Vincent

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    Seigneur des Ténèbres
  • Birthday 05/21/1974

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    C8 Ultima PEC
    Mak 102 Skywatcher
    TMB 80/480 (en cours)
  1. Vincent

    F/D Court + Barlow = F/D Long?

    Non, jamais avec une simple Barlow. Il existe des dispositifs optiques qui peuvent éliminer l'aberration chromatique résiduelle des objectifs achromatiques classiques, mais ils sont généralement délicat à utiliser (centrage critique), et ils donnent des performances généralement (très) médiocres hors axe (chromatisme latéral).
  2. Vincent

    interprétation bulletin de controle miroir

    Bonsoir, La solution à ton dilemme, c'est de faire reprendre le miroir de ton Chinois par un artisan. Cela te coutera bien moins que 2000 roros, la qualité sera au rendez-vous, ce qui t'en laissera assez pour investir dans une mécanique correcte (notamment PO de compétition Feather Touch) à adapter sur ton tube existant. Et vu qu'il te restera encore de l'argent, tu pourras toujours demander un bulletin de contrôle chez Airylab: lui il vaudra quelque chose au moment où tu voudras revendre ton télescope et que ton acheteur te demandera si ton miroir est bon. Tu pourras ensuite toujours reprendre tout cela pour en faire le télescope des ton choix plus tard: de l'astrographe, au dobson de voyage. Voili voilà.
  3. Bonjour, Oui, les défauts s'ajoutent. 3' de shifting, c'est la limite pour un SC de 200mm à f/d=10 si tout le reste est tip top (ce qui n'est jamais le cas, nous sommes bien d'accord). Je n'ai pas pu voir tous les C8 de la terre, mais je n'ai pas souvenir d'en avoir vu avec un shifting de 1' d'arc. Généralement, c'était moins. C'est ce qui me fait dire que le shifting, à moins d'une valeur monstrueuse, c'est bien le dernier truc ou on peut gratter quelque chose. Maintenant, quand le diamètre augmente, la tolérance diminue aussi. Sur les PtV: Comme Patry l'a indiqué, l'utilisation du PtV est délicate. Il est à mon avis plus intéressant de regarder les valeurs RMS, le strehl, voir même de regarder la FTM, qui représentent bien mieux les performances de l'optique. Sur la mécanique en général, et sur celle des SC en particulier: il a existé dans le temps jadis des SC très bien conçus mécaniquement: collimation du primaire, absence (ou quasi-absence) de shifting grace à 3 vis pour la MAP entrainées par une courroie crantée, dont un bel exemple est le Celestron 10 datant des années 1960. A l'époque cela valait une fortune, et les SC actuels de chez Celestron ne sont jamais que des versions moins coûteuses à fabriquer des ces télescopes.
  4. Tu as mis le doigt sur la faille avec le PO! Merci. Effectivement, il y a équivalence entre l'erreur induit par le shifting et par l'erreur de positionnement du secondaire. Pour un SC classique de 200mm, il faudrait que le shifting soit supérieur à 3' d'arc environ pour que l'on soit proche de la limite de diffraction, et que la collimation doit être refaite si on modifie la map par le bouton du translation du primaire. Pour un 300mm, cette valeur de shifting passe à environ 2' d'arc. La bonne nouvelle, c'est que le Shifting reste en dessous de ces valeurs (en tout cas sur mon C8 il reste très limité). Il serait intéressant d'avoir quelques statistiques selon les instruments. En gros, sauf si le shifting atteint 2' d'arc pour un 200mm et 1' pour un 300mm, c'est pas là qu'il faut gratter pour améliorer les performances si on n'a pas avant bien réglé le secondaire.
  5. Moi aussi je n'étais pas convaincu pendant un long moment. Je tenais d'ailleurs le même raisonnement que toi. Jusqu'au jour ou j'ai regardé en détail ce qui se passait avec un logiciel de calcul optique. (Note qu'on peut faire ce genre de calcul à la main) Je viens de vérifier. Tu fais basculer ton secondaire de 0,036° -> L/18 RMS Tu fais basculer ton primaire de 0,036° -> L/52 RMS Note bien qu'un basculement du primaire de 0,036° correspond à un shifting de 2,58mm au foyer pour un télescope de 203,2mm à f/d=10, comme le C8. Cela correspond à un déplacement dans le champs de l'oculaire de 2,58/2032 radian en première approximation, c'est à dire, plus de 4 minutes d'arc. C'est un shifting extrêmement prononcé...
  6. Bonjour, Je reviens pour apporter des précisions ou pour répéter la bonne parole. 1- Les Bob's knobs: C'est effectivement une fausse bonne idée. On ne peut pas directement du bout des doigts, manipuler les vis de collimation d'un SC et prétendre atteindre à la finesse nécessaire à une bonne collimation. Attention, je ne dis pas que cela serait impossible avec une mécanique de collimation plus sophistiquée que celle que possède un C8. 2- Sur le shifting: Je le répète, même si d'un point de vu intuitif cela peut paraitre aberrant, mais le shifting, s'il reste dans des limites raisonnables, a une influence beaucoup plus faible que bien d'autres paramètres. Et le premier de ces paramètres, c'est la précision avec laquelle on pourra positionner le miroir secondaire. Sur un C8 de 203,2mm de diamètre, à f/d=10, 0,44mm de shifting au foyer primaire (cela correspond à 0,7 minutes d'arc, ou 42 seconde d'arc), c'est grosso-modo L/50 RMS d'erreur... D'un point de vu erreur de collimation pure, et donc qualité d'image, le shifting est donc bien le dernier des problèmes à résoudre. Par contre, si on est en imagerie et qu'on se balade à f/d=20 et plus et avec un petit capteur, le shifting devient vite limitant, car la map risque de faire sortir l'objet du capteur: la map par PO externe devient alors utile sur un SC du commerce.
  7. Bonjour, On ne peut malheureusement pas comparer directement la précision sur la MAP avec l'influence de l'inclinaison du secondaire. Je viens de faire les calcul. Pour une erreur d'inclinaison du secondaire de 0.036° sur un C9.25 avec son primaire à f/2.3, l'erreur sur le front d'onde sera de L/17 RMS (contre L/16 RMS pour un C8 avec son primaire à f/2). Donc, la encore 1/20 de tour pour des vis de collim au pas de 0.5mm et situées sur un cercle de 50mm de diamètre . Si le cercle sur lequel sont situées les vis de colllimation est élargi, et/ou si le pas de vis est plus fin, on aura plus de tolérance pour la précision sur les tours de clés. Exemple: Vis sur un cercle de 50mm, pas de vis 0.3mm (vis diamètre 1.4mm au pas métrique) -> 1/13 de tour. Mêmes vis sur un cercle de 60mm -> 1/8 de tours.
  8. Je n'ai pas fait les calculs, mais je dirais: mathématiquement oui, en pratique, pas vraiment. Le C9 a un miroir primaire ouvert à f/2.3 au lieu de f/2. La différence m'apparait un peu mince. Je tacherai de voir à l'occasion ce qui se passe pour un C9 (ou du moins ce qui s'en approche le plus), si on a aussi 3 vis au pas de 0,5mm sur un cercle de 50mm de diamètre. Je reste toutefois persuadé que comme pour le C8, c'est là encore le soin apporté à la collimation qui va limiter les performances (si on a des optiques décentes).
  9. Bonjour Marc, En fait, tout les tests qui ont pu être fait sur les C8 et les SC Meade 8 pouces "historiques" montrent que les 2 miroirs sont en fait sphériques. Et c'est tant mieux, car c'est drôlement plus simple à collimater qu'avec un secondaire asphérique. Mr Rutten (Telescope Optics) a confirmé sur le forum Cloudynights que les C8 et les SC Meade "classiques" (avant les ACF) ont bien 2 miroirs sphériques. Il faut se méfier des analogies en optique. Pour voir comment il est possible avec un Mak avec ses optiques "tout sphérique" de former une image correcte sur l'axe optique, il faut se pencher sur les équations. Et voir ce que cela donnera effectivement une fois que l'on prendra en compte les termes d'ordre élevés (les calculs à la main se limitent au troisième ordre). On verra ce qui se passe effectivement. Et généralement, cela sera pour remarquer qu'un Mak n'est pas magique, que le ménisque fortement courbé corrige bien les aberrations du troisième ordre, mais que le 5 ordre devient rapidement important et qu'il peut rapidement dégrader la qualité de l'image, et que pour certaines configurations on ne pourra alors pas se passer d'asphériser une surface, et qu'il en découlera alors des tolérances de fabrication des optiques et de la mécanique, et qu'elles ne sont pas forcément les mêmes qu'avec un C8 ou un C11 bien classique, et donc qui feront au final qu'un Mak-Gregory sans coma avec un ménisque asphérisé coutera au final beaucoup plus cher... C'est aussi vrai pour les lunettes. Par exemple, faire une APO de 150mm à F/D=10 (un triplet à lame d'huile) ne pose pas de difficultés particulières en terme de réalisation mécanique: c'est à la portée d'un tour et d'une fraiseuse standard. Par contre, faire un objectif APO de 150mm à F/D=7 avec des performances tip top, cela va nécéssiter au moins d'autres investissements mécanique: le design va sans doute faire appel à de grosses lames d'air. Le barillet devra avoir des éléments permettant de compenser les dilatation dues aux variations de températures, tu vas avoir des asphères qui vont rendre le centrage vraiment critique, etc. 1/20 de tour, c'est aussi mon impression (toujours difficile à mesurer, surtout la nuit!). Je partage ton avis sur les Bob's knobs: c'est une bonne idée d'avoir à éviter la clé Allen, mais c'est vraiment pas fait pour apprécier 1/20 de tour (ou moins!). Tu aurais des données sur les Edges de Celestron? Je vois très bien comment c'est fait, mais je n'ai pas de données précises. Il serait vraiment intéressant de voir quelle est la sensibilité mécanique d'un tel télescope. Vincent
  10. Bonsoir à tous, Je possède un C8 depuis de nombreuses années maintenant, et j'aimerai vous faire part de mon retour d'expérience en ce qui concerne ce type de tube, et surtout attirer l'attention des propriétaire de ce genre de tube sur l'influence de la précision des alignements des divers éléments optiques d'un C8 sur la qualité finale d'une image. Sur le site web de Thierry Legault, on lit à juste titre que la collimation est une opération vitale. La seule petite remarque, c'est que sur son site on ne se rend pas bien compte de quels défauts vont réellement influencer la qualité de l'image d'un C8: cela pourrait conduire certains à faire des modifications complexes et couteuses sur leur tube optique. Je vais essayer d'apporter une réponse à cette question. Il y a deux type de défauts dans un télescope: - Les défauts de forme - Les défauts de positionnement Pour les défauts de forme, il va vous falloir faire avec. En gros, il s'agit de la précision de la réalisation des pièces optiques à savoir notamment: -Qualité des surfaces des miroirs et des 2 faces de la lame de Schmidt -Variation d'indice du verre de la lame de Schmidt -Précision sur les rayons de courbures des miroirs -prisme formé par la lame de Schmidt: en gros, toute lame à face plane va aussi se comporter comme un prisme, car si on mesure l'épaisseur du bord de la lame, on ne va pas trouver une épaisseur constante. En exagérant le défaut, si vous examinez votre lame par la tranche, vous aurez non pas un rectangle, mais une forme de coin. Pour les défauts de positionnement, le constructeur du télescope va jouer sur la qualité de la mécanique. Il va aussi mettre en place des éléments compensateurs, qui vont permettre de compenser certains défauts. Dans le cas d'un C8 avec ses deux miroirs sphériques, le télescope n'a pas de défaut de positionnement, si: 1- Le centre de courbure du miroir primaire se trouve sur l'axe du Porte oculaire 2- Le centre de courbure du miroir secondaire se trouve lui aussi sur l'axe optique du Porte oculaire 3- l'axe de la lame de Schmidt est confondu avec l'axe du porte oculaire. Les observations suivantes en découlent naturellement. 1- Qui nous garanti que le miroir primaire a son centre de courbure confondu avec l'axe du PO? Et il n'y a aucun moyen de l'ajuster facilement. 2- On peut effectivement jouer sur les vis du miroir secondaire pour placer son centre de courbe sur l'axe du PO. 3- Comment garantir que l'axe de la lame de Schmidt, etc. Donc, si on se contente de ce qui précède, on pourrait en conclure rapidement qu'un C8 n'est donc jamais collimatable. Et donc on pourrait être tenté de s'engager dans des modifications couteuses et complexes du tube optique. Et ce serait une erreur, car il faut en fait s'intéresser au design optique d'un C8, avec ses deux miroirs sphériques pour comprendre ce qui se passe réellement, et comment on a un système de compensation en place de ces défauts d'alignement. Le C8 avec ses 2 miroirs sphériques présente de la coma hors axe s'il est parfaitement collimaté. C'est un défaut pour l'imagerie à grand champ, mais c'est un avantage énorme pour faciliter la collimation de l'instrument. En effet, la lame de Schmidt peut être excentré et le primaire aussi (la référence étant l'axe du PO). Le fait que les deux éléments optiques soient excentrés va induire de la coma. Et le truc intéressant, c'est que cette coma va être constante à travers tout le champ, si le centre de courbure du miroir secondaire se trouve sur l'axe du PO. Que se passe-t'il si on joue sur les trois vis de collimation? On déplace le centre de courbure du miroir secondaire, et si le déplacement se situe dans une direction judicieuse, cela va induire de la coma en sens inverse, ce qui va faire qu'au centre du champ de l'oculaire, la coma disparait. Voilà donc pourquoi il n'est absolument pas nécessaire de se livrer à de complexes modification sur le tube optique d'un C8. Le simple déplacement du miroir secondaire permet de compenser tous les défaut d'aligment des optiques. Tous? Presque tous en fait, car la compensation ne peut être parfaite que si l'axe du PO et l'axe de la lame de Schmidt sont au moins parallèle. Mais rien ne garantie cela. Et ce n'est effectivement pas le cas. Toutefois, si on se livre à une analyse approfondie des facteurs influençant la qualité optique finale du C8 à l'aide d'un logiciel comme Zemax ou OSLO, on va voir qu'en fait une inclinaison raisonnable de la lame de Schmidt n'a pas beaucoup d'importance sur la qualité finale de l'image. Mais ce qui est vraiment intéressant avec ces analyses par logiciel de calcul optique, c'est que l'on peut aussi voir quel sont les variables qui provoquent la plus grande variation de la qualité finale de l'image. Et la variable n°1, devant même la qualité de l'optique (si celle-ci est dans les limites du raisonnable), c'est la précision de la position du miroir secondaire: plus vous pourrez tourner les vis de collimation du miroir secondaire avec finesse et précision, mieux cela sera. Le calcul montre qu'un secondaire pivotant de seulement 0.036° (soit une vis se déplaçant de 24µm si les 3 vis sont situées sur un cercle de 50mm) induit un aberration d'environ L/16 RMS à elle seule: encore une fraction de tour de vis, et votre télescope qui était bien réglé se transforme sous vos yeux un véritable cul de bouteille. Si les vis de collimation font 3mm de diamètre et utilisent un pas métrique standard de 0,5mm: 24µm de déplacement = 1/20 de tour environ. On retombe d'ailleurs sur le critère que Thierry Legault indique sur son site. (Note: je n'ai pas démonté les vis de collimation de mon C8 pour mesurer leur pas. Mais ces valeurs donne un bon ordre de grandeur de la sensibilité lors de la collimation) Bon maintenant, si vous avez un Schmidt-Cassegrain, vous avez entendu parler du Shifting, et vous l'avez sans doute vu, en faisant la mise au point en tournant le bouton de translation du miroir primaire. Comment cela se manifeste t'il? C'est notamment sensible à fort grossissement: le système de mise au point par translation du primaire impose l'existence d'un jeu fonctionnel. Et cela fait que le miroir primaire peut pivoter, et par conséquent l'objet qui était au centre du champ se déplace latéralement. Est-ce pour autant que cela va ruiner la collimation? Non. Du moins pas si le shifting est raisonnable. Sur mon C8, le Shifting ne dépasse pas 10 à 12" d'arc. J'ai entendu parler de cas plus specatulaire. J'ai calculé l'influence sur l'image finale du shifting: Avec 40" d'arc (1,5 Jupiter ces derniers temps pour fixer un ordre de grandeur), la bascule du miroir primaire ne va pas avoir autant d'influence que 1/20 de tour d'une des trois vis de collimation, et de loin. Mais que se passe-t'il si on additionne tous les défaut potentiels de notre C8? Alignment perfectible, shifting de 40" d'arc, optique industrielle, etc? Et bien là encore, on voit que pour peu que les éléments optiques soient corrects (L/4 PtV L/25RMS sur les miroirs ce qui est bien souvent le cas car il s'agit d'optiques sphériques, lame de Schmidt décente), c'est toujours la position du miroir secondaire qui est potentiellement la source n°1 de défaut de notre image. Donc si vous voulez obtenir les meilleurs images possible de votre C8, il faut. 1- Collimater 2- Collimater 3- Collimater Et le faire avec précision. 1/20 de tour sur 1 vis de collimation transforme un excellent C8 en télescope moyen. 1/10 de tour en fait un télescope pas terrible. Un peu plus encore, et c'est un "cul de bouteille".
  11. Vincent

    A l'interféromètre : Takahashi TOA130

    C'est dans ces conditions qu'on apprécie les objectifs à immersion. Aligner parfaitement les trois lentilles d'un objectif avec des grosses lames d'air comme sur les TOA n'est pas une sinécure. La mécanique doit être aux petits oignons. Avec ce genre d'objectif, il est très facile d'induire de la coma et tout le reste si les lentilles ne sont pas parfaitement alignées. Un triplet APO à immersion ne pourra pas être aussi bien corrigé sur le papier que sont meilleur homologue à lame d'air de même diamètre et focale, mais une fois qu'on doit aligner les lentilles, tout change. Il faut aussi parler des problèmes de mise en température bien plus grand sur ce genre de triplet (ce qui pose problème avec le triplet à lame d'air, c'est que l'air est un très bon isolant!). Pour peu que la mécanique ne soit pas assez soignée, il est probable qu'un tel triplet, pourtant au top sur le papier, le soit beaucoup moins effectivement sur le terrain.
  12. Vincent

    Aide pour choisir un Crayford (C8)

    Regarde du côté du Starlight Feather Touch. C'est peut-être le seul porte oculaire que tu ne regretteras jamais d'avoir acheté.
  13. Vincent

    Etat de surface d'un CT8 Orion Optics

    Des miroirs avec des défauts aussi prononcés sont en effets très faciles à détecter au star test. Par contre, je vous conseille de relire Suiter qui a fait des tests très intéressants avec 4 télescopes identiques, la seule différence étant le primaire. D'après les résultats de ces tests conduits sous un ciel standard, si tous les observateurs arrivent à détecter les bouses sans problèmes, détecter la différence entre un miroir correct et un miroir digne d'un labo de métrologie revenait à jouer à pile ou face. Quant à annoncer des lambda, ça peut être très trompeur. Quelle est la méthode qui a permis de mesurer cette valeur? S'il s'agit d'un Foucault, il faut prendre la valeur envoyée avec de longues pincettes, et il vaut mieux se fier à la bouteille de celui qui a fait la manip. Avec un interféromètre utilisé par un gars compétent et honnête, on obtiendra des valeurs beaucoup plus réalistes des erreurs. Et avec un interféromètre, il est très rare de contrôler des miroirs de plus de 200mm avec des erreurs PtV inférieures à L/5... Généralement au Foucault + masque de Couder, on va se retrouver avec des valeurs d'erreur ridiculement faibles pour de tels miroirs. De toutes les façons ce qui compte c'est l'erreur RMS sur le miroir, et là le Foucault ne nous aide pas franchement, car il faut un grand nombre de points de mesure pour calculer cette valeur de façon fiable. David Vernet pense qu'on peut obtenir une valeur fiable de l'erreur RMS au Foucault, mais je pense qu'il s'agit d'une impossibilité d'ordre mathématique (échantillonnage trop faible). De toutes les façon ,la première chose qu'on vous apprend quand vous commencez à faire une mesure quelconque, c'est que si vous donnez une valeur sans incertitude, vous vous plantez. Je n'ai encore jamais vu écrit sur un bulletin que le résultat était à +- x lambda. Cela se calcule pourtant en partant de la précision des outils de mesure et des formules mathématiques qui relie votre mesure à votre résultat final) Petit exemple simple. Je vous donne un voltmètre pour mesurer la tension aux bornes d'une résistance de 100 Ohm et donc calculer l'intensité la traversant. Vous mesurez 20 volts. La loi dit que la tension est égale au produit de l'intensité du courant par la valeur de la résistance (abrégé en U=RxI) ce qui est équivalent à dire que l'intensité du courant c'est la tension divisé par la valeur de la résistance (abrégé en I=U/R). 20 volts, divisé par 100 Ohm, cela fait donc 0,2 Ampère. Sauf que j'ai oublié de vous dire que votre voltmètre standard vous donne une valeur exacte à +- 0,5 volts et que la valeur de votre résistance est connue à +- 2 Ohm. Quel est le pourcentage d'incertitude sur votre intensité calculée? Cela se calcule. 1/20 (5%) induit par le voltmètre, et 4% pour la résistance. Si on ne veut pas pousser trop loin les calcul et faire une petite approximation, compte tenu de la formule mathématique liant I, U et R, l'incertitude finale est la somme des incertitudes, soit 9%. Donc, un gars qui connait son boulot va annoncer 0,2 Ampère pour l'intensité, avec une incertitude de 0,018 Ampère. Ce boulot là, je ne l'ai encore jamais vu être fait avec les mesures par écran de Couder au Foucault ou sur interféromètre, et c'est bien dommage.
  14. Vincent

    Astronomie et résolution

    Je fais un petit déterrage de post, car ce petit schéma (visible en page 1) m'avait échappé. Il est vrai que dans le cas exposé, les défauts de l'oculaire compensent effectivement ceux du telescope, mais le cas présenté ici se rapporte à un télescope de type "Jones Bird", autrement dit pas vraiment avec un téléscope que l'on rencontre sur le marché de l'instrument d'amateur. Pour les telescopes disponibles sur le marché (et les oculaires disponibles), tous les calculs montrent que les défauts ont tendance à s'additionner. (C'est corroboré par la pratique). Les meilleurs oculaires au niveau définition hors axe que j'ai pu tester (bien pratiques quand on veut observer en ciel profond un objet étendu, ou en planétaire si on a pas de suivi), ce sont les Nagler. Les Pentax XW sont aussi excellents (mais leur champ est légèrement moindre) (Je n'ai pas encore eu le plaisir de tester d'Ethos, mais le résultat devrait être à la hauteur des Nagler avec un champ encore plus grand.) Cerise sur le gateau, ces oculaires sont fait pour fonctionner avec des instruments très ouverts (F/D=4). On peut donc dire qu'un instrument très ouvert n'est pas très économique si on veut l'exploiter au mieux, car il requiert des oculaires très sophistiqués et couteux. Au contraire, un instrument peu ouvert (F/D=10 et plus), donne des résultats tout à fait convaincants avec des oculaires grand champs simples et bon marchés (König, Erflé, etc.)