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Showing content with the highest reputation since 12/27/2021 in all areas

  1. Salut les astrams 😉 Nous vous présentons notre nouvelle image shootée depuis Deep Sky Chile au Chili. Les acquisitions ont été faites en septembre / octobre en narrowband et RVB. C’est le premier objet que nous publions après être passés d’une caméra CCD Moravian G4 16000 à un CMOS ZWO ASI 6200 MM. Cette caméra est vraiment très sympa, tant en sensibilité qu’en facilité de traitement (fini les problèmes de colonnes), sans compter que nous sommes passés d’un échantillonnage de 1,57 arcsec à 0,65, ce qui est nettement plus adapté à notre lunette de 1182 mm de focale et au ciel du Chili ! Voici donc la nébuleuse de la Tarentule, immense complexe gazeux ionisé par le rayonnement intense de jeunes étoiles massives, niché dans le Grand Nuage de Magellan dans la constellation de la Dorade. Nous avons pris une liberté de traitement avec la composition SHO qui nous a permis d’obtenir une palette couleur plus originale que les photos habituellement publiées, mais qui nous semblait visuellement agréable. En espérant qu’elle vous plaise, n’hésitez pas à aller voir la full (et essayez de trouver Sk-69°279 😉), ça vaut vraiment la peine : https://www.astrobin.com/full/fjsl98/0/?mod=&real= Astronamicalement Marian, Laurent, Jean-Michel, Dave et Gégé
    13 points
  2. Bonjours, La section imagerie de chouette astronomie (21) s'est lancée dans un travail collectif durant l'été dernier. L'idée était de sortir un peu de l'ordinaire et des cibles "traditionnelles" et de travailler à plusieurs, avec de fait, des set-ups différents. Les aléas de la vie ont fait qu'uniquement 3 des 5 imageurs ont pu réaliser des acquisitions, Patrice, Dji-Ci et moi. La cible, ngc 206 dans M31. Le pretraitement fut assez fastidieux et s'est fait en commun via Skype et pixinsight, le traitement linéaire également, la suite du traitement de l'image présentée a été réalisé par Dji-Ci. Magnitude atteinte 21.27 Et voici l'image : Le lien AB pour plus de détails : La version annotée: Un grand merci à la chouette Team Astro pour ce projet ! Bruno, Michel, Patrice Dji-Ci et moi ! Bonne journée, Justin
    10 points
  3. Bonsoir , voici prise a 13h a la lunette de 150 mm halpha F/D 8 cette monstrueuse protubérance très dense avec beaucoup de relief a l'intérieur et une chromosphère bien visible sur le limbe étalon PST optimisé + Barlow 2.5 x + camera Touptek et traitement astrosurface, temps clair , pas de vent , et faible turbulence.
    8 points
  4. Hello Voici ma version du Triplet du Lion, un portrait pour chaque galaxies Assez satisfait des détails qui apparaissent dans les galaxies, ainsi que bon nombre de tachouilles ici et la !! Je mets aussi la version avec les 3 dans le champ. Exif Setup Lunette --> TOA150 @1100mm avec le correcteur 67FL Imageur --> ASI6200MC Monture --> 10Micron non guidée Acquisition 13x120s + 15x180s + 11x240 Soit 1h55 au total lors d'une soirée venteuse Bon ciel, Fab
    7 points
  5. Bonjour à tous, comme convenu je poste qq infos et photos sur la fabrication de mon Dob de 600f3.5 réalisé il y a qq années. Beaucoup de boulot sur ce télescope en perspective!... (3 ans) Cela pourrait aider quelques astronomes constructeurs. (Pour plus d’infos voir l’article dans astrosurf magazine numéros 88). Pour infos: Miroir primaire suprax 595mm f3.5 ep 45mm Lambda 3-4 Miroir plan 140mm *Tube alu pour 30mm de Diamètre pour la structure *Frottement tourbillons frp/Téflon *Frottement de la base du télescope ebony stars/Téflon *Système anti-reflet sur la cage secondaire (voir photos) en aluminium d’une redoutable efficacité, bien sur cela augmente le poid a l’avant du tube... prévoir qq kg de plus pour la caisse du primaire!... Barillet 27 points sur 2 étages. 3 triangles alu ep 10mm + 9 de 5mm d’épaisseur. Support latéral du miroir primaire avec 2 roulements a bille, peut-être à remplacer par un câble en acier beaucoup plus adapté. Voilà j’oublie certainement des trucs, n'hésitez pas à poser vos questions! Fred Caisse primaire... BOIS + tubes alu et cornières. Barillet terminé et peint avec de la peinture epoxy. Assemblage... ....
    6 points
  6. Salut les amis! M82 (NGC 3034 ou galaxie du cigare) est une galaxie spirale à sursaut d’étoile, elle est située à environ 12 millions d'années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse. Elle est environ cinq fois plus lumineuse que la Voie Lactée et possède un centre cent fois plus lumineux. On pense que l'activité des sursauts d’étoile a été déclenchée par l'interaction avec la galaxie voisine M81. Hubble a référencé plus de 200 jeunes amas d'étoiles massives près du cœur de M82. Dans le cœur de M82, le diamètre de la région est de 500 pc. Quatre amas très brillants (désignés par les lettres A, C, D et E) ont été détectés dans cette région en lumière visible. Certain sont plus visible en infrarouge, voilà pourquoi l’utilisation d’une caméra sensible à l’infrarouge est intéressante en pose courte. L'impressionnant jet de matière bipolaire de M82 semble concentré sur les amas A et C et il serait entretenu par l'énergie libérée par des supernovas qui se produiraient dans ces amas environ une fois par décennie. Les observations réalisées par l'observatoire de rayons X Chandra montrent une région d'émission variable de rayon X située à environ 600 années-lumière du centre de M82. Cette source a été désignée M82 X-1. Les astronomes ont émis l'hypothèse que ces émissions proviennent du premier trou noir connu de masse intermédiaire. Sa masse serait comprise entre 200 et 5000 masses solaires. En 2014, en étudiant M82, les scientifiques ont découvert le pulsar le plus brillant jamais connu, désigné M82 X-2. Je pensais pouvoir voir ces deux objets mais il semblerait que non… En tout cas, ma motivation première était de détecter un maximum d’amas stellaire en infrarouge et en lumière visible ! Et je suis extrêmement ravi de mes résultats grâce à cette nouvelle camera de chez Playerone , la Neptune color II. Matériels utilisés: Tube Newton 300mmF4 associé avec la barlow 2x pilotée par l'eq6. Avec la technique des poses courtes soit: L(L+IR742+IR850) +R(IR685)VB . 35000x500ms IR742 14000x1s and 7200x3s L 10000x1s IR850 Traité par Siril, avec la nouvelle version . Alignement 3 étoiles empilement par Somme et Moyenne ( en mode rejet TDES) emplacement precis des amas stellaire et comparatif avec hst pour voir que les details correspondent: et un autre gif pour voir l'interet de l'infrarouge sur ce type d'objet: et un crop: A+ Stephane
    6 points
  7. Pour continuer dans les informations données par @rmor51, le temps d'utilisation du télescope est planifié de la manière suivante : Le temps d'utilisation est divisé en 3 groupes : Groupe N°1 nommé GTO pour Guaranteed Time Observer. Il représente 10 % du temps disponible sur la durée de vie de l'instrument. C'est un temps alloué aux astronomes ayant participé à la réalisation de l'instrumentation scientifique de bord. Pour les trois premières campagnes d'observations étalées sur 30 mois, ce temps va être de 4020 Heures. Groupe N°2 nommé DD pour Director's Discretionary Time. Le volume horaire est également de 10% et est géré par le Space Telescope Science Institut basé à l'université Johns Hopkins aux USA. Groupe N°3 nommé GO pour Guest Observer qui contient tous les astronomes du Monde aura accès sur les 80% restant du temps disponible d'observations. Le temps d'observation est alloué aux astronomes par un Comité composé de 200 astronomes ainsi que de représentants des agences spatiales impliquées dans le programme JWST. A ce jour le premier critère de sélection est l'adéquation des propositions avec l'objectif général du projet JWST. Si vous souhaitez obtenir un créneau d'observation assez vite, veillez à ce que votre projet d'observation s'inscrive dans les objectifs déclarés dans Early Release Science Program. Ce programme vise essentiellement à obtenir le plus grand volume de retours scientifiques d'une part et aussi et surtout de mesurer avec une grande précision les capacités des différents instruments scientifiques de bord. Cette évaluation servira par la suite à mieux sélectionner les demandes à venir. Le premier cycle d'observations propose déjà 6 000 Heures d'observations divisées en 3 catégories 3 500 H d'observations de courtes durées 1 500 H de durée moyenne 1 000 H de durée longue. (Dans cette catégorie ont également été programmées des heures de réserve) Les astronomes du monde entier ont déposé 1 084 propositions. Le Comité en a retenu 266 dont 89 émanant des pays européens, 10 du Canada. 70 % des observations concerneront la spectroscopie, 30% l'imagerie. Les instruments sollicités sont dans l'ordre pour leur temps d'utilisation NIRSpec (40,8 %) https://jwst.nasa.gov/content/observatory/instruments/nirspec.html MIRI (28,1 %) https://miri.cnes.fr/fr MIRI est l'instrument développé sous la responsabilité de l'ESA par les agences spatiales nationales européennes. L'imageur MIRIM a été développé en France conjointement sous la responsabilité du CNES par l’IAS (Institut d'Astrophysique Spatiale, Orsay), le LESIA (Laboratoire d'Études Spatiales et d'instrumentation en Astrophysique, Meudon), le LAM (Laboratoire d'Astrophysique de Marseille) et par le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique). NIRCAM (24,4 %) https://www.jwst.nasa.gov/content/observatory/instruments/nircam.html NIRISS (6,7 %) https://jwst.nasa.gov/content/observatory/instruments/fgs.html Les sujets balayés par les demandes d'observations sélectionnées pour la première campagne sont : 32 % pour l'étude des galaxies et du milieu intergalactique, 23 % pour les recherches sur les exoplanètes et les disques protoplanétaires, 12 % pour la physique stellaire, 11 % pour étudier les populations stellaires et le milieu interstellaire, 9 % pour analyser les trous noirs supermassifs, 7% pour étudier les structures à grande échelle de l'Univers, 6% enfin pour l'étude du Système solaire. Il est dit plus haut que dans le volume d'observations longue durée, il y avait une réserve de temps. Cette réserve est destinée à mobiliser le Télescope instantanément sur un événement extraordinaire et non prévisible comme une collision, une supernova ou tout autre manifestation exceptionnelle. Les observations en cours seraient alors interrompues, cela peut se comprendre, l'équipe qui avait le télescope se verrait alors créditée du temps qui lui a été retiré, et puisé dans la fameuse réserve. Ce temps ne sera pas forcément alloué dans la foulée. En effet si JWST est capable de voir toute la voute céleste, cette capacité lui est possible que étalée dans le temps de manière à toujours demeurer dans l'ombre de son bouclier thermique, celui dont le déploiement nous a donné quelques émois. Il n'est donc pas possible de faire glisser dans le temps les observations suivantes, elles pourraient ne plus être visibles en fonction de la durée du glissement. Il est clair qu'en cas de survenance d'une supernova, ce glissement pourra se mesurer en jours, sinon en semaines. Voici le temps de visibilité en jours en fonction de la latitude écliptique A un instant donné seuls 40 % de la voute céleste est visible, par contre pour des latitudes écliptiques comprises entre 85 et 90 °, la visibilité des objets est permanente. Nous sommes partis pour une aventure scientifique sans équivalent à ce jour. Les attentes sont immenses. Ney
    6 points
  8. Salut à tous, Je pratique l'astronomie en nomade et depuis quelques temps j'essaie lors de mes soirées astro d'avoir un deuxième setup léger en plus de mon tube et de ma monture habituel. Pour cela j'ai d'abord acquis une star adventurer que j'ai récemment remplacé par une AZ-GTI. Sur ces montures j'utilise essentiellement mon Canon 6D associé à un objectif bien connu des astronomes: le Samyang 135mm (et un filtre UHC). Le fait d'avoir un deuxième setup en nomade est un challenge mais ça permet de s'occuper pendant la nuit et ça évite également de rentrer bredouille si quelque chose ne va pas sur l'autre setup! Bref j'ai réalisé quelques photos grand champs avec ce matos et je ne les ai pas présenté ici pour la plupart. Je vais donc les rassembler dans ce post. Je vous préviens, compte tenu de l’échantillonnage et de mon savoir faire limité dans le traitement de ce genre de photos c'est pas toujours terrible quand on zoom trop! Tout d'abord la constellation de Cassiopée visible totalement sur cette photo avec notamment la nébuleuses de Pacman ainsi que le fantôme de Cassiopée près de l'étoile Navi Ensuite un grand classique la constellation d'Orion avec en particulier la boucle de Barnard bien visible: Le sud de la constellation du Cocher avec la nébuleuse de l'étoile flamboyante ainsi que les amas M36 et M38. On remarque également en bas à droite la nébuleuse diffuse Simeis 147. (C'est d'ailleurs un autre intérêt de ces grands champs, ça permet de tester des cibles facilement et je me sens désormais assez confiant pour refaire cette nébuleuse avec plus de focal une prochaine fois) La région de la rosette et de la nébuleuse du Cône. Sur celle là j'ai été surpris de constater les échanges de gaz entre ces deux nébuleuses. Les nébuleuses du cœur et de l'âme ainsi que le double amas: Et enfin une mosaïque dans la constellation du Cygne (3 panneaux). Celle là je l'avais déja présenté sur webastro mais je la remet histoire d'être complet: Voilà c'est tout pour l'instant. Je pense que je compléterai ce post avec mes futures images de ce type. Nico
    6 points
  9. Bonjour, Après de nombreuses recherches infructueuses pour trouver une carte de la lune, avec quelques nomenclatures, en version renversée droite/gauche pour les utilisateurs de rc, j'en ai fait une en A3 cet après-midi. Pour les crédits (cités), j'ai utilisé une carte de LROC et des infos prises dans mes livres (Rükl, Legault/Brunier et Viscardy). Je la partage si cela peut vous être utile. Lien : https://postimg.cc/4n3ggPy9 Bonnes futures ballades lunaires (et s'il y a des erreurs, n'hésitez pas à me le dire, je modifierai avec plaisir) Olivier
    5 points
  10. L’explosion est vraiment impressionnante sur ces images vues de l’espace : Et sur ce tweet de Meteo-Gard, une représentation de l’explosion si elle avait eu lieu en Europe :
    5 points
  11. Je m'aperçois que je n'avais jamais rien posté ici de ce projet que je poursuis depuis... trois ans! Bardou est un constructeur français d'instruments optiques (longues-vues, jumelles, microscopes, lunettes....) Fondée en 1819, l'affaire a prospéré au cours du XIXeS, remportant de nombreux concours. L'un des instruments les plus connus réalisés par Bardou est la grande lunette de Juvisy utilisée par Flammarion pour observer Mars. C'est une entreprise mondialisée avant l'heure, puisqu'elle réalisait de nombreux tubes destinés à l'exportation (principalement aux Etats-Unis). Alors que les lunettes françaises affichent sur le porte-oculaire un fier "Bardou et fils", les modèles exportés sont anonymés pour être franchisés à leur arrivée à destination. C'est un de ces modèles que j'ai acquis, il y a donc trois ans, dans un piteux état comme vous pouvez le constater: Le tube est complètement oxydé. Quant à la pièce en bois que vous voyez... c'est le porte-oculaire! Sans doute adapté par un ancien propriétaire pour passer des oculaires d'un certain diamètre. L'annonce disait qu'il n'y avait qu'une seule lentille, je ne m'attendais pas à grand chose, sauf qu'au démontage, ô surprise! Je tombe sur un doublet lui aussi en très mauvais état. C'est un doublé collé de 83mm de diamètre, qui a accumulé des dizaines d'années de poussière et de crasse diverses, et dont le baume du Canada s'est complètement dégradé. Opération sauvetage en vue. Pour un tel instrument, un porte-oculaire digne de ce nom est nécessaire. Je déniche sur la baie un ancien objectif de lanterne magique qui devrait faire l'affaire. J'enlève le socle, inutile. Les lentilles se démontent facilement (tout se visse et se dévisse). Celle au sommet est inutilisable; en revanche le bloc inséré à l'intérieur est composé d'un doublet de 50mm qui pourra être réutilisé pour en faire un chercheur. Une fois lavé, il est de qualité tout à fait acceptable et fournit des images correctes avec un vieil oculaire grand champ. La crémaillère est bloquée, arghhhhhhhhhhh! Allez, on démonte, on passe un petit coup de brosse à dent, de la laine d'acier fine, un peu de WD40. On laisse agir une dizaine de minutes, on remonte. Ah bah voilà, c'est déjà mieux! La crémaillère a retrouvé toute la souplesse de sa jeunesse passée! Tant qu'on y est, on va lui enlever ces vilaines taches pas belles: de nouveau de la laine d'acier, on frotte, on frotte... Et ça brille! On voit nettement la différence entre les endroits traités et ceux qui ont encore leur ancienne patine... La peinture noire est décapée et remplacée par une autre plus moderne et plus uniforme. Il faut désormais s'attaquer au tube et ce n'est rien de le dire... La crasse a beaucoup de mal à disparaitre. Il faut y aller énergiquement avec un mélange bicarbonate de soude, laine d'acier et huile de coude. Un soupçon de Blanc de Meudon (ça ne s'invente pas !) permet d'obtenir une belle teinte dorée, avec un toucher velouté. Toutes les traces et griffes n'ont pas disparu mais fournissent au tube le cachet ancien d'un instrument qui a vécu. Un vernis est ensuite appliqué pour le protéger. J'ai inséré dans le tube deux diaphragmes de 60 et 40mm de diamètre. La monture azimutale du télescope est une partie délicate. D'abord, elle était totalement bloquée. Après essai de plusieurs lubrifiants, le seul qui ait donné des résultats satisfaisants, c'est une graisse au lithium. La pièce, ensuite, est toute en coins et recoins; difficile dans ces conditions de pouvoir la nettoyer efficacement. C'est la seule pièce qui présente quelques références mystérieuses ("5" et "52") La recherche du bon pied a été longue. J'avais d'abord opté pour une lourde vis en bois mais qui faisait franchement trop massif (mon dos s'en souvient encore...). J'ai ensuite choisi un trépied plus classique de lunette des années 60 mais le poids du tube faisait vriller les pieds, sans empêcher un gros "dur"en azimut. La solution est venue très récemment de Jorris, qui vendait le trépied d'une lunette ancienne qu'il avait acquise. Et là, révélation. C'est le bon pied! Le diamètre du plateau correspond exactement au diamètre de la base de la monture. Ni une, ni deux, j'astique au Blanc de Meudon les plaques de laiton de la monture, puis j'applique une laque de protection avant de lustrer le bois à la cire d'abeille. J'adapte ensuite le porte-oculaire pour utiliser des oculaires modernes en standard 31,75 ou Lichtenknecker de 31mm. J'utilise pour cela diverses bagues en PVC, seule vraie concession au XXIeS, qui plus est parfaitement réversible, quand j'aurai la possibilité de faire tourner des bagues filetées en laiton. J'ai même la possibilité d'équiper un tube allonge... Et voici le résultat esthétique final. A suivre: la rénovation de l'objectif !
    4 points
  12. ayant une forte turbulence, j'ai utilise ma lunette de 80 mm pour saisir cette fissure coronale ce 14 janvier 2022 lunette 80 mm halpha + prototype PST + barlow 2.5 x et camera touptek et DMK 41 avec traitement astrosurface. le phénomène a durer peut de temps . la photo du disque solaire est prise avec ma lunette de 80 mm de 500 mm de focale et un réducteur de focale sur la camera
    4 points
  13. Bonjour à tous, Le fin croissant de Vénus image réalisé le 11 01 2022 en fin de matinée. Matériel utilisé C14, ZWO 120MM et un filtre rouge, c'était chaud vénus se trouvait à 5 degrés du soleil François
    4 points
  14. Quelques photos du primaire. Le miroir de 6,50m est constitué de 18 segments hexagonaux, en beryllium, un métal choisi pour sa légèreté et sa résistance au froid. Ils sont recouverts d'une mince couche d'or et enfin d'une couche de verre...
    4 points
  15. Et comme, j'ai un petit faible pour le cheval, avant de faire ce grand champ, pour me remettre dans le bain des cieux étoilés, j'ai vérifié que tout mon set-up de prise de vue était fonctionnel avec ma bonne vieille lulu TS102/520... Voici donc le résultat en couleur HOO (20 poses de 180s sur chaque filtre Ha & OIII avec ma caméra ASI2600). Il me reste à tenter la même chose sur le grand champ pour mettre de la couleur dans mon image N&B...
    4 points
  16. Oui je sais pas hyper original en cette saison, mais faut bien la faire une fois dans sa vie d'Astram celle-là 🙂 C'est sans doute la plus célèbre des nébuleuses, star parmi les étoiles: la Tête de Cheval et sa compagne la nébuleuse de la Flamme ! Située à 1500 années-lumière de nous, c'est une région de l'immense structure très agitée nommée la Boucle de Barnad, comprenant également la nébuleuse d'Orion, où naissent des milliers d'étoiles dans des volutes de gaz interstellaires - une véritable maternité spatiale ! Les formes sombres - dont la fameuse tête de cheval - sont des nuages obscurs qui se détachent devant des volutes luisantes et multicolores, ionisées pas les étoiles en formation mais aussi par Sigma Orionis, l'étoiles brillante du haut de l'image. C'est caché au creux de ces nuages sombres que naissent les étoiles, lorsque le gaz, sous l'effet conjugué du rayonnement d'autres étoiles (les "vents stellaires") et de courants gravitationnels, s'effondre sur lui-même et se contracte sous une pression inimaginable, au point d'allumer des réactions nucléaires - le brasier stellaire, le même qui se déroule depuis des milliards d'années au cœur de notre propre soleil. Les bébés étoiles sont cachés à nos yeux en lumière visible mais se dévoilent dès qu'on regarde dans l'infrarouge, comme l'a fait Hubble et le fera bientôt le James Webb. Il ne faut se fier à nos reflexes paréidoliques: ce fougueux cheval de feu, de l'encolure au sommet du crâne, fait 3,5 années lumières de hauteur - on pourrait y empiler 3 milliards de fois la Terre... La très grosse étoile entre les deux nébuleuses - en réalité loin devant, à mi-chemin entre nous et les nébuleuses - est Alnitak, la première des trois étoiles formant la ceinture d'Orion dans la constellation du même nom. Mais ne cherchez pas un Canasson avec des jumelles ou même un petit télescope : il ne se révèle qu'en photographie à pose très longue (plus de 8h, ici). Il fut d’ailleurs découvert sur une plaque photographique en 1888 par l'astronome américaine Williamina Fleming. EXIFs (données techniques): - 162x180s = 8h06 d'intégration au filtre duobande + 20x60s=20min sans filtre pour la couleur des étoiles - Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 - Filtre STC duo-narrowband H+O version EOS-Clip, - APO triplet 102 f/5 avec réducteur - Monture AZEQ6 - Guidage chercheur + Zwo ASI178mc - Dates de prise de vue: deux nuits les 5 et 24 janvier 2022 - Ciel Bortle 4 dans le Vexin, sans lune la première nuit, un peu la deuxième - Température moyenne 0°C - Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop
    3 points
  17. Bonjour à tous, Je voulais également partager avec vous, comme je l'ai fait sur le forum d'en face, les premiers résultats du projet que j'ai démarré il y a quelques mois. Ma pratique de l'astronomie est essentiellement visuelle. J'ai toujours été rebuté par la photographie, peut être par facilité, manque de temps et aussi par tout le matériel supplémentaire qu'il faut trimballer (caméra, guidage, ordinateur, ...). Je trouve déjà que le tube, plus la monture, les contre poids, les accessoires, ça fait déjà beaucoup à trimballer. Sauf que malheureusement le visuel a ses limites, beaucoup d'objet du ciel profond ne sont pas accessibles ou difficilement. De ce point de vue je trouvais le visuel assisté une bonne alternative, mais on retombe dans le côté pénible de l'astrophoto, il faut trimballer pas mal de matériel et je trouve que tout ce matériel éloigne un peu du contact avec le ciel, que j'apprécie par dessus tout. Je me suis donc lancé dans un projet de visuel assisté ultra portable, qui tiendrait limite dans la poche. J'ai donc travaillé autour d'un projet embarquant une caméra basée sur le capteur IMX462, un écran de 3.5 pouces et un programme permettant le traitement à la volée des images et leur affichage en "live". C'est ce programme qui est un peu le coeur du projet, il permet de changer pas mal de paramètres de la caméra, de voir le ciel en live ou de lancer du stacking en activant des filtres à la volée (sharpen, wavelet, gauss blur, ...), d'aligner les images (enfin de faire au mieux sans compenser un mauvais guidage) et de visualiser immédiatement le résultat et de prendre une photo souvenir :-). L'ensemble est pilotable depuis un téléphone, ordinateur ou tablette via connexion wifi. Je vous poste quelques photos du projet ci-dessous et les premiers résultats sur la nébuleuse d'Orion. Sur ces photos de la nébuleuse, faites preuve d'indulgence car le test a vraiment été fait à l'arrache sur une monture alt/az motorisée, pas de mise à niveau, sur un terrain sujet à vibration, une lunette de 130 en F/D 7 sans correcteur, ni réducteur, couronnés par un ciel ultra pollué de région parisienne, en résumé des conditions vraiment peu optimales. Tout d'abord l'interface de manipulation à la volée qui permet de changer les paramètres du mode live ou du mode stacking. Le proto de l'appareil en mode Frankeinstein, je prévois de le mettre dans un boîtier un peu plus reluisant, avant de faire un boîtier digne de ce nom. Et quelques images de la nébuleuse en testant plusieurs paramétrages. Elles sont brutes de décoffrage, sans aucun autre retraitement que ceux disponibles en live . Elles prêtent à sourire, j'en conviens, mais pour un premier jet en mode très dégradé, ça me semble intéressant. Je pense qu'avec un bon instrument et un bon guidage, ça peut vraiment dépoter. Je ne sais pas encore ce que peut donner le système sur du planétaire, il faudra patienter car les conditions ne sont pas réunies actuellement. D'ici là, le projet va avancer
    3 points
  18. Bonjour / Bonsoir à toutes et tous 😀 J'ai décidé de faire ce test après qu'on m'ait demandé des retours sur certains points de cette lunette sur Discord, sur le serveur de la Communauté Astro. Ce sera aussi une sorte de compte-rendu personnel de mes débuts avec ce matériel. 1) Explications Comme c'est mon premier poste par ici, je me permets une petite présentation : Ma petite histoire : J'ai 20 ans et je suis étudiant en licence de physique. Je pratique l'astrophoto depuis 3 ans et demi. Mon matériel jusqu'à très récemment était un Canon 1300D, avec une Star Adventurer, avec en objectif le 18-55mm fourni et 2 objectifs anciens , un Nikon 50mm, un Tokina 70-210mm puis Canon EF 75-300mm f/4-5.6 III (je m'en sers de comparatif dans ce test). Depuis septembre 2021, j'ai progressivement acheté du matériel, allant de la caméra planétaire et un mak90, à un 450D défiltré partiel. Et enfin, j'ai eu pour mes 20 ans un newton SW 200/1000mm sur eq6. Le choix de la Evoguide 50ED : Pendant que je m'équipe avec ce nouveau matériel, j'ai décidé qu'il me fallait pouvoir faire de l'autoguidage sur mon 200/1000. J'avais alors la caméra planétaire mais il me manquait l'optique pour. Puis il m'est venu l'idée de remplacer mes objectifs par une lunette. En effet, je ne peux pas avoir mon gros matériel avec moi la semaine dans ma chambre étudiante, et je commençais à ressentir le besoin d'upgrader mes objectifs dont la qualité d'image reste bien en deçà de ce qu'on peut voir sur internet... Je suis alors tombé sur la 50ED, qui me permettrait de remplir ces deux fonctions pour un prix correct. C'était aussi un point important, je n'avais pas la possibilité d'acheter une lunette apochromatique doublet, triplet ou plus, ni un objectif de qualité, mon budget devenant assez serré. C'est donc pour faire de l'autoguidage (partie que je n'ai pas encore pu tester) et la photo sur un petit setup que je me suis tourné vers la 50ED. Qu'est-ce que la Evoguide 50ED ? Mais du coup, qu'en est-il sur le papier de cette lunette ? C'est une lunette de chez Sky-Watcher, apparemment seule dans sa gamme, mais on peut peut-être la considérer comme la petite sœur de la 72ED , conçue comme une lunette guide ou chercheur. Sa longueur focale est de 242mm et son diamètre est de 50mm. On a donc un rapport focale/diamètre de f/4.8. Sa sortie est en 31.75mm avec un filetage T2, adaptée pour les caméras et oculaires 1.25" Sa particularité est d'avoir une lentille ED à 2 éléments en verre S-FLP53 (d'après Pierro-Astro), c'est-à-dire une conception similaire à une lunette apochromatique comme la 72ED. Elle a donc à priori un faible chromatisme. Mais il n'y a pas de correcteur de champs, son image étant alors déformée sur les bords. Il existe cependant des aplanisseurs de champs dédiés à cette lunette, la transformant en "astrographe". Il y en a un conçu par Sky-Watcher, que je n'ai pas pris car son back focus n'est que de 17.5mm (incompatible avec un apn donc) et le Starizona EVO-FF Field Flattener. Qu'est-ce que le Starizona EVO-FF Field Flattener ? Le Starizona EVO-FF Field Flattener est un correcteur/aplanisseur de champ de Starizona, trouvable chez Pierro-Astro, qui permet de corriger le champ de la 50ED, et qui est adapté pour des capteurs allant jusqu'à la taille d'un capteur APS-C. Son avantage sur le correcteur de champ de Sky-Watcher est que son back-focus est de 55mm, adapté pour un apn comme mes Canon. Il est en 31.75mm et s'introduit à l'arrière de la lunette, sans l'allonge. J'ai d'ailleurs été surpris de voir qu'il est muni d'un filetage femelle T2 avec un joint, pour se visser à l'arrière de la lunette. Avec le correcteur de champ, on obtient un champ de vue de 6.4° d'après Starizona. Le prix : C'est selon moi le point important de cette lunette : offrir un équivalent à une lunette apochromatique pour un petit prix. En effet, ses caractéristiques la rapproche d'un William Optics AP 51/250 RedCat 51 OTA qui est un triplet trouvable à .... minimum 920€. Elle est donc trouvable en deux configuration : avec support pour chercheur embase standard ou avec queue d'aronde pour monture vixen. On trouve la première autour de 225€ et la deuxième autour de 239€ . L'aplanisseur de champ Starizona est lui autour de 119€ (celui de SW est à 79€) (prix Pierro-Astro). Dans mon cas, j'ai acheté dans les petites annonces du site d'en face la 50ED à 190€. C'était la version avec embase chercheur, j'ai donc acheté pour 30€ à un astram la base avec queue d'aronde (très difficile de trouver une base adapté et celle de la 50ED n'est pas en vente seule). J'ai ensuite acheté l'aplanisseur à 119€ neuf cher PA. Le tout m'aura donc coûté 339€ (en neuf, cela aurait été 358€ ). Pour comparer, une 72ED neuve avec correcteur x0.85, c'est 628€ (PA), une Askar FMA 180mm F/4,5 (40/180mm), c'est 449€ (planete-astro.com), une Askar FMA 230mm F/4,6 (50/230mm), c'est 819€ (PA) et une TS-Optics 61/274 EDPH-II, c'est 907€ (PA) tandis qu'un objectif Samyang 135mm f/2 est à 578€ (Amazon). 2) Le matériel Je passe ici en revue la lunette et l'aplanisseur de champs : La 50ED : Elle est normalement livrée dans un simple carton et dans du polystyrène prédécoupé. La personne à qui je l'ai achetée n'avait pas gardé le carton et m'a envoyé la lunette dans son bloc de polystyrène entouré de beaucoup de papier bulle. Elle vient avec sa base, qui est une embase pour chercheur, et deux anneaux de support, une allonge 31.75mm (avec filetage T2) d'environ 38-40mm pour les oculaires et caméras. Ses lentilles ne sont pas directement à l'entrée du tube, qui fait office de pare-buée. Il y a un filetage juste devant les lentilles, qui semble être en 2 pouces pour des filtres. Le jeu de lentilles se trouve donc à l'arrière de la partie noire de la lunette, le reste du tube étant vide. La mise au point se fait avec un système hélicoïdal (la partie verte) très précis et très "doux". Il y a aussi un bouchon métallique pour l'avant avec du feutre à l'intérieur pour ne pas rayer le tube et un bouchon en plastique à l'arrière. Son poids est de 541g “nu”. Sa longueur est de environ 265mm avec l'allonge (225mm sans). Sa largeur est de 55mm en moyenne. Avec les anneaux (64mm de diamètre intérieur) et la queue d'aronde, le tout fait jusqu'à 100mm de large et 130mm de haut (avec les vis des anneaux). J'ai utilisé les anneaux qui étaient avec l'embase chercheur pour les fixer à un support bricolé sur le newton 200/1000 pour l'autoguidage. J'utilise donc la base avec queue d'aronde qui a les mêmes anneaux, montés sur une queue d'aronde muni de très nombreux trous pour les anneaux, ainsi de deux trous filetés au pas Kodak. Avec la queue d'aronde, on est 1023g. (il y avait les bouchons là) Le Starizona EVO-FF : Il est livré dans une toute petite boîte cubique (5,5cm) avec l'aplanisseur dans un sachet en plastique, une notice, et deux bouchons en caoutchouc. L'avant est un tube en 31.75mm qui s'insert dans la lunette, avec un filetage pour filtre 1.25", et son arrière est un filetage T2. La lentille se trouve à ras à l'arrière, sans dépasser. Il y a un filetage T2 femelle vers l'avant pour le visser à la lunette, avec un joint en caoutchouc. L'aplanisseur rentre tout juste dans l'arrière de la lunette. C'est tellement juste qu'il vaut mieux enlever les vis de serrage (qui ne servent pas comme on le visse au T2) et l'air dans le tube fait résistance et sort difficilement (si on ne pousse pas, l'aplanisseur revient un peu en arrière). Une fois vissé, il tient extrêmement bien et se voit à peine, la partie ressortant faisant moins de 5mm. On peut le laisser en place sans soucis, et mettre son bouchon à l'arrière. Son poids est de 36g (sans bouchon) (il n'est pas vissé complètement sur la dernière) Avec un APN : Pour fixer un apn, il suffit d'une bague d'adaptation T2 (M42) vers l'appareil. Dans mon cas c'est une bague T2-EOS. Le back-focus de l'EVO-FF étant de 55mm, il n'y a pas besoin d'autres bagues (l'adaptateur T2-EOS fait 11mm et le capteur se trouve 44mm dans l'apn). Il est possible de mettre l'allonge fourni avec la lunette derrière pour avoir une allonge d'environ 40mm. C'est limite pour les caméras de 17.5mm de back-focus, mais avec une caméra de 12,5mm de back-focus, on peut ajuster avec un adaptateur 31.75mm. A tester Le poids avec mon Canon EOS 450D est de 1590g. On a ainsi une lunette avec apn faisant 1.6 kg, ce qui tient parfaitement sur une Star Adventurer par exemple. L'APN est très solidement fixé et le tout tient parfaitement en le vissant sur la bague T2. Comme l'aplanisseur est dans la lunette et qu'il n'y a pas besoin d'allonge, l'apn se retrouve vissé directement sur la lunette et le tout a une longueur d'environ 280mm. Transport et stockage : J'ai acheté une valise en aluminium de 320x150x230mm (Toolcraft 1409407) à une vingtaine d'euros, où j'ai mis le polystyrène de la lunette. J'ai dû découper de 1 à 2cm de chaque côté en largeur pour bien l'insérer. Cela fait un transport léger, compact et solide de la lunette et de quelques accessoires. Voilà, si vous cherchiez ce genre de valise pour la 50ED, qui n'a malheureusement pas sa propre valise comme la 72ED. Accessoires : Comme déjà dit, on a le droit à une allonge, mais au final, elle n'a pas besoin de beaucoup plus d'accessoires. J'ai imprimé en 3D un masque de Bahtinov (trouvé sur Thingiverse) qui s'insert dans le tube. Il est tout petit et a été imprimé en 45min. Il fonctionne très bien sur les étoiles très brillantes mais la figure de diffracton est rapidement trop petite sur des étoiles moins brillantes. J'utilise des résistances chauffantes pour objectif et petite lunette, ce qui marche plutôt bien. 3) Les tests Tous les tests ont été fait dans un petit village du Sud de l'Essonne, avec l'éclairage du village allumé, mais masqué par les arbres et la maison qui couvrent tout le Nord, l'Ouest et le Sud. Le ciel est noté Bortle 5 sur mon application. Je peux observer tout au dessus de 45° de hauteur, et au dessus de 20° de hauteur côté Est. Orion était observable à travers les branches des arbres au Sud. Et la Voie Lactée est observable à l'oeil nu. Bref un ciel moyen de campagne. Pourquoi faire tous ces tests ? J'ai décidé de faire tous ces tests, premièrement car s'amuse bien 😁, mais aussi car j'ai eu du mal à trouver des retours sur cette lunette. Il y a quelques vidéos sur Youtube, mais seulement une détaillée et de qualité, traitant de l'aspect astrophoto (de la chaîne Andrea Minoia). Mais surtout, il y a assez peu de retours sur les forums. Je ne l'ai jamais vu recommandée et j'en ai surpris quelques-uns en proposant la 50ED comme solution photo. Et peu de photos au final, à part celles proposées par Starizona. Je veux donc la tester et partager mes tests car je pense que cette lunette à beaucoup de potentiel. - Sur "banc d'essai" : J'ai mené quelques essais dans mon garage. Avant je l'ai un peu testé comme un objectif photo "de jour" Niveau poids, c'est supportable mais la mise au point est vraiment difficile lorsqu'on porte la lunette car elle est très précise, et il faut beaucoup tourner la bague hélicoïdale pour faire la mise au point sur à peine quelques centimètre. Pas pratique mais ce n'est pas sa fonction 😅. Le résultat est clair, l'image est assez lumineuse et sans déformation. La zone de netteté est très petite. Je vous laisse mon chat et le chien du voisin pour juger du résultat, faite avec le 450D défiltré (mise au point bof, sans retouche, ni balance des blancs, mais je l'ai redimensionné pour éviter les grosses images) : Test du chromatisme et de la déformation de l'image : J'ai testé dans mon garage le chromatisme et la déformation de l'image, que j'ai comparé avec mon Canon EF 75-300mm f/4-5.6 III. J'ai créé une image noir avec 9 points blancs, en carré , avec le point centrale un peu plus grand. Mon téléphone ayant un écran oled, je peux afficher l'image avec un contraste parfait (noir réellement noir). Je le place dans un meuble au fond de mon garage, l'image en pleine écran, la luminosité au maximum, et je place la lunette sur l'EQ-6 à l'autre bout du garage, avec le Canon 450D dessus, et l'aplanisseur de champ, à une distance de 10.5 mètres : Je cadre ensuite points exactement au milieu de l'image, en utilisant le viseur de l'apn . Je fais la mise au point avec le maque de bahtinov. La figure de difraction est alors quasi invisible mais je peux voir 3 petits points assez nettes quand la mise au point est bonne. Elle ne m'a pas l'air parfaite après coup, mais c'est assez dur de l'avoir parfaitement quand on n'a pas les figure de diffraction. Je n'y touche plus et prends une photo avec les ISO à 100, et l'exposition à 1/5s. Cela donne ceci : Je cadre ensuite les points au centre, en haut et en bas, puis à droite et à gauche au milieu, puis dans les coins de l'image. J'ai ensuite croppé et mis côte à côte les points obtenus : J'installe ensuite mon objectif Canon EF 75-300mm f/4-5.6 III sur le 450D, à 250mm de focale, ouvert à f/5.6, que j'installe sur une rotule et sur mon trépied de Star Adventurer. Je le mets juste à côté de l'EQ-6, à la même distance, et je fais exactement la même procédure (excepté la mise au point faite sans masque). J'obtients cette image composition des points : Les deux images côte à côte nous donne ceci : On constate que les points sont un peu partout déformés avec un léger halo. Cette déformation est un peu plus forte sur le bords gauche et dans les coins. Elle a l'air d'être dans la même direction sur un peu toute l'image. C'est possiblement un problème de mise au point ou de collimation. Par rapport à l'objectif Canon, les points sont un peu plus ponctuels au centre mais sont de la même forme sur les bords. Le point qui diffère principalement est le chromatisme : on a quasiment pas de chromatisme ! Comparé à l'objectif Canon qui bave bien fort, c'est très propre ! En zoomant fort, on remarque un léger chromatisme, avec un côté un peu vert ou bleu ou rouge, mais c'est léger : au centre : Dans le coin inférieur gauche : Test du vignetage : J'ai ensuite fait un flat en mettant une image blanche sur mon téléphone devant la lunette, afin de voir si on avait du vignettage. On est à 1/250s en temps de pose et 100 ISO (j'ai un peu monter le contraste pour mieux voir le vignetage) : On a un léger vignetage dans les coins, qui apparaît sur les prises longues (j'ai fait une série de photos de 30min sur Andromède et au traitement, le vignetage apparaissait). Ca reste je trouve assez gérable. On voit bien que la taille APS-C du capteur est la limite niveau vignetage. Un FF ne passerait pas. Equilibrage sur EQ-6 : Petit test à part pour répondre à une question sur Discord : l'équilibrage de la 50ED sur une grosse monture comme l'EQ-6. Sans contrepoids, même avec l'allonge de la barre, ce n'est pas équilibré. J'ai testé un poids de 5kg et ça ne passe pas non plus. Mais j'ai eu l'idée de scotcher le contre-poids de 1kg de la Star Adventurer et ça marche : Plus sérieusement, un poids d'altère de 1kg ferait l'affaire. - Observation : J'ai pu observé un peu avec un oculaire Plössl de 30mm, un filtre UHC, et elle est pas mal du tout. L'image était propre, je n'ai pas vu de défauts optiques et j'ai bien distingué Andromède, Orion et les Pléiades. A travers l'APN, il m'est arrivé de voir un léger et fin halo bleu. Rien de plus, mais j'aime bien l'image qui en résulte. A voir ce qu'on pourrait observer de plus avec, la focale restant assez courte. A tester, peut-être que sous un bon ciel, on pourrait observer les Messier (avec un oculaire de 25mm, on serait à x10, ce qui la rapproche de jumelle 10x50) - En astrophoto : J'ai pu faire une séance astrophoto le soir du 21 janvier 2022. Le ciel était clair, avec une très légère brune, et il faisait autour -1°C / 0°C, avec du gel sur mon 200/1000 vers 23h. J'ai installé rapidement la Star Adventurer sur son trépied dédié, avec une mise en sation assez correcte, et j'ai commencé à tester la lunette sur quelques objets sympas : L'équilibrage n'est pas parfait au niveau de la queue d'aronde, la lunette penchant du côté apn. Je pense qu'il faudra que je revisse les anneaux plus en avant de la queue d'aronde. Voici une série test avec mon Canon 1300D (non défiltré), sans filtre, avec 30s de temps de pose, ISO 800 (aucune retouche, ce sont les brutes passé de CR2 en jpg) : (Double Amas de persée, M33, les Pléiades) Personnellement, je n'ai jamais eu des étoiles aussi nettes avec mes objectifs de grandes focales (mon 70-210 et mon 75-300). Les brutes me plaisent énormément ! J'ai ensuite procédé à une série de 19 photos de 120s, avec le 450D, et un filtre Optolong L-Pro. Un brute ressemble à ça : J'ai ensuite traité l'image avec 50 darks (de 180s, issus de la photo suivante), 20 flats et 50 offsets. C'était mon premier traitement sous Siril (puis ajustement sous Photoshop). Elle est un peu crop à cause du vignetage : Le résultat est juste incroyable pour seulement 38min de poses ! J'avais déjà fait Andromède en 2020, mais là, rien avoir, c'est tellement plus propre... Pour comparer, voici mon image au Tokina 70-210mm, à 210mm, f/5.6, avec le 1300D, sur Star Adventurer, sous un bien meilleur ciel (dans le Lot), 55x210s, 25 darks, 40 flats, 40 offsets, traités sous DSS et Photoshop : C'est le jour et la nuit.... On notera la déformation assez visible sur le bord de l'image du Tokina.... qui n'est pas sur la lunette ! L'aplanisseur de champ marche très très bien sur toute l'image ! J'ai ensuite fini la soirée avec un test de mon filtre Astronomik Ha 12nm sur NGC 1499, Nébuleuse Californie. C'était ma première séance sérieuse avec un filtre Ha. J'ai donc laissé tourné un peu près deux heures. Je n'ai pas fait de couleurs (je complèterais peut-être plus tard) c'est donc uniquement du Ha. Il y avait la Lune (ma prise était de minuit à 2h) bien brillante, pour ça que je n'ai fait que du Ha. Il y a eu aussi de la buée sur la lunette. Je l'ai viré très vite au sèche-cheveux et j'ai laissé des résistantes chauffautes dessus. Il aura fallu bien 1h30 avant d'avoir de la buée. Il n'y a pas eu de dépôts de givre sur la lunette au cours de la soirée, sûrement à cause de mes interventions au sèche-cheveux, et des résistances. Bien sûr, toujours avec le 450D défiltré, on a ici 38x180s, 50 darks, 20 flats et 50 offsets, traitement sous Siril et Photophop. Voilà un brute : Et le résultat : Ici on atteint un peu les limites de mon suivi mais le résultat est aussi génial ici ! Bon le final est assez bruité masi j'imagine que c'est lié à mon traitement et au Ha... Je ne sais pas trop Je suis fier de mes captures et je suis pleinement satisfait de cette lunette ! 🤩 4) Conclusion Eh beh, c'était long, non ? 😅 J'ai vraiment beaucoup aimé faire ce poste ! Une expérience sympa 😄 J'espère que ça vous a aidé ! Pour conclure, d'un point de vue personnel, je suis complètement emballé par ma lunette ! Fini les étoiles baveuses, j'ai enfin des points blancs ! Ils ne sont pas parfaits, j'imagine qu'un triplet à 800€ en aurait de meilleurs, mais par rapport à ce que j'ai vu de fait avec des 72ED ou 80ED par exemple, je trouve le piqué très bon ! Aussi, elle est plus lumineuse que mes objos et je le ressens sur les prises de vue, on a vite plus de détails. En clair, je pense que c'est la meilleure solution pour mon setup léger ! Et à ce prix là, je suis persuadé que c'est imbattable. Enfin l'aplanissur de champ de Starizona rempli parfaitement son rôle et est très bien pensé ! Solide et discret, on l'installe et c'est bon ! Bref, je suis ouvert à toutes les questions, et à des critiques aussi 😊 J'espère vraiment que ça pourra en aider certains et certaines ! Ou au moins donné une idée de ses capacités, sachant qu'en plus, c'était un test presque à la sortie de la boîte de la lunette. Je vous remercie d'avance de m'avoir lu et j'ai hâte de discuter avec vous. Paul
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  19. Salut, en faites vous raisonnez grossissement alors qu'en imagerie on raisonne pouvoir séparateur. C'est pareil en astro. Certains amateurs n'hésitent pas à grossir 1000x en planétaire sur un gros Dobson. Mais ça ne veut rien dire en imagerie. En imagerie astro le pouvoir séparateur est en secondes d'arc. En imagerie micro, le pouvoir séparateur est en nanomètres. Mais dans les deux cas, il dépend de la qualité de l'optique et de la longueur d'onde utilisée. Déjà en 2000 j'avais compris que j'avais de bien meilleurs résultats avec une led ultraviolette qu'avec une led blanche. C'est un premier axe d'amélioration, il faut voir s'il est aisé de changer la led sur vos microscopes. Moi j'ai changé la lampe halogène par une Led interchangeable, donc je peux monter ce que je veux comme Led dessus. Ensuite comme je le disais bien plus haut, c'est l'ON de l'objectif qui conditionne le tout, un peu comme le diamètre de l'objectif en astro. Avec mon 40x Plan APO qui a un ON de 0.95 j'approche les résultats d'un 100x sans les emmerdements de l'immersion. Dernier prix vu sur ebay : 600 euros ! (pour rappel j'ai payé le 40x et le 25x pour 250 euros les 2 !). Le Nikon 60x Plan APO a un ON de 1.4 mais il est également à immersion et surtout le prix... 2500 euros en occase sur ebay pour les moins chers !! Il existe un Nikon Plan APO de 100x à 1.45 toujours à immersion, mais nettement moins cher que le 60x au-dessus (inférieur à 1000 euros). Les objectifs infinis sont également plus chers car plus récents que les 160mm. Pour en revenir à la résolution limite, voici un extrait d'un topic microscopie sur lequel j'avais participé : Ca c'est une diatomée qui sert justement à faire les tests de résolution des microscopes, c'est fait avec le Nikon 40x/0.95 Plan APO et une caméra PGR avec des pixels de 4.56µ : Si je reprends le calcul ci-dessus, à 550nm (lumière blanche), ça me donne un pouvoir séparateur de 0.3µ mais après ça dépend aussi de la taille des pixels de la caméra qui vont conditionner la résolution globale de l'image, comme en astro en fait. Cette diatomée possède généralement 16 stries pour 10 microns, soit 0.62µ entre 2 stries. En revanche la notion de contraste est importante pour faire ressortir les détails, donc fond noir obligatoire ou a minima lumière oblique. Par contre, vos comparatifs en prenant la taille de l'écran et de l'image comme repère, ça veut rien dire du tout ça Il faut raisonner au niveau du pixel, comme en astro, à la différence près qu'on ne mesure pas un angle en secondes d'arc mais une distance en microns ou en nanomètres. En conclusion, le grossissement en imagerie ça veut rien dire du tout (comme en astro), ya qu'en visuel que ça a une notion. Je préfère qu'on parle de résolution en microns car vous pouvez zoomer autant que vous voulez sur l'écran, ça augmentera artificiellement le grossissement mais en aucun cas la résolution.
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  20. Hello, Voici un retour pour l'utilisation de la caméra Pi HQ. Voici ses caractéristiques: Capteur Sony IMX477 12.3 Mpx 4056 x 3040 pixel 1.55µm compatible INDI et V4L2 filme en 1080p 30i/s 720p 60i/s 640x480 60/90i/s pcb 38x38x18.4 mm expo maxi: 240s format d'images : JPEG, JPEG + DNG (raw), BMP, PNG, YUV420, RGB888 format video : raw h.264 (accelerated), MJPEG Commandé via Raspistill, picamera, libcamera Accepte des objectifs à monture C ou CS. Compatible objectifs Canon, Nikon, etc avec bague d'adaptation. Je l'ai installée sur un Pi 4b Avec une platine fixée directement sur le boitier de protection du PCB du Pi 4: Pour faire de l'astrophotographie, l'ensemble reste compact et léger. Exemple sur une 80ED: Côté capture, plusieurs possibilités. Je pilote la caméra HQ avec Astroberry. Via KStar/Ekos il est possible de faire des photos en fits jusqu'à 240s avec le pilote INIDI dédié: https://www.indilib.org/raspberry-pi/raspberry-pi-camera.html sudo add-apt-repository ppa:mutlaqja/ppa sudo apt-get update sudo apt-get install indi-rpicam Bien stable, permet de faire des séquences en pose longue pour le ciel profond. Pour le planétaire / lunaire, il faut plutôt partir sur d'autres solutions. Astopitography sur Github: https://github.com/adambaskerville/AstroPitography Le voici en action: Autre possibilité: Oacapture, en natif dans Astroberry Server: https://github.com/openastroproject/openastro Possibilité de filmer en SER mais avec une grande instabilité, très faible fréquence d'image à pleine trame: moins d'une image par seconde. Mais on finit par y arriver avec de la patience. Autre soft : Pi-Camera-Gui https://github.com/Gordon999/Pi-Camera-GUI En action pour capturer la lune: cette aventure m'a permis de mettre les mains de façon plus sérieuse dans Linux. C'est du sport, faut l'avouer pour un grand habitué de Windows depuis Win95. Mais c'est fun. Prochain essai (qui demande encore un peu de bidouille sur la carte du Pi: un interrupteur poussoir pour déclencher l'enregistrement et l'arrêter, avec une fréquence d'acquisition bien plus confortable: CinePi https://github.com/schoolpost/CinePI Là c'est carrément une image à flasher sur la carte microsd. Interface via écran HDMI, impossible de voir l'image depuis SSH ou VNC sur une tablette ou un ordi portable. Suite des aventures courant 2022.
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  21. A relire les anciens, dans leur contexte technique de l'époque, on comprend mieux leurs choix, parfois alambiqués. La théorisation du chromatisme par AE Conrady. Cela se situe grosso-modo 25ans après la publication du recueil technique des ateliers allemands vers 1903 (publication dirigée par le Dr M von Rohr, avec participation de S.Czapski, A Konig, tout ça avec la bienveillance de C.Zeiss, O.Schott et E.Abbe) J'ai récupéré des informations historique provenant du livre d'A.E Conrady rédigée en 1929, rapportée par Rudolph Kingslake (Eastman Kodak) Voice une comparaison des dispersions chromatiques des achromats de la fin du 19eme siècle au début du 20eme siècle Le verre Hard Crown 1203 de la firme Chance (liée à la famille Feil-Mantois) a été réutilisé et recomposé chez Schott en Balk3, ce verre très célèbre est maintenant disparu. En rouge : Siegfried Czapski en a fait la fameuse formule Zeiss E littrow fabriquée par les ateliers berlinois et mise en tube chez Zeiss au début de la société. Une fameuse planétaire extrêment piquée car très facile à contrôler. (3 courbures identiques et face arrière plate : le rêve de l'opticien). Schott & Genossen existe mais n'est pas leader du marché des verres. (cité en dernier) Quand la formulation de la condition des sinus pu être découverte par Abbe on a pu en faire des aplanats FC. En bleu : la formulation en aplanat (pas de coma) combinaison différente avec le verre Dense Flint de la maison Chance. (D332 chez Parra-Mantois et F13 chez Schott). C'est un équivalent de Balk3+F13 chez Schott, plus cher. En vert : après la guerre ce verre n'est pas présent au Japon, les objectifs sont réalisés avec la combinaison de verre la moins couteuse : équivalente au BK7-F2. Les achromats perdent 10% en dispersion bleu-rouge après la guerre de 1940-45. --------------- Sur la neutralité couleur du calage des instruments. Voici également un partie du texte que Danjon et Couder reprendra, expliquera et complètera dans Lunettes & Téléscopes en 1935. Conrady fit allusion à l'épaisseur des verres des grand instruments de plus de 50cm qui filtrent un peu de violet et de bleu. Il est bien fait référence à ce que le pouvoir résolvant peu être impacté par la présence de couleur parasite (côté bleu comme côté rouge) Un autre fondamental, la provenance du CA-Ratio, qui date l'époque de John Dollond plus d'un siècle avant. -> Le critère de Conrady que l'on considère suffisant pour exploiter au maximum un instrument, à l'époque ou il l'a formulée. Comme on le constate, il n'est pas basé sur l'association F2-BK7 qui est 100% germanique en 1929 et encore en 1935 (D&C) mais sur la référence des verres astronomiques de l'époque. Le borosilicate est un second choix. Je dois dire que c'est une demi-surprise pour moi de constater qu'en 1935, ce n'était pas les allemands qui était leader sur les instruments astronomiques. La sortie du Zeiss AS par August Sonnenfeld en remplacement de l'objectif A (après l'abandon du verre BALK3-BALK2 pour le BK7) se situe vers 1926. Ce sont des dates pivots sur l'essor de l'optique allemande. L'objectif pivot représentant la norme de l'achromatisme est l'achromat de 3" f15 (76mm/1143mm) en 1203 Hard Crown + 360 Dense Flint de chez Chance, souvent décliné en 76/1200 au début des lunettes japonaises, sans doute pour raison de marge technique pour le calage et de moins bonne qualité de la combinaison optique. (Résidu chromatique un peu moins bon : 2.7 au lieu de 2.35 pour une 80-1200) Ca plaisantait pas à l'époque ! AE Conrady place le résidu chromatique proche de 2.3 pour la parfaite correction avec la référence d'une 3", mais on gratte peut-être un peu trop sur les chiffres... vu qu'une 130mm f15 ça laisse une impression très légère de chromatisme, on est presque au double. AE Conrady explique aussi un subterfuge pour masquer le violet et le bleu dans sa formule de calcul algébrique des petits instruments : Pour les instruments terrestres, on aboutira à la généralisation du calcul et l'utilisation d'une autre méthode de contrôle quelques années plus tard chez Zeiss : les raies cadmium 480 et 644nm plutôt que les raies hydrogène. Dans le paragraphe du livre, il expose et synthétise l'état de l'art expérimental des réglages de microscopie, d'objectif de recherche, d'astronomie... Ci-dessous Conrady expose sa méthode de correction supplémentaire qui prend en compte la plage g'f (434-486nm), dite "bleue" et début du violet. Sa méthode translate la correction vers les couleurs chaudes (surcorrection) ou vers le bleu (sous-correction) Danjon et Couder reprendrons cet exemple de surcorrection (sans donner de méthode de calcul plutôt indigeste) pour l'astronomie §37 page 108 et §38 page 111 de lunettes & télescopes : Danjon Couder P107-114.pdf En résumant, meilleure est la tenue dans le bleu : plus on peut caler bas. Il faudrait que je le fasse pour montrer le décalage de surcorrection par rapport à 0.5555 um mais on verra plus tard si les questions se présentent. (voir plus bas) ---------------------------- Des commentaires de 1914 par Stanley sur les verres optiques, pas très gentil pour Schott en page 17. -------------------- Annexe après calculs selon l'équation de Conrady, le réglage optimal du minima focal, pour une restitution de la blancheur de l'image, pour des petits réfracteurs (<<50cm) réalisé en N-BK7-F2 se fait avec ces valeurs : vNBK7-535=65.383 , vF2-535=36.595. On l'obtient à 548.5nm, soit une sous-correction qui correspond (à l'épaisseur du trait) au réglage Zeiss F'C' "on foot" pour l'utilisation terrestre. Il y a des variations mineures suivant les verres mais grosso modo, Schott fourni de nos jours un des meilleurs verres F2. Attention, ce n'est pas le N-F2 qui est la version modernisée pour d'autres usages. Pour la dispersion, Hikari et Ohara propose des variantes qui ont des propriétés intéressantes pour l'équivalent du N-BK7. La vieille version du BK7 citée par UWE Laux "U_BK7" ou alors le O_BK7-O semble un peu mieux adaptée au F2/O_PBM2 : Schott et Ohara (O_PBM2Y) l'ont conservé. A propos des instruments : les Zeiss E ont leur réglage bien plus bas vers 563.5nm (+15nm), donc explicitement planétaire. Le focus de la raie e et au même niveau que la raie d pour optimiser le(s) piqué(s) visuels dans le jaune-vert, jaune et jaune-orange.
    3 points
  22. La nébuleuse du Cœur ou IC1805 est l'une des plus grande de notre ciel - on pourrait y mettre deux fois la pleine lune. En son centre un amas d'étoiles très brillantes, parmi les plus chaudes et massives qu'on connaisse dans notre galaxie, dénommé Melotte 15 - ce sont elles qui éclairent et font luire la nébuleuse par ionisation du gaz, et leurs vents solaires y sculptent de jolies structures. A ses côtés - en bas à droite de l'image - une excroissance nommée "tête de poisson" - sans doute pour rester pudique 😄 Il n'y probablement plus de création d'étoiles dans le Cœur, mais celles de Melotte 15 sont encore très jeunes en terme cosmologique - à peine 1,5 millions d'années - c'est pourquoi elles n'ont pas encore dispersé tout le gaz qui les a créé et leur sert de berceau. Cette nébuleuse est située à environs 7500 années-lumière de nous, et sa taille est d'environs 200 années lumières d'un bout à l'autre. Cette photo contient presque 12h de pose en deux nuits sous la quasi pleine lune de cette semaine. J'avais déjà photographié cette nébuleuse il y a quelques mois mais avec un instrument différent, un objectif au lieu d'un lunette, en plus grand champs ce qui permettait d'inclure son compagnon la nébuleuse de l'âme. - 230x180s = 11h30 d'intégration au filtre duobande + 20x60s=20min sans filtre pour la couleur des étoiles - Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 - Filtre STC duo-narrowband H+O version EOS-Clip, - APO triplet 102 f/5 avec réducteur - Monture AZEQ6 - Guidage chercheur + Zwo ASI178mc, - Ciel Bortle 4 dans le Vexin, lune à 85% avec seeing médiocre la première nuit, 90% avec seeing correct la seconde. Date de prise de vue: 13-15 janvier 2022 - Température moyenne 0°C - Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop - Composition: Luminance Ha + couleurs HOO avec 35% de HHO + couleurs RGB pour les étoiles
    3 points
  23. Bien sûr. Mais "trop cher à acheter" n'est pas un concept identique pour tout le monde, ni pour tous les usages. Exactement. Et le problème principal est l'usage des hydrocarbures dans les transports, dont les alternatives sont nébuleuses. Par ailleurs, les coûts de production proprement dits des hydrocarbures sont en fait négligeables : les coûts sont ceux de la recherche. Ce qui fait qu'une société comme TOTAL Gabon, qui ne découvre plus rien depuis quinze ans, est la filiale la plus rentable du groupe : elle exploite ses réserves, sans dépenser en investissement (évidemment, elle mange son capital...). Or les réserves prouvées actuelles sont largement suffisantes pour nous faire tous griller. Et au-delà des réserves prouvées, les pétroliers distinguent encore des réserves probables, et enfin des réserves possibles, qui toutes ne nécessitent aucun investissement lourd d'exploration. Et il faut aussi tenir compte du fait que ces réserves sont dynamiques : le pétrole extrait, si les opérations sont bien menées, est en partie remplacé par de nouvelles venues d'hydrocarbures qui viennent combler la place libérée. Ce qui fait par exemple que le gisement de Lacq, prévu pour durer une trentaine d'année, produit encore (modestement) soixante-dix ans après sa découverte. La télé nous bassine avec le cours actuels du baril, qu'on attribue facilement à la raréfaction de la ressource. En fait, quand on rapporte le prix du litre d'essence en France (largement lié aux taxes, faut-il le préciser), on peut vérifier qu'une heure du salaire minimum de 1963 achetait 1.5 litre de super. La même heure vingt ans plus tard en achetait 4 litres ; et cette heure travaillée en 2021 achetait 4,75 litres. Je ne compterais donc pas sur l'épuisement des ressources d'hydrocarbures pour régler le problème. Comme le dit @ursus, la solution serait politique, si toutefois les politiciens gouvernaient, au lieu de gérer leur réélection. ...sauf qu'elle est là. Et ça donne seulement lieu à une chronique dans les journaux, et à ce fil où je répands mes lamentations.
    3 points
  24. Bonjour, cette fois nous changeons de type de cible pour vous proposer une galaxy naine et donc diffuse avec quatre de ses six amas globulaires. La position des amas est répertoriée dans l’image « version originale » sur astrobin. La galaxie naine Fornax MCG-06-07-001 La galaxie naine Fornax est l’une des galaxies naines voisines de la Voie lactée. La galaxie naine Fornax (alias MCG-06-07-001, PCG10093) est située dans la constellation du Fornax. La galaxie est un essaim ellipsoïdal de vieilles étoiles, qui se sont formées à peu près en même temps que la galaxie et sont similaires à celles des amas globulaires. Cette galaxie est un satellite de notre Voie lactée, distant d’environ 500 000 années-lumière et contient six amas globulaires ; la plus grande, NGC 1049, a été découverte avant la galaxie elle-même. La galaxie s’éloigne également de la Voie lactée à 53 km/s. En raison de la faible brillance de surface de la galaxie et de sa grande extension, c’est une cible difficile pour l’observation visuelle à mag 9 avec les étoiles les plus brillantes autour de la 19ème magnitude. Les observations de six amas globulaires – de grandes boules d’étoiles qui orbitent autour des centres des galaxies – trouvés dans Fornax montrent qu’ils sont très similaires à ceux trouvés dans notre galaxie, la Voie lactée. La découverte est en contradiction avec les principales théories sur la façon dont ces amas se forment – dans ces théories, les amas globulaires devraient être nichés parmi de grandes quantités de vieilles étoiles – et donc le mystère de la façon dont ces objets sont venus à exister s’approfondit. Dans la galaxie sphéroïdale naine Fornax, les amas globulaires conservent leur distribution spatiale diffuse malgré le fait que l’échelle de temps de désintégration orbitale des amas est beaucoup plus courte que l’âge estimé de la galaxie hôte. Nous proposons que ce paradoxe puisse être résolu si (1) Fornax contient des trous noirs avec une fraction importante de la masse de ces amas ou si (2) il subit actuellement une perturbation des marées. Pour le scénario du trou noir, une distribution vitesse-dispersion à pic central est prévue, mais n’a pas été confirmée par observation. Le deuxième scénario exige que Fornax ait perdu une fraction importante de sa masse d’origine. Le deuxième scénario est possible si la masse de la matière noire galactique est d’environ 1012 M☉ à la distance actuelle de la galaxie sphéroïdale naine Fornax ou si Fornax est proche de son apogalacticon (Le point de l’orbite d’une étoile où elle est la plus éloignée du centre de sa galaxie locale) et a une orbite similaire à celle du Grand Nuage de Magellan. En utilisant le télescope spatial Hubble, les scientifiques ont dérivé un diagramme couleur-magnitude pour Fornax 4, un amas globulaire au sein de cette galaxie. Contrairement aux amas globulaires Fornax 1, 2, 3 et 5, qui ont des branches horizontales sur une large gamme de couleurs et incluent des variables RR Lyrae, Fornax 4 n’a que du rouge dans sa branche horizontale. Fornax 4 est également ~3 Gyr plus jeune que les autres amas globulaires. Le diagramme couleur-magnitude de Fornax 4 a une forte similitude avec le « jeune » globulaire galactique Ruprecht 106. On ne sait pas pourquoi les sphéroïdales permettent la formation d’amas globulaires comme Fornax 4 et Terzan 7 (de la naine du Sagittaire) longtemps après que les amas globulaires ont cessé de se former dans le corps principal du halo galactique. Une autre possibilité est que de « jeunes » amas globulaires du halo externe comme Ruprecht 106 ont été formés à l’origine dans des sphéroïdales naines aujourd’hui disparues. Full & Details sur Astrobin : https://astrob.in/xyujol/B/
    3 points
  25. Salut la compagnie Une image acquise fin octobre ; je voulais rallonger la sauce mais je n'ai pas eu les conditions pour, et cet objet commence à décliner donc je passe à autre chose Une nuit qui s'annonçait très prometteuse, néanmoins les conditions se sont dégradées petit à petit ce qui fait que je n'ai conservé quasiment que les deux premières heures sur huit... dommage. C'est aussi ma première image couleur avec ce vaillant LUDO ; j'ai commencé par faire une couche couleur à la QHY462 en début de nuit dans ce but pour passer ensuite en mono avec la QHY290. Et enfin c'était également un test de mon nouveau filtre ZWO duo narrowband ( pour la couche mono ) ; ben ma foi c'est très concluant ! La résolution est au rendez vous ; la FWHM descend à 1.4" après l'empilement. J'ai eu mieux, mais clairement pire aussi... On sépare aisément la centrale, et également la couleur des deux composantes... j'aime bien Malheureusement un léger défaut de collim ce soir là, les étoiles ne sont pas nickel. Donc T560 à F4, correcteur ASA x0.73, QHY290 + ZWO Duo-narrowband et QHY462, dans la nuit du 26 au 27 octobre 3200x2s ( mono ) et 1600x2s ( couleur ) image à 140% soit 0.25"/pixel : Bon malheureusement j'ai ressorti quelques fois le tube depuis, et les conditions de seeing sont au mieux médiocres. Rien à voir avec cet été et ce printemps. Je me demande si cela n'a pas à voir avec les chauffages urbains étant donné que je suis dans une petite ville. Bon après j'ai encore un paquet d'images en retard de saint véran à traiter, j'ai de quoi m'occuper. Mais en attendant, voici deux "bonus" issus de ces soirs pas terribles. Il m'en reste un peu, alors je vous le met quand même NGC7217, le lendemain ( 27 octobre ) : et NGC1501, prise il y a quelques jours : Voilà, comme vous voyez pas de quoi casser 3 pattes à un canard ; le seeing devait être autour de 2.5" les deux nuits. Question subsidiaire : quelqu'un aurait-il une méthode ou un soft simple et rapide pour mixer une couche luminance et couleur de deux images ayant des orientations / échelles / tailles différentes ? J'y ai passé un temps fou sur M76 et j'en ai pas mal d'autres de Saint-Véran à faire... Bons cieux ! Romain
    3 points
  26. C8, G 225x, 10° jour (à travers un renvoi coudé, d'où l'inversion)
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  27. Salut, j'avais hâte d'essayer ma nouvelle ASI183mm reçue la semaine dernière en choisissant une cible adaptée à ses petits pixels. La nuit dernière était bien dégagée sur l'IdF, mais pas mal d'humidité et la lune assez envahissante. Ce champ dans le Lynx contient deux galaxies intéressantes (plus beaucoup d'autres dans le fond). NGC 2537 est la célèbre galaxie de la Patte d'Ours, petite galaxie située à 39,5 millions d'a.l. et à la morphologie inhabituelle. L'autre est IC 2233, une spirale vue par la tranche (une des plus fines du ciel) à une distance de 40 millions d'a.l.. Elles ne sont pas en interaction contrairement à ce qui était auparavant envisagé. EDIT : nouvelle version avec prétraitement Ancienne version : J'espère que vous ne m'en voudrez pas je n'ai pas encore eu le temps encore de faire les darks et de mesurer l'offset donc c'est sans DOF. J'essaierai de poster une version plus propre lorsque je les aurai en stock 😉 Détails techniques Astrographe newton 200/800 carbone optiques Zen + Wynne 2.5", focale effective 750mm (échantillonnage 0,66"/pix) Monture : AZEQ6 Train d'imagerie : ASI183mm+filtres LRGB ZWO, guidage OAG + ASI120mini + ASIAIRv1 Luminance : 240*60sec, gain 111 à -10°C Chrominance : 40*60sec par couche R, G et B, gain 111 à -10°C Pas de prétraitement (je sais c'est pas bien) Empilement Siril, traitement PI et Rawtherapee Conditions de prise de vue : pollution lumineuse (Tour Eiffel à 20km), turbulence moyenne Image annotée avec ASTAP :
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  28. Vous avez envie de reprendre vos études de physique ? Vous voulez réviser vos partiels avec des spécialistes ? Il y a une bonne adresse pour ça, à Lyon !
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  29. L’onde de choc se propageant dans l’atmosphère :
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  30. Bonjour à tous, Images réalisé le 12 01 2022 avec mon C14 (zwo 120mm + filtre rouge profond. La turbulence était malheureusement présente, mais j'ai pu malgré tout faire des images intéressantes. François
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  31. Bonjour à toutes et à tous! Voici le compte rendu de l'observation la plus insolite que j’ai pu faire. Avec ma femme, nous sommes allés à la réunion chez des amis pour les vacances et nous avons passé le réveillon de noël dans un village inaccessible par la route dans le cirque volcanique de Mafate. Les seuls moyens d'arriver dans ce merveilleux petit village c'est par les airs (les ravitaillements et évacuations des déchets se font par hélicoptère) ou avec ses pieds vu que je n'ai pas pu emporter mon hélicoptère en voyage ( j'ai préféré le laisser sur le toit de ma villa à Berverly hills ) nous y sommes allés à pied. 6 heures de marche en montagne plus tard nous sommes arrivés dans ce petit village du bout du monde (pour de vrai!). Incroyable, comme une bulle mystérieuse hors du temps et de tout ce qu'on connais, une expérience hors norme qui restera gravé à jamais. Nous avons pris le repas du réveillon avec les gens du gites qui nous accueillait et d'autres randonneurs. Un grand moment de convivialité avec du bon Rhum et un bon cari ! Après le repas je sors 5 minutes et je m’aperçois que les nuages ont laissé place à un ciel limpide! on voit très clairement des constellations qu'on connait bien, comme Orion, le taureau et le grand chien (mais plus ou moins à l'envers 😛 ça fait bizarre) et à partir de ce dernier, c'est de la découverte totale. Je m'étais renseigné auparavant donc j'ai réussi à rapidement prendre des repères. J'ai tout de suite sorti les jumelles !!!!! j'étais comme un gosse découvrant un nouveau terrain de jeu. Quel bonheur de partager ça avec ma femme et sa meilleure amis qui étaient sur le cul d'observer le grand et le petit nuage de Magellan à l’œil nu et aux jumelles, abasourdis de voir que ce sont deux petites galaxies satellites de la notre! un peu comme M32 et M110 autour de la galaxie d’Andromède voici un dessin que j'ai réalisé à ce moment là, juste avant le retour des nuages. Il s'agit du grand nuage de Magellan. ce n'est clairement pas le dessin du siècle et il a été rapidement gribouillé sur place (j'avais emporté des feuilles de dessin exprès ) mais je suis heureux de vous le partager. On vois clairement le centre galactique très dense et lumineux ? Il rempli l'intégralité du champ .Un coté beaucoup est très franc et se termine abruptement alors que l'autre coté est plus diffus et nébuleux. D’ailleurs de ce coté on observe, très lumineuse, la nébuleuse de la tarentule et d'autres zones nébuleuses. J'ai regretté de ne pas avoir mon newton mais le moment été tout de même incroyable Autre observation que j'ai réalisé la comète Léonard . Observée depuis Saint leu avec pas mal de pollution lumineuse. Elle était beaucoup plus lumineuse que lorsque je l'avait observé au début du mois de décembre au matin, dan la constellation de bouvier. à bientôt !!!!
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  32. En cette période, La Modération tient à rappeller que les discussions, messages ou contenus à caractère religieux et/ou politique sont interdits sur le forum. La Modération
    3 points
  33. J'aime aussi trouver cette palette, pas toujours commode. Mes premiers essais étaient vert fluo, magenta, N&B.... j'ai mis du temps à équilibrer tout ça. Je te l'ai re saturée un peu mais, masque ou pas, si je pousse trop le fond se colore de façon assez moche, et les halos reviennent sur mes étoiles. 😉
    3 points
  34. Bonjour à tous et Meilleurs Voeux pour 2022, Alors hier au soir avant que les nuages envahissent le ciel j'ai eu le temps de faire quelques poses sur cette magnifique galaxie NGC 253 que j'adore plus que tout et même si j'ai pu faire que très peu de poses, je suis très content du résultat sachant qu'elle se trouvait vraiment très basse vu que ma lulu était à l'horizontale. Ceci dit, donc avec ma TSA 120 + l'ASI 2600mc j'ai pu faire 25 x 180s avec le filtre UV/ir-cut/L :
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  35. Bonsoir, Tout d’abord, meilleurs vœux à tous pour cette nouvelle année. Je vous propose une image de l’amas ouvert des Pléiades – M45. Un classique parmi les classiques. Comme d’habitude, c’est en nomade. C’est-à-dire que j’ai installé mon matériel de nuit, à 21h00, sous une belle nuit claire. Après de multiples péripéties, je lance finalement ma première image à 22h00, sur les Pléiades déjà bien hautes dans le ciel. Je laisse le matériel sur place et décide de revenir vers 3h00, après une courte (non-) nuit. Je constate avec désarroi que le ciel est complétement voilé. De mon expérience, c’est la première fois que MétéoBlue se trompe à ce point. La nuit était annoncée claire sans aucun nuage dans un rayon de 50km entre 18h00 et 6h00, d’où mon espoir de faire une belle soirée astro. Mais bon, c’est pour tout le monde pareil ! Résultat des courses, sur 830 brutes, j’en ai jeté 400 sur lesquelles les nuages obstruaient le ciel à 100%. Sur les 400 restantes, il y en a bien 300 avec un voile nuageux (de haute altitude), mais laissant apparaître les étoiles. Pour le tri des brutes, j’ai utilisé les dernières fonctions de rejets implémentées dans la mise à jour de SIRIL du 8-déc-2021. En passant, je remets l’excellente vidéo qui les explique fort bien. Je joins la sortie de SIRIL en .fit, car je suis toujours très curieux de voir quoi améliorer dans mon traitement ! Ici, je trouve l’image équilibrée et pas si horrible compte-tenu des brutes très imparfaites en raison des nuages. Je suis heureux de voir les IFN et de distinguer un peu les filaments bleus des Pléiades ! Un objet fantastique. Pour la prochaine fois : beaucoup plus de temps de pose et nuit claire. Merci de m’avoir lu et au plaisir de lire vos commentaires ! Bon ciel, A. Matériel : - a7s refiltré astrodon - Lunette APO TS Optic 71/347 (F/D 5) - Star Adventurer - MES par caméra Polemaster Acquisition : - 20 secondes unitaires, soit un temps de pose total de 2h10 environ - ISO 3200 - DOF x 30 Pré-Traitement : - SIRIL, en manuel. Traitement : - SIRIL (très léger recadrage, couleur par photométrie, passage en linéaire) - PS (Niveaux, saturation, suppression du bruit vert résiduel) - Topaz Sharpen, curseur à 5 pour gagner en « netteté » - LR (Suppression du bruit chromatique) 252421396_resultatavec430degardees.fit
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  36. Pour les paperasses administratives, j’ai mis à jour l’article sur le site de la SAH : https://sahavre.fr/wp/urbanisme/ Si vous voyez un truc qui cloche, n’hésitez pas à me le dire en MP histoire de ne pas polluer le fil.
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  37. Enfin une nuit claire au Mans le 30/12 mais matériel ruisselant ce matin, ça m'a pris du temps pour tout sécher ! Samyang 135 à 2.2 monté sur mon C8 pour profiter du guidage. Mise au point pas nickel je pense ou pb de cette humidité qui s'est accumulée. Heureusement que NINA m'a permis une MES à 0.25" car j'ai perdu le guidage avec l'humidité. J'avais mis la bande chauffante sur le 135mm Altair 294mc pro, optolong L-extreme et 500 poses de 30s pour ne pas trop cramer M42 (mais c'est déjà trop). Poses de 5s en fin de séance mais trop d'humidité. je ne peux pas plus car Orion passe entre 2 immeubles et au mieux je suis à 4h de cumul max. Je comptais finir sur NGC7822 mais avec la buée, le platesolve n'a rien vu. Traitement Siril HO+ Pix Bortle 6-7 (plein centre ville) Je me demandais si mon fond de ciel était normal ou si j'avais du gradient mal corrigé mais la photo de la boucle dans un autre post me confirme cette zone centrale arrondie plus sombre. Merci pour vos commentaires et bon réveillon !
    3 points
  38. Puisque, le plus important, c'est quand même le ressenti et l'utilisation que mon fils en (a) fait : Cela fait maintenant plus d'un an que mon fils a reçu ce cadeau et il me semblait intéressant pour les parents à la recherche d'un télescope (ou d'une lunette) pour leur enfant d'avoir le retour d'un autre parent qui a fait le choix controversé d'offrir un télescope à un enfant "trop jeune" 😁. Si vous choisissez d'ouvrir un sujet pour demander "Quel télescope offrir à ma fille / mon fils de 5-6-7-8 ans ?", vous aurez probablement rapidement la réponse "C'est trop jeune." et, effectivement, dans le cas de mon fils : c'est trop jeune (pas la peine de faire du suspens... je peux spoiler tout de suite, surtout que je me contredis un peu ensuite 😅). Mais je vous partage tout de même une sorte de FAQ pour développer : - L'a-t-il utilisé ? Oui, quelques fois (une grosse dizaine) - L'utilise-t-il encore ? Oui, de temps en temps (une fois par mois environ) - Combien de temps ? 1 à 10 min par séance - Les observations sont-elles de qualité ? Non - Est-ce que ça l'embête ? Pas vraiment - Est-il content de l'avoir ? Oui, beaucoup et surtout : - Est-ce que je regrette de lui avoir acheté ce modèle particulier à cet âge particulier ? Non Alors, pourquoi est-ce que je ne regrette pas alors que je dis que c'est trop jeune 🤔 ? Et bien oui, 6 ou 7 ans c'est trop jeune pour qu'un enfant (le mien en tout cas...) se lance dans l'astronomie pratique. Toutes les raisons avancées par les parents sont vraies (on observe trop tard et/ou dans le froid - l'attention des enfants est courte - etc.) mais, dans mon cas, cet objet participe à la création lente mais croissante d'une curiosité sur l'univers qui nous entoure et cela suffit à me faire dire que je n'ai pas fait d'erreur en offrant ce télescope assez bas de gamme à mon fils alors qu'il était trop jeune pour vraiment en profiter. Et en bref, ça donne quoi ? Pour moi, un outil pas cher (un de mes élèves - je suis instit' - m'a fièrement apporté sa petite lunette 50/360 en classe aujourd'hui ; c'est clairement bas de gamme mais je sais qu'il va s'en servir dès que possible pour observer la Lune parce qu'on l'a regardée ensemble, et avec les autres, et qu'il voudra nous raconter ce que ça donne) peut, parmi toute une panoplie d'autres objets (livres, cartes, livres, globes, livres, planétariums, livres, posters, livres, jouets, livres et, éventuellement, quelques livres aussi 😁), parfaitement participer à rendre un enfant plus astronome. Par contre, et là je rejoindrai beaucoup d'avis lus sur ce forum, l'accompagnement par un tuteur ou un adulte intéressé est, sinon indispensable, au minimum décisif. Et si on veut offrir un meilleur modèle ? Pourquoi pas, je ne sais pas... mon exemple n'est qu'un exemple et chaque enfant est différent 😉.
    3 points
  39. Salut, une éclaircie miraculeuse sur l'IdF hier m'a permis de ressortir enfin le matos (et de sortir tout court, isolé pour covid 😠). Conditions brumeuses mais c'est bon à prendre par les temps qui courent. Ce champ dans le Lynx comprend premièrement l'amas globulaire NGC 2419, communément appelé "vagabond intergalactique". Malgré cette appellation il est bien en orbite autour du centre de la Voie Lactée mais à grande distance, étant actuellement plus éloigné que les Nuages de Magellan (environ 300 000 a.l.). Le deuxième objet est la galaxie 2424, galaxie spirale barrée à environ 160 millions d'a.l. et vue par la tranche. Détails techniques Astrographe newton 200/800 carbone optiques Zen + Wynne 2.5", focale effective 750mm (échantillonnage 1,04"/pix) Monture : AZEQ6 Train d'imagerie : ASI1600mm+filtres LRGB ZWO, guidage OAG + ASI120mini + ASIAIRv2 Luminance : 180*60sec, gain 76 à -10°C Chrominance : 40*60sec par couche R et B, gain 76 à -10°C, vert synthétique (condensation sur la vitre du capteur en fin de nuit). Conditions de prise de vue : pollution lumineuse (Tour Eiffel à 20km), turbulence moyenne/forte, forte humidité La luminance annotée : bonne année à tous ! Dan
    3 points
  40. Bonjour à tous, Peu d'activité en 2021, mais ma meilleure Jupiter et de loin, en septembre dernier. Du coup, un coup d’œil dans le rétro me permet de mesurer le chemin parcouru depuis mes toutes premières images réalisées en 2016, publiées justement sur ce forum qui m'a fait découvrir la photo planétaire. Alors simplement MERCI pour tous vos conseils et partages d'expérience ! 🙂 J'en profite pour glisser une mosaïque solaire non publiée datée d'avril dernier, réalisée au Mak 127. Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année ! Julien
    3 points
  41. Bonjour à toutes et tous, Voici une rétrospective de mes astrophotographies pour l'année 2021. Les images sont recadrées et en résolution réduite sous forme d'imagettes mises bout à bout par ordre chronologique sur l'année. Malgré le nombre d'images important en apparence, une production en dent de scie cette année avec des temps d'intégration variant de 15 minutes (principalement pour les galaxies au centre de la planche) à près de 10h (pour Jones-Emberson 1)... la météo cette année n'ayant pas aidée non plus Une grosse dizaine d'images sortent du lot avec dans mon ordre de mes préférées M1 (Nébuleuse du Crabe), NGC2841, NGC6826 (Nébuleuse clignotante), M82, B33, NGC2903, NGC5907, NGC6960 (Petite Dentelle), NGC6960 (Triangle de Pickering), IC1318, Jones-Emberson 1, les images de la Lune. Les images non recadrées et avec la résolution d'origine sont sur mon site internet : http://encelade18.free.fr Bonne fêtes de fin d'année et bonne année 2022 ! avec un ciel clair en cerise sur le gâteau
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  42. Salut à tous, Voici pour finir l'année la belle et non moins célèbre M33, photographiée depuis mon jardin à Amiens (France, Bortle 7) en 21h30 de poses de début novembre jusqu'au 21 décembre (dur dur la météo!). Les belles et nombreuses nébuleuses à émission (rouge de l'hydrogène ionisé) contenues dans cette galaxie spirale sont bien visibles et détaillées grâce aux poses au travers du filtre à hydrogène venant compléter les classiques poses LRVB. De nombreux amas de jeunes d'étoiles (bleutés) sont en outre visibles et résolus. C'est une galaxie que je n'avais pas encore eu l'occasion de photographier et c'est un régal à traiter. L'une des difficulté au traitement est de mettre en valeur les nébuleuses en intégrant la couche Halpha sans toutefois dénaturer l'équilibre de luminosité et de couleurs : souligner leur présence en résistant à la tentation de l'excès 🙂 Infos techniques : Telescope Newton Lacerta 250mm f/3.8 Monture IOptron CEM120 Camera ZWO ASI 2600mm Filtres LRVB & Halpha 3.5nm Antlia L : 349x120s (11h38) RVB : 30x120s (1h) / 44x120s (1h28) / 50x120s (1h40) Halpha : 68x300s (5h40) Echantillonnage : 0.8"/pixel FWHM moyenne 2-2.5" Traitement Pixinsight & Photoshop Le lien vers la full sur Astrobin : https://www.astrobin.com/full/kl339k/0/ Un joyeux noël à tous! Mathieu
    3 points
  43. Bonsoir, Bonsoir Colmic moi j'utilise une pipette plastique que je jette aussi, ta vidéo était très bonne aussi j'y reviendrai ...... Les bestioles de Fdudu trouvées dans la mousse ne sont pas évidentes à trouver sur le net , elle ont été identifiées comme cils et flagelles sur un autre site voir bactéries Deux pistes ont été trouvée pour la f du dessin EUDORINA et la G COSMARIUM toutes deux vertes sans être 100% certain ..... Les A B C voir D du dessin pourraient être un organisme qui pourrait prendre plusieurs formes . Le A avance en direction de la tête le B dans l'autre sens C et D sont blanches A et B deviennent blanches en se retournant et prennent la configuration C ou D E présentent une flagelle rigide dont la longueur peut être différente d'une bestiole à l'autre J'ai encore une piste je vais la dessiné ....... J'ai regardé un nombre impressionnant de vidéos et de planches, la vidéo de Fdudu semble être la seule vidéo qui présente des bestioles de ce genre . Les microbiologistes doivent savoir ce que c'est, moi j'ai juste voulu chercher le nom de ces bestioles et trouver l'équivalent sur le net Colmic les aurait' il déjà vue, vu le nombre d'expériences qu'il a déjà faites ?
    2 points
  44. Hello, une prise rapide (3h40 en LRGB) entre les nuages à mi-août dernier. Au départ c'était pour M52 que je voulais améliorer pour ma collection de Messier, j'ai quand même coincé la bulle dans un angle pour agrémenter la scène. T150/750, Atik One, AZEQ5 et surtout un bon ciel aveyronnais !
    2 points
  45. Tout est dit Bravo et bonne route petit astronome!!! Mme suggère pour le faire avancer des séances dessin , ça marche très bien avec les miens 7 ans (vous noterez le theme du pijama ) : et 4 ans :
    2 points
  46. Bonsoir, A défaut d'un vase à fleur si on met une pierre dans un récipient ont peut aussi avoir des protozoaires ici c'est un morceau de lave de l'Etna qui a été utilisé Les bestioles se nourrissent de mousse ou végétaux présent sur la pierre Le grossissement est de 100X Fdudu bientôt tu va recevoir les lames que tu as commandées
    2 points
  47. J'aime ce coté dynamique, altier, tourné vers le ciel, le petit tube blanc, lui aussi dressé vers le haut, avec la couronne blanche au sommet.... Je parle également bien entendu du scope...... Une sorte de mise en valeur de l'artisanat, la rencontre amicale, féconde et glorieuse du Serrurier et du Plombier.....😀
    2 points
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