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  1. 32 points
    Après pas mal de travail, voici une image de 360 méga pixels et 76 heures de poses de la presqu’intégralité de la constellation d’Orion. Cliquez sur l'image pour les détails du projet, des images grand format, une version zoomable, et une version annotée. En réalisant cette image, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas si bien la constellation : il y a des objets dont j’ignorais l’existence… comme la nébuleuse framboise (« The raspberry nebula », Sh2-263). Très belle promenade céleste Bastien
  2. 18 points
    2 heures de Ha et 1 heure de RVB bin2 ASA 20 de Chilescope. La full est ICI
  3. 15 points
    Bonjour, Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer la sortie de la toute nouvelle version de Siril : 0.9.12. Au menu de cette version : des corrections de bugs, quelques nouveautés et de nombreuses améliorations. Cette version se focalise sur les corrections de bug et une meilleure expérience utilisateur. En effet, la gestion des fenêtres était relativement archaïque et une refonte profonde était nécessaire. Aussi, l'outil d'histogramme a été revu afin d'être plus simple à manipuler. Actuellement, la nouvelle version n'est pas disponible sous forme d'application prete à l'emploi pour macOS. Heureusement, elle reste disponible en quelques clics via le gestionnaire de paquet de macOS : homebrew. Le téléchargement de Siril pour votre système préféré se fait ici et plein d'infos utiles ici. ATTENTION : Si vous avez l'impression de ne plus avoir de scripts, c'est pas grave et probablement normal. Allez dans le menu "Edition" puis "Préférences" puis "Divers". Effacer complètement la zone de texte "Répertoire des scripts" (ne laissez même pas un espace) et Cliquez sur "Appliquer". Ensuite, fermez Siril et réouvrez-le. Vous aurez les scripts. Quoi de neuf dans Siril 0.9.12 ? Nouvelles fonctionnalités Nouvelle fonction de séparation des canaux CFA Statut du script (ligne actuellement exécutée) affiché dans la barre de statut. Exportation des séquence au format TIFF Nouveau filtre : Égalisation d'histogramme adaptatif à contraste limité (CLAHE) Ouverture des séquences en double cliquant. Améliorations : Meilleure gestion des fenêtres Refonte de l'outil Histogramme Nouvelle stratégie de gestion de la mémoire Ajout d'un catalogue photométrique (APASS) Corrections de bugs : Correction du calcul des stats pour les FITS 3 canaux Correction d'un bug de la gestion de la vérification de la mémoire disponible sous Windows Correction d'un bug dans le compositage des images RGB permettant maintenant d'utiliser les outils de traitement Correction d'un crash après déconvolution d'images monochromes Correction d'un bug dans l'astrométrie quand le catalogue téléchargé est trop gros Si vous aimez Siril et que vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez aller faire un don ici. Bonne journée, L'équipe de dev' de Siril.
  4. 14 points
    Le Catalogue Messier aux jumelles 10x50 Bonjour à toutes et à tous. Une question récurrente que l'on entend au sujet de l'observation du ciel aux jumelles est: "Que puis-je voir avec mes jumelles?". J'espère au travers de ce petit guide d'observation apporter un élément de réponse simple et factuel: "Les 110 objets du Catalogue de Messier!". Compléter l'observation du Catalogue mythique avec un si petit instrument constitue à mon goût un joli challenge pour l'observateur. Passé les quelques dizaines de cibles très faciles et couramment citées comme visibles aux jumelles, la tâche se complique un petit peu et devient un véritable exercice de patience, obligeant l'observateur à aiguiser ses sens et ses connaissances, et au bout du compte une expérience très enrichissante. S'il est essentiellement question de jumelles 10x50, j'ai bon espoir que ce guide soit utile au plus grand nombre, comme base pour attaquer le Messier avec un instrument un peu plus conséquent, ou savoir les trouver au chercheur par exemple. Le matériel utilisé est une classique paire de jumelles 10x50, fixées la grande majorité du temps sur un trépied. Une carte de champ comme le Pocket Sky Atlas et une petite lampe rouge complètent cet équipement pléthorique. Les observations ont en grande majorité été effectuées dans un ciel de petite ville de campagne, au sud-ouest de la France. La magnitude limite à l’œil nu y est d'environ 5,5. Chaque objet s'est vu affecté un "niveau de difficulté" purement subjectif, de 0 à 4. Le niveau 0 indique que la cible ne présente aucune difficulté. Le niveau 1 indique que la cible est très facile à observer. Le niveau 2 indique que la cible est facile à observer. Le niveau 3 indique que la cible est moyennement facile, voire assez difficile à observer. Le niveau 4 indique que la cible est difficile, voire très difficile à observer. Cette échelle de difficulté ayant été établie pour un ciel d'une magnitude limite de 5,5, j'estime que pour chaque magnitude gagnée ou perdue on peut la décaler d'un cran, par exemple sous un ciel de magnitude limite 6,5: le niveau 3/4 devient du 2/4, et inversement sous un ciel de magnitude limite 4,5: le 2/4 devient du 3/4 (et le 4/4 devient impossible). Les objets sont présentés ci-dessous dans leur ordre numérique. Toutefois à la lecture vous constaterez que cette approche n'est peut-être pas la plus pertinente pour s'atteler à la tâche de tous le voir, aussi à la fin de l'article je vous suggère un ordre logique de progression qui me semble plus à même de permettre de vous assurer le succès en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour rédiger ce guide, ce que je vous souhaite sincèrement! Bonne lecture et bon voyage au royaume de Charles Messier. M1 - Rémanent de supernova Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 6' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse du Crabe", première entrée du Catalogue Messier n'est sûrement pas l'entrée en matière la plus facile dont on aurait pu rêver, c'est en fait même une des plus délicates. Pourtant facile à localiser, à un gros degré au-dessus de Zeta Tauri -la pointe de la corne Sud du Taureau- elle demandera un ciel bien noir et transparent pour se révéler. Sous un ciel de qualité elle peut même devenir évidente, sous la forme d'un large ovale d'un gris uniforme plutôt ténu. À force de l'observer sa localisation devient plus aisée, lorsque l'on a bien appréhendé son aspect diffus et peu contrasté. M2 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 12,9'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet amas globulaire modeste par la taille est une cible facile à observer, mais qui peut se révéler un peu délicat à localiser dans une zone du ciel pauvre en étoiles brillantes. Il s'en trouve bien isolé dans le champ des jumelles. N'étant ni le plus grand ni le plus brillant de ce catalogue, bien qu'étant notable, mieux vaudra avant de le rechercher avoir rencontré quelques succès sur des cibles de plus gros calibre, afin d'être accoutumé à l'aspect typique des amas globulaires au travers de jumelles: M13, M3…et juste avant pourquoi pas M15 qui est non seulement proche mais très semblable visuellement tout en étant un tout petit peu plus facile. M3- Amas globulaire Constellation: Chiens de chasse Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 18'. Niveau de difficulté: 1/4 Voilà justement un amas globulaire de "gros calibre", de grande taille et évident. Son aspect de grosse boule aux contours flous et au centre brillant devrait sauter aux yeux assez rapidement en furetant dans la zone où il se trouve, soit grossièrement sur une ligne reliant Arcturus du Bouvier à Alkaid de la Grande Ourse. En vision indirecte ses contours s'étalent assez largement, laissant imaginer le grouillement de ses 500000 étoiles. M4 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,6. Dimensions: 36'. Niveau de difficulté: 1/4 Parmi les plus gros et les plus évidents amas globulaires, qui plus est extrêmement facile à localiser juste à côté d'Antares du Scorpion. Comme ses homologues de sa classe l'aspect de grosse boule à la périphérie diffuse ne laisse aucun doute sur sa nature. Souffre tout de même d'une position basse sur la voûte céleste aux latitudes métropolitaines, sans quoi il serait encore plus spectaculaire. M5 - Amas globulaire Constellation: Serpent Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 23'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de taille respectable tient visuellement la comparaison avec les stars de la catégorie. Il est facile, voire évident pour peu que l'on soit rompu à l'identification des amas globulaires aux jumelles. Le centre de l'amas relativement brillant est auréolé d'un halo périphérique diffus. Très proche d'une étoile brillante de 5e magnitude, qui rend le champ intéressant, je le trouve plus facile à pointer en partant de la constellation de la Vierge. M6 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,3. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond diffus qui semble crépiter en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom "d'Amas du Papillon" ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon Sud bien propre, car sa position très basse sur la voûte céleste nous prive malheureusement d'une bonne partie du spectacle, à l'instar de l'entrée suivante. M7 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 3,3. Dimensions: 80'. Niveau de difficulté: 0/4 L'un des amas ouvert les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions l'absorption atmosphérique est très préjudiciable, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Pour autant il reste extrêmement facile à localiser, et lorsque que les conditions sont réunies il offre une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. M8 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 90' x 40'. Niveau de difficulté: 1/4 La "Nébuleuse de la Lagune", célèbre cible astrophotographique, demeure facilement visible au travers d'une paire de jumelles, même s'il n'est pas question d'y déceler ses variations de couleurs ou ses subtiles extensions. Elle se révèle sous la forme d'une large nébulosité en vision directe, baignant quelques étoiles brillantes, et d'autres venant s'y ajouter en vision indirecte notamment au sein du petit amas ouvert NGC 6530, dans la partie Est de la nébuleuse. Elle s'inscrit dans un champ remarquable, à proximité de M20 et M21, et sur un fond incroyablement dense. M9 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,7. Dimensions: 9,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet objet de taille apparente moyenne et d'aspect diffus est plutôt facile à localiser, mais peut être plus délicat à identifier si l'on est moins habitué à rechercher ce type de cibles aux jumelles. N'affichant qu'une magnitude apparente modeste pour sa catégorie, il est moins évident à reconnaître que d'autres amas globulaires et à tenter après avoir validé les plus faciles, comme l'entrée suivante par exemple. M10 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident en vision directe qui pourrait prétendre à un classement au premier rang des objets de ce type. Le centre, qui peut être qualifié de brillant, dégage une franche impression de densité, tandis que la périphérie diffuse s'étale notablement en vision indirecte. La seule petite difficulté s'il fallait en relever une serait sa localisation dans un secteur de la constellation d'Ophiucus plus pauvre en étoiles-repère. M11 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 1/4 L'amas du "Canard Sauvage", grand classique du catalogue Messier pour les amateurs d'astronomie est une cible aisée aux jumelles, présentant toutes les caractéristiques qui rendent une observation intéressante: il est compact, dense, brillant et se détache très bien d'un superbe environnement tout en étant facile à localiser. Pour autant à travers les petites optiques il reste difficile d'appréhender la forme générale qui lui vaut son surnom. M12 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,7. Dimensions: 14,5'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident, assez comparable à son voisin M10 qu'on peut observer dans le même champ. Il montre toutefois un centre un peu moins brillant que ce dernier, mais paraît un peu plus étendu malgré des dimensions comparables. Comme pour son vis-à-vis, la seule petite difficulté à craindre serait sa localisation dans un champ un peu clairsemé. M13 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 20'. Niveau de difficulté: 1/4 Immense classique du Catalogue Messier, "l'Amas d'Hercule" constitue de par sa taille et sa magnitude un maître-étalon dans sa catégorie, grâce à sa facilité à pointer et son évidence. En se mettant à la recherche des amas globulaires, il ne faudra pas se priver de le voir ni de le revoir pour bien s'imprégner de l'aspect typique de ce genre de cible au travers d'une paire de jumelles. Ainsi, la grosse boule cotonneuse au centre brillant et à la périphérie diffuse qui s'étale en vision indirecte deviendra rapidement une référence pour appréhender les mêmes objets du Catalogue. M14 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,6. Dimensions: 11,7'. Niveau de difficulté: 2/4 Bien qu'il ne fasse pas partie des plus notables de sa catégorie d'objets, cet amas globulaire de taille moyenne, rond et diffus, reste relativement évident en vision directe pour peu qu'on sache quoi rechercher et où le trouver, dans une zone assez pauvre en étoiles-guide. M15 - Amas globulaire Constellation: Pégase Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 12,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas globulaire relativement aisé à localiser, d'aspect compact avec un centre brillant et un petit halo diffus. Sa dimension apparente reste plus modeste que sa taille annoncée pourrait laisser penser, d'où la difficulté à clairement l'identifier: il pourrait être confondu avec une grosse étoile empâtée en passant trop vite dessus. Intéressant à comparer avec son voisin M2 qui se trouve à une dizaine de degrés au Sud. M16 - Amas ouvert associé à une nébuleuse en émission Constellation: Serpent Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 2/4 L'amas ouvert numéroté 16 est associé à la fameuse 'Nébuleuse de l'Aigle", que vous avez sûrement déjà admiré en photographie et qui est aussi le siège des fameux "Piliers de la Création". Le petit amas est relativement facile, compact et esthétique. En vision directe 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. M17 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse Omega" est un objet relativement facile à observer, dans de bonnes conditions elle peut même être qualifiée de brillante, tandis que sa forme générale demeure difficile à définir. Sa relative facilité est pondérée par sa nature d'objet diffus qui la rend plus dépendante des conditions d'observation. M18 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 9'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas n'est à juste titre pas un des plus courus du Catalogue, il faut dire qu'il est assez pauvre: une vingtaine d'étoiles seulement dont aucune n'est suffisamment brillante pour être résolue facilement aux jumelles. Il se révèle donc petit, compact et strictement diffus, ce qui ne facilite guère son observation au sein d'un champ très riche, ni son attrait au voisinage d'objets plus célèbres. M19 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,2. Dimensions: 13,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Un autre amas globulaire majeur de la constellation d'Ophiucus, avec une taille apparente respectable mais une magnitude visuelle qui le place un tout petit peu en retrait de ses congénères M10 et M12, par exemple. Il est donc relativement facile à débusquer dans une zone du ciel remarquable, il apparaît entièrement diffus, sans différence notable de luminosité entre son centre et sa périphérie. M20 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 8,5. Dimensions: 28'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse Trifide" - célèbre cible en astrophotographie - est un objet assez délicat visuellement, en particulier aux jumelles où elle ne se révèle que sous la forme d'une faible nébulosité à la forme mal définie mais plutôt ronde. Pour être certain de l'attraper mieux vaut donc privilégier de bonnes conditions d'observation, et quand c'est chose faite on peut l'inscrire dans un champ remarquable et la comparer notamment à sa voisine M8 qui demeure plus facile. M21 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Ce petit amas ouvert n'est certainement pas le plus spectaculaire objet de ce type dans le Catalogue de Messier, il est de plus situé dans une zone où de nombreuses célébrités en détournent l'attention. Une observation moins évidente donc pour cet amas discret, qui se montre petit et mal défini, strictement diffus avec une seule étoile plus brillante à sa surface. M22 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de première classe est l'un des plus remarquable du ciel boréal, à comparer avec les plus gros calibres de sa catégorie comme M4 ou M13. Visuellement c'est une large boule évidente, au centre lui-même large et brillant , avec un halo diffus et rond l'encerclant. M23 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 27'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas ouvert d'une taille respectable, relativement facile à identifier malgré l'absence d'étoiles résolues en vision directe. En vision indirecte certains membres sont proches d'êtres résolus individuellement tandis que la sensation de densité se renforce au coeur de l'amas. Il s'inscrit dans une zone du ciel un peu plus "pauvre" en comparaison avec ses voisins qui baignent à l'Est plus proches du centre de la Voie Lactée. M24 - Champ stellaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 120' x 90'. Niveau de difficulté: 0/4 Superbe vision aux jumelles, dont il occupe près de la moitié du champ. Une grosse vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, alors qu'en utilisant la vision décalée l'impression de densité semble ne plus avoir de limite, dans de bonne conditions cela crépite de toute part et cette véritable fenêtre sur le centre galactique devient saisissante. M25 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 40'. Niveau de difficulté: 1/4 Tout proche à l'Est de M24 qu'on peut inclure dans un même champ de jumelles, cet amas ouvert notable ne présente guère de difficultés et propose une structure originale où 6 à 7 étoiles sont résolues facilement en vision directe, tandis qu'il se montre plus dense en vision indirecte. M26 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 8. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 3/4 Beaucoup moins spectaculaire que son célèbre voisin M11, par lequel il est très justement éclipsé. C'est un petit amas compact et diffus qu'il est facile d'ignorer si l'on passe dessus précipitamment. Peu gratifiant aux jumelles, il n'en reste pas moins intéressant à détailler avec plus d'ouverture, ce qui le réhabilitera quelque peu. M27 - Nébuleuse planétaire Constellation: Petit Renard Magnitude apparente: 7,4. Dimensions: 8' x 5,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse de l'Haltère" est la représentante la plus évidente de sa catégorie dans le Catalogue Messier, certes peu fourni en nébuleuses planétaires. Pour autant, l'observer avec facilité requiert un ciel plutôt bon, elle se révèlera alors de manière évidente sous la forme d'une large nébulosité bien contrastée, presque brillante, à la forme plutôt ronde avec des irrégularités marquées, une amorce de perception de sa forme caractéristique de trognon de pomme. Sa relative facilité est pondérée par son aspect qui peut dérouter lors d'une toute première observation, et sa sensibilité à la qualité du ciel où un manque de contraste peut la faire s'évanouir. M28 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser à un degré au Nord de l'étoile Lambda du Sagittaire, ce petit amas globulaire se fait bien plus discret que le proche M22. Il apparaît avec la forme caractéristique de ce type de cibles, avec un centre quasi-stellaire entouré d'un petit halo diffus. Son observation devrait se faire sans difficulté majeure dans des conditions correctes lorsqu'on a bien appréhendé l'aspect attendu de ce genre d'objet. M29 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 1/4 Aisément localisable à moins de deux degrés au Sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile à observer qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. M30 - Amas globulaire Constellation: Capricorne Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Le seul représentant de la constellation du Capricorne au sein du Catalogue Messier est un petit amas globulaire compact. Son observation aux jumelles ne posera pas de grande difficulté tant que l'on veillera à ne pas le confondre avec une étoile mal résolue, ce qui devrait être aisé après avoir observé plusieurs autres amas globulaires de la même importance. Sa localisation est facilitée par la proximité immédiate de l'étoile 41 du Capricorne, de 5ème magnitude. M31 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 3,4. Dimensions: 191' x 62'. Niveau de difficulté: 0/4 La 31ème entrée, et première galaxie, est sans aucun doute la plus facile parmi les quarante qui ont été intégrées au Catalogue. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Même si la grande galaxie d'Andromède demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante sont visibles plus difficilement suivant les conditions, à savoir M110 et l'entrée suivante. M32 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 8,7' x 6,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Galaxie satellite de M31, observable à proximité du noyau de cette dernière et à la limite d'être englobée dans le grand halo ou franchement noyée dedans selon la qualité du ciel. Elle se montre en vision directe sous un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En vision décalée elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de magnitude 9,2. La stabilisation des jumelles et une carte du champ peut s'avérer une aide confortable pour l'identifier clairement. M33 - Galaxie Constellation: Triangle Magnitude apparente: 5,7. Dimensions: 70,8' x 41,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La deuxième plus grande galaxie du Catalogue affiche une magnitude visuelle élevée qui pourrait laisser penser que son observation ne pose aucune difficulté. Malheureusement ce n'est pas le cas, et pour cause sa magnitude surfacique est particulièrement faible: 14,2. Ainsi, les conditions d'observation sont prépondérantes, elle sera d'autant plus évidente que le ciel sera noir et transparent. Dans ces conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu. Ce halo prend encore ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Avec l'habitude de l'observer, on pourra la déceler dans des conditions moins favorables, mais pour une première observation mieux vaut savoir à quoi s'attendre! M34 - Amas ouvert Constellation: Persée Magnitude apparente: 5,2. Dimensions: 35' . Niveau de difficulté: 1/4 Sur le flanc Ouest de la belle constellation de Persée, la 34ème entrée est localisable à l'oeil nu sous un très bon ciel. C'est un amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté, le détachant parfaitement d'un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, arbore une forme globalement ronde. M35 - Amas ouvert Constellation: Gémeaux Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Encore mieux visible à l'oeil nu, il est aussi d'avantage aisé à localiser que M34 en cheminant depuis le jumeau Castor. M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. M36 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 6. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 1/4 Le premier des membres du remarquable trio d'amas ouverts du Cocher composé de M36, M37 et M38, est à mon goût le plus intéressant des trois. Ce petit amas compact et dense est le seul à la surface duquel on peut résoudre facilement une dizaine d'étoiles brillantes. La comparaison avec ses voisins est très intéressante, et la seule difficulté que l'on pourrait rencontrer serait de se demander lequel des trois est celui que l'on observe: une carte de champ peut donc être une aide bienvenue. M37 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 5,6. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Aux jumelles c'est peut-être le moins remarquable des trois pré-cités, bien qu'il demeure très facile à localiser. Plus étendu que M36, il se détache parfaitement de son environnement mais présente un aspect strictement diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue au sein de l'amas. M38 -Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Enfin, le plus à l'Ouest des trois propose une vision encore subtilement différente, tout en étant toujours très facile à localiser. Il s'inscrit de plus dans un champ vraiment remarquable. Relativement large, il est lui aussi strictement diffus tout en se détachant parfaitement de l'environnement riche de la Voie Lactée. Son trait caractéristique, une forme de croix plutôt marquée en son centre, est déjà décelable. M39 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude visuelle: 4,6. Dimensions: 32'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas évident, large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant très riche. Sa particularité ce sont ces trois étoiles brillantes alignées qui se démarquent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches de 6 et s'étirent sur un axe Sud-est/Nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe. M40 - Étoile double Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,6 et 10,1. Séparation: 53". Niveau de difficulté: 3/4 Une curiosité du Catalogue de Messier, répertoriée pour son aspect diffus puis identifiée plus tard comme une étoile double sous le matricule Winnecke 4. Si la confusion peut paraître abjecte lors de l'observation avec un instrument d'amateur de puissance moyenne, l'observation aux jumelles 10x50 laisse plutôt imaginer que la doute eût été permis si Charles Messier avait disposé d'un instrument délivrant une qualité d'image comparable. Ce faible doublet stellaire présente l'aspect typique de ce genre d'objet au travers de jumelles peu puissantes, il est très difficilement résolu en deux membres distincts et pour y parvenir il est presque indispensable de stabiliser les jumelles sur un trépied. La difficulté tient autant à parvenir à résoudre les deux composantes qu'à observer clairement la plus faible avec sa magnitude de 10,1. La localisation de cet objet quant à elle ne pose guère de problème puisqu'il est facile à trouver en cheminant depuis Megrez de la Grande Ourse, et dans l'alignement d'une étoile toute proche de magnitude 5,5 joliment colorée. M41 - Amas ouvert Constellation: Grand Chien Magnitude visuelle: 4,5. Dimensions: 39'. Niveau de difficulté: 1/4 Très facile à localiser, l'amas se trouve à 4 degrés - soit moins d'un champ de jumelles - au Sud de la plus brillante étoile du ciel, Sirius. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. M42 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 4. Dimensions: 85' x 60'. Niveau de difficulté: 0/4 Nébuleuse majeure du ciel boréal, sinon la plus fameuse, déjà facilement visible à l'oeil nu. Depuis le groupe d'étoiles de Theta Orionis jusqu'aux subtiles méandres qui se déploient dans toutes les directions en passant par les différences de luminosité marquées entre le coeur et les extensions, son observation aux jumelles se révèle déjà passionnante, avec une multitude de détails à saisir, et un plaisir sans cesse renouvelé. M43 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 20' x 15'. Niveau de difficulté: 2/4 À proximité immédiate, juste au Nord de M42, se trouve cet objet qui a le droit à son propre numéro, bien que faisant partie du même grand complexe nébuleux. Indissociable dans l'imaginaire collectif de l'image de la Grande Nébuleuse d'Orlon, mieux vaut ne pas trop se fier aux nombreuses et merveilleuses photographies avant de l'observer, car derrière des jumelles 10x50 la petite nébuleuse diffuse entourant largement une étoile brillante se fait bien plus discrète. Dans de moins bonnes conditions il faudra même utiliser un peu la vision décalée pour la faire ressortir de manière évidente. M44 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 3,1. Dimensions: 70'. Niveau de difficulté: 0/4 Déjà facilement visible à l'oeil nu comme une tache laiteuse. Dans le champ des jumelles ce grand amas spectaculaire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans une région de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, 39 et 40 Cancri de magnitude 6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. M45 - Amas ouvert Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 1,6. Dimensions: 110'. Niveau de difficulté: 0/4 L'amas des Pléiades, évident à l'oeil nu même dans des conditions moyennes, est sans doute l'amas ouvert le plus célèbre du ciel boréal, et pour beaucoup le premier objet du catalogue Messier que l'on a observé. Il est particulièrement à son avantage au travers de jumelles qui permettent de le contempler tout entier dans son environnement. M46 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 2/4 Formant un couple célèbre avec son voisin M47, il est un peu moins brillant et évident que ce dernier. Il apparaît diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue, tandis qu'en vision décalée il s'étend considérablement tout en paraissant bien détaché de son environnement. Le champ des jumelles permettant d'observer conjointement M46 et M47 est une invitation à la comparaison attentive de ces deux objets. M47 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 5,2. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Le voisin de M46 montre quant à lui un aspect bien différent, puisqu'il est nettement plus brillant et permet de résoudre facilement une dizaine de membres, et d'avantage en vision décalée. Son étendue se révèle en vision directe avec d'emblée une belle impression de densité. Encore une fois la vision d'ensemble de ces deux amas permise par les jumelles est assez saisissante. M48 - Amas ouvert Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 5,8. Dimensions: 54'. Niveau de difficulté: 1/4 Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du Catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et dépourvue d'étoiles brillantes. Un cheminement facile consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Une fois localisé on pourra profiter d'un amas large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone d'environ 30' et se montre bien plus fourni, quasiment brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, à l'Est du poudroiement de la Voie Lactée. M49 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 10' x 8'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser, car située exactement au milieu d'un segment de deux étoiles évidentes de magnitude 6. Grace à sa magnitude relativement élevée et sa taille relativement compacte, la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M50 - Amas ouvert Constellation: Licorne Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente modeste et une magnitude pas vraiment exceptionnelle car il se détache assez bien d'un environnement particulièrement riche. Sa relative facilité est donc pondérée par sa taille et l'éventuelle difficulté pour le localiser dans une zone du ciel plutôt dense. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. M51 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11' x 7'. Niveau de difficulté: 2/4 La célèbre "Galaxie du Tourbillon" est aisément visible aux jumelles dès lors que les conditions sont correctes et que l'on sait où la chercher et quel sera son aspect. Il n'est évidemment pas question d'observer ses bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de sa voisine NGC 5195 en train de se faire engloutir. M52 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas plutôt discret, même s'il est relativement bien détaché de son environnement. D'aspect diffus, seule un étoile de magnitude 8 apparaît individuellement à l'avant plan, mais sans être liée physiquement à l'amas. Derrière une paire de jumelles il n'est clairement pas le plus spectaculaire de sa catégorie, l'intérêt visuel est même assez faible. S'il n'était pas un membre du Catalogue Messier très facile à pointer en prolongeant le segment Schedar - Caph, il aurait pu finir aux oubliettes. M53 - Amas globulaire Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Sa localisation est rendue très facile par sa proximité immédiate avec l'étoile Alpha Comae Berenices. Il apparaît immédiatement en vision directe sous un aspect rond, son coeur étant plus brillant. Pas de difficulté majeure à son observation, à condition d'être coutumier des objets de ce type. M54 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 12'. Niveau de difficulté: 2/4 Premier depuis l'Est d'une série de trois amas globulaires du Catalogue Messier (d'Est en Ouest suivent M69 et M70) qui "trempent" dans le fond de la "théière", le fameux astérisme figuré par la constellation du Sagittaire. Son observation reste relativement facile en dépit d'une taille apparente et d'une magnitude modestes, à la limite d'être vu nettement en vision directe. D'aspect diffus, son centre est quant à lui plus ponctuel, quasiment stellaire. Sa relative facilité est à pondérer avec une position très basse sur la voûte céleste, à -30° de déclinaison mieux vaudra privilégier un passage au méridien dans un ciel bien transparent sous peine de se compliquer sensiblement la tâche. M55 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 19'. Niveau de difficulté: 1/4 Un peu isolé dans un secteur de la constellation moins dense, c'est un amas globulaire remarquable par sa taille qui se révèle évident dans le champ des jumelles, bien détaché du fond du ciel mais uniformément diffus. Comme pour l'entrée précédente sa facilité est à pondérer avec sa très faible déclinaison de -30°. M56 - Amas globulaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire discret se présente sous la forme d'une petite boule diffuse, et demandera un peu d'attention lors de sa recherche pour être débusqué car bien qu'il soit visible facilement en vision directe, sa nature peut ne pas sauter aux yeux immédiatement. Par chance il est facile à localiser, se trouvant au milieu d'un segment tracé par les étoiles Albireo du Cygne et Gamma de la Lyre et dans un champ riche avec de nombreuses étoiles repère. M57 - Nébuleuse planétaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 1'. Niveau de difficulté: 3/4 Le deuxième objet du Catalogue Messier dans la constellation de la Lyre est quant à lui éminemment plus célèbre. La fameuse "Nébuleuse annulaire de la Lyre", prisée des astronomes amateurs, peut être localisée avec des jumelles 10x50, idéalement bien stabilisées, dès lors que l'on scrute attentivement le champ où elle se trouve. Le petit rond de fumée ne se révèlera ici que sous un aspect quasi-stellaire, telle une étoile faible, mal définie et un peu empâtée, mais bel et bien présente à son emplacement attendu. M58 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 5,9' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette spirale barrée n'étant ni la plus brillante ni la plus évidente de l'Amas de la Vierge, il conviendra à ce titre d'avoir engrangé quelques succès sur des galaxies plus aisées avant de la rechercher, comme par exemple les "faciles" M49, M60, puis la voisine M59 qui est tout juste un peu plus facile. La détection de M58 peut donc être assez délicate, la vision décalée est de rigueur, la méthode du "balayage" peut être également utilisée, et son intérêt visuel reste limité, c'est une nébulosité mal définie, plutôt ronde et très diaphane. M59 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 5,4' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie relativement discrète se montre tout de même un peu plus facile que l'entrée précédente, grâce à une magnitude à peine plus élevée mais concentrée dans une taille plus petite. Avec un noyau central plus condensé qui apparaît facilement en vision indirecte, elle prend un aspect quasi-stellaire. L'intérêt visuel est faible et elle demeure plus difficile que l'entrée suivante, qui constituera le meilleur choix pour commencer la traque des galaxies du Messier dans ce secteur de la Vierge. M60 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 7,4' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Peut-être la deuxième galaxie la plus facile dans la Vierge après M49, donc un choix pertinent pour débuter les observations galactiques dans ce "nid de nébuleuses". Sa localisation est tout de même moins jalonnée que M49, sans étoile brillante pour encadrer sa position. Néanmoins elle révèle facilement en vision directe son halo compact d'une brillance uniforme. M61 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Sa localisation est facilitée par une position à mi-chemin entre les étoiles 16 Vir et 17 Vir, mais elle reste une observation délicate. Vue plutôt difficilement en vision indirecte, elle paraît diffuse et uniforme, ronde, et se trouve proche à l'Est d'une étoile de magnitude 8. M62 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas globulaire dont l'aspect lui permet de figurer plutôt dans la partie haute du classement, de taille respectable et d'une magnitude relativement élevée le rendant visible immédiatement en vision directe, avec un centre plus brillant et quasiment ponctuel entouré d'un halo diffus. Bien qu'il ne soit pas l'objet le plus difficile du Messier, d'assez loin d'ailleurs, c'est pourtant le dernier que j'ai observé, et avec lui que j'ai achevé ma revue des 110 cibles du Catalogue. Cherchant une explication rationnelle à cet état de fait, je ne peux que me hasarder à mettre à ce compte sa position très basse, limitant les créneaux d'observation favorables (mais c'est le cas de bien d'autres moins faciles), ou le fait que la recherche aux jumelles des amas globulaires dans cette zone du ciel constitue une tâche d'aussi longue haleine que la traque des galaxies dans l'Amas de la Vierge, et un challenge largement comparable à même d'occuper l'observateur un bon moment. M63 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 12,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 La belle "Galaxie du Tournesol" propose une observation facile et gratifiante. Un peu isolée, elle se détache immédiatement en vision directe et laisse voir un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Un autre trait caractéristique est cette petite étoile faible de magnitude 9,3 proche du bord Nord-est de la galaxie. M64 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 10' x 5,4'. Niveau de difficulté: 2/4 Une autre observation facile, bien qu'aux jumelles la "Galaxie de l'Oeil Noir" ne révèlera pas son trait caractéristique. Dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes, il est aisé de la localiser entre la pointe de l'amas Melotte 111 et l'étoile Alpha Com. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que la vision indirecte suggère un faible halo entourant l'ensemble. M65 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 10' x 3'. Niveau de difficulté: 3/4 Membre du célèbre "Trio du Lion", elle se trouve proche d'une petite étoile de magnitude 7, et l'allongement perceptible de son halo semble pointer vers celle-ci. Il peut toutefois être nécessaire d'utiliser la vision décalée pour qu'elle devienne parfaitement évidente, elle est en effet plus discrète que M66, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, présentant une apparence très semblable à sa voisine tout en étant moins lumineuse. M66 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 9,1' x 4,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Le membre du Trio du Lion le plus évident devrait donc se révéler en premier dans le champ une fois le groupe localisé. Quand c'est chose faite, elle apparaît plutôt facilement en vision directe, d'aspect diffus et d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en et s'étirant sur un axe Nord/Sud, l'allongement du halo étant plus facilement perceptible en vision indirecte. M67 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 6,1. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Ce bel et grand amas ouvert apparaît diffus de prime abord en vision directe. En y prêtant attention, en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 (ne lui étant pas liée physiquement) brille sur son flanc Ouest, alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposé. Il paraît allongé sur un axe Nord-est/Sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. M68 - Amas globulaire Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,8. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire modeste aurait pu être une observation encore plus délicate s'il n'avait pas été facile à localiser grâce aux étoiles Delta et Beta de la constellation du Corbeau dont il suffit de prolonger une demi fois le segment pour tomber dessus, et grâce à sa proximité à environ un degré d'une étoile de 5e magnitude. Sans ça, il aurait pu se faire facilement oublier dans la grande constellation de l'Hydre et dans une zone du ciel assez "pauvre". Du reste l'amas en lui-même n'est pas une vision très attrayante, bien que relativement large il est strictement diffus, et souffre d'une position basse sur la voûte céleste, il faudra donc privilégier un passage au méridien au-dessus d'un horizon Sud idéalement exempt de pollution lumineuse. M69 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 9,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Si la localisation de ce petit amas globulaire, inscrit dans l'astérisme de la "théière" du Sagittaire ne devrait pas poser de problème, son observation en revanche peut s'avérer bien délicate. Vu plutôt difficilement en vision indirecte, de taille modeste et d'aspect diffus, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté et attendre qu'il passe au plus haut dans un ciel le plus propre possible. Avec son compagnon M70, qui se trouve à environ 2 degrés à l'Est sur la même déclinaison, ils font partie des amas globulaires les plus faibles et donc les plus délicats à observer du Catalogue Messier. Autant dire qu'il conviendra de s'être fait les dents auparavant sur des cibles plus faciles - dont le Sagittaire ne manque pas par ailleurs - avant de s'y attaquer. M70 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 8'. Niveau de difficulté: 3/4 Proche de M69, et sur la même déclinaison d'environ -32°, il se montre à peine plus facile que ce dernier, seulement pour présenter une taille apparente un petit peu plus importante (contrairement à ce que les données physiques peuvent laisser penser). Il reste relativement faible et diffus, tout juste plus étendu que M69 avec qui il est très comparable. Etant intrinsèquement un objet bas et difficile, les conditions d'observations sont primordiales pour espérer l'observer avec succès. M71 - Amas globulaire Constellation: Flèche Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Unique représentant de la petite constellation de la Flèche, ce petit amas globulaire compact et relativement brillant se révèle assez facilement, d'autant qu'il est très aisé à localiser au sein de l'astérisme qui a donné son nom à la constellation. Il propose l'aspect typique d'un petit amas globulaire vu au travers de jumelles, et pour qui en a bien appréhendé l'apparence avant de le rechercher, ne devrait poser aucune difficulté. M72 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 De petite taille apparente et peu brillant, cet amas globulaire figure parmi les plus difficiles du Catalogue Messier, c'est pourquoi il conviendra d'avoir engrangé quelques succès sur des cibles plus faciles avant de s'y frotter et privilégier de bonnes conditions d'observation. Il est vu moyennement facilement en vision directe, d'aspect stellaire mais sans éclat, tandis que la vision indirecte révèle la présence d'un petit halo qui élargit légèrement l'ensemble. M73 - Astérisme Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 2,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Cet objet "exotique" du Catalogue dont la nature n'est pas réellement tranchée (amas d'étoiles liées physiquement ou alignement fortuit) n'est pas le plus spectaculaire et encore moins le plus facile, pourtant il faudra bien s'y intéresser si l'on a pour but d'observer l'intégralité du Messier. Sa détection requiert de bonnes conditions d'observation et idéalement des jumelles bien stabilisées. Des 4 étoiles principales qui le composent, une seule a une magnitude visuelle de 10 et peut à ce titre être résolue plutôt difficilement en vision indirecte. Elle semble être entourée d'une faible halo nébuleux trahissant la présence des trois autres étoiles principales (de magnitudes beaucoup plus faibles). Ainsi, cette vision du groupe, bien que franchement ténue, confère à l'ensemble un aspect de petite nébulosité qui, en tout cas derrière une paire de jumelles, peut laisser imaginer qu'on puisse le confondre avec un objet d'une autre nature. Bien sûr le ciel regorge de ce genre de petits groupes à la limite de la visibilité, on peut donc raisonnablement penser que celui-ci ne doit son passage à la postérité que grâce à sa toute proximité avec l'objet M72. M74 - Galaxie Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4. Dimensions: 10,2' x 9,5'. Niveau de difficulté: 4/4 Si elle n'est pas difficile à localiser, cette faible galaxie spirale se présentant de face est franchement délicate à observer. Présentant une magnitude surfacique très faible de 14,4 et une taille relativement modeste, il est impératif de privilégier les meilleures conditions d'observation possibles pour espérer distinguer un faible noyau central à peine plus brillant, timidement entouré d'un halo rond très diffus visible difficilement en vision décalée. Avec une déclinaison de seulement 15°, il est également nettement préférable de choisir le moment où elle passera au plus haut dans le ciel, car compte tenu de sa difficulté intrinsèque, l'absorption atmosphérique peut annihiler tout espoir de la débusquer. M75 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 6,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Passé la difficulté de sa localisation à la frontière des constellations du Sagittaire et du Capricorne, dans une zone un peu pauvre en jalons stellaires, son observation devrait se faire sans difficulté majeure malgré une taille apparente et une magnitude modestes. L'observateur rompu à l'exercice reconnaîtra sans mal son aspect typique de petit amas globulaire, quasi-stellaire mais nettement empâté sur son pourtour. M76 - Nébuleuse planétaire Constellation: Persée Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 2,7' x 1,8'. Niveau de difficulté: 4/4 La septième dizaine des objets du Catalogue de Messier va décidément nous donner du fil à retordre, en effet voici parmi l'un des plus difficile, si ce n'est le plus difficile. Il m'a fallu personnellement de nombreuses tentatives avant de parvenir à l'observer avec succès, aussi ne vous découragez pas immédiatement en cas d'échec. Il va sans dire que la qualité du ciel est primordiale, de même qu'une parfaite stabilité des jumelles. Pour vous donner un ordre d'idée des conditions à réunir, lors d'une observation réussie une étoile proche de magnitude visuelle 10,2 est vue nettement en vision décalée. Alors, la nébuleuse planétaire de la "Petite Haltère" pourra se laisser saisir sous la forme d'une toute petite tache diffuse, informe, particulièrement diaphane mais persistante en vision décalée. Etant la plus délicate, gageons qu'elle sera la dernière nébuleuse planétaire du Catalogue que vous observerez, je vous souhaite donc l'immense satisfaction de porter ce nombre à quatre…soit la totalité! M77 - Galaxie Constellation: Baleine Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7' x 6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie spirale vue de face a la particularité de se trouver presque exactement sur l'équateur céleste, ainsi que la bonne idée d'être très facile à pointer grâce à la proximité de l'étoile Delta de la Baleine. Pour ce qui est de son observation, elle devrait se révéler relativement facilement en vision indirecte, sous la forme d'une nébulosité plutôt ronde, sans différence de luminosité marquée entre son noyau et sa périphérie. M78 - Nébuleuse par réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Le troisième objet de Messier dans la constellation d'Orlon est peut être justement éclipsé par le duo vedette M42 et M43, pourtant il reste une cible relativement facile, visible en vision directe comme une faible nébulosité compacte à la forme globalement ronde mais irrégulière, son aspect et sa luminosité sont d'ailleurs assez comparables avec une M43 dont on aurait retiré l'étoile centrale. M79 - Amas globulaire Constellation: Lièvre Magnitude visuelle: 7,7. Dimensions: 9,6'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas globulaire de taille et de brillance relativement modestes, qui se trouve bien esseulé à l'écart de ses semblables et seul représentant d'une constellation peu courue. Avec une position basse sur la voûte céleste à environ -24° de déclinaison, il s'en est fallu de peu pour qu'il tombe dans l'oubli. Fort heureusement son intérêt visuel justifie de le rechercher, d'autant qu'il est facile à localiser juste à côté d'une étoile de 5ème magnitude. D'apparence stellaire lorsqu'il est observé en vision directe, un mince halo lui donnant un aspect empâté se révèle facilement en vision indirecte, conférant à ce petit objet compact l'aspect typique qu'on peut en attendre. M80 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser dans la constellation du Scorpion, même s'il est bien plus modeste que son voisin M4 il reste observable sans difficulté en vision directe et devrait sauter aux yeux d'un observateur familier de la vision de ce type d'objet. M81 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9. Dimensions: 26,9' x 14,1'. Niveau de difficulté: 2/4 Parmi les galaxies les plus faciles à observer aux jumelles depuis l'hémisphère nord, M81 est une sérieuse prétendante aux premières places. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte prenant une nette forme ovale. Elle est bien sûr célèbre pour former un couple remarquable avec une deuxième galaxie, qui n'est autre que l'entrée suivante. M82 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11,2' x 4,3'. Niveau de difficulté: 2/4 La compagne de M81 au sein de ce duo offre une vision bien différente. Elle-même visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet d'identifier aisément sa morphologie caractéristique qui lui vaut son surnom de "Galaxie du Cigare". Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant sa voisine, pourtant par effet de contraste elle semble se détacher plus nettement du fond du ciel. M83 - Galaxie Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5. Dimensions: 12,9' x 11,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sur le papier la magnitude apparente de cette galaxie de taille respectable peut la faire sembler facile, la réalité est très différente pour les observateurs des latitudes métropolitaines, où elle culmine difficilement à une vingtaine de degrés au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions délicates la belle galaxie spirale vue de face ne se dévoile qu'en vision indirecte sous la forme d'une pâle lueur ronde et uniforme, relativement étendue. Les observateurs des latitudes les plus méridionales seront donc grandement favorisés, tandis que pour les autres la tâche peut se révéler ardue. M84 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 6,5' x 5,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie lenticulaire de petite taille apparente est membre de la fameuse "Chaîne de Markarian", aux jumelles elle apparaît assez difficilement en vision indirecte comme une petite boule ronde et diffuse. Dans le même champ on peut trouver M86 qui est très proche, d'une apparence semblable tout en étant plus facile à observer. Une autre difficulté inhérente à la densité de cette zone du ciel en terme de cibles galactiques est l'identification formelle et la localisation des cibles en présence, à cet effet une carte de champ précise est d'un grand secours. Cela étant, si vous éprouvez cette difficulté c'est plutôt bon signe car cela signifiera que votre ciel est de bonne qualité! M85 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 7,1' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Une autre galaxie lenticulaire membre de l'amas de la Vierge, facile à localiser au milieu d'un segment reliant les étoiles 24 Com et 11 Com. Elle est vue immédiatement en vision indirecte, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe Nord-est/Sud-ouest, uniformément diffuse. Après quelques minutes elle se révèle relativement persistante en vision directe. M86 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7,5' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le membre le plus évident de la Chaîne de Markarian est vue facilement en vision indirecte, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible M84, d'apparence semblable mais moins brillante et assez nettement plus difficile. M87 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 8,3' x 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette immense galaxie elliptique située au centre de l'amas de la Vierge est de notre point de vue plus isolée au Sud du couple M86-M84, tout en étant relativement plus facile que M86 bien que visuellement légèrement moins étendue. Elle est vue facilement en vision indirecte, d'apparence ronde et uniforme, tandis qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer le trou noir supermassif en son coeur qui a récemment été mis à l'honneur à l'occasion de la première photographie jamais réalisée de ce type d'objet, propulsant M87 au rang des célébrités. M88 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 6,9' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Située aux abords de la limite Sud de la constellation de la Chevelure de Bérénice, son repérage et son identification sont facilités par la proximité d'une étoile de 7ème magnitude à un degré à l'Ouest. Vue facilement en vision indirecte, on y perçoit un allongement dans un rapport de 1/3 à 1/4 sur un axe Nord-Sud. M89 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 5,1' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Dans un champ particulièrement riche en cibles qui oblige à forcer son attention, cette faible galaxie elliptique figure parmi les plus délicates. Il faudra insister pour la percevoir de manière fugace en vision décalée, et éventuellement avoir recours à la méthode du balayage. Les conditions d'observation sont donc primordiales pour avoir un espoir de détecter cette très faible petite nébulosité ronde. M90 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5. Dimensions: 9,5' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 À environ un degré au Nord-est de M89, cette galaxie d'une nature différente est une spirale vue de 3/4 qui est à peine moins difficile à détecter que sa voisine, donc très faible et délicate à saisir par intermittence en vision décalée, un éventuel allongement de son halo n'ayant pas été perçu de manière convaincante. Les deux cibles sus-citées tenant conjointement dans une petite portion de ciel au centre du champ des jumelles, une bonne stratégie consiste à balader son regard de l'une à l'autre jusqu'à ce qu'elles se révèlent, ce que devrait faire M90 en premier. M91 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,2. Dimensions: 5,4' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 Proche de M88 dont elle se situe à environ un degré vers l'Est, cette galaxie spirale barrée est une observation délicate, comme peut le laisser présager sa magnitude visuelle annoncée. Pour autant, en pratique elle se révèle très légèrement plus facile qu'une cible comme M90, même si la vision indirecte reste de rigueur et le balayage apprécié pour détecter la petite nébulosité ronde. La pondération de sa difficulté est peut-être à relier avec sa morphologie, car elle présente un noyau brillant et une barre centrale évidente dans des instrument beaucoup plus gros. M92 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 2/4 "L'autre" amas globulaire de la constellation d'Hercule est un peu moins facile à localiser que M13 mais n'a pas à rougir de la comparaison. Tout en affichant une taille apparente plus modeste, il se montre évident avec un centre compact et brillant, presque stellaire, entouré d'un halo diffus facilement visible en vision indirecte. La comparaison entre ces deux objets proches est une bonne référence pour appréhender l'apparence classique des amas globulaires derrière une paire de jumelles, en commençant par un représentant majeur comme M13, puis en glissant vers un M92 plus modeste, on se fera une bonne idée de l'aspect de ce type d'objets qu'on sera amené à rechercher souvent en parcourant le Catalogue. M93 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très joli petit amas brillant, parfaitement détaché d'un environnement pourtant dense dans cette région du ciel, son aspect évoque celui d'une comète! À son extrémité Ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8ème magnitude, figurant un noyau brillant, tandis que vers l'Est de l'amas s'étire une partie plus diffuse en forme de "queue", définie par un saupoudrage d'étoiles plus faibles et non résolues mais conférant une certaine impression de densité en vision décalée. Je trouve qu'à l'instar de beaucoup de cibles, mais plus particulièrement pour une poignée d'entre elles dont M93 fait partie, son observation aux jumelles rappelle poétiquement la raison d'être du Catalogue Messier. M94 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 11,2' x 9,1'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sa magnitude peut laisser penser qu'elle constitue une observation relativement facile, derrière une paire de jumelles elle n'est pas franchement évidente à identifier à cause de son apparence visuelle. D'autant que sa localisation peut être délicate malgré une approche facile depuis les étoiles Cor Caroli et Chara, une fois dans la zone il y a peu d'étoiles-repère proches, le fond du ciel est bien clairsemé et M94 peut passer inaperçue à première vue. Avec un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe, il faut user de la vision décalée pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, semblable à une étoile empâtée et donnant à l'ensemble une forme ronde, la galaxie étant vue de face. M95 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 7,4' x 5'. Niveau de difficulté: 4/4 Entre les pattes du Lion on peut trouver un deuxième groupe de galaxies appartenant au Catalogue Messier, moins courues que le célèbre Trio et bien moins évidentes. Plus particulièrement M95, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est la plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord difficilement en vision décalée et en balayage, puis au bout d'un petit moment à peine plus persistante en stabilisant la vision. Une sensation d'allongement du halo est subtilement perçue tandis qu'apparaît une étoile faible de magnitude 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. À un gros degré vers l'Est sa voisine M96 se montre sensiblement plus évidente. M96 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,6' x 5,2'. Niveau de difficulté: 3/4 La galaxie éponyme du groupe situé sous le ventre du fauve a beau en être la plus brillante, elle reste difficile à pointer du fait de l'absence d'étoiles-repère dans ce secteur. Mieux vaut donc compter sur de bonnes conditions d'observation permettant de la détecter en scrutant entre les étoiles 52 et 53 Leo. Elle alors est vue facilement en vision indirecte, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. À l'occasion de cet exercice de vision périphérique attentive, le troisième membre de ce regroupement, d'une difficulté intermédiaire entre M95 et M96, peut être détecté à environ un degré au Nord-est, il s'agit de M105. M97 - Nébuleuse planétaire Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 3,4' x 3,3'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse planétaire du Hibou" se révèle plus facile que sa magnitude visuelle annoncée ne laisse présager, grâce à son étendue la rendant bien plus imposante qu'une faible étoile non résolue et trahissant sa nature, combinée à une magnitude surfacique relativement élevée et concentrée dans des limites bien tranchées lui permettant par contraste de bien se détacher du fond du ciel lorsque celui-ci est assez sombre. D'abord détectée uniquement en vision décalée de façon intermittente, elle est vue ensuite de manière permanente sous la forme d'un petit disque de fumée, jusqu'à se révéler enfin assez franchement en vision directe si l'on daigne insister un peu. M98 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 9,5' x 3,2'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette très faible galaxie spirale de l'Amas de la Vierge est à mon sens la plus difficile à observer parmi toutes les galaxies répertoriées dans le Catalogue Messier, et même bien plus que de nombreuses galaxies du Catalogue NGC. Une observation particulièrement délicate donc, à tenter dans les meilleures conditions de transparence et de noirceur du ciel! Fort heureusement, sa proximité avec l'étoile brillante 6 Com permet d'écarter la difficulté supplémentaire de sa localisation. Après plusieurs tentatives infructueuses, je suis parvenu à l'observer à plusieurs reprises lors d'une bonne soirée durant laquelle j'ai cumulé en plusieurs passages une heure et trente minutes d'intégration visuelle sur cette seule cible, jusqu'à parvenir à en obtenir une vision suffisamment persistante et régulière pour la placer parfaitement sur un dessin, en compagnie notamment de deux étoiles de magnitude 10,4. Elle s'est révélée évidemment très ténue et très peu contrastée mais assez large, son allongement et son orientation étant perceptibles. M98 étant la dernière à bien vouloir se dévoiler, c'est par elle que se sont achevées mes observations de l'ensemble des galaxies du Messier aux jumelles 10x50, ce qui revient à vous conseiller chaudement de ne pas commencer par celle-ci! M99 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,4' x 4,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Non loin de M98, cette autre galaxie spirale propose une observation sensiblement plus facile, tout en restant dans la catégorie des galaxies les plus discrètes du Catalogue. Sa localisation est particulièrement facile avec la présence de quelques étoiles brillantes, permettant d'utiliser la vision périphérique tout en attendant qu'elle se dévoile à l'endroit précis où on l'attend, ce qu'elle devrait finir par faire si les conditions sont suffisamment bonnes, sous la forme d'une timide nébulosité ronde détectable plutôt difficilement en vision décalée. M100 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,4' x 6,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Leur proximité dans le ciel comme dans le Catalogue ne doit rien au hasard. La dernière cible de ce redoutable tiercé de galaxies dans la Chevelure de Bérénice, après M98 et M99, constitue également un petit challenge pour l'observateur, de repérage d'abord, puis de détection. D'un niveau de difficulté intermédiaire entre les deux dernières citées, elle est desservie par une orientation qui nous la présente quasiment de face, diluant sa luminosité sur une plus grande surface, ce qui après quelques minutes d'attention la rend visible difficilement uniquement en vision décalée et de manière intermittente. M101 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 22'. Niveau de difficulté: 3/4 La grande "Galaxie du Moulinet", somptueuse en photographie, se révèle assez délicate à observer dès que les conditions d'observation se dégradent. D'une taille apparente proche de celle de la pleine Lune, sa faible luminosité se retrouve étalée sur une grande surface, en faisant une cible très peu contrastée affichant une magnitude surfacique particulièrement faible de 14,8. La même problématique se retrouve sur des galaxies comme M33. Aussi, si sa localisation est aisée puisqu'elle forme un triangle équilatéral avec les étoiles Alkaid et Mizar de la Grande Ourse, son observation ne doit pas générer trop d'attentes au risque de manquer le pâle halo très large de forme parfaitement ronde, aux contours mal définis, toutefois franchement évident en vision directe dans de bonnes conditions une fois que l'on se sera familiarisé avec son aspect. M102 - Galaxie Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,2' x 2,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Si l'on se fie à l'hypothèse la plus probable faisant consensus, le 102ème objet est bien la galaxie spirale NGC 5866, et visuellement cela ferait bien nos affaires car elle est la seule accessible aux jumelles dans son secteur, ce qui semble ajouter de la cohérence à l'hypothèse sus-citée en la plaçant au rang des galaxies faibles du Catalogue Messier mais d'importance comparable. Pas trop compliquée à localiser, elle se révèle néanmoins délicate à détecter, ce qui peut être fait en vision indirecte de façon intermittente plutôt difficilement. D'apparence très diffuse, un allongement dans un rapport d'environ 1/2 peut être perçu, permettant d'appréhender son orientation générale. M103 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,4. Dimensions: 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas compact et facile à observer, se détachant bien du fond de ciel, structuré autour de trois étoiles brillantes alignées et bien résolues à l'avant, ce qui lui donne un aspect allongé. Tout de même, il faut bien l'avouer: c'est un amas assez pauvre et moins spectaculaire que bien d'autres, y compris des cibles du Catalogue NGC et en particulier l'amas NGC 663 qui est tout proche. En conséquence, une difficulté qu'on attendait pas pour un objet du Messier sera de bien identifier M103 dans une zone qui peut compter, selon le champ réel des jumelles utilisées, jusqu'à 6 amas ouverts, dont certains comme dit plus haut supérieurs ou comparables en taille et en magnitude. M104 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8. Dimensions: 9' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 Si elle n'était pas si basse dans le ciel la "Galaxie du Sombrero" serait sans doute une des plus remarquables aux jumelles. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la belle se voit largement atténué, bien que laissant percevoir facilement en vision indirecte un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe Est/Ouest, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Bien qu'elle appartienne géographiquement à la Vierge, elle est à mon sens plus facile à pointer en cheminant depuis la constellation du Corbeau. Elle est également un bon étalon pour jauger les conditions de transparence avant de tenter M83 qui se trouve environ 20 degrés plus bas! M105 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 5,1' x 4,6'. Niveau de difficulté: 4/4 Un gros degré au Nord-est du couple M96-M95 peut être trouvé le troisième membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord assez difficilement en vision indirecte, faible, de petite taille et globalement ronde, elle est vue ensuite plus facilement en balayage, s'élargissant un peu, sans différence de luminosité entre le noyau et la périphérie. Si une toute petite tache très proche de M105 devient visible, sa compagne NGC 3384 vous indiquera que les conditions ne sont pas loin d'être excellentes! M106 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 18,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 À mon sens M106 est une des galaxies du Messier les plus faciles et gratifiantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités voisines comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, avec un noyau brillant entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible facilement en vision indirecte, la galaxie étant vue de profil. D'une taille respectable, elle semble flotter sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles brillantes. M107 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Fort heureusement rendu facile à localiser depuis l'étoile Zeta d'Ophiucus et s'inscrivant au sein d'un arrangement en rectangle d'étoiles de magnitudes égales bien reconnaissable, sa détection est ainsi aisée. Mais visuellement il n'est sûrement pas le plus évident de cette zone du ciel qui nous avait habitué à de gros clients. Observé à la limite de la vision directe, uniformément diffus et tout de même assez faible, il n'est évident en vision indirecte que grâce à la relative étendue de son halo. M108 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10. Dimensions: 7,7' x 2,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Une cible très délicate à observer malgré un pointage facile depuis l'étoile Merak de la Grand Ourse. Vue difficilement en vision décalée, la "Galaxie de la Planche de Surf" montre malgré tout un allongement sensible dans un rapport de 1/3, sur un axe Est/Ouest. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7ème magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à la difficile M108 pour s'assurer que les conditions d'observation s'y prêtent. M109 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Très facile à localiser juste en-dessous de l'étoile Gamma de la Grande Ourse. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne considérable pour l'observation de cette discrète galaxie spirale, et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées juste au Sud-est du phare de Phecda. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son Sud-Est, décelable assez difficilement en vision décalée et trahissant la présence de cette timide galaxie. M110 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 18,6' x 10,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le dernier objet du Catalogue Messier est, comme son numéro ne l'indique pas, une galaxie satellite de la grande galaxie d'Andromède M31. À rechercher plus loin du halo de la géante et à l'opposé de l'autre petite galaxie satellite M32, dans de bonnes conditions elle est aisément visible en vision indirecte. Largement séparée de la galaxie principale par une bande de ciel bien sombre, elle se montre assez large, avec un centre plus brillant et un halo étendu de forme ovale. ------------------------------------------------------------------------------------- Cette revue détaillée étant terminée, comme promis voici une proposition de classement de ces mêmes cibles par niveau de difficulté, une sorte de progression logique de mon point de vue totalement subjectif, où la difficulté croissante des observations devrait être contrebalancée par les aptitudes développées grâce à la recherche des cibles précédentes plus faciles. Les objets les plus faciles, pour lesquels un instrument n'est même pas nécessaire! M45 - M44 - M24 - M7 - M42 - M31 Les objets très faciles, à rechercher en priorité, et mine de rien vous aurez observé près d'un tiers du Catalogue! M41 - M25 - M39 - M35 - M34 - M6- M47 - M48 - M67 - M22 M4 - M13 - M5 - M3 - M11 - M36 - M38 - M37 - M29 - M10 M12 - M55 - M8 On poursuit avec des objets d'une relative facilité, en particulier si les 29 précédents ne vous ont posé aucun problème, attention tout de même à la qualité du ciel qui commence à entrer en compte, car nous introduisons ici quelques galaxies et d'autres objets diffus. M93 - M50 - M46 - M23 - M16 - M52 - M103 - M15 - M92 - M2 M62 - M28 - M19 - M80 - M30 - M53 - M54 - M14 - M9 - M79 M71 - M17 - M27 - M43 - M78 - M81 - M82 - M51 - M33 - M49 M60 - M106 - M63 - M64 - M66 - M32 Bien, nous avons observé une grosse moitié de Catalogue Messier, à présent nous allons entrer dans le dur. Les objets qu'il nous reste à débusquer peuvent poser des difficultés et la qualité du ciel devient sensible, stabiliser les jumelles le mieux possible peut devenir particulièrement intéressant. M21 - M18 - M26 - M69 - M70 - M107 - M68 - M56 - M75 - M72 M40 - M1 - M20 - M57 - M104 - M94 - M110 - M101 - M87 - M86 M85 - M84 - M65 - M77 - M59 - M88 - M96 - M83 - M97 Je vous félicite sincèrement si vous êtes parvenu à observer tous les objets précédents! Mais il n'en reste plus que 16, le Graal est à portée de jumelles et compte tenu de l'expérience acquise depuis le début de cette entreprise, rien ne saurait nous arrêter en si bon chemin. Attention toutefois, même si vous l'avez bien compris maintenant, rappelons que l'on s'attaque là aux cibles parmi les plus difficiles à détecter aux jumelles. La qualité du ciel sera ici prépondérante, de même que l'habileté et l'état de forme de l'observateur, l'accoutumance à la vision nocturne, la propreté des optiques, la stabilité…bref rien ne doit être laissé au hasard! M73 - M105 - M95 - M58 - M61 - M74 - M102 - M108 - M109 - M91 M90 - M89 - M99 - M100 - M98 - M76. ------------------------------------------------------------------------------------- Et pour aller plus loin? Le Catalogue Messier ne comprend pas tous les objets accessible aux jumelles, loin s'en faut. Vous trouverez d'autres références parmi les catalogues NGC, Melotte, Collinder, IC... dans deux de mes autres guides consacrés aux galaxies et aux amas ouverts. Et si comme moi vous devenez accro à ces challenges extrêmes aux jumelles, vous pouvez vous tourner vers le catalogue Herschel 400. N'hésitez pas à me faire part de vos observations, de vos commentaires, de vos échecs, et je vous le souhaite avant tout, de vos réussites! Très bon ciel à toutes et à tous, et prenez soin de vous.
  5. 13 points
    Bonjour tout le monde, C'est avec un grand plaisir que nous vous annonçons la sortie le la version 0.9.11 de Siril, téléchargeable ici. Je sais que cette version était très attendue, notamment grâce à certaines de ces nouvelles fonctionnalités. C'est une version qui a été énormément testé également car la communauté de beta testeur compilant le programme s'est agrandie. Nous tenons à vous remercier chaleureusement car vous nous avez remonté de nombreux bugs que nous avons pu corriger à temps. En ce qui concerne les nombreuses nouveautés, en voici la liste : L'étalonnage des couleurs par photométrie. Ceci est peut-être l'outil le plus attendu de cette nouvelle mouture. Il permet à l'utilisateur, à partir de simple données, de récupérer une colorimétrie réaliste de son image RGB. Nouvel outil de filtrage des images lors de l'empilement. En effet, il est maintenant possible de filtrer et de croiser les filtres afin d'obtenir un jeu de données de qualité. Ceci est très utile dans le cas du ciel profond rapide ou le nombre d'image peut parfois frôler les 100 000. Nouvel outil d’extraction de gradient. Bien que déjà existant, cet outil a été entièrement repensé et recodé pour une meilleure utilisation. Il est dorénavant très simple à prendre en main et débarrassé de tout superflu. De plus, il est maintenant possible et largement conseillé de l'utilisé sur les images linéaires avant d'avoir étiré l'histogramme et surtout avant d'utiliser l'étalonnage par photométrie !! Un nouveau thème sombre ainsi qu'un nouveau jeu d’icônes a été intégré à Siril. Le mode sombre s'active dans les paramètres. Ajout du glisser déposer dans la fenêtre conversion. Amélioration de l'outil de sélection. Possibilité d'exporter et d'effacer les logs de la console de Siril. Un effort important a été fait dans l'optimisation et la gestion de la mémoire également. Siril peut normalement fonctionner sur des machines peu performantes sans faire freezer le système. Optimisation de la vitesse !! (ENCORE) Il est a noté ici l'excellent travail d'Emmanuel Brandt dont son implication dans la recherche d'algorithmes rapides ont permis d'améliorer de plusieurs facteurs la vitesse de calcul de Siril. Correction d'un grand nombre de bugs !! ... Il est à noter également que les scripts ont évolué suite à l'implémentation de nouvelles options dans les commandes : ils sont en version 1.5. Nous allons, comme d'habitude, mettre progressivement à disposition les paquets pour les différents systèmes. Donc s'il vous plaît, soyez patient si votre paquet n'est pas encore disponible.
  6. 12 points
    Salut , Tous les ans je fais un petit tour pour voir cette nébuleuse planétaire si hypnotique... Cette année j'ai pu tester la QHYIII-290MM avec un échantillonnage serré (0,20''/photosite), je l'ai utilisé pour la luminance.c'est l'échantillonnage serré (de quoi écarter les détails entre eux) associé avec des poses courtes (mais pas trop ,il faut de l'info visible pour les trier ensuite! ) qui permettront la résolution de l'objet. J'ai melangé la couleur de l'ASI224MC éffectué cet été et l'été dernier. Pour info, j'ai utilisé un TN 300mmF4, une barlow 2.5x et une EQ6 (atlas). QHYIII290MM: expo:350ms (31000 images) gain 450 ASI 224MC: expo:500ms (25000 images) gain 450 Logiciels: Pipp Siril (tri , empilement,balance photometrique,deconvo) photoshop (masque dynamique,filtre haut) Astrosurface (deconvolution) la full: https://cdn.astrobin.com/t…/nfNxFrKApEas_1824x0_wmhqkGbg.jpg Stephane
  7. 12 points
    ...en réflexion sur les eaux calmes du lac La Cuesta del Viento ("la pente du vent") près de Rodeo en Argentine, avec au fond les Andes enneigées. Grand beau temps et superbe éclipse ! 😎 Modifié à l’instant par Thierry Legault 2 25 3
  8. 11 points
    Bonjour à toutes et à tous, L'année dernière, j'avais publié une première version de la grande mosaïque de la Voie Lactée, couvrant le centre gauche de notre galaxie, entre les constellations de l'Aigle et du Scorpion. Visible ici sur Astrobin : https://www.astrobin.com/386059/?nc=user La nouvelle version de la mosaïque ultra haute définition de la Voie Lactée est publiée; elle parcourt désormais la Voie Lactée du Cygne au Sagittaire / Scorpion. L'image de 22600x9600 pixels est visible sur une page dédiée de mon site internet. Elle contient une version zoomable et annotée de l'image ainsi que les détails techniques : https://maximeoudouxphotographie.fr/ouranos135-la-voie-lactee-en-haute-definition L'image panoramique, immense, fait plus de 220 millions de pixels, avec 100 photos, prises au Samyang 135mm f/2. Pour l'anecdote, le fichier image maître est un .psb (format de fichier volumineux de Photoshop) de 4,84Go... chaque enregistrement de l'image nécessite 5 minutes d'écriture sur le SSD de ma station de travail ! Vous pouvez zoomer jusqu'à voir relativement correctement certains objets comme les nébuleuses du Croissant ou M27. Je me suis amusé à noter plus de 30 objets sur la mosaïque visible sur mon site (majoritairement des amas, y en a beaucoup !), pour que l'on puisse s'y retrouver facilement. Une capture d'écran de la mosaïque, alors en cours d'assemblage et d'optimisation sur Autopano Giga C'est un projet très éprouvant et long à faire, mais il m'arrive encore de me poser pendant quelques minutes pour me perdre dans la mosaïque et chercher des curiosités célestes, le tout avec un petit fond musical, c'est très sympa ! Je vous invite donc fortement à aller voir l'ensemble sur mon site web. la suite cette année si tout se déroule comme prévu. Bonne balade parmi les étoiles ! 😀
  9. 11 points
    bonjour, voici quelques photos de ma dernière création. un 114*450... Bon, a part le fait que c'est une boule, ce telescope a aussi: - collimation par le devant - il a un cache de protection dépictant le système solaire interne avec les planetes et leur orbites a l'échelle (mercure= onyx, venus= nacre, terre= lapis lazuli, mars= corail rouge). Le soleil n'est pas a l'échelle - la mise au poit se fait en glissant le module PO/secondaire - un champ completement illuminé de 2° et 3,5° illuminé a 75%! - viseur a 6° sans aucune perte de luminositée! Cyrille
  10. 10 points
    Salut à tous ça faisait un moment que ça cogitait bien fort, et plusieurs solutions ont été testées. En particulier avec Siril, qui a été mis de coté au profit d'un truc complètement en python. Donc je vous présente "ALS" Astro Live Stacker (ça me faisait marrer comme nom, genre qui se prend au sérieux) C'est quoi ? C'est une application qui permet de surveiller un dossier dans lequel on enregistre des images. A l'arrivée d'une nouvelle image, celle ci est additionnée (stackée) avec le résultat précédent. Deux méthodes sont possibles : - la somme toute bête - la moyenne Pour qui ? Là maintenant, c'est pour les curieux. ça marchouille mais c'est encore plein de truc à faire Nous n'avons pas essayé sur windows, aventuriers de Microsoft, à vos claviers. Linuxiens, ça devrait être plus facile pour vous. Adeptes du VA : surveillez, les gars, ça va vous plaire mais va falloir taper des trucs bizarres. Comment ? Tout est sur mon github https://github.com/gehelem/als Il faut installer quelques modules python : - pyqt5 (GUI) - watchdog (new file checking) - numpy - astropy (to save and read fit file) - tqdm (for %) - astroalign (frame alignement) - cv2 ( TIFF saving and debayering) Puis quelques linuxeries : sudo apt update sudo apt install python3-opencv python3-pip git pip3 install astropy numpy tqdm watchdog pyqt5 astroalign cd ~ git clone https://github.com/gehelem/als.git cd ./als mkdir scan mkdir wrk Pour lancer le machin ça se passe dans un terminal aussi : python3 ~/als/als.py Sur ALS vous spécifiez quel est le "dossier à scanner" puis appuyez sur play Ensuite lancez vos prises de vue pour qu'elles s'enregistrent en fits dans le "dossier à scanner" Le stack se fait au fil de l'eau, et ALS vous affiche l'image. Le résultat est stocké dans le dossier "wrk", en TIFF et en FITS Attention le contenu est supprimé à chaque appui sur "play" A venir Pour les soirées en public : ajout d'un service web pour partager le résultat en live Soustraction d'un dark effectué préalablement Performance Sur nos machines, le débit arrive à suivre à quelques images par seconde. A voir ce que ça donne sur un ARM, nous n'avons pas encore essayé. Ce que ça ne fait pas ça ne prend pas les images, qui peuvent venir de n'importe quoi du moment que c'est des fits Les stack restent volontairement simples -pas de suppression des pixels chauds/frois -pas de normalisation -pas de flat -pas d'offset -c'est pas Siril faut pas rêver 🙂 Format Uniquement des fits. S'ils sont en couleur, ils sont dématricés à la volée On fera peut-être l'effort de traiter les RAW issues des DSLR Last but not least : Grace à qui ? @dragonlost Sans lui, j'y serais encore. J'ai mis plusieurs mois à arriver à des choses qu'il a mis 5 minutes et 30 lignes de code pour tout faire. Sébastien : T'es vraiment mon champion, sans toi je ramerais toujours (à noter que j'ai découvert le python et ses joyeusetés il y a peu, quelle prise de tête !) Gilles + Sébastien
  11. 10 points
    Salut , J'ai recu un super cadeau par ma femme , une 290MM de chez qhyccd! L'avantage avec cette camera par rapport à la 224mc que j'ai , c'est la propreté de son capteur et c'est génial pour les objets qui possèdent des bords plus diffus que les nébuleuses planétaires comme par exemple les galaxies! Il faut juste trouver du temps pour tester cette nouvelle camera. Bon , il y a eu le fameux 1er juin, des Jupiter Parisienne l'ont d’ailleurs bien montrées, ou le seeing était particulièrement bien clément! En vrai il y a eu 2 soirée pour faire cette capture: le 1er juin avec 3500x1s sur 12000 et le 2 juin avec 2000x1s sur 4200et 150x5sxRVB avec un gain à 450 et mode 16b ( en NB c'est important) la full: http://www.astrobin.com/full/408803/B/?nc=exaxe Materiels utilisés: TN 300mmF4, monture atlas (eq6) et QHYIII290MM Logiciels utilisés: SIRIL 0.9.11avec de nouvelles fonctions comme le tri avec recoupement ,l'etalonnage de la couleur par la photometrie et bien d'autres choses ... pour le stri,le stack,la deconvo,la couleur Photoshop pour la deco la version 290mm seule: une photo du materiel: Stephane
  12. 10 points
    Premier dessin lunaire a la craie sur papier canson noir, réalisé lors de l'atelier dessin lunaire proposé par Philippe Heuilly. Une édition 2019 qui restera dans les annales!!! Le plaisir a chaque fois renouvelé de se retrouver, les conférences passionnantes, le cadre toujours aussi sympathique, une organisation sans faille, et le ciel!!! Le Cercle est resté sage cette année, tant les conditions ont été bonnes, ce qui ne l'a pas empêché de se réunir chaque jour pour philosopher autour de quelques breuvages fermentés Un grand merci a la SAT pour tout le travail qui se cache derrière cette manifestation majeure devenue incontournable, et à l'année prochaine! Nico
  13. 9 points
    Bonjour, bonjour, Ca faisait longtemps que j'avais envie de faire une représetation des planètes du système solaire, tel que je pouvais le photographier avec mon matériel. C'était destiné à un copain qui n'y connais, rien, mais vraiment rien à l'astro Une version classique : Et une version avec les satellites, du moins ceux que j'ai pu voir Clic clic pour y voir un peu mieux Pardon, les deux là bas au fond, que dites vous ? hein, Pluton ? Quoi Pluton ? ce n'est plus une planète ???? Et bien ceux qui l'ont rétrogradée, commence à s'en mordre les doigts depuis que la sonde New Horizon a montré que ce n'était pas un vulgaire caillou glacé, mais bel et bien une planète active. Non mais !
  14. 9 points
    Des nuages de matière "sombre" passent devant les étoiles de notre galaxie, dans la constellation du Taureau. A l'intérieur, des étoiles vont bientôt se former.. et puis des planètes... et qui sait des gens? 🤫 Full : https://www.astrobin.com/vczsrl/
  15. 9 points
    Je suis tellement content d'avoir pu finir enfin ma mallette après tant d'années de test, d'économie, de patience, que j'ai trop envie de la partager. Il m'a fallu plusieurs années pour tester beaucoup d'oculaires et trouver la configuration parfaite à mes yeux. J'ai dû racheter une mousse pour refaire proprement le découpage, car pas mal de chose ont changé à l'intérieur. J'ai testé le plastazote que beaucoup prônent, et je trouve que c'est trop dur pour l'usage que j'en voulais. Je désirai une sensation que les oculaires s'enfoncent légèrement dans la mousse. Et le plastazote demande trop de précision au vu de sa dureté. Donc j'ai racheté un fond de mousse de valise qui m'a coûté 15 balles. Et j'ai taillé dedans. J'ai taillé les trous dans la mousse 10mm de moins en moyenne que la taille de l'oculaire sur la largeur, et l'impression qu'ils fondent dans la mousse est plutôt réussi je trouve. Je voulais toujours qu'une seule valise à transporter avec tous le matos dedans. Donc il y a toujours le double fond hyper pratique, je ne m'en lasse pas ! Avec les poignées de cuisine 😜 de chaque côté pour porter la partie supérieure. Les filtres sont repassé sur le dessus, car dans le double fond c'est galère pour les manip en pleine nuit. J'ai laissé les bandes chauffantes, divers outils/ accessoires. Je ne changerai plus c'est définitif ! J'avais peur d'être jugé en posant ces photos, mais tant pis ! La sensation de bonheur m'emporte trop pour ne pas la partager 😅
  16. 9 points
    Bonjour , je ne voulais pas rentrer dans ce genre polémique, mais devant l'absence manifeste de bases élémentaires en optique de certain "spécialiste" et étant donné que l'on frôle la diffamation je publie cette réponse. Le miroir en question est contrôlé sur un calibre étalon , ce qui signifie que les franges se lisent sur l'onde et non sur le verre . David Vernet a pourtant clairement répondu là-dessus. Premier point la qualité globale de la chaîne optique primaire plus secondaire, doit tenir compte de la position des optiques dans le trajet lumineux ; C'est à dire que le miroir secondaire ,qui dans le cas de ce 400 , se trouve 5 fois plus proche du foyer que le miroir primaire, impactera également 5 fois moins la tache de diffraction à qualité égale des miroirs. Le défaut étant sur le grand axe il faut ajouter un diviseur de racine de deux pour tenir compte de l'incidence de 45 degrés sur ce miroir... Au final cela correspond au foyer à un défaut de L/4 :5 : 1.414 . soit L/28 environ. Vu la position du défaut de courbure sur le miroir secondaire au final on obtient surtout du défocus sans aucun impact au foyer sur la tache de diffraction . Pas mal de miroirs plan dans le commerce ont des courbures bien supérieur ( souvent sur le grand axe) sans que les utilisateurs ne notent le moindre problème ... Terence Pelletier.
  17. 9 points
    L'ISS ? perdu ! En 2016, j’avais pris en photo la station spatiale internationale (ISS) passant devant le Soleil en même temps que Mercure, depuis la région de Philadelphie : https://www.youtube.com/watch?v=Le-B2AnFiWw Pour le passage de Mercure du 11 novembre, j’ai décidé de faire plus difficile, quelque chose qui n’a jamais été réalisé. Je me suis placé près de Machuca (au nord de San Pedro de Atacama), à 4000 m d’altitude près d’une lagune où s’ébattent des colonies de flamants roses. Calsky prédisait un transit du télescope spatial Hubble visible depuis cet endroit, d’une durée de 0,9s à 11h04m23.8s locales précisément. Hubble, au moment du transit, était situé à 624 km et sa vitesse était de 26500 km/h. Depuis une semaine que je suis ici, il a fait grand beau temps sur l’Atacama. Mais les nuages ont envahi le ciel la nuit précédant le transit, et c’est à travers une épaisse couche de nuages élevés provoquant une énorme diffusion de la lumière solaire et une forte chute de contraste que j’ai dû régler les instruments et photographier le double transit, sans trop y croire. Il n’y a qu’en augmentant le temps de pose d’un facteur 10 (1/3200s contre 1/32000s normalement) et en poussant les niveaux et le contraste sur les images que j’ai pu faire apparaître Mercure et surtout Hubble sur la douzaine d’images où il est visible. Une vue de la lagune en arrière-plan, avec les nuages à l'horizon...en encadré, l'image du Soleil telle que vue à l'écran de l'APN ! Je vous dis pas pour la mise au point et pour régler l'expo qui variait tout le temps... Sur l’Olympus E-M1, la rafale a été déclenchée automatiquement par un dispositif conçu et réalisé à ma demande par Emmanuel Rietsch. Ce boîtier se synchronise sur un signal GPS extrêmement précis appelé 1PPS (1 pulse per second) et déclenche la prise de vue à l’heure programmée : http://www.astrophoto.fr/transit_mercure_hst_2019_flamand2.jpg
  18. 9 points
    Et la suite: M13, une première pour moi! Observation du 7 septembre 2019 au Cap Ferret. Observation en VA avec SiOnyx Aurora en afocale sur Dobson 400, bonnes conditions de seeing et de transparence au zénith. Dessin original sur Canson noir au format A3 avec crayons pastels secs et gras. Mise en forme sous photoshop. Un total de 8 heures de dessin! Bon ciel, Francis
  19. 9 points
    Bonjour je profite de ces quelques vacances pour dépoussiérer un peu le CFF350 mm F/D 20 , çà faisait un moment que je ne l'avais pas utilisé par manque de temps , hélas!!!! , d'ailleurs j'en ai profiter pour nettoyer les optiques , il en avait besoin!!!!! Ce matin le flux de Sud nous a amené un seeing correct ( 7-8/10 ) , j'en ai profité pour imager notre amie Sélène , j'aurai du tenter le filtre vert , dommage !!! set-up : Télescope Cassegrain CFF350 mm F/D 20 ( 7000 mm ) Clearceram , obstruction : 0.2 Caméra Basler ACA1920-155 ( 100 fps) Genika Astro Monture AP1200GTO Filtre Orange Astronomik Seeing ( 7-8/10 ) Double clic pour les fulls
  20. 8 points
    Quelques Venus au C8 Avec un Uv qu'on ma prêter Une autre session en Ir Bon ciel
  21. 8 points
    Hello, on entend souvent que pour réussir certains objets très faibles voire mythiques, il faut un super ciel et des filtres ultra-sélectifs. Perso j'ai ni l'un ni l'autre mais l'idée de tenter cet objet me trottait malgré tout depuis un moment. Vu que j'ai un petit capteur, il fallait de plus que je descende la focale à 200 m donc avec un objectif (l'EF-200 f/2,8) J'ai donc enquillé à peu près 21 heures en O3 (filtre Baader 8,5 nm), environ 8 en Ha et environ 2 en RVB pour les étoiles. Il a fallu x nuits (sais plus combien) entre novembre et janvier. En unitaires de 15 minutes à f/2,8 pour le O3, car sur 5 minutes le signal OU-4 était quasi-inexistant. Le traitement de la couche O3 a été évidemment sportif puisque l'extraire tout en contenant le bruit énorme de mon ciel n'est pas une sinécure. Evidemment les halos du filtre deviennent pénibles... Au final le calmar sort bien je trouve, bien mieux que ce que j'attendais. Donc on peut y arriver même sans avoir réuni toutes les conditions et matériels recommandés ! Vous pouvez donc tenter le coup ! Full : https://www.astrobin.com/full/eyihb5/F/?real=&mod=
  22. 8 points
    Salut, Ma premiere sortie en journée ce fut pour Venus! Elle est bien basse! 21° à 15h TU... Pour l' UV ( le proche en vrai) j'ai utilisé l'ADC sur mon newton 300mm F4 + powermate 5x. Paramètres de captures: expo: 7ms gain: 400 durée:180s, gardé 20% Tout le traitement est effectué avec Astrosurface, une véritable bombe ce logiciel! Je suis fan absolu du système ondelette/deconvo/lissage. Merci Lucien! Sur 2h de capture, il y a une qui est sortie du lot cette après-midi: j'ai aouté un GIF pour voir le seeing du moment Stephane
  23. 8 points
    Il m'est arrivé quelquefois dans un secteur que je fréquentais souvent et où le martin du coin me connaissait bien, qu'il vienne plonger à deux ou trois mètres du kayak pour attraper des ablettes ou autres poissonnets de surface que je dérangeais en avançant. Il partait souvent d'une branche ou d'un arbre du bord de l'eau quand j'arrivais à son niveau, mais il lui arrivait aussi de venir se mettre en vol stationnaire à proximité J'ai aussi parfois entendu le vrombissement de ses battements d'ailes lorsqu'il accélérait avant le plongeon. Et un jour, j'ai pu le photographier alors qu'il se mettait en vol stationnaire, se préparant pour une telle attaque... Comme j'ai arrêté de pagayer, l'attaque n'a pas eu lieu au final, et comme il bougeait légèrement sur le fond de verdure, j'avais pu monter deux vues. Quelques secondes auparavant, il en avait fait un autre malheureusement un peu trop loin, dont j'avais pu monter trois images.
  24. 8 points
    Bonjour chers lecteurs, lectrices ! Comme l'a très bien souligné notre Jgricourt national ici : et qui sous-entend que personne ne peut témoigner de la sortie d'un éventuel Dobson Stellarzac, et bien je vais combler ce "manque" qui lui est très cher visiblement. Pour fixer le décor, le télescope que je vais vous présenter n'est pas le mien. C'est celui d'un astram que j'apprécie beaucoup et avec qui j'ai pris du plaisir à observer l'an passé aux estivales. Il s'agit d'un T560 ouvert à 3.6. Plutôt que de vous faire un long discours, je vais vous poster des photos qui sont à la limite de l'espionnage industriel, mais vous verrez par vous même qu'on est trèèèèèèèèès largement au-dessus d'un Dobson Factory que ce soit en terme d'assemblage, que de finition (dont je ne reviendrai pas sur ceux de DF, tout a été déjà dit et démontré ici sur WA....). Allez, c'est parti ! Voilà, j'espère que ça aura le mérite d'être clair, on ne peut pas comparer avec un DF dont certaines pièces de certains télescopes ont peut être finies au marteau et à la masse..... Bien sûr, à diamètre égale, il se peut que le Stellarzac soit un peu plus cher que le DF, mais vu les défauts que l'on constate chez ce dernier, les délais anormalement très longs, une communication compliquée avec le vendeur, etc... je préfère économiser un peu plus et me payer un vrai haut de gamme ! Ou alors, à budget équivalent voire moins cher que DF, il y a Sud Dobson ! Pour l'avoir manipulé, c'est également un vrai bonheur !!!!!!!!! Tout est doux, aussi bien le tube que le PO. L'équilibrage semble également parfait car une fois la cible pointée, et ce même à fort grossissement, la cible reste bien en place une fois qu'on lâche le tube. Un autre gros point positif, il n'y a pas de bricolage à faire pour finaliser et optimiser son dobson, comme les DF où il faut souvent mettre la main dans le comboui pour optimisier un ou des détails.... Le seul défaut que j'ai constaté, et oui il en faut un, c'est que l'opérateur dont je ne citerai pas le nom, voulait me montrer M13 et il est parti honteusement chercher cet amas près de la Polaire Sisi !!!!! Pour terminer, j'ajoute que j'ai rédigé ce sujet dans le seul but de montrer un Stellarzac vue qu'on n'en voit pas souvent. Je n'ai pas d'action chez eux non plus et je n'ai bénéficié d'aucune réduction car même avec une réduc, je passe de hors de prix à trop cher !!!! Si vous avez un Stellarzac, n'hésitez pas à témoigner !
  25. 8 points
    Bonjour , manifestement il y a encore une grosse erreur d’interprétation qui a été commise à la lecture de ces résultats. La mesure de rugosité qui nous intéresse pour notre loisir, est d'une fréquence spatiale d'ordre millimétrique à la surface des miroirs . C à dire qu'il s'agit de petites cellules irrégulières à la surface des optiques mesurant de 0.1 à 5 mm de largeur environ ( au delà on pourra parler de mamelonnage centimétrique) et pouvant mesurer de 1 à plus de 50 Angströms de hauteur. Cette fréquence spéciale de défauts n'est absolument pas impactée par l'aluminure, les images faites avec une lame a contraste de phase, ne montre aucune altération de l’état de surface entre avant et après traitement. J'ai même fait un comparatif sur un miroir de 200mm superpoli , une photo miroir nu et une photo miroir traité en diélectrique avec 32 couches empilées. Résultat, Impossible de voir la moindre altération de l’état de surface jusque à des valeurs inférieur à l’angström. Le vrai soucis ici , c'est que ces articles parlent d'une échelle de rugosité micrométrique ( visible seulement au microscopes ) et non millimétrique, ce qui est plutôt adaptée à des applications laser et qui, heureusement pour nous, n 'a aucun effet concret sur l'image , car l'angle de diffusion sur le ciel de ce type de défaut (micrométrique) est de plusieurs degrés ,cette diffusion se retrouve donc en grande partie hors du champ. Le micromamelonnage millimétrique ( le test de Lyot avec une lame à contraste de phase), quant à lui, à un angle solide de diffusion de quelques minutes d'arc sur le ciel ce qui est parfaitement visible autour des objets brillants ou sur les surfaces planétaires ... Terence.
  26. 8 points
  27. 8 points
    Bonjour. Nouvelle image fait avec notre double TEC140/Atik 460/Moravian 8300/Mesu 200. Lum 32x15mn. RVB 18x10mn par couleur. Ha 24x15mn. Cordialement, Olly. Gite Astro Les Granges, Hautes Alpes.
  28. 8 points
    Salut les amis Bon hier j'ai posté et aujourd'hui je vous post le transit de la nuit du 17 au 18 de Ganymède Le soir vu les voiles je ne voulais pas shooter et je ne savais même pas qu'il y aurait cette évènement j'ai juste sortie le c8 pour de l'automatique ( detect ) bein quand j'ai vu que c'etait stable certes pas trop transparent (voile), et que Ganymède ( enfin le sat car a ce moment la je ne savait pas ) etait bien rond me suis dit nice et j'ai passer plus de temps devant l'ordi pour régler tous cela en fonction des passage nuageux etc.... C8 barlow 2.5 ( j'aurai du descendre peut etre ) adc zwo ir cut asi 224 mc Donc Mon petit Gif Juste 81 brutes ( jai arrêter apres histo trop bas) soit 162 frames 10 images par secondes Les bio ser de 90s 9000 images de 30 a 50 pour 100 gardés asi3 astrosurface et basta Hi hi hi j'ai déroté pour voir c'est sur le beau Sat a dégager et en images seulement 2019-07-17-1938_6-10_images-L_C8_b2.5_l4_ap300 part 1 2019-07-17-1953_3-10_images_2-L_C8_b2.5_l4_ap302 part 2 2019-07-17-1945_9-20_images-L_C8_b2.5_l4_ap300 part 1 et 2 soit 20 images 2019-07-17-2057_0-2019-07_17_2055_2_S_L_pipp_DeRot_l4_ap294 La c'est le flux 3 ser consécutif Pas de saturne trop de voiles pas trop envie de mem...der Hier repos ca ma permit le soir de continué tranquillement les traitement devant ARTE Bon Ciel
  29. 8 points
    Salut Totho Ecoutes ne le prend pas mal car c'est pas voulu pour être méchant mais y'a quasiment quelque chose à redire sur chaque phrase. Dans certains cas on peut pinailler mais dans d'autres ce sont des erreurs graves, on ressent surtout que tu manques de pas mal d'expérience avec ces différents instruments. Pourtant je ne doute pas que tu ais beaucoup bossé et je ne met absolument pas en doute la bonne foi mise dans ton projet. Mais là en l'état je ne trouve pas que ça peut rendre vraiment service à un débutant même s'il pourrait le croire car c'est joliment présenté. Trop de choses fausses ou de raccourcis. Je sais à quel point c'est complexe de conseiller, alors faire un doc global j'en aurai même pas le courage (il est certain que tu as un mérite que moi je n'aurai jamais). Mais si tu demandes des avis et je répète c'est pas pour être méchant, je pense que ça te sera plus utile si on est honnête dans nos réponses. (je ne replace pas les titres et image, ça me fait un truc hyper louche quand je copie recolle ici ; ton texte est en noir, mes observations en bleu) La lunette et la plus veille formule optique. Elle était déjà utilisée à l'époque de Galilée. Elle est composée de plusieurs verres dont le nombre peut varier. Parles de lentilles plutôt. N'importe quel télescope est aussi composé de plusieurs verres. En moyenne, on gagne 15 cm de diamètre avec une lunette par rapport à un télescope, où le miroir secondaire ainsi que son support cachent une partie du miroir primaire. C'est juste pour le cache cache mais c'est totalement faux pour les 15cm. La plupart des lunettes ayant 80 à 100mm, cela voudrait dire qu'elles sont équivalentes à du 200 à 250mm, énormément exagéré ! L'obstruction se calcule en % du diamètre, rapporté à une aire la valeur est généralement très faible. Son utilisation est très agréable car on regarde à l’arrière de l’instrument et non pas sur le coté comme sur un télescope de newton. VS un newton sur équato dont on passe sans arret d'un coté à l'autre du ciel c'est vrai. VS un newton sur équato correctement utilisé ou plus encore VS un dobson c'est faux (ou tout au plus, c'est une question de préférence personnelle). Néanmoins, pour un même diamètre une lunette peut-être jusqu’à cinq fois plus onéreuse qu’un Newton. Ca ne correspond à aucune généralité. Une lulu de 70 peut être au même prix qu'un newton 76 mais une lulu de 150 peut être 5x plus chère pour une achro et jusqu'à 30x plus chère pour une apo haut de gamme qu'un newton 150. Par ailleurs, la qualité de l’image que l’on obtient avec une lunette est meilleure qu’avec un télescope ce qui explique son prix. C'est pas du tout systématique, dépend des instruments et domaines d'emploi. En planétaire un mak 150 ou un newton 150/1200 vont littéralement exploser toute lunette 150/750 achromatique même si elle devait être plus chère (en premier lieu car ce n'est pas le domaine d'emploi pour lequel elle a été faite). Le télescope de newton est sûrement le plus populaire. Sa formule est simple, elle est composée de deux miroirs. Pas plus simple qu'une lunette. Le miroir primaire capte la lumière et la renvoie vers un point appelé le foyer(grâce à sa forme parabolique) où se situe le miroir secondaire . Non. Le foyer est largement en retrait du secondaire, y'a une grosse erreur là. Celui-ci est incliné de telle manière à rediriger la lumière vers l'oculaire où l'on place l'oeil. Son bas prix se justifie par sa simplicité de fabrication, d'où sa popularité. Uniquement pour l'entrée de gamme, mais dans quel cas oui c'est vrai. Il est disponible sur deux montures: -La monture équatoriale: elle vous permet de compenser la rotation de la terre. Cette solution peut être très interessante si vous motorisez la monture (voir lien) ou si vous souhaitez faire de la photo. Néanmoins, son prix reste relativement élevé et cela ne vaut pas le coût d'en acheter une à bas prix. Globalement je suis d'accord car les eq2 c'est pas miraculeux. Mais certains instruments ne sont servis que sur ce type de monture, à commencer par la 80/900 que tu conseilles plus bas. Je suis de ceux qui acceptent des concessions sur la stabilité si le budget ne permet pas de faire autrement. Pour d'autres astrams, l'usage d'une eq2 est à proscrire quitte à ne pas acheter (de suite) un télescope. Les deux positions se défendent, je n'essaye pas d'imposer la mienne. Mais toi t'es dans les deux en même temps et c'est pas cohérent : ici tu déconseilles cette monture et plus tard avec la 80 tu vas la conseiller. -La monture Dobson: Cette formule est pour moi la plus interessante. Cette monture est très simple d'utilisation et à un prix très bas. Elle ne vous permettra pas de compenser la rotation de la terre et donc, vous ne pourrez pas prendre de photos. Son prix vous permettra de privilégier l'optique. A peu près ok. Comme dit on pourrait pinailler. Par contre c'est curieux de présenter les montures uniquement ici avec les newton puisque que les autres instruments peuvent aussi se monter sur équato ET sur altazimutal. Le Dobson est une sorte de monture altazimutale, mais y'a aussi des SC, des mak ou des lunettes sur AZ. La lecture de ton texte laisse penser que le dobson est la seule solution non montée en équatoriale. Ce n'est pas objectif envers les utilisateurs intéressés par d'autres instruments. Ce télescope a été inventé par Thomas Johnson dans les années 1950 et s'inspire du télescope de Cassegrain et de Schmidt d'où son nom. Comme le newton, il est composé de deux miroirs. Néanmoins, le miroir secondaire n'est pas incliné afin de renvoyer la lumière à l'arrière du télescope ce qui vous procure un grand confort d'utilisation. Même remarque que pour la lunette évoquée plus haut. De plus, il emporte sur lui une lame de Schmidt qui permet de corriger certaines déformations d'images. Cela lui offre une très bonne qualité d'image. C'est pas que la lame qui fait l'efficacité de la formule (primaire sphérique plus simple à faire de bonne qualité) Contrairement à un Newton, la lumière parcourt trois fois la longueur du tube optique. What ? La lumière fait un aller retour dans le tube, par où crois tu qu'elle passe ? Tu confonds le trajet suivi par la lumière et la forme du faisceau lumineux. C'est la forme du faisceau lumineux rapporté au diamètre (l'angle du cône de lumière c'est en fait le F/D) qui détermine la focale. La focale est donc largement supérieure au trajet fait par la lumière dans le tube. Grâce à cette formule, vous pourrez avoir une très longue focale tout en ayant un télescope compact. Pour résumer: -un télescope compact -une bonne qualité optique Attention, contrairement au miroir primaire, le secondaire a de grandes chances de se dérégler. L'info n'est pas objective. Dans un newton ça encore plus de chances de se dérégler. Si tu parles de la stabilité des réglages pour un instrument, il faut le faire pour chacun. Quelqu'un qui lit ton texte va se dire "ah je capte rien aux réglages, je vais donc prendre un newton". Bingo. Ce télescope est une sorte de "revisite" du Cassegrain. Il est très similaire au Schmidt-Cassegrain, néanmoins on peut noter quelques différences: Similaire en apparences ! à un même diamètre, le Muksatoc-Cassegrain Je ne te reprend pas sur la grammaire mais faut quand même te relire un minimum, muksatoc ça pique un peu présente de meilleurs contrastes, et une meilleure résolution par rapport au Schmidt-Cassegrain. La résolution dépend avant tout du diametre avec la condition que les réglages et la qualité optique soient bons. Ton affirmation est donc fausse car il y a de bons schmidt cassegrain (et peut être de mauvais mak, même si j'ai la chance de n'en avoir jamais vu). Pour le contraste c'est diamètre, l'obstruction, le traitement de surface, ... qui comptent mais ces deux types de télescopes sont très proches sur ce point. Cela est dû en grande partie au fait que son miroir secondaire ne se dérègle pas comme celui de son homologue. Il peut tout à fait se dérégler aussi (et c'est alors pas un cadeau à refaire). Dans l'absolu même un primaire peut se dérégler et là c'est la misère pour remettre en état. La question est importante quand si on achète d'occas on a parfois des anciens propriétaire qui ont trifouiller dedans (valable quel que soit l'instrument, plus ou moins grave suivant l'instrument). Avant de choisir son télescope ou sa lunette, il faut savoir ce que l’on veut observer. Il y a deux grandes catégories : -le planétaire, on observe : Venus, Mars, Jupiter (et ses satellites), Saturne (et ses anneaux) et la Lune. Mercure pour ses phases (pas pire que sur venus), uranus neptune pour la couleur du petit disque et les satellites si on veut (certains instruments que tu proposes le permettent). Y'a aussi le soleil avec tous les conseils de prudence qui vont avec. Dans dans une certaine mesure, les étoiles doubles serrées qui font appel aux mêmes techniques et contraintes que le planétaire. On observe également les transits. Ce phénomène se produit quand un astre se place devant un autre astre plus gros que lui. Exemple : L’ISS devant la lune ou les satellites galiléens (de Jupiter) devant Jupiter. Faire miroiter l'ISS devant la lune ! C'est sport, t'as déjà fait ? La lunette est bien adaptée à l’observation planétaire de part sa qualité optique. Mais si si les autres ont aussi la qualité optique qui va avec Néanmoins, pour un même prix vous aurez un télescope plus large et donc vous aurez plus d’information sur votre image. Mais non si la qualité optique et les réglages ne vont pas avec. Attention tout de même à ne pas avoir un télescope trop large ! Cela a pour conséquence d’augmenter les effets de la turbulence atmosphérique (image floue). Un télescope de 200 mm de diamètre représente un bon compromis. Ah le bon vieux préjugé, ça doit faire bien deux jours qu'on ne l'avait plus vu. La turbulence peut impacter tout instrument. Elle devient visible que si elle est de valeur supérieure au pouvoir de résolution de l'instrument. Il est très fréquent qu'elle soit visible même dans un petit instrument. Un instrument au pouvoir de résolution supérieur donnera dans d'avantage d'informations à voir, ne serait ce que les soirs stables ou lorsque la turbulence se fige (à te lire on pourrait croire que c'est une valeur constante, dans quel cas fixer une limite/compromis aurait été pertinent sauf que ça ne se passe pas comme ça). Par ailleurs, les planètes sont de très petits astres. Une focale (longueur de l’instrument) importante devient donc nécessaire. Faux. On vient de parler de la résolution et tu as pu voir que la focale n'a rien à voir là dedans. Le grossissement s'obtient quant à lui en ajustant la focale de l'oculaire. Le seul avantage peut venir d'un rapport f/d plus long (donc avantage à la focale la plus longue entre deux instruments de même diamètre) car la forme du cône de lumière génèrera moins d'aberrations optiques, qu'il y aura plus de tolérance en réglages et qu'éventuellement les optiques seront plus simples à tailler. Même un télescope de 2 mètres ne permet pas des résultats sensationnels. Subjectif, ça dépend de l'attente de chacun. Et contradictoire avec les perf en visuel que tu attribues plus bas aux 2000mm de focale des SC8 Heureusement, une lentille appelée Barlow, permet de doubler voir tripler la focale de votre instrument. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un très grand télescope. Faux à nouveau. Si t'as une barlow tu peux te contenter d'un oculaire de plus longue focale. Exemple un 10mm + barlow 2x au lieu d'un 5mm tout seul. C'est tout ce que ça change au niveau du calcul du grossissement (en pratique ça change aussi la forme du faisceau de lumière, ça a quelques impacts sur la correction des aberrations optiques mais c'est pas le propos ici). -le ciel profond, on observe : des nébuleuses planétaires ou diffuses, des galaxies, des amas d’étoiles et amas de galaxies. les nébuleuses obscures, les astérismes, les étoiles variables, les doubles, … Par contre pour les amas de galaxie, hormis la vierge vaut mieux avoir un peu de diametre sous le coude avant de promettre ça. Ces astres sont principalement répertoriés dans le catalogue Messier, du nom de Charles Messier qui l’a créé. Messier : 110 objets. NGC/IC : 13000 objets. On peut par contre dire que le messier contient plus ou moins la moitié des objets les plus intéressants quand on débute avec un petit instrument. D'un point de vue général tu éludes quand même toutes la partie concrète de la pratique astro : qu'est ce qu'il y a à voir (oui oui les galaxies, mais quoi exactement sur les galaxies ? …), les prérequis (qualité du ciel et notion de pollution lumineuse, cartes et identification des étoiles, …), les techniques (vision nocturne, choix d'un spot, …), le matériel (lampe rouge, accessoires optique, …) ou même des trucs basiques comme le fait de pouvoir dessiner ou au moins s'arracher un peu pour obtenir des résultats (avec la marge de progression que cela implique). L’observation de ces astres demande un instrument lumineux (donc grand diamètre). Attention au terme lumineux. Un photographe va le prendre dans le sens rapport f/d court, ce qui serai ici faux pour l'observation en visuel. La focale n’a pas d’importance. Sauf pour le grand champ, si c'est ce qu'on préfère -Quel est votre budget ? -Avez-vous besoin de transporter votre télescope ? Si votre réponse est oui, alors un Maksutov –Cassegrain, un Schmidt-Cassegrain, un dobson sur monture flextube ou une 80ED en photo sont de bonnes solutions. Je préfère transporter un dobson 200 tube plein plutôt qu'un SC8" avec sa monture équato. -Voulez-vous faire de la photo ? Faire de l’astrophotographie avec un télescope demande une très bonne monture équatoriale ainsi qu’un reflex ou mirorless. Mais ça dépend pour quoi faire. Tu n'envisages ici que la photo CP longue pose. Y'a aussi des techniques CP courtes poses et tu éludes toute la partie photo planétaire. C'est pas plus compliqué, c'est juste des autres branche de la grande famille astrophoto (tiens on peut même y caser le VA). Et dans une partie de ces cas c'est même pas un APN qu'on va utiliser. Je ne vous conseille pas de commencer par faire de la photo si vous n’avez jamais eu un télescope. Cette pratique demande beaucoup de connaissances, de l’argent (prévoir au moins 1500 euros) et surtout de la patience ! Ah pour la patience c'est +1000 ! Pour l'argent ça se discute, comme dit ça dépend du type de photo qu'on veut. Par exemple en planétaire on s'en sort mieux pour débuter avec du petit matos. Quant aux connaissances, il n'en faut pas beaucoup plus si on ne veut faire que de la photo quel que soit la spécialité par rapport à que du visuel. Je trouve qu'on a le droit d'avoir sa préférence, ce qui est compliqué c'est de tout vouloir commencer en même temps. Si tu ne fais que de la photo CP longue pose, une ED66 + eq3motorisée sans guidage et c'est parti pour moins de 400 euro d'occasion si t'as déjà un APN... Vous pouvez tout de même faire de l’astrophotographie juste avec un objectif et non avec un télescope. Cette pratique est bien moins chère et moins compliquée ! Mais faut quand même une équato sinon y'a plus que le filé d'étoiles. Si vous ne savez pas quoi choisir entre planétaire et ciel profond, pourquoi pas un télescope polyvalent ? Polyvalent ne rime pas avec performance… Pas évident d'affirmer ça. Un C8 est performant et généralement donné comme polyvalent. Par contre il est plus cher et plus complexe à utiliser (notamment en photo longue pose). Le très populaire 114/900 (ou équivalent) est très polyvalent mais il est aussi très limité ! Si on le compare à une lunette 80/900, elle sera plus performante en planétaire. Peut être mais pas sûr, ça dépend si c'est un 114 chinoiserie ou un bon vieux japonais à 40 euro dans une brocante. Mieux vaut donc choisir. Le 114/900 peut-être très intéressant pour des utilisations bien spécifiques comme dans mon cas : Je fais de l’astrophotographie, donc j’ai acheté un deuxième télescope que pour faire de la photo. Le 114/900 est léger, je le sors donc souvent et facilement. Il me suffit largement pour l’observation des plus gros astres du ciel. Lorsque j’arrive à ses limites, je passe à la limites, je passe à la photo C'est pas clair. Tu dis que le 114 est très polyvalent (mais limité) puis tu expliques que tu l'utilises comme instrument spécialisé sorties rapides car tu as un autre instrument. C'est pas de la polyvalence alors, c'est de la spécialisation (et je comprend parfaitement que tu l'utilises ainsi). Les gens qui vont te lire ne vont pas chercher deux télescopes en même temps. S'ils ont 200 euro, ils prennent le 114 où ils ne le prennent pas ? C'est ça qu'on attend de savoir de toi. Lunette 80/900 : (sur monture équatoriale) Un excellent choix pour le planétaire et surtout pour les petits budgets ! Associé à une Barlow x2, elle vous procurera des détails saisissant sur les planètes. Vous ne trouverez pas moins cher pour le planétaire ! Sérieux t'as volé cette phrase sur un site publicitaire, c'est pas possible autrement. Je veux bien qu'on dise que c'est un excellent choix pour le planétaire SI on a un petit budget, là oui ça se défend. Pour la barlow, on en a parlé plus haut. Le fait que la lunette soit fournie avec un oculaire de 10mm ne rend pas une barlow d'entrée de gamme (généralement x2) très pertinente, ça va être difficile de lui faire cracher du 180x et surtout sur cette monture instable avec un tel porte à faux. Newton 150/750 : (sur monture équatoriale) Un très bon choix pour s’initier au ciel profond à coût raisonnable. Il permet également de découvrir les planètes mais il est très limité dans ce domaine. Il est malheureusement souvent vendu sur une monture trop légère pour son poids. En y mettant une monture heq5 (1000 euros) vous pourrez vous lancer dans l’astrophotographie ! Généralement c'est sur eq3, ça va ça permet de bien débuter en visuel avec un budget raisonnable et si on veut absolument une équato quelle qu'en soit la raison. Y'a que Astroshop/Omegon qui ose mettre des 150 sur eq2 (suivant le standard eq2 de chez skywatcher, car Astroshop/Omegon a eu la bonne idée de renommer sa mini monture "eq3" pour bien baiser les débutants) Lunette 120/1000 : (sur monture équatoriale) Elle représente un excellent choix si vous êtes un passionné des planètes pour un coût raisonnable! Encore une fois, je vous conseille d’acheter en complément, une Barlow ou un oculaire de 4mm. Par ailleurs, elle vous permettra de faire une petite visite du ciel profond. Pour plus d'informations: Dis tu as remarqué que tu parles d'une lunette achromatique ? F/8 à ce diamètre c'est carrément plus la panacée en planétaire et en tout cas pas aux grossissements que tu promets ici. Dobson 200/1200 : C’est pour moi, le meilleur télescope en ciel profond pour un coût raisonnable. Sa monture ne vous permettra en aucun cas de faire des photos mais en observation, il vous procurera d’excellents résultats et sa monture vous facilitera la vie ! Explique ça à tout ce qui ont revendu leur dob pour un instrument push to ou goto ! Si ton affirmation est vraie pour une bonne part des utilisateurs, ce n'est pour autant pas une généralité comme tu le présentes ici. Schmidt-Cassegrain 203/2000 :( sur monture équatoriale goto) Avec une très bonne qualité optique, il est excellent en planétaire mais également en ciel profond grâce à son diamètre ! Cela le rend polyvalent tout en étant très performant ! Plus haut tu disais que polyvalence ne pouvaient pas aller avec performance. De plus, sa monture goto et le porte-oculaire à l’arrière du télescope rendent son utilisation très agréable. Par ailleurs, il vous permettra (selon sa monture) de vous lancer dans l’astrophotographie. Il représente de mon point de vue, le meilleur choix pour allier performance, polyvalence et compacité ! Il est tout de même réservé aux gros budgets avec un prix d’environ 1500 euros… Pour plus d'informations: 1500 c'est à peu près un nexstar mais pas avec une équato correctement dimensionnée (plutôt dans les 2000 euro, comme dans ton lien). Attention aux confusions d'autant que l'image de ta page c'est pas bon non plus. Bon tu as précisé "selon sa monture" mais faut se mettre à la place de celui qui débute, c'est pas très clair. Quant à annoncer qu'on peut faire de la photo, ici c'est pas du tout juste pour la longue pose dont tu parlais auparavant (minimum R0.63 et guidage nécessaire = +500 euro, sinon c'est ultra chaud). Pour la compacité j'ai déjà dis ce que j'en pensais, comparé à un dob 200 le problème n'est pas dans le tube SC mais dans sa monture. Dobson 300/1500 : Vu le prix d’un Schmidt-Cassegrain de 200 mm de diamètre, je ne préfère pas vous dire celui d’un de 300 mm… Heureusement, un dobson de 300 mm de diamètre est disponible sur le marché pour un coût beaucoup plus raisonnable. Avec lui, toutes les portes du ciel profond vous sont ouvertes. Vous pourrez même voir quelques couleurs ! Tu n'as pas beaucoup plus de couleurs dans un 300 que dans un 200. Les étoiles colorées c'est dès la petite lunette. Les petites NP vertes ça commence à être sympa vers les 150 ou 200mm. Après faut avoir un très gros écart. Même un 400 reste limité pour attaquer les nuances et surtout toucher au rouge (hormi M42). C'est risqué de promettre des couleurs, les gens ont vite tendance à s'imaginer des trucs comme sur les photo. Perso je préfère jouer sur l'imaginaire lié à la nature des objets pour donner envie d'observer plutôt que d'annoncer des trucs en multicolore. Encore une fois, il est disponible sur une monture flextube pour les voyageurs. Mouai. Si je suis voyageur y'a aucune chance que je prenne un flextube. Le rocker c'est quand même de gros panneaux d'agglo non démontables et le tube n'est qu'une quarantaine de cm plus court qu'un tube plein (on va dire qu'un gagne un tier de longueur à peu près mais ça reste une plaie à transporter, un 300 c'est plus du tout comme un 200). En poids c'est idem. Y'a quand même d'autres solutions qui existent même chez astroshop avec les ES par exemple. Lunette 80ED: Cette lunette est dotée d’une qualité optique d’exception, Faut pas éxagérer, c'est une ED chinoise. Y'a plein d'autres lunettes qui lui sont supérieures. grâce au traitement « ED » de ses verres. C'est pas un traitement mais un type de verre. De toutes manière y'a pas que le verre qui compte mais ce qu'on en fait aussi. Elle est donc apochromatique ce qui vous procurera des images d’une qualité exceptionnelle pour un prix incroyable ! Et non elle ne l'est pas. C'est pas un triplet non plus, le bleu n'est pas corrigé comme il pourrait l'être. C'est pour ça qu'on appelle généralement ce type de lunette semi-apo. Je suis d'accord pour dire que c'est du bon matos mais là tu t'enflammes totalement. Elle est principalement dédiée à la photo du ciel profond. Elle est relativement simple d’utilisation ce qui, en photo est très confortable. Elle est disponible sur différentes montures équatoriales. Je vous conseille le modèle HEQ5 PRO GOTO qui vous assurera un très bon suivi et vous permettra d’évoluer sur d’autres instruments grâce à sa grande capacité de charge. Ok pour tout sauf l'évolutivité. On pourrait y mettre des astrographes 130/650 ou 150/750 mais ils sont plus ou moins destinées au mêmes types d'objets à photographier. Le soucis dans ta phrase c'est que ça laisse imaginer qu'on peut mettre beaucoup plus gros plus tard. Ok pour un C8 en visuel mais ça va être autre chose pour les longues poses. En visuel, cela ne vaut pas le coût vu son prix d’environ 500 euros. Tu sais qu'il y a parfois des gens qui achètent des tubes OTA en oubliant la monture ? Dire qu'on trouve cette lunette à 500 euro est parfaitement clair pour toi, pour moi, pour tout le monde ici, mais pas pour un débutant. Elle est donc parfaite pour débuter en astrophotographie pour un coût « raisonnable ». À noter, elle est très bien pour débuter mais aussi pour évoluer ! Avant de la changer avec un plus gros télescope, vous pouvez attendre un petit moment… Evoluer vers quoi ? Le point fort de cette lunette c'est elle est facile à mettre rapidement au taquet. +1. Et perso je trouve vachement choquant de piquer la photo d'une vraie boutique astro pour après coller plein de liens vers un supermarché internet allemand. Et dont je crois savoir qu'il rémunère des sites écrans plus ou moins publicitaires pour les clics qui renvoient vers lui. J'ai passé pas mal de temps à te répondre, j'aimerai donc avoir ton avis sur cette question. Voilà voilà. Tu auras compris que je vois plutôt les conseils de manière personnalisée et que le projet d'un site généraliste me parait bien audacieux. L'astro c'est pas toujours évident on le sait tous mais il est certain qu'il y a des trucs à changer sur ton site. Bon j'espère que je ne t'ai pas découragé !
  30. 8 points
    Bonjour, Une image de M51 qui trainait sur mon disque dur depuis un paquet de temps, mais vlaams m'a secoué dernièrement pour que je l'a traite, Il est arrivé à ces fins le bougre Je ne sais plus combien d'image j'ai compilé, peut-être 5 heures avec des poses unitaire de 4' , je pense avoir les brutes sur un autre disque Le setup: Newton Orion 200/1000 Atlas EQG APN Canon 1200D astrodon pré & post traitement: Pixinsight en plus gros: http://www.noelshack.com/2019-28-5-1562931301-1562912286-news-2-pix-cs-px-cs-px-cs-px-3-1.jpg Amicalement, Aurélien
  31. 8 points
    Salut la compagnie, Petite animation de 67 SER de 90s chacun, assemblés sous PIP et Virtuadub, les conditions étaient vraiment moyennes, et loupé une super session la veille avec une mise au point qui s'est décalé, donc tout poubelle!! Je voulais me venger le lendemain mais avec des conditions beaucoup moins bonne Pas grave, c'était dans la boite , et hors de la boite, ca demande un peu de temps a monter tout ca!!! Manu
  32. 8 points
    Bonjour la communauté. Je partage avec vous cette image de M 51 qui est un compositage entre des poses courtes réalisées en 2017 et des poses longues faites la nuit du 2 au 3 juin avec un bon seeing. Cela faisait un moment que je voulais rajouter des extensions et du champ à mon image initiale de 2017. J'ai un peu galéré avec le vignettage au traitement, car mes flats étaient dans les choux. ET l'ajustement des 2 résolutions entre les poses courtes et normales m'a donné du fil à retordre. Il y a en tout : 7000 x 1 sec. avec l'ASI 290 MM pour les détails (2017) 38 x 90 sec. avec l'ASI 1600 MCC pour les couleurs de la galaxie (2017) 45 x 180 sec. avec l'ASI 294 MC Pro pour les extensions et le champ. Le tout au T350 f/3,6. Le champ complet : Pour vous inciter à aller sur la full, un crop sur la galaxie : LA FULL ICI : Bons ciels, JF
  33. 8 points
    Bonjour à tous. Et pourtant cette nuit là j'étais à 2 doigts de ne rien faire à cause du vent qui est heureusement devenu raisonnable. Très bon seeing parisien, JLD était de la partie en communication directe par SMS , c'est marrant de partager un bon seeing surtout que l'on était bien déchaîné ! Il y a encore du monde à traiter et peut être aussi une bonne Saturne, à ce moment là, le seeing est devenu incroyable mais il y avait beaucoup de nuages diffus, les poses ne pouvaient excéder 60 sec. Toujours la même recette, ou plutôt non, j'ai banni Registax6 au profit d'Astrosurface, merci Lucien. J'ai donc utilisé comme préconisé la Déconvolution R Lucy puis des ondelettes. Rens tech : Heure de capture Mid(UT)=212004.140, Celestron 14 Xlt, Zwo IMX 224c, Ircut Astronomik, Barcon, ADC PA. SER de 130 sec, FPS 79, gain 329, 12.52 Ms. 5521 images retenues/10387. J'ai du boulot à traiter mais pas de précipitation. Bon ciel à tous Will Remarquez la petite coloration orange à gauche de la GTR !
  34. 8 points
    Bonsoir à tous, J'ai eu un peu de temps pour m'attaquer à Saturne, je pense que j'ai pu tirer le maximum d'informations de ce film. Ici une dérotation d'un SER de 557 secondes, l'image de référence est à 03h12_9 15235 images, 7503 retenues. Traitement AS!2, R6, Winjupos, PIPP et pour la première fois Astrosurface V0.95 (merci Lucien, je pense que je vais sérieusement m'intéresser à ce très bon logiciel) et Photoshop. C14 Xlt, Zwo IMX 224C, filtre IRCUT Astronomik, ADC PA MK3, Barcon. FPS 27, 36.56 ms, gain 338. Lieu Paris. Après plusieurs essais sous Winjupos, je me suis aperçu qu'il faut tenir compte des satellites pour bien centrer le gabarit, je me suis basé sur les observations de JLD, merci à lui ! Sous Astrosurface j'ai utilisé ce qu'a expérimenté Lucien dans un des ses derniers posts, Déconvolution R Lucy. Après c'est beaucoup d'ajustement d'histo, gamma et saturation. Je pense ne pas être trompé des les couleurs, cela me paraît juste ! voilà en espérant que ça ne sera pas la dernière de la saison, il annonce un temps pluvieux pour un moment... Bon ciel tout de même. Will
  35. 8 points
    Hello depuis octobre je suis passé du µ210 au µ250. Après des mois de météo affreuse et de jet stream à gogo, il y a enfin eu quelques nuits exploitables. Voici les premiers résultats. Un peu de Lune pour commencer. Clavius vu sur 24h. Rimae Hippalus et Vitello Gassendi Saturne Et quelques Jupiter Celle ci est prise à 16,5° un peu de CH4 Bref, update réussi !
  36. 8 points
    Bonjour, je ne résiste pas à vous présenter une image non aboutie, mais les nuages vont s'installer et j'ai programmé d'autres cibles, je ne pourrai sans doute pas faire les couches couleur cette année ! Cette image est la résultante de 27 poses de 15 minutes en lum + 35 poses de 5 minutes en luminance bin1, ce qui fait 10 heures, les couleurs sont celles que j'avais faites avec un C11 , et que j'ai bidouillé, le résultat est que seule la galaxie et quelques étoiles autour ont de la couleurs, le reste de l'image est monochrome. L'imageur est un astrosib 360 + Moravian G4 16000, traitement Pix et PHP, acquisitions maxpilote en auto , et pour une fois un seeing correct de 2.2" sur pré images :). Je ne me suis pas trop préoccupé des étoiles qui n'ont eu droit à aucun traitements particuliers, j'y reviendrai lorsque j'aurai les bonnes couches couleurs. l'image croppé et réduite à 1300px : Version full à la taille d'acquisition: http://astro.equinoxe.free.fr/images/images_constelations/chiens_de_chasses/M_51_full.jpg jean claude Mario
  37. 7 points
    Bonjour à Toutes et à Tous, Loin de la Voie Lactée, le Lion fait indubitablement partie du royaume des galaxies. Bien sur il y a les M65, 66, 95, 96, les NGC 2603, 3628, etc., mais le Lion regroupe 11 amas Hickson, ce qui en fait, à ma connaissance, celle qui en renferme le plus. Cerise sur le gateau, parmi ceux ci, HCG 44 et 57 figurent parmi les plus beaux. Je vous propose ce soir 7 d'entre eux, tous au T635. Les plus lumineux ont leurs galaxies autour de la magnitude 11, les plus timides vont jusqu'à m18v pour les constituants les plus faibles. J'espère qu'ils seront considérés comme des exemples d'ésotérisme par Monsieur Pothier !😎. Bon ciel à Tous Bertrand http://www.deepsky-drawings.com/
  38. 7 points
    Je revois mon père prenant sa brouette avec quelques outils dedans pour aller jardiner et le rouge gorge perché à l'avant de la brouette ayant l'air de se demander "où est-ce qu'on va pique-niquer aujourd'hui ?" et une autre fois, mon père encore en train de bêcher et donnant avant chaque coup de bêche un petit coup de pied au cul du rouge gorge qui persistait à se percher sur le fer de la bêche pour mieux trouver son repas Si vous voulez vous en faire de vrais copains, les vers de farine vivants sont son met de prédilection. Celui de mon jardin venait les prendre à une dizaine de centimètre de ma main, mais il ne me l'a jamais pris dans la main, il me regardais juste avec l'air de dire "hé ho, faut pas exagérer quand même". Il me laissait m'entrainer à la macro en lui tirant le portrait en échange. Le plumage autour des yeux est magnifique Au bord de la rivière, il venait parfois essayer de voler la vedette au martin pêcheur. Une dernière photo documentaire pour remarquer ses drôles de pattes avec ce doigt central excessivement long.
  39. 7 points
    Bonsoir je vous présente une compilation de quelques unes des centaines d'images que j'ai réalisé entre 2012 et 2017 lors du Cycle Solaire N°24 toutes les images ont été réalisées avec la Lunette Solaire Spécial H-Alpha que j'avais fabriqué en 2013 pour suivre justement ce cycle , un cycle ou les années 2013-2014-2015 ont vraiment été passionnante au niveau de l'activité à la surface de notre étoile !!!! un nouveau Cycle s'annonce , timidement pour l'instant , mais on ne désespère pas !!!! le maximum est prévu pour 2025 , on va voir progressivement l'activité augmenter au fil des années à venir nouveau Cycle avec un nouvel instrument qui remplacera cette Lunette de 230mm avec laquelle j'ai vu des choses vraiment extraordinaires à travers l'écran du PC lorsque la turbulence se calmait qu'aucune photos ne peut retranscrire malheureusement Attention la full est lourde ( 38.4 MO) lien vers l'image sur Astrobin : https://www.astrobin.com/full/2ma318/0/?nc=jp-brahic&real=&mod= JP
  40. 7 points
    Bonsoir, Voici le résultat d’un vieux projet démarré il y a 3 ans, en 2016 et que j'ai enfin pu terminer en juin dernier en Namibie. Il s’agit d’une image haute définition (230 méga pixels) du centre galactique et de ses environs. Vous pouvez zoomer, zoomer, zoomer ! L’image couvre 3 constellations : la Couronne Australe, le Scorpion et le Sagittaire. Les acquisitions (38h40 de poses cumulées pour un total de 2320 images) ont été réalisées avec un Canon EOS 6D et un Canon 135mm F2 L fermé à F2.5. Elles ont été faites au Chili et en Namibie sur 3 voyages réalisés entre 2016 et 2019, pendant l’automne et l’hiver austral alors que le centre galactique était au zénith. Vous trouverez tous les détails de l’histoire dans en cliquant sur l'image ci-dessus, ou en suivant ce lien : http://megalaxyzoom.bastienfoucher.com Voici également deux autres images de l'extraordinaire voyage que j'ai fait en Namibie en juin-juillet dernier. Assurément, le plus beau ciel du monde est là-bas, meilleur que l'Atacama au Chili je trouve, surtout dans le Kalahari. A 360°, il n'y avait pas le moindre halo lumineux sur l'horizon malgré que l'on était en plaine Je n'avais jamais vu ça, on était dans l'espace... Je n'ai hélas pas encore eu le temps de tout traiter, le Megalaxy Zoom m'a pris beaucoup de temps à assembler Dans le désert du Kalahari : Une nuit inoubliable au pied du telescope HESS (28 mètres de diamètre, un colosse !) : Bien amicalement, Bastien
  41. 7 points
    Bonjour à tous. Je vous présente ma version de M42 cadrée un peu décalée pour inclure la nébuleuse de la 13ème perle à droite. J'ai bien bataillé pour le traitement mais le résultat est sympa je trouve avec une finesse des détails pas mal (après avoir fait moult versions). J'ai fait un HDR léger pour le coeur (peut-être trop léger car le trapèze n'est pas bien résolu). Prise de vues faite sur 4 nuits: 266 * 2min 1600iso 84 * 2min 320iso (pour cette série j'ai oublié de remettre les iso à 1600) 118 * 45sec 320iso (pour le coeur) Total: 11h44. Setup: Canon eos 70d non défiltré, Newton 600/150, correcteur Ts maxfield x0.95, monture celestron Advanced VX, guidage Lacerta MGEN. Traitement: Siril, Iris et Photoshop. J'ai eu pas mal de problème avec l'étalonnage des couleurs de Siril que se soit en manuel ou avec l'astrométrie. J'avais des couleurs "délavées" qui ne supportaient pas une augmentation de la saturation (apparition d’artefacts). J'ai dû faire un "double" étalonnage (d'abord astrométrie puis manuel en plus) pour avoir des couleurs qui apparaissent convenablement. Si quelqu'un à une idée du problème je suis preneur. Voilà le résultat. Je regrette juste de ne pas avoir un peu plus de champs à gauche pour y intégrer l'amas. A faire la prochaine fois 😉. A+ Chris.
  42. 7 points
    Bonjour, Voici mon retour sur un petit bricolage qui me fait totalement redécouvrir mon Dobson. En 2 mots : - J'ai vendu tous mes oculaires pour ne faire que de la bino - J'ai commencé avec une Maxbright + Pano 24mm + correcteur Baader spécial Newton (qui est une barlow 1.7x) Tout ça est déjà très bien mais on est à 1.7x. On a donc pas vraiment de champ sur les objets car les pano ne font pas 100°. J'ai donc raccourci le Dobson pour passer la bino sans aucune barlow. C'est assez classique je crois. L'idée du projet est : - Avoir plus de champ - Profiter du gain de lumière pour passer un filtre OIII Lumicon - Ne pas massacrer l'instrument. J'ai donc acheté au support ES (Bresser) des tubes supplémentaires. Ils sont facturés 80€. J'ai désormais 2 jeux de tubes donc. Les tubes se bricolent assez facilement avec un étau / un tournevis / une scie à métaux. En pratique il suffit de les raccourcir de 80mm pour passer la maxbright. A gauche les tubes raccourcis et remontés : On profite ainsi du maximum du coulant 31,75 avec les Pano 24. Voici une simulation du gain de champ sur Stellarium : AVANT / APRES Ce que ne montre pas la simulation c'est le gain de lumière. On gagne 1.7x sur la pupille de sortie. Et avec le filtre OIII j'ai pu faire les dentelles en banlieue Parisienne. Je suis en bordure de zone rouge (entre paris et Chartres) La petite dentelle occupe tout le champ. On a un max de lumière. C'est là que ça paye vraiment. Bon évidemment c'est pas les Cévènnes. Mais les 2 dentelles sont bien là. AVANT / APRES. J'ai aussi fait la lagune avant 22h hier. c'était magnifique. Par contre trifide difficile. Peut être que l'OIII n'est pas adapté ? Si quelqu'un a l'info ? Voila le topo.
  43. 7 points
    Salut les amis, En début d'année, nous avons réalisé des acquisitions en commun avec Bruno Bourgeois et Bernard Michaud (@Litobrit) sur les nébuleuses NGC 3576 et NGC 3603 dans la constellation de la Carène, plus connues dans leur ensemble comme la nébuleuse de la "statue de la Liberté", avec les télescopes de 500mm de Chilescope, en remote au Chili. J'ai mis du temps à traiter ces images (Bruno et Bernard sont beaucoup plus rapides que moi !! ) et je viens seulement de finir le traitement HOO après le SHO il y a quelques mois... et je m'aperçois que je n'avais pas partagé avec vous la version SHO ! Du coup, 2 images pour le prix d'une, avec les versions SHO et HOO de cette magnifique nébuleuse ! Un peu moins de 14h de pose en SHO (24 x 1200s en Ha, 24 x 600s en OIII et 11 x 600s en SII, tout en bin1), mais un beau signal et surtout pas mal de jolis détails dans les nébulosités obscures... Je vous recommande évidemment de regarder les versions "full" pour pouvoir avoir le maximum de détails ! La version SHO : La full : La version HOO : La full : Setup : Newton ASA 500mm f/3,6 FLI Proline 16803 Ha 3nm Astrodon : 24 x 1200s bin1 OIII : 3nm Astrodon : 24 x 600s bin1 SII : 3 nm Astrodon : 11 x 600s bin1 Pixinsight & PS J'espère qu'elles vous plairont ! Pour ma part j'ai eu beaucoup de plaisir à collaborer avec Bruno et Bernard et tout autant à traiter ces images ! JB
  44. 7 points
    Bonjour Un souvenir de la nuit de samedi 7 septembre. Fait à l oeil nu sur papier blanc et HB Puis inversion sous ps. Le vent puis la pluie on eu raison de la fin de soirée. Voili voilu Laurent
  45. 7 points
    Bonjour, Voici une image de la nébuleuse NGC 7822 dans la constellation de Céphée. l'image est en SHO : 25 poses en H, 11 poses en S, 11 poses en O, toutes les poses sont de 15 minutes en binnig 1 x1. l'optique est une TEC 140,llll caméra moravian G4 16000. acquisitions Maxpilote, traitement PX et PHP. L'image du champ complet réduite à 1200px : Version full à la taille d'acquisition: http://astro.equinoxe.free.fr/images/images_constelations/cephee/NGC_7822_tec_full_v2.jpg Jean-Claude Mario.
  46. 7 points
    Bonjour Le club d’Antony http://www.astroantony.com dans les Hauts de Seine est heureux de partager cette image réalisée par Marc, un de nos membres. Il s’agit de SH2-129 + OU4 dans la constellation de Céphée. Texte de l’auteur : Sh2-129, également connue sous le nom de nébuleuse de la chauve-souris en vol (Flying Bat Nebula4), est une nébuleuse en émission de type région HII située à environ 1 300 années-lumière (al) de la Terre. On peut distinguer à travers la nébuleuse une autre nébuleuse, Ou4, située à une distance d'environ 2 300 al. découverte par Nicolas Outters. Récit de la découverte : http://outters.fr/wp/wp-content/uploads/2015/12/decouverte-OU4.pdf Comme je vous le disais, un très GROS défi que je me suis lancé, car cette cible (surtout OU4) est très très peu lumineuse et elle demande beaucoup mais beaucoup de temps pour pouvoir la voir. J'ai pas mal hésité à la faire car je savais que j'allais manquer de temps pour la faire, mais l'envie l'a emporté sur la raison Donc en tout 5 nuits passé dessus, 2 nuits (20/07 et 24/07) pour le Ha dans les Alpes aux Arcs et 3 nuits (29/07, 30/07 et 01/08) en Haute-Loire pour le OIII. Au total, 8h00 pour le Ha et 16h00 sur le OIII, donc 24h00 pour une photo, j'ai complètement explosé mon record de temps passé pour une photo . Malgré les 16h00 pour le OIII, il faudrait au moins doubler ce temps de pose. Le top serait une 40ène d'heure pour le OIII avec un filtre encore plus sélectif que le miens (Baader OIII 8,5 nm)... Je pense du coup changer mes filtres SHO dans un futur plus ou moins proche pour des 3 ou 5 nm... Les conditions n’étaient pas trop mal malgré la lune bien présente dans les Alpes et parfaite au Auvergne ou c'était la semaine sans lune. Du coup mes poses se sont décomposées de cette manière: ACQUISITION: Alpes: pose unitaire de 10 min Ha : 48x600s bin1 le SQM aux Arcs était dans les 20.90 Il y a pas mal de pollution lumineuse avec Bourg-Saint-Maurice + les 3 stations des Arcs. Coté guidage, ciel à 1600m calme sur les deux nuits. Auvergne où le ciel est top, j'ai donc fait des poses unitaire de 20 min ! J'ai regardé pas mal de personnes qui avaient fait cette cible, et tous faisaient des très longue poses, j'ai compris pourquoi après... donc j'ai fait comme eux... OIII : 50x1200s bin1 J'avais un SQM de 21.58 alors que j'étais au abord du village ou j'avais deux lampadaires pas loin et la lumière du village. Pas de gros problème coté autoguidage non plus, je suis à 1000m en Haute-Loire. TRAITEMENT: Traitement vraiment pas évident pour faire ressortir le poulpe. J'ai dû le forcer à cause du manque de poses, donc pas mal de bruit et j'ai sacrifié les étoiles. Je ferai plus tard aussi les étoiles en RVB car ça vaut le coup. SETUP: Instrument : Takahashi FSQ-85EDX Imageur : Atik ONE 6.0 Monture : Avalon Instruments M-Zero Instrument de guidage : Takahashi FSQ-85EDX Caméra de guidage : Atik GP mono Réducteur/correcteur de focale : Takahashi Reducer 0.73x Logiciels : PixInsight et photoshop Filtres : Baader Ha 7nm 1.25", Baader OIII 8,5nm 1.25" Accessoires : Atik OAG L'IMAGE V2 L'IMAGE V1: Les images suivantes sont des COPIES D'ECRAN Brute Ha 10mn Brute OIII 20mn Empilement des HA Empilement des OIII Empilement Ha traité Empilement des OIII traité @+ Steph (@Astrotech)
  47. 7 points
    Le contenu de ce débat n'aidant pas à aller de l'avant, On Ferme. Seule l'Administration tranchera sur les modifications et évolutions des sections dédiées au "VA". La Modération.
  48. 7 points
    Bonjour, Voici mes premiers dessins réalisés avec le LB 400 lors des NAT 2019, ou nous avons pu bénéficier de 3 superbes nuits d'observation consécutives. La technique est identique pour l'ensemble des dessins, Canson noir format A4, dessin en positif avec crayons blancs ou craie rouge (soleil). A la maison: scan, uniformisation du fond pour enlever les poussières, reprise des étoiles pour les rendre bien ponctuelles. Jeudi soir: une soirée très humide, les sèches cheveux ont été régulièrement sollicités .La supernova dans NGC 5353, très vite trouvée au T400, un collègue à réussi à la retrouver le lendemain dans son T250, en plus de la SN, le champ avec ces 4 galaxies est très sympa à observer. et dessiner. Vendredi matin: une petit détour par le soleil qui nous montrait de belles protubérances, dessin derrière une PST d'un participant, j'ai retravaillé le dessin pour donner l'effet de la vision dans un coronographe ( idée suggerée par Fred Burgeot) Vendredi soir: la meilleure nuit au niveau qualité du ciel. M82, un grand classique que je n'avais jamais eu l'occasion de dessiner, dans le 400, la masse de détail est riche et une heure de dessin ont été nécessaire sachant qu'il y a certainement des structures qui mériterait plus de détails (G= x280) Samedi soir, dessin de la galaxie de la baleine (+ baleineau) et du club de golf, beaucoup de détails également dans la baleine (G= x 280), pas mal de temps passer à positionner les étoiles mais c'est assez fidèle à ce que j'ai pu comparer en photo. Juste un regret: Jupiter n'a pas été dessiné alors quelle nous a aussi offert de belles images, notamment la première nuit avec des couleurs très atypiques ( cappuccino dégradé, + bande violette), la tache rouge diminue et une bande blanche y apparaît. Bon, un dessin par nuit ce n'est pas hyper productif, mais je voulais aussi me garder du temps pour pointer nombre d'objets qui seront l'objet de crayonnages futurs 😉
  49. 7 points
    TUTORIAL pour le traitement complet d'une image APN avec les scripts SIRIL et PHOTOSHOP Mise à jour du 6 juin 2019 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.9.11. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (avec un focus sur le Sony A7S). Je ne prétends pas que ce tuto est le meilleur, je ne prétends pas être un cador en traitement, c'est ma petite cuisine, qui me permet d'être satisfait du résultat après moult tâtonnements Cette cuisine c'est pas de la gastronomie 3 étoiles, mais c'est pas non plus le Kebab ou le Big Mac du coin. On va dire que c'est ma cuisine au beurre de Normandie à moi ! Bien évidemment ya mieux, bien évidemment certains vont y trouver à redire, n'hésitez pas, si ya plus simple et plus efficace, je suis preneur. Ce tutoriel vous permettra : de pré-traiter vos images APN avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts de réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) de réaliser un second traitement un peu plus poussé sous Photoshop afin de faire sortir les tripes à votre image finale, ceci grâce aux scripts Astronomy Tools et Troy's Astro Logiciels nécessaires : SiriL 0.9.11-64 bits pour Windows à télécharger ici : https://free-astro.org/download/Install_SiriL_0_9_11_64bits_EN-FR.exe Un Photoshop quelconque, valable depuis CS2 (qu'on peut trouver gratuitement et légalement sur le web) jusqu'aux dernières versions CC en date. Ici j'utilise CS5 qui n'est plus tout récent mais qui fait bien le boulot. les scripts Astr0n0my T00ls pour Photoshop : https://www.prodigitalsoftware.com/Astronomy_Tools_For_Full_Version.html (oui je sais c'est payant, donc soit vous payez 20$ pour l'avoir légalement, soit vous êtes débrouillards et au-dessus des lois et vous saurez le trouver ) les scripts Troy's Astro Actions pour Photoshop : http://troypiggo.blogspot.com/2010/11/troys-astro-actions.html Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands Très bon tutos vidéo sur Siril : https://www.youtube.com/channel/UCL6_FyoBsia3FlnfdSDA0CA IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller avant d'installer la 0.9.11, puis suivre à la lettre les recommandations du message d'avertissement qui s'affiche à la fin de l'installation de SiriL 0.9.11. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL, la réponse se trouve au point 1. Pour installer les 2 scripts Photoshop ci-dessus, téléchargez les fichiers .ATN correspondants et double-cliquez dessus. Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM_D_UTILISATEUR\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. Si vous êtes sous Linux... ben vous êtes sous Linux et vous savez déjà vous débrouiller non ? Donc logiquement ce tuto ne va pas vous apprendre grand-chose Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, et donc ce qu'on appelle des RAW (fichiers .ARW sur Sony, .CR2 sur Canon, etc...), un nombre certain (entre 20 et 100) d'images de DARK (toujours des RAW, toujours prises dans le noir absolu mais cette fois au même temps de pose que les brutes, par exemple 30s, et au même ISO que les brutes), quelques (une vingtaine me suffit amplement) images de FLAT (toujours des RAW, cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO le plus faible possible idéalement), L'histogramme de ces images doit se situer environ aux 2/3 du maximum, à vérifier directement en visualisant l'histogramme de l'image après la prise de vue, un certain nombre (entre 30 et 100) d'images d'OFFSET (toujours des RAW, cette fois prises dans le noir absolu et d'un temps de pose le plus court possible, par exemple 1/8000s au même ISO que les FLATS), Attention, si vous lancez le script sans flat ni dark, assurez-vous alors de faire vos Offsets au même ISO que les brutes. Dans mon exemple ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 530mm de focale (F/5) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes une lunette-guide de 60mm munie d'un autoguideur autonome un APN Sony A7S, réglé sur 3200 ISO et 30 secondes de pose unitaire et obtenu : 62 images brutes des nébuleuses M8 et M20 (avec Saturne à gauche, le tout sous une assez forte pollution lumineuse) 21 darks de 30s à 3200 ISO 25 flats à 3200 ISO (je les ai faites au même ISO que les brutes mais c'est pas forcément le mieux) 28 offsets à 3200 ISO (au même ISO que les FLATS) Voici pour information une image brute de 30s à 3200 ISO, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Déposez vos images dans les dossiers correspondants : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Pour le A7S : Cliquez sur le menu Scripts puis choisissez le script Pre-traitement_APN_AvecDrizzle_AvecCorrectionCosmetique. Nota : pour le A7S j'utilise systématiquement l'option Drizzle qui va artificiellement augmenter la taille de l'image d'un facteur 4 (l'image sera 2x plus grande en largeur et 2x en hauteur). Cette option est bien utile pour les petites focales car les pixels du A7S sont très gros (presque 9µ) et on obtiendra alors une meilleure résolution. Cette option est néanmoins très gourmande en ressources et bien plus lente que le pré-traitement classique. Pour les autres APN : vous pouvez tester avec et sans Drizzle pour vous faire une idée de son apport. Nota : La correction cosmétique permet de supprimer les pixels défectueux dans l'image. Commentaire de Cyril à ce sujet : "Cette correction cosmétique là, celle rajoutée dans certains scripts, n'utilise pas le master dark pour trouver les pixels déviants. Elle fait une détection automatique à partir des statistiques de l'image." Le script est lancé... On peut alors au choix : moins de 100 brutes : rester devant l'écran, ouvrir son navigateur préféré, et mater quelques vidéos de Jackie & Michel avec un rouleau de Sopalin à portée de main de 100 à 300 brutes : aller manger un morceau et boire un coup, regarder un épisode de Battlestar Galactica, ou honorer Madame (si pas de migraine) plus de 300 brutes : aller se coucher, et attendre le lendemain matin pour la suite Nan je déconne !!! En réalité, tout va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 42Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement APN Sony A7S de 12Mpixels avec Drizzle et correction cosmétique, pour pré-traiter, aligner et empiler les 62 images avec 21 darks, 25 flats et 28 offsets, il aura fallu très exactement 11 minutes et 46 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Fichier puis Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans les 2 fenêtres de visualisation (N&B à gauche et couleur RVB à droite). Bah quoi ???? Je vois rien, c'est quoi c'te binz ???? Calme, calme, pas taper... C'est normal car le mode d'affichage est en linéaire Dans la fenêtre de visualisation N&B, en bas de l'écran, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Si l'image est toute verte comme ci-dessus, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit Ah j'oubliais, pour toi là, le petit au fond à droite, oui toi là qui a lâché le tuto au niveau de Jackie & Michel... Bah tu peux arrêter hein, ya plus de Sopalin ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans l'image N&B à l'aide de la souris afin de conserver la partie intéressante de l'image. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : L'image n'a alors plus de bord disgracieux : On va supprimer le gradient de l'image... Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. Cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur les carrés se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : A gauche l'image avant l'extraction du gradient, à droite, après : On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 apporte une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Etalonnage des couleurs, puis sur Etalonnage des couleurs par photométrie : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous. Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Entrez la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Entrez la taille des pixels. Cliquez sur Valider : SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image et s'en servir pour ajuster les couleurs : A gauche, avant l'ajustement des couleurs, à droite après : On règle l'histogramme de l'image... Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur l'icône Histogramme comme ci-dessous : Important : positionnez le curseur du haut au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur l'engrenage puis vérifiez que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite. Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir. Commentaire de Cyril à ce sujet : "L'engrenage faut faire attention. Il peut y avoir plus de 10% de pixels clippés parfois avec cet outil. Il peut te calculer un truc ou tu auras une perte terrible. Et ça, c'est balo." Commentaire de Cyril à ce sujet : "C'est pour ça que moi je le fais à la main. Je joue avec les curseurs et je zoom (le bouton +), puis je rejoue avec les curseurs de façon plus précise et je rezoom, etc .... " Vous devriez maintenant visualiser une image identique à celle obtenue en auto-ajustement. Maintenant vous pouvez jouer sur les curseurs Basses lumières (le cercle) et Tons moyens (le triangle) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières. Vous pouvez zoomer sur le graphe avec les icônes + et - : Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sélectionnez Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image. A gauche, avant, à droite, après : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur. A gauche, avant, à droite, après : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cette fonction, associée au Drizzle, me donne de très bons résultats, enfin je trouve Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le curseur autour de 0.8 (j'ai bêtement appliqué les tutos et ils disent que c'est une bonne valeur ça vous va comme explication ?) : Cliquez sur Appliquer et observez le résultat (le traitement peut prendre une petite minute). A gauche, avant, à droite, après : Fermez la fenêtre de déconvolution. Et enfin on va sauvegarder notre image en TIF... Cliquez sur Fichier puis sur Enregistrer sous... : Choisissez TIFF et donnez un nom à votre image : Gardez les valeurs par défaut (16 bits-entier non signé, aucune compression), puis cliquez sur Enregistrer : Voilà, le traitement sous Siril est terminé, on a déjà une première image TIF sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. La suite consistera maintenant à lui sortir les tripes Dans la suite du tuto, on passera à la finalisation sous photoshop ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonsoir à tous, nous revoici pour la suite de notre traitement d'image ! Cette fois-ci nous allons voir comment peaufiner notre image pour en tirer la substantifique moelle On ouvre notre image dans Photoshop... Lancez votre Photoshop favori et ouvrez l'image TIF précédemment enregistrée (dans le dossier \Images) : Passons tout de suite aux scripts Astronomy Tools... Pour afficher les scripts, selon votre version de Photoshop, ça doit se passer dans Fenêtre, puis soit Scripts, soit Actions : Sélectionnez le script Increase Star Color (Augmenter la couleur des étoiles) puis cliquez sur le bouton Play pour exécuter le script : Le script va s'exécuter (ça prend un peu de temps selon le script) et vous rendre la main : Vous avez compris le principe des scripts ? Alors j'enchaîne cette fois avec Make Stars smaller (réduction d'étoiles) : J'enchaîne ensuite avec Local Contrast Enhancement (amélioration du contraste) : Notez cette fois une subtilité : je trouve personnellement que ce script donne généralement des résultats un peu trop forts (de même que le script suivant). Dans ce cas il est possible d'annuler le script précédemment joué en lançant le script : ...As Layer Underneath : On se retrouve alors avec 2 calques : l'image avant le script de Contraste et l'image après le script. Et il est possible alors de jouer sur la puissance du script Local Contrast Enhancement, comme ceci : sélectionnez le calque Before Action Ajustez le curseur d'opacité (dans mon cas 30% me donne une bonne valeur) : cliquez ensuite sur Calque puis sur Aplatir l'image : On réalise la même opération pour le script suivant : Lighten Only DSO and Dimmer Stars : Lancez le script Lighten Only DSO and Dimmer Stars Lancez le script ...As Layer Underneath Jouez sur le curseur d'opacité, cette fois vers 70% Cliquez sur Calque puis sur Aplatir l'image : Exécutez maintenant les scripts suivants : Fade Sharpen To Mostly Lighten Space Noise Reduction Passons cette fois au script Troy's Astro Action Tools... Ici je trouve qu'un seul script est utile, mais bien utile : Separate Stars and Sky Ce script va séparer en 2 calques disctincts les étoiles et les nébulosités, ce qui va nous permettre un traitement sur ces dernières sans affecter la tronche des étoiles Exécutez donc ce fameux script Separate Stars and Sky : Attention ce script a un petit bug au lancement, il affiche un message d'erreur sans incidence sur la suite. Cliquez sur Continuer et le script devrait se dérouler ensuite correctement : Vous allez alors vous retrouver avec 3 calques : Stars (les étoiles) Starless (les nébulosités) Base (le calque d'origine) Sélectionnez le calque Starless et décochez (en cliquant sur l’œil) les 2 autres calques : Observez l'image. Il ne reste que les nébuleuses et c'est sur elles qu'on va appliquer un filtre de netteté : On a le choix entre plusieurs filtre de renforcement, mais personnellement je n'aime pas trop le Netteté optimisée qui a tendance à rajouter du bruit. Cliquez sur Filtre, puis Renforcement, puis sur Plus net : Et une seconde fois sur Plus net : Recochez le calque Stars : Et cliquez sur le menu Calque puis Aplatir l'image. Le calque Base sera alors supprimé puisqu'il ne sert plus à rien. On va maintenant redimensionner l'image à sa taille finale... Souvenez-vous, au tout début de notre tuto, on a coché le fameux Drizzle qui a augmenté la taille de l'image. Il est temps enfin de réduire l'image, et c'est là que nous allons bénéficier des améliorations que nous avons fait dessus. En réduisant l'image, on verra moins le bruit et les imperfections qui étaient visibles sur l'image Drizzlée (j'invente des mots ). Cliquez sur Image puis sur Taille de l'image... : Personnellement avec le A7S je repasse l'image en format 4k, soit 3840 pixels de largeur : On va terminer avec une petite saturation... Cliquez sur Image, Réglages, puis Vibrance... : Déplacez les curseurs vers +20 en vibrance et +15 en saturation : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- C'est fini !!! Voilà, je crois que j'ai fait le tour. Il resterait bien des choses à faire, mais je vais m'arrêter là, pour le reste il existe énormément de tutos sur le web pour aller encore plus loin dans le traitement... Il vous reste à sauvegarder votre image en jpg pour la publier éventuellement. Sinon gardez-là en TIF. Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute : Et l'image finale, empilement de 62 brutes. Pas trop mal pour seulement 30 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini, j'espère que ce tuto vous servira N'hésitez pas à commenter, critiquer, je suis ouvert ! Colmic
  50. 7 points
    C'était très dur de retourner au boulot ce matin (peu de sommeil, entre les nuits belles et les journées à papoter et faire du solaire ce qui ne laissait pas de place pour la sieste) mais c'est bon signe Quel plaisir de retrouver les copains des NAT, dommage de ne pas avoir eu plus de temps pour causer avec tous. Chouette dessin lunaire, Nico ! Au niveau "production", juste deux dessins d'une protu du 1er juin, d'abord à 9h40 TU puis à 15h10 TU. Je les mets ici. Matos du club : Coronado SM60 sur Taka FS78 à 105X. Ah aussi, beaucoup d'eau, c'était le cagnard... Technique de dessin : graphite sur papier blanc puis inversion/colorisation numériques. Masquage de la surface façon coronographe. Vive les NAT ! Fred.
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