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Showing content with the highest reputation since 01/01/2023 in all areas

  1. Bonjour, Depuis La Réunion, nous n’avons pas eu droit à l’occultation du 8 décembre, mais les deux astres se sont rattrapés m, et nous ont offert ce spectacle le 3 janvier au soir. voici ce que j’ai pu en tirer, depuis mon parking. les vidéos brutes que je vous conseille vivement! je trouve émouvant tellement que le phénomène est beau! belle journée à vous quentin
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  2. La comète C/2022 E3 ZTF En ce début d’année 2023 la comète C/2022 E3 ZTF est de nouveau de retour, alors il ne fallait pas louper ce magnifique spectacle ! : Optolong L-Pro : 21x120" : ZWO Asiair Pro : Askar FRA600 f/3.9 : ZWO ASI2600Mc Pro -20° : iOptron GEM45 : ZWO ASI290MM Mini & guide scope Omegon 50mm : Siril - PixInsight - Affinity - Paint Shop Pro : Haut Valromey (01) : Bortle 3.8 : 24 Janvier 2023 La version full ici https://flic.kr/p/2odqAN5
    12 points
  3. Aujourd'hui je vous ai concocté une version spécifique de la nébuleuse IC434 et sa fameuse tête de cheval (B33). J'ai réalisé cette image hier soir entre deux averses en posant un peu plus de 2,5 heures. Traitement Siril en HOO, en ne conservant que la couche Ha sous Pixinsight. J'ai ajouté un petit effet sur l'étoile Alnitak (On aime ou pas). Vos avis sont bienvenus : Antlia ALP-T Ha & OIII 5nm : 32x300" : Askar FRA600 f/3.9 : ZWO ASI2600Mc Pro : iOptron GEM45 : ZWO ASI290MM Mini : Siril - PixInsight - Affinity - Paint Shop Pro : Env. Lyon : Bortle 6 : 15 Janvier 2023 La version full ici https://flic.kr/p/2obMnJT
    12 points
  4. Bonjour à tous, Après avoir passé des mois à scruter tous les postes et les sites que j’ai pu trouver parlant de la construction de dobson, je viens à mon tour vous présenter le mien. Il n'est autre que la copie de plusieurs télescopes rencontré sur le web et en particulier le 400 Uc-Ul de Serge Vieillard. Les sources d'inspiration ont aussi été le T300 de Juan Lucas, les différents Strock qui ont été présentés ici mais aussi sur le forum d'en face. Mais aussi les télescopes de Pierre Desvaux, le T600 Calédonien et bien d'autres... Je ne compte plus les heures de lectures et de croquage de cervelle pour comprendre le fonctionnement de tels appareils. Pour le cahier des charges, je voulais un télescope le plus léger possible (qui puisse être transporté en montagne pour un bivouac), ou en vacances avec les bagages et la famille. D'où le côté compact. D'un point de vue esthétique un flex rocker s'est vite imposé et le côté minimaliste du T400 de Serge Vieillard a été plus qu'une source d'inspiration. Pour ce faire le choix d'un miroir de chez Astro Reflect s'est vite imposé : 3,5kg pour 300mm de diamètre. Le secondaire est en cours de réalisation en Bourgogne chez M Grière. Aujourd'hui le télescope est presque terminé. La caisse de transport ainsi que quelques finitions d'ordre esthétiques sont encore à apporter. Pour ce qui est des calculs le site de Serge Bertorello à été d'une aide immense Je remet ici les pages qui m'ont permis de dimensionner cet instrument : http://serge.bertorello.free.fr/ Pour les différentes formules : http://www.astrosurf.com/agerard/quesako/formules_optiques.html Pour le barillet : Logiciel Plop La page de Serge Vieillard : http://www.astrosurf.com/magnitude78/telescopes/T400/index.html L'incontournable Magnitude 78 : https://magnitude78.astrosurf.com/ Et plein d'autres que j’oublie mais sans qui l'aventure ne serait pas possible. Merci à tous pour vos publications, postes, réactions et commentaires qui font avancer les néophytes comme moi. La structure à été réalisée en contre plaqué de bouleau 9mm stratifiée carbone sergé 245gr/m² En collant plusieurs épaisseurs (deux ou trois suivant les besoins), j'arrive aux épaisseurs finales voulues : 18mm pour la cage secondaire et les tourillons et 27 mm pour la base. le rocker fait 6mm d'épaisseur (un anneau de 9mm passé à la défonceuse). Pour un gain de poids, l'anneau secondaire a été évidé et rempli de polystyrène extrudé avant stratification. Quelques bulles persistent mais après de longues heures de ponçage re résinage (avec les temps de séchages qui s'imposent), re ponçage, tant pis... Le résultat global est quand même bien satisfaisant L’anneau seul pèse 570g, L’araignée est une trois branche pyramidale désaxée permettant d’aligner le point du secondaire avec l’axe optique, Cf Magnitude 78 Les branches ont été faites avec deux plats de carbone de 25x1,4 mm collés à l’époxy. Les équerres faites avec 4 plis de tissus carbone 245gr/m² stratifiés sur cornières alu. La réalisation a été faite en suivant les recommandations du T400, Les molettes des vis de collimation sont faites avec des inserts laiton M4 pour impression 3D collés sur une tige filetée M4 en laiton. Les inserts dans l’araignée sont réalisés avec des chevilles laiton qui ont été repercées en bout et taraudées en M4 donnant une longueur de 15mm. Le barillet est un 18 points en aluminium calculé par Plop. Un plan à l’echelle 1:1 a été réalisé et a été suivi tout au long du montage. Les tourillons ont un rayon de 300 mm et sont en deux plis de cp bouleau stratifié sur les deux faces ce qui donne une épaisseur finale de 19mm. Un contreventement est installé avec des tubes carbone diamètre 15, les mêmes que pour le serrurier. Un rattrapage du diamètre à été fait avec un tube aluminium D12/10 mm et un insert fileté M6 permet la liaison des tourillons. Les liaisons structure / serrurier sont faites à l’aide de chapes réalisées avec du plat de 4mm et du tube alu D12/10 mm qui s’adaptent aux tubes carbone. Pour qu’il n’y ait pas de jeu dans les assemblage un guidage en tube D8 mm permet la bonne tenue des chapes sur la structure sans que le serrage ne se face sur les filets des vis. Cf T600 ACA, La gestion des jeux sur les chapes articulées : http://www.astrosurf.com/magnitude78/telescopes/T600-ACA/principes.html Le porte oculaire est de type Crayford réalisé en aluminium 4mm et tube alu D60/57mm rattrapé grâce à des bagues imprimées en 3d par la société Addtech à Nantes. Quatre roulements D13mm ont été installés par deux formant un angle de 90° avec l’axe du tube. Le bouton de manœuvre est en époxy teintée et coulée dans un moule fait avec de la terre de potier et un bouchon de brique de lait pour l’empreinte. La terre à été mise à sécher et a reçue une couche de cire d’abeille en prévision du démoulage. Les boutons de manœuvre des tiges de collimation du primaire ont été fait sur le même procédé. Le tout réuni donne un bel ensemble de 10 kg qui a vu sa première lumière hier pour mon plus grand bonheur. Bien sûr encore quelques finitions sont à apporter, notamment sur la base, les bandes de frottements (Alu, ou formica…). Et aussi un équilibrage par élastique sera à prévoir car avec un miroir aussi léger le télescope a tendance à piquer un peu du nez. Bon ciel à tous.
    11 points
  5. bonjour, et pourtant tout avait mal commencé , les nuages n'on pas arrêtés de passer entre le soleil et moi laissant 170° dégagé jusqu' à 13h . Ce Pitain de PC a aussi fait des misères , impossible d'avoir de l'USB3 seules les prises USB2 fonctionnaient , donc redémarrage +1/4h avant d'arriver sur le bureau , tout se fait à la vitesse le vent n'était qu'a 35km/h donc c'est la fiesta là haut il y a des jours comme ça ou on se dit qu'on a la foi ou qu'on est un peu (beaucoup ) fada . la moisson a été courte entre les nuages mais j'ai pu en faire quelques unes Paul cliquez sur certaine pour le plein format sur l'aile du Ha traitement différent
    11 points
  6. Bonjour à tous, Voici une nouvelle image du Chili prise en remote, avec SADR Chili. Mosaïque en 2 tuiles de la nébuleuse de la Carène, avec une lunette de 71mm, une caméra QHY163 sur une monture EQ8. En tout environ 11h40 de temps d’intégration en HOO. Pré-traitement: Sirilic (tellement rapide!) Traitement Pixinsight et Photoshop. (Et merci BXT...) Je vous recommande la full ! Merci pour vos commentaires, ça m'aide à m'améliorer. Bon ciel à tous.
    11 points
  7. Salut tout le monde ! Voici une nouvelle version de M31. Cette image clôt l'année 2022 et du même coup mes 2 années d'astrophotographie : Revenir régulièrement sur un objet est une démarche très instructive : cela permet d'estimer ses progrès en traitement et en acquisitions. Ce sera donc ma troisième version de cette superbe galaxie. M31 était au programme de ma première sortie en janvier 2021 (avec M42 et M45). A l’époque c’était avec un reflex photo montée sur mon newton 750 F5 J'y suis retourné quelques mois plus tard, le temps d'une soirée, en septembre avec une lunette TS de 350mm F4.5 et une caméra astro 294 couleur Cette version a été faite sur plusieurs soirées courant novembre et décembre. C’est un travail collaboratif avec des amis astrophotographes : Je me suis chargé de la couche de luminance de la couche H-Alpha et de quelques brutes RVB avec une 2600 mono @jdenis72 c’est chargé des couches couleurs avec une 2600 couleurs @Idirde conseils en traitement L'objectif était de mettre en évidence les gaz H-Alpha, fossile d’étoiles mortes ou pouponnières d’étoiles dans les bras de la galaxie. Pour cela nous avons retenu : 3h10 de luminance (96*120 secondes avec une TS76 et une 2600MM) 1H40 de RVB (54*120 secondes avec une TS76 et une 2600MM) 3H50 de H-Alpha (23 * 600 secondes avec une TS76, une 2600MM et un filtre Antlia Ha 3nm) 1h34en RVB (47 * 120 secondes avec une TS 61 et une 2600MC) Le prétraitement de ces données à été assez intéressant, les méthodes classiques via Pix ne donnant pas de bons résultats j’ai dû réaliser quelques acquisitions RVB pour permettre l’alignement des brutes de JD avec ma couche L. En effet, la différence d’échantillonnage de nos 2 setups et une différence de quelques degrés de cadrage ont été sources de beaucoup d'échecs. Finalement le pré-traitement des couches couleurs à été fait dans APP, qui a donné un meilleur résultat pour la fusion des différentes acquisitions, en particulier sur les zones de recouvrement de nos 2 cadres. Le traitement avait 3 objectifs : Mettre en évidences les structures sombre de M31 Mettre en évidences les détails fins, en particulier dans les extensions des bras (les fameuse céphéides variables) et dans le noyau Faire ressortir le H-Alpha Vous trouverez mon workflow de traitement ci-dessous (en bleu les étapes dans PIX, en rose dans Photoshop) : A noter que l’image n’a pas été traitée avec BXT (j'ai découvert cette diablerie en fin de traitement), j’ai cependant testé sur quelques zones : bien dosés avec les protections qui s'imposent, ce genre de traitement m’aurait fait gagner quelques heures... Ce que l’on peut voir sur cette photo : Les nuages de poussière dans le noyau : Quelques céphéides variables dans l’amas NGC206 (allez faire un tour dans le post de @Matthieu Conjat chez les voisins : http://www.astrosurf.com/topic/122690-les-céphéides-de-la-galaxie-dandromède-suite-et-fin/) (Extrait sur la luminance, avant denoise, sur la version drizzle) Les structures H-Alpha dans les bras galactiques : Le layer H-Alpha Et comme toujours la full est sur astrobin : https://www.astrobin.com/b5nxi7/E/ J'espère que cela vous plaira et bonne année à tous
    11 points
  8. J'ai profité de la première éclaircie depuis... plusieurs mois, pour refaire M81. Beaucoup d'humidité dans l'air ce qui avait tendance à me donner une image dont le fond de ciel était assez pollué par les lumières parasites aux alentours. Scope Omegon RC250 Caméra ASI 294MM Monture GTD E.fric Filtre LRGB : 2h en L, 45min par couleur. Pré-traitement Sirilic Traitement Pixinsight, que je commence à prendre en main. Vous noterez la forme des étoiles que je n'explique pas encore... 🙂
    10 points
  9. J’ai le plaisir de vous présenter un petit bout de ciel d’été dans ce début d’hiver qui tarde à nous livrer ses belles nuits… Les dentelles du Cygne donc : mosaïque en deux panneaux en Hoo. Acquisitions sur 8 nuits pendant les vacances d’Aout dernier. Y’a 20H en Ha et 11H en OIII. Cette image fait suite à la luminance en Ha que j’avais présenté ici : Le prétraitement de la mosaïque a été fait avec APP, le traitement avec Pix et l’ami photoshop pour les finitions Petit kiff perso : la petite nébuleuse planétaire PA27, amusez-vous à la trouver (googler n'est pas jouer ^^) La full sur Astrobin : https://www.astrobin.com/full/wx5lp1/0/ Setup : TS-Optics 76EDPH ZWO ASI2600MM Pro, Antlia H-alpha et OIII en 3nm HEQ5 PRO J’espère qu’elle vous plaira, bon ciel à tous !
    9 points
  10. Un bel exemple de collaboration Pro/Am. Une découverte faite cet été et rendue publique aujourd'hui même. Des images superbes et inédites de la Grande Galaxie d'Andromède par l'équipe StDr. "UN GIGANTESQUE ARC DE PLASMA EN DIRECTION DE LA GALAXIE ANDROMÈDE" : "Notre équipe internationale d'astronomes amateurs et de scientifiques a fait une découverte surprenante en août 2022. Dans le cadre d'une collaboration transnationale, les chercheurs et les astronomes amateurs ont étudié la nébuleuse géante nouvellement découverte. L'arc s'étend sur environ 1,5 x 0,45 degré, est situé à seulement 1,2 degré du centre de M31 et se trouve au sud-est du corps principal de la galaxie d'Andromède. Il pourrait s'agir de la plus grande structure de ce type dans les environs immédiats de l'Univers. M31 est sans aucun doute l'un des objets du ciel profond les plus photographiés. La découverte d'une structure aussi grande à proximité immédiate de la galaxie est d'autant plus surprenante. L'origine exacte de l'émission [O III] n'est pas encore claire, mais les indices suggèrent des scénarios probables."
    9 points
  11. Ce 18 Janvier 2023 magnifique grosse tache avec une belle éjection que l'on voit s'élever comme une immense lasso . Puis de jolies taches avec des zones très actives et un filament énorme s'étendant sur la surface de notre Etoile. Réfracteur 150 mm Halpha en double stack étalon Coronado PST et camera Apollo imx 429
    8 points
  12. Je ne vous apprends rien, il fait moche. Ca a été pour moi l'occasion de retraiter quelques images avec de nouvelles méthodes puis d'en faire un montage photo. A cette occasion, j'ai découvert l'excellent DaVinci Resolve. C'est un peu une usine à gaz au tout début mais finalement c'est la même philosophie que la plupart des logiciels de montage photos et il y a plein de tutos se dépatouiller. Il est extrêment puissant et cerise on the cake, il est gratuit pour un usage privé du début à la fin, sans limitation sur les formats d'exportation et sans bandeau publicitaire. C'est ici : https://www.blackmagicdesign.com/fr/products/davinciresolve ... Et donc mon année d'astrophoto 2022 en 3 minutes 34"
    7 points
  13. Bonjour à Tous, Suivant les conseils de JB sur sa chaine Photon Millenium, je soumets à vos critiques ce triplet du Lion. Avec un peu plus d'expérience et l'arrivée de nouveaux outils, j'ai décidé de reprendre le traitement de cette photo acquise au début de l'année dernière. Tous vos conseils et remarques seront les bienvenus. Date: 22 et 23 mars 2022 Lieu: FRANCE, Yvelynes, Bortle 4-5 RGB: 64x120s (2h08), Gain 121, Offset 10, Temp. -10°C DOF: 90 Darks, 11 Flats, 90 DarkFlats Caméra: ZWO ASI294MC pro + Filtre Optolog L-Pro Tube: Newton SW 150/750 + Correcteur de Coma GPU Monture: SW HEQ5 pro Goto Guidage: ASI290MM sur Diviseur Optique ZWO Aquisition :APT 3.98.1 + PHD2 2.6.11 (avec dithering) Traitement : Pixinsight 1.8.9 + DXO Photolab 4 + Gimp 2.10
    7 points
  14. Voici NGC 3576, la nébuleuse de la Statue de la Liberté. Elle se situe entre les constellations de La Croix du sud et la Carêne à 9000 année-lumière d’ici. C’est une zone où naissent de nombreux étoiles principalement dans les zones plus obscures de la nébuleuse. Tout autour de la région centrale s'enroulent des filaments flamboyants de gaz, principalement d'hydrogène, et de sombres nuages de poussière. J'ai acheté les données sur TelescopeLive (sans contrôle remote). Traitement réalisé en SHO sous Pixinsight en utilisant mes derniers process : (Ha 14x10'/12x5'), (SII 17x10'/12x5'), (OIII : 16x10'/12x5') : 11h : CDK24, (télescope de 61 cm/3962m de focale). : FLI PL 9000 : Mathis MI-1000/1250 : PixInsight - Affinity - Paint Shop Pro : Chili : 2021 La version full ici https://flic.kr/p/2ob5VPE
    7 points
  15. NGC 6822 Galaxie de Barnard Faisant partie du Groupe Local, NGC 6822 est une galaxie naine irrégulière semblable au Petit Nuage de Magellan (SMC). A une distance de 1,5 million d’années-lumière, (m − M)0 = 23,45 ± 0,15 mag, c’est la galaxie « indépendante » la plus proche de ce type au-delà des Nuages de Magellan. Sa proximité et son isolement apparent ont fait de NGC 6822 une candidate populaire pour les études de l’évolution galactique, sans les fortes influences gravitationnelles d’autres systèmes. La morphologie de la galaxie peut être largement divisée en trois composantes structurelles ; tout d’abord, une barre centrale qui contient une grande partie de la jeune population stellaire est clairement visible aux longueurs d’onde optiques et est orientée presque dans une direction nord-sud. Cette barre est encastrée dans une grande enveloppe d’hydrogène neutre orientée dans une direction approximativement SE-NW. Bien que ce type de structure HI ne soit pas unique dans le groupe local – IC 1613 et IC 10 ont des structures similaires – NGC 6822 est inhabituel en ce sens que l’enveloppe HI est beaucoup plus étendue que le composant optique principal. Une troisième structure en forme de halo composée d’étoiles d’âge ancien et intermédiaire a été détectée en 2002 et mesure environ ~ 1 degré le long de l’axe principal. Cette structure sphéroïdale allongée est positionnée orthogonalement à l’enveloppe HI et est dynamiquement découplée de celle-ci. MIXSHO_AIP1_DBE_PS+HO_PS_crop_denoize_LOGO.tifMIXSHO_AIP1_DBE_PS+HO_PS_crop_denoize_LOGO.tifMIXSHO_AIP1_DBE_PS+HO_PS_crop_denoize_LOGO.tifMIXSHO_AIP1_DBE_PS+HO_PS_crop_denoize_LOGO.tifMIXSHO_AIP1_DBE_PS+HO_PS_crop_denoize_LOGO.tif Au-dessus de la galaxie, Hubble-V est une région active de formation d’étoiles au sein de la galaxie NGC 6822. Le nuage mesure environ 200 années-lumière de diamètre et contient un nœud dense de dizaines d’étoiles ultra-chaudes, chacune 100 000 fois plus brillante que notre Soleil. En plus des autres régions HII dans ce domaine, 18 régions NP et 9 régions HI ont été localisées (voir image inversée). Details and Full on Astrobin : https://astrob.in/full/sw0q10/0/
    7 points
  16. Bonjour, Je ne sais guère où il aurait mieux valu que je poste ce sujet: dans le Matériel Général, les Tests, le Support Débutant... Ni si c'est d'avantage un compte rendu qu'une réflexion ou un simple billet d'humeur. Toujours est-il que c'est bien d'une observation récente que m'est venue l'idée d'enfoncer une porte ouverte: il faut absolument réhabiliter la vulgaire lunette achromatique 70/700 de débutant ! Avant le CROA à proprement parler, quelques éléments de contexte si vous le voulez bien. Ma lunette 70/700, une Bresser Skylux de 2e génération a rejoint le coffre de ma voiture il y a un peu moins de quinze ans lors d'une transaction menée pour une bouchée de pain sur une sortie d'autoroute. Parce qu'elle m'a toujours fidèlement suivi depuis, et même permis de ne jamais renoncer à l'observation visuelle à certains moments, j'y suis demeuré attaché. Malgré la concurrence d'instruments bien plus chers qui se sont succédé elle est restée spéciale, peut-être justement parce qu'elle ne s'est jamais prise pour un des ces instruments rutilants, mais en dépit de ça a toujours délivré des images bien au-delà de mes attentes. Comment lui trouver une place encore utile, et pas seulement affective, parmi un ensemble d'instruments chacun dix à trente fois plus cher? Ces dernières années elle a été la favorite des observations partagées car je ne crains de l'emmener nulle part, ni de la laisser entre les mains de néophytes car justement, elle ne ''vaut rien''. Et elle a dessiné une émotion sur les visages de beaucoup d'enfants et autant d'adultes. Dans ma propre pratique j'ai besoin de disposer d'un instrument rapide à mettre en œuvre, le fameux ''grab and go''. À ce rôle se sont succédé plusieurs instruments compacts, 80f11, 80ed, 72ed, Mak102... mais actuellement j'en pince à nouveau pour ma modeste 70/700. Et je me demande si ce nouvel engouement irrationnel ne méritait pas d'être partagé pour, si ce n'est tenter de le rendre rationnel, au moins redorer un peu le blason d'un instrument considéré comme la base de la chaîne alimentaire, qu'une armée de Dobson 200 avalent allègrement. Ce que la vénérable 60/900 fut à son époque me semble très éloigné de ce qu'est devenue sa version moderne. L'instrument classique de débutant ayant plongé dans un océan d'étoiles et de rêverie plusieurs générations d'astronomes amateurs, inspirant un ouvrage majeur de l'observation -J'observe le ciel avec une lunette de 60mm- a vu lui succéder un instrument qui en lieu et place est devenu presque indésirable: pas assez d'ouverture, pas assez stable, pas assez cher. Mais que s'est il passé? Le CROA, donc, j'y viens. Puisqu'elle est restée montée depuis le réveillon je n'ai eu aucun mal à la jeter dehors d'une seule main. Sans attente particulière, juste l'envie de jeter un coup d'œil, je pointais Jupiter. Les deux bandes visibles à 35x me rappelaient le nombre de sujets sur ce forum où de grands débutants se trouvaient perplexes de ne voir aucun détail dans leur Dobson 200. Poussant à 87.5x un spot sombre à la surface attirait immédiatement mon regard à l'Est du disque Jovien. À 104x il ne faisait aucun doute que c'était l'ombre projetée d'une lune de Jupiter, tandis que la Bande équatoriale nord s'épaississait et devenait tortueuse, et qu'une large irrégularité se demarquait de la bande Sud. Lançant Stellarium sur mon smartphone pour confirmation jeconstatais c'était bien l'ombre de Io et que la Grande Tâche rouge était exactement là où il fallait. Poussant déraisonnablement à 140x malgré une turbulence sensible, l'image toujours lisible bien que manquant de contraste ne laissait aucun doute sur la nature de la scène. Les nuages envahirent le ciel bien avant que le Mak 102 que je venais de sortir pour ce spectacle inattendu n'atteigne sa température de croisière, aussi je rentrais ma 70/700 d'une main aussi vite qu'elle fut sortie. Ce qui m'inspira ce billet. Qu'un instrument si modeste, si léger, si rapide et simple à mettre en œuvre puisse montrer immédiatement des détails satisfaisant de surfaces planétaires. Nonobstant qu'il puisse par ailleurs montrer l'intégralité du Messier et du Herschel 400. Alors certes, vous me direz qu'il y avait derrière un train optique de meilleure qualité (RC à prisme WO, ES 6.7 82...) et dessous une monture de meilleure qualité (Berlebach Report, SW Pronto) que les offres de base. Et je vous laisserai juger si mon expérience de l'observation fait aussi une différence.... Du reste: cette image qui s'est formée au foyer c'est bien ce modeste doublet achromatique de 70mm (67mm d'ailleurs) qui l'a créé. Et pour ça je suis convaincu qu'il faut absolument réhabiliter ces petites lunettes d'initiation. Bon ciel à toutes et tous!
    7 points
  17. Et c'est reparti pour une nouvelle année que je vous souhaite cométeuse à souhait ! Dans un ordre à peu près chronologique : C/2022 E3 (ZTF) : au moment d'écrire ces lignes, ce sera la comète de l'année, avec une magnitude espérée entre 4 et 5 début février, avec une trajectoire idéale pour la France métropolitaine C/2020 V2 (ZTF) : elle fera un double spectacle sous la magnitude 10, d'abord en janvier-février, le soir vers le nord-ouest, puis en août-septembre, le matin au sud-est C/2022 A2 (PANSTARRS) : sous la magnitude 10 de janvier à début mars, ce sera une comète à tenter plutôt le matin au nord-est C/2021 T4 (Lemmon) : une belle comète estivale idéalement placée pour les réunionnais, avec une belle magnitude inférieure à 8, en métropole elle ne deviendra visible qu'après son pic de magnitude, très basse dans le Loup 103P/Hartley 2 : le grand retour de cette sympathique comète (un retour sur 2 est inobservable), que j'espère voir pour la 3ème fois (d'abord en 1997, puis en 2010), sa magnitude ne sera pas aussi bonne que lors de ses précédents passages, mais avec une magnitude inférieure à 9 de début septembre à début novembre elle fera tout de même une bonne cible, à aller chercher entre l'est et le sud tôt le matin 2P/Encke : à ternter le matin fin septembre - début octobre avant qu'elle ne plonge dans les lueurs solaires, ce sera un petit défi avec une magnitude de 9 pour une élongation d'à peine 20° 62P/Tsuchinshan : une belle comète d'automne en perspective, avec une magnitude inférieure à 9 dès novembre, et qui progressera jusqu'à 7 en toute fin d'année, avec son orbite très faiblement inclinée, elle se baladera le long de l'écliptique entre les Gémeaux et la Vierge Et toujours les bons sites à suivre pour les comètes : http://aerith.net/ http://astro.vanbuitenen.nl/comets https://www.cobs.si/ https://theskylive.com/comets Bonne chasse ! C/2022 E3 (ZTF) Janvier Février C/2020 V2 (ZTF) Janvier - Février Août - Septembre C/2022 A2 (PANSTARRS) C/2021 T4 (Lemmon) Depuis la Réunion En métropole 103P/Hartley 2 2P/Encke 62P/Tsuchinshan
    6 points
  18. Bonjour à tous, Meilleurs vœux à chacun d'entre vous pour cette nouvelle année ! Qu'elle soit riche de beaux ciels et d'observations passionnantes (et pourquoi pas une belle comète, on peut rêver un peu...) ! J'avais initialement publié l'info dans la rubrique "Médiathèque", mais celle-ci étant (beaucoup) moins consulté que le forum astrophoto, je pense qu'il est préférable que je l'indique ici (ça touchera sûrement plus de personnes potentiellement intéressées...). J'ai lancé la semaine dernière une série de tutos vidéo, afin de compléter ceux déjà présents (et à venir) sur mon site (Photon Millenium que vous connaissez peut-être). L'objectif est de couvrir l'ensemble des aspects du traitement astrophoto : du prétraitement aux corrections finales, en passant par la montée d'histogramme, la réduction du bruit, l'amélioration des détails, le mixage HDR, la création de mosaïques, etc. Ces tutos seront disponibles sur la chaine Youtube de Photon Millenium (www.youtube.com/@photonmillenium1904) ainsi que sur le site (https://millenniumphoton.com/tutos-videos/) sur lequel j'ajouterai si nécessaire des ressources supplémentaires (process icons, liens, etc.). Le but est que ces tutos puissent être utiles aux débutants/intermédiares dans le traitement astrophoto, d'où un plan avec des étapes bien distinctes et des vidéos qui essaieront de rester courtes (autant que possible...). Les logiciels utilisés seront essentiellement Pixinsight et Photoshop (éventuellement APP pour des sujets ponctuels). Je pense que la série complète devrait faire entre 20 et 25 épisodes, et j'essaierai d'en publier au moins un ou deux chaque semaine, afin que l'ensemble des tutos soit disponible rapidement. Le but n'est pas d'étaler ça sur des mois et des mois... Les 8 premières vidéos sont en ligne (ce qui correspond à l'intro + aux étapes 1 à 3 sur le plan ci-dessus) : 1/ Une présentation générale des étapes de traitement qui seront abordées, ainsi qu'une réflexion sur les critères d'une "belle" astrophoto : 2/ 12 conseils essentiels pour le traitement astrophoto ! 3/ Présentation des logiciels de traitement (en particulier PixInsight et Photoshop) : 4/ Le prétraitement (1/2) : les principes 5/ Le prétraitement (2/2) : mise en pratique 6/ Crop et retrait de gradients 7/ Corrections du fond de ciel 8/ La déconvolution Les prochaines vidéos suivront bientôt ! 😉 Par ailleurs, outre ces tutos, cela me permettra d’aborder sur la chaine des thématiques plus spécifiques, des sujets d’actualités sur le traitement astrophoto ou encore de tester certains matériels, logiciels ou fonctionnalités… J'espère que cela pourra vous intéresser ! Je vous remercie par avance pour vos retours, qu'ils soient positifs, critiques ou négatifs, afin d'essayer de m'améliorer pour les prochaines vidéos ! N'hésitez pas à vous abonner à la chaine pour être informé des prochaines vidéos et à les partager si vous les trouvez intéressantes ! JB PS : désolé de vous infliger ma tête sur les miniatures : ce n'est pas par narcissisme, mais la difficulté de trouver des éléments graphiques répétitifs pour que la série de vidéos ait une identité visuelle distincte et un peu reconnaissable m'a contraint à cette odieuse extrémité ! 😅
    6 points
  19. Avec du retard pour le traitement 😉 NGC 1097 Située dans le Fourneau à 58 Millions d’AL, cette grande galaxie spirale barrée de type SB(s)b et possède un noyau exceptionnellement brillant et appartient donc au groupe des galaxies de Seyfert (Type 1), qui, avec les quasars, sont parmi les galaxies les plus actives. Elle mesure plus de 158 000 AL de diamètre. Ses déformations sont dues aux interactions avec ses voisines. Elle abrite en son centre un trou noir dont la masse est estimée à 140 millions de masses solaires. Ce trou noir supermassif au centre est alimenté par les étoiles, le gaz et la poussière, qui tombent en spirales, sont déchirés et chauffés, formant un disque d’accrétion autour du trou noir. Un anneau lumineux notable peut être vu autour du trou noir au centre. Il y a des masses de nouvelles étoiles qui sont stimulées par l’afflux de matière via des barres centrales. Autour du trou noir, un anneau de formations d'étoiles dont le diamètre est égal à 5000 al. Elle émet fortement en infrarouge, preuve qu’elle abrite des nuages de poussières chaudes. Au-dessus de la galaxie, légèrement décalée vers la gauche, se trouve une de ses deux «galaxies satellites», NGC 1097A , visible en jaune-rose sur l’image. Cette galaxie est également très remarquée pour ses mystérieux «jets», semblables à deux larges traces de doigts en forme de «X». Les quatre courants de marée, qui peuvent être attribués à la galaxie naine dans le flux 1 ; Sur l’image en négatif, quatre faibles rayons peuvent être vus, qui semblent provenir radialement du centre de la galaxie. Ceux-ci ont été interprétés à l’origine comme les restes des jets d’un noyau actuellement moins actif. Une analyse plus approfondie de la distribution de l’énergie spectrale de la radio aux rayons X pourrait exclure une telle origine. Ces « jets » sont en fait constitués d’étoiles individuelles et ont été créés par interaction gravitationnelle avec de petites galaxies naines. Le principal coupable n’est pas la petite galaxie elliptique NGC 1097A, mais son reste a été découvert dans le courant de marée en forme de L. Ces «jets» pourraient également être les restes d’une galaxie naine s’étant aventurée trop près de NGC 1097 et qui se serait fait engloutir par celle-ci. Leur étude est basée sur des observations du Very Large Array telescope (USA). Details and Full on Astrobin : https://astrob.in/full/e9igvy/0/
    6 points
  20. La cascade de Kemble est l'une des plus belles figures du ciel d'hiver. Cette belle rivière de diamants stellaires est située dans la constellation de la Girafe. Ce motif d'étoiles n'est pas l'une des constellations visibles dans le ciel nocturne, mais un motif informel d'étoiles connu sous le nom d'astérisme . Rendue populaire par l'astronome Lucian Kemble (1922-1999), elle est constituée d’au moins 25 étoiles dispersées sur une longueur équivalente à 5 fois la largeur de la pleine Lune et s’achève par un petit amas ouvert d’étoiles, NGC 1502 (en bas à gauche). : Askar FRA600 f/3.9 : Optolong L-Pro : 120x60" : ZWO Asiair Pro : ZWO ASI2600Mc Pro : iOptron GEM45 : ZWO ASI290MM Mini & guide scope Omegon 50mm : Siril - PixInsight - Affinity - Paint Shop Pro : env. Lyon : Bortle 6 : 03 décembre 2022
    6 points
  21. NGC 346 https://esawebb.org/news/weic2301/ Pour comparaison avec Hubble : https://esawebb.org/images/comparisons/weic2301/
    6 points
  22. Bonjour à tous, Et avant toutes choses, une très bonne année à tous ! Pour la nuit de noël, j'ai eu droit à un joli cadeau : ma seule nuit claire de mes vacances (et depuis un certain temps également) J'avais plusieurs cibles en tête : M45, la rosette et le cone, le cochet. Et puis je me suis rappelé que j'étais alors sous un super ciel du Lot (bortle 3 grace à l'extinction des éclairages) et sans lune. Donc je suis plutot partie voir Orion, mais à 50 mm pour avoir la boucle de Barnard ainsi que le maximum d'objets (et il y en beaucoup dans cette région du ciel - au passage, j'ai découvert quelques très jolies nébuleuses sombres) Un premier test à 1600 iso et 90 seconde : M42, la flamme et même la tête de cheval visible, sans saturation de l'image !!! Les cieux noirs sont vraiment magiques !! Pour gagner en dynamique, je descend à 800 iso et augmente le temps de pose à 2 minutes, le résultat, un poil moins lumineux, reste top, Go pour 2 minutes ! Mon setup : Pentax k-70 non défiltré avec objectif 50 1:1.8 fermé à 2.4 (contrôle des aberrations) Star adventurer, avec controle de prise de vue et dithering 180 images conservées sur 250 prises (cochonnerie d'arbres et de fils électriques) Pour le traitement, SIRIL starnet et GIMP. J'ai du faire 2 étirements d'histogramme différents car sur la verion permettant de bien voir les nébuleuses, il y a tellement d'étoiles (qui a dit qu'on est dans le disque galactique ?) qu'on ne voit plus rien. J'avais peur des résultats avec une réduction d'étoiles trop importante donc j'ai fait un seconde version, moins étirée pour récupérer les étoiles et une version de M42 moins saturée. Assemblage des 2 images sous gimp et poffinage (courbe, saturation, masques) Assez de blabla, voilà mon résultat : Je pense que je reprendrais mon traitement un peu plus tard car j'ai l'impression que le contrôle du gradient peut être optimisé. En plus, la boucle en rose est ... originale ? Du coup, je me permet de vous déposer l'image issu de mon stack SIRIL. Je suis certains que certains artistes ici plus calés en traitement pourront tirer quelques choses de mieux de cette image ! https://1drv.ms/u/s!Amvms0RCw_k0gntSpIg-nhIxc6T6?e=mgprf0 Je suis comme toujours ouvert à toutes les remarques, conseils et critiques ! Edit : Après avoir refait le traitement, j'arrive à une version plus chaude, et moins rose. Par contre, j'ai pas mal de bruit qui ressort. J'ai peut-être forcé un peu trop ... Voici donc la V2. Bon ciel à tous !!
    6 points
  23. Hello ! Voici une photo des Pléiades, prise la nuit dernière. La météo en Loire-Atlantique a été assez calamiteuse depuis plusieurs mois, et les nuits sans nuage bien rares... Donc j'ai profité du beau temps de ce weekend (pas un nuage !) pour ressortir mon télescope. Je voulais surtout photographier la comète C/2022 E3 (ZTF), mais en attendant qu'elle soit assez haute dans le ciel, je me suis dit que les Pléiades seraient une bonne cible pour cette nuit sans Lune. Critiques bienvenues ! Matériel : ZWO ASI2600MC, William Optics WhiteCat 51, RainbowAstro RST-135, ASIAIR Plus EXIFS : 50x300s (~4h), gain de 100, -10°C Traitement : DSS, Pixinsight, GraXpert, Noise & Blur Xterminator
    5 points
  24. Ah eh bien voilà, je ferai attention à l'avenir si je retourne sur une caméra astro ! En attendant avec mon APN, le filtre Astrodon coupe les IR donc je devrais pas revoir ce problème. Voici le résultat final pour ceux que ça intéresse :
    5 points
  25. Bingo! 🙂 (Fait avec un setup remote en Espagne, taka 150 f/7, CCD moravian G4-16K, filtre L, 45x60s comète et étoiles stackées à part puis réintégrées)
    5 points
  26. Une image rare : le soleil en janvier depuis la région Lyonnaise.. Mosaïque de 2 à la Lunt 60 + IMX178.
    5 points
  27. Bonjour à vous, Je viens vous proposer ma version de LDN 1235, la nébuleuse du requin dans Cephée. J'ai conservé environ 20h de poses par poses de 3 minutes unitaires. La caméra est une rising cam IMX571 Couleur et la lunette est une askar FRA400. Je vous dépose un fichier à 50% de l'échelle car j'ai bien conscience que l'image a des défauts et je reprendrais le traitement pour corriger tout ça. Ne soyez pas avare de critiques et conseils, ça ne pourra que m'aider Merci d'avance et bon ciel (bien qu'on ne soit pas verni ces derniers temps...) Full : https://www.astrobin.com/8kkunx/
    5 points
  28. Bonjour à toutes et à tous, C'est une annonce très particulière pour moi, de vous présenter "officiellement" le projet sur WA. Un défi qui me tient à cœur depuis plus de 4 ans (avec une pause entre les 2, merci le COVID), enfin en phase de se réaliser petit à petit. Le projet Ouranos consiste à photographier notre maison dans l'univers, la Voie Lactée, en très, très haute définition, le long de son plan galactique - pour cette version. C'est une invitation au voyage, à l'émerveillement, à la (re)découverte de la Voie Lactée. L'objectif est de permettre de découvrir la beauté de notre galaxie le temps d'une balade interactive et de se "perdre" dans son immensité en se déplaçant de constellations en constellations, d'étoiles en étoiles, dans une seule image d'un seul tenant. Il a pour ambition de proposer la plus grande photo de notre galaxie au monde, où vous pourrez zoomer et naviguer entre les étoiles, les nébuleuses et les galaxies, dans une image de 10 milliards de pixels. Une première version incomplète, lancée en 2018, permet de se faire une idée, avec une image de plus de 200 millions de pixels dans la région proche du coeur de la Voie Lactée : https://maximeoudouxphotographie.fr/ouranos135-la-voie-lactee-en-haute-definition/ La nouvelle version de la mosaïque, de plus de 2000 champs, sera ensuite disponible sur internet et accessible à toutes et à tous. Ce projet personnel a déjà bien avancé, notamment avec des prises de vues à AstroQueyras AQ (plus haut observatoire d'Europe - 3000m d'altitude) et à Obstech - Observatorio El Sauce au Chili, sous des ciels parmi les meilleurs au monde. Zone d'acquisition et planning pour la phase 2, menée en 2022 Le travail n’est pas terminé, loin de là. C’est un grand défi technique qui prend un temps absolument dingue (on n'a rien sans rien...). Il oblige à évoluer dans un environnement astrophotographique littéralement hors normes où tout est plus grand, plus long, plus lent, plus difficile à réaliser correctement. Il s'agit de réaliser l'acquisition et l'assemblage de 2000 images du ciel ensemble, prises à des moments de l'année bien spécifiques, tenant compte d'une multitude de paramètres. Hauteur des zones photographiées dans le ciel, rotation de la Terre, conditions atmosphériques, taille des images, temps de pose idéal... rien n'est laissé au hasard. En parallèle, il faut développer la partie interface graphique et visualisation de l'image, afin de profiter au mieux de la mosaïque. Je vous en parlerai plus tard mais de côté, ça avance plutôt bien. Manipuler autant de champs demande de réaliser plusieurs essais - avec des ratés - avant d'obtenir un résultat convenable. Je ne compte plus du tout mes heures dessus, mais encore une fois, on n'a rien sans rien. Après plusieurs semaines de recherches et de calculs sur un traitement adapté à cette échelle, les premières images à champ large commencent enfin à arriver... et à ressembler à quelque chose, notamment vu les objectifs du projet ! Image de 23000 x 9500px (mosaïque de +/- 200 champs) disponible en HD sur https://maximeoudouxphotographie.fr/ouranos-voie-lactee-hyper-haute-definition Celle-ci est la dernière en date - et la plus complexe à manipuler. En effet, pour cette mosaïque de plus de 200 champs, la partie gauche du ciel (Sirius, Orion) a été photographiée au Chili ( Obstech - Observatorio El Sauce) alors que la partie droite (Taureau, Persée) a été photographiée en France ( Observatoire AstroQueyras). Les ciels n'étaient pas DU TOUT les mêmes au moment des prises de vue, avec même du vent à 80 km/h côté France ! La gestion du gradient (voile atmosphérique) était indispensable, car il était extrêmement visible et disgracieux. Cette image est un prototype, une "proof of concept", qui permet de valider plusieurs points techniques du projet, notamment la dynamique globale pour des images en pose unitaire de 180s à f/2. On a quand même un peu de jus à manipuler, mais il ne faut pas être gourmand sur le traitement, sinon gare à la détérioration ! Il reste encore des choses à voir car il y a des défauts, mais cela avance dans le bon sens. Pour les curieuses et les curieux, je pourrai vous montrer un peu l'envers du décor côté essais (et plantages...) sections partielles. Il y a BEAUCOUP à dire sur un projet pareil, qui est vraiment passionnant, quasiment sur tous ces aspects. Un pas après l'autre, OURANOS avance pour une sortie prévue en 2023 !
    5 points
  29. En cette veille de périhélie solaire 2023, il a fait beau quelques dizaines de minutes ! Lunt 60 + Player One Neptune-M (IMX178) pour une mosaïque de 2 tuiles, ça passe trop juste à 500 mm de focale.. Astrosurface/ICE/Pixinsight avec un petit coup du plugin spécial ciel profond BlurXterminator Et la plus jolie protu du jour avec une barlow Antares x1.5 en 2 tuiles Pour finir et pour le fun, j'ai poussé la Lunt 60 dans ses retranchements (peut être au delà..) avec un empilement de barlow x1.5 + x2..
    5 points
  30. Salut à tous, Des nébuleuses, des galaxies, une comète et même une supernova, je vous propose ma "rétrospective" en astrophotos de l'année 2022 ici : https://melix.github.io/blog/2022/12/astrophoto-2022-fr.html Et bien sûr, une excellente année à vous tou.te.s, et comme on dit, bon ciel ! A bientôt !
    5 points
  31. Yo ! (ça rimera avec le titre ^^) J'ai pas retouché mon setup depuis un long moment... Le boulot toussa et un poussin de 3 mois tout neuf à la maison 🥰 Du coup j'ai entendu dire qu'une comète passait par là, histoire de venir faire coucou à 2023 Armé d'un courage sans faille et d'une pelle à neige, me voilà à l'assaut des 70cm sur ma terrasse. Je sors le bouzin. Merdouille j'ai pas la polaire, avant elle était visible, mais j'ai déménagé. Bon bah tuto sur une mise en station sans polaire... Je trouve un truc sympa avec le logiciel N.I.N.A perfect ! Je pose la monture au nord, je fais un pré-réglage sur l'azimut et l'altitude un peu au jugé. Je lance l'aide à la mise en station sur NINA. 3 étoiles alignées ok, ensuite il me dit de faire des réglages altitude et azimut, le tout est bouclé en 20min (le temps de charger le plugin et relancer NINA). Passé toute cette histoire, je me refais la main sur quelques cibles faciles et je peaufine le pointage, truc pas trop dur avec l'astrométrie ^^/ Du coup voilà vers 4h45 du matin, bien au chaud dans mon lit je pilote depuis le smartphone mon pc dehors (quel pied) C/2022 E3 ZTF et la petite galaxie NGC 5894 (mag 13) - 105x30s gain 100 - Asi 485 sur 80/600ed - Atlas EqG guidage sur la comète avec phd2 et le plugin royal "orbitals" sur NINA DSS alignement étoile, puis comète et PS pour le reste.
    4 points
  32. Bonsoir à tous ! le soir du 21.01.23 était bien dégagé par cette p'tite brise du Nord Est !!! deux degrés sur la terrasse entre 18h et 19h. Le p'tit Mak 127 bien mis en température, m'a permis de faire quelques acquisitions de Jupiter et Mars en ce début de soirée. Mars me donne vraiment du mal comparé à Jupiter. Bon ciel à ceux qui passeront par là 😉 1 Jupiter et Europe 2 Mars
    4 points
  33. Bonjour, Des nouvelles des comètes du moment! Nouvelle observation ce matin de C/2022 E3 vers 05h00 par un froid glacial, le ciel est cette fois bien dégagé même si la transparence n'est pas de premier ordre. Eh bien voilà, comme on nous l'avait promis jusqu'à nous en rabattre les oreilles, elle est visible à l'œil nu! Hourra. Cela dit il convient de modérer notre enthousiasme, voilà les conditions dans lesquelles j'y suis parvenu: -Tout d'abord localisation de la comète aux jumelles 10x50. Aucun soucis elle est immanquable! Repérage du champ et de l'agencement des étoiles les plus brillantes à proximité. -Confirmation des étoiles les plus faibles dans la zone vues à l'oeil nu: jusqu'à la magnitude 5,9. -Enfin, observation attentive à l'oeil nu en vision décalée: la petite nébulosité est bien là, pas évidente du tout mais persistante. Donc visible à l'oeil nu, certes, mais sous un bon ciel et à condition de n'avoir aucun mal à localiser à l'oeil nu des objets comme M35 ou NGC 2244... c'est même encore un peu plus difficile car la comète se balade au contraire de ces derniers pour lesquels on a des repères. Il est possible que cela devienne encore un peu plus facile les jours prochains, mais je crains que le grand public ne soit assez déçu après les annonces sensationnelles qui se sont multipliées dans la presse. Sinon pour en revenir à l'observation aux jumelles, elle a bien changé d'aspect depuis la dernière fois (12 janvier). Elle s'est arrondi, a considérablement grossi, arbore une forme de "goutte d'eau" uniformément diffuse. Une très courte queue est décelable en vision décalée,. Elle est maintenant bien plus grosse et aussi lumineuse que M13. J'ai l'impression d'une légère teinte gris-verdâtre. J'en ai profité également pour rendre visite à C/2022 A2, un peu plus bas dans le Dragon. Aux 10x50, elle est faible mais néanmoins visible en vision directe comme une nébulosité pas si petite, assez ténue, toute proche d'une étoile de magnitude 8. Elle semblerait actuellement avoir une magnitude proche de 9,4. Enfin, l'avant-veille, appâté par le CR de @cpeg j'étais allé tenter C/2020 V2 du côté de Cassiopée. Toujours aux 10x50, celle-ci est rudement faible et j'ai dû m'y prendre à plusieurs reprises pour finalement la voir difficilement en vision décalée (VI4), une très faible nébulosité compacte plutôt ronde, magnitude autour de 9,8. Bon ciel!
    4 points
  34. Je repasse juste par là vous remercier 😄 Cette lunette a été un très bon choix. Depuis mon jardin j'ai déjà pu voir les bandes nuageuses de Jupiter, les anneaux de Saturne, et Mars un peu floue et sans trop de détails. Pointant sur les Pléiades, j'ai été bluffé de la quantité d'étoiles qu'on peut voir par rapport à l'oeil nu. Et la Lune est bien plus belle à regarder que ce à quoi je m'attendais ! Prochaine étape : tenter de faire un peu de CP. Maintenant, ma fille me demande de temps en temps de sortir la lunette (malgré le froid, il fait nuit tôt, ça aide). Et même Madame a été surprise de ce qu'elle a vu alors que ça ne l'intéressait pas particulièrement. Finalement je pense que j'aurai été bien embêté avec le petit Dobson Héritage. Certainement trop difficile à utiliser dans le jardin. Donc, merci !
    4 points
  35. Bonsoir Pas facile de cadrer cette région d'Orion avec 900mm de focale. C'est trop court pour faire un portrait serré du canasson et trop long pour inclure la nébuleuse de la Flamme en entier dans le cadre. 40 poses de 180s dans la nuit du 16 au 17 janvier Caméra ASI 294MC-Pro 'gain réglé à 120) Lunette triplet 130/910 monture Orion Atlas Prétraitement, empilement et traitement avec Siril. J'avais prévus de faire le double voir même le triple de poses mais la fenêtre météo s'est refermée prématurément. Dommage car la tempête avait bien nettoyé le ciel et comme le vent était complétement tombé le guidage était plutôt pas mal. A bientôt Jean-Christophe
    4 points
  36. Ce 16 Janvier 2023 , un big tache avec beaucoup d'activités et d'effervescences solaire et un long filament offrant un relief spectaculaire Le contraste qu'offre un double stack est addictif , l'impression de survoler la surface solaire comme autant de vague au dessus de l'océan tumultueux. Réfracteur de 150 mm Halpha avec double étalon PST et camera Apollo IMX 429
    4 points
  37. Salut à tous, Pour donner un avis, même si cela ne répond pas directement à la question, j'utilise depuis quasi 10 ans un DF 18" F/D 3,71 (le mien, réalisé sur mesure par l'artisan) + régulièrement un DF 24" F/D 3,3 et maintenant un DocTelescope 24" F/D 3,2 (ceux des copains !). Sur ces 3 bouzins, il y a un Paracorr, pas le choix. L'année dernière, j'ai fait construire un petit DF 12,5" F/D 4,5 léger pour compléter le mien (animations). Je pensais déjà qu'à 4,5 sans correcteur, ce serait jouable, plus pratique pour les animations... C'était l'idée. Cependant, quand tu es habitué à observer en permanence avec un Paracorr qui corrige, disons le clairement, totalement, tu trouves que l'image est pourrie, c'est tout ! Rien à dire sur la qualité optique en soi, piqué, contraste (miroir artisan aussi). On a déjà parlé plusieurs x sur WA de l'apport du Paracorr à F/D 4,5 et très récemment du modèle ES moins cher et qui semble performant (info argumentée par Sixela). Et je suis équipé avec tous les engins que vous venez de citer dessus : Ethos 21, Nagler 26, les 3 Nagler T4, Pentax XW... Edit : SkyVision qui dès le départ faisait des Dobs à F/D 4 (ses premiers modèles bois) conseillait de manière systématique l'utilisation du Paracorr (d'où les renforts sur la cage du secondaire et autour du PO). Bon ciel.
    4 points
  38. T'es dur là ! Faut savoir lire la clé de sol, la clé de fa et connaitre le chiffrage anglo-saxon ! Bref, ça donne : CABBAGE EGG BEEF DECAF ( chou / oeuf / boeuf / décaféiné ).
    4 points
  39. Bonjour à tous, Cela fait depuis début novembre qu'il est terminé mais voici les photos : J'ai fais également il y a quelques mois la premier lumière et j'ai été très satisfait, surtout de la qualité des mouvements et de l'équilibre. Les mouvements sont doux et précis et pour l'équilibre j'ai des oculaires Explore Scientific (plus lourd que les TeleVue, environs 100g) en 8.8mm, 14mm (en 82°) et 24mm (en 68°) . J'ai aussi une Barlow X2 ES. J'ai testé avec la Barlow + le 24mm et le télescope n'a pas piqué du nez entant bas donc très satisfait (inversement avec le 8.8mm il ne se redresse pas non plus). Je n'ai pas encore coupé les vis en nylons pour pouvoir bloquer le plat à pizza avec les calles pour le transport. J'ai mis 2 couches de téflons 3mm pour les haches pour que la caisse du miroir ne frotte pas la caisse de transport lors des mouvements, on est juste et je ne peux pas faire plus bas pour le centre de gravité. Pour le système de serrage des tiges carbones sur la cage du secondaire, les boulons collées à l'Araldine sur les plaques ne tenaient pas dans le temps en serrant fort, j'ai donc sortis les boulons et mis des sers flex en plastique et je suis très satisfait du résultat, cela tient dans le temps et je peux sérer fort comme conseillé. Enfin j'ai mis sur la caisse de transport pour les mouvements azimutaux un filme plastique opaque type salle de bain pour pas chère avec au dessus le même téflon 3mm, j'ai fixé cela avec des clous, du la petite trace lors des tests (supprimé ensuite grâce à une Dremel) mais les mouvements sont parfaits (beaucoup mieux que mon 250mm d'origine). Donc pour conclure, je suis très satisfait du résultat, d'un point de vu qualité et fonctionnement. Il faut vraiment faire attention à chaque millimètre lors de la conception pour avoir un bon résultat finale sinon ca peut vite devenir une usine à gaz. Mais la différence avec l'origine on vaut la peine car c'est vraiment compact et bien construit (pas forcement le plus économique si il faut acheter du matériel) mais j'ai fait avec une perceuse et Dremel donc des outils assez standard et utile pour d'autre chose (et la découpe laser qui aide bien), pour un très bon résultat avec application. Donc je ne peux que conseiller et remercier tous le monde pour les nombreux conseils, ici sur ce post (un grand merci à @yannick78, @JMDSomme , @NOSTRESS, @adamckiewicz pour vos contributions et aussi à ceux qui ont créé et partagé les plans). En espérant que ces post aident d'autres personnes et en leurs souhaitant le meilleur. Merci.
    4 points
  40. E3 commence à avoir une belle tête, à tenter dès que la Lune sera moins présente et que les nuages disparaîtront. Photo Lionel Majzik https://spaceweathergallery.com/indiv_upload.php?upload_id=191015
    4 points
  41. Vraiment très chouette! Voici ma version: Nico
    4 points
  42. Profitant du beau temps malgré un fort mistral , voici l 'embrasement solaire de ce 5 janvier 2023 avec un gigantesque nuage de plasma et un beau feux d'artifices de protubérances Lunette 150 mm halpha avec double étalon Fabry pérot PST et camera Apollo IMX 429
    4 points
  43. C'est un amateur, Bennett Bacon, qui s'est donné pour but de déchiffre l'écriture paléolithique. Parmi les représentations d'animaux bien connues, anatomiquement étonnamment exactes, figurent des signes comme / ou Y ou de simples points. Les archéologues ont depuis longtemps l'intuition que ces signes avaient une signification. Après de longues heures de travail et de recensement, Ben Bacon a fini par contacter un archéologue professionnel de Durham, qui se félicite aujourd'hui de l'avoir pris au sérieux. Pour les auteurs de la publication , ces signes sont des marques temporelles. Pas tout à fait une écriture, donc, mais une signification précise et bien utile pour des chasseurs : un décompte en mois lunaires des cycles de reproduction des animaux figurés, le Y signifiant la mise bas. Une extraordinaire avancée dans la compréhension des figurations pariétales, et un tout-à-fait remarquable exemple de collaboration amateur-professionnel. Bacon et al., 2023, fig.1
    4 points
  44. Bonjour à tous, et tous mes voeux pour cette nouvelle année qui, astronomiquement parlant, démarre sur les chapeaux de roue en ce qui me concerne : en effet, entre deux périodes de grisaille et de pluie, Météoblue ne s'était pas trompée en annonçant une nuit claire...et une seule...pour la St Sylvestre !! Comme je n'ai pas pour habitude de faire la java jusqu'à point d'heure pour le nouvel an, je vais pouvoir profiter de cette éclaircie inespérée pour sortir le 450 . Donc, après une ou deux coupes de champagne, un bon petit repas en famille et un jeu de société avec les enfants, il n'est que 22h30 lorsque je rejoins mon tube qui m'attend sagement depuis 17h00 en prenant le frais. C'est une nuit assez exceptionnelle pour la Creuse en cette saison : il fait encore 13° ( j'ai bien trop chaud avec mon équipement) et, surtout, il n'y a pas une once d'humidité !! Les étoiles ne scintillent pas ce qui est très bon signe. D'autant plus qu'avec la Lune bien présente j'ai l'intention de me concentrer sur la planète du moment : Mars. Après avoir testé la collimation ( effectuée au "Cat's eye" quelques heures plus tôt ) sur la polaire, je suis prêt à commencer ! Je jette rapidement un coup d'oeil sur Jupiter qui devrait bientôt disparaitre derrière les grands chênes qui bordent mon terrain vers l'ouest : malheureusement même si la turbu ne semble pas très forte, la planète géante est déjà bien trop basse dans l'atmosphère et m'apparait en "trichromie" et sans beaucoup de détails visibles à part les deux principales bandes brunâtres....je passe ! Je me rattrape par une magnifique balade sur la Lune. Avec le 13mm ( 190X ) l'image est à couper le souffle : pour une fois le ciel est d'une stabilité peu commune par chez moi, c'est net et sans bavures, découpé au rasoir !!! De Platon jusqu'à Clavius en passant par Copernic et ses gradins, la chaine des Appenins, Rupes Recta, la mer des pluies...j'ai l'impression de survoler notre satellite. Les nuances de gris sont incroyables !! Jamais je n'ai eu une vision aussi fine avec le 250. Les optiques réalisées par Mirro-sphere tiennent enfin leurs promesses : pas de diffusion, un contraste de folie....je suis scotché !!! je décide de passer au 9mm ( 250 X ) : l'image commence à onduler légèrement mais ce n'est pas encore trop gênant. il y a d'assez longs "trous de turbu" et même si c'est un peu moins esthétique j'arrive à glâner quelques détails supplémentaires...l'image reste encore très belle et je m'éclate bien la rétine !! Finalement, un peu après 23h00 je me décide enfin à passer à ma cible principale de la soirée. Mars est bien haute dans le ciel et, vue la bonne stabilité de l'atmosphère cette nuit, je vais certainement pouvoir enfin profiter de la dernière fenêtre d'observation favorable de cette opposition. Je pointe directement avec le 9 mm...et je suis pas déçu !!! Après m'être grillé la rétine sur la Lune, je ne suis pas, pour une fois, totalement ébloui par la petite planète : au contraire, l'image est bien stable et je suis frappé immédiatement par les nuances de couleur ( de l'ocre au brun foncé en passant par le rose saumon et le rouge brique ) et le contraste prononcé entre les différentes zones ! Certes c'est bien petit ( en 2020 mars avait une taille apparente de 22" et j'avais eu des conditions exceptionnelles qui m'avait permis de grossir 500 X avec le 250, alors que là elle ne fait que 14" et je ne suis qu'à 250 X ) mais je suis ravi de percevoir autant de détails dès les premières secondes : une grande formation triangulaire qui me fait un peu penser à L'Afrique est visible, juste à l'est du méridien, qui ne peut être que Syrtis Major, avec une grande tache plus claire au dessus, Hellas Planitia. Je suis sous le charme ! Au bout d'un temps certain, je suis tiré de ma contemplation par une série de détonations : ça y est, il est minuit, nous sommes en 2023 ! Les pétards se calment et l'atmosphère aussi : je sors le 7 mm pour un GR de 330X...la planète ondule un peu, l'image est un peu floue par moment...mais quand ça veut bien se figer ça commence à causer !!! Je chope encore quelques détails : comme une épaisse ligne brunâtre qui prolonge Syrtis vers l'ouest et quelques formations isolées dans la partie nord du disque planétaire. Par contre, pas de calotte visible au sud comme en 2020, juste une zone légèrement plus claire. Vers 1h00, le ciel se couvre légèrement : un fin voile nuageux arrive par l'ouest, créant déjà un halo autour de la Lune. 30 minutes plus tard, c'est au tour de la planète rouge de se voiler : la luminosité dans l'oculaire diminue mais l'atmosphère semble se stabiliser de plus en plus ! Enfin, vers 2h00 du matin, c'est le miracle !!! Les images au 7mm sont de plus en plus belles alors je décide de tenter le coup : pour la première fois depuis que j'ai fait l'acquisition de mon nouveau tube, je m'en vais chercher le Vixen SLV 5mm !! C'est la toute première fois qu'il sort de la valise d'ailleurs car il n'y a que quelques mois qu'il a remplacé mon ancien TMB 5 mm......champagne !!! Bon, à 460X de Gr, l'image est loin d'être découpée au rasoir mais c'est suffisamment stable pour être plus qu'exploitable : ça ondule un peu, ça se floute plus ou moins pendant quelques minutes, j'ai parfois du mal à trouver la MAP, mais il y a aussi de longs moments où ça veut bien se calmer....et là ça claque !! Enfin, c'est la première fois où j'ai vraiment l'impression d'approcher le plein potentiel du 450 en planétaire !! Du coup, ça me permet de tester les qualités de suivi de la structure Sud-Dobson.... Rien à dire : les mouvements sont assez fluides, les vibrations s'atténuent en moins d'une seconde après un repointage...que du bonheur !! Je ne perds pas la planète une seule fois même lorsque je descends pour déplacer l'escabeau ! D'ailleurs, j'égrène mentalement les secondes pendant que la planète défile et j'en conclus que la petite boule orangée reste environ 20 à 30 secondes dans les 83° du Vixen....amplement suffisant pour un suivi manuel sans se prendre la tête... Je dois pouvoir monter encore plus dans les GR sans gros souci...la nuit où le ciel sera de la partie !! Bon, je m'éclate tellement que je reste l'oeil scotché à l'oculaire jusque vers 4h00 du mat avec seulement quelques courtes pauses pour ménager mon dos et changer un peu de position. Ensuite, le ciel se dégage de nouveau et la planète a déjà bien baissée : la turbu revient et je suis obligé de redescendre en Gr avec le 7 mm mais je continue encore jusqu'à 4H30. Avec près de 6h00 d'observation continue, la rotation de Mars est bien mise en évidence : Syrtis Major a eu le temps de disparaître à l'est et de nouvelles formations sont apparues par l'ouest. Moi, je me suis vraiment amusé et réconcilié avec le planétaire !! Pour être franc, je ne dirais pas que ce sont les plus belles images de Mars de ma vie car, en 2020, les conditions étaient bien meilleures pendant plusieurs jours et la plus grande taille apparente de Mars compensait largement la différence de diamètre entre les deux instruments, mais ce n'était pas loin...j'ai vraiment pris du plaisir et j'ai été bluffé par la qualité optique de mon nouveau tube! Pour finir, avant d'aller me coucher, je me suis fait un rapide tour des amas du Cocher et des Gémeaux....pas mal du tout dans le pano 24. Comme pour une fois j'observais depuis mon jardin j'ai pu me payer le luxe de tout laisser en plan pour un rangement ultérieur car pas de pluie prévue. Et cerise sur le gâteau, le lendemain après midi, j'ai finalement profité du fait que le matériel était déjà dehors pour donner son premier bain de l'année à ma galette de verre de 450 mm !! L'année 2023 commence plutôt bien ! Bon ciel à tous, merci de m'avoir lu, JC
    4 points
  45. Sur cette image, deux sortes de « bulles » qui n’ont l’air de rien, comme de petites bulles de savon fragile flottant dans l’espace… Mais c’est une apparence trompeuse, car ce qui s’y déroule est en réalité un des phénomènes les plus violents de l’univers ! On assiste ici aux derniers instants de très, très jeunes étoiles, des bébés en termes de temps sidéraux - encore engoncé dans leurs berceaux, les nébuleuses qui let ont vu naître. Pourtant, il s’agit d’étoiles parmi les plus gigantesques, massives et brillantes de notre galaxie ! Il en est ainsi chez les étoiles : plus elles sont grandes, plus elles brûlent rapidement leur carburant, et plus elles meurent jeunes. Ce genre d’étoile est vorace, un véritable ogre, qu’on qualifie de type « Wolf-Rayet », du nom de deux astrophysiciens français ayant découvert ce genre de monstre. Elle a dévoré d’une traite, en quelques millions d’années, à peine tout son carburant primaire, l’hydrogène – à titre de comparaison au bout de 5 milliards d’années le soleil, lui, n’a entamé que la moitié de ses propres réserves, pourtant bien plus réduites. L’ogre est ensuite passée à ses carburants dit secondaire : hélium, puis éléments plus lourds… L’énergie titanesque qui se dégage de ces nouvelles réactions nucléaires expulse peu à peu ses couches externes de matière dans l’univers - à des vitesses dépassant l’entendement, quelques milliers de kilomètres par seconde ! En rencontrant le gaz de la nébuleuse environnante – le berceau de l’étoile – elle crée tout autour d’elle une onde de choc terrible, un front déjà surchauffé que vient en plus illuminer et ioniser le rayonnement intense de l’étoile, qui s’éloigne peu à peu de l’étoile comme une bulle gigantesque. Comme beaucoup de monstres, cette étoile est destinée à une mort violente et tragique : quand elle aura brûlé tout ce qu’elle pourra, elle n’aura plus la force de retenir la matière de son noyau de s’effondrer sous l’effet de la gravité. Alors elle implosera puis explosera d’un coup en une supernova, l’évènement le plus puissant de l’univers après les quasars. A droite, on a une petite bulle « récente » en termes de temps sidéraux, nommée « Nébuleuse de la bulle » (NGC 7635) tout simplement. Son diamètre est de 10 années lumières, ce qui est énorme - à titre de comparaison la zone d’influence d’une étoile plus classique, comme le soleil, ne dépasse pas 12 heures lumières… A gauche, on a un phénomène qu’on pense similaire mais dont on voit des conséquences plus éloignées dans le temps (quelques millions d’années de plus), avec des gaz formant encore des sortes de fronts arrondis autour de l’étoile, probablement des résidus d’une bulle similaire à celle de droite - elle est surnommée « nébuleuse de la Pince de Homard » (Sh2-157), ce qui est assez bien vu ! Dans les deux cas, l’étoile-monstre n’en n’occupe pas le centre, mais elle est proche d’une de ses « parois » bleuté : en effet le milieu rencontré dans une direction par la matière expulsée est plus dense que de l’autre côté, ce qui en ralentit la progression et déforme donc la bulle. (EDIT: photométrie des étoiles corrigées) EXIFS: Prises sur les 5 rares nuits ou demi-nuits qu'on a eu cet automne, dans des conditions souvent pas terribles... Environs 14h de pose: 8h5 Ha, 3h30 Oiii, 2h15 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii) + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4 Il n'y a sans doute pas assez d'Oiii, il faudra que je complète un minimum - si la météo m'en laisse le loisir...
    4 points
  46. Merci à tous pour ces développements intéressants. BlurXterminator est un excellent logiciel. Simplement, je ne maîtrise pas encore totalement le traitement... Mon amie Mary Bonell de Nantes a repris quelques unes de mes photos récentes et a refait le traitement complet en partant de la brute d'empilement. Voila ce que cela donne pour la nébuleuse de l'Iris : Nébuleuse de l'Iris (NGC7023) traitement par moi : Nébuleuse de l'Iris, traitement par Mary : Il me semble que c'est probant. Qu'en pensez vous les amis ?
    4 points
  47. Bonjour Le Canon R6 mark II (ou son petit frère le R6 mk I) est un digne successeur du Canon EOS 6D. Je vais développer plus en détail ce boitier (ce message sera donc modifié au fur et à mesure de mon travail dessus). Boitier Le Canon R6 mk II est de type hybride, aussi appelé "mirror-less", donc sans miroir. Sa monture RF offre un diamètre de 54 mm, identique au diamètre de la monture EF qui équipait les réflex numériques de la marque. Le boitier nu pèse 670 g. Distance optique La distance optique est la distance entre le plan du capteur et la platine de montage des objectifs. Comme il n'y a plus de miroir dans les hybrides, celle ci a été réduite à 20 mm (contre 44 mm dans les reflex EF et EF-S). Il faut donc une bague spéciale, vendue 110€ pour adapter les objectifs EF à la monture RF. Je parle plus loin de ces bagues. Capteur Le capteur CMOS est de type "Dual Pixels" propre à Canon, et n'est ni empilé (stacké) ni éclairé par l'arrière (BSI). Sur le papier, Canon indique un capteur d'environ 24,2 MPixels, mais qui produit des images de 6000x4000 pixels : Je ne sais pas comment ils apprennent les multiplications au Japon, car même après avoir bu une bouteille de saké, trempé ma calculatrice dans de la sauce soja, et posé l'opération avec des baguettes, 6000x4000 donne exactement 24 MPix. Bref, c'est un capteur de 24,0 MPix, offrant des images de 6000x4000 pixels, chaque photosite faisant 5,98 µm de côté. La technologie "Dual Pixels" est propre à Canon. Chaque pixel est séparé en 2, ce qui permet de faire une analyse spéciale pour assurer la mise au point quelque soit l'endroit sur le capteur. Ce n'est pas si inutile que ça en astrophoto car la très bonne sensibilité du capteur lui permet d'assurer comme un grand une bonne mise au point la nuit sur les étoiles. A priori, plus besoin de Bahtinov avec un objectif AF. Par contre inutile de sauvegarder les informations Dual-Pixel dans les RAW, ça ne sert à rien en astrophoto, ça dégrade légèrement les photos (un peu plus de bruit) et ça double la taille des fichiers. Alimentation et autonomie Les batteries LP-E6NH sont du même format que celles qui équipaient pas mal de boitiers reflex de la marque (par exemple le 6D). Le boitier est compatible avec toutes les batteries LP-E6*. Le processeur Digic X qui équipe le R6 mk II est très rapide. Même si c'est le même qui équipe le R6 mk I, il a été optimisé pour consommer moins. L'autonomie CIPA (calcul très conservatif, avec batterie LPE6NH neuve) donne une autonomie de l'ordre de 450/760 photos contre 380/510 avec le R6 mk I (le premier chiffre est avec l'utilisation du viseur électronique, le second avec l'utilisation de l'écran LCD, en mode économie d'énergie). En pratique, on peut aller bien plus loin avant d'épuiser la batterie. On peut aussi l'alimenter directement via un powerbank avec mode "PD Power Delivery" sur la prise USB-C. Plus besoin de fausse batterie. Quand l'appareil photo est éteint, ça permet aussi de charger la batterie dans le boitier (uniquement les LP-E6NH, pas les LP-E6 ni les LP-E6N). C'est donc pratique quand on se déplace dans un endroit sans électricité car un Powerbank de 28000 mAh permet plusieurs charges et évite de trimbaler plein de batteries... à 110€ la batterie, ça fait des belles économies ! Fonctionnalités intéressantes Intervallomètre La série EOS R de Canon, dont le R6 mk II fait partie, dispose (enfin) d'un intervallomètre interne. Mais celui-ci est limité à 99 photos; c'est peu pour un timelapse, (ou un nombre infini) et ne permet pas les photos en mode Bulb, donc on est limité à des poses de 30 s en mode M. L'alternative est d'utiliser un intervallomètre externe. Ca ne coûte pas cher mais ça ajoute un truc supplémentaire à transporter, avec des fils en plus et des batteries à gérer, d'où risque d'oubli et de panne supplémentaire. Mode Bulb Ce mode n'est pas une nouveauté. Ce qui est nouveau sur la série R c'est qu'on peut maintenant saisir la durée de la pose Bulb depuis le boitier. Malheureusement cette fonction ne marche que pour une seule pose et n'est pas associable à l'intervallomètre interne. Notez que cette fonction était déjà présente sur des boitiers reflex récents comme les 80/90D, 6/7D mk II, 5D mk IV, 5DS/R... Quand la photo est prise, un compte à rebours s'affiche sur l'écran. Il est très lumineux et ne pouvait apparemment pas s'éteindre sur le R6 mark I. C'est dommage de voir cette info, car non seulement ça éclaire inutilement la zone (si vous voulez être discret, c'est raté), mais en plus ça consomme de la batterie pour rien. Canon dit avoir corrigé le problème sur le R6 mark II, car l'affichage s'éteint quand on appuie sur la touche "Info". C'est vrai. Mais si on reprend une autre pose Bulb dans la foulée, le compte à rebours se réaffiche à nouveau. On peut aussi replier l'écran mais dans ce cas c'est dans le viseur (!!!) que le compte à rebour s'affiche, et le viseur consomme encore plus que l'écran. Il s'éteint là encore quand on appuie sur Info. Il faut donc appuyer à chaque fois sur la touche Info pour l'éteindre... bref ça sert à rien ! La solution sera donc de régler l'écran sur la plus faible luminosité et une fois la séquence de poses longues lancée, de cacher l'écran avec une petite pochette en tissus, bien occultante. Antiflicker La série EOS R de Canon permet d'activer un système qui analyse le scintillement de la lumière et déclenche la photo au bon moment. C'est très pratique pour faire les flats et éviter les bandes sombres quand le temps de pose est assez court. L'activation de ce mode n'a aucune conséquence sur la qualité des photos. Il désactive cependant l'utilisation de la prise de vue en obturateur électronique, mais comme ce mode fait énormément grimper le bruit, il est préférable de s'en passer. Choses à demander à Canon Si on est nombreux à le demander, peut-être Canon décidera d'incorporer dans une évolution du firmware ? - ajouter le mode Bulb à l'intervallomètre, - possibilité d'éteindre complétement le compte à rebours de l'écran et du viseur pendant une série de poses Bulb, - augmenter le nombre de prises de vues successives de l'intervallomètre (999 voire 9999 au lieu de 99) La page Contact de Canon est ici : https://www.canon.fr/support/consumer_products/contact_support/ Tarif Le Canon R6 mark II est vendu à 2900€, ce sur quoi il est généralement utile d'ajouter 110€ pour la bague d'adaptation EF-RF afin de pouvoir utiliser les objectifs EF (deux autres bagues sont disponibles dont une qui permet l'insertion de filtre, j'en parle dans un post plus loin). Face à la concurrence, le R6 mk II est le plus cher, mais c'est aussi le plus récent. C'est le grand frère du Canon R6. Le R6 a 20 MPix avec des pixels de 6.56 µm. Ses concurrents directs sont les Nikon Z6 mk I et II, et le Sony A7C de 24.3 MPix (Nikon) et 24 MPix (Sony) avec des pixels de 5.94 µm. Voici les prix de lancement (on peut trouver moins cher maintenant sur certains sites) des hybrides 20-24 MPix du marché : - R6 mk I : 2700 € (en 2020) => 2950 € en tenant compte de l'inflation, vendu neuf en ce moment dans les 2300 € - R6 mk II : 2900 € (en 2023) - Z6 mk I : 2300 € (en 2018) => 2600 € en tenant compte de l'inflation, vendu d'occasion dans les 1500 € en ce moment - Z6 mk II : 2200 € (en 2020) => 2400 € en tenant compte de l'inflation, vendu neuf dans les 2350€ en ce moment - A7C : 2100 € (en 2020) => 2300 en tenant compte de l'inflation, vendu neuf en ce moment à 1850€ Vous me direz qu'il y a aussi les Panasonic Lumix S1, S1H, S5, S5K, les Sony A7 I, II et III, A9, I et II, Nikon Z5... et j'en oublie certainement, mais je ne peux pas parler de tout le monde ! Le A7C a une résolution similaire au R6 mk II (24 MPix) et est vendu 1000 € moins cher. C'est le bas de gamme des Sony hybrides plein format (C comme "cheap" ?). Il présente des performances en basse lumière un chouia meilleures, c'est donc un sérieux concurrent au R6 mk II (ou au R6). Mais son autonomie est largement inférieure et l'ergonomie de l'interface Sony jugée très complexe par la plupart des utilisateurs, sans compter le traitement destructeur que Sony applique sur les RAW dans les poses longues (le fameux Star Eater). Il n'est pas "cheap" pour rien ! Si vous commencez la photo, le A7C sera probablement le meilleur choix grâce à l'économie réalisée, à moins que d'autres fonctions des R6/Z6 I ou II ne soient vraiment utiles pour vous. En ce qui me concerne, j'ai une bonne collection d'objectifs et ils sont tous en monture Canon EF. Je fais aussi des photos de sport de glisse. Les fonctions du R6 sont importantes pour mes besoins donc le A7C et les Z6 étaient exclus... Réglage ISO optimal On constate sur la courbe suivante , issue du site de Bill Claff, qu'on ne gagne plus rien en basse lumière à partir de 400-1600 ISO, c'est à dire à partir du moment où la courbe est horizontale : Augmenter les ISO permet peut être de prendre des photos avec des temps de pose plus courts, mais cela a comme inconvénient de réduire la dynamique. Il est donc préférable de s'assurer de prendre des photos avec une dynamique maximale. Celle ci se trouve entre 400 ISO et 1600 ISO. On constate en regardant cette courbe, qu'il est "ISO Less" à partir de 400 ISO jusqu'à 51200 ISO car la courbe est quasi parfaitement linéaire sur cet intervalle. Le traitement du bruit opéré par le processeur interne pour les photos de moins de 1600 ISO est imperceptible sur les images. On est loin des dégâts causés par le Star Eater qui pénalise les capteurs des hybrides Sony. Dynamique Le R6 mk II est sur la courbe rouge pointillée. A 400 ISO, la dynamique est de 13,5 bits. Elle passe à 12,75 bits à 800 ISO, puis 11,75 bits à 1600 ISO. Ensuite on perd logiquement à peu près 1 bit à chaque fois qu'on double les ISO. Données issues du site de Bill Claff. Le R6 mk II offre la même dynamique que les Nikon à partir de 800 ISO. Le R6 est en dessous, le A7C est meilleur dès 640 ISO. Curieusement, les R6 I et II offrent une excellente dynamique à 400 ISO, largement meilleure que tous les concurrents, par contre leur dynamique à 200 ISO est moins bonne qu'à 100 et 400 ISO. Il est clair que le R6 et le R6 II ne sont pas à utiliser à 200 ISO ! Voici 9 poses de 0,8 secondes faites sur trépied, sans suivi, avec mise au point automatique via l'AF de l'appareil photo, refaite pour chaque photo, qui n'a aucune difficulté à trouver des étoiles. Chaque vignette est un crop de 400x400 pixels sur une image de 6000x4000. J'ai corrigé l'exposition ensuite sous Photoshop pour qu'elles soient toutes équivalentes à la pose prise à 12800 ISO, d'où l'apparence très bruitée, aspect nécessaire pour mettre en évidence le caractère "ISO indépendant" du capteur et l'impact sur la dynamique. Les images sont donc volontairement bruitées au delà de ce qu'on tolère en astrophoto (n'oubliez pas qu'il s'agit de poses de "seulement" 0,8 secondes !). Les légers filés viennent du fait que j'avais oublié de retirer la stabilisation alors que l'appareil était sur un trépied... il faudra que je refasse les images, quand la météo sera meilleure ! Focale 200 mm f/2.8, pose de 0,8 s à 400...102400 ISO, obturateur mécanique, avec Dual Pixels RAWs. Développées avec Photoshop, balance des blancs sur Tungstène, et prise en compte des corrections de l'objectif + ajustement de l'exposition. Le bruit n'évolue pas de façon flagrante d'une pose à l'autre. On voit un bruit chromatique plus marqué sur la pose de 400 et un peu sur celle de 800 ISO, mais il est difficile de voir une grosse différence entre les autres. Cela montre bien le caractère "ISO-less" du capteur au delà de 400-800 ISO. Par contre ce dont on se rend compte c'est que la zone centrale de la nébuleuse est de moins en moins résolue à partir de 12800 ISO. Elle devient même complétement illisible sur la pose à 102400 ISO. C'est la perte de dynamique qui est responsable de cet effet.
    3 points
  48. Bonsoir à tous, Après deux nuits à shooter le crabe je vous présente mon résultat Il y a une heure et demi de signal gardé sur 2h30. Poses de 600ms en L, 1sec en RVB J'ai essayé de faire la couche luminance avec filtre IR cut ce coup ci mais je ne vois pas de grands changements. Il me reste encore un problème à résoudre par contre. Je ne comprends pas pourquoi le retrait des darks sur les couches RVB m'enlève tout le signal plutôt que de l'améliorer... La photo présentée est donc sans le retrait des darks.😬 Cette cible est assez géniale pour les poses courtes😁 Je dois dire que les photos /animation du pulsar réalisés par Exaxe m'ont bien motivées à faire cette photo N'hésitez pas pour les conseils, Johan.
    3 points
  49. Rase motte au dessus du chaudron solaire avec tornades, bouillonnement et éjections , un spectacle magnifique en double stack avec un contraste et un relief saisissant . Lunette 150 mm apo F/D 8 double stack étalon Fabry Perot PST et camera Apollo IMX 429
    3 points
  50. Il me paraît normal de venir vous faire un rapide compte-rendu de la petite séance qui s'est donc déroulée mardi après midi. Classe de 23 enfants, CE1/CE2, dans une petite école de province "profonde" (centre Bretagne). Le WE précédent, j'avais requis les services de mon petit fils (7 ans) afin de lui faire réaliser une espèce de poster (4 feuilles A3 scotchées entre elles) sur lequel il a dessiné, sous mon contrôle, le Soleil et les huit planètes majeures, en respectant peu ou prou les rapports de dimensions. L'idée était bien sûr de faire prendre conscience de la taille immense du Soleil par rapport aux planètes, ainsi que les dimensions respectives de ces dernières comparées entre elles. Les contours étaient parfois approximatifs, mais c'était très présentable, et je tenais absolument que ce soit lui qui le fasse. Il en était évidemment très fier, d'autant qu'il a ensuite inscrit les noms de tous les objets. Nous avons placé ce poster au tableau et il a servi tout au long de la démonstration. Il le conservera en souvenir. J'avais également préparé quelques images glanées sur internet pour chacun des astres présentés, que la maîtresse (charmante et intéressée) a pu projeter au fur et à mesure que nous abordions chaque objet. J'ai tenté de leur représenter les dimensions du système solaire (j'avais préparé des comparaisons susceptibles de leur parler, en relation avec des lieux proches qu'ils connaissent bien) mais ce fut là la principale limite de l'exercice car à cet âge ils ont trop peu de notion des mesures et distances. Mais j'espère néanmoins qu'il en restera quelque chose. Les enfants ont beaucoup participé, parfois très à propos, parfois évidemment de manière beaucoup plus naîve mais toujours charmante. certains avaient déjà des notions intéressantes. Et quelque fois avec beaucoup de poésie : je me souviendrai longtemps de cette petite fille qui m'a demandé si l'on pouvait "attraper une étoile". Séance d'une heure, beaucoup trop courte à mes yeux, mais suffisante pour ces jeunes enfants qui sont cependant demeurés très attentifs et parfaitement sages. Le sujet, c'est certain, les passionne. J'avais emmené un télescope (mon VIXEN VMC 200 sur VIXEN GP) et ils ont été très impressionnés par la vue du miroir principal. J'ai beaucoup insisté sur l'aspect esthétique de la découverte du ciel, sur la beauté des objets observables (SATURNE, comme toujours, a fait l'unanimité) et pris le soin de leur montrer quelques photos que j'avais moi-même réalisées afin qu'ils prennent conscience de ce qui est observable par un simple amateur (la maîtresse a été impressionnée car manifestement elle pensait qu'avec un matériel amateur on ne voyait quasiment rien). J'ai bien entendu terminé en leur prodiguant quelques conseils pour, le soir venu, repérer JUPITER et, peut-être pour les plus habiles, MARS. Un très chouette moment. Pour eux j'espère et je le crois ; pour moi c'est certain ! J'ai laissé en cadeau un poster sympa du système solaire à placer au mur de la classe, réalisé pour des enfants de leur âge, que j'avais trouvé chez L'ASTRONOME.
    3 points
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