment reliant Alya du Serpent de magnitude 4,6 à 72 Ophiuchi de magnitude 3,7. Heureusement il est évident et vous devriez l'accrocher facilement. Et pour cause, c'est un grand et très bel amas qui montre de la personnalité, avec une structure bien reconnaissable. Les nombreuses étoiles brillantes résolues à sa surface, facilement une bonne quinzaine, forment une bande sinueuse 5 fois plus longue que large, comme une sorte de "S" très allongé. Collinder 463 Constellation: Cassiopée Magnitude: 5,7 Dimensions: 40' Bel amas un peu éclipsé de par sa position, à l'écart de ses congénères plus célèbres qui se regroupent autour du W. Méritant largement un coup d'yeux, on peut le trouver facilement grâce aux quatre étoiles brillantes qui l'encadrent joliment, à savoir 40, 42, 48 et 50 CAS. Au milieu de ce quadrilatère, ce large amas se détache assez bien d'un fond de ciel un peu moins fourni ici que plus au sud. Une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement, et jusqu'à une trentaine encore relativement aisément en sollicitant à peine la vision décalée, qui permet aussi d'augmenter la sensation de densité. Les étoiles les plus brillantes impriment à l'amas une forme d'arc ou de haricot qui en font un trait caractéristique de cet objet qui est finalement très intéressant. Messier 34 Constellation: Persée Magnitude: 5,2 Dimensions: 35' Sur le flanc ouest de la belle constellation de Persée, la 34e entrée du catalogue de Charles Messier est localisable à l'oeil nu sous un bon ciel. Voilà encore une cible qui s'apprécie aussi avec un champ généreux pour lui donner de l'air, donc pourquoi pas dans une paire de jumelles? C'est un bel amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté. Il se détache parfaitement sur un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, ayant une forme globalement ronde. Stephenson 1 Constellation: Lyre Magnitude: 3,8 Dimensions: 20' C'est grâce à l'astronome américain Charles Bruce Stephenson que nous pouvons mettre un nom sur le très joli petit amas ouvert qui se regroupe autour de l'éclatante paire Delta 1 et Delta 2 Lyrae. Cette double optique, largement séparée dans des jumelles est déjà à elle seule d'intérêt. Les deux forment un joli couple avec leurs magnitudes respectives de 4,2 et 5,5 mais surtout leurs teintes, un beau doré pour Delta 2 qui est de classe spectrale M4 contrastant avec le bleu dur de Delta 1 qui est de classe B2. Ces deux-là sont des membres physiques de cet amas distant de plus d'un millier d'années lumières, et avec elles sont visibles en vision directe 4 à 5 autres membres. En vision décalée, l'amas qui conterait une trentaine de membres montre une certaine densité diffuse confirmant sa nature. NGC 1746 Constellation: Taureau Magnitude: 6,1 Dimensions: 40' Entre les cornes du Taureau se trouvent deux grands amas ouverts accessibles aux jumelles, se disputant férocement une place dans les 50 que j'ai choisi de retenir. L'autre amas en question étant NGC 1647, plus proche des Hyades, qu'il ne faut pas négliger pour autant. Pour les comparer régulièrement il me semble que NGC 1746 se montre un peu plus intéressant. C'est assez nettement le plus dense des deux, une grosse vingtaine d'étoiles peuvent y être résolues en vision directe, tandis qu'en vision décalée il se densifie et montre une forme ronde assez régulière se détachant nettement du fond de ciel assombri ici par la présence d'une nébuleuse obscure à l'avant-plan. Il est de plus encadré joliment par quelques étoiles brillantes. Messier 6 - Amas du Papillon Constellation: Scorpion Magnitude: 5,3 Dimensions: 25' A l'instar de son voisin M7 évoqué plus haut, ce bel amas ouvert est également défavorisé par une position trop basse au-dessus de l'horizon sud. Il n'est cependant pas dénué d'intérêt, même s'il est bien plus petit et discret que l'amas de Ptolémée. Il se montre compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond qui crépite de manière perceptible en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon sud bien propre. NGC 2244 Constellation: Licorne Magnitude: 5,3 Dimensions: 24' Si à première vue ce nom ne vous dit rien, je suis prêt à parier que vous l'avez déjà vu en photo car il se trouve au centre de la fameuse "Nébuleuse de la Rosette", cible appréciée des astrophotographes. Difficile d'observer la nébuleuse elle-même, bien que je me suis laissé dire que c'était possible sous un ciel très transparent, en revanche l'amas est très intéressant. Il se montre dense, environ 10 étoiles sont facilement résolues, arrangées en une sorte de rectangle, sur un fond diffus qui se révèle très fourni en vision décalée. Il faut dire qu'on est ici en pleine Voie Lactée, et le fond du ciel est remarquable. De plus, un compagnon facile s'invite dans le champ, c'est l'amas ouvert Collinder 106, large et diffus en arrière plan d'une étoile brillante. L'ensemble de ce champ est donc intéressant à plus d'un titre, pour son esthétisme et pour la célébrité de la nébuleuse qui y siège sans vouloir se révéler. Messier 50 Constellation: Licorne Magnitude: 5,9 Dimensions: 15' Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente et une magnitude pas exceptionnelles. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. Il se détache assez bien de son environnement particulièrement riche. C'est un jeune amas qui contiendrait entre 50 et 100 étoiles. Messier 67 Constellation: Cancer Magnitude: 6,1 Dimensions: 30' Bel et grand amas ouvert, peut-être un peu éclipsé par la célébrité de M44 qui se trouve à environ 8° au nord. Diffus de prime abord en vision directe, en y prêtant attention en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 ne lui étant pas liée brille sur son bord ouest alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposée. Il paraît allongé sur une axe nord-est/sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. C'est un amas très étudié puisqu'il est à la fois vieux -2,5 milliards d'années- et proche -2960 années lumière. Stock 23 Constellation: Girafe Magnitude: 6 Dimensions: 15' Joli petit amas qui se détache très bien de son environnement pourtant dense. Sa localisation est facilitée par les quatre étoiles plus brillantes formant un petit trapèze et qui se détachent très nettement, tandis que derrière elles l'amas paraît dense et compact, d'autres étoiles plus faibles parviennent à être résolues en vision indirecte. Messier 11 - Amas du canard sauvage Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude: 5,8 Dimensions: 14' Amas très dense et brillant, se détachant parfaitement d'un bel environnement. Ses limites sont assez nettes, bien qu'il soit difficile de lui attribuer une forme générale, peut-être la forme d'un…canard? Quelques étoiles brillantes se détachent plus facilement à sa surface, tandis qu'en vision décalée l'ensemble de l'amas paraît encore plus fourni. Un petit doublet stellaire serré de magnitude 9 sur son flanc sud-est se résout difficilement. L'observation de cet amas est une invitation à glisser doucement le long de la Voie Lactée vers le sud et les merveilles qui y résident. NGC 6940 Constellation: Renard Magnitude: 6,3 Dimensions: 25' Grand amas ouvert aisé a repérer, il forme un triangle rectangle avec les étoiles 52 et 41 Cygni visibles à l'oeil nu. Il se trouve également à environ 3° au sud-ouest des fameuses Dentelles du Cygne. Large, aux contours mal définis en vision directe, une vingtaine d'étoiles sont tout de même résolues assez facilement. La vision décalée permet de mieux en cerner les contours, il se détache alors assez bien d'une zone du ciel plutôt riche en étoiles, l'ensemble de ce joli champ étant d'ailleurs ponctué d'étoiles brillantes. NGC 457 -Amas de la chouette Constellation: Cassiopée Magnitude: 6,4 Dimensions: 20' Petite célébrité parmi les amas ouverts, jouissant d'un fort capital sympathie auprès des amateurs, il se révèle également une cible d'intérêt au travers de jumelles. Il montre parfaitement la forme caractéristique qui lui vaut son petit nom, le corps du rapace nocturne, plus dense, est encadré par ses ailes qu'il déploie de part et d'autre. Ses petites pattes se détachent bien en-dessous sur une zone moins dense, tandis que ses yeux, serrés mais parfaitement séparés sont proéminents, la différence de teinte entre les deux est d'ailleurs perceptible. Messier 36 Constellation: Cocher Magnitude: 6 Dimensions: 10' Ça se bouscule dans les environs de ce petit amas, il est possible qu'en le recherchant vous attrapiez un de ses voisins, il faudra donc s'assurer de viser le bon M, en l'occurrence celui qui nous intéresse ici porte le numéro 36. Pour s'en assurer il suffira de vérifier qu'il est le seul à être résolu: à sa surface on peut isoler jusqu'à une dizaine d'étoiles. Malgré qu'il soit petit et compact, la présence d'étoiles brillantes lui confère un regain d'intérêt aux jumelles par rapport à ses voisins, notamment M37 dont l'aspect strictement diffus lui coûte sa place dans ce "classement". Messier 16 - Amas associé à la nébuleuse de l'Aigle Constellation: Serpent Magnitude: 6,4 Dimensions: 7' Cet objet remarquable a une double nature, il s'agit d'un amas ouvert associé à une nébuleuse en émission, que vous avez sûrement déjà admiré en photographie: les fameux "Piliers de la création" c'est ici! Avec une paire de jumelles inutile d'espérer rivaliser avec le télescope spatial, mais la vision est loin d'être sans intérêt. Le petit amas est facile, compact et esthétique. 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. Messier 93 Constellation: Poupe Magnitude: 6,2 Dimensions: 10' Imaginons que nous soyons propulsés au début du XVIIIe siècle avec notre paire de jumelles, Charles Messier n'est pas encore né et n'a jamais établi son catalogue. Le ciel est empli d'objets inconnus et une comète peut surgir à tout moment assurant la gloire de son découvreur. Il y a fort à parier qu'en tombant sur cette petite nébulosité compacte 8° à l'est de l'étoile Delta Canis Majoris, nous penserions en avoir découvert une! C'est l'effet que me procure l'observation aux jumelles de ce petit amas brillant, parfaitement détaché de son environnement. À son extrémité ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8e magnitude, évoquant un noyau brillant, tandis que vers l'est de l'amas s'étire une partie diffuse en forme de "queue". L'ensemble ressemble à s'y méprendre à une belle petite comète, notre coeur bondit! Revenons à la réalité et saluons la formidable oeuvre de monsieur Messier, qui préserva des générations d'astronomes de désillusions et de pertes de temps. Nous reste la poésie de parcourir le ciel en s'imaginant en d'autres âges, furetant à la recherche d'astres chevelus dans l'immensité mystérieuse. Messier 29 Constellation: Cygne Magnitude: 6,6 Dimensions: 7' Facile à localiser à moins de 2° au sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. Cette balade au royaume des amas ouverts touche à sa fin, j'espère qu'elle vous aura donné de belles idées d'observation ou l'envie de retourner voir certains objets. -------------------------------------------------------- Peut-être vous demandez-vous comment j'ai pu oublier ces deux objets remarquables? Messier 24, Sagittaire. Il ne s'agit pas d'un amas ouvert à proprement parler, mais d'un champ stellaire. Une zone incroyablement dense de la Voie Lactée qui nous est révélée par une heureuse absence de poussière dans notre champ de vision à cet endroit-là. Pour autant ne vous privez surtout pas de l'admirer sous toute ses coutures, c'est un "objet" réellement spectaculaire. Collinder 499 - Le cintre ou "Amas" de Brocchi, Renard. Cet objet classique aux jumelles, célèbre pour sa forme de cintre n'est pas un amas ouvert mais un astérisme, un alignement fortuit d'étoiles sans lien physique entre elles. Encore une fois, ne le boudons pas pour autant et qu'importe sa nature il reste un objet très sympathique, un classique du ciel aux jumelles. Pour aller plus loin En voici quelques uns parmi d'autres qui n'ont pas trouvé leur place dans ce tour d'horizon, mais qui étaient plus ou moins proches de figurer dans la catégorie des "petits amas". S'ils ne sont pas les plus spectaculaires, ils demeurent faciles à localiser. M37-Cocher, mV 5,6, 24' d'arc. Strictement diffus mais très bien détaché. NGC 1528-Persée, mV 6,4, 18'. Dense, bel environnement avec deux autres petits amas à attraper: NGC 1513 et NGC 1545. NGC 1582-Persée, mV 7, 24'. Large mais peu fourni, forme de "S" remarquable. NGC 1647-Taureau, mV 6,4, 40'. Etendu mais peu dense, diffus, demande un bon ciel pour être vraiment évident. NGC 1662-Orion, mV 6,4, 12'. Facile, allongé, environ 10 étoiles résolues en vision indirecte. NGC 2169-Orion, mV 5,9, 6'. Amas du "37", l'astérisme formant le chiffre est invisible aux jumelles mais il reste un joli petit amas compact et assez brillant. NGC 2281-Cocher, mV 5,4, 25'. Facile, compact et très bien détaché dans un bel environnement. NGC 6530-Sagittaire, mV 7, 10'. Amas associé à M8 la "Nébuleuse de la Lagune", se détache assez bien du fond diffus de la nébuleuse, une dizaine d'étoiles résolues. NGC 6939-Céphée, mV 7,8, 7'. Large, rond et diffus. L'intérêt principal est le duo formé avec la galaxie NGC 6946. NGC 7789-Cassioppée, mV 6,7, 16'. La "Rose de Caroline" ne montre pas sa morphologie caractéristique mais reste un large amas diffus. À comparer avec M52 non loin. Trumpler 2-Persée, mV 5,9, 20'. Facile, bien détaché et compact avec étoiles brillantes. Ils sont quelques uns parmi les plus remarquables, il en reste un grand nombre qui sont accessibles ou au seuil de la détection! Encore plus loin? Voici deux petits challenge pour la route. NGC 188-Céphée, mV 8,1, 15'. Le plus vieil amas ouvert connu, contient des membres âgés de 9 milliard d'années! Egalement le plus boréal observable, à quelques degrés du Pôle Nord céleste. Ses étoiles sont faibles et éparses, il faudra un bon ciel pour distinguer cette étendue diffuse qui se détache difficilement du fond de ciel. Champ de M103-Cassioppée. 4 amas dans le même champ! NGC 663 est le plus évident, suivi de M103. NGC 654 et 659 demanderont un peu plus d'application. Toujours plus? Des jumelles avec un champ très large peuvent permettre d'en ajouter 2 de plus au nord de ce groupe, les petits et discrets NGC 637 et 559. Comment trouver ces objets? J'utilise sur le terrain quasi-exclusivement le Pocket Sky Atlas, qui convient parfaitement pour ces observations. L'immense majorité des cibles accessibles aux jumelles y sont, on peut le gribouiller, le malmener, il ne tombe jamais en panne. Pour préparer les observations, le logiciel gratuit Stellarium est très bien. Les articles qu'on peut trouver sur Wikipedia à propos de ces objets contiennent souvent en illustration une carte de champ éditée par Sky and Telescope (l'éditeur du PSA cité plus haut), parfait pour localiser chaque objet en plus des informations et des illustrations. Très bon ciel à toutes et tous.
  35. 8 points
    Quelques Venus au C8 Avec un Uv qu'on ma prêter Une autre session en Ir Bon ciel
  36. 8 points
    Hello, on entend souvent que pour réussir certains objets très faibles voire mythiques, il faut un super ciel et des filtres ultra-sélectifs. Perso j'ai ni l'un ni l'autre mais l'idée de tenter cet objet me trottait malgré tout depuis un moment. Vu que j'ai un petit capteur, il fallait de plus que je descende la focale à 200 m donc avec un objectif (l'EF-200 f/2,8) J'ai donc enquillé à peu près 21 heures en O3 (filtre Baader 8,5 nm), environ 8 en Ha et environ 2 en RVB pour les étoiles. Il a fallu x nuits (sais plus combien) entre novembre et janvier. En unitaires de 15 minutes à f/2,8 pour le O3, car sur 5 minutes le signal OU-4 était quasi-inexistant. Le traitement de la couche O3 a été évidemment sportif puisque l'extraire tout en contenant le bruit énorme de mon ciel n'est pas une sinécure. Evidemment les halos du filtre deviennent pénibles... Au final le calmar sort bien je trouve, bien mieux que ce que j'attendais. Donc on peut y arriver même sans avoir réuni toutes les conditions et matériels recommandés ! Vous pouvez donc tenter le coup ! Full : https://www.astrobin.com/full/eyihb5/F/?real=&mod=
  37. 8 points
    Salut, Ma premiere sortie en journée ce fut pour Venus! Elle est bien basse! 21° à 15h TU... Pour l' UV ( le proche en vrai) j'ai utilisé l'ADC sur mon newton 300mm F4 + powermate 5x. Paramètres de captures: expo: 7ms gain: 400 durée:180s, gardé 20% Tout le traitement est effectué avec Astrosurface, une véritable bombe ce logiciel! Je suis fan absolu du système ondelette/deconvo/lissage. Merci Lucien! Sur 2h de capture, il y a une qui est sortie du lot cette après-midi: j'ai aouté un GIF pour voir le seeing du moment Stephane
  38. 8 points
    Il m'est arrivé quelquefois dans un secteur que je fréquentais souvent et où le martin du coin me connaissait bien, qu'il vienne plonger à deux ou trois mètres du kayak pour attraper des ablettes ou autres poissonnets de surface que je dérangeais en avançant. Il partait souvent d'une branche ou d'un arbre du bord de l'eau quand j'arrivais à son niveau, mais il lui arrivait aussi de venir se mettre en vol stationnaire à proximité J'ai aussi parfois entendu le vrombissement de ses battements d'ailes lorsqu'il accélérait avant le plongeon. Et un jour, j'ai pu le photographier alors qu'il se mettait en vol stationnaire, se préparant pour une telle attaque... Comme j'ai arrêté de pagayer, l'attaque n'a pas eu lieu au final, et comme il bougeait légèrement sur le fond de verdure, j'avais pu monter deux vues. Quelques secondes auparavant, il en avait fait un autre malheureusement un peu trop loin, dont j'avais pu monter trois images.
  39. 8 points
    Bonjour chers lecteurs, lectrices ! Comme l'a très bien souligné notre Jgricourt national ici : et qui sous-entend que personne ne peut témoigner de la sortie d'un éventuel Dobson Stellarzac, et bien je vais combler ce "manque" qui lui est très cher visiblement. Pour fixer le décor, le télescope que je vais vous présenter n'est pas le mien. C'est celui d'un astram que j'apprécie beaucoup et avec qui j'ai pris du plaisir à observer l'an passé aux estivales. Il s'agit d'un T560 ouvert à 3.6. Plutôt que de vous faire un long discours, je vais vous poster des photos qui sont à la limite de l'espionnage industriel, mais vous verrez par vous même qu'on est trèèèèèèèèès largement au-dessus d'un Dobson Factory que ce soit en terme d'assemblage, que de finition (dont je ne reviendrai pas sur ceux de DF, tout a été déjà dit et démontré ici sur WA....). Allez, c'est parti ! Voilà, j'espère que ça aura le mérite d'être clair, on ne peut pas comparer avec un DF dont certaines pièces de certains télescopes ont peut être finies au marteau et à la masse..... Bien sûr, à diamètre égale, il se peut que le Stellarzac soit un peu plus cher que le DF, mais vu les défauts que l'on constate chez ce dernier, les délais anormalement très longs, une communication compliquée avec le vendeur, etc... je préfère économiser un peu plus et me payer un vrai haut de gamme ! Ou alors, à budget équivalent voire moins cher que DF, il y a Sud Dobson ! Pour l'avoir manipulé, c'est également un vrai bonheur !!!!!!!!! Tout est doux, aussi bien le tube que le PO. L'équilibrage semble également parfait car une fois la cible pointée, et ce même à fort grossissement, la cible reste bien en place une fois qu'on lâche le tube. Un autre gros point positif, il n'y a pas de bricolage à faire pour finaliser et optimiser son dobson, comme les DF où il faut souvent mettre la main dans le comboui pour optimisier un ou des détails.... Le seul défaut que j'ai constaté, et oui il en faut un, c'est que l'opérateur dont je ne citerai pas le nom, voulait me montrer M13 et il est parti honteusement chercher cet amas près de la Polaire Sisi !!!!! Pour terminer, j'ajoute que j'ai rédigé ce sujet dans le seul but de montrer un Stellarzac vue qu'on n'en voit pas souvent. Je n'ai pas d'action chez eux non plus et je n'ai bénéficié d'aucune réduction car même avec une réduc, je passe de hors de prix à trop cher !!!! Si vous avez un Stellarzac, n'hésitez pas à témoigner !
  40. 8 points
    Bonjour , manifestement il y a encore une grosse erreur d’interprétation qui a été commise à la lecture de ces résultats. La mesure de rugosité qui nous intéresse pour notre loisir, est d'une fréquence spatiale d'ordre millimétrique à la surface des miroirs . C à dire qu'il s'agit de petites cellules irrégulières à la surface des optiques mesurant de 0.1 à 5 mm de largeur environ ( au delà on pourra parler de mamelonnage centimétrique) et pouvant mesurer de 1 à plus de 50 Angströms de hauteur. Cette fréquence spéciale de défauts n'est absolument pas impactée par l'aluminure, les images faites avec une lame a contraste de phase, ne montre aucune altération de l’état de surface entre avant et après traitement. J'ai même fait un comparatif sur un miroir de 200mm superpoli , une photo miroir nu et une photo miroir traité en diélectrique avec 32 couches empilées. Résultat, Impossible de voir la moindre altération de l’état de surface jusque à des valeurs inférieur à l’angström. Le vrai soucis ici , c'est que ces articles parlent d'une échelle de rugosité micrométrique ( visible seulement au microscopes ) et non millimétrique, ce qui est plutôt adaptée à des applications laser et qui, heureusement pour nous, n 'a aucun effet concret sur l'image , car l'angle de diffusion sur le ciel de ce type de défaut (micrométrique) est de plusieurs degrés ,cette diffusion se retrouve donc en grande partie hors du champ. Le micromamelonnage millimétrique ( le test de Lyot avec une lame à contraste de phase), quant à lui, à un angle solide de diffusion de quelques minutes d'arc sur le ciel ce qui est parfaitement visible autour des objets brillants ou sur les surfaces planétaires ... Terence.
  41. 8 points
  42. 8 points
    Bonjour. Nouvelle image fait avec notre double TEC140/Atik 460/Moravian 8300/Mesu 200. Lum 32x15mn. RVB 18x10mn par couleur. Ha 24x15mn. Cordialement, Olly. Gite Astro Les Granges, Hautes Alpes.
  43. 8 points
    Salut les amis Bon hier j'ai posté et aujourd'hui je vous post le transit de la nuit du 17 au 18 de Ganymède Le soir vu les voiles je ne voulais pas shooter et je ne savais même pas qu'il y aurait cette évènement j'ai juste sortie le c8 pour de l'automatique ( detect ) bein quand j'ai vu que c'etait stable certes pas trop transparent (voile), et que Ganymède ( enfin le sat car a ce moment la je ne savait pas ) etait bien rond me suis dit nice et j'ai passer plus de temps devant l'ordi pour régler tous cela en fonction des passage nuageux etc.... C8 barlow 2.5 ( j'aurai du descendre peut etre ) adc zwo ir cut asi 224 mc Donc Mon petit Gif Juste 81 brutes ( jai arrêter apres histo trop bas) soit 162 frames 10 images par secondes Les bio ser de 90s 9000 images de 30 a 50 pour 100 gardés asi3 astrosurface et basta Hi hi hi j'ai déroté pour voir c'est sur le beau Sat a dégager et en images seulement 2019-07-17-1938_6-10_images-L_C8_b2.5_l4_ap300 part 1 2019-07-17-1953_3-10_images_2-L_C8_b2.5_l4_ap302 part 2 2019-07-17-1945_9-20_images-L_C8_b2.5_l4_ap300 part 1 et 2 soit 20 images 2019-07-17-2057_0-2019-07_17_2055_2_S_L_pipp_DeRot_l4_ap294 La c'est le flux 3 ser consécutif Pas de saturne trop de voiles pas trop envie de mem...der Hier repos ca ma permit le soir de continué tranquillement les traitement devant ARTE Bon Ciel
  44. 8 points
    Salut Totho Ecoutes ne le prend pas mal car c'est pas voulu pour être méchant mais y'a quasiment quelque chose à redire sur chaque phrase. Dans certains cas on peut pinailler mais dans d'autres ce sont des erreurs graves, on ressent surtout que tu manques de pas mal d'expérience avec ces différents instruments. Pourtant je ne doute pas que tu ais beaucoup bossé et je ne met absolument pas en doute la bonne foi mise dans ton projet. Mais là en l'état je ne trouve pas que ça peut rendre vraiment service à un débutant même s'il pourrait le croire car c'est joliment présenté. Trop de choses fausses ou de raccourcis. Je sais à quel point c'est complexe de conseiller, alors faire un doc global j'en aurai même pas le courage (il est certain que tu as un mérite que moi je n'aurai jamais). Mais si tu demandes des avis et je répète c'est pas pour être méchant, je pense que ça te sera plus utile si on est honnête dans nos réponses. (je ne replace pas les titres et image, ça me fait un truc hyper louche quand je copie recolle ici ; ton texte est en noir, mes observations en bleu) La lunette et la plus veille formule optique. Elle était déjà utilisée à l'époque de Galilée. Elle est composée de plusieurs verres dont le nombre peut varier. Parles de lentilles plutôt. N'importe quel télescope est aussi composé de plusieurs verres. En moyenne, on gagne 15 cm de diamètre avec une lunette par rapport à un télescope, où le miroir secondaire ainsi que son support cachent une partie du miroir primaire. C'est juste pour le cache cache mais c'est totalement faux pour les 15cm. La plupart des lunettes ayant 80 à 100mm, cela voudrait dire qu'elles sont équivalentes à du 200 à 250mm, énormément exagéré ! L'obstruction se calcule en % du diamètre, rapporté à une aire la valeur est généralement très faible. Son utilisation est très agréable car on regarde à l’arrière de l’instrument et non pas sur le coté comme sur un télescope de newton. VS un newton sur équato dont on passe sans arret d'un coté à l'autre du ciel c'est vrai. VS un newton sur équato correctement utilisé ou plus encore VS un dobson c'est faux (ou tout au plus, c'est une question de préférence personnelle). Néanmoins, pour un même diamètre une lunette peut-être jusqu’à cinq fois plus onéreuse qu’un Newton. Ca ne correspond à aucune généralité. Une lulu de 70 peut être au même prix qu'un newton 76 mais une lulu de 150 peut être 5x plus chère pour une achro et jusqu'à 30x plus chère pour une apo haut de gamme qu'un newton 150. Par ailleurs, la qualité de l’image que l’on obtient avec une lunette est meilleure qu’avec un télescope ce qui explique son prix. C'est pas du tout systématique, dépend des instruments et domaines d'emploi. En planétaire un mak 150 ou un newton 150/1200 vont littéralement exploser toute lunette 150/750 achromatique même si elle devait être plus chère (en premier lieu car ce n'est pas le domaine d'emploi pour lequel elle a été faite). Le télescope de newton est sûrement le plus populaire. Sa formule est simple, elle est composée de deux miroirs. Pas plus simple qu'une lunette. Le miroir primaire capte la lumière et la renvoie vers un point appelé le foyer(grâce à sa forme parabolique) où se situe le miroir secondaire . Non. Le foyer est largement en retrait du secondaire, y'a une grosse erreur là. Celui-ci est incliné de telle manière à rediriger la lumière vers l'oculaire où l'on place l'oeil. Son bas prix se justifie par sa simplicité de fabrication, d'où sa popularité. Uniquement pour l'entrée de gamme, mais dans quel cas oui c'est vrai. Il est disponible sur deux montures: -La monture équatoriale: elle vous permet de compenser la rotation de la terre. Cette solution peut être très interessante si vous motorisez la monture (voir lien) ou si vous souhaitez faire de la photo. Néanmoins, son prix reste relativement élevé et cela ne vaut pas le coût d'en acheter une à bas prix. Globalement je suis d'accord car les eq2 c'est pas miraculeux. Mais certains instruments ne sont servis que sur ce type de monture, à commencer par la 80/900 que tu conseilles plus bas. Je suis de ceux qui acceptent des concessions sur la stabilité si le budget ne permet pas de faire autrement. Pour d'autres astrams, l'usage d'une eq2 est à proscrire quitte à ne pas acheter (de suite) un télescope. Les deux positions se défendent, je n'essaye pas d'imposer la mienne. Mais toi t'es dans les deux en même temps et c'est pas cohérent : ici tu déconseilles cette monture et plus tard avec la 80 tu vas la conseiller. -La monture Dobson: Cette formule est pour moi la plus interessante. Cette monture est très simple d'utilisation et à un prix très bas. Elle ne vous permettra pas de compenser la rotation de la terre et donc, vous ne pourrez pas prendre de photos. Son prix vous permettra de privilégier l'optique. A peu près ok. Comme dit on pourrait pinailler. Par contre c'est curieux de présenter les montures uniquement ici avec les newton puisque que les autres instruments peuvent aussi se monter sur équato ET sur altazimutal. Le Dobson est une sorte de monture altazimutale, mais y'a aussi des SC, des mak ou des lunettes sur AZ. La lecture de ton texte laisse penser que le dobson est la seule solution non montée en équatoriale. Ce n'est pas objectif envers les utilisateurs intéressés par d'autres instruments. Ce télescope a été inventé par Thomas Johnson dans les années 1950 et s'inspire du télescope de Cassegrain et de Schmidt d'où son nom. Comme le newton, il est composé de deux miroirs. Néanmoins, le miroir secondaire n'est pas incliné afin de renvoyer la lumière à l'arrière du télescope ce qui vous procure un grand confort d'utilisation. Même remarque que pour la lunette évoquée plus haut. De plus, il emporte sur lui une lame de Schmidt qui permet de corriger certaines déformations d'images. Cela lui offre une très bonne qualité d'image. C'est pas que la lame qui fait l'efficacité de la formule (primaire sphérique plus simple à faire de bonne qualité) Contrairement à un Newton, la lumière parcourt trois fois la longueur du tube optique. What ? La lumière fait un aller retour dans le tube, par où crois tu qu'elle passe ? Tu confonds le trajet suivi par la lumière et la forme du faisceau lumineux. C'est la forme du faisceau lumineux rapporté au diamètre (l'angle du cône de lumière c'est en fait le F/D) qui détermine la focale. La focale est donc largement supérieure au trajet fait par la lumière dans le tube. Grâce à cette formule, vous pourrez avoir une très longue focale tout en ayant un télescope compact. Pour résumer: -un télescope compact -une bonne qualité optique Attention, contrairement au miroir primaire, le secondaire a de grandes chances de se dérégler. L'info n'est pas objective. Dans un newton ça encore plus de chances de se dérégler. Si tu parles de la stabilité des réglages pour un instrument, il faut le faire pour chacun. Quelqu'un qui lit ton texte va se dire "ah je capte rien aux réglages, je vais donc prendre un newton". Bingo. Ce télescope est une sorte de "revisite" du Cassegrain. Il est très similaire au Schmidt-Cassegrain, néanmoins on peut noter quelques différences: Similaire en apparences ! à un même diamètre, le Muksatoc-Cassegrain Je ne te reprend pas sur la grammaire mais faut quand même te relire un minimum, muksatoc ça pique un peu présente de meilleurs contrastes, et une meilleure résolution par rapport au Schmidt-Cassegrain. La résolution dépend avant tout du diametre avec la condition que les réglages et la qualité optique soient bons. Ton affirmation est donc fausse car il y a de bons schmidt cassegrain (et peut être de mauvais mak, même si j'ai la chance de n'en avoir jamais vu). Pour le contraste c'est diamètre, l'obstruction, le traitement de surface, ... qui comptent mais ces deux types de télescopes sont très proches sur ce point. Cela est dû en grande partie au fait que son miroir secondaire ne se dérègle pas comme celui de son homologue. Il peut tout à fait se dérégler aussi (et c'est alors pas un cadeau à refaire). Dans l'absolu même un primaire peut se dérégler et là c'est la misère pour remettre en état. La question est importante quand si on achète d'occas on a parfois des anciens propriétaire qui ont trifouiller dedans (valable quel que soit l'instrument, plus ou moins grave suivant l'instrument). Avant de choisir son télescope ou sa lunette, il faut savoir ce que l’on veut observer. Il y a deux grandes catégories : -le planétaire, on observe : Venus, Mars, Jupiter (et ses satellites), Saturne (et ses anneaux) et la Lune. Mercure pour ses phases (pas pire que sur venus), uranus neptune pour la couleur du petit disque et les satellites si on veut (certains instruments que tu proposes le permettent). Y'a aussi le soleil avec tous les conseils de prudence qui vont avec. Dans dans une certaine mesure, les étoiles doubles serrées qui font appel aux mêmes techniques et contraintes que le planétaire. On observe également les transits. Ce phénomène se produit quand un astre se place devant un autre astre plus gros que lui. Exemple : L’ISS devant la lune ou les satellites galiléens (de Jupiter) devant Jupiter. Faire miroiter l'ISS devant la lune ! C'est sport, t'as déjà fait ? La lunette est bien adaptée à l’observation planétaire de part sa qualité optique. Mais si si les autres ont aussi la qualité optique qui va avec Néanmoins, pour un même prix vous aurez un télescope plus large et donc vous aurez plus d’information sur votre image. Mais non si la qualité optique et les réglages ne vont pas avec. Attention tout de même à ne pas avoir un télescope trop large ! Cela a pour conséquence d’augmenter les effets de la turbulence atmosphérique (image floue). Un télescope de 200 mm de diamètre représente un bon compromis. Ah le bon vieux préjugé, ça doit faire bien deux jours qu'on ne l'avait plus vu. La turbulence peut impacter tout instrument. Elle devient visible que si elle est de valeur supérieure au pouvoir de résolution de l'instrument. Il est très fréquent qu'elle soit visible même dans un petit instrument. Un instrument au pouvoir de résolution supérieur donnera dans d'avantage d'informations à voir, ne serait ce que les soirs stables ou lorsque la turbulence se fige (à te lire on pourrait croire que c'est une valeur constante, dans quel cas fixer une limite/compromis aurait été pertinent sauf que ça ne se passe pas comme ça). Par ailleurs, les planètes sont de très petits astres. Une focale (longueur de l’instrument) importante devient donc nécessaire. Faux. On vient de parler de la résolution et tu as pu voir que la focale n'a rien à voir là dedans. Le grossissement s'obtient quant à lui en ajustant la focale de l'oculaire. Le seul avantage peut venir d'un rapport f/d plus long (donc avantage à la focale la plus longue entre deux instruments de même diamètre) car la forme du cône de lumière génèrera moins d'aberrations optiques, qu'il y aura plus de tolérance en réglages et qu'éventuellement les optiques seront plus simples à tailler. Même un télescope de 2 mètres ne permet pas des résultats sensationnels. Subjectif, ça dépend de l'attente de chacun. Et contradictoire avec les perf en visuel que tu attribues plus bas aux 2000mm de focale des SC8 Heureusement, une lentille appelée Barlow, permet de doubler voir tripler la focale de votre instrument. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un très grand télescope. Faux à nouveau. Si t'as une barlow tu peux te contenter d'un oculaire de plus longue focale. Exemple un 10mm + barlow 2x au lieu d'un 5mm tout seul. C'est tout ce que ça change au niveau du calcul du grossissement (en pratique ça change aussi la forme du faisceau de lumière, ça a quelques impacts sur la correction des aberrations optiques mais c'est pas le propos ici). -le ciel profond, on observe : des nébuleuses planétaires ou diffuses, des galaxies, des amas d’étoiles et amas de galaxies. les nébuleuses obscures, les astérismes, les étoiles variables, les doubles, … Par contre pour les amas de galaxie, hormis la vierge vaut mieux avoir un peu de diametre sous le coude avant de promettre ça. Ces astres sont principalement répertoriés dans le catalogue Messier, du nom de Charles Messier qui l’a créé. Messier : 110 objets. NGC/IC : 13000 objets. On peut par contre dire que le messier contient plus ou moins la moitié des objets les plus intéressants quand on débute avec un petit instrument. D'un point de vue général tu éludes quand même toutes la partie concrète de la pratique astro : qu'est ce qu'il y a à voir (oui oui les galaxies, mais quoi exactement sur les galaxies ? …), les prérequis (qualité du ciel et notion de pollution lumineuse, cartes et identification des étoiles, …), les techniques (vision nocturne, choix d'un spot, …), le matériel (lampe rouge, accessoires optique, …) ou même des trucs basiques comme le fait de pouvoir dessiner ou au moins s'arracher un peu pour obtenir des résultats (avec la marge de progression que cela implique). L’observation de ces astres demande un instrument lumineux (donc grand diamètre). Attention au terme lumineux. Un photographe va le prendre dans le sens rapport f/d court, ce qui serai ici faux pour l'observation en visuel. La focale n’a pas d’importance. Sauf pour le grand champ, si c'est ce qu'on préfère -Quel est votre budget ? -Avez-vous besoin de transporter votre télescope ? Si votre réponse est oui, alors un Maksutov –Cassegrain, un Schmidt-Cassegrain, un dobson sur monture flextube ou une 80ED en photo sont de bonnes solutions. Je préfère transporter un dobson 200 tube plein plutôt qu'un SC8" avec sa monture équato. -Voulez-vous faire de la photo ? Faire de l’astrophotographie avec un télescope demande une très bonne monture équatoriale ainsi qu’un reflex ou mirorless. Mais ça dépend pour quoi faire. Tu n'envisages ici que la photo CP longue pose. Y'a aussi des techniques CP courtes poses et tu éludes toute la partie photo planétaire. C'est pas plus compliqué, c'est juste des autres branche de la grande famille astrophoto (tiens on peut même y caser le VA). Et dans une partie de ces cas c'est même pas un APN qu'on va utiliser. Je ne vous conseille pas de commencer par faire de la photo si vous n’avez jamais eu un télescope. Cette pratique demande beaucoup de connaissances, de l’argent (prévoir au moins 1500 euros) et surtout de la patience ! Ah pour la patience c'est +1000 ! Pour l'argent ça se discute, comme dit ça dépend du type de photo qu'on veut. Par exemple en planétaire on s'en sort mieux pour débuter avec du petit matos. Quant aux connaissances, il n'en faut pas beaucoup plus si on ne veut faire que de la photo quel que soit la spécialité par rapport à que du visuel. Je trouve qu'on a le droit d'avoir sa préférence, ce qui est compliqué c'est de tout vouloir commencer en même temps. Si tu ne fais que de la photo CP longue pose, une ED66 + eq3motorisée sans guidage et c'est parti pour moins de 400 euro d'occasion si t'as déjà un APN... Vous pouvez tout de même faire de l’astrophotographie juste avec un objectif et non avec un télescope. Cette pratique est bien moins chère et moins compliquée ! Mais faut quand même une équato sinon y'a plus que le filé d'étoiles. Si vous ne savez pas quoi choisir entre planétaire et ciel profond, pourquoi pas un télescope polyvalent ? Polyvalent ne rime pas avec performance… Pas évident d'affirmer ça. Un C8 est performant et généralement donné comme polyvalent. Par contre il est plus cher et plus complexe à utiliser (notamment en photo longue pose). Le très populaire 114/900 (ou équivalent) est très polyvalent mais il est aussi très limité ! Si on le compare à une lunette 80/900, elle sera plus performante en planétaire. Peut être mais pas sûr, ça dépend si c'est un 114 chinoiserie ou un bon vieux japonais à 40 euro dans une brocante. Mieux vaut donc choisir. Le 114/900 peut-être très intéressant pour des utilisations bien spécifiques comme dans mon cas : Je fais de l’astrophotographie, donc j’ai acheté un deuxième télescope que pour faire de la photo. Le 114/900 est léger, je le sors donc souvent et facilement. Il me suffit largement pour l’observation des plus gros astres du ciel. Lorsque j’arrive à ses limites, je passe à la limites, je passe à la photo C'est pas clair. Tu dis que le 114 est très polyvalent (mais limité) puis tu expliques que tu l'utilises comme instrument spécialisé sorties rapides car tu as un autre instrument. C'est pas de la polyvalence alors, c'est de la spécialisation (et je comprend parfaitement que tu l'utilises ainsi). Les gens qui vont te lire ne vont pas chercher deux télescopes en même temps. S'ils ont 200 euro, ils prennent le 114 où ils ne le prennent pas ? C'est ça qu'on attend de savoir de toi. Lunette 80/900 : (sur monture équatoriale) Un excellent choix pour le planétaire et surtout pour les petits budgets ! Associé à une Barlow x2, elle vous procurera des détails saisissant sur les planètes. Vous ne trouverez pas moins cher pour le planétaire ! Sérieux t'as volé cette phrase sur un site publicitaire, c'est pas possible autrement. Je veux bien qu'on dise que c'est un excellent choix pour le planétaire SI on a un petit budget, là oui ça se défend. Pour la barlow, on en a parlé plus haut. Le fait que la lunette soit fournie avec un oculaire de 10mm ne rend pas une barlow d'entrée de gamme (généralement x2) très pertinente, ça va être difficile de lui faire cracher du 180x et surtout sur cette monture instable avec un tel porte à faux. Newton 150/750 : (sur monture équatoriale) Un très bon choix pour s’initier au ciel profond à coût raisonnable. Il permet également de découvrir les planètes mais il est très limité dans ce domaine. Il est malheureusement souvent vendu sur une monture trop légère pour son poids. En y mettant une monture heq5 (1000 euros) vous pourrez vous lancer dans l’astrophotographie ! Généralement c'est sur eq3, ça va ça permet de bien débuter en visuel avec un budget raisonnable et si on veut absolument une équato quelle qu'en soit la raison. Y'a que Astroshop/Omegon qui ose mettre des 150 sur eq2 (suivant le standard eq2 de chez skywatcher, car Astroshop/Omegon a eu la bonne idée de renommer sa mini monture "eq3" pour bien baiser les débutants) Lunette 120/1000 : (sur monture équatoriale) Elle représente un excellent choix si vous êtes un passionné des planètes pour un coût raisonnable! Encore une fois, je vous conseille d’acheter en complément, une Barlow ou un oculaire de 4mm. Par ailleurs, elle vous permettra de faire une petite visite du ciel profond. Pour plus d'informations: Dis tu as remarqué que tu parles d'une lunette achromatique ? F/8 à ce diamètre c'est carrément plus la panacée en planétaire et en tout cas pas aux grossissements que tu promets ici. Dobson 200/1200 : C’est pour moi, le meilleur télescope en ciel profond pour un coût raisonnable. Sa monture ne vous permettra en aucun cas de faire des photos mais en observation, il vous procurera d’excellents résultats et sa monture vous facilitera la vie ! Explique ça à tout ce qui ont revendu leur dob pour un instrument push to ou goto ! Si ton affirmation est vraie pour une bonne part des utilisateurs, ce n'est pour autant pas une généralité comme tu le présentes ici. Schmidt-Cassegrain 203/2000 :( sur monture équatoriale goto) Avec une très bonne qualité optique, il est excellent en planétaire mais également en ciel profond grâce à son diamètre ! Cela le rend polyvalent tout en étant très performant ! Plus haut tu disais que polyvalence ne pouvaient pas aller avec performance. De plus, sa monture goto et le porte-oculaire à l’arrière du télescope rendent son utilisation très agréable. Par ailleurs, il vous permettra (selon sa monture) de vous lancer dans l’astrophotographie. Il représente de mon point de vue, le meilleur choix pour allier performance, polyvalence et compacité ! Il est tout de même réservé aux gros budgets avec un prix d’environ 1500 euros… Pour plus d'informations: 1500 c'est à peu près un nexstar mais pas avec une équato correctement dimensionnée (plutôt dans les 2000 euro, comme dans ton lien). Attention aux confusions d'autant que l'image de ta page c'est pas bon non plus. Bon tu as précisé "selon sa monture" mais faut se mettre à la place de celui qui débute, c'est pas très clair. Quant à annoncer qu'on peut faire de la photo, ici c'est pas du tout juste pour la longue pose dont tu parlais auparavant (minimum R0.63 et guidage nécessaire = +500 euro, sinon c'est ultra chaud). Pour la compacité j'ai déjà dis ce que j'en pensais, comparé à un dob 200 le problème n'est pas dans le tube SC mais dans sa monture. Dobson 300/1500 : Vu le prix d’un Schmidt-Cassegrain de 200 mm de diamètre, je ne préfère pas vous dire celui d’un de 300 mm… Heureusement, un dobson de 300 mm de diamètre est disponible sur le marché pour un coût beaucoup plus raisonnable. Avec lui, toutes les portes du ciel profond vous sont ouvertes. Vous pourrez même voir quelques couleurs ! Tu n'as pas beaucoup plus de couleurs dans un 300 que dans un 200. Les étoiles colorées c'est dès la petite lunette. Les petites NP vertes ça commence à être sympa vers les 150 ou 200mm. Après faut avoir un très gros écart. Même un 400 reste limité pour attaquer les nuances et surtout toucher au rouge (hormi M42). C'est risqué de promettre des couleurs, les gens ont vite tendance à s'imaginer des trucs comme sur les photo. Perso je préfère jouer sur l'imaginaire lié à la nature des objets pour donner envie d'observer plutôt que d'annoncer des trucs en multicolore. Encore une fois, il est disponible sur une monture flextube pour les voyageurs. Mouai. Si je suis voyageur y'a aucune chance que je prenne un flextube. Le rocker c'est quand même de gros panneaux d'agglo non démontables et le tube n'est qu'une quarantaine de cm plus court qu'un tube plein (on va dire qu'un gagne un tier de longueur à peu près mais ça reste une plaie à transporter, un 300 c'est plus du tout comme un 200). En poids c'est idem. Y'a quand même d'autres solutions qui existent même chez astroshop avec les ES par exemple. Lunette 80ED: Cette lunette est dotée d’une qualité optique d’exception, Faut pas éxagérer, c'est une ED chinoise. Y'a plein d'autres lunettes qui lui sont supérieures. grâce au traitement « ED » de ses verres. C'est pas un traitement mais un type de verre. De toutes manière y'a pas que le verre qui compte mais ce qu'on en fait aussi. Elle est donc apochromatique ce qui vous procurera des images d’une qualité exceptionnelle pour un prix incroyable ! Et non elle ne l'est pas. C'est pas un triplet non plus, le bleu n'est pas corrigé comme il pourrait l'être. C'est pour ça qu'on appelle généralement ce type de lunette semi-apo. Je suis d'accord pour dire que c'est du bon matos mais là tu t'enflammes totalement. Elle est principalement dédiée à la photo du ciel profond. Elle est relativement simple d’utilisation ce qui, en photo est très confortable. Elle est disponible sur différentes montures équatoriales. Je vous conseille le modèle HEQ5 PRO GOTO qui vous assurera un très bon suivi et vous permettra d’évoluer sur d’autres instruments grâce à sa grande capacité de charge. Ok pour tout sauf l'évolutivité. On pourrait y mettre des astrographes 130/650 ou 150/750 mais ils sont plus ou moins destinées au mêmes types d'objets à photographier. Le soucis dans ta phrase c'est que ça laisse imaginer qu'on peut mettre beaucoup plus gros plus tard. Ok pour un C8 en visuel mais ça va être autre chose pour les longues poses. En visuel, cela ne vaut pas le coût vu son prix d’environ 500 euros. Tu sais qu'il y a parfois des gens qui achètent des tubes OTA en oubliant la monture ? Dire qu'on trouve cette lunette à 500 euro est parfaitement clair pour toi, pour moi, pour tout le monde ici, mais pas pour un débutant. Elle est donc parfaite pour débuter en astrophotographie pour un coût « raisonnable ». À noter, elle est très bien pour débuter mais aussi pour évoluer ! Avant de la changer avec un plus gros télescope, vous pouvez attendre un petit moment… Evoluer vers quoi ? Le point fort de cette lunette c'est elle est facile à mettre rapidement au taquet. +1. Et perso je trouve vachement choquant de piquer la photo d'une vraie boutique astro pour après coller plein de liens vers un supermarché internet allemand. Et dont je crois savoir qu'il rémunère des sites écrans plus ou moins publicitaires pour les clics qui renvoient vers lui. J'ai passé pas mal de temps à te répondre, j'aimerai donc avoir ton avis sur cette question. Voilà voilà. Tu auras compris que je vois plutôt les conseils de manière personnalisée et que le projet d'un site généraliste me parait bien audacieux. L'astro c'est pas toujours évident on le sait tous mais il est certain qu'il y a des trucs à changer sur ton site. Bon j'espère que je ne t'ai pas découragé !
  45. 8 points
    Bonjour, Une image de M51 qui trainait sur mon disque dur depuis un paquet de temps, mais vlaams m'a secoué dernièrement pour que je l'a traite, Il est arrivé à ces fins le bougre Je ne sais plus combien d'image j'ai compilé, peut-être 5 heures avec des poses unitaire de 4' , je pense avoir les brutes sur un autre disque Le setup: Newton Orion 200/1000 Atlas EQG APN Canon 1200D astrodon pré & post traitement: Pixinsight en plus gros: http://www.noelshack.com/2019-28-5-1562931301-1562912286-news-2-pix-cs-px-cs-px-cs-px-3-1.jpg Amicalement, Aurélien
  46. 8 points
    Salut la compagnie, Petite animation de 67 SER de 90s chacun, assemblés sous PIP et Virtuadub, les conditions étaient vraiment moyennes, et loupé une super session la veille avec une mise au point qui s'est décalé, donc tout poubelle!! Je voulais me venger le lendemain mais avec des conditions beaucoup moins bonne Pas grave, c'était dans la boite , et hors de la boite, ca demande un peu de temps a monter tout ca!!! Manu
  47. 8 points
    Bonjour la communauté. Je partage avec vous cette image de M 51 qui est un compositage entre des poses courtes réalisées en 2017 et des poses longues faites la nuit du 2 au 3 juin avec un bon seeing. Cela faisait un moment que je voulais rajouter des extensions et du champ à mon image initiale de 2017. J'ai un peu galéré avec le vignettage au traitement, car mes flats étaient dans les choux. ET l'ajustement des 2 résolutions entre les poses courtes et normales m'a donné du fil à retordre. Il y a en tout : 7000 x 1 sec. avec l'ASI 290 MM pour les détails (2017) 38 x 90 sec. avec l'ASI 1600 MCC pour les couleurs de la galaxie (2017) 45 x 180 sec. avec l'ASI 294 MC Pro pour les extensions et le champ. Le tout au T350 f/3,6. Le champ complet : Pour vous inciter à aller sur la full, un crop sur la galaxie : LA FULL ICI : Bons ciels, JF
  48. 8 points
    Bonjour à tous. Et pourtant cette nuit là j'étais à 2 doigts de ne rien faire à cause du vent qui est heureusement devenu raisonnable. Très bon seeing parisien, JLD était de la partie en communication directe par SMS , c'est marrant de partager un bon seeing surtout que l'on était bien déchaîné ! Il y a encore du monde à traiter et peut être aussi une bonne Saturne, à ce moment là, le seeing est devenu incroyable mais il y avait beaucoup de nuages diffus, les poses ne pouvaient excéder 60 sec. Toujours la même recette, ou plutôt non, j'ai banni Registax6 au profit d'Astrosurface, merci Lucien. J'ai donc utilisé comme préconisé la Déconvolution R Lucy puis des ondelettes. Rens tech : Heure de capture Mid(UT)=212004.140, Celestron 14 Xlt, Zwo IMX 224c, Ircut Astronomik, Barcon, ADC PA. SER de 130 sec, FPS 79, gain 329, 12.52 Ms. 5521 images retenues/10387. J'ai du boulot à traiter mais pas de précipitation. Bon ciel à tous Will Remarquez la petite coloration orange à gauche de la GTR !
  49. 8 points
    Bonsoir à tous, J'ai eu un peu de temps pour m'attaquer à Saturne, je pense que j'ai pu tirer le maximum d'informations de ce film. Ici une dérotation d'un SER de 557 secondes, l'image de référence est à 03h12_9 15235 images, 7503 retenues. Traitement AS!2, R6, Winjupos, PIPP et pour la première fois Astrosurface V0.95 (merci Lucien, je pense que je vais sérieusement m'intéresser à ce très bon logiciel) et Photoshop. C14 Xlt, Zwo IMX 224C, filtre IRCUT Astronomik, ADC PA MK3, Barcon. FPS 27, 36.56 ms, gain 338. Lieu Paris. Après plusieurs essais sous Winjupos, je me suis aperçu qu'il faut tenir compte des satellites pour bien centrer le gabarit, je me suis basé sur les observations de JLD, merci à lui ! Sous Astrosurface j'ai utilisé ce qu'a expérimenté Lucien dans un des ses derniers posts, Déconvolution R Lucy. Après c'est beaucoup d'ajustement d'histo, gamma et saturation. Je pense ne pas être trompé des les couleurs, cela me paraît juste ! voilà en espérant que ça ne sera pas la dernière de la saison, il annonce un temps pluvieux pour un moment... Bon ciel tout de même. Will
  50. 7 points
    Une petite planche qui montre la dislocation du noyau de C/2019Y4 (Atlas). C'est quand la prochaine comète du siècle?
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