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Showing content with the highest reputation since 05/03/2020 in all areas

  1. 18 points
    Bonjour à tous, J'ai profité du confinement pour reprendre des vieilles images solaires datant du dernier maximum en 2013... Ca donnera une idée aux nouveaux adeptes du solaire de la différence d'activité avec aujourd'hui et ce qui pourrait vous attendre dans quelques années J'ai utilisé une technique 3D pour donner une impression de relief aux filaments. La couleur assombrie est également voulue pour donner un effet magmatique à l'intérieur du Soleil. Matériel utilisé (à l'époque) : lunette 130mm + Coronado SM90 et étalon PST en double stack, l'ensemble donnant une bande passante entre 0.4 et 0.5 Angström (en-dessous de 0.5 Angström la ligne bien visible de la chromosphère disparaît). J'en ai fait des fonds d'écran en 4k que pouvez télécharger ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Wallpapers/?C=M;O=D Quelques exemples, à visualiser impérativement en plein écran (clic sur l'image) pour vous donner cet effet de relief. En espérant qu'elles vous plaisent... Et en bonus, 3 animations en couleur qui montrent bien les mouvements de plasma et éjections de masse coronale :
  2. 12 points
    Salut à tous En voilà une image qui m’a donné du fil à retordre... L’incrustration du Ha à été un véritable casse tête pour ne pas déséquilibrer le reste des couleurs... Enfin voilà le résultat: Pour les détails techniques : https://www.astrobin.com/amowlw/D/ AP130 et son red F4,5 AP1600GTO (non-guidée) Atik One 6.0 et filtres Astrodon LRVBHa3nm Et toujours avec mon ciel de centre ville... N’hésitez pas! Stef
  3. 9 points
    Voilà des lunes (!!!) que je poursuivais ce sujet sans succès. En effet pour percevoir le réseau de rainures du cratère Gassendi, il faut à la fois un bon seeing et un bon angle d'éclairement. Ces conditions m'étaient pour une fois très favorable. Le bonheur était à son comble en voyant une telle finesse! Les rainures étaient plus pertinentes dans la partie est que dans la partie ouest du cratère. Bonne journée, Francis Observation du 3 mai 2020, seeing très bon, transparence moyenne, nuages d'altitude transitoires. Setup: Dobson 400, Celestron 25mm avec Barlow Televue 2.5, Nagler 9mm, Pentax 5mm. Photo à l'APN en afocale pendant l'observation. Dessin à l'aide de la photo au crayons pastels gras et secs sur Canson noir.
  4. 9 points
    Bonjour, Mercredi soir j'ai fait des tests pour chopper le côté thermique de Vénus sans avoir de filtre IR1000... → Et, en fin de séance, un point lumineux apparaît plein ouest, vue la luminosité et la vitesse, je pense à l'ISS, et comme Vénus est vraiment au ras des pâquerettes, tant pis si j'ai mon assemblage de filtres W47+W25, je règle le temps d'exposition sur 1ms et j'empoigne le dobson et je vise avec le chercheur... Hé bé, c'est pas évident ! Tout a failli se casser la g... quand j'ai tiré sur le câble de la caméra... Mais sur 1000 images issues de la vidéo, l'ISS s'y trouve sur 28. Petit rendement mais content quand même ! La chance m'a souri, malheureusement, malgré le temps de pose à 1ms et les filtres empilés, ça crache un 400 F4,5 au foyer -> j'étais un poil surexposé ! Je vous mets les meilleures de ce que j'ai pu faire avec mes faibles compétences. Tout est fait sous Astrosurface (merci aux concepteurs!) : Bon ciel à tous sauf à Elon ! Fabien
  5. 9 points
    Bonjour à tous, Voilà plus de 6 mois que j'image la planète Vénus (de décembre 2019 à fin mai 2020), aujourd'hui je peux enfin vous présenter les planches finales Les images régulières, ont permis de mettre en évidence la taille et la phase de cette belle planète. En effet au fur et à mesure qu'elle se rapproche de nous, sa phase diminue. Les images ont étés faites avec toujours la même configuration, Télescope Newton 200/800-Barlow 5x-Filtre Uvénus Astrodon-Caméra ZWO ASI 290MM. Planche 1 Planche 2 N'hésitez pas a allez voir les fulls ici: https://astrob.in/eq8rvw/0/ https://astrob.in/apjjlq/0/ Au plaisir de vous lire Nico
  6. 8 points
    Vénus à 2,4° du Soleil ce matin (attention aux yeux et au matériel !) avec la FSQ et ASI183, un peu touchy mais je l'avais déjà faite en 2012, et puis ça n'arrive que tous les 8 ans ! On le distingue sur les images d'hier soir mais ce matin c'était mieux (pas trop de turbu ni de pollens) Hypnotique cet anneau de lumière diffusée par l'atmosphère vénusienne... 😃
  7. 8 points
    Salut Vu que je continu mes captures sur Venus voici une ébauche des gif rassemblant mes captures bien sur, il en manque et certaine images sont plusieurs fois sur le deuxième gif A+
  8. 7 points
    Exclusivité pour le post lunaire: Mosaïque de 32 tuiles au foyer du C8, Asi290mm, IR680nm. Double clic clic pour se balader sur la full
  9. 6 points
    Test Binoculaire Baader Maxbright II... et comparatif avec la binoculaire Baader Maxbright I. A - Motivations : Comme beaucoup, je possède la binoculaire Maxbright I depuis de longues années. Si j’en étais globalement satisfait, il y avait quelques détails qui me gâchaient un peu le plaisir : Des tailles de prismes restreints, Un serrage d’oculaire sommaire à vis, Un réglage dioptrique qui avait tendance à faire venir la vis de serrage au niveau du nez, Des plastiques du corps de la binoculaire qui ont une fâcheuse tendance à se déclipser. Cependant, rien de bien rédhibitoire pour m’empêcher de l’utiliser. J’ai de plus tout une série d’accessoires en connexion T2 qui permettent de l’utiliser dans pleins de configurations et en gardant un chemin optique le plus court possible : Nez Baader en 1.25 pouce, https://www.baader-planetarium.com/en/baader-nose-piece-1¼"--t-2-(t-2-part-14).html Nez Baader en 2 pouce, https://www.baader-planetarium.com/en/baader-2"--t-2-nose-piece-and-camera-adapter-(same-as-used-by-sbig)-(t-2-part-16).html RC Baader à prisme « Zeiss » https://www.baader-planetarium.com/en/baader-t-2-stardiagonal-(zeiss)-prism-with-bbhs-r-coating-(t-2-part-01b).html GPC 2.6x https://www.baader-planetarium.com/en/glaspathcorrector-2-6x-for-baader-binoviewer-with-zeiss-ring-dovetail-(maxbright-ii-and-mark-v).html GPC 1.7x pour Newton. https://www.baader-planetarium.com/en/2"-glaspathcorrectorr-17x-for-newtons.html?___from_store=en C’est pourquoi, lorsque la société Baader a annoncé la sortie de la Maxbright II avec des prismes plus grands, un réglage dioptrique ergonomique, des PO « Clikclock » et avec un poids contenu, je me suis dit que les caractéristiques étaient vraiment alléchantes. De plus, je pouvais réutiliser tous mes accessoires. J’ai passé ma commande et j’ai attendu (longtemps) avant d’être livré à la mi-mai. 😀 B - Présentation et caractéristiques : La Maxbright II est livrée dans une mallette étanche en plastique noir solide avec de la mousse dense. https://www.baader-planetarium.com/en/baader-maxbright-2-binoviewer-with-case.html On y retrouve : La binoculaire avec son nez en sortie T2, Une connexion « micro-baïonnette ZEISS », Un outil de desserrage à ergots du nez T2 pour mettre en place la « micro-baïonnette ZEISS », On notera aussi la place laissée pour un RC vissé directement sur la binoculaire. Dommage qu’il n’y a pas d’emplacement réservé pour les GPC comme dans la mallette de la Maxbright I. La première impression est flatteuse. Par rapport à la Maxbright I, on a l’impression d’avoir un produit plus « haut de gamme ». Les plastiques noirs ont été remplacés par un revêtement caoutchouté agréable au toucher. On note aussi que la Maxbright II est plus imposante que la Maxbright I. Elle est plus lourde aussi. Pesées sans capuchon de protection et en nez T2 : Maxbright I : 520 gr Maxbright II : 650 gr (annoncé par Baader à 595 gr) Mais il n’y a pas de secret, si on veut des plus grands prismes, elle est forcément plus lourde. J'ai une lunette avec un back focus important ce qui permet de mesurer facilement le chemin optique de la binoculaire par le truchement de bague allonge en visée directe que je mets sans la binoculaire et que je retire avec la bino. La course du focuser cumulée avec la longueur des bagues allonges permet de connaitre la longueur du chemin optique. Bien sur, il n'y a aucun GPC ni RC dans le chemin optique lors de la mesure. La longueur du chemin optique des binoculaires suivantes équipées d'un nez en 1.25 pouce en montage T2 est d'environ pour la : Maxbright I : 117 mm Maxbright II : 118 mm Baader annonce un chemin optique de 110 mm plus ou moins 1 mm . Si on enlève le chemin optique de la bague T2 (longueur du filetage de 4 mm pour la Maxbright I et II) et du nez en 1, 25 pouce (environ 1 mm), c'est à dire 112 mm et 113 mm respectivement pour la Maxbright I et II, on est proche des 110 mm annoncés. Pour vérifier mes calculs, lors de mes comparatifs de la Maxbright I à la II, j'ai constaté une différence de mise au point d'environ 1 mm. Ce qu'il faut retenir : si vous arrivez à faire la mise au point avec la Maxbright I, il est fort probable que vous arriverez à faire de même avec la Maxbright II. 😀 La Maxbright II est équipée de ses bouchons pour les portes-oculaires et le nez en T2. Par contre, le bouchon pour le nez en T2 est arrivé fendu. Je pense qu’il a été enfoncé de travers. Petite déception à l’ouverture de la mallette…🙄 Mais un point de colle forte a permis de réparer ce bouchon. Contrairement à la Maxbright I, il y a des repères pour retrouver rapidement le réglage de l’écartement des portes oculaires sur la Maxbright II. C'est très pratique lorsque vous observez à plusieurs et que vous voulez rapidement retrouver le bon écartement. En comparant les 2 binoculaires, on constate que la bague de serrage du nez T2 est beaucoup plus large (10 mm) sur la Maxbright II que sur la Maxbright I (6 mm). Si cette bague de plus grande largeur facilite la manipulation, elle prolonge aussi le chemin optique. Si vous souhaitez utiliser en permanence la micro-baïonnette Zeiss, il vous faudra utiliser la bague de changement rapide TQC en sortie T2. https://www.baader-planetarium.com/en/baader-heavy-duty-t-2-quickchanger-(t-2-part-06a).html Cette bague semble bien pratique mais rajoute quelques millimètres de chemin optique par rapport à la connexion T2 classique - 11 mm de chemin optique annoncé par Baader plus l'épaisseur de la bague de la micro-baionnette Zeiss. Si vous voulez installer les GPC dans ce nez, il faudra utiliser les GPC dont les références se terminent par Z comme Zeiss. Ces GPC se montent à l’envers par rapport aux GPC classiques dans la micro-baïonnette Zeiss. Je pense que Baader a simplement retourné les lentilles dans le corps du GPC. A priori, il semble ainsi possible de cumuler 2 GPC dans le même chemin optique comme le montre le mode d’emploi. Mais je ne pense pas que la qualité optique y gagne... Il existe aussi en option une bague T2 extra courte (Réf 2458271 et 2458272) pour remplacer la bague de connexion T2 d’origine s’il vous manque que quelques millimètres pour faire la mise au point. Les portes-oculaires sont munis des ClickLocks. Ils fonctionnent en opposition. En position verrouillée, les ergots sont toujours vers l’extérieur et ne rencontreront jamais votre nez. Les réglages dioptriques sont bien conçus. En effet, lorsque vous tournez la bague de réglage, cela éloigne le porte-oculaire mais dans un mouvement de translation et pas de rotation. Les ClickLocks ne changent pas d’orientation. C - Premier essai : Le temps est clair en ce moment. Les premiers quartiers de lune sont visibles ainsi que les planètes Vénus et Mercure. De bonnes conditions pour un test. J’équipe mon RC d’un GPC de 2.6x et je le visse sur la binoculaire pour l’installer sur une lunette. Premier constat, j’ai essayé de serrer la bague du nez de la binoculaire sur le RC Baader, il persiste un léger jeu et la binoculaire a tendance à tourner toute seule sur son axe… Bizarre, avec la Maxbright I dans cette même configuration, j’arrivais à verrouiller le positionnement du RC sans problème. 🙄 Tant pis, j’installe quand même l’ensemble sur la lunette, équipée de 2 oculaires de 20 mm et je la dirige vers Vénus. Et je vois… 2 Vénus. L’une à côté de l’autre… Du calme. Je me mets assis, je vérifie le serrage des oculaires, je regarde : 2 Vénus. Je change d’oculaires, de cibles, etc : pareil. Ma binoculaire neuve est décollimatée ! 🤨 Je suis en présence de 2 problèmes : Je n’arrive pas à serrer complément le RC sur la binoculaire, La binoculaire est décollimatée. Misère ! Je ne vous cache pas ma déception lors de ce premier essai. 🥺 D - Résolutions des problèmes : 1 – Serrage inefficace du nez T2 Pour confirmer le problème, j’ai essayé mes autres accessoires Baader en T2. Le constat a été systématiquement le même. Même en serrant fortement, les nez en 1.25 et 2 pouces pouvaient tourner sur eux-mêmes comme le RC. Une binoculaire Baader pas compatible avec les produits Baader ? 🙄 En regardant le mode d’emploi, ils précisent que le nez en T2 de la binoculaire est équipé d’une bague en plastique permettant de compenser les filetages plus courts des accessoires. D’ailleurs, cette bague doit être enlevée pour que les ergots de l’outil fourni pour le changement de nez puissent s’enfoncer dans les trous qui sont partiellement masqués par cette bague. Visiblement, cette bague ne compense pas assez… Muni d’un petit tournevis, je fais levier sur le bord de la bague et elle se retire facilement. Je mesure son épaisseur : 1.3 mm. Je découpe une fine lanière de scotch d’électricien que je colle au revers de cette bague afin d’augmenter son épaisseur. Je passe ainsi à une épaisseur d’ 1.5 mm. Je revisse mes accessoires et je constate que maintenant, j’arrive à serrer efficacement les accessoires sans qu’ils puissent tourner sur eux-mêmes. Premier problème résolu ! 😀 Ai-je eu une bague manquant d’épaisseur ? Mystère… Pourquoi Baader n'a pas choisi de limiter la largeur de la bague de serrage T2 de 10 mm à 8.5 mm ce qui aurait permis de se passer de cette bague de compensation et ce qui aurait aussi permis de sauver 1.5 mm sur le chemin optique? 🧐 Sans doute que cela rend les accessoires comme le TQC et la bague de serrage T2 extra courte plus attractifs. 2 – Décollimation et collimation. Là aussi, j’ai fait d’autres tests dans d’autres configurations, en modifiant l’écartement et à chaque fois que je visais une étoile, le constat était toujours le même. Cette binoculaire n’est pas collimatée. J’avais déjà eu le même problème avec la Maxbright I. Mais la Maxbright I se collimate facilement car chaque porte oculaire est équipé de 3 vis cruciforme qui permettent d’agir sur le centrage en faisant « glisser » le châssis. Sur la Maxbright II, ces vis ne sont pas visibles et le mode d’emploi n’indique absolument pas comment collimater. Mais comme j’aime bien mettre « les mains dans le cambouis », je m’y suis attelé. En regardant attentivement, on constate que les bases des Portes-Oculaires (PO) sont équipées chacune de 3 micro-vis réparties à 120°. Ces 3 micro-vis peuvent éventuellement permettre de centrer très légèrement les PO. Par contre, dans mon cas, le désalignement était trop prononcé pour que la manipulation aboutisse. La manipulation de ces 3 micro-vis doit se faire avec des doigts de fées ! Si vous forcez de trop, vous risquez d’arracher le filetage ou d’abimer l’empreinte de la tête. Pour collimater la Maxbright II : 1 - Desserrer complétement les 3 micro-vis ce qui permet de démonter l’ensemble du réglage dioptrique et du ClickLock. Attention à ne pas perdre une des vis ou le joint d’étanchéité ! 2 - Vous découvrez le châssis (la base du PO) qui est maintenu par 3 vis Allen au corps de la binoculaire. Ces 3 vis se situent à l'intérieur du châssis alors que sur la Maxbright I, elles étaient à l'extérieur. Grosso modo, c'est le même système que la Maxbright I. 3 - Desserrer légèrement ces 3 vis afin que le châssis puisse translater sur le corps de la binoculaire mais sans qu'il soit trop libre. 4 - Procéder de la même façon pour l'autre PO (desserrer les 3 micro-vis, enlever l'ensemble PO et desserrer les 3 vis Allen). 5 - Remettre les PO sans serrer les 3 micro-vis. 6 - Mettre vos oculaires à plus forts grossissements possibles et viser une source ponctuelle (étoile). 7 - Aligner les 2 images en bougeant les châssis (dans mon cas, il a suffi de les rapprocher l’un de l’autre). 8 - Enlever délicatement les 2 ensembles PO et revisser les 2 fois 3 vis Allen. 9 - Remettre les ensembles PO et oculaires et contrôler la fusion des images. 10 - Si la collimation est bonne, il n’y a plus qu’à serrer uniformément les 3 micro-vis sur chaque ensemble. Sinon, recommencer à l'étape 3. Bravo, vous savez collimater une binoculaire Maxbright II ! 😀 Lorsque vous collimatez votre binoculaire, serrer bien les ClickLocks. En effet, on lit souvent que les dispositifs ClickLocks sont auto-centrants pour les oculaires. Ce n'est absolument pas le cas. Il s'agit de 2 petits ergots à 90° qui viennent pousser sur la jupe de l'oculaire vers le bas. Donc cela ne centre en aucun cas l'oculaire, bien au contraire. La réalisation de la collimation de cette binoculaire se fait sous votre propre responsabilité. Si vous estimez ne pas en avoir les capacités, je ne peux que vous conseillez de la confier au SAV. A noter que j’ai fait le constat que 2 des 6 micro-vis (celles qui se trouvent entre les 2 PO donc les moins accessibles) n’étaient pas serrées… C’est un peu embêtant quand on comprend que ces micro-vis tiennent la fixation des PO…A vérifier sur la votre. E – Essais. Heureusement, les autres essais se sont déroulés sans problème et la binoculaire donne satisfaction. Je n’ai jamais été confronté à un phénomène d’ombre volante ou de reflet. Optique et mécanique fonctionnent maintenant de concert. 🥰 Par contre, en observant une lune illuminée à 65%, j'ai constaté une différence de vision entre le fut droit et le gauche. J'ai inversé les oculaires pour vérifier que cet effet ne leur était pas imputable. Le fut gauche m'a donné une lune un peu plus "jaune", un peu moins lumineuse. Différence de luminosité entre le fut droit et gauche ou effet de polarisation? J'ai testé de jour sur un écran LCD affichant une page blanche. Le fut gauche est très légèrement plus sombre que le côté droit. En tournant la binoculaire, il n'y a pas de variation de luminosité, ce n'est donc pas un effet de polarisation. Il y a une très légère différence de luminosité entre le fut droit et gauche. J'ai fait le même essai avec la Maxbright I. J'ai constaté le même phénomène mais inversé. C'est le fut droit qui semble très légèrement moins lumineux. J'ai vu cet effet en regardant alternativement dans le fut droit puis gauche. Dans le cadre d'une utilisation normale avec les 2 yeux, c'est indétectable. Est-ce que la vision est meilleure dans la Maxbright II par rapport à la Maxbright I ? Pour le moment, ce que j’ai pu voir dans la Maxbright II, je l’ai vu aussi dans la Maxbright I en les essayant l’une à la suite de l’autre sur des cibles planétaires. Bref, d’un point de vue optique, nous sommes au moins dans la même qualité mais je n’ai pas encore observé assez avec et en particulier, je n'ai pas pu faire de ciel profond. La bonne surprise, c’est que je peux enfin faire la mise au point avec la Maxbright II équipée du GPC 1.7x pour Newton sur mon dobson 400. En effet, en montant la micro baïonnette Zeiss, on arrive à avoir un chemin optique très court (près d’1 cm de gagné par rapport à la Maxbright I en montage T2). Avant, je devais remonter le miroir primaire pour arriver à faire la mise au point avec la Maxbright I mais du coup, je n’arrivais plus à faire la mise au point lorsque j’utilisais mon correcteur de coma ES en monoculaire. Bref, pas pratique du tout. Maintenant, je ne touche plus à rien sur mon dobson et tous mes accessoires fonctionnent. 🥰 J'ai pu avoir ainsi de magnifiques vues sur la Lune. Malheureusement, à 23h lorsque les constellations se dessinaient, les nuages ont envahi le ciel et je n'ai pas pu faire de ciel profond. D – Conclusions. Cette Maxbright II m’a donné bien du fil à retordre. J’ai trouvé des défauts qui peuvent être corrigés relativement facilement mais qui montrent que le contrôle qualité lors de la fabrication doit être renforcé : - Une binoculaire décollimatée, - 2 micro-vis de serrage des PO desserrées, - Une bague de compensation manquant d’épaisseur. - Le bouchon du nez T2 fendu. Suis-je tombé sur un "mauvais numéro"? Probablement. Car cette binoculaire a de nombreuses qualités qui ont été occultées dans un premier temps par des défauts d'assemblage. Mais maintenant, tout est réparé par mes soins et cela fonctionne très bien. Bien sur, j'aurais du la renvoyer à Baader dès le constat de ces défauts mais cela m'a donné l'occasion de me l'approprier et de savoir la collimater. Maintenant, j’ai hâte d’essayer de faire du ciel profond avec cette binoculaire sur des cibles brillantes comme les amas globulaires. Et sur la lune, le spectacle est toujours aussi fabuleux ! Cette binoculaire est proposée avec une liste d'accessoires impressionnante pour l'adapter à n'importe quelles configurations. Doit on l'acheter? Maintenant, je répondrais par l'affirmative. 🥰 Je précise que je n'ai aucune connivence avec la société Baader (mais vous l'avez compris). La rédaction de ce test part du principe de ne rien enjoliver et de vous donner mes impressions basées sur mon expérience et mes (maigres) connaissances optiques et mécaniques. Je pense que vous avez tous trop lu de tests où on ne vous vante que les qualités d'un nouveau produit... Cet article est en cours d’enrichissement en fonction de mes essais et impressions. D'autres photos à venir…
  10. 6 points
    bonjour, gros .Gif animation sur 10h avec pas mal de déchets 816images gardées (sur 983 .SER 170 à la poubelle et pourtant j'en ai gardé des affreuses , je vous laisse deviner l'état de celles qui sont parties à la poubelle). début SER 500i toutes les 30 seconde ,ensuite 200i toutes les 30s enfin 200i toutes les minutes , obligé car les 2 DDur était pleins. j'espère que ça vous plaira. Paul très longue à charger + 80MO ou cliquez sur carré
  11. 6 points
    Bonjour à tous ! Bon, pour tout vous dire je comptais appeler ce poste : « Malik’s Ultra Deep Field Nasa High Résolution Galaxies Cluster 😎» mais je me suis ravisé au dernier moment... ça faisait un peu trop. Alors voilà donc ma dernière prise, après presque 2 mois de confinement. Enfermé comme un lion en cage, alors que j’avais du nouveau matériel à tester, alors que de belles nuits s’enchaînaient, et que mon ciel parisien ne me permettait de faire... à peu près rien. Autant vous dire que des le lendemain du déconfinement, je m’organisais déjà pour sortir. Mon spot préféré m’attendait (dans le rayon réglementaire de 100km) et malgré la reprise du boulot, j’ai pu y enchaîner 4 nuits ! A 1h de route de chez moi, rentré à 5h30, boulot à 10h... Ce fut.... assez fatiguant... 😬 Mais quel bonheur de retrouver le ciel, l’ambiance paisible de la nuit, et toutes les emmerdes de l'astrophoto... alala ça me manquait... Par contre, j’ai rencontré des nouveaux venus, askiparai qu’on les appelle starlinks... enfin je ne sais pas si c'en etait, ca me parait tot pour en avoir autant. Voici les trainées que j'ai ramassé sur 57 poses de 10min 😐 Aller passons à ce qui nous interesse... ABELL 1656 Il s'agit d'un amas de galaxies, dans la Chevelure de Berenice, appelé aussi Coma Cluster Il y a plus de 1000 galaxies dans ce champs ! Probablement plus de galaxies que d'étoiles sur cette image (faudrait que je vérifie tiens...) On pourrais croire a un phenomene de lentille gravitationelle au centre de la region, mais non NGC4874 et NGC4889 sont deux galaxies super geantes autour desquelles gravitents d'autres plus petites elliptiques. Traitement particulièrement complexe du coup, notamment pour bien gérer les étoiles, j'ai du m'y reprendre à deux fois. En tout cas, je ne pensais clairement pas en tirer ce résultat, c'est un champs assez peu imagé, sur Astrobin, les gars y vont avec des gros tubes avec de la grosse focale. Je m'y suis attaqué avec ma lunette 130/780, et l'ASI1600 🙂, pour un échantillonnage à 1'arc/pix env 10h de L et 1h de chaque pour les RVB traitement PIX et PS La full vaut le détour A+++
  12. 6 points
    Bonjour, Le confinement est terminé, la Voie Lactée est là (2h du mat) , pas de Lune , alors dur de résister malgré la fatigue. Cette petite chapelle étonnante au sommet d'une colline en Vendée a été mon premier travail nightscape depuis qu'on peut circuler librement. Matériel : sony A7rIII + tamron 17-28 à 20mm f2.8 J'ai fait pour chaque tuile 4 poses de 10s à 6400 ISO, assemblées avec le logiciel Sequator Ensuite deux rangées de 7 photos pour couvrir de la chapelle jusqu'à la Voie Lactée. Bref, en tout, 2x7x4 =56 shots L'assemblage avec le regretté Autopano (le meilleur logiciel pour assembler les photos en particulier de nuit) Traitement Pixinsight (fond du ciel, accentuation de la Voie Lactée, réduction d'étoiles) puis enfin un peu de photoshop.... Oui pas simple. Malheureusement le bulbe de la Voie Lactée était pile au dessus du principal halo de pollution lumineuse.
  13. 6 points
    Merci Fred c'est sympa j'espère pouvoir l'étoffé un peu mais on a du mauvais temps j'en ai une autre mais elle passe pas en gif malgré la petite taille ? Venus.mp4 cool en mp4 ca marche bonne journée et bon ciel
  14. 6 points
    La compression gâche la définition mais 160Mo en gif ,3 h pour la charger en ce moment. la fin de la vidéo est notablement dégradée , l'humidité en altitude est arrivée très rapidement a fait diffuser le soleil sur plusieurs diamètres. température au sol 27° ,vent 40 km/h en rafales . Paul à regarder aussi en plein écran pour avoir ~le plein format le .gif en compression moyenne ici https://astropol.pagesperso-orange.fr/Sun4mai20.gif
  15. 6 points
    Bonjour à tous, tout mon matos est actuellement chez un copain dans le sud (on devait partir une semaine en Espagne chez E-Eye, semaine annulée évidemment), alors je ronge mon frein depuis 2 mois, surtout qu'on a eu des nuits superbes tout le mois d'avril. J'en ai profité pour reprendre des vieilles images datant du dernier maximum solaire en 2013... Ca donnera une idée aux nouveaux adeptes du solaire de la différence d'activité avec aujourd'hui et ce qui pourrait vous attendre dans quelques années J'ai utilisé une technique 3D pour donner une impression de relief aux filaments. La couleur assombrie est également voulue pour donner un effet magmatique à l'intérieur du Soleil. Matériel utilisé (à l'époque) : lunette 130mm + Coronado SM90 et étalon PST en double stack, l'ensemble donnant une bande passante entre 0.4 et 0.5A (en-dessous de 0.5A la ligne bien visible de la chromosphère disparaît). J'en ai fait des fonds d'écran en 4k que pouvez télécharger ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Wallpapers/?C=M;O=D Quelques exemples, à visualiser impérativement en plein écran (clic sur l'image) pour vous donner cet effet de relief. En espérant qu'elles vous plaisent...
  16. 5 points
    Salut tout le monde! J'ai hésité à posté sachant que je viens de poser des tas de questions concernant la prise de vue de la station spatiale dans la rubrique technique ici: Mais l'envie de partager quand même était trop forte! Du coup hier soir, j'ai profité du passage de l'ISS à 75° pour tester un AVI, avec l'aide de mon fils de 8 ans. Il m'a assisté à l'écran de PC pendant que j'étais l’œil rivé à l'oculaire. Technique certes, peu orthodoxe, mais y'en a qui y arrive alors pourquoi pas moi!! Matos: Explore Scientific 300 et ZWO ASI 224MC Acquisition: Firecapture 2min 48, 127frames/sec, Shutter=1.977ms, Gain=112 (18%), Gamma=23 Ensuite, j'ai fais malheureusement des captures d'écran de régistax, ne sachant pas comment faire pour stacker mes images d'AVI. D'où mes interrogations sur le post ci dessus. Bref, voilà mes petites ISS au 300 Et pendant ce temps, j'avais posé mon Canon 700D avec le Sigma 18-35 mm F1,8 DC HSM ART en rafale à l'ouest pour choper le passage de Crew Dragon. Assemblage de 10 images: 200iso, f/2, 3.2sec, @18mm. En tout cas, j'aurais les souvenirs de cette soirée!! Bon visionnage!! @+ David _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ MAJ: Passage de ce dimanche, même config, mais je me suis bien posé pour affiner ma MAP, et aussi ma collim, car je pense que j'étais un peu dans les choux samedi soir. J'ai également réduit mon temps d'expo passant de 1.977ms à 1.020ms. Gain, gamma idem. Vos avis? @+ David __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Désolé, je re up le sujet, je me suis amusé à faire une vidéo avec les meilleures images. 106 images sur les 15000 de l'avi, peut être 400 ou 450 avec la station! J'ai utilisé le logiciel PIPP pour faire ça, et franchement c'est pas mal du tout comme appli!
  17. 5 points
    Bonjour quelques images pour alimenté le forum en mode amateur Au Sony a7s a main lever (en appui quand même) et au C8 un essais des conjonction la pour le fun j'ai pas sortie le C8 la un petit truc sur mercure et Kuiper semble au bon endroit pas d'ondelette sur mercure ca me plaisait pas un Saturne modeste Quelques Juju Le 26 un peu en retrait jet voila si vous êtes arrivé au bout c'est deja sympa a vous Bonne journée et bon ciel
  18. 5 points
    Bonjour à tous Après plusieurs tentatives ratées, voici le fruit de mon shoot de hier soir avec le MAK180 et le CANON 500D. Je n'ai pas eu pour le moment, le bon positionnement de l'ISS pour voir les panneaux solaires bien éclairés. Bon ciel à vous Philippe
  19. 5 points
    C'est chaud....Ca turbule....Mais c'est fin!!! C14 f22 ASI174 1000nm
  20. 5 points
    Salut tout le monde!! De retour avec la Voie Lactée... Faut bien, il fait beau!!😁 Hier soir, avant de me coucher, j'ai eu le malheur de jeter un œil dehors... fallait pas!! Le ciel était magnifique sur ma commune vendéenne, Treize-Vents, et du coup, j'en ai profité pour sortir l'appareil. Toujours même configuration: Canon 450D Baader déflitré, Sigma ART 18/35mm f/1.8 Filtre CLS, le tout sur la Star Adventurer. Différentes focales, mais sinon, 800 ISO, f/2, 120sec de pose. J'ai bien boosté les traitements, et c'est clairement un choix, afin de voir jusqu'où je peux aller! @ Bientôt!! David
  21. 5 points
    On me l'a demandé; je vous l'expose Tout d'abord 2 photos pour montrer l'évolution du projet j'ai d'abord commencé par la version suoerposée avec comme avantage principal de pouvoir observer en 2" mais comme inconvénient de mesurer 35cm de diagonale j'ai finalement opté pour la version côte à côte avec comme avantage la compacité mais comme inconvénient de rester sur du 1 1/4"; on peut pas pas avoir le confinement et l'argent du confinement j'ai donc acquis 2 tubes 1 sky et 1 célestron; j'ai opté pour un remplacement de l'objectif du célestron par celui d'1 sky acheté sur ebay aux pays-bas; en effet comme le montre la photo le traitement des sky est vert alors que celui des célestron est rose (pas de photo mais believe me)) la mise au point se fait à l'aide des porte-oculaires classique ensuite l'écart interpupillaire se fait grâce à 2 redresseurs terrestres célestron vintage (bons soit-dit en passant) qui pivotent dans le coulant femelle des renvois coudés le field stop en sortie n'est que de 20mm, pas de grand champ donc mais avec la paire de plosst 20mm je dispose d'1,1° de champ au grossissement de 45X; très correct et la superposition des images vous allez me dire car les tubes sont solidaires de base on est proches au grossissement de 45X afin de peaufiner j'ai donc utilisé 2 nagler 4,8mm et joué sur l'orientation des porte-oculaires; en fait pas grand chose à rattraper comme constaté ne disposant ni de machine ni d'imprimante 3D je fais avec du contreplaqué; peint çà présentera mieux à noter que je conserve les supports de chercheur et que je peux en positionner un afin de pointer au cheminement d'étoiles j'espère que la présentation vous plait afin de mettre l'eau à la bouche je travaille sur un autre projet de binoscope que je qualifierai de binostomme au vu de la forme globale ceci à partir d'objectifs de 60/800 de mon stock
  22. 5 points
    Bonjour, Avec des jumelles, tu es à environs 5 degrés de champ, soit la largeur de 3 doigts main tendue. Avec le 25mm, tu as environs 1°, soit l'ongle de l'auriculaire main tendue. Avec un chercheur 9x50, tu es quasiment comme avec des jumelles. (Image trouvée sur le net) L'amas globulaire dans hercules, m13, le plus gros amas globulaire de l'hémisphère nord, fait 1/3 de degré. M 57, nebuleuse planetaire de la lyre, très brillante, fait un peu plus de 1minute d'arc (1/60ème de degré, 1/60ème de l'ongle de l'auriculaire main tendue vers le ciel). Jupiter fait environs 40 secondes d'arc. Je t'ai mis des éléments pour que tu puisse te rendre compte que nombre d'étoiles que tu vois dans ton 25mm ne sont pas visibles à l'oeil nu ou dans ton chercheur ou dans des jumelles. Ensuite, la taille des objets du ciel profond ne permet pas un pointage approximatif sous peine de les avoir hors champ. Il y a des cheminements pour y accéder. Sur le site en lien, il y a un petit atlas pour débutant qui permet de trouver quelques objets, et surtout d'apprivoiser son télescope et sa monture, de s'entrainer. Voici le lien: https://www.astroclubdelagirafe.fr/2017/03/20/guide-pour-lastronome-debutant/
  23. 5 points
    Hello, Petite visite le 6 Mai à la déesse du soir. Avec le C8, ADC Zwo, Asi290mm/224mc, au foyer et avec Barlow 2x Détail des acquisitions sur les photos
  24. 5 points
    Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution sera testée lors du prochain lancement (à priori celui du mois de mai 2020 donc). On ne sait actuellement pas combien de satellites seront équipés de ce système. Pour rappel, Darksat, le satellite recouvert d'un traitement sombre avait été lancé seul parmi sa grappe pour une première expérimentation. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.
  25. 4 points
    Bonsoir Le mot "antiquité" ne s'applique pas vraiment à mes vieux tubes, mais je me risque quand même à en montrer des photos... Ayant fait du ménage dans mes étagères aujourd'hui, j'ai exhumé deux instruments, les seuls à ne pas être conçus pour l'astronomie. Des jumelles, objectifs de 30 mm, avec un modeste grossissement de 4 1/2 et un champ de 3° 40'. Ces valeurs sont inscrites sur l'un des porte-oculaires, le faible champ est typique du type "Galilée". On trouve à peu près la même chose pour les jumelles de théâtre… mais là, il s'agit d'une "jumelle d'infanterie", c'est gravé sur l'autre porte-oculaire. Ayant acheté l'objet dans une brocante, je n'ai aucune indication sur son histoire mais il s'agit très probablement d'un modèle datant de l'époque de la guerre de 1914-1918. Une longue-vue "terrestre" (image non renversée), objectif de 40 mm, longueur (dépliée) 75 cm, grossissement 20. Elle a appartenu à mon grand-père paternel, et elle était le seul instrument disponible à la maison quand j'étais gamin dans les années 1950. C'est avec cette longue-vue que mon père m'a montré les cratères de la Lune mais je n'ai pas de souvenirs très précis de cette époque (très) lointaine ! Par contre, je me souviens bien avoir voulu observer davantage quand j'avais 12 ou 13 ans. Comme cette longue-vue n'a pas de support et qu'elle est assez "flexible", mon père m'avait conseillé de bricoler un pied. Je me souviens qu'il y avait un système en bois pour maintenir le tube bien droit, en forme de L, fait de deux tasseaux cloués. Le tout était articulé sur un manche à balai servant d'axe vertical. Et ça fonctionnait suffisamment bien pour mes modestes observations de l'époque ! Le vieux livre qui est sur la table n'est pas seulement là pour la déco, je suis en train de le lire. D'après son auteur Jean Bosler , ce pavé de 700 pages est "inspiré du cours professé (…) à la Sorbonne de 1919 à 1922" et tient compte "des grands progrès accomplis depuis", c'est-à-dire jusqu'en 1928. A l'époque, l'Astrophysique était une science "jeune" et le tome III de Bosler a été le premier cours d'astrophysique publié en France. J'ai d'autres vieux tubes à la cave, j'en parlerai un autre jour. A bientôt !
  26. 4 points
    Bonjour à toutes et tous, Suite à une réunion du club du gapra ( https://www.gapra.fr/) en début d'année, Jean-Marc nous a mis au défi d'imager le clignotement du pulsar de M1 dans la nébuleuse du crabe. Magnitude 16, pulses de 33 ms. B0531+21 pour les intimes. La barre était haute pour ce challenge... Avec le team LuckyWizards: Denis, Stephane, Emmanuel, Laurent, nous avons d'abord essayé la méthode brutale... des poses de 10 ms... force est de constater que sans un diamètre généreux d'au moins 1m la méthode brutale qui consiste a appuyer sur le bouton et attendre de voir que le truc clignote... resta sans succès. Qui ne tente rien n'a rien : nous avons aussi demandé à l'OCA l’accès au 1m du C2PU... sans succès...on est loin d'être prioritaires.... normal. La grosse artillerie étant donc indisponible, je me suis rabattu sur un moyen plus doux, a ma portée, la stroboscopie. Déja utilisée avec brio en 2003 http://www.astrosurf.com/rondi/obs/pulsar/pulsar.htm , j'ai essayé de mettre en oeuvre des moyens moins mécaniques, simple à réaliser par un amateur avec un peu de bricolage. Pour cela, j'ai fabriqué un obturateur stroboscopique avec un verre LCD piloté sur la fréquence du pulsar par un rapsberrypi synchronisé par le signal PPS d'une horloge GPS.... . Les acquisitions sont faites de mon jardin, deux jours avant le début du confinement. Pour la petite histoire, comme nous nous étions déjà embastillés, j'avais mis mon C11 en remote pour que les copains puissent participer. - C11HD/Asi 183 - 400 images de 10s - Alignement et Stacks : LuckyWizards Software En voici le résultat : Plutôt qu'un long texte, la vidéo est plus explicite, même si je ne suis pas un aficionado du traitement et montage vidéo. Une image du champ global et, un gif animé du pulsar qui clignote Bon ciel a vous et portez vous bien Georges
  27. 4 points
    un coup de bol la même recadrée sans réduction a+ stéphane
  28. 4 points
    Et 2 petites versions prises après 18 heures 😃 Toujours avec Daystar Quark Chromosphere sur objectif Sigma 60-600 et asi 1600MM
  29. 4 points
    bon, ca donne ça Des artefacts de diffraction très présents qui se voient beaucoup mieux car turbu plus faible : illustré sur l'image de gauche, résultat non retravaillé de l'empilement-ondelettes d'un des 5 SER (environ 50000 images conservées) A droite : 20 % conservées sur 5 SER de 10', ça fait environ 250000 images empilées (drizzle 1,5). J'ai retravaillé les artefacts de diffraction dans PS pour abaisser un peu leur nuisance, mais il en reste. C'est mon meilleur résultat, ça me sera difficile de faire mieux avec mon matos actuel. En-dessous, les zones visibles sur mon image, à mon avis, avec mon image à 300 % sinon on voit pas grand-chose. Il y a d'autres zones claires sur mon image, notamment vers le haut et plus près du limbe, mais c'est un reste d'artefact de diffraction.
  30. 4 points
    Premier essai en SHO avec ma 2600 Au total, pas loin de 3 nuits sur Cygnus Loop (encore basse pour un bon résultat) Lunette 61 Edph Filtre tri bande Ha, NII, OIII et filtre dual OIII et SII pour le mixage SHO (roue à filtre ZWO 2") Poses de 120s pour le Ha, NII, OIII et 180s pour le OIII et SII Il aurait fallu le double de pose pour un rendu vraiment propre...on verra si j'en ai la patience au début de l'été? Version classique Version pure SHO qui pique un peu les yeux Bon ciel à tous
  31. 4 points
    Pour qui ? A quel niveau ? A partir de quelle distance ? Si on considère que les échanges commerciaux ont sorti des milliards de personnes de la pauvreté, à quel niveau cette limite devrait-elle être si on veut comparer au nombre de morts du Covid, et quid des autres maladies? C'est facile de dire qu'on ne "tire aucun enseignement" comme je le vois souvent, mais ça reste souvent très vague quand ça parle politique. C'est déjà plus facile sur l'organisation du système hospitalier, où on peut comparer avec les pays qui font mieux pour en tirer de vraies leçons concrètes (et souvent plus structurelles que budgétaires). Très gros résumé de To be or not toubib sur la Chloroquine, au passage: Chloroquine à la Marseillaise : fin de partie ! [ Avertissement : ceci est un long article qui ne cherche pas à vous faire croire mais tentera d’expliquer et, en toute fin, de lister des ressources pour aller vérifier par vous-mêmes les données scientifiques et pas celle de Gérard, médecin épidémiologiste depuis 3 jours après formation Doctissimo ] Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Chloroquine ? Pour faire simple, la Chloroquine, c’est une molécule anti-paludéenne (utilisée contre le paludisme avec des propriétés sur la réponse immunitaire intéressantes qui font qu’on l’utilise aussi pour des maladies où les défendes de notre corps s’attaquent de façon excessive à notre propre organisme comme le lupus). Régulièrement, on ressort la Chloroquine du placard pour les infections virales nouvelles car il y a une action de cette molécule contre les coronavirus in vitro. Logiquement, on a donc immédiatement testé cette molécule sur le nouveau SARS-Cov-19 qui fait partie de la famille des coronavirus. PROBLÈME = Si la Chroloquine marche in vitro, elle n’a jamais marché in vivo dans tous les autres cas de coronavirus et virus-like. Pour vous expliquer concrètement, c’est pas la même chose de tester 8 pauvres cellules dans une boîte de pétri de 7 cm de diamètre qu’avec les milliards de cellules qui interagissent de façon ultra-complexes entre elles. Donc, quand tu prouves in vitro que ça marche, ça ne veut absolument pas dire que ça va marcher in vivo. C’est comme quand on fabrique des dinosaures pour un parc en les concevant stériles en laboratoire et boum, on découvre qu’ils se reproduisent quand même une fois en liberté parce que la vie trouve toujours son chemin (et les raptors aussi ). Pourquoi d’un coup tout le monde a commencé à dire que la Chloroquine était un remède-miracle ? Parce que le Professeur Didier Raoult, chercheur marseillais et directeur de l’IHU de Marseille a sorti de façon très précoce le 20 Mars une étude qui affirmait en conclusion que la Chloroquine était le traitement miracle contre le CoVid 19 en réduisant la virémie et le taux de mortalité. PROBLÈME = Cette première étude comptait 20 personnes traitées par la Chloroquine, des patients étaient sortis de l’étude sans être intégré aux statistiques finaux, tous les patients n’étaient pas au même stade de la maladie, pas de groupe contrôle… Bref, cette étude était de la….enfin une étude moisie . Je vais pas vous faire chier à analyser cette étude car c’est long (et que certains l'ont déjà largement fait, voir en fin d'article) mais je veux juste vous rappeler un élément essentiel. Lorsque vous avez un article scientifique, vous ne DEVEZ pas prendre pour argent comptant la conclusion de l’article en question, il faut analyser l’article et le critiquer. En médecine, c’est l’objet d’une discipline à part entière qui est la LCA ou Lecture Critique d’Article . Comprendre les articles scientifiques, c’est long, complexe, difficile et particulièrement chiant MAIS primordial sinon, on peut faire dire n’importe quoi sans règle claire ! L’étude du 20 Mars n’avait aucune puissance statistique (c’est-à-dire qu’il n’y avait que très peu de malades dans l’étude, moi aussi j’peux vous prouver ce que vous voulez avec 20 clampins), elle n’avait pas de groupe de contrôle (et je vais vous en reparler car c’est ultra-important) et elle avait des biais de la taille du Nebraska (ce qui fausse les résultats obtenus !) Mais deux autres études sont sorties par la même équipe, non ? Oui, en effet, chacune avec un nombre de patients plus importants et chacune avec…les mêmes erreurs de méthodologies statistiques, avec l’absence de groupe de contrôle, avec les mêmes conclusions anti-scientifiques. Ce qui est étrange et pour le moins terrible. PROBLÈME = Comment un Professeur comme Didier Raoult, qui connaît FORCÉMENT les règles méthodologiques pour que les études donnent de vraies résultats, a-t-il pu faire les mêmes erreurs trois fois ? Excepté s’il s’en fiche ou s’il l’a fait intentionnellement car il est convaincu que son traitement marche ? Moi je suis convaincu que je ressemble à Brad Pitt, et j’peux vous dire qu’à part dans le noir, de loin, de dos et avec une cagoule, c’est pas le cas. Pourquoi c’est important un groupe contrôle ? Le groupe contrôle dans une étude c’est celui qui ne prend pas de traitement OU un placebo OU le traitement de référence auquel on veut comparer le nouveau traitement tout neuf. Si vous comparez un médoc avec…rien, comment vous savez qu’il marche en fait et que le malade ne guérit pas seul ? Vous n'en savez rien. Imaginez, demain je fais bouffer des MMs à 15 patients qui ont une angine virale…et ils guérissent ! Youpi, les MMs guérissent l’angine. Sauf que si j’ai un groupe contrôle avec 15 autres patients qui ne prennent rien ou des bonbons haribo…et qu’ils guérissent aussi, j’ai démontré quoi ? Que y’a pas de différence entre rien, le MMs et les Haribos (même si les MMs c’est meilleur !) Et que disent les autres études ? Elle disent principalement deux choses : soit qu’avec les données actuelles, on ne peut pas conclure, ce qui était en réalité le cas de la première étude de Raoult qui, en fait, permettait de dire juste « Nous ne savons pas si la Chloroquine est efficace ou pas, il faut une étude de meilleure qualité ». Mais cela demande de l’humilité et de la modération. Ce qui ne semble pas être le point fort d’un homme qui clame dans les médias que « Le consensus, c’est Pétain. » Soit que la Chloroquine, associée ou pas avec l’Azithromycine (un antibiotique), ne marche pas mieux que…rien. Et là, même si on n’a pas encore une étude ultime (qui serait un essai clinique avec randomisation, groupe de contrôle et double aveugle), ça commence à faire beaucoup. Je vous ai listé toutes ces études de bien meilleure qualité souvent avec un mot sur chacune en fin d’article les gens. Sachez juste que la dernière ÉNORME étude en date du prestigieux The Lancet conclut non seulement que la Chloroquine n’a aucune efficacité mais qu’elle donne une surmortalité à cause…d’effet indésirables ! PROBLÈME : La Chloroquine, comme tous les médicaments avec un principe actif, bah ça a des effets secondaires ! Et en l’occurrence, des effets cardiaques avec allongement du Qt. Le Qt, c’est une mesure sur l’ECG (vous savez le truc qu’on vous fait quand on vous met des pastilles sur le torse), et ça mesure le temps que met le signal électrique qui fait battre les ventricules/auricules de votre cœur. Plus il est long et plus votre cœur risque de perdre le contrôle et de se mettre à battre n’importe comment. Ce qui mène à l’arrêt cardiaque. Non seulement la Chloroquine a ce genre d’effets indésirables mais l’Azithromycine auquel l’associe Raoult… aussi. Du coup, c’est la merde ! Mais alors pourquoi tout ce foin ? Parce que nous venons de passer une période désespérée et désespérante, que le Pr Didier Raoult a joué un coup de poker médiatique et qu’il l’a loupé mais, en plus, s’est volontairement enfoncé dans son erreur pour correspondre à un modèle très populaire à l’heure actuelle : le héros anti-système ! Pour les milieux complotistes et tous les autres anti-vaccins/extrémistes, c’est du pain béni. Voilà un mec qui n’est pas à Paris (on sait tous que les médecins parisiens sont d’affreuses personnes biberonnées aux laboratoires et qui mangent des nouveaux-nés à la cuillère), qui a un look non-conforme de rebelle, une attitude de rebelle, qui vous dit qu’il a une réponse ultra-simple à un problème super-complexe et qui se fonde sur un vieux traitement dont la recherche a depuis longtemps été amortie financièrement donc très peu cher. Un vrai héros du peuple en somme. PROBLÈME = Le héros du peuple a en réalité bafoué toutes les règles éthiques, méthodologiques et médicales de la recherche en pleine connaissance de cause, ce qui a fait un énorme foin médiatique relayé par des médias qui n’y connaissent rien pour la plupart, il a jeté en pâture des collègues sur Twitter à la meute populaire qui demandaient simplement d’être mesurés dans ce que l’on disait et de pas s’injecter de la Chloroquine par le fion, il a inclut des enfants (!!) alors qu’il n’avait pas le droit éthiquement et alors que l’on sait que les enfants sont très peu touchés par le Covid et ne développent pas de formes graves. Et dans la foulée, il a publié un livre, fait 12.875 interviews parce que, visiblement, il a assez de temps pour ça alors que l’ensemble des infectiologues que je connais ont été H24 sur le pont pendant l’épidémie. Voilà la réalité... Et je parle même pas des sanctions passées par de grandes revues médicales pour fraudes ou falsifications de données ! (Eh ouais) Pourquoi ces réactions si virulentes sur Internet ? C’est LA question ! Pourquoi plein de gens sont venus faire bloc pour Raoult ? Ils n’ont aucune compétence scientifique (seuls des médecins, des biostatisticiens et des chercheurs en médical peuvent avoir un véritable avis, les autres je vois pas comment) et on dirait que Raoult, sur le seul CV impressionnant, est un sauveur. Sauf qu’en médecine, un CV ne sauve pas, c’est le médicament ou le traitement et c’est donc la preuve scientifique qu’il marche qui sauve. Moi, quand j’applique mon CV sur un gamin aux urgences quand il fait un état de mal épileptique, ça le sauve pas. Quand je met du Rivotril ou du Valium, c’est déjà mieux. Ce qui me terrifie (et me stupéfie), c’est la capacité des gens à avoir une réaction épidermique quand on parle d’un domaine qu’ils ne connaissent pas ! Parce que soyons clairs, je sais qu’avec cet article, nombre de commentaires vont vouloir me violer avec une bûche avant de me mettre à rôtir dans un four à 220° avant de jeter le reste à leur teckel. Mais quand on dit que, non la Chloroquine ne marche pas, on a justement l’impression qu’on vient de violer le teckel de ces gens qui finalement ne savent pas mais croient ! Et on ne croit pas en médecine, on établit la preuve, fin de partie. À qui s’adresse ce message ? Chers complotistes et autres anti-systèmes gnagnagna, je sais bien que là vous allez dire que je suis payé par les labos (d’ailleurs en ce moment je suis sur un yacht en train de me faire tartiner de caviar par deux hôtesses de Sanofi), que sur le Charles de Gaulle on a guéri les mecs (Je débunke en fin d’article ça les gens), que Bill Gates veut dominer le monde avec le prochain vaccin (alors que le gars a déjà un Windows chez vous donc c’est déjà fait la domination mondiale) ou encore que ça cache la 5G. Les complotistes, je vais pas les convaincre et je m’en fiche de ces gens. C’est aux indécis et toute la masse de personnes perdues par ces déclarations et infos contradictoires que je m’adresse : même si la situation est désespérée, ne croyez pas les faux-prophètes ! La seule vérité à l’heure actuelle, c’est qu’il n’y a encore aucun traitement qui a prouvé son efficacité contre le CoVid mais que l’on cherche, que la Chloroquine n’est pas un traitement miracle et que faire désormais confiance à un scientifique comme Didier Raoult qui pense que YouTube c’est mieux et qui est soutenu par Donald Trump qui vous conseille lui de vous injecter du javel ou de faire des UVs, ça me parait la dernière des conneries. Pour finir, bravo, mille bravos à mes collègues qui ont tenu à garder raison dans cette tempête comme le Dr Calafiore ou le Dr Burgio (qui fait un putain de travail de vulgarisation sur Twitter) ou encore le Dr Christian Lehmann et son journal de l’épidémie sur Libération (que vous pouvez aussi écouter en podcast ici : https://podcast.ausha.co/c-est-plus-que-de-la-sf/10-christian-lehmann-no-pasaran-le-jeu). Mille bravos aux rares journalistes scientifiques qui malgré les insultes et les menaces ont démenti les fausses trouvailles récentes : Marcus Dupont Bertrand chez Numerama et Nicolas Martin sur France Culture. Maintenant, on va donc arrêter avec toutes ces conneries et repartir sur des bases plus saines pour la recherche. Pour les informations et articles, c’est par la suite dans la seconde partie de mon article. ----------------------------- Deuxième partie = Sources Débunk Les marins du Charles de Gaulle ont tous été guéris par Chloroquine ! Fausse info qui se base sur l’achat de Chloroquine par l’armée quand personne au début ne savait si ça allait marcher ou pas. L’information a été démentie officiellement par la Marine Française. Après, si vous pensez que c’est faux, réfléchissez. Les mecs sur le Charles de Gaulle, ce sont des militaires en bonne santé et jeunes, on imagine mal des obèses de plus de 60 piges sur ce bateau. On sait que dans plus de 80% des cas, c’est bénin chez les gens jeunes et en bonne santé sans traitement, alors pourquoi c’est incohérent que tous les militaires aient survécu sans traitement ?? Article France Inter (mais y’en a des dizaine) = https://www.franceinter.fr/societe/non-aucun-marin-du-porte-avions-charles-de-gaulle-n-a-ete-traite-a-la-chloroquine Y’a eu bien moins de morts à Marseille qu’ailleurs ? Les chiffres de l'IHU vous interpelle ? Explication très simple : On soigne des gens majoritairement en bonne santé et sans co-morbidités, qui n'ont donc à la base même pas besoin de traitement. C’est tout de suite plus facile. Moi aussi j'ai eu le CoVid et j’ai bouffé des MMs, je tiens surement un truc. Les patients graves qui nécessitent la réanimation sont envoyés à la Timone car l'IHU n'a pas de service de réanimation. Facile. Le nombre de cas/personnes infecté(e)s n'est pas le même. La population de Marseille n'est pas la même que celle de Paris ou Lyon ou de la France. Pourquoi du coup, en Suède ou aux Etats-Unis, la chloroquine est un échec et pourquoi les States ont plus de 1000 morts/jour si c'est un remède miracle ? Sources Dissection du Protocole Raoult par Nicolas Martin sur France Culture et retour sur pourquoi la première étude est mauvaise : https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/chloroquine-le-protocole-raoult Dissection des deux premières études de Raoult par Marcus Dupont Bertrand sur Numerama : https://www.numerama.com/sciences/614708-chloroquine-les-graves-erreurs-scientifiques-de-la-methode-raoult.html Article du Lancet Journal = https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext?utm_campaign=tlcoronavirus20&utm_source=twitter&utm_medium=social Étude observationnelle, multi-centrique (671 hôpitaux sur 6 continents !!!!) avec groupes contrôle séparés et population comparable et ajustement des facteurs confondants. Sur des patients avec des formes légères ou modérées de CoVid ! Résultat : Augmentation du nombre de morts sans bénéfice pour les traitements par Chloroquine ou Hydroxychloroquine avec augmentation des arythmies cardiaques et des affections coronaires. Article du British Medical Journal = https://www.bmj.com/content/369/bmj.m1844 En résumé = Une cohorte de 181 patients, 84 traités par (Hydroxy)Chloroquine, 89 par les traitements symptomatiques standards, critère de jugement principal étant l’admission en soins intensifs. Les groupes sont comparables, on utilise le protocole à la Raoult… et résultat : aucune différence entre les deux groupes avec 10% en plus d’effets indésirables cardiaques pour le groupe avec la Chloroquine. Article du British Medical Journal = https://www.bmj.com/content/369/bmj.m1849 Seconde étude qui est multi-centrique (plusieurs hôpitaux) ouverte et randomisée. 150 patients en deux groupes avec Chloroquine ou sans. Groupes comparables. Pas de différence à la fin au niveau biologique et niveau charge virale. Article du Pr Christian Perronne, infectiologue et soutien de Raoult = https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05.05.20088757v2 Article tellement mauvais qu’il a été retiré en ligne par ses propres auteurs et qui était sensé prouvé l’efficacité de la Chroloquine. En résumé : étude très peu puissante, tous les patients ne sont pas Covid 19 positif ( !!), Statistiques fait sur 2 groupes…alors qu’il y en a 3 ( !!!), Groupes Contrôles qui n’ont rien de groupes contrôles, patients qui changent de groupe en cours d’étude… Article du New England Journal of Medicine = https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2012410?query=featured_home 1446 patients à NY, étude observationnelle, Chroloquine 24h après l’admission, 811 personnes traitées contre 565 en groupe contrôle non traitée, groupes comparables, Azithromycine dans le protocole, résultat ? L’hydrochloroquine fait pareil voire pire que le groupe sans. Article du Journal of the American Medical Association = https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2766117 1434 patients dans l’état de New-York avec protocole Azithromycine et Hydroxycloroquine ou l’un ou l’autre ou les deux, qui montre une mortalité égale…mais plus d’arrêts cardiaques avec les deux médocs ! Article du British Medical Journal : https://ard.bmj.com/content/early/2020/05/07/annrheumdis-2020-217690 En gros, je vous ai dit qu’on utilisait la chloroquine aussi dans le lupus ou certaines maladies rhumatismales ? Alors on a regardé si ces gens là avait moins de risque de Covid… et l'utilisation de base de l'hydroxychloroquine dans le lupus érythémateux systémique n'exclut pas l'infection par le SRAS-CoV-2 et le COVID-19 grave ! Article du Journal of the American Medical Association = https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.07.20056424v2 Première étude de Phase II en essai clinique avec la Chloroquine pour les patients sévères du CoVid. Aucune efficacité, arrêt des tests avec les hautes doses de chloroquine à cause de la toxicité cardiaque pendant l’essai ! Bisous à tous et toutes (de loin), et MMs à volonté !
  32. 4 points
    Salut à tous, Grâce au beau temps, j'ai commencé les observations de ces oppositions de Jupiter et de Saturne ces derniers matins. Les conditions sont généralement difficiles (hauteur sur l'horizon, seeing), celle là et sans doute celle qui s'en sort le mieux jusqu'à présent - pas de détail visible malgré une tempête polaire toujours active: Bons ciels!
  33. 4 points
    Tout d'abord merci aux likers précédents et à @banjo pour ton commentaire et pour tes tuyaux précédents sur les time-lapses. Je patauge encore un peu avec les recadrages et autres codecs vidéo mais je vais y arriver ! Hier donc, un ciel dégagé en région Lyonnaise avec seulement du vent comme la vallée du Rhône sait si bien le faire. Je me suis attelé sur une anim qui a commencé à 13h pile pour s'arrêter à 18h17 sur une protu vue de profil, pour peu que les protus aient un profil et pas très contrastée. Lunt 60, ASI178MM puis AS3 option Sharpened, IMPPG, Pixinsight pour recadrer tout ça et Time-Lapse Tool. Vivement la prochaine ! Jean-Marc
  34. 4 points
    Il y a quelques jours, en feuilletant quelques archives, j'ai remarqué que l'on approchait la date anniversaire de ma première, seule et unique mosaïque de Lune. Comme il se doit, à l'époque ce n'était pas un logiciel qui compilait les prises de vues mais on utilisait régle, cutter et ciseaux pour découper et assembler "artistiquement" de magnifiques vues sentant bon la chimie du labo photo Je vous présente donc cette magnifique œuvre présentant une partie de terminateur d'il y a ... bien longtemps. Et comme sur cette page figurait ma première prise de vue de Saturne qui ressemblait effectivement à Saturne et ne méritait pas de terminer dans un topic ovni quelconque, je vous livre donc la totale. Certains diront que j'aurais pu attendre l'année prochaine pour un anniversaire encore plus grandiose, mais on ne sait pas de quoi demain sera fait et autant fêter celui-ci pendant que j'y pense. Cela me permettra en plus de vous présenter un autre petit évènement intéressant pour l'automne prochain dans un post à venir
  35. 4 points
    Hello, Mosaïque réalisée à partir de 32 tuiles au foyer du C8, avec Asi290mm, filtre IR680nm. Double clic clic pour accéder à la full Bonne journée et bon ciel
  36. 4 points
    De mon côté, et pour rester dans le thème "Passion Astro" , cette crise m'a fait prendre conscience que je ne consacrais pas assez de temps à ma passion pour le Ciel. Pas assez de temps passé avec ceux/celles que j'aime aussi ! Trop d'énergie consacrée au boulot ... (Travail en magasin) Je suis donc en train de tout "remettre à plat", et vais changer de vie/taf dans les mois qui viennent, avec pour objectifs de consacrer plus de temps à mes proches ainsi qu'à ma passion ! Le tout en renforçant le respect de mon environnement, et en maximisant une conso "locale". Réaliser cette quadrature du cercle de mon existence est un sacré challenge ... Oui, je sais, j'vais en ch............ !!! Bon ciel à toutes et tous ! Vincent
  37. 4 points
    Salut Je poursuit malgré le jet annoncer assez fort l'alcadie a du joué surtout sur juju voir le gif 2020-05-02-1844_9-S-R_BestAligned__s1_1552_lapl4_ap531 2020-05-03-1853_4-S-R_C8 W47_lapl4_ap269 2020-05-03-1856_6-S-R_C8 W47_lapl4_ap181 2020-05-03-1901_1-S-R_C8 W47_lapl4_ap405 2020-05-04-1850_0-S-B_C8 1.8x_lapl4_ap200 un petit pano deux tuiles a la 290MM au foyer 2020-05-04-1858_6-S-R_C8 foyer_lapl4_ap486_stitch les juju d'hier un gif pour les condition ce matin rien trop de voile bonne journée et bon ciel Pour ceux qui veulent s'entrainé traitement winjupos a décompresser juju 040520 tif.zip Sauveur
  38. 4 points
    Bonjour, petite éclaircie le 30/04 au crépuscule mais au vu des prévisions et des vastes nuages diffus qui arrivent pas question de monter le Dob ! C'est l'occasion de sortir vite fait la lunette FC-100 pour un petit dessin rapide(env 1 h) d'un cratère du moment, bien contrasté sur le terminateur, Alphonsus par exemple. Très bonne transparence et turbulence assez faible, mise en place à 53 X et détails à 92 et 148 X. C'est un peu une nouvelle exploration de la discipline pour moi qui étais habitué et des grands champs à faible grossissement. Cette fois j'ai voulu voir ce que donnait un peu plus de résolution. Du coup, sur des dessins de 1h à 2h maxi, il faut jouer sur le curseur entre recherche d'une vue d'ensemble, et recherche de résolution. Difficile d'avoir les deux ! Mais avec la nuit qui se fait plus complète, et le contraste lunaire qui augmente notamment vers le terminateur, la quantité de détails qui surgissent peu à peu devient impressionnante, validant le choix raisonnable de rester sur un objet restreint si l'on veut en représenter le maximum de détails perçus. Ici, ce qui frappe, c'est l'aspect assez tourmenté de l'est du fond du cratère (à droite sur le dessin), fortement strié de vallonnements, de plissures et peut-être de rainures. Belle excroissance au centre avec une ombre très pointue, deux beaux cratères ronds émergeant de l'ombre au sud et jolis gradins massifs ensoleillés.
  39. 4 points
    Bonjour à tous, je poursuis mon (dur) apprentissage. Photoshop me pose encore des soucis, mais je commence à être content des résultats obtenus grâce à l'aide trouvé ici et ailleurs Voilà donc le résultat de 5h de pose le 23/04 avec la 80ED, réducteur 0,8 et EOS 100D 60x5 min, ISO 800, DOF (40,25,12) Traitement siril et PS. Le champ d'origine et un crop pour mieux voir les détails. La full ici : https://telescopius.com/pictures/view/58939
  40. 4 points
  41. 4 points
    Bon techniquement on est demain... Donc voilà! Maurolycus et Barocius observé avec un Kepler 300/1500 dobson, oculaire 9mm. Pas mal de turbulences, température : je ne sent plus mes pieds. Plaisiromètre 98% Pour le futur, je pense qu'un oculaire entre 4 et 6mm pourrait m'apporter plus de détails... Ouvert à toutes critiques! 😉✨
  42. 3 points
    Bonjour, Les artistes ici-même sur ce forum de dessins Lunaires m'impressionnent énormément par leurs technicités, leur savoir-faire. Loin de vouloir (ou de pouvoir !) les imiter, je me suis essayé les 2 nuits passées avec beaucoup d'appréhension à cet exercice à haut risque (Nico78 lors de notre sortie commune le 30 mai pourrait témoigner de ma peur de m'y coller ). Les deux dessins fait derrière le dobson 300 oculaire 13 mm Hypérion. Ils ne sont pas gros, j'ai dessiné petit, je ne me sens pas capable de faire plus gros. Ils sont inversés Nord-Sud. Ces dessins demandent, comme les autres, beaucoup de concentration, mais présentent l'immense avantage d'être griffonnés en pleine lumière blanche ! Un vrai confort ! Je vais essayer de poursuivre les nuits prochaines. Il n'y a qu'en forgeant qu'on devient forgeron .
  43. 3 points
    Salut les Dobsoniens Je viens de tester un cercle gradué pour l'azimut ( plaque de "plastique souple" ep 3mm à 10€ chez Leroy Merlin ) et un inclinomètre a 15€ sur mon ES 12". Impression en plusieurs morceau sur du papier plastifier autocollant A3 Le cercle gradué est positionné entre la caisse du primaire et le socle, je l'ai glisser dans l'épaisseur des patins en téflon. Il frotte suffisamment sur le bord des patins pour qu’il ne bouge pas lors de la rotation du Dobson et permet ainsi un petit débattement pour ajuster le 0. J'ai collé un index réalisé avec une petite équerre en Alu sur le bas de la caisse. ( Sur l'avant,coté opposé au ventilo ). Un aimant et une rondelle métallique avec du double face sur la caisse Avec un champs réel de 1,5 deg ( oculaire de 24mm 80 degré de champs ) on tombe sur l'objet cherché très facilement, je n'ai quasiment pas utilisé mon telrad la semaine dernière et est supprimé les fixations pour mon chercheur. Je pointe avec ma boussole a la louche vers le nord pour avoir le 0 de mon cercle gradué, puis une étoile brillante au telrad , je la centre a l'oculaire et je réajuste mon cercle gradué. J'ai une marge de +- 10 degré, je peut le faire tourné indépendamment du socle. Idem pour l’inclinomètre, j'ai un système de 2 plaques avec des ressorts pour compenser l'alignement entre l'axe otique et la caisse de mon miroir ou de la cage du support du secondaire si vous décide de le monter sur la cage du secondaire ( cf vidéo sur Dakota Starry Nights à 4'14 pour l’inclinomètre / altitude ) Pour l'instant l’inclinomètre est fixé dans le bas sur la caisse du miroir principale, je veut éviter le maximum de poids au niveau de la cage du secondaire pour l'équilibre avec de gros oculaire. J'ai simplement coller avec du double face une plaque métallique sur la caisse du miroir principale et l’inclinomètre étant aimanté tiens tout seul. Idem pour le système de compensation a 2 plaques, j'ai utilisé des aimants percé sur la base. Je cherche simplement les coordonnées Alt Az de l'objet sur SkySafari avec mon smartphone, je pointe avec inclinomètre et le cercle et hop l’objet n'est jamais bien loin avec mon 24mm. Je finis si nécessaire avec un peut de cheminement pour vérifier ou je suis exactement toujours a l'aide de mon smartphone. J'envisageais le bricolage d'un pushto sur mon Dobson mais avec ces 2 systèmes je ne vois pas l’intérêt pour l'instant. PS: Attention a l’inclinomètre, en général il s'éteint automatiquement, sur le modèle en photo le boutton ON/OFF a une double utilité, ON/OFF et bascule entre mesure Absolue et Relatif. Donc: il passe en veille, vous ne voyez plus rien vous appuyez sur le bouton ON/OFF il se rallume Mais en mode relatif 😆. C'est vraiment très énervant a la longue. Conclusion préféré les modèles a 4 boutons sans "double fonction" Bertrand
  44. 3 points
    Mon anim d'hier 20 mai sur ces jolies protus tout juste sorties du PC, 4h26 de bouillonnement résumés en 11 secondes. Merci à Paul pour tes conseils bien utiles, je rame de moins en moins
  45. 3 points
    Salut à tous, Jupiter sans prétention au vu des conditions, il ne faut pas être difficile cette année. Ganymède présente une zone plus sombre; Sur Jupiter, la grande tache rouge se lève, à noter aussi la formation très sombre au méridien au sud de le bande équatoriale Nord. Bons ciels,
  46. 3 points
    Bonjour, Une sortie matinale (il fait jour de plus en plus tôt, n'avez-vous pas remarqué ?) pour profiter des deux stars de l'aube : Tout d'abord Jupiter, dont on devine la GTR (je l'aurai probablement mieux eue avec le correcteur de dispersion atmosphérique) : Jupiter et Io, le 17 mai à 2020 à 2h57 TU (SSE, h=22°40') - N150 à f/5 Eq3-2 Bralow x3, ZWO 120MM - film de 120 sec, AS3, WinJupOs,Siril, Darktable. Puis Saturne : Saturne le 17 mai à 2020 à 5h21 TU (SSE, h=22°20') - N150 à f/5 Eq3-2 Bralow x3, ZWO 120MM - film de 120 sec, AS3, Siril, Darktable. à bientôt !
  47. 3 points
    Bonjour, Prise au foyer de mon newton 15cm à f/5 avec un 1000D monté sur bague T2 : Je l'ai prise à la fin de ma sortie Jupitéro-saturnienne que je vais traiter ensuite... à bientôt !
  48. 3 points
    NGC 5371 est une galaxie identifiée 2 fois dans le catalogue NGC, NGC 5390 étant une réobservation par John Herschel (le fils de William) et un cas d'identité erronée. C'est une galaxie spirale barrée de Mv 10.5 vue de face dans la constellation des Chien de Chasse. Distante de 100 millions d'années-lumière, elle forme avec le groupe HCG68 - observé précédemment - le Big Lick Groupe de galaxies, situé sur un filament de galaxies reliant l'amas du Coma à l'amas de la Vierge. Bon ciel, Francis Observation du 14 avril 2020 en VA avec SiOnyx Aurora en afocale sur Dobson 400, oculaire Celestron de 9mm, excellentes conditions de seeing et de transparence. Dessin sur Canson noir aux crayons pastels secs et gras. Situation sur la carte Interstellarum Deep Sky Atlas
  49. 3 points
    Du 30/04 avec le C8, réducteur f6.3, asi290mm, IR590nm 15 tuiles assemblées 🤘
  50. 3 points
    un poil de ciel presque bleu , quelques minutes de bonheur trop vite gâché par les nuages et cirrus. cliquez sur les plus grande pour le plein format Paul
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