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  1. 6 points
    Observer 50 galaxies avec de simples jumelles 10x50: voici l'objet de ce petit guide d'observation. C'est un petit objectif que j'ai fini par me fixer à force de traquer de petites taches, me demandant combien de galaxies étaient visibles avec une petite paire de jumelles et ne trouvant la réponse nulle part. Il m'a fallu plusieurs mois pour parvenir à atteindre cet objectif depuis le fond de mon jardin, continuant en parallèle d'autres observations plus classiques avec télescope et lunettes. Et cette quête n'est pas terminée, j'ai le sentiment que l'on peut aller encore plus loin. Les cibles sont présentées en trois chapitres suivant leur niveau de difficulté purement subjectif: Facile, Moyen ou Difficile, sauf lorsque la commodité veut qu'elles soient regroupées comme pour les satellites de M31 ou le Trio du Lion. Un mot sur les conditions d'observation: elles ont toutes été réalisées depuis mon jardin, France, 43,8° de latitude Nord, dans un ciel de petite ville, parfois peu transparent mais toujours sans Lune. Je ne voulais pas que ces observations soient trop élitistes, mais accessibles au plus grand nombre. Quelles sont les cibles que vous pouvez voir? Je me garderai bien de le dire, vous seul détenez la réponse, il faut pointer et essayer! Un petit mot sur la technique: les jumelles sont fixées sur un trépied photo la plupart du temps mais pas que, il y a aussi eu des observations à main levée où le balayage est parfois d'un grand secours, bien sûr l'usage de la vision indirecte est nécessaire la plupart du temps. Je reprend l'échelle utilisée par les extrémistes du ciel profond: VD pour Vision Directe et VI pour Vision Indirecte, avec un indice de difficulté de 1 (facile) à 5. Même si vous n'avez pas de jumelles j'espère que ce guide pourra vous être utile, je crois qu'il constitue aussi un bon début pour attaquer les galaxies avec n'importe quel instrument dans la mesure où celles présentées ici sont les plus brillantes du ciel boréal, et donc en particulier dans les cieux plus affecté par cette satanée pollution lumineuse. Bonne lecture et bon voyage. Niveau de difficulté: Facile Ces galaxies devraient se révéler sans trop de difficulté dans vos jumelles, et sont un passage obligé avant d'envisager d'aller plus loin! M31 Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 3,4 Taille apparente: 191x62' La plus brillante et la plus grande des galaxies, immense classique aux jumelles. Sans aucun doute la plus facile de toutes, presque hors catégorie. Déjà visible à l'oeil nu même dans des conditions imparfaites, c'est d'ailleurs un bon repère pour évaluer la qualité du ciel. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Elle sied à merveille aux jumelles qui l'accueillent dans son intégralité. Même si elle demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante, M110 et M32 sont visibles, plus difficilement suivant les conditions. M110 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 21,9x11' Galaxie satellite d'Andromède et dernier objet du catalogue Messier, elle est dans de bonnes conditions aisément visible dès le premier niveau de vision indirecte -VI1- , largement séparée de M31 par une bande de ciel bien sombre. Elle même assez large, avec un centre plus brillant et un halo assez étendu en VI. Si elle ne naviguait pas en compagnie de la plus grande galaxie du ciel, elle aurait pu être à elle seule une galaxie majeure. M32 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 8,7x6,5' L'autre compagnon d'Andromède propose une variante bien différente de M110. Beaucoup plus proche du noyau de M31, elle arbore en VD1 un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En VI1 elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de mV 9,2. Elle reste cependant largement noyée dans l'immense halo de M31, sans quoi elle aussi aurait pu être individuellement une galaxie remarquable. M81 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9 Taille apparente: 26,9x14,1' Il est difficile de placer une galaxie en "deuxième" position derrière M31, tant cette dernière est hors-norme. Toutefois, parmi les prétendantes aux rang de cibles les plus faciles, M81 constitue un choix de premier ordre. Pour illustrer la différence visuelle avec la géante Andromède, considérez que M81 derrière une paire de 10x50 a sensiblement le même aspect que M31 à l'oeil nu! Différence à relativiser de part son éloignement bien plus important, à 12 millions d'années lumière. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose également un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte et s'ovalisant. M82 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x4,3' La compagne de M81 sans laquelle ce duo n'existerait pas offre une toute autre vision. Elle aussi visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet de l'identifier aisément. Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant M81. Ce couple peut être agrémenté d'un troisième membre bien plus difficile, la fugace NGC 3077. NGC 3077 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,5' Ce membre du Groupe M81 demandera un très bon ciel pour être détecté faiblement, en VI3 sous la forme d'une petite nébulosité ronde et compacte très proche de l'étoile brillante servant de jalon. D'ailleurs la proximité de cette étoile joue sûrement un rôle majeur dans la possibilité de la localiser, en pointant là où la galaxie doit apparaître pendant que la vision périphérique balaye la zone. Ce phénomène a été vérifié sur d'autres galaxies comme NGC 4494 ou NGC 3184, tandis que d'autres comme NGC 2768 de même calibre mais sans étoile proche sont restées invisibles, perdues dans un champ désespérément vide. Ce n'est donc pas le cas ici puisque M81, M82 et NGC 3077 entrent aisément dans un joli champ ponctué d'étoiles brillantes, le challenge reste d'attraper les trois simultanément! M51 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x6,9' Une autre célébrité galactique aisément visible aux jumelles même dans des conditions moyennes. Pas question ici de bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de la compagne de M51. NGC 5195 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,8x4,6' La petite galaxie en train de se faire dévorer par la géante M51: c'est elle. Un tout petit noyau plus brillant se démarque en VI2 devant le fameux halo en forme de poire qui baigne le couple, offrant une vision toute en retenue et en subtilité du drame qui se noue à 8 mégaparsecs de notre monde... M33 Constellation: Triangle Magnitude visuelle: 5,7 Taille apparente: 70,8x41,7' J'ai pris le parti de la classer parmi les galaxies "faciles", pour autant il ne faut pas se laisser abuser par sa taille immense -la deuxième plus grande après M31- et sa magnitude visuelle élevée. C'est sa magnitude surfacique particulièrement faible de 14,2 qui pondère sa facilité, et pouvant la faire basculer dans la catégorie "difficile" voire impossible dès que la transparence ou la noirceur du ciel ne sont pas de premier ordre. En revanche dans de bonnes conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu, qui convient parfaitement aux jumelles. Ce halo prend même ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Dans d'excellentes conditions, M33 peut être observée à l'oeil nu en vision indirecte! M101 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9 Taille apparente: 28,8x26,9' Une galaxie qui propose sensiblement la même problématique que M33: un magnitude visuelle élevée pouvant la faire paraître facile, mais une grande taille et une magnitude surfacique très faible -14,8- pouvant la faire disparaître dès que le ciel est moins bon. Dans de bonnes conditions, la vision directe de ce large halo parfaitement rond et d'une brillance uniforme est gratifiante. Toutefois si la galaxie n'apparaît pas spontanément dans le champ en balayant la zone, mieux vaut ne pas insister dans le cadre d'une première observation tant son aspect est déroutant et peut la faire passer totalement inaperçue, telle une petite M33 des mauvais soirs. M106 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 18,6x7,2' A mon sens une des galaxies les plus faciles et intéressantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, elle saute aux yeux sans se faire désirer. Le noyau brillant est entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible dès la VI1, la galaxie étant vue de profil. L'ensemble présente une taille respectable et une vision aussi plaisante que facile, celle d'une grande galaxie flottant sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles. M63 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 12,6x7,2' Encore une observation galactique facile et gratifiante, à mi-chemin entre Cor Caroli et M51. Une autre galaxie un peu isolée, qui se détache immédiatement en vision directe et propose un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Notez la petite étoile faible de mV 9,3 proche du bord N-E de la galaxie qui ré-hausse le tableau. M64 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 10x5,4' La galaxie de "l'oeil noir" ne révèlera pas son trait caractéristique mais propose une observation très facile, dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes l'encadrant. Facile à localiser entre la pointe de l'amas de Coma et l'étoile Alpha COM, elle se retrouve un peu isolée dans une zone du ciel où les cibles galactiques se bousculent. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que le premier niveau de vision indirecte suggère un faible halo. M49 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 10x8' Très facile à localiser dans une zone qui foisonne de nébulosités, située au milieu d'un segment de deux étoiles de magnitude 6. Par chance c'est aussi l'une des plus faciles du secteur, puisque la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M60 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8 Taille apparente: 7,4x6' Autre prétendante au titre de galaxie la plus facile de la Vierge avec M49, à vous de trancher! Vision directe facile pour cette galaxie plus compacte d'une brillance uniforme. Sans étoile brillante pour l'encadrer contrairement à M49, par contre il est très possible qu'en usant de la vision indirecte pour essayer d'élargir ce halo diffus vous attrapiez quelques tachouilles dans les parages! M59 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,4x3,7' 1 degré à l'Ouest de la brillante M60, elle se fait plus discrète, vue en VI1 d'aspect quasi-stellaire. M58 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,9x4,7' En poussant encore un peu plus à l'Ouest du couple M60-M59 on peut trouver cette discrète galaxie, peu d'intérêt visuel, vue en VI3 à VI2 en balayage. M66 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 9,1x4,2' Membre du fameux "Trio du Lion" le plus évident et qui devrait donc se révéler en premier. Le groupe est facile à localiser, à mi-chemin entre Theta LEO (Chertan) et Iota LEO, regroupé autour d'une étoile de 7e grandeur. Facile en vision directe, M66 propose un aspect diffus d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en VI1, s'étirant sur un axe N-S. Cette même vision indirecte devrait permettre de révéler sa plus proche compagne. M65 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 10x3' Deuxième membre le plus brillant du Trio, M65 se trouve plus proche de la petite étoile de mV 7, semblant pointer vers celle-ci. C'est en VI2 qu'elle devient évidente, plus discrète que M66 donc, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, un peu comme si elle était l'ombre de cette dernière. NGC 3628 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 15x3' Le troisième membre qui fait de l'ensemble un Trio se fait encore plus discret, malgré une magnitude à peine plus faible que celle de M65. La vision indirecte voire la méthode du balayage sont de rigueur pour la percevoir, ce qui est fait en VI3. Elle montre alors un pâle halo uniforme un peu allongé dans un rapport de 1/2 et perpendiculaire aux deux autres Messiers brillantes en-dessous. Ce n'est donc qu'une petite partie du bulbe central qui est vue ici, alors qu'une photographie révèle un tout autre aspect puisque c'est en fait la plus étendue du groupe. Une fois chacun des membres observé attentivement individuellement, il devient plus facile d'embrasser les trois dans une vision d'ensemble, en fixant par exemple la petite étoile de mV 7 au centre du groupe, c'est là tout l'intérêt d'observer ce Trio en très grand champ. NGC 2403 Constellation: Girafe Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 21,9x12,3' Il est de notoriété publique que nombre de galaxies absentes du catalogue Messier ont tout d'une grande. C'est sans aucun doute le cas de cette belle galaxie de la Girafe, loin des sentiers battus et qui gagne pourtant à être connue, en particulier aux jumelles. Comme sa position ne le laisse pas deviner, elle est membre du groupe de M81 et donc proche de nous à seulement 8 millions d'années lumière. Vue facilement et immédiatement en vision directe, étendue et allongée dans un rapport 1/3. Le centre est un peu plus brillant. Elle s'inscrit dans un fort joli champ d'étoiles brillantes qui l'encadrent. N'hésitez pas à faire le détour dans ce coin du ciel juste pour elle! Niveau de difficulté: Moyen On entre là dans la catégorie des galaxies qui se révèleront plus ou moins difficilement, le succès n'est pas garanti suivant les conditions. Un ciel suffisamment noir et une transparence correcte seront nécessaires. Voire les 7 étoiles de la Petite Ourse en vision indirecte me paraît le strict minimum pour s'aventurer ici! M94 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2 Taille apparente: 11,2x9,1' Sa magnitude visuelle pourrait laisser penser qu'elle mérite sa place dans la catégorie "facile", pourtant derrière une paire de jumelles elle n'est pas si évidente à identifier à cause de son aspect. Semblant facile à localiser entre Cor Caroli et Chara, il y a peu d'étoiles repères proches, le fond du ciel est bien clairsemé par ici et M94 peut très bien passer inaperçue à première vue. La faute à un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe. Il faut user de la vision indirecte pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, donnant à l'ensemble une forme ronde -la galaxie est vue de face- et compacte comme une étoile empâtée. M104 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8 Taille apparente: 8,7x3,5' Si elle n'était pas si basse dans le ciel elle aurait sans doute sa place dans le top 10. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la "galaxie du Sombrero" se voit largement atténué, bien que laissant percevoir relativement facilement en VI1 un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe E-O, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Pour se consoler, notez les deux jolis astérismes Stargate et Jaws qui l'accompagnent pour former un champ remarquable. NGC 3115 Constellation: Sextant Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 7,2x2,5' Une autre victime d'une position trop basse. Elle reste visible relativement facilement, en VI2 avec un coeur plus brillant d'aspect stellaire, et plus difficilement un début d'allongement du halo dans un axe NE-SO. NGC 2841 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 8,1x3,5' Un autre exemple typique d'une galaxie absente du catalogue Messier et pourtant plus brillante que certaines de la même constellation, et donc à ce titre visible plus facilement aux jumelles. Qui plus est facile à localiser dans la "patte avant" de l'Ourse. Vue en VI2, faible mais uniforme et allongée dans un rapport 1/2 à 1/3, contre une étoile proche à l'E et un peu au-dessus de mV 8,5. En utilisant la méthode du balayage elle est vue plus facilement en VI1. M85 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 7,1x5,5' Facile à localiser au milieu du segment reliant 24 COM -jolie double serrée possible à séparer aux jumelles par ailleurs- et 11 COM. Vue immédiatement en VD2 à VI1, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe NE-SO, uniformément diffuse. Vue par la suite en VD1, assez facile. M88 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,9x3,7' Vers la limite Sud de la constellation de Coma Berenices, là où les nébulosité galactiques se confondent avec celles de la Vierge. Vue en VI1, allongée rapport 1/3 à 1/4 sur un axe N-S, repérage et identification facilité par une étoile de 7e magnitude 1 degré à l'Ouest. NGC 4725 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,7x7,6' Avant de se lancer sur les difficiles NGC 4494 et 4565, abordées plus loin, il est plus sage de tenter NGC 4725, la plus à l'Est sur une même ligne que les deux précédentes. Plus facile des trois, vue immédiatement en VI1. Ovale, rapport 1/2, diffuse et uniforme. M96 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 7,6x5,2' Galaxie la plus brillante du "Groupe M96", sous le ventre du fauve. Plus difficile à pointer, moins d'étoiles repères dans ce secteur. Elle est vue en VI1, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. Une fois centré sur elle, trois autres membres accessibles aux jumelles pourront être localisés selon la qualité du ciel. M95 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 7,4x5' Un peu plus d'un degré à l'Est de M96, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord en VI3 en balayage, puis en VI2 fixe. Semble s'allonger? Etoile faible de mV 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. M105 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 5,4x4,8' Un gros degré au NE du couple M96-M95 peut être trouvé un autre membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord en VI3, faible et petite, elle est vue ensuite en VI2 puis VI1 en balayage, s'élargissant un peu. Dans de très bonnes conditions, il devient possible de discerner une petite galaxie très proche de M105. NGC 3384 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,5x2,5' Très proche au N-E de M105, à peine séparée de cette dernière et encore plus petite et plus faible. Vue en VI4 et en balayage, une cible très difficile donc qui se laisse désirer, mais la vision de se couple serré est intéressante. NGC 2903 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 12,6x6' Proche de la tête du Lion et très facile à localiser, cette galaxie est plus aisément observable que nombre de galaxies du catalogue Messier. Vue facilement en VD2 à VI1, déjà observée à main levée dans un ciel moyen. D'une brillance uniforme. De meilleures conditions devraient laisser deviner son orientation NE-SO. NGC 3521 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 11x5,1' Galaxie la plus australe du Lion visible aux jumelles, si elle n'était pas si basse elle supplanterait sûrement beaucoup de Messiers de cette constellation. Vue immédiatement en VI1 à VD2. Noyau brillant, et halo allongé sur un axe SE-NO et dans un rapport 1/3. Elle est plus facile que les galaxies du groupe de M96. M86 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 8,9x5,8' Membre le plus facile de la fameuse "Chaîne de Markarian". En fait de chaîne aux jumelles l'histoire se résume à une paire de nébulosités dont M86 est la plus évidente. Vue facilement en VI1, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible l'autre membre de la Chaîne accessible aux jumelles. M84 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 6,5x5,6' Très proche de M86 mais sensiblement plus difficile, ne s'est révélée qu'en VI3 et en balayage. Lorsque c'est chose faite la vision de ce couple d'aspect semblable, rondes et diffuses, est intéressante. M87 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 8,3x6,6' Plus isolée au sud du couple M86-M84 tout en étant relativement plus facile que M86 bien que moins étendue. Vue facilement en VI1. Ronde et uniforme. Ces trois dernières peuvent être observées simultanément à grand renfort de vision périphérique. M61 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 7,2x4,7' Facile à localiser à mi-chemin entre 16 VIR et 17 VIR. Vue en VI2 à VI3, diffuse et uniforme, ronde, à l'Est d'une étoile de mV 8. Niveau de difficulté : Difficile Bienvenue dans le monde de l'infime nébulosité, à l'extrémité des capacités des 10x50. Ici la vision décalée est de rigueur, la balayage souvent utilisé et les visions souvent peu gratifiantes, hormis la satisfaction de détecter des cibles très difficiles. La qualité du ciel est primordiale, voire les 7 étoiles de la Petite Ourse nettement en vision directe me semble le strict minimum pour s'y aventurer. M109 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,6x4,7' Très facile à localiser juste en-dessous de Phecda. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées à son S-E. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son S-E en VI3 trahissant la présence de cette timide galaxie. M108 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10 Taille apparente: 8,7x2,2' Une autre membre du catalogue Messier très délicate malgré un pointage facile depuis Merak. Vue en VI4, montrant malgré tout un allongement sensible pointant grossièrement vers Beta UMA dans un rapport de 1/3. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7e magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à M108. NGC 3184 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,4x6,9' Moins difficile que d'autres galaxies Messier de la Grande Ourse, NGC 3184 aurait pu sombrer dans l'anonymat si elle ne s'était pas trouvée dans un champ remarquable aux jumelles avec les brillantes Tania et dans une configuration proche d'une étoile de 6e magnitude la rendant aisée à localiser. Vue en VI2, relativement large, ronde et diffuse. NGC 2683 Constellation: Lynx Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 9,3x2,2' La galaxie la plus brillante du Lynx est à l'image de la constellation qui l'héberge: discrète. Pourtant le champ est remarquable avec les brillantes Sigma LYN. Son repérage est facilité par la présence de deux étoiles de mV 6 et 7, NGC 2683 formant un triangle rectangle avec ces dernières. Vue en VI3 et en balayage, attention à ne pas la confondre avec un petit groupe d'étoiles faibles de magnitudes 9 à 10 juste à l'Est. NGC 4125 Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,8x3,2' Le seule représentante du Dragon dans cette liste m'a pris un peu au dépourvu en se révélant plus facile qu'escompté, surgissant immédiatement en VI2 à VI1 en balayage -très bonnes conditions lors de l'observation. Très diffuse et un peu allongée, rapport 1/3. Une faible étoile de mV 10 très serrée est vue en sur-impression en VI3, une autre de mV 9,2 à 13' à l'E est utile au repérage. La distance de cette galaxie est à confirmer, mais les 71,8 millions d'années lumière annoncés selon les sources en font potentiellement l'objet le plus lointain observé avec mes 10x50. La lumière en serait ainsi partie tandis que des dinosaures broutaient dans mon jardin… Si elle se dérobe consolez vous avec le champ remarquable du groupe d'étoiles autour de Kappa DRA tout en variation de luminosités et de teintes. NGC 4494 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 4,8x3,5' Proche de l'amas de Coma Melotte 111 dont la pointe 17 COM -jolie double aux jumelles- donne la direction. Elle est facile à localiser juste en-dessous d'une étoile de magintude 7,9 et se révèle en VI2 sous la forme d'une petite boule diffuse. NGC 4565 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 15,8x2,1' En prolongeant dans la direction indiquée par 17 COM et NGC 4494, la galaxie de "l'Aiguille" ne montrera que le centre de son bulbe brillant en VI2. L'allongement peut être porté jusqu'à un rapport 1/4 en VI4, elle est difficile à localiser avec l'absence de jalons. NGC 4697 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 7,2x4,7' 4 degrés au sud de Porrima et un peu à l'écart des zones plus denses en galaxies des parages, elle n'en reste pas moins au niveau de certaines Messiers. Vue en VI3 et balayage, diffuse et allongée sur un axe E-O. M90 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 9,5x4,4' Vers le centre de l'amas Virgo, un peu isolée donc difficile à identifier, d'autant que l'intérêt visuel est très limité, faible nébulosité vue difficilement en VI4 et balayage. M99 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,7' Tout au Sud de la Chevelure de Bérénice, pointage facilité par 6 COM et une étoile de 6e magnitude qui la borde au N-E, sans quoi elle aurait pu passer parfaitement inaperçue. Vue en VI3 à VI2 en forçant un peu, ronde. M74 Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,5x9,5' Bien basse, déjà intrinsèquement discrète avec sa faible magnitude surfacique -14,4-, elle est très diffuse, son halo rond est confondu avec une étoile de magnitude 6,4 à l'avant plan. M83 Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5 Taille apparente: 12,9x11,5 Très très -trop- basse sous nos latitudes métropolitaines, sans quoi elle aurait pu figurer dans le top 5! L'absorption atmosphérique fait de gros dégâts, même lors de cette observation au méridien à 20° au-dessus de l'horizon Sud. Il en reste une pâle lueur ronde et uniforme mais très étendue, vue en VI2 à VI1. ------------------------------------------- Galaxies ayant été observées mais absentes de la liste, très difficiles: M89, M91, M100. Galaxies suspectées, devant être observées à nouveau pour confirmation: M98, NGC 2768, NGC 2976, NGC 4526, NGC 1023. Echec cuisant: NGC 891 Galaxies non observées mais au programme, candidates à l'entrée au Top 50 en remplacement d'une autre en fonction de leur intérêt: NGC 6946, M102, NGC 3607, NGC 4631, NGC 4449, NGC 5005, NGC 4490, NGC 4699, NGC 4636, NGC 4753, NGC 4429, NGC 5846, NGC 247, M77, NGC 1407, NGC 7331, NGC 253, NGC 288. Ce guide est donc amené a évoluer au fil des semaines, mois ou années, j'espère pouvoir le faire vivre et pourquoi pas l'agrémenter de quelques illustrations. Et maintenant pour aller plus loin? A la volée, 100 galaxies me paraît envisageable si on ajoute le ciel astral, un spot à 4000m d'altitude, des 10x50 de compétition à 6K€ ... Large. Un mot sur les ressources utilisées: -Pocket Sky Atlas -Interstellarum Deep Sky Atlas -Les excellentes rubriques d'@Alexandre Renou : "Au méridien" dans feu Astronomie Magazine et "Balade dans le ciel" dans le génial Astrosurf Magazine -Logiciel Stellarium -Wikipedia -"Binoculars Highlights" de Gary Seronik -"Touring the Universe Through Binoculars" de Phil Harrington -"J'observe le Ciel Profond avec une lunette de 60mm ou un télescope de 115mm" (et pourquoi pas des jumelles de 50mm) de J.R Gilis -Les excellents catalogues de notre @'Bruno national que je remercie chaleureusement: Vous y trouverez les coordonnées et les magnitudes surfaciques des cibles présentes ici: http://www.astrosurf.com/bsalque/cpselect1.txt Bonnes observations à toutes et à tous.
  2. 4 points
    Bonsoir ça faisait un bail que je n'avais pas pris une image qui me satisfasse totalement, c'est désormais chose réparée Donc sans plus de blabla, M106 en 1800x4s + 80x15s en rouge, le tout au fidèle 150/750 sur NEQ5 + QHY290MM, comme d'hab quoi Il faut cliquer par contre, sinon ça ne sert à rien que je me décarcasse à traiter l'image à 0.56"/pixel EDIT : la V2 d'abord ! La première version ensuite, si il y en a qui préfèrent Oui, je sais, ça va encore me dire que mes étoiles sont coupées au hachoir, que mes sont couleurs sont chelou parce que c'est pas comme ça qu'on fait quand on est un puriste, et qu'on en voit qui font du bruit dans le fond, mais moi je m'en fous, je la trouve jolie comme ça, na. Romain
  3. 4 points
    34 poses de 300 s bin1 en L, plus les RVB pour la luminance 3x8 poses RVB de 300s bin1 pour la couleur. 10 poses de 1200s Ha bin 2 pour les jolis jets de M106 Il faudrait plus de poses mais temps pourri jusqu'à ? Il y a beaucoup de galaxies en arrière plan Edit: Une version plus claire annotée.
  4. 4 points
    Salut les gars! C'est mon premier post sur le nouveau webastro! Je pensais faire une animation de cette nebuleuse variable sur plusieurs mois mais le temps et le dysfonctionnement de ma monture ont contrecarrés mes plans! Tant pis, je resterai sur 1 mois d'intervalle, c'est à dire le 19 novembre et le 27 decembre 2017. NGC 2261 est une nebuleuse par reflexion qui entoure la jeune étoile variable R Mon (agée de 100000 ans). Les variations de lumiere de la nebuleuse proviennent non pas de l'etoile R mais des nuages de poussieres qui sont entre les deux objets, c'est un peu comme des ombres chinoises dont le jeune astre projette sur sa tente... Ces variations de luminosité sont hyper rapide comme on peut le voir sur ma petite animation.La taille de la nebuleuse fait 2 AL , les variations occupent plus de la moitiée de la nebuleuse en 1 mois. Toujours en pose rapide, avec un 300mm F4 et une camera planetaire non refroidie l'asi224mc. Traitement Siril, ajustement decoratif photoshop. 19 novembre: le 27 decembre: une petite animation en gif pour mieux voir les nuances de lumieres qui changent dans un laps de temps extrement rapide. Ce ne sont pas d'artefacts de traitement, mais bien une réalité de cet objet si particulier: Et pour finir une video montage de cette nebuleuse en 2.5D: Stephane
  5. 4 points
    Hello, enfin une embellie fin février depuis des mois sur 3 nuits de rang, miracle ! Mais pas mal de Lune, donc SHO. Bonnes conditions de seeing. 5 heures en Ha, 3 et quelques en O3 et S2, donc plus de 11 heures total (unitaires 300s) avec Aitk One. Full : https://www.astrobin.com/full/336104/0/?real=&mod=
  6. 4 points
    Bonjour Un autre sujet existe sur les jumelles 10x50 Lidl, merci de ne pas mélanger les modèles ! Pour les 10x50, c'est ici. Venons-en aux 8x60 vendues par Lidl, généralement entre 25 et 30€. Leurs caractéristiques sont les suivantes : Grossissement : x 8 Diamètre : env. 60 mm Champ de vision : env. 100 m, soit un angle de champ de l'ordre de 5.5° Mise au point de prés : à partir d'env. 15 m Verres optiques : BK-7 avec traitement Accessoires inclus : sangles de transport amovibles, sac bandoulière, chiffon de nettoyage et 4 capuchons de protection Aucune marque n'est indiquée sur la boite ou sur le mode d'emploi à part "Owim Gmbh". Il y a quelques années, on pouvait lire Bresser puis Auriol, voire Rocktrail. Owim est une filiale de Lidl. Il est évident que ces jumelles sont fabriquées en Chine. Le fabricant semble être Jinhua Top Optical Instrument Co.,Ltd dont les jumelles 8x60 ressemblent trait pour trait à celles de Lidl : Leur site est en chinois et ils ne donnent aucun détail sur les jumelles à part sur leur page chez Alibaba. On remarquera toutefois la ressemblance (fortuite ?) entre les logos de Top Optical et de Lidl : L'évolution du diamètre de la pupille de nos yeux une fois accoutumés à l'obscurité a été mesurée en fonction de l'âge. On se rend compte que l'on a les meilleures conditions d'observation jusqu'à l'âge de 25 ans environ avec un diamètre moyen de l'ordre de 7.5 mm, et qu'ensuite le diamètre se dégrade de 0.05 mm chaque année. A 50 ans on a perdu (50-25)x0.05=1.3 mm donc un diamètre de l'ordre de 7.5-1.3 ~ 6.2 mm. Un autre fabricant chinois de 8x60 qui doit utiliser une formule optique similaire annonce une pupille de sortie de 6.9 mm réelle, c'est déjà plus réaliste. Ça correspond à une lentille diaphragmée à 55 mm de diamètre. En l'absence de mesure précise, on peut donc dire que ces 8x60 sont en fait au mieux des 8x55. Passons maintenant à la réalité des choses. Choix en magasin On se retrouve face au rayon où 10 à 20 boites sont empilées dans le casier. Comment choisir LA bonne paire ? Le contrôle qualité chinois de ce genre d'article, même piloté par la "Deutsche Qualität", n'est pas au top. Il faut donc sortir la paire de jumelles de sa boite pour vérifier quelques points cruciaux. Tous les vigiles ne vous laisseront pas faire... mais qui ne tente rien. 1) Vérifiez que vous arrivez à écarter/rapprocher suffisamment les deux oculaires pour votre morphologie => si vous n'y arrivez pas, n'achetez pas ces jumelles ! 2) Vérifiez l'aspect général, la molette de mise au point, l'articulation centrale, le réglage indépendant (dioptrie) de l'oculaire droit => si ça coince, changez le jumelles 3) Dirigez les oculaires vers une zone lumineuse et regardez par les lentilles frontales à la recherche de traces, poussières et autres bouts de plastique qui pourraient trainer à l'intérieur des jumelles => si oui, changez de jumelles 4) S'il n'y a pas trop de bruit dans la boutique, secouez les jumelles et écoutez s'il n'y a pas quelque chose qui se trimbale dedans ou qui est mal fixé => si oui : changez de jumelles 5) Visez un objet lointain (au travers des fenêtres), faites correctement la mise au point pour les deux yeux : régler l'écartement à vos yeux régler d'abord l'oeil gauche (oeil droit fermé), avec la molette centrale régler l'oeil droit (oeil gauche fermé), avec la bonnette de l'oculaire droit Ensuite ouvrez les deux yeux. Si vous avez une sensation désagréable dans les yeux, si l'image est dédoublée, changez de jumelles. Puis fermez alternativement oeil droit/gauche, si l'objet visé passe de haut en bas à chaque changement d'oeil, changez de jumelles. Voilà, avec ces quelques vérifications, vous aurez sélectionné une paire correcte. Si le temps est dégagé, essayez si possible d'en acheter 2 ou 3 paires d'un coup et essayez les toutes le soir sur les étoiles, ça vous permettra de sélectionner celle qui donne la meilleure image. Lidl reprendra sans problème les autres paires de jumelles si vous n'avez pas oublié le ticket de caisse ni endommagé le matériel et l'emballage. J'ai sélectionné une paire de jumelles en boutique (la première prise était correcte). Comme il fait moche dehors, je n'en ai acheté qu'une seule paire. La fois d'avant avec les 10x50 j'en avais pris 3 et je les avais toutes rendues après test de nuit. Mes premières impressions Au déballage, la paire de jumelles est fournie avec une sacoche de rangement, une courroie et un tissus optique. Des capuchons de protection en caoutchouc recouvrent les bonnettes des oculaires et les lentilles frontales. Ils tiennent à peine et ne serviront pas à grand chose. Les bonnettes des oculaires ne sont pas rétractables, mauvais point pour les astigmates qui devront retirer leurs lunettes (ou mettre des lentilles de contact). L'observation des lumières fortes ponctuelles lointaines (spots d'éclairage du magasin) n'a pas montré de chromatisme exagéré comme sur d'autres jumelles à 2 balles, ni de reflets fantômes L'image sur les bords n'était pas significativement baveuse mais je n'ai pas pu observer sur le ciel. Elles sont lourdes : 1,2 kg mais on les a bien en main et leur centre de gravité légèrement sur l'arrière les laisse reposer sans problème sur les bords des yeux. La construction est assez bonne, le grip tient bien en main. Une vis sous un petit couvercle permet de les fixer sur un trépied. Petit test de jour Un rayon de soleil m'a permis de mesurer le diamètre efficace de ces jumelles. Ce n'est pas 60 mm, ni 55 mm mais 51 mm ! Cela fait une pupille de 6,4 mm bien plus en ligne avec la morphologie de nos yeux. Petit test de nuit Le ciel était un peu voilé mais suffisamment dégagé pour voir les étoiles. Le champ est notablement plus étroit qu'avec les 10x50 de Lidl. Mais il est net d'un bord à l'autre et ne souffre pas de chromatisme contrairement aux 10x50 dont seulement la moitié du champ est exploitable. Le champ étroit, même s'il est de meilleure qualité que les 10x50 rend les jumelles un peu plus difficiles à utiliser car on doit être plus précis pour viser la zone voulue du premier coup. Les jumelles sont aussi plus lourdes donc on fatigue plus vite. Globalement donc l'image délivrée par l'exemplaire en ma possession est très correcte. Et pour 25€ c'est une bonne affaire. Conclusion J'aime - la netteté des images sur tout le champ - Le chromatisme contenu - La prise en main - Le petit prix Je n'aime pas - Le champ trop étroit - Le poids - L'encombrement - Les bonnettes non rétractables - Les capuchons plus symboliques qu'utiles Faut il les acheter ? À vrai dire je dirais non. Elles sont lourdes, encombrantes et leur champ est étroit. Les 10x50 grossissent plus, on malgré cela un champ plus large, sont moins lourdes et moins encombrantes et si vous avez la chance de tomber sur un bon exemplaire, les 10x50 seront un bien meilleurs choix. Attention ce test n'est valable qu'avec l'exemplaire que je possède. La grande dispersion dans la qualité de ces produits chinois fait qu'on peut tout aussi bien tomber sur du bon (rare) et du mauvais (souvent) ou du très mauvais (souvent aussi). D'où l'importance de tester plusieurs modèles.
  7. 4 points
    Bonjour à tous Orion au Zénith en début de soirée au Chili, comment ne pas résister à faire une petite photo à l'APN Mosaique de 2 champs de 2h chacun, A7s astrodon et 135mm f/2 sur StarAdventurer, Observatoire El Sauce, Rio Hurtado, Chili, mars 2018
  8. 3 points
  9. 3 points
    Bonjour à tous! Petite capture réussi d'ISS, après plusieurs raté d’affilé. (Cliquez pour la Full) Capture au C8 à 2000mm et camera QHY5L II couleur. Shutter = 1.000ms Gain = 12 (54%) Le 15/04/2018 19H30 à Saint Barthélemy Voila Voila
  10. 3 points
    Pas d'accord. Du coup je vais développer. Les arguments de la théorie de la Terre qui gonfle La théorie de la Terre qui gonfle pour expliquer les dorsales, c'est une vieille théorie, qui date d'avant le triomphe de la tectonique des plaques il me semble, c'est-à-dire au moins cinquante ans. Aucun scientifique, aujourd'hui, ne travaille sur cette théorie (à part deux ou trois farfelus ?), ce sont les internautes qui la font remonter de temps en temps. J'ai participé à une discussion à ce sujet il y a une dizaine d'années (sur un autre site). Le tenant de la Terre qui gonfle était très accrocheur, ce qui a permis une discussion en profondeur. En résumé, il avait deux arguments (du type « leur dérive laisse des trous ») : − L'ouest de l'Australie n'est raccordé à rien du tout. Cet argument est facilement balayable : il est raccordé avec le nord-est de l'Inde, qui a disparu sous le Tibet. Les cartes paléomagnétiques des océans le montrent bien. − Il y a une anomalie (que je n'ai pas bien compris) au large de l'Alaska, un truc qui semble inexpliqué. Il faut bien comprendre que lorsqu'un phénomène est inexpliqué, ce n'est pas une raison pour rejeter la théorie. Au 19ème siècle, on ne comprenait pas le mouvement d'Uranus : les calculs ne prédisaient pas les positions observées. Certes, il était perturbé par la présence de Jupiter et Saturne, mais même en tenant compte des perturbations, ça ne collait pas avec les observatons. A-t-on rejeté pour autant la théorie de la gravitation ? Non. Finalement on a compris qu'il y avait une planète supplémentaire (Neptune). Là, il paraît qu'il y a un truc, au large de l'Alaska, qui n'est pas encore expliqué. Ce n'est pas une raison pour rejeter une théorie qui explique tout le reste. Ce qu'on demande à une nouvelle théorie On invente une nouvelle théorie quand l'ancienne pose un gros problème. Là, le truc au large de l'Alaska est complètement anecdotique. En fait, la Terre qui gonfle est une vieille théorie : à son époque, avant le triomphe de la tectonique des plaques, on avait plein de mystères à éclaircir, par exemple la dérive des continents, c'est pourquoi il était légitime de chercher une nouvelle théorie. Aujourd'hui on a trouvé l'explication, avec une théorie qui marche du feu de dieu, donc une nouvelle théorie ne sert à rien. De plus, si une nouvelle théorie vient expliquer des mystères, elle doit aussi être compatible avec ce que l'on connaît déjà. Eh oui, elle ne doit pas seulement de répondre à 1 question, elle doit répondre à toutes les questions. Aujourd'hui, la théorie de la tectonique des plaques explique quasiment tous les phénomènes connus, quand la théorie de la Terre qui gonfle prétend expliquer uniquement l'anomalie au large de l'Alaska. Elle explique l'ouverture des océans ? Admettons, mais ce n'est pas un mystère puisqu'on a déjà une explication. Et une qui marche mieux puisqu'elle est compatible avec le fait que les océans ne s'ouvrent pas tous avec la même vitesse (le Pacifique s'ouvre très vite parce qu'il est entouré de subductions où les plaques plongeantes « tirent », ce qui est le principal moteur de l'ouverture océanique, au contraire de l'Atlantique qui est à ouverture lente). Si c'est la dilatation de la Terre qui provoquait l'ouverture des océans, pourquoi aurait-on une telle diversité dans les vitesses d'ouverture ? Pourquoi ça s'ouvrirait moins vite du côté Atlantique ? En réalité, ce qu'explique la Terre qui gonfle, c'est juste l'ouverture océanique, mais sans les détails. Normal : c'est une vieille théorie qui date d'une époque où on avait très peu de données. La Terre qui gonfle : pourquoi ? Le plus extraordinaire, dans la Terre qui gonfle, ce n'est pas qu'elle gonfle, c'est qu'elle gonfle partout sauf dans la croûte terrestre. Eh oui, la base de cette théorie, ce qui explique l'ouverture des océans et l'éloignement des continents, c'est que sous la croûte, ça gonfle, mais la croûte, non. Aujourd'hui on sait qu'il y a de constants va-et-vient entre la croûte et la profondeur, que certaines roches de la surface ont été fabriquées à très grandes profondeur, en fait que la nature physique des roches est la même en profondeur qu'en surface, c'est juste que la pression et la température diffèrent. Affirmer que toute la Terre gonfle sauf en surface, c'est non seulement s'obliger à trouver un mécanisme qui fait gonfler la Terre, mais en plus ce mécanisme doit être sélectif. Le granite ? Gonfle pas. Le magma ? Gonfle. Le fer ? Gonfle (eh oui, le noyau terrestre est fait de fer). Le calcaire ? Gonfle pas... Encore une fois, cette théorie date d'une époque ancienne. Toutes les sciences connaissent un moment où, soudain, on découvre plein de choses, les découvertes ne se font pas avec régularité. La géologie a connu ce moment récemment, dans les années 1960-70 quand soudain la théorie de la tectonique des plaques a joué le rôle d'une porte enfin ouverte sur la connaissance de notre planète, et peu après quand on a pu enfin cartographier l'intérieur du globe. Les théories qui précèdent, même si elles ne semblent pas si vieilles que ça, c'est de la géologie ancienne, quand on ne connaissait que la surface et encore. On pouvait alors spéculer, ça ne mangeait pas de pain. Aujourd'hui, ce n'est pas de la science que mettre de côté tout ce qu'on a découvert entre 1970 et 2018. Plaques vs Terre qui gonfle Le match n'est pas équilibré. La théorie de la tectonique des plaques explique tout (sauf un truc au large de l'Alaska, paraît-il), y compris dans les détails : elle explique pourquoi les océans s'ouvrent, mais aussi pourquoi le Pacifique s'ouvre plus vite. La Terre qui gonfle explique peut-être le truc au large de l'Alaska, mais c'est à peu près tout. Par exemple les subductions. Autrefois, on connaissait juste les fosses, on n'avait pas encore vu que les plaques se prolongent sous les zones de subduction, qu'elles descendent à divers angles jusqu'à 700 km de profondeur, que là, certaines ne descendent pas plus bas, mais des fragments de plaque peuvent plonger dans les entrailles de la Terre, et on sait les observer. La subduction sous l'Amérique du Nord-Ouest est une subduction à très faible angle, avec une plaque qui a commencé à glisser sous l'Amérique sur une longue distance avant de se casser, et on observe le plongement de la plaque qui s'est cassée. Avec la théorie de la Terre qui gonfle, les subductions ne concerneraient que quelques km de plaques. Là, il s'agit de milliers de km, confirmant que ce qui est créé au niveau des dorsales est bel et bien englouti au niveau des subductions. Encore une fois, tout ça n'était pas connu à l'époque où on a imaginé la théorie de la Terre qui gonfle, et n'est visiblement pas connu des internautes qui remontent de temps en temps la théorie. J'imagine que la Terre qui gonfle explique les alignements de volcan. Mais explique-t-elle le changement de direction dans les alignements du pacifique ? La tectonique des plaques, oui. Explique-t-elle pourquoi il y a deux référentiels de points chauds ? Explique-t-elle pourquoi il y a deux super panaches ? Explique-t-elle pourquoi les continents se rassemblent avant de se séparer ? Etc. etc. Elle n'explique pas ce qui était inconnu à l'époque où on a émis cette théorie, c'est normal. Conclusion Arrêtons de remonter de vieilles théories juste pour se faire mousser (je ne parle pas de toi, Pyrene, tu n'as fait que lire cette théorie et tu nous en as parlé pour en savoir plus). Si la postérité les a oubliées, ce n'est pas pour rien. Les tourbillons de Descartes ont été invalidés dès qu'on a trouvé la bonne théorie : celle de Newton. Les continents qui flottent (explication de Wegener), la Terre qui se contracte (explication des montagnes autrefois) ou la Terre qui gonfle ont été invalidés dès qu'on a trouvé la bonne théorie : la tectonique des plaques. La différence des deux, c'est juste que la géologie a mis plus de temps à trouver la bonne théorie.
  11. 3 points
    hello, j'ai passé quelques jours en Andalousie à Noël, avec mon EQ3-2 passée en bagage cabine. Grand moment de solitude d'ailleurs sous le scanner d'Orly, puisqu'il a fallu remonter toute la file avec le contrepoids considéré comme une arme contondante pour le faire passer en soute. Météo aussi bonne là-bas qu'ici, donc 2h30 exploitables en tout et pour tout sur une semaine... Gros déballage de LEDS bien balèzes aussi, beaucoup de particuliers éclairent puissamment leurs façades avec ça toute la nuit, c'est pour dissuader les cambriolages paraît-il. Pas sûr qu'ils aient tout juste là-dessus Donc j'ai sauvé 2 pauvres grands champs avec mon 600 D, le Sigma 50 ouvert à 2 et l'EQ3-2 non autoguidée : Orion en 30 minutes : (dommage que j'ai pas pu enquiller les 3-4 heures prévues) et Cassiopée en 2 heures, mais sous la Pleine Lune, donc pas mieux (on reconnait quand même pas mal d'objets) :
  12. 3 points
    Hola la communauté ! J'ai pu imager, difficilement avec la météo, une galaxie que j'aime beaucoup, M51 . Certes pas une cible originale, mais une que j'apprécie beaucoup Elle a été la première que j'ai pu avoir apparaitre sur une de mes photos, celle sur la quelle j'ai fait mes débuts (bien médiocre). Plus de 15h de pose en tout, je pense que c'est mon record pour le moment, mais j'aurai pu faire plus en Ha. Le mélange de la technique classique en pose longue + des poses courtes rend vraiment bien je trouve, j'ai pu récupérer beaucoup de finesse dans la galaxie. La full : https://www.astrobin.com/full/339016/0/ Fiche technique : https://www.astrobin.com/339016/0/ C925 F6.3 - ASI1600MMC L: 180*120s + 5000x1.5s + 4000x3s (vieille session) ha: 35x120s bin2 rvb: 30 x 120s / couche bin2
  13. 2 points
    Comme certains d'entre vous, enfin une nuit correcte sur Jupiter... L'occasion de tester le dernier né de la gamme Astronomik, le Pro Planet 642 BP. Il s'agit d'un R+IR avec 200 nm de large (à comparer aux 400 et + du RG610 Baader). Pour cette première session, le filtre IR 742 semble faire mieux, même si les images sont très très proches. Agréablement surpris par la netteté de l'ultraviolet (notez BA très sombre comme il se doit pour une tache rouge cf dernier numéro Astrosurf magazine !). Une RVB qui tient la route... La STrD qui tente toujours de passer la Grande tache rouge est visible sur les premières images IR.
  14. 2 points
    Mesdames et Messieurs, comme vous avez pu le voir dans l'autre post, DSS vient d'être mis à jour dans une version 64 bits qui permet maintenant d'utiliser le drizzle 2x (et même 3x) sans planter l'appli. Je me suis donc empressé de le faire combattre contre mon challenger personnel, j'ai nommé Siril... Voici donc le résultat du match... Dans le coin gauche du ring, voici notre challenger, arrivé assez récemment dans la compétition, je vous présente Siiiiiiiiiiiiii Riiiiiiiiiiil. Image brute sortie de Siril 64 bits 0.9.8.3.1, avec drizzle 2x, comprenant ajustement des couleurs, déconvolution 0.8, retrait du bruit vert, et ajustement de l'histogramme : Hééé maintenant,dans le coooooiiiiin droiiiiite, notre champion que nous ne présentons plus, mais qui a récemment bénéficié d'une remise en condition : Dééééé EEEEEssssss EEEsssssss !!! Image brute sortie de DSS 64 bits 4.1.0, avec drizzle 2x, ajustement des couleurs : EDIT : j'ajoute les brutes d'empilement seul, sans aucun ajustement : Siril 264Mo : http://www.astrosurf.com/colmic/Sony/Chwal_Siril_empilementseul_drizzle2x.tif DSS64 266Mo : http://www.astrosurf.com/colmic/Sony/Chwal_DSS_empilementseul_drizzle2x.tif Et voici maintenant les images finalisées sous CS5, avec strictement les mêmes traitements, à avoir quelques scripts automatiques Astronomy Tools : - augmentation de la couleur des étoiles - réduction d'étoiles - augmentation du contraste sur les nébuleuses - sharpen - ajustement des niveaux automatique - saturation des couleurs - réduction de l'image finale en 1920 de largeur SIRIL : DSS : Je précise que les traitements ont été rigoureusement identiques sur les 2 images, seul l'ajustement des niveaux est différent puisque l'image DSS a une grosse carence en couleurs à la base comparée à celle de Siril. Donc le résultat est que les étoiles sont globalement saturées si on pousse les niveaux aux mêmes valeurs que Siril. Si j'enregistre mon image sans ajustement des couleurs dans DSS, une fois dans CS5 c'est une galère sans nom pour faire ressortir le rouge, avec le bruit qui monte inexorablement. Résultat du match : Uppercut de Siril au 3ème round : les étoiles sont nettement plus belles et plus fines sur l'image issue de Siril. Peut-être que la déconvolution de Siril (que n'a pas DSS) y est pour beaucoup ? Maintenant si je rajoute une déconvolution sur l'image DSS dans CS5, ça ne change globalement pas beaucoup le résultat. Belle droite de Siril au 6ème round : les couleurs sont à mon sens plus belles avec Siril, mais ça je le savais déjà. Victoire de Siril aux poings, qui n'a pas réussi pour autant à gagner par K.O Maintenant pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, DSS est toujours le champion. Mais seulement l'emmerdement vient ensuite, sous CS, surtout quand on veut calibrer correctement les couleurs Au final, et vous connaissez mon penchant pour le rapport plaisir/emmerdement, Siril l'emporte quand même haut la main, car on ne se pose pas de questions sur la véracité des couleurs. A noter que les temps de traitement avec le drizzle activé sont sensiblement les mêmes, la différence étant qu'avec DSS on n'est pas obligé de rester devant l'écran pour enchaîner les actions (pré-traitement, alignement, empilement).
  15. 2 points
    Salut John, bienvenue sur le forum ! Bon on résume : - choix des cibles sans tenir compte de leurs parametres - observation des galaxies en présence de la lune - pas de vision nocturne - une lampe torche quand y'a besoin d'éclairage - et voir la luminosité sur ton téléphone T'as quasiment la compil de tout ce qu'il faut absolument éviter pour réussir ses observations . Me parait pas impossible que tu ne saches pas ce qu'est la vision décalée, tu peux te renseigner un peu à ce sujet ? C'est aussi une technique importante pour l'observation d'objets faibles et étendus où on va volontairement regarder du coin de l'oeil pour solliciter les cellules périphériques (batonnets) plus sensibles aux basses lumières. Voir aussi les conditions d'observations, c'est souvent négligé. Par exemple le fait d'être au calme et assis, de pouvoir prendre son temps sans gigoter dans tous les sens. Et vraiment prendre son temps, si on crois tout capter en dix secondes puis enchainner sur une autre cible c'est pas bon, en tout cas pas suffisant pour puiser tous les détails possibles. Et parmis les trucs à ne pas faire il y a aussi le spot d'observation d'où tu as vision directe sur des lampadaires. Si c'est le cas, faut te débrouiller pour te mettre à l'ombre. Ca vaut autant pour tes yeux que pour les reflets dans ton instrument, les reflets font chuter le contraste de manière très brutale d'autant plus dans un flextube qui n'aurait pas de jupe. Pour tes autres questions, quoique t'as déjà eu pas mal de réponses pertinantes : - pour que ton oculaire 5mm passe faut une collim parfaite, un respect de la mise en température (et ne pas s'exposer à la turbu au sol, par exemple une terrasse ou un balcon surchauffé en journée) et une cible qui ne bouillonne pas (donc soir de turbu faible cf notion de seeing et à priori donc assez haute dans le ciel). Bref faut un peu maitriser les conditions d'utilisation de son engin. Pas de stress ça va venir mais c'est clair que ça ne passera pas tout le temps. Pour le 5mm + barlow là c'est surement trop fort pour un miroir industriel. En fait la barlow je ne vois pas à quoi elle te sert vu les focales de tes oculaires. - pour les soirs de lune, regardes la lune ! Y'a plein de choses à faire sur la lune mais pour ne pas les faires au pif faut une carte très très détaillée et se fixer des objectifs précis de ce qu'on veut regarder. Par exemple suivre une faille ou un plissement, chercher tel détail dans tel cratère. Quand on sait ce qu'on regarde et pourquoi on le regarde, on est capable d'y mettre plus d'application. Commentaire également valable pour les objets ciel profond. Sinon voir aussi pour les étoiles doubles qui sont pas vraiment impactées par la pollution lumineuse. Certains amas passent bien aussi alors que pour les galaxies ce sera toujours casse gueule. - pour ton cran sur la sortie de la cage du secondaire du flextube (j'en avais jamais vu, pourtant j'ai déjà déplié quelques flextubes...), je pense aussi que ça doit être un petit rajout sympa pour les utilisateurs de bino. Ou alors c'est pour le montage d'oculaires 2" avec une très grande lentille de champ peut être, nécessitant de capteur le faisceau de lumière quand il est large au maximum ? Pour ta part en tout cas pas besoin de t'en traquasser, sort tout à fond et c'est bon. Comme tu as vu tu as juste à ne pas mettre les deux tubes ralonge sur le porte oculaire pour pouvoir faire la mise au point. Bon courage pour la suite, t'inquiètes pas tu vas finir par sortir quelque chose de ton instrument Ca n'a rien à avoir avec la focale, elle ne change pas avec ça. La focale c'est lié à la forme du miroir et à son diametre (distance à laquelle se forme le foyer), la focale est donc fixe sur un newton sauf à jouer sur la forme du faisceau de lumière comme avec une barlow par exemple (mais ces accessoires s'installent sur le porte oculaire, tout au bout du montage). Sortir plus ou moins la cage du secondaire permet juste de faire varier le chemin optique, autrement dit de combien sort le foyer à l'arrière du porte oculaire. Ce n'est intéressant que pour les montages qui consomment beaucoup de chemin optique en particulier les bino. Ca existe un mauvais cheshire ? C'est juste un tube avec un trou et un réticule, faudrait vraiment le fabriquer à la sauvage pour le rater. L'investissement dans un taka ne me semble pas utile pour résoudre les problèmes de notre ami mais même pas à plus long terme s'il est safisfait de son accessoire actuel !
  16. 2 points
    Bonjour, Une Jupiter RVB à 02h35 le 20/04 , turbulence haute fréquence difficile à combattre. Mais présence de le GTR en plein milieu cette fois ci. Dobson ES400, Barlow 2,7, QHYIII 224C, ADC, 2000 poses de 4ms. Une Jupiter avec filtre Ir742. Une saturne en vraies couleur qui est bien sortie au petit matin, 1300 poses de 11ms Une Saturne IR en fausse couleurs, 1300 poses de 16ms.
  17. 2 points
    Salut à tous!! ça faisait un moment que je n'avais rien posté, entre le boulot et le temps de merde!! Ce soir, une petite cendrée en double expo: Assemblage de 2 images (2.5 sec et 1/400) à 400 iso. Astrotech 66ED sur Star Adventurer. J'espère que ça vous plaira!! @+ David
  18. 2 points
    Enfin elle est prête Animation de la rotation de Jupiter et transit de son satellite Io. Cliquez pour la full. Capturé entre le 21 et 22/04/2018 de 23h50 à 01h18 à St Barthélemy. Pour le setup, l'abituel C8 + Barlow APO 3x et ma camera QHY5L-II. Capture de 2000 images traité sous RegiStax et Lightroom. Alignement sous PIPP et Morphing sous FantaMorph. Il y a en tout 25 images, le restes sont du morphing entre chaque image Pour ceux qui ne connaisse pas la technique j'ai fait "un petit tuto ici" Voila Voila!
  19. 2 points
    Cela fait belle lurette qu'on n'utilise plus notre perception naturelle, mais des instruments. Que les instruments soient limités en seuil et domaine de détection est normal (mais ça s'améliore de manière fulgurante). Le parallèle avec l'effet "gorilla" est aussi absurde que comparer la vie sexuelle d'un canard avec la vitesse de pointe d'une Porche. Cette étude mérite d'Ignobel! Patte.
  20. 2 points
    Merci alain et sauveur. oui sauveur ta modificateur est bien mieux. Je viens d'essayer également de corriger cela mais je ne suis pas très doué dans cet exercice des couleurs. voici ma version corrigée.
  21. 2 points
    Comme un affamé …. Bonjour les ami(e)s croateurs … Après une longue absence, me voici (enfin) de retour, il faut dire que cet hiver le ciel ne nous a pas gâter ni invité à lui rendre une visite de courtoisie. Sans doute que Murphy s’est incrusté pour fêter dignement ma retraite ! Mais enfin, il s’en est allé faire d’autres victimes bien loin de ma Savoie ….. Préambule. En ce mercredi (18 avril) le ciel est au beau fixe toute la journée et sous une chaleur écrasante, je suis allé faire une belle balade avec Bobonne (Ne vous inquiétez-pas, je ne suis pas là pour vous raconter ça ), en rentrant, j’ai tout juste le temps de prendre une douche et d’avaler rapidement un repas léger et bien que fatigué, me voilà en train de me préparer à faire une sortie astro. Pourtant le ciel commence à ce voiler sérieusement et bien que météo-blue annonce un ciel nickel pour demain, je suis décidé à sortir ce soir, j’aurais pourtant pu me reposer et remettre cette sortie à un autre soir, mais la Lune va rapidement rendre les observations délicates et en plus il faut dire que j’étais vraiment trop en manque. 19h15, je bigophone à Jacques qui doit partager cette soirée avec moi pour lui dire que je vais partir d’ici peu et me voilà en route pour de nouvelles aventures sur l’esplanade de Cornat (St-Offenge), vu que c’est sur ma route, je fait un arrêt chez l’ami Pipique qui est en longue convalescence (une histoire d’épaule en vrac) suivit de peu par Jacques, on va en profiter pour se désaltérer puis enfin avec Paradise, on va à quelques centaines de mètres plus loin sur notre site habituel pour s’installer … Fiche Technique. Date : Mercredi18 avril 2018 Heure : De 20h45 à 00hOO (Heure locale) Lieu : Le Cornat (St-Offenge-dessus) massif des Bauges (73) Télescope :Oeil2Tôp (Dobson 254/1250) Oculaires : Omégon 38 soit 33X pour 127’ d’arc Axiom 23 soit 54X pour78’ d’arc Nagler 13 soit 96X pour 51’ d’arc Nagler 7 soit 178X pour 27’ d’arc Nagler 5 soit 250X pour 19’ d’arc Conditions d’observation : Ciel dégagé avec quelques passages de voiles d’altitude, turbulences acceptables une fois la nuit tombée, légère brise à partir de 23h00 et absence totale d’humidité et température printanière de 18°C en début d’observation qui va chuter à 12,5°C en fin d’observation . Comme un affamé …. 20h45, le Soleil vient de se coucher derrière la montagne, la température est agréable, il fait encore jour mais Vénus est déjà visible à environ 15° à l’Ouest du croissant de Lune. Après un bon réglage sur le primaire de mon instrument (il était complètement à la rue) Oeil2Tôp est fin prêt pour aller à la chasse aux petites merveilles du ciel. Histoire de se mettre en appétit et en attendant que la nuit s’installe à son tour, comme amuse-gueule, je braque mon tube vers un joli croissant lunaire âgé de deux jours, vu qu’il fait encore jour, sa lumière est douce. Au Sud-est en bordure du terminateur, L’imposante Mer des Crises attire mon regard, en bordure 3 cratères se détachent, ça fait une bonne mise en bouche Bien que je ne m’attends pas à grand-chose, je pointe Vénus, elle est pratiquement pleine mais comme je m’en doutait inobservable, au Nagler de 13, c’est une grosse boule lumineuse qui s’agite frénétiquement, bref « Circulez, y’a rien à voir ! » Le ciel commence lentement à s’assombrir, quelques grosses magnitudes font leur apparition, je retourne observer le terminateur lunaire au 7mm, bien qu’il devient trop aveuglant, il reste ADORABLE ! Puis avec le Nagler de 13, j’observe la lumière cendrée, j’y décèle quelques détails. Bien qu’il ne fait pas encore nuit noire, je décide enfin de passer au ciel profond, mais aller voir quoi ? Surtout que le fond de ciel semble de bien piètre qualité ! Juste comme ça, histoire de me mettre dans le bouillon pour commencer, je me jette comme un mort de fin sur M42 . Mais quelle horreur, je vois tout juste une légère nébulosité mal définie il faut dire que cette mythique nébuleuse diffuse décline bien sur l’Ouest dans un ciel laiteux , mais bon, ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant Vous allez rire, mais de mémoire, elle est pas plus belle que lorsque je l’ai observé pour la première fois il y a bien longtemps avec ma petite lunette de 50 munie d’un oculaire trou de serrure et tout ce qu’il y a de plus basique ! Et encore, à l’époque le Trapèze était bien ponctuel mais là … A l’époque j’étais aux anges mais aujourd’hui, j’en suis presque ronchon, j’ai même regardé s’il n’y avait pas de buée sur mon Nagler ou mes miroirs, c’est tout dire ….. Du coup avec Paradise, on avance la pause café avec les petites douceurs qui vont bien avec, mais là aussi il y a des ratées, j’ai oublié de prendre les gobelets, c’est le capuchon du thermos qui fera l’affaire Il n’y a guère que la région du zénith qui semble exploitable, je fais le point de la situation, Bien haut il y a le Lion, mais avec ce ciel les galaxies doivent être dégueulasses, à côté il y a le Cancer tiens, il y a belle lurette que je n’avais pas rendu visite au Cancer. Retour aux commandes de mon tube, à l’extrémité Nord de la constellation tout juste visible à l’oeil nu il y a Iota Cancri, je la pointe à l’aide du trouveur point rouge, cette belle double colorée est à l’image d’Albireo, elle ne déçois jamais Les deux composantes sont séparées de 30’’ d’arc donc pas besoin de trop grossir pour l’observer, la plus lumineuse (mag 4,1) a une teinte jaune pâle quand à sa compagne plus faible (mag 4,1 tout de même) vous explose les yeux tant sa couleur franchement bleue se détache du ciel sombre, à noter que les deux étoiles sont orientées Est-Ouest. Je l’observe tour après tour au 23mm, 13mm et 7mm, chaque grossissement a son charme bien qu’à 178X, les étoiles sont un peu pâteuse (ça turbule encore un peu ). Iota Cancri (Croquis de 2012) Çà y est cette fois c’est bien parti et maintenant je sais quel genre d’objet je dois observer, c’est un peu ça la magie du ciel, ne jamais préparer une liste d’objets à observer car c’est toujours le ciel qui va finalement décider de ce qu’il y a d’observable au cour de votre nuitée De Iota Cancri, je descends sur M44 alias l’Amas de la Ruche (ou Crèche, c’est comme vous voulez), avec ces 78’d’arc de tour de taille, il faut bien l’Axiom de 23 pour qu’il rentre tout juste en entier dans le champ de l’oculaire, quel plaisir lui aussi de le revoir, c’est sans doute l’un des cinq plus beaux amas ouvert de notre ciel, il est composé d’étoiles bien blanches, pétillantes de même magnitudes, je vais en compter 24, au premier abord, il me fait penser à une feuille de platane. Jacques m’interpelle pour me montrer avec son T400 une planétaire dans les Gémaux : NGC2392 plus connu sous le nom de l’Esquimau. Il est à 300X, je la trouve sympa, il y a bien quelques détails et sa centrale est bien visible, il essaie avec un UHC, mais ça n’apporte pas grand-chose de plus, je lui suggère alors de moins grossir car ça turbule encore un peu, il va la passer à 200X sans filtre, ce sera pour moi le meilleurs compromis Toujours avec son 400, il déniche une autre planétaire dans les Gémaux : NGC2372 . A 200X, sa structure en forme de cacahuète est bien visible bien qu’assez discrète, par contre, elle réagit bien avec l’UHC. Retour sur mon tube, je reste dans le secteur de M44 pour observer deux étoiles carbonées, la première se situe à l’Est d’Asellus Australis (Delta Cancri), c’est CS8 (dans mon catalogue Carbon’Star). Elle a une belle couleur orangé à 54X, par contre dés que je la pousse à 96X, sa couleur éclatante palis immédiatement, inutile de grossir ces petits bijoux celeste La seconde carbonée ( CS7 ) plus au Nord et à l’Est de M44 va me donner des sueurs froides, pendant longtemps je l’ai longtemps cherché en utilisant plusieurs cheminements et à chaque fois je me retrouvait au même endroit mais que dalle, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayer, j’ai fouillé en vain toute la zone avec divers oculaires, je ne la dénicherais pas , enfin il y avait bien une faible étoile légèrement jaune mais vraiment très pâlotte donc je préfère ne pas confirmer cette carbonée ! Je descends encore plus bas pour trouver un amas ouvert du Cobra Royal alias M67 . Avec sa petite taille apparente (25’ d’arc) et sa magnitude de 6,9 et bien que le ciel semble s’améliorer, il est à la limite visible en vision directe dans mon chercheur. Vu sa proximité avec la Ruche, il est boudé des observateurs pourtant il mérite bien un petit détours , il est composé d’une myriade d’étoiles fines mais ponctuelles, je vais y compter pas moins de 37 étoiles (il y en a peut-être plus mais ce n’est pas facile de faire le recensement tellement qu’elles sont compact) de magnitude quasi similaires, je note la présence en bordure de l’amas d’une étoile un peu plus lumineuse, j’en déduit qu’il doit s’agir d’une étoile en avant plan de M67, pendant mon observation un satellite bien lumineux va traverser à grande vitesse le champ de l’amas , je note l’heure, il est exactement 22h46 ! Bon, j’ai fait à peu près le tour du Cancer, il est temps de passer à autre chose, les galaxies ? Pas question, Jacques a observé la Baleine, et il m’a dit qu’elle était « Bof » moi, je n’ai que 250mm d’ouverture, je ne vais donc pas perdre mon temps avec des tâchouilles Je vais alors me rabattre sur des Amas globulaires, instinctivement, je me dirige sur Coma Bérénice, je pars de Alpha Comae Berenices, à peine visible à l’œil nu dans ce ciel qui reste laiteux et je me dirige de quelques degrés vers l’Est, dans mon chercheur, j’ai une "étoile" un peu pâteuse, je la centre et mets l’œil à l’oculaire, voilà j’ai bien mon premier gloglo de l’année, c’est M53, il est très compact mais lumineux (mag 7,7 pour un diamètre apparent de seulement 13’ d’arc), je l’observe d’abord au Nagler de 13, impossible de résoudre la moindre étoile, je passe au Nagler de 7 toujours rien bien que je sens un peu de granulation, je pousse à 250X (Nagler 5mm) mais l’image n’est pas nette, je fais appel à Jacques qui va avec son 400 la pousser à 200X, on arrive légèrement à résoudre sa périphérie (Ça aide un T400! ). A l’Est de M53, il y a un autre globulaire (NGC5053) qui malgré tout nos effort va rester introuvable, j’en ai encore des crampes dans mon œil à essayer de le trouver pourtant il est donné mag9 pour 10’ d’arc mais avec ce ciel … Jacques m’appelle pour voir une carbonée dans les Chiens de chasse, il s’agit de la Superba (CS9 dans mon catalogue), j’ignorais qu’elle portait se nom qui lui va si bien, avec sa magnitude variant entre 4’8 et 6,4, elle reste toujours particulièrement lumineuse sa couleur orangée est franche , bref, c’est une belle cible à observer ! Pour clore ma soirée, je vais rester dans Bérénice pour un autre globulaire : NGC4147, pas très commode à localiser dans cette région pauvre en étoiles lumineuses, mais je vais prendre comme repère le segment Denebola>Beta Comae Berenice pour la trouver, malgré sa petite taille 4,4’ d’arc et sa petite magnitude de 10,4, elle est évidente à 96X, elle apparaît comme une petite nébulosité bien ronde, bien entendu, je ne la résoudrais pas Une petite brise bien fraîche s'est invitée sans crier gare, j'ai le nez qui commence à couler et puis il y a la fatigue qui se fait sentir, bref plein d'excuses pour abandonner mon compagnon d'arme et les étoiles, il est tout juste minuit lorsque je plie mon matériel, Jacques va m’appeler une dernière fois pour observer la galaxie de l’Oeil noir, bien que pas au mieux de sa forme (la galaxie par Jacques ) ça me fait bien plaisir de l’avoir comme dernier objet de la soirée … Voilà, c’est assez long et sans tellement d’objets pour un compte-rendu , mais j’avais un grand besoin de croater et je dois dire que je me suis bien fait plaisir autant à observer qu’à rédiger ce CROA …. D’avance, je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire. Dédé.
  22. 2 points
    Salut les Astrams, Grâce à vous encore une fois, et à la curiosité que vos expérience suscitent, à cette saine émulation, me voila lancé dans une aventure que seule la météo indéfiniment pourrie de ma région peut permettre... Je vais essayer de faire court: Piloter ma monture à distance: 30m00 dans le jardin, 5m00 en nomade, avec mais surtout SANS internet. Partir de ce simple cahier des charges ... embarque dans de drôles d'aventures, surtout quand on est un nul de l'informatique, un sous nul du code et juste vaguement dégrossi en électricité de base. Ce post se veut réconfortant pour tous ceux, comme moi, qui voient les pro du code échanger des formules incompréhensibles et se disent...: ce n'est pas pour moi! Là je dis SI, c'est pour moi aussi, et pour vous aussi les bourrins du fer à souder, avec des moyens assez simples, si on est patient et têtu. Je vais tenter de faire court et vous renvoyer pour plus de détails à mes articles en cours sur overblog, ici : http://jmd-blogapart.over-blog.com/2018/03/pilotage-a-distance-de-mon-set-up-astrophoto.html et là http://jmd-blogapart.over-blog.com/2018/03/motofocus-pour-idiot-de-l-electronique.html En quelques mots: Pilotage à distance sans internet: Un NUC 7i3NBK ( dans les 280€) un SSD 250G0 (format mini) , 8Go de ram Le PC maître (moi c'est un ASUS portable) et le NUC en W10 pro tous les deux, si possible au même niveau de mise à jour pour la configuration. Utilisation de bureau à distance windows en filaire. Comme je pige rien en réseaux mon installateur local m'a configuré ça pour peanut. Tous les logs astro sont installés dans le NUC dont on prend le contrôle de façon transparente à travers le réseau. Avec internet: les mêmes PC et Real VNC, déconcertant de facilité. Détails pratiques de l'installation du PC: vous trouverez sur ce lien le site du constructeur qui détaille tout ce qu'il faut savoir et "recommande" certains équipements déjà testés: Intel NUC7i3BNK Retenez pour l'essentiel: Le disque interne ne peut être qu'un SSD format M.2 (PCie ou Sata) La mémoire est acceptée en 2.4Go mais ne sera pas exploitée à cette vitesse le processeur limitant à un peu moins (2.133Ghz). Sur le lien INTELNUC: vous trouverez le téléchargement des pilotes spécifiques, la procédure d'installation de l'OS et la liste des compatibilités etc... Intégration physique au set up: Mais ça ne suffit pas, une fois relié au câble ethernet de 30m00... il faut TOUT piloter, en particulier la MAP, alors... MotoFocus maison, sans code ni Arduino avec ça: POLOLU TIC et NEMA 11 chez gotronic par exemple: https://www.gotronic.fr/art-driver-de-moteur-pas-a-pas-3131-27063.htm Le driver de moteur pas à pas POLULU est compatible windows, en USB et il est accompagné d'un petit log d'interface qui permet de configurer le fonctionnement du moteur et de le piloter avec un bête curseur, tout passe donc dans mon RJ45 et le câble ethernet. Le moteur bosse en pas entiers (200 pas par tours) et attaque sans réduction la molette 1/10 du PO, j'ai une plage de vitesse plus que suffisante pour débouler le tube plein pot ou régler minutieusement au quart de pouillème. Le log du driver permet, en ajoutant ou en enlevant un zéro dans une boite de dialogue, de modifier d'un facteur 10 la vitesse... et même sans ça c'est au poil. Ne pas oublier de cocher la case "retour au neutre quand on lâche le curseur" ça évite que le truc ne parte plein pot en butée sans contrôle... Dans mon cas (ED80 AstroPro) il n'était bien sur pas possible de bêtement fixer le moteur sur une équerre sous le PO ... alors.... Alors j'en ai profité pour faire un truc maison: Imprimé en 3D sur a Dagoma upgradée (heat bead maison), même la courroie est imprimée en polyflex. petit montage sur ressort et clip trombone pour rendre le truc facilement débrayable. Pour l'alim: en 12V le moteur 4.5V chauffait un peu, mais en 5V ça ne tournait pas, j'ai mis un step down variable (VELLEMAN 1.5A) et autour de 9V ça se passe magnifiquement: Sur mon blog il y a plus de détails, mais n'hésitez pas, si je peux aider un courrageux.... Il me reste à finaliser la partie alimentation qui devra pouvoir fonctionner à partir soit du 220V (maison) soit du 12V de ma batterie annexe de fourgon (ESTIVALES... par exemple). @+ JMD
  23. 2 points
    Salut, J'ai testé la config "en vrai" cette nuit. Je n'ai pas trouvé d'étoile guide robuste près du Feu d'Artifice, alors j'ai lancé 90 images de 60s en 400 ASA puis je suis allé me coucher avec le PC près du lit, et un réveil calé sur 2h00. A part quelques déconnections en début de soirée dont je ne comprend pas le motif (?) mais sans conséquences puisque le NUC reste actif et déroule ce qu'on lui a demandé, ça se passe bien. Sauf.... sauf qu'au réveil je retrouve le NUC avec aucun programme en route... je suis à peu près certain que windows m'a passé en force une pitin de mise à jour que j'avais refusée en début de soirée! C'est nul, il faut bloquer ces maj automatiques! Le PC maître est en veille ou à l'arrêt pendant les prises de vues donc question autonomie de batteries c'est nickel Pas fait le tri mais je dois avoir 40 images et 10 dark. de toute façon je n'attend rien de spectaculaire c'est quand j'ai bâché vers 2h30 que le ciel était enfin parfait.... et de toute façon je suis noyé dan l'orange et ma mise en station manquait semble t il de rigueur.... bref, j'apprend. Je remets ça ce soir en reprenant tout à zéro. Conclusion provisoire: On aimerait motoriser aussi le PO de la lunette guide et, plus compliqué, l'orientation de cette même lunette guide pour trouver l'étoile, tout ça sans sortir le PC qui pollue le ciel des visueux ! Sur ce point c'est pas encore du 100% épi un jour on aura envie de motoriser le bouchon pour les dark.... histoire de rester au chaud au fond du padock, un oeil sur l'écran. Me reste à tester ça sur la batterie du fourgon car en fait c'est bien ça le but initial. @+JM
  24. 2 points
    Toujours à la recherche d’une turbu plus clémente. Cette nuit Jupiter n’a rien donné de bon malgré la présence de la tache rouge. Mais Saturne ( 6 h, 18° d’élévation ) est bien sortie en Ir742 : Dobson ES400, Filtre Ir742, QHYIII224C, Barlow APM 2,7, 500 images de 15 ms. En bonus une mars ( 6h30, 17° d’élévation) en couleur toute mimi (9 arcsec) qui laisse dévoiler des détails prometteurs pour l’opposition. Dobson ES400, Filtre IrCut, QHYIII224C, Barlow APM 2,7, 900 images de 4 ms.
  25. 2 points
  26. 2 points
    Toute fraîche de ce matin (4H16 heure locale) . Levé 4H, ciel dégagé, 10°C dans le jardin. ça change des gelées de Février Setup: -80ED Skywatcher -ADC Zwo ajusté avec l'utilitaire de Firecapture -Barlow 2.5x -Zwo Asi224mc avec son filtre IrCut Pilotage Firecapture 2.6 Beta Film SER de 120s à 100fps Exposition 10ms, gain 250 Traitement As2 puis Astra Image A droite on retrouve Ganymède et Europe. Io se cache encore, il va sortir sur la gauche un peu plus tard. Je l'ai sur un film pas encore traité. Données de Calsky: Distance: 671443408 km Altitude: 21.88° Magnitude: -2.5 mag Phase: 99.8% Diamètre: 43.87" Jupiter with Ganymede and Europe 04H17 160418 ZWO ASI224MC Finale web by sebseacteam, sur Flickr D'autres images à venir plus tard
  27. 2 points
    Astrophoto: du moins cher au plus performant… L'astrophotographie est à l'astronomie ce que la F1 est à la voiture: cher et complexe. En tout cas c'est ce qu'on voudrait nous faire croire. Il existe pourtant des alternatives accessibles en termes de budget et de difficulté. Petit tour d'horizon des différentes pratiques, de leur coût en argent et en expertise… Principes de base 1. Quelle que soit la photo, on capture un grand nombre d'images du même objet pour ensuite les traiter dans un ou des logiciel(s) spécialisés. Le but est d'améliorer la qualité de l'image finale en augmentant le rapport signal/bruit, en équilibrant les couleurs, le contraste, etc... 2. Pour photographier le ciel, il faut compenser la rotation de la Terre. C'est nécessaire pour garder l'objet à photographier 'immobile' pendant son acquisition sur le capteur électronique de l'imageur. Le suivi des astres est la tâche de la monture équatoriale motorisée. Sa qualité déterminera la longueur des poses et la focale maximale de vos images. La monture est souvent l'élément le plus important dans un 'setup' photo. 3. En astrophoto, contrairement au visuel, ce n'est pas la taille du télescope qui donne de bonnes photos. La qualité de l'optique est primordiale mais c'est surtout la luminosité de l'instrument qui importe. Celle-ci dépend du rapport focale/diamètre (f/d). Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un énorme télescope 500/2500 n'est pas plus lumineux qu'une petite lunette 80/400. Avec un rapport f/d = 5 (souvent écrit 'f/5'), les deux éclairent le capteur avec exactement la même luminosité. Ce qui change d'un à l'autre, c'est le champ imagé: la partie du ciel 'vue' par le capteur, plus petite avec un gros télescope. Pour beaucoup d'objets 'vedettes', comme la nébuleuse d'Orion ou la galaxie d'Andromède, un petit instrument est un avantage sinon l'objet déborde de l'image. Règle générale: Plus la focale est élevée, plus la longue pose est difficile et coûteuse. Les longues focales nécessitent des instruments de grand diamètre pour capter assez de lumière, mais aussi des montures et un système de guidage hors de prix. En effet, le mouvement apparent des astres est bien plus rapide à une focale de 2500mm qu'à 600mm... Pour chaque technique décrite ci-dessous, vous trouverez le devis minimum pour débuter, ainsi qu'une configuration plus 'avancée'. Les prix et le matériel correspondent au standard de 2017. 1. Paysages de nuit, 'time lapse' et filés d'étoiles: à partir de 50€ Photo 1: Paysage étoilé dans les Alpes de Haute Provence. Photo 2: Filé d'étoiles par Nunky. Un trépied bon marché, voire une pierre ou un quelconque support stable peuvent suffire pour la photo de paysages nocturnes et le 'time lapse'. Il faut bien entendu un appareil photo (APN) que l'on règle sur la focale la plus courte, par exemple 18mm. Si l'APN est un petit compact, il doit posséder un mode manuel ou au moins un mode 'Feu d'artifice' permettant une longue pose. On prend alors une série de photos d'une durée unitaire de quelques secondes afin que le déplacement des étoiles ne se remarque pas trop. Si on désire au contraire mettre en évidence le mouvement des astres, on allonge les poses. Les logiciels ad-hoc permettent de 'compositer' les images afin de créer le 'time lapse', d'améliorer la qualité ou de réaliser le filé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Il existe aussi des 'intervallomètres' pratiques et bon marchés. Les résultats peuvent être très esthétiques et permettent de s'initier à moindre coût au traitement d'images. Mais attention, ce genre d'images peut aussi coûter très cher, si on se prend au jeu et qu'on désire un APN réflex haut de gamme, des objectifs de qualité ou un trépied professionnel. Configuration minimale: ±50€ Trépied basique: ±30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; Appareil photo numérique (compact ou reflex). Configuration avancée: ±850€ Trépied Manfrotto + tête à rotule basique: ±330€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex & objectif 18-55mm: ±500€. Pour plus d'infos, voyez cet article de kiwi74: Débuter en astrophoto avec un simple boitier et trépied 2. Très grand champ à l'objectif: à partir de 170€ Photos 1& 3: Un 'setup' simple et bon marché. Photo 2: M31 à l'objectif 135mm, sur une simple monture EQ2. Vous possédez un APN réflex et une monture équatoriale motorisée, même sans télescope? Toute la richesse du ciel profond s'offre à vous! On peut déjà obtenir des résultats intéressants avec une monture très basique, comme l'EQ1 motorisée AD. Bien réglée, cette combinaison coûtant moins de 170€ (90€ de monture et 80€ de moteur) permet jusqu'à des poses de 30 secondes à 135mm de focale, une minute à 70mm et 2 minutes à 35mm! Sous un ciel correct, la Voie Lactée, M31, M42, le double amas de Persée, des comètes et bien d'autres sujets se dévoilent dans un environnement richement peuplé d'étoiles. Pour éviter de bouger en déclenchant l'obturateur, on peut soit utiliser le retardateur, soit acheter une télécommande sur eBay pour quelques euros. Les meilleurs résultats s'obtiennent avec des objectifs 'prime', à focale fixe (pas 'zoom') et en fermant le diaphragme d'un ou deux crans (par exemple: passer de f/2 à f/4). Les raffinements électroniques (autofocus, posemètre ou stabilisateur) ne servent pas, on peut donc s'équiper d'anciens objectifs manuels d'occasion. Au-delà de 135mm, la qualité de la monture devient déterminante et un système d'autoguidage peut être nécessaire. Par ailleurs, le coût d'un téléobjectif de qualité dépasse celui d'une lunette apochromatique, la photo à l'objectif devient alors à la fois coûteuse et complexe. Cela dit, dans sa version de base, c'est une excellente façon de s'initier aux logiciels de traitement d'image. On peut aussi capturer des vues réellement spectaculaires à moindres frais. Configuration minimale: ±220€ Monture équatoriale EQ1 motorisée AD: 170€; Tête à rotule photo: 30€; Télécommande & intervallomètre: ±20€; PC pour le traitement. Configuration avancée: ±1.650€ Monture équatoriale informatisée IOptron SmartEQ: 700€; Tête à rotule photo: 30€; Objectif Samyang 85mm f/1.4: ±300€. Télécommande & intervallomètre: ±20€; APN Reflex 'défiltré': ±600€. PC pour le traitement. 3. CMOS et planétaire: à partir de 450€ Une image de 'nico89' prise par un simple 114/900 et une vieille webcam Philips. Vous possédez déjà un télescope acceptant des oculaires standard? Alors vous pouvez imager pour pas cher du tout! On trouve des caméras à capteur CMOS très performantes et peu coûteuses, comme la QHY5R-II. On dépose la caméra à la place de l'oculaire et c'est prêt! Reste à braquer la lunette, le Maksutov ou le Dobson en direction de la Lune, Saturne, Jupiter ou Mars (les autres, c'est plus sportif!). On peut même imager le soleil, mais il faut ajouter une feuille 'Baader Astrosolar' sur l'ouverture du télescope. Attention, il n'est pas facile de placer la projection de l'objet au centre du tout petit capteur de ces caméras. Un chercheur bien réglé est un atout évident. Pour cette raison, il est plus facile de se faire la main sur la Lune. Après avoir mis au point on peut lancer la capture en mode vidéo. Le but est d'acquérir un film au format 'avi' contenant quelques milliers de 'frames', entre 1000 et 5000 par exemple. Ne vous inquiétez pas si l'objet dérive dans le champ de la caméra; ce n'est pas un problème pourvu que le mouvement soit assez fluide. Si l'objet est trop petit sur l'image, on peut augmenter sa taille apparente en ajoutant une lentille de Barlow entre la caméra et le télescope. Au final les résultats obtenus par ces moyens très simples peuvent être réellement excellents. La faible résolution de ce genre de caméra est plutôt un avantage pour le traitement. De toute façon, les télescopes 'grand public' ne permettent pas de projeter l'image d'une planète sur plus de 800 pixels. Pour vous en convaincre, consultez cet excellent site: http://cfaa.is.free.fr/ Configuration minimale: 450€ Caméra CMOS planétaire: ±150€; Télescope 130/900 sur EQ2 motorisée: ±300€; PC portable. Configuration avancée: ±2.490€ Caméra à base de capteur IMX224 en USB3: ±350€; Télescope C8": ±1.000€; Monture équatoriale motorisée HEQ5: 1000€; Barlow 3x Televue: 140€; PC portable haut de gamme avec disques SSD. 4. APN et ciel profond au foyer: à partir de 700€. La Rosette au Canon 450D 'défiltré', par Kevinb. La photographie au foyer du télescope date du temps des films argentiques où une simple bague T2 permettait de s'adonner à l'astrophoto. Avec cette méthode on entre de plain pied dans la 'vraie' astrophoto traditionnelle. Plus question de bricolage ou de récupération; tout le matériel est ici dédié. A commencer par l'instrument, qui doit offrir un rapport f/d faible: en général f/4 ou f/5. Ces formules optiques 'rapides' permettent de capter un maximum de lumière en un minimum de temps. Elles nécessitent cependant l'emploi d'un coûteux correcteur (en option) afin de contrer leurs défauts (coma ou déformation de champ). Par ailleurs, un porte-oculaire à la fois précis et sans jeu mécanique est indispensable pour obtenir une mise au point fiable et porter un lourd APN. Bien entendu la monture doit être solide et surdimensionnée afin de supporter une charge supplémentaire. La motorisation double axe pilotée par électronique doit idéalement être asservie à un système d'autoguidage. Enfin, l'APN est souvent modifié en vue d'augmenter la réponse spectrale de son capteur ('défiltrage' ou refiltrage 'Baader'). Cette débauche de technologie rend l'aventure coûteuse et complexe mais les résultats sont à la hauteur des investissements. Deux formules 'classiques' s'imposent aux débutants en astrophoto au foyer: le Newton 150/750 ou la lunette 80ED. Ces instruments se marient bien au grand capteur des APN et offrent de magnifiques champs étendus en haute résolution. Configuration d'initiation: ±1.250€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Bague T2: ±20€; Viseur polaire: ±50€; APN Canon Eos: ±200€ en occasion; PC pour le traitement. Pour plus d'infos, voyez cet article rédigé par Newton: Débuter en astrophoto avec une monture équatoriale motorisée Configuration avec autoguidage: ±1.780€ Télescope 150/750 sur NEQ5 GoTo: ±980€; Correcteur de coma: ±150€; Autoguidage: ±350€; APN Canon Eos défiltré: ±300€ en occasion; PC portable. Configuration avancée: ±5.480€ T200/800 (ou lunette 80ED) avec correcteur : ±1.000€; Monture AZEQ6: ±1.680€; Autoguidage avec guideur hors axe n/b: ±500€; APN Sony A7S 'défiltré': ±2.000€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable. APN: pourquoi c'est Canon? Photo © Christian Buil Traditionnellement, les APN de marque Canon ont la préférence des astrophotographes. En effet, les APN d'autres marques (Nikon, Sony,...) rivalisent certainement avec les Canon de jour, mais pour les photos d'étoiles ils présentent parfois des désavantages: Un format 'RAW' traité afin de réduire le bruit, ce qui 'nettoie' aussi les étoiles faibles; l'absence de filtres adaptés pour 'refiltrer' le capteur; un manque de compatibilité avec les anciens logiciels de traitement; une base de connaissances et une aide en ligne restreinte. Le Sony A7S a pourtant pu s'imposer malgré tous ces défauts grâce à son extraordinaire sensibilité. Certains Nikons sont aujourd'hui plus performants que les Canon et Pentax propose même un système de compensation de la rotation terrestre, malheureusement très peu courant et aux performances encore à découvrir... 5. CCD moyenne résolution: le catalogue NGC à partir de 4.000€. NGC7331, par gerard33. Au-delà de 200mm de diamètre en Newton et 120mm en lunette, les amateurs éclairés préfèrent une caméra CCD dédiée. Celle-ci présente plusieurs avantages par rapport à l'APN. Tout d'abord, elle est plus sensible et permet d'imager des objets plus ténus pour un même temps de pose. Ces caméras sont en outre munies d'un système de refroidissement du capteur qui diminue fortement le bruit. Enfin, la CCD est légère et compacte, ce qui charge moins la monture. Les caméras CCD monochromes se prêtent admirablement bien à l'imagerie d'objets lointains, comme les galaxies. Elles ouvrent réellement les catalogues NGC et IC aux amateurs. Du fait de leur extrême sensibilité, elles se marient très bien aux instruments au rapport f/d plus élevé, comme les tubes courts 'SC' ou RC de diamètre moyen. Configuration minimale: ±4.500€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope SC8": ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; PC portable haut de gamme. 6. SHO et filtres étroits: plus de 5.000€. La nébuleuse du cœur en SHO, par Nicolas Outters. On l'a vu, les caméras monochromes sont extrêmement sensibles. Combinées à un instrument assez lumineux, elles permettent d'imager au travers de filtres 'étroits' privilégiant une portion du spectre visible. Cette particularité rend l'astrophotographie possible en pleine ville, malgré la pollution lumineuse. Une image en 'vraies' couleurs peut en outre être reconstituée en combinant trois captures derrière des filtres rouge/vert/bleu. Des images en 'fausses couleurs' très spectaculaires peuvent aussi être réalisées en remplaçant les couleurs de base ( R, V, B ) par des filtres à bande étroite, par exemple SII, Ha et OIII, en plus de la 'luminance' en noir et blanc. Une 'roue à filtres' est alors nécessaire pour obtenir de bons résultats. Cette technique est ardue car non seulement il faut tripler ou quadrupler les temps de pose, mais le traitement de telles images demande une grande expérience. Sur les nébuleuses colorées du ciel profond, ce type d'imagerie donne des photos extraordinaires. Configuration minimale: ±5.800€ Caméra CCD monochrome: ±1.500€; Télescope ou lunette avec correcteur: ±1.000€; Monture GoTo avec port ST4: ±1.500€; Autoguidage: ±500€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres RVB, SII, Ha, OIII: 500€; Logiciel de traitement: ±300€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: ±15.600€ Caméra CCD monochrome grand capteur: ±5.000€; Astrographe ou lunette APO: ±4.000€; Monture G11: ±3.500€; Autoguidage: ±600€; Roue à filtres: ±500€; Jeu de filtres 2" RVB, SII, Ha, OIII: 1.000€; Logiciels d'acquisition, traitement et contrôle: ±1.000€; PC portable très haut de gamme pour acquisition et traitement. 7. CMOS: le couteau suisse de l'astro? Les 'Piliers de la création' capturés à la caméra CMOS QHY5III-290M, par Roch. Depuis peu, une nouvelle technique s'impose grâce aux caméras à capteur CMOS destinées à l'origine au planétaire. En accumulant un très grand nombre de poses courtes (<4sec), on peut obtenir des images étonnantes d'objets relativement lumineux. Les avantages sont multiples: pas besoin d'autoguidage, les poses courtes permettent de contrer la turbulence et une monture asiatique de base suffit. On peut même utiliser un Dobson sur table équatoriale. Les minuscules pixels de ces capteurs CMOS conviennent particulièrement aux petits objets, tels que les galaxies et nébuleuses planétaires. Par ailleurs, ces caméras sont peu coûteuses. Les capteurs sont cependant très petits. Imager de grands objets n'est pas facile et le traitement de milliers d'images dure longtemps, même sur un PC haut de gamme. Enfin, avec les derniers modèles munis du refroidissement, on peut aussi accumuler des poses longues, comme avec une caméra CCD ou un APN. L'avenir nous dira si cette tendance se confirme... Configuration minimale: ±1.200€ Caméra CMOS mono: ±500€; Télescope 150/750 sur monture NEQ3 GoTo: ±700€; PC portable haut de gamme. Configuration avancée: Caméra ASI1600 refroidie: ±1600€; N'importe quel télescope ou lunette; N'importe quelle monture, pourvu qu'elle compense la rotation de la Terre; PC portable très haut de gamme. Déclaration de 'xs_man', expert de ces nouvelles CMOS: 8. Imagerie 'High Tech': sans limite! Télescope 'Officina Stellare', l'art de la technique! Pour les plus fortunés, ou les plus passionnés, le marché de l'astrophotographie offre des équipements de rêve aux performances très élevées. La complexité des techniques mises en œuvre réserve ce type d'appareillage aux amateurs chevronnés ayant accumulé un grand nombre d'heures de pose sous les étoiles. Voici quelques exemples de matériel destiné à l'astrophotographe d'élite: Convertisseur Hyperstar f/2 pour Cassegrain (±1.500€); Ensemble d'imagerie solaire Lunt 80mm (>7000€); Monture 10Micron GM2000 (jusqu'à 60kg) (±13.500€); Astrographe Officina Stellare 200mm f/3 (±11.000€); Coupole 500cm commandée par PC (±38.000€); Lunette APM Apo 530/6500 (995.000€ + fdp)… A vous de jouer! Voilà pour ce petit panorama de l'astrophotographie. Bien sûr, il existe d'autres pratiques que je n'ai pas mentionnées. On peut par exemple imager le ciel profond au foyer sans autoguidage et même sans motorisation (en guidant à l'œil, avec les flexibles). Il est même possible de photographier à l'aide d'un Dobson sur table équatoriale ou muni d'un 'dérotateur de champ'. En planétaire, on peut obtenir de bons résultats en digiscopie ou projection oculaire. La dernière trouvaille consiste à obtenir des images du ciel profond de très haute résolution à focale élevée en empilant des dizaines de milliers de poses de moins d'une seconde. Cependant, ces techniques sont moins courantes. Je vous laisse le loisir de les découvrir par vous-mêmes. A présent, il ne vous reste qu'à choisir la formule qui convient le mieux à votre budget et à votre expertise. Et pourquoi ne pas tenter chacune des méthodes présentées ici, de la plus simple à la plus complexe? .
  28. 2 points
    C'est corrigé! Merci patte ! Je ne suis pas bon à rien mais mauvais à tout! Pour aller plus loin sur la dérive des continents, voici un lien vers l'excellente émission "Sur les épaules de Darwin" https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-12-decembre-2015
  29. 2 points
    Hello les linuxiens ! Je viens vers vous pour vous informer que je vous ai ouvert un "club" dédié au monde de Linux et l'astronomie. Ca se passe ici : https://www.webastro.net/clubs/5-linux-et-astronomie/ Ce club est entièrement ouvert à tous (comme la philosophie Linux d'ailleurs ) Le but est d'avoir un espace dédié, plutôt qu'un long fil fleuve où toutes les informations s'y trouvent et qu'on "galère" pour trouver une info. Pour l'instant j'y ai mis deux forums. Un pour les "Softwares" et l'autres pour les mini PC type Raspberry, Tinkerboard. N'hésitez pas à y aller !!!
  30. 2 points
    Salut Alex62, Je suis également débutant mais j'ai peut-être un conseil qui va t'aider (sait-on jamais). D'après ma très maigre expérience, le meilleur matériel est celui qu'on utilise. Oui, dit comme ça, c'est très bête ... Je veux dire, il faut que tu réfléchisses aux conditions concrètes qui vont déterminer tes séances d'observation/photo. La durée de tes séances ( 30 min ? 4h ?), l'installation (facile, rapide ? longue, précise ?), la place pour ranger le matériel, les questions de transportabilité, nomade etc etc. Je pense que le budget n'est pas le seul facteur déterminant. Le temps qu'on est prêt à allouer à cette passion, la rigueur, le niveau de satisfaction sont autant de critères qui doivent t'amener à trouver le matériel avec lequel tu te feras plaisir. Au tout, tout début, je voulais également m'acheter un gros Dobson, ou un 200/1000 sur une Eq6. J'ai attendu, réfléchi et surtout rien acheté. J'ai compris que j'allais difficilement exploiter (mais ça, c'est différent pour tout le monde !) ce matériel. Résultat, j'ai très peu de matériel, mais que j'utilise très souvent (quand ça marche...), facilement et avec plaisir. Tiens nous au courant, et j'espère avoir aidé un peu. Bon ciel
  31. 2 points
    Bonjour à tous Je vous propose NGC 3718, la galaxie du bonbon, imagée depuis mon ciel de banlieue en Belgique. Cette galaxie située à 52 millions d'années-lumière subit l'interaction gravitationnelle de sa voisine NGC 3729, ce qui lui donne ce délicieux aspect. L'objet fut découvert le 12 avril 1789 par William Herschel (merci, Will!). Il est aussi repris dans le catalogue Arp des galaxies malfoutues sous le numéro 214. Je pense, même si c'est moi qui le dit, que cette image APN tient la comparaison avec beaucoup d'autres faites à la CCD sous un ciel moins pourri. Clic ici pour la 'full' et les détails techniques sur AstroBin
  32. 2 points
    Bonjour à tous, Une unique image de la nuit du 28 mars 2018, j'ai tenté le filtre vert, pas sûr que ce choix ait été le plus judicieux mais j'étais curieux de voir le résultat, je pense que le seeing n'était pas assez bon pour cela, le reste des images ne passe pas, mais une image c'est déjà pas mal pour se faire plaisir. En ce moment je préfère laisser le C14 à l'intérieur avec la pluie récurrente c'est préférable, d'ailleurs même sous la bâche l'humidité passe. C'est quand même rare d'avoir un temps aussi pourri en Mars, généralement à partir de cette période ça commence à devenir bon ! Renseignements techniques : Le 28/03/18 à 23H13'31 au Maksutov Intés-Micro Perséus 250, ZWO IMX 174MM + filtre vert Astronomik, Barcon. SER de 90 sec, 14.94 Ms, gain 192, FPS 66. Traitement AS!3, R6 et Photoshop.
  33. 2 points
    D'après le contributeur principal, le portage en 64 bits est fini et en cours de tests, une beta sortira dans les jours qui viennent. L'installeur est en cours de préparation. Vu que ça ne m'intéresse pas plus que ça, je vous laisse suivre l'avancement de la chose et aller chercher les versions vous-même
  34. 2 points
    Je poste l'adresse mail de Carlo Rigo, avec son autorisation, qui réalise ces collimateurs : carlorigowind@gmail.com. Il ne parle que l'italien, mais ça marche bien avec google translate et je crois qu'il suit le post sur webastro, donc il ne sera pas étonné que vous le contactiez.
  35. 2 points
    Hello à tous, Je vous avais présenté cette image vers la fin de 2017, suite à mon retour de l'Ouest Américain ou je suis resté un mois pour un 13ème voyage là-bas. Cette image, " Into the Universe", vient d'être primée. Dans la catégorie "Photographie", elle a reçu la médaille d'Or au Prix International 2017 des Galeries d'Art & Choix des professionnels de l'Art. Le Jury était composé de galeries d'Art du monde entier aussi bien en France, aux USA, Brésil, Canada, Québec.....etc et autres pays. J'aurais la liste précise des galeries concernées dans peu de temps. Donc voilà une excellente nouvelle pour cette image somme toute très récente et une belle vitrine. Pour rappel, cette image a demandé pas mal d'efforts coté rando ou ils nous a fallu 5hrs pour grimper jusqu'à White Domes avec 18kg dans le dos en backpacking. Nous avons campé en sauvage là-haut à 2100m aux abords du panorama fantastiques des White Domes. Je m'étais assis sur le Dome que l'on voit sur ma photo à gauche en attendant la nuit et ou j'avais une vu imprenable sur les White Domes et derrière moi le Zion Ntl Park. Une expérience extraordinaire que seul le backpacking nous a offert. Into the Universe © (Copyright Florent POIGET) White Domes, Utah USA Nikon D750 FX Digital SLR (24Mpix Full Frame) Samyang 12mm f/2.8 ED AS NCS Fish-eye AE FF BENRO C2692 TV2 carbon fiber tripod f/2.8 - 30sec - 8000 ISO Le lien direct de la photo : http://www.poigetdigitalpics.com/Fichiers_Divers/Into_The_Universe_Concours2017.jpg A+++++++++++++++++ Florent
  36. 2 points
    Bonjour, A défaut de pouvoir utiliser le VMC260 depuis maintenant 5 mois pour cause de conditions de seeing misérable par chez moi (oui, je sais... je ne suis pas le seul mais cela ne suffit pas à me consoler), je me suis rabattu sur ma lunette TS de 130mm et même avec ce diamètre, j'ai eu toutes les peines du monde à chopper un moment correct... mais la persévérance a fini par payer (heureusement d'ailleurs car on parle ici de seulement 130mm de diamètre ) !!! Continuant mon apprentissage de l'ASI183, il a fallu que je me loupe au niveau exposition car ne souhaitant pas surexposer de zones, je me suis retrouvé avec une sous-exposition colossale qui m'a donné bien du fil à retordre pour obtenir une image "acceptable" mais pour le coup, avec un contraste plus important ! Maintenant en faisant abstraction de ce point, je dois bien avouer que je trouve le résultat plutôt sympathique mais c'est à vous de juger... IMPORTANT => cliquez sur le lien ci-dessous car la "vignette" affichée dans ce message et loin de révéler tous les détails de l'image http://www.naturepixel.com/view/2018_02_23_quartier_lune_ts130_1.8x_asi183mm_mosa3img_as3_cc_red5600_copyright.jpg lien direct vers l'image : http://www.naturepixel.com/view/2018_02_23_quartier_lune_ts130_1.8x_asi183mm_mosa3img_as3_cc_red5600_copyright.jpg Voilà, je suis bien content d'avoir pu imager ce quartier de Lune et j'espère qu'il vous plaira
  37. 2 points
    Après être venu doucement vers le 1er avril au matin ou même très tôt dans la nuit, il semble que cela reparte vers le 1er toujours, mais après midi voire soirée avec même certaines prévis passant au 2 avril. https://www.calsky.com/observer/satdecay.cgi?file=37820.png&lang=en Marco Langbroek émet quelques doutes sur les derniers sets d'éléments relevés donnant ce retard soudain : https://sattrackcam.blogspot.fr/2018/03/updated-tiangong-1-reentry-predictions.html Joseph Remis tempère en s'en tenant au milieu d'AM de ce 1er avril : https://twitter.com/jremis Dur métier que celui de prévisionniste en rentrées atmosphériques, même pour pronostiquer des rentrées dans 48h à +/- 12 ou 18 h
  38. 2 points
    Bonjour tout le monde. Énorme nouvelle dans le monde du libre et de l'image. Gimp vient de passer en version 2.10 Release Candidate. Concrètement, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que les développeurs la jugent assez stable et que des corrections mineurs doivent être apporter avant de sortir la mouture finale. Petit rappel : pour l'instant la version stable actuellement existante est la version 2.8.22. Or, la branche 2.8 existe depuis 2012, autant dire une éternité. De plus cette dernière est limite l'utilisateur à travailler avec des images de 8bits par canal : ce qui empêche bien évidement de faire de l'astrophoto. La version 2.10 est donc clairement attendue et promet de grande améliorations. Pour ma part, cela fait déja plusieurs années que je tourne avec une version 2.9 que je compile régulièrement et je sais que cette version est d'une grande qualité et permet de faire de la cosmétique d'images astro !!! Les binaires ne devraient cependant pas être proposés avant la version finale que l'on devine prochaine. Bref, c'est une grande nouvelle pour un logiciel, libre, opensource d'une qualité rarement vu. Les binaires sont en téléchargement ici : https://www.gimp.org/downloads/devel/ Lien : https://www.gimp.org/news/2018/03/26/gimp-2-10-0-rc1-released/
  39. 2 points
    Bonjour à tous De retour du Chili où notre équipe CIEL AUSTRAL a installé son 2eme télescope, j'en ai profité pour laisser mon A7s et StarAdventurer en mode "nomade" Le Grand Nuage de Magellan au A7s et 135mm f/2 sur Star Adventurer, 2h de pose, Observatoire El Sauce, Rio Hurtado, Chili
  40. 2 points
    Bonjour à tous, voici une image de la galaxie NGC 4565, située dans la constellation de la chevelure de Bérénice, son diamètre d'environ 100 000 Al et sa distance de 35 Mal lui conféré une taille angulaire importante (pour une galaxie) dans notre ciel. J'ai réalisé 45 poses de 3 minutes en Luminance bin 1 et 3 x 11 poses de 3 minutes en RVB bin 2, le tout sur le 360 avec une caméra Moravian G4 16000, traitement IRIS et photoshop. Acquisitions en auto avec Maxpilote refocus toutes les 7 poses. FWHM sur brutes de 3 minutes : 2.9" / 3" l'image de la totalité du champ : la version full: http://astro.equinoxe.free.fr/images/images_constelations/cheveulure_de_berenice/NGC_4565_full.jpg un crop sur la belle: La meilleure des brutes en terme de FWHM : Bon Dimanche à tous. jc
  41. 2 points
    J'ai pu rajouter quelques heures de Ha avant-hier. Ha 28x600s et 10x30s bin 1 SII et OIII 10x 600s bin 2 RVB 3x8x300s bin 2 Une version au 1/3, la full est ici
  42. 2 points
  43. 2 points
    Félicitations Rigel: 10000! Dont une grande partie à nous donner le bonheur du sourire (voire fou-rire). . Un très grand merci! Patte.
  44. 2 points
    Merci de votre aide, tout fonctionne parfaitement... il ne me.reste plus qu a imprimer ma patte de fixation pour mettre le moteur sur ma lunette.....
  45. 1 point
    Bonsoir Yui ,bonsoir à tous , Russell Williams Porter ? Fallait pas m' appâter avec les Simpsons !
  46. 1 point
    Dans la suite tu ne parles que de galaxies, mais tu as vraiment essayé des amas ? Par exemple M13 ? Je te suggère de commencer par des objets faciles, en cette saison M13 convient parfaitement, et même sous un ciel pourri, on voit au pire une grosse tache floue. Si tu ne vois pas M13, ça suggère un problème de réglage du « goto ».
  47. 1 point
    Bonjour à tous, un grand classique des galaxies aiguilles, Imagée hier soir en compagnie de deux "gros Dobistes" qui m'en ont mis plein les mirettes malgré la lune déjà bien présente. Merci à eux! pendant ce temps le RC8 imageait tranquillement cette belle tourniquette vue quasi de profil. 31 poses de 180 s en bin 1 avec la bonne vielle 314 sous un ciel calme au début puis un peu plus agité ensuite. 1 bonne heure pour les RGB en bin 2. traitement Pix, les couleurs ont été faites avec le process PCC Jean-Christophe
  48. 1 point
    Salut, Lunette => REEGO-RT (2).it.fr.pdf RC=> REEGO-RC (2).it.fr.pdf Moby
  49. 1 point
    Bon courage Frank ! Il ne faut pas baisser les bras et s'accrocher. Nos métiers d'artisans sont passionnant mais difficiles,assez répétitifs et chronophages. Les gens ne se rendent pas toujours compte du travail fourni pour réaliser de belles optiques. Mais, personellement, je suis toujours content et fier de moi quand j'ai fait du bon travail.
  50. 1 point
    Bienvenue sur le forum Spmaitrehenry Tu pourras sûrement trouver des Picards dans la rubrique "Rencontres Astro"
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