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  1. AstroNOTE-Guillaume

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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 05/19/26 dans toutes les zones

  1. Bonjour à tous, Pascal Le Du m'a contacté ce matin afin de me dire que l'objet portera le nom de LMoBoTo 1. Comme je le disais cette découverte n'aurai pas été possible sans la participation de Michael Bouyer et Eric Tombarel avec qui je partage le télescope au Chili, Sans eux pas de télescope là bas tout simplement. Même si c'est moi qui me suis intéressé de plus prêt à cette nébuleuse et que probablement nous serions passé à côté si je n'avais pas regarder, le nom de l'objet portera nos 3 noms c'est normal. Donc il semblerait que ce soit une belle découverte , nébuleuse planétaire probable et de belle taille d'autant plus.
    17 points
  2. Bonjour à tous. Utilisateur d'un trépieds Berlebach Uni 24 depuis le passage à une monture azimutale pour ma lunette, je trouvais ce trépieds trop imposant même s'il est d'une qualité remarquable. Ayant quelques trésors dans mes caisses à bric à brac et voulant essayer d'usiner de l'aluminium avec une defonceuse, je me suis lancé. L'inventaire comporte une plaque d'aluminium (nuance inconnue) de 25mm d'épaisseur récupérée dans une benne de chantier, moulte chutes de tiges d'alu, de la tige filetée inox, une traverse de palette en frêne et des restes de chevrons en chêne. La quincaillerie (inserts et boutons moletée ont été achetés 25 € au total. Ça aura été les seuls frais. L'objectif est de faire un trépieds de petite taille mais bien stable. Le sac de la lunette faisant 60 cm, je pars sur un total plié de 70cm. Il viendra sur le sac pour le transport. Je débute par la plateforme en alu. usinage à la défonceuse avec bague de copiage, gabarit et fraise à bois de 8mm. Un essai à été fait dans un coin pour pour vérifier les épaisseurs de passe. Je ferai des passes de 1mm. C'est long mais ça va tout seul ! Un fois la plateforme sortie, place au bouton de serrage de la monture, ici un vis M10 dont j'ai retiré quelques filets afin de la rendre imperdable. La défonce à été faite sur les deux face pour la différence de de diamètre, puis perçage, taraudage et finition. N'ayant pas de tour, je monte les éléments à tourner sur une visseuse et me débrouille avec limes, papier de verre... C'est un peu rock'n'roll et les tolérances ne sont pas celles de la NASA mais ça fonctionne bien. Place ensuite à la boiserie. Comme je n'ai pas suffisamment de frêne pour tous faire, le montant central sera en chêne. Dégauchissage, débit, rabotage pour calibrer, usinage à la défonceuse montée sous table et ponçage. Une butée en tige alu de diamètre 6mm est installée. Ensuite viens là pose des inserts pour les pointes et le façonnage de ces dernières à la visseuse. Je viens frotter la tige filetée en rotation sur une meuleuse en marche. Ca va assez vite. Il y a en revanche besoin d'une bonne stabilité. Les filets ont été copieusement garnis de téflon pour faire office de frein filet et permettre un démontage pas trop compliqué en cas de besoin. Je termine par les ferrures de maintient faites en plat aluminium de récup' avec la mise en place d'écrous à sertir pour le serrage des pieds. J'ai inséré une vis à tête plate dans le trou du montant de chaque pied pour faire appuis à la vis de serrage. Et voilà le resultat. Niveau encombrement, je suis totalement satisfait. Je ne l'ai pas encore pesé mais je pense être assez loin des 9 kg du Berlebach et je gagne 30 cm en longueur. Ce sera parfait pour porter ma ma petite 600. Au niveau vibration, l'amorti est top, environ 1 seconde pour arrêter les vibrations. Bonne soirée à tous et bon ciel. Prise ce soir avec lunette apo 91-600, téléphone samsung s9 sur oculaire ES 8.8 mm 82°. Bon ciel. Adrien
    14 points
  3. Ce fut long, bien plus que ce que j'avais espéré et prévu, mais pas mal d'événements extérieurs ont fait que je n'ai pas pu consacrer tout le temps que j'aurais voulu pour faire avancer ce projet. Du coup, 6 ans après avoir commencé (!), voici enfin mon nouveau Dobson de 600mm terminé. Je ne vais pas revenir sur tous les détails de choix de conception (sauf en ce qui concerne la motorisation), je mets quelques photos en vrac... Quelques mots sur le rocker: il 'agit d'une construction composite (multipli + XPS) pour le fond (épaisseur totale 40mm) et les haches (36mm) avec des renforts où c'est nécessaire (p.ex, pour l'axe de rotation AZ ou la fixation des moteurs). C'est plus de travail que du plein, mais le gain en poids est considérable, ça vaut la peine. Pour la motorisation, j'ai finallement opté pour un Teenastra, ça m'a l'air de fonctionner assez bien. La double commande (Tablette + raquette) est vraiment bien faite, avec un logique très ergonomique pour l'utilisateur (je fais la configuration, l'alignement et les goto depuis l'app, et j'utilise les boutons de la raquette pour le centrage et la navigation fine). J'ai opté pour une transmission par courroie plutôt que par friction, ça évite les glissements, mais ça empêche de passer en configuration manuelle facilement. En ALT, le moteur entraîne une courroie qui est solidaire d'un des tourillons, et en AZ, la courroie vient faire le tour de la base en se logeant dans une rainure. Les encodeurs m'ont été utiles pour déterminer les rapports de réduction, mais je ne sais pas si je vais les utiliser en pratique, faudra voir... Il y a un réducteur planétaire 1:20 (ali) à la sortie du moteur, puis la réduction due à la transmission par courroie, ce qui amène des facteurs de réduction totaux de 649 (AZ) et 798 (ALT). Et si c'était à refaire? je le referait! ...mais en revoyant un certain nombre de points: - La fixation des tubes du serrurier avec ces boules prises en étau est trop compliquée, ça m'a donné beaucoup de travail pour pas grand chose... - J'abandonnerais la solution du fagot de tubes, c'est contraignant et ça n'apporte rien! 4 paires indépendantes seraient beaucoup plus pratiques. - Je tenterais une transmission alternative débrayable, même si je n'ai pas trouvé de solution qui me convienne pour le moment. - J'intégrerais le roulage pour le transport plus tôt dans la réflexion. Là, j'ai bricolé un truc après coup, ça marche, mais ce n'est pas très élégant... - Je ferais (encore plus) attention aux équerrages. Sur une structure de cette taille, un tout petit degré d'erreur sur l'angle au départ se traduit vite en mm à l'autre bout. Ce que je ne changerais pas: - Le design général "traditionnel" un peu carré - Le TeenAstro pour la motorisation - La construction composite des anneaux de la cage secondaire et du rocker - Le SIPS intégré
    12 points
  4. Bonjour à tous 🫡 Je partage avec vous la seconde image faite avec l'Askar 50P prise cette nuit. Il s'agit du complexe nuageux Rho Ophiuchi, l'une des régions de formation d'étoiles les plus proches de notre système solaire. Le matériel employé : Askar 50P (190mm F3.8) ZWO ASI2600MC Pro ZWO EAF SW Wave 150I le tout piloté par un ASIAir Plus La photo : 110 lights de 120s gain 110 à -10°c 60 bias de 10ms gain 0 à -10°c 30 darks de 120s gain 110 à -10°c 30 flats de 20ms gain 0 à -10°c Le traitement de l'image a été effectué sous Pixinsight. N'hésitez pas à commenter Bon ciel à tous ! Rho Ophiuchi Cloud Complex
    12 points
  5. M45 (Les Pléiades) – Révision avec PixInsight 1.9.4 Lien haute résolution (45 MP, zoomable à la souris) : https://lucnix.be/picture.php?/279824/category/Astronomy#zoom Vos avis sur le traitement m’intéresse, voir si je vais dans la bonne direction Notes de traitement dans Pixinsight : Les nouveaux algorithmes, scripts et modules de PixInsight sont d'une qualité vraiment impressionnante. Bien que mon expérience personnelle continue d'évoluer, je constate une véritable finesse dans cette image que je n'atteignais pas auparavant, et ce d'autant plus que je travaille avec un APN non refroidi. La suite RC Astro (avec BlurXTerminator et NoiseXTerminator) continue bien sûr de faire des miracles. Mais ce sont surtout les nouveaux outils de PixInsight qui changent la donne : L'étalonnage des couleurs : L'outil SpectrophotometricColorCalibration (SPCC) tient compte des courbes de transmission du capteur et du filtre pour étalonner la couleur des étoiles avec une grande précision, en se basant sur des catalogues photométriques de référence. Le fond de ciel : Le retrait de gradient assisté par MultiscaleGradientCorrection nettoie l'image avec une efficacité redoutable tout en évitant de supprimer les faibles nébulosités (IFN). La montée d'histogramme : Enfin, l'étirement avec MultiscaleAdaptiveStretch permet d'aller chercher les toutes petites nuances dans les voiles de poussière, sans pour autant brûler le cœur brillant des étoiles. Matériel et Acquisition : Télescope : Lunette Skywatcher Esprit 120ED Monture : Wave 150i Imageur : Nikon Z7 dé-filtré et re-filtré EOS for Astro (capteur couleur non refroidi) Filtre : IDAS LPS-P3 Guidage : Lunette TS Apo 60/360 mm avec caméra ZWO ASI290MM Mini Accessoires : ASIAIR Plus, ZWO EAF Temps de pose : 50 x 360 s (soit 5 heures d'intégration totale) Localisation : Hamois, Belgique (Ciel Bortle 4,5) Logiciels (sous Linux) : PixInsight 1.9.4, darktable, GIMP
    12 points
  6. Bonjour à tous, Certain d'entre vous on peut-être suivi ma petite aventure de la découverte d'une petite nébuleuse planétaire inconnu qui sera ajouter au catalogue des candidates et sera étudier afin de valider le type d'objet par spectro. Si ça vous intéresse c'est dans ce fil : Quoi qu'il en soit je voulais maintenant vous partager l'image grand champ qui a mené à tout ça. Pour rappel le télescope est une SQA130 qui se trouve en REMOTE au Chili afin de pouvoir imager des choses impossible chez nous et de profiter d'un ciel d'exception. La cible est une nébuleuse des Sirènes SNR296.5+10.0 en grand champ avec la caméra FF mise derrière la SQA le montage à été fait avec une image RVB + H/O afin de révéler les petites nébulosité de poussière qui sont invisible dans une images HOO classique, il y a donc un mix RVBHOO et les étoiles RVB par dessus les temps de poses sont comme suit: Antlia 3nm H-alpha 2": 125×600,″(20h 50′) Antlia 3nm Oxygen III 2": 130×600,″(21h 40′) Antlia Blue 2": 62×300,″(5h 10′) Antlia Green 2": 70×300,″(5h 50′) Antlia Red 2": 67×300,″(5h 35′) Total de 59h et 5min Bon Ciel J'espère qu'elle vous plaira la full ici: https://www.astrobin.com/jptl1t/C/
    9 points
  7. Dans la même nuit que M92 La classique M13 et ses IC et NGC environnantes 99x60s ONTC 200/930 + train optique en signature Filtre Clear
    7 points
  8. Une cible jamais faite : M92 136x60s ONTC 200/930 + train optique en signature Filtre Clear Il y a du monde dans le FDC et quelques quasars à plusieurs Milliards d'al si on en croit GalaxyAnnotations Je ne sais pas si c'est du moutonnement dans certaines zones du FDC, je pencherai plus pour des IFN (peu visibles en 2h) J'ai peut-être un peu poussé sur le DenoiseX Content du rendu de M92 et des couleurs
    7 points
  9. bonjour à tous, direction la constellation de la Vierge en ce 21 Mars vers ce magnifique couple de galaxies en interaction et son voisinage C8 + réducteur 0.5 optec + filtres LRVB astronomik + atik460ex sur Ragdoll 17 Pro autoguidage en // avec Evoguide 50ED et zwo178mm avec glasspath x1.7 acquisitions NINA L : 23 x 300s en binning 1x1 RVB : 7 x 180s en binning 2x2 prétraitement imageviewCA, Siril traitements Siril, photoshop , Setiastro suite, SCUNET A la taille d'acquisition, recadrée annotation script siril : a+ stéphane
    6 points
  10. Merci à tous pour vos remarques. Suite aux conseils d' @astroCH, @Gabrielmillou et de @gadac voici une Version 2 : J'ai retiré les étoiles avec StarX, un ptit coup de SCNR, ajustement des courbes avec CurveTransformation pour assombrir le fond de ciel, augmenter le contraste et donner un peu plus de peps aux couleurs et pour finir Pixelmath pour réassembler la starless et le masque d'étoiles. Que pensez-vous de cette version?
    6 points
  11. C'est encore moi... Bon, je dépile cette nébuleuse sombre du 16/09/25, faite avec la minicam8 à 730mm (attente du retour SAV de la 26M...). Il s'agit de LDN 1355 dans Cassiopée. 4h30 de L et 45' R/G/B pour cette image qui mérite je pense 8h de L, mais bon... Idem pour le champ, à faire sans doute avec davantage d'espace au cadrage, là le champ est juste. Néanmoins, cet objet est sympa, avec des zones colorées au dela de cet "escargot" Traitement Siril/Sirilic/pix/PS. A refaire, mais en attendant, la voici !
    5 points
  12. Petit montage de la nébuleuse dans les différentes longueurs d'ondes
    5 points
  13. Hello tout le monde, Pour m'occuper j'ai récemment tenté un traitement de ma nébuleuse du Croissant en essayant de me rapprocher d'un rendu RGB "vrai couleur" avec de la donnée narrowband. Voici ce que j'ai sortie: Pour rappel, la version original posté ici il y a quelque semaines: Acquisition: Monture Skywatcher Wave 150i Lunette Askar 120APO 840mm @ f/7 Caméra Touptek ATR2600M Filtres Touptek HO 36mm 29x300s de Ha et 50x300s de OIII (6h35 au total) Bortle 8 (~17.8 SQM, en région parisienne) Astrobin Clear skies! Adrick
    4 points
  14. Au contraire c'est normal, le pic de transmission rétrécit beaucoup en double stack (donc bande passante bien plus étroite), en triple il rétrécit encore mais bien moins, et plus qu'un tout petit peu en quadruple. J'avais constaté ça aussi en combinant 3 Lunt, et 2 Coronado avec 1 et 2 Lunt. Grosse activité hier au limbe, et très bon seeing, alors plein de gros plans au Soleye 300 (et double Lunt 40) 🙂
    4 points
  15. bonjour a tous, petit partage du jour avec la 228MM F8.
    4 points
  16. Hello, Voici une de mes galaxies préférées (oui je sais j'en ai plein des préférées ) . NGC 4565 ou Caldwell 38 est aussi surnommée la galaxie de l'Aiguille. C'est une vaste galaxie spirale vue par la tranche située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice à une distance d'environ 11,7 ± 4,1 Mpc (∼38,2 millions d'al). NGC 4565 a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1785. SCT Celestron C8 (203/2000) focale @ 1897mm f/d 9.3 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA L 57x90s R 24x90s G 23x90s B 14x90s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro. Une brute de 90s avec le filtre L:
    4 points
  17. Bonjour, Située dans la constellation des Chiens de Chasse, la galaxie M94 (NGC 4736) est assurément l’une des plus belles galaxies observables dans le ciel du printemps mais qui se révèle surtout en astrophotographie. M94 a été découverte l'astronome français Pierre Méchain en 1781. Apprenant la découverte de son ami, Charles Messier a déterminé sa position et l'a incluse dans son catalogue deux jours plus tard. Cette galaxie, comme plusieurs de l'amas de la Vierge, est relativement rapprochée du Groupe local et on obtient souvent une distance de Hubble très différente en raison de leur mouvement propre dans le groupe où dans l'amas où elles sont situées. La distance de 5,1 Mpc (∼16,7 millions d'al) est sans aucun doute plus près de la réalité. Contrairement à ce qu’on pourrait penser à première vue, M94 n’est pas une galaxie annulaire mais bien une galaxie spirale : sa structure spirale est bien marquée dans la zone centrale et le disque périphérique n’est en réalité que le résultat d’une lente déformation et d’une dislocation partielle des différents bras. Une étude a révélé que l'anneau stellaire externe n'est pas fermé comme on le croyait auparavant. Les observations dans les domaines de l'infrarouge moyen et de l'ultraviolet révèlent qu'il s'agit d'une structure complexe des bras spiraux. Au départ, je voulais imager M27 mais elle se lève tard et des nuages étaient censés arriver en milieu de nuit (qui ne sont jamais venus). Je me suis rabattu sur M94 et le résultat est plutôt satisfaisant pour cette galaxie à la morphologie inhabituelle. Lights : 60 poses de 300 sec avec un filtre Optolong UV-IR Cut, Setup : ONTC 200/800 + ES HRCC (focale résultante de 855) Caméra ZWO ASI585MC Pro - gain à 200 - refroidie à -10°C Monture AM5N Autoguidage avec diviseur optique et ASI120MM ASIAIR Plus Traitement avec Siril et les différents et nombreux scripts (GraXpert, Cosmic Clarity, Veralux, SyQon, etc).
    3 points
  18. Bonjour à tous, Voici IC1396 prise dans la nuit de mardi à mercredi. Cible déjà faite avec ma lunette TS80, ça change un peu Setup : Askar 135mm + ASI294MC Pro + filtre L-Ultimate Quidage lunette 30x104mm + ASI462 140x180s soit 7h Acquisition NINA Traitement SIRIL + GIMP Image HHOO avec réduction d'étoiles A+ Manuel.
    3 points
  19. Hello, Pas très original comme cible, choisie pour ce premier test sur ma Wave 150i qui remplace ma HEQ5 (après mes sueurs froides liées au bug firmware de la Wave j'ai préféré éviter un flip pour ce premier test) Ne pretez pas attention au cadrage, je n'avais pas prévu de laisser tourner toute la nuit, mais vu la stabilité du guidage des 2 premières heures j'ai opté pour... aller me coucher Franchement merci pour vos conseils sur le choix de la monture, rien a voir avec la HEQ5! Rien ne bouge, ultra stable. Guidage moyen a 0.7-0.8 cette nuit avec quelques rares passages nuageux. Peut mieux faire sans doute mais je ne cherche pas a faire du 0.2 Voici donc la baleine et sa crosse, 4h conservées pour 45 min a la poubelle (j'ai rarement eu autant de trainées de satellites ultra brillantes, plus de 30 minutes impossibles à gérer avec les reject map Siril) 82x180 sec donc sur: Wave 150i fraichement reçue Skywatcher 150P modifié Uranus-C Pro a -15°C / gain 220 / Offset 30 Guidage via OAG + Touptek 290M Filtre UV/IRCut Svbony 2'' Pilotage Stellarmate sur MiniPC Quieter 4C (en version beta, quelques soucis sur le driver PlayerOne en version standard) Stack Siril, traitement Pix (Graxpert / SPCC / BlurX / Starnet / MAS sur starless + petit LHE & Color Saturation avant rajout etoiles / NoiseX) Bon ciel a tous! Philippe
    3 points
  20. 1. Le Projet PALLADIUM (1962) : Les avions fantômes de la CIA C'est l'ancêtre direct de la manipulation radar à grande échelle. Pendant la guerre froide, la CIA voulait absolument connaître les capacités réelles des nouveaux radars soviétiques P-14 installés à Cuba. La technique : Les ingénieurs américains ont installé un système électronique à bord d'un navire de surface naviguant au large de Cuba. Ce système captait le signal émis par le radar soviétique, le manipulait en y ajoutant un léger retard et une modulation de fréquence, puis le renvoyait au radar émetteur. L'illusion : Sur les écrans des opérateurs soviétiques à Cuba, un avion invisible apparaissait soudainement, volant à une vitesse et une altitude impossibles. La CIA pouvait contrôler la taille, la vitesse et la trajectoire de cette fausse cible. Le résultat : Les Soviétiques ont mordu à l'hameçon à plusieurs reprises, envoyant des avions de chasse MiG intercepter un point radar qui, visuellement, n'existait pas. Ce projet a prouvé dès 1962 qu'on pouvait "injecter" une fausse réalité physique dans un système de défense. 2. L'Opération Mole Cricket 19 (1982) : La destruction de la Bekaa Lors de la guerre du Liban, l'armée de l'air israélienne a réalisé l'une des plus grandes opérations de déception radar de l'histoire moderne contre les batteries de missiles sol-air (SAM) syriennes fournies par l'URSS. La technique : Israël a lancé des nuées de drones leurres de fabrication américaine (les Samson et Delilah). Ces petits engins sans pilote possédaient des réflecteurs radar actifs qui modifiaient leur signature électronique pour qu'ils ressemblent, sur les écrans syriens, à d'imposants chasseurs bombardiers F-4 ou F-15. L'illusion : Les opérateurs syriens ont cru faire face à une attaque aérienne massive. Ils ont allumé tous leurs radars de ciblage et tiré la quasi-totalité de leurs missiles anti-aériens sur du vide (les drones leurres). Le résultat : Une fois les radars syriens allumés et leurs positions révélées par les tirs, les vrais chasseurs israéliens, restés dissimulés, n'ont eu qu'à suivre les émissions radar pour détruire les 19 batteries de missiles syriennes en quelques heures sans perdre un seul avion. Les Américains ont répété exactement cette stratégie en 1991 à Bagdad lors de l'opération Desert Storm avec les leurres TALD. 3. Le Projet NEMESIS (US Navy - Années 2010 / En cours) C'est le programme moderne le plus sophistiqué, et celui qui intéresse le plus les spécialistes qui étudient les observations récentes de PAN par l'US Navy (comme l'incident du Tic-Tac). La technique : NEMESIS (Netted Emulation of Multi-Element Signatures against Integrated Sensors) n'est pas un simple drone, c'est un système en réseau. Il synchronise des capacités de guerre électronique installées sur des bouées marines, des sous-marins, des navires et des drones aériens. L'illusion : Au lieu de créer un seul faux spot radar, NEMESIS peut générer un escadron ou une flotte fantôme entière, parfaitement cohérente. L'illusion est si poussée qu'elle est synchrone sur plusieurs types de capteurs différents : le même faux drone apparaîtra au même endroit sur les radars des navires, sur les sonars des sous-marins, et sur les caméras infrarouges des avions. Le résultat : Pour un pilote de chasse ou un opérateur radar, l'illusion est indiscernable de la réalité matérielle. Le système simule des trajectoires et des signatures thermiques parfaites pour saturer les capacités cognitives de l'ennemi. Le cas des filaments de plasma laser (US Navy Patent) : Récemment, la marine américaine a déclassifié un brevet décrivant un système de laser monté sur avion capable de projeter une boule de plasma dans l'air à distance. Ce plasma génère une forte chaleur et une signature radar. Officiellement, le but est de créer un "leurre thermique mobile" juste derrière un avion pour attirer et tromper les missiles à tête chercheuse infrarouge (comme les missiles thermiques). Visuellement, cela ressemble à s'y méprendre à une sphère lumineuse effectuant des mouvements calqués sur l'avion émetteur. Ces exercices et technologies documentés prouvent que la capacité des armées modernes à fabriquer de la fausse information pour les capteurs et les yeux des pilotes est une réalité opérationnelle majeure depuis plus de soixante ans. Cordialement.
    3 points
  21. bonjour a tous il y a enfin moyen de sortir le matériels, cette nuit essai sur IC1396 avec mon 200/800 et 294mc pro (filtre l'enhance) sans être exceptionnel, le ciel était correct malgré un ciel par moment légèrement voilé j'ai pu gardé 54 pose de 240s sur les 75 faites. pour le traitement, j'ai essayé un "speudo" SHO bon week-end a tous et bon ciel
    3 points
  22. Hello, Retour dans la Grande Ourse pour cette galaxie pas facile à attraper (faible et grosse étoile proche). NGC 3310 est une galaxie spirale intermédiaire située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1789. Il existe des centaines d'amas ouverts d'étoiles dans les bras de la galaxie NGC 3310. Chacun de ces amas d'étoiles représente la formation d'environ un million d'étoiles, processus qui prend moins de 100 000 ans. De plus, des centaines d'étoiles jeunes et lumineuses sont visibles dans toute la galaxie. Les étoiles bleues d'un amas deviennent plus rouges en vieillissant, car les étoiles massives épuisent rapidement leur combustible et finissent par se transformer en géante rouge. Les mesures des couleurs des amas fournissent des informations sur les températures des étoiles. Étant donné que les jeunes étoiles sont bleues et que les anciennes étoiles sont plus rouges, on peut associer la couleur d'une étoile à son âge, ce qui revient un peu à compter les anneaux d'un tronc d'arbre tombé afin de déterminer l'âge de celui-ci. Les mesures dans l'image de NGC 3310 prise par le télescope spatial Hubble ont déterminé que les amas présentent une large gamme de couleurs et donc qu'ils ont des âges allant d'environ un million à plus de cent millions d'années. Cela suggère que la phase intense de formation d'étoiles a débuté il y a plus de 100 millions d'années, mais qu'elle se poursuit. On pense que ce processus a été initié par la fusion de NGC 3310 avec une petite galaxie satellite[10]. D'autres études partagent également cette hypothèse d'une fusion avec une galaxie satellite naine. Les observations des amas de NGC 3310 pourraient faire évoluer les théories des astronomes sur les phénomènes de sursauts de formation d'étoiles. On pensait que ces sursauts se produisaient pendant de brèves périodes résultant d'événements catastrophiques comme une collision galactique. Cependant, le large éventail d'âges des amas de NGC 3310 suggère qu'une fois déclenchée, les sursauts peuvent continuer pendant un intervalle prolongé. SCT Celestron C8 (203/2000) focale @ 1897mm f/d 9.3 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA L 39x90s R 19x90s G 17x90s B 20x90s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro. Une brute de 90s avec le filtre L:
    3 points
  23. Fin septembre du 20 au 27 2025, j'ai décidé de me faire plaisir et partir en Corse en solo, plus particulièrement à Erbajolo dans le fameux gite astronomique Stelle di Corsica. J'ai mis tout mon matos dans la voiture et hop depuis Strasbourg direction Savone (6h20) puis traversée en ferry (6h) jusqu'à Bastia puis Erbajolo (1h30). Le site est magnifique, l'accueil est top un grand merci à Stéphane et aux autres astram. Le gite 4 places que j'ai eu est super rien à dire tout y est l'endroit est safe on peut laisser tourner le matos la nuit sans soucis. Le ciel vous imaginez en bortle 1-2 c'est une dinguerie. Malheureusement une grosse dégradation est venue couvrir toute l'Europe cette semaine, tout la France sous la pluie mais heureusement j'ai été que un peu impacté, 4,5 nuits claires sur 7. Mais je ne me suis pas gêné pour shooter bah voyons ! La première le Croissant sur deux nuits 115x180s (5h45) Newton Orion 203/1000 Caméra Zwo 2600MC Duo Monture AZ-EQ6. On peut voir la nébuleuse planétaire de la bulle en haut à droite qui commence à apparaitre, je la ferai un jour celle la. Subaruuuuuuu ! Même setup mais seulent 1h2, 31x120s ! La Californie et ses voisins, alors même caméra et monture mais cette fois avec un Samyang 135mm (ok la monture est surdimensionnée j'avoue lol) avec son cadre imprimé 3d pour pouvoire mettre un zwo eaf dessus, très pratique ! 70x180s (3h30). C/2025 A6 Lemmon à la 80ED au petit matin mais pas satisfait du traitement, 30x60 secondes. La suite arrive !
    3 points
  24. Bonjour, M64 (NGC 4826) est une galaxie spirale située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. M64 est aussi connue sous les noms de galaxie de l'Œil noir, de galaxie de l'Œil poché, de galaxie de l’œil démoniaque ou encore de Beauté endormie. La galaxie M64 a été découverte par l'astronome britannique Edward Pigott le 23 mars 1779, puis indépendamment par Johann Elert Bode le 4 avril de la même année. Charles Messier l'a aussi redécouverte le 1er mars 1780 et l'a inscrite à son catalogue comme M64. La galaxie M64 est relativement rapprochée du Groupe local. Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 699 ± 20 km/s, ce qui correspond à une distance de Hubble de 10,32 ± 0,78 Mpc (∼33,7 millions d'al). Sa classification sous le type « (R’)SA(r)ab pec » dans l’Atlas des galaxies de Vaucouleurs est un indice supplémentaire de la difficulté de la classer dans une catégorie simple. Il s’agit d’une galaxie spirale non barrée (SA), à structure annulaire à la fois interne (r) et externe (R), dont les bras spiraux sont étroitement enroulés (ab) et dont la forme globale est « anormale » (pec). Le terme « anormal » désigne également le caractère « floconneux » de cette galaxie. Contrairement aux galaxies spirales traditionnelles, les galaxies floconneuses ne présentent pas des bras spiraux bien marqués et symétriques, mais des bras spiraux inégaux et discontinus, difficiles à discerner. Cette image a été faite sous un premier quartier de lune et sa luminosité a été une difficulté pour avoir un fond de ciel correct. Lights : 53 poses de 300 sec avec un filtre Optolong UV-IR Cut, Setup : ONTC 200/800 avec un ES HRCC (focale résultante à 855 mm) Caméra ZWO ASI585MC Pro - gain à 200 - refroidie à -10°C Monture AM5N Autoguidage avec diviseur optique et ASI120MM ASIAIR Plus Traitement avec Siril 1.4.3 et les différents et nombreux scripts (GraXpert, Cosmic Clarity, Veralux, SyQon, etc). Comme il y a du monde autour, je vous joins aussi une astrométrie. Bon ciel! Fred
    2 points
  25. Salut tout le monde, Toujours la même configuration Lunt 40 double stack devant la FS-60Q avec IMX585 le 24 mai 2026 vers 14h41 TU: Bon ciel, Jérôme
    2 points
  26. C'est ça, Université de Grenoble. Ici à 01:17:30 https://www.france.tv/documentaires/documentaires-science/8442672-sommes-nous-seuls-dans-l-univers.html Le but est d'améliorer les télescopes au sol en masquant la lumière diffusée autour de l'étoile pour laisser apparaitre les exoplanètes. La 2600 est un élément du télescope prototype miniature. Si ça se trouve dans quelques années on fait pareil en amateur dans le jardin... avec des caméras Player One
    2 points
  27. Bonjour, 1. L'hypothèse du "Leurre Plasma" (Pas d'objet, pas de moteur) La réponse la plus probable pour beaucoup d'experts en guerre électronique est qu'il n'y a tout simplement pas d'objet physique, et donc rien à faire brûler. Les armées modernes (notamment l'US Navy avec des brevets déclassifiés récemment) développent des technologies de génération de plasma par laser. Comment ça marche : Un navire ou un avion projette deux faisceaux laser invisibles qui se croisent dans le ciel à distance. Au point de croisement, l'énergie est si intense qu'elle "allume" l'air, créant une petite bulle de plasma (de l'air ionisé). Le résultat sur les capteurs : Cette bulle de plasma réfléchit parfaitement les ondes radar et émet une signature infrarouge diffuse. En déplaçant instantanément le point de croisement des lasers, la bulle semble se déplacer à Mach 20 ou s'arrêter net. Comme c'est de l'air chauffé à distance, il n'y a aucune traînée de combustion arrière. 2. La saturation et l'artefact thermique (L'effet "Bouton de manchette") Certains analystes indépendants ont une explication beaucoup plus terre-à-terre liée à la physique des caméras infrarouges des avions de chasse. Lorsqu'une caméra FLIR filme un objet très chaud au loin (comme le réacteur d'un avion de ligne ou d'un drone conventionnel), la source de chaleur est parfois si intense qu'elle sature les pixels du capteur. L'image de l'objet "bave" et se transforme sur l'écran en une forme géométrique lisse et nette (qui ressemble à un Tic-Tac ou à une ellipse blanche ou noire selon le mode). Cette forme saturée masque complètement la vraie silhouette de l'engin et son panache d'échappement. Le pilote voit une forme blanche uniforme sans traînée, alors qu'il regarde en réalité le cœur thermique d'un moteur classique dont la traînée est devenue invisible par contraste. 3. La propulsion Magnétohydrodynamique (MHD) avancée Si l'on part du principe que l'objet est bien réel, solide, et qu'il ne s'agit pas d'un bug, alors il utilise obligatoirement une propulsion sans combustion. C'est le domaine de la MHD., mais on en est encore très loin. Et pour le PAN volant entre les éoliennes ... Les drones d'inspection (L'explication la plus fréquente) C’est aujourd'hui la cause numéro un. Pour vérifier l'usure, les impacts de foudre ou les microfissures sur les pales sans faire grimper un technicien au bout d'une corde, les exploitants utilisent des drones professionnels. Leur comportement : Ils volent de manière très géométrique, font des vols stationnaires prolongés le long des mâts et changent de direction brusquement. L'effet visuel : À la tombée de la nuit ou par temps gris, leurs lumières de position (parfois vertes, rouges ou blanches) et leurs trajectoires mécaniques entre les éoliennes ressemblent à s'y méprendre à un objet volant non identifié... Cordialement.
    2 points
  28. @gadac Merci, j'ai refais un test hier soir et nette amélioration du RMS. Par contre j'ai l'impression d'avoir été un peu trop aggressif avec les minmo a 0,25, j'ai des grands sauts dans la session, guidage a 0.5s au debut puis bascule a 1s vers 0h30 Session foirée de toute façon, la bascule en beta de stellarmate m'a viré le paramètres stop guiding when focusing Au 1er focus (j'en fais un par heure) byebye guidage Periode mesurée a 288.8s cette fois Il y a encore du boulot et besoin de conseils, j'ai jamais été aussi loin la dedans Si j'en crois l'analyse Ekos j'ai quand même des captures qui descende a des valeurs que je n'avais jamais vu jusqu'ici (0.39 par exemple sur celle ci - 0.83 pour la plus haute):
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  29. et une vue large à l'Heliostar 100 et IMX183 (cliquer pour le plein format)
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  30. Hello 🙂 Le 23 mai 2026 à 15h46 LOC. Ciel dégagé, vent léger, turbulence marquée, températures chaudes. - Lunette Héliostar 76 H-Alpha (objectif de 76 mm, focale 630 mm, F/D 8.3) - Caméra Player One Apollo 428M MAX Monochrome (pixels de 4.5 µm) --- Soleil capturé dans la longueur d'onde de l'Hydrogène alpha (656.27 nanomètre, bande passante inférieure à 0.5 angström) - Le pôle nord du Soleil est en haut à 12:00, l'axe de rotation est vertical, le sens de rotation du Soleil va de la gauche vers la droite en sens anti horaire (environ 14° par jour) - Taches solaires: activité moyenne (4 taches solaires). - Quelques protubérances et filaments (même phénomène: vus de dessus sur fond de soleil on les nomme "filaments" et lorsqu'ils sont situés sur le bord du Soleil (limbe) on les nomme "protubérances"). Un joli filament dans la moitié sud et deux belles protubérances à 04 heures et à 09 heures. - Quelques jolies zones spiculaires rayonnantes. Paramètres d'acquisition: - Acquisition avec Firecapture v2.7.15: film de 30s, à 68 FPS, exposition: 1.0 ms, gain: 191 (34%), gamma à 0. Traitements: - pré-traitement avec Autostackkert v4.0.13: film séparé en 2000 trames élémentaires, recalage et compositage des 500 meilleures trames. - post-traitement avec ImPPG v2.1.0: filtre Richardson Lucy + masque de flou. - Recolorisation et cosmétique finale avec Affinity.
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  31. Salut à tous, Je continue les expérimentations. Ici je mixe un étalon Lunt 40 ancienne génération avec un étalon double stack de la nouvelle génération. En gros je suis typiquement dans le cas d'une personne déjà équipée d'une lunette Lunt 40 qui rajoute un étalon double stack (nouvelle génération). Voici une des prises du jour pour se donner une idée du potentiel de la configuration: Bon ciel, Jérôme
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  32. Bonjour à tous, Voici un couple bien sympa à faire non loin de la Grande Ourse. En mars, j'avais fait la version rvb avec ma TSA 120 & la 2600MC et hier, j'ai pu faire 4 heures en Luminance (82 x 180s) avec la 2600MM: Nouvelle version LRVB : Ancienne version RVB :
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  33. Hello tout le monde ! 🙂 Toujours depuis mon centre ville bordelais, voici une "longue" pose de M81 et M82. Setup/prise de vue : Askar FRA400 - F/D 5.6, F = 400mm , D = 72mm ZWO ASI2600MC Duo, Gain 102 à -10° Monture Skywatcher GTI Filtre SVBony SV260 / Filtre Optolong Lextreme RGB (14h) et Ha (8h) , sub de 5 min Traitement SIRIL + PS ==> Lien pour la FULL
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  34. hophophop J'ai voulu faire M100 en Mars dernier, avec la 130 à 910 et la 26M. Une nuit de L avec environ 5h d'acquisition. Malheureusement la couleur à déconné, j'ai fait une boulette de séquence NINA Du coup, pas de couleur....mais...je l'avais faite en 2024, avec l'Askar 103 et l'Ares-C Pro (533)! Du coup, avec quelques formules magiques, hop, j'ai pu intégrer la couche couleur, et même ajouté un peu de Ha pendant la Lune (1h mais pas énorme de signal). Voici donc cette M100 remixée avec la luminance en 2026 (et autant pas ouf en terme de fwhm (environ 2.7"... ) Bref, pas la M100 du siècle, mais sauvée néanmoins.
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  35. Salut à tous, Qq nouvelles du projet du centre-est de la France avec le télescope Dobson 1m en construction. Un secondaire de bonne taille ! Et bonne masse : 3,5 kg. https://www.facebook.com/profile.php?id=61586242065872
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  36. À tous ceux qui ont campé pendant les NAT.
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  37. Partie deux ! Et encore du grand champs dans le cœur et l'âme ! Toujours au 135mm et la même caméra. 65x180s (3h15) Ma plus belle qui m'a donné du mal, pas besoin de la présenter ! M31 sur 2 nuits avec deux filtres. 80ED et seeing dégueu et toujours la 2600MC Duo. 80x180s en filtre clear et 26x300s en filtre Optolong Enhance donc en tout 6h13. Toutes les photos ont été traitées avec Pixinsight et la suite RCAstro et finitions sur Photoshop. Les photos full sont sur mon Astrobin (voir signature). Si vous voulez des photos du site et du gite faites le moi savoir !
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  38. une bonne vague de bullshit pour détourner l'attention de l'Iran. Les mecs osent sortir des archives Apollo au milieu de tout ça pour bien titiller les complotistes. C'est pathétique. Trumpesque. J'aime bien l'ovni en forme d'étoile où on voit ni plus ni moins que les figure de diffraction sur une optique à miroir avec une cible très surexposée. Quelle bande de débiles, c'est vraiment vouloir faire passer les véssies pour des lanternes. Un copain me disait qu'en FLIR comme ça, un Rafale tu le vois encore à 250 km, ... Ca en laisse des possibilités sur les trucs qu'ils ont spoté
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  39. On continue dans les AG Un que je n'avais jamais imagé M5, également connu sous le nom d'amas de la Rose (NGC 5904), est l'un des plus grands et des plus riches amas globulaires de la Voie lactée. Situé dans la constellation du Serpent, il se trouve à environ 24 500 années-lumière de la Terre et possède un diamètre d'environ 165 années-lumière. Il a été découvert par l'astronome allemand Gottfried Kirch le 5 mai 1702, puis catalogué par Charles Messier en 1764. L'amas contient plus de 100 000 étoiles (avec des estimations allant jusqu'à un million selon certaines sources) et est âgé d'environ 13 milliards d'années. Avec une magnitude apparente de 5,6 à 6,65, il est visible à l'œil nu dans des conditions exceptionnelles, mais apparaît comme une tache diffuse au télescope. Un instrument d'au moins 200 mm de diamètre est nécessaire pour résoudre individuellement les étoiles qui le composent (oui çà marche ) A noter la présence de l'étoile 5-Serpentis qui est une large binaire (On peut voir sa comparse à côté couleur orange)
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  40. Bonjour ! Allez, une galaxie en instance faite mi-avril dernier, en complément d'une autre cible. 4h30 de L et 45' R/G/B pour cette "galaxie dans l'oeuf" NGC 3521 dans le Lion, et une fwhm moyenne de 2.6" à la sortie... Traitement de la partie RGB très pénible...pour cause d'impossibilité sous pix de faire un solver...quelque soient les paramètres bricolés !!! Ca faisait un moment que cela n'était pas arrivé Bref, un LinearFit et un STF+Histo pour s'en tirer mais pas d'explication... Sinon, classique, rien de particulier en LRGB. La voici !
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  41. La propulsion Magnétohydrodynamique (MHD) fait rêver : pas de pièces mobiles, un silence théorique presque total et des vitesses hypersoniques. C'est le moteur de "l'avion du futur" dans l'imaginaire collectif. Pourtant, si vous ne voyez pas d'Airbus MHD au-dessus de votre tête, ce n'est pas à cause d'un complot, mais de barrières physiques et technologiques colossales. 1. Le défi de l'ionisation (Le carburant "invisible") Pour que la MHD fonctionne, le fluide (l'air) doit être conducteur d'électricité. Or, l'air est un excellent isolant. La solution théorique : Transformer l'air en plasma (gaz ionisé). Le problème réel : Ioniser l'air à basse altitude et basse vitesse consomme une énergie monstrueuse. On dépense souvent plus d'énergie à rendre l'air "poussable" qu'à produire la poussée elle-même. 2. Le poids des aimants (Le ratio poids/puissance) La force de Laplace (F = J \times dépend de l'intensité du champ magnétique (B). Pour obtenir une poussée significative dans un gaz peu dense comme l'air, il faut des champs magnétiques extrêmement puissants (plusieurs Teslas). Cela nécessite des aimants supraconducteurs. Le hic : Ces aimants doivent être refroidis à des températures proches du zéro absolu (-269°C) par des systèmes cryogéniques lourds et encombrants. Le poids de "moteur" devient alors supérieur à la force qu'il peut générer. 3. La "Panne" de l'air (L'effet Hall) À haute altitude, là où l'air est moins dense, un phénomène physique appelé l'effet Hall perturbe le mouvement des électrons. Au lieu de pousser l'air vers l'arrière, le courant électrique commence à faire tourbillonner les particules de côté. Cela réduit drastiquement le rendement du moteur, rendant la propulsion inefficace au moment précis où l'on en aurait le plus besoin. 4. Les nuisances périphériques Bien que "silencieuse", la MHD pose d'autres problèmes environnementaux : Ozone et Nox : L'ionisation de l'air produit des gaz toxiques et corrosifs en grandes quantités. Interférences : Les champs magnétiques massifs grilleraient l'électronique de bord et les systèmes de communication au sol sans un blindage extrêmement lourd. État actuel des recherches Le domaine n'est pas mort, mais il a changé de cible : Entrée atmosphérique : On étudie la MHD pour freiner les capsules spatiales lors de leur retour sur Terre (là où le plasma est "gratuit" à cause de la chaleur de friction). Contrôle d'écoulement : Utiliser de petits actuateurs MHD pour supprimer les ondes de choc sur les ailes des avions hypersoniques (le projet russe Ajax en était l'idée pionnière). En résumé : On sait faire des moteurs MHD qui fonctionnent dans l'eau salée (très conductrice), mais pour l'air, nous attendons encore une révolution dans la supraconductivité à haute température et la fusion nucléaire compacte pour fournir l'énergie nécessaire.
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  42. Ça y est, je me suis enfin motivé à me lancer dans le collage des plats alu sur les tourillons 👀 Je ne sais pas pourquoi mais cette étape me fait peur, j'ai l'impression que je ne peux que la foirer et repartir sur de la découpe de pièces 😅 Je commence par les pièces du "vieux modèle", ça me sert encore et toujours de test avant de passer à mon télescope final. Sur les conseils de @yannick78, je pars sur les étapes suivantes pour le collage (le cintrage est fait comme d'habitude avec une grande casserole puis une plus petite, @joker0247 a bien expliqué ça sur son sujet) : Installation de scotch de masquage sur tout le pourtour de la zone à coller pour protéger le bois et moins galérer au nettoyage, Afin de bien fixer les extrémités avec des vis, perçage d'un petit trou dans le bois en vis-à-vis de celui dans l'alu : d'abord d'un côté puis de l'autre, et pour le deuxième perçage dans le bois on se décale de 1 ou 2 mm vers l'extrémité du tourillon en partant du trou dans l'alu pour "tirer" l'alu avec la vis, ce qui permet de plaquer un peu mieux l'alu sur le bois, On applique la colle sur les 2 parties, on fixe avec une vis d'un côté, on tire fort de l'autre pour pouvoir mettre la deuxième vis et "tendre" l'alu, puis on plaque bien le tout en saucissonnant l'ensemble avec du scotch d'électricien. Pourquoi ça et pas du chatterton ou autre : c'est élastique donc on peut bien tirer dessus pour appliquer un effort, et c'est étroit donc on peut l'appliquer plus facilement sur les formes arrondies que si on avait un scotch large. Ci-dessous une image pour chaque étape. Les fraisages ont été faits avec une fraise conique, ça fonctionne bien. On ne se moque pas de mes talents de perçage bien au centre 👀 La troisième étape est un peu chiante car ça prend du temps pour appliquer tout ça (j'y ai passé quasiment un rouleau par tourillon) mais ça semble plutôt efficace. En effet, je me suis un peu foiré sur le grand tourillon car je n'ai pas assez décalé mon deuxième perçage dans le bois donc les vis ne tendaient pas suffisamment l'alu et il y avait du jeu entre le bois et l'alu. Une fois le scotch installé, ça semble résolu (voir sur la gauche de la dernière photo là où il y a 2-3 endroits sans recouvrement de scotch, c'est à cet endroit que j'avais le plus de jeu, de l'ordre de quelques mm). A confirmer au démoulage demain mais ça devrait le faire. J'ai nettoyé le plus gros du débordement de colle (araldite bleue) au chiffon imbibé d'acétone avant de scotcher. Sur le petit tourillon c'était plutôt propre avant scotch car l'alu était bien plaqué par les vis donc la colle a bien débordé avant nettoyage. Sur le grand tourillon, le jeu résiduel avant scotch n'a pas permis ce débordement de colle donc je pense qu'il a eu lieu une fois le scotch installé. J'espère que ça ne va pas être une purge à retirer au démoulage 🙄 En tout cas, une chose est sûre : il y a de la colle au niveau des vis donc elles ne bougeront pas ! Petits conseils pour les prochains : Pensez à poncer l'alu à gros grain avant de le cintrer car une fois en forme, c'est vachement moins pratique 😁 Pour le dégraissage c'est moins critique car ça glisse beaucoup mieux, ça se fait bien. Pensez à cintrer l'alu avant de le percer (ne serait-ce que pour prendre les bonnes marques en faisant un test à blanc sur le bois), et surtout n'essayez pas d'améliorer le cintrage une fois percé et fraisé car l'alu est alors bien plus fragile et a tendance ça se plier méchamment au droit du perçage. Je me suis fait une petite frayeur sur chaque tourillon, j'espère que ça ne portera pas préjudice à l'usage 😅 Hâte de voir demain ce que ça donne !
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  43. Hello les amis Je fais mes fonds de tiroir, je suis tombé sur des brutes non encore traitées Je vous présente NGC7380 imagée fin Décembre 2025 Fra400 sur monture AVX 533 MC pour l'imagerie 120 mini pour le guidage via DO Zwo Asiair Plus Filtre Antlia Duoband 5 nm : des poses de 5 minutes pour un total de 4h Filtre Askar D2 : des poses de 5 minutes pour un total de 3h Total : 7 Heures Je pense qu'elle mériterait un peu plus de poses, je pense la compléter dès que possible Traitement : PixInsight
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  44. Seul l'univers observable est accessible, environ 45 milliards d'AL de rayon. Comment peut-on extrapoler à ce qui est inobservable ? L'univers est réputé sans courbure. On ne parle que de la portion observable pas de la totalité. Univers est déjà un biais de définition. On n'en sait rien, on est peut être dans un multivers ! En résumé, cette discussion fait plutôt de la métaphysique que de la physique. En outre, 95% du contenu nous est inconnu !
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  45. Le postulat fondateur de votre raisonnement — à savoir que toute entité physique nécessite un référentiel englobant pour exister — souffre d'une pétition de principe d'une sévérité remarquable. Sa transposition à la cosmologie contemporaine révèle plusieurs confusions épistémiques qu'il convient de dissiper avec rigueur. Commençons par l'inconsistance interne de votre axiome : il génère immédiatement une regressio ad infinitum non régularisable. Si tout objet physique nécessite un contenant, ce contenant est lui-même un objet physique qui nécessite un méta-contenant, et ainsi de suite sur ℵ₀ niveaux d'enchâssement. Ce n'est pas une reductio ad absurdum rhétorique — c'est une inconsistance formelle au sens de la logique du premier ordre. Votre ensemble de postulats est auto-contradictoire et ne peut donc servir de base à aucune démonstration. Le problème de fond est une confusion entre géométrie extrinsèque (qui décrit comment une variété est plongée dans un espace ambiant) et géométrie intrinsèque (qui caractérise la variété par ses seules propriétés métriques locales). Depuis le Theorema Egregium de Gauss (1828) et ses généralisations riemanniennes, nous savons qu'une variété différentielle peut être dotée d'une structure métrique complète sans aucune référence à un espace ambiant. En relativité générale, l'Univers est modélisé comme une variété pseudo-riemannienne lorentzienne (M, g_μν), où le tenseur métrique g_μν encode l'intégralité de la structure causale et géométrique de l'espace-temps via les équations d'Einstein G_μν + Λg_μν = (8πG/c⁴)T_μν. Cette formulation est intrinsèquement auto-suffisante : elle ne postule l'existence d'aucun espace de plongement. Invoquer un "contenant" extérieur revient à confondre la carte avec le territoire. Vous faites par ailleurs l'amalgame entre fini et borné, deux notions que la topologie différentielle distingue scrupuleusement. Il existe des variétés compactes sans bord — finies en volume mais sans frontière et sans extérieur. La 3-sphère S³ en est l'archétype : un espace de courbure positive constante, de volume fini proportionnel à 2π²R³, mais intrinsèquement sans bord (∂M = ∅). Un observateur évoluant dans S³ ne rencontrerait jamais de paroi et ne nécessiterait aucun contenant. Le théorème de plongement de Whitney garantit certes que toute variété de dimension n peut être plongée dans ℝ^(2n), mais il s'agit là d'une possibilité mathématique, nullement d'une nécessité physique. Sur le plan empirique, la métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker ds² = −c²dt² + a²(t)[dr²/(1−kr²) + r²dΩ²] gouverne la cosmologie standard. Les mesures du CMB par Planck 2018 indiquent Ω_tot ≈ 1,000 ± 0,002, suggérant une géométrie spatiale quasi-plate compatible avec une topologie euclidienne ou toroïdale T³ — dans aucun de ces cas l'Univers n'impose l'existence d'un contenant. L'expansion cosmique elle-même n'est pas une expansion dans un espace préexistant, mais une dilatation du tenseur métrique lui-même. Enfin, votre référence à la théorie des ensembles se retourne contre vous : en ZFC, le paradoxe de Russell démontre précisément que l'ensemble de tous les ensembles n'existe pas. Vouloir enfermer tout dans un contenant universel génère une antinomie fondamentale, ce qui est exactement l'opposé de ce que vous cherchez à établir. Votre raisonnement procède d'une généralisation non légitime de l'intuition newtonienne de l'espace absolu à des régimes où cette intuition est empiriquement et théoriquement invalidée depuis 1915. La relativité générale, la géométrie différentielle et la topologie algébrique convergent pour démontrer qu'un espace-temps peut être géodésiquement complet, causalement bien posé et physiquement cohérent sans nécessiter d'enchâssement dans une structure supérieure. La question du "contenant de l'Univers" n'est pas une question ouverte de la cosmologie moderne — c'est un artefact d'une ontologie naïvement méréologique. Voila, il fallait le dire clairement pour couper court aux affabulations pseudo-complotistes.
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  46. Les extraterrestres existent, la preuve Hollywood en a fait un film. Un de plus, direz-vous mais oui mais non : celui-la livre des témoignages de première main, notamment de celui qui joue le narrateur, Luis Elizondo. C'est un homme sérieux, ancien du Pentagone et tout et tout, et qui cite la vélocité hypersonique et le voyage à travers l'éther sans ciller (je me demande si c'est une traduction correcte du "trans medium travel"). Une flopée de participants prestigieux, dont Jay Stratton, encore un officiel de la défense US, qui a vu de ses yeux des vaisseaux et des êtres non-humains (non, d'autres que mon chat), Marco Rubio, actuel secrétaire d'Etat dont la présence n'est pas surprenante (voir sa fiche wikipédia), ou encore Jim Clapper, un général connu pour son rôle controversé à la NSA et d'autres services de renseignement. C'est Rubio qui argumente le mieux sur le caractère secret de ce qu'il divulgue, expliquant qu'il faut tout dissimuler aux ennemis de la Grande Amérique, qui pourraient s'emparer de la technologie dont il parle dès qu'ils en auraient connaissance. Oui bon. Malgré leurs recherches poussées, les auteurs n'ont pas découvert d'intervenant sceptique pouvant porter la contradiction. A l'impossible nul n'est tenu.
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  47. Bonsoir à tous les fervents lecteurs de CROA, Voici celui d’une petite observation la nuit d’avant-hier, très inattendue dans la nord de la France en cette période humide. Et pourtant, ce soir-là en allant me coucher (beaucoup trop tard), j’ai vu que la voûte céleste était entièrement dégagée. Sans hésitation, frustré de ne pas avoir pu sortir depuis plus d’une semaine et la Lune arrivant à grands pas, je me suis donc lancé dans cette séance totalement improvisée. Séance du 1er septembre : La Baleine-Surprise La visibilité n’était pas extraordinaire. Malgré l’absence totale de Lune, la Voie lactée n’apparaissait que très faiblement. Le sol du jardin était détrempé, j’entendais encore les gouttes tomber des arbres autour. Il va falloir faire vite, la buée s’annonçant inévitable. Je pointe rapidement les quelques objets « faciles » devant moi, histoire d’habituer mes yeux à l’obscurité. La galaxie d’Andromède est très haute, et visible à l’oeil nu. A x65 elle dépasse très largement de mon champ de vision, et j’en vois très clairement ses deux compagnons. Une bande sombre se détache légèrement au premier plan, devant le noyau. Elle sautait aux yeux quand j’ai observé il y a une dizaine de jours dans le Morvan, je constate ici la baisse de qualité du ciel. Petit saut sur la galaxie du Triangle M33, toujours à x65, facile à trouver car bien visible au chercheur. Elle est très haute également. Malheureusement, je la trouve toujours assez pâteuse. Malgré sa taille et sa belle magnitude, je n’y vois toujours pas de forme bien définie. Je retourne sur M74, qui finalement est plus jolie que M33. Même si elle est moins lumineuse au moins j’y discerne un semblant de forme. Je ne peux m’empêcher d’aller admirer quelques minutes la belle Saturne, qui est pile au méridien. J’en profite pour sortie la binoculaire que j’ai achetée le mois dernier sur leboncoin, je commence déjà à en sentir les défauts (reflets parasites), mais le confort apporté reste énorme, et la sensation de voir davantage de détails et la planète plus grosse est un régal. Cela dit, la mauvaise qualité du ciel est évidente ici, j’ai eu une vue bien plus nette il y a quelques semaines lors d’une soirée calme. Je vérifie la collimation sur une étoile, ça semble bon, je donc vais mettre ça sur le dos de l’atmosphère sans culpabiliser ! Il est désormais temps d’explorer de nouveaux horizons. Je vois que la Baleine est entièrement visible et bien située, allons-y. Ceux qui m’ont déjà lu se doutent que je sors toujours mes listes tirées des Splendeurs du Ciel profond. Malheureusement je n’ai pas encore fait celle de la Baleine, n’ayant pas prévu de sortir, et c’est donc avec l’horrible écran de mon téléphone que je vais consulter l’ouvrage. Et perdre cinq minutes de vision nocturne à chaque consultation… Heureux sont ceux qui ont pu acheter les versions papier ! J’ai une bonne série de galaxies à visiter, allons-y ! Je monte l’oculaire pour grossir à x150, mon standard passe-partout en galaxie. Introduction difficile avec NGC 45, assez basse et très faible. Je me rassure sur NGC 157, un peu plus facile, puis sur NGC 210 dont le noyau est bien dessiné. Mon ouvrage me propose ensuite UGCA 444… Un nouveau catalogue dont j’ignorais l’existence ? Stellarium aussi visiblement, je ne peux pas la localiser. Et le moment n’est pas propice pour chercher aux coordonnées, d’autant plus que vu les conditions et la magnitude, il me paraît invraisemblable que je puisse la percevoir. Voilà encore un nouvel objet « non vu » des Splendeurs du CP ! Vient ensuite NGC 246, la Nébuleuse du Crâne. Sans filtre d’abord, on ne voit quasiment rien, à peine une pâleur autour de quelques étoiles. Mais une fois le filtre OIII monté… quelle beauté ! Le disque est très nettement visible, quatre (ou trois ? J’ai oublié de noter…) petites étoiles à l’intérieur, une serait l’étoile centrale. On voit bien que le disque est comme ouvert d’un côté, et plus lumineux de l’autre. En vision décalée je discerne pas mal de petites textures, comme des petits trous de gruyère dans le disque. J’alterne entre 150x et 65x, grossir moins apporte une meilleure vision d’ensemble et apporte un peu de lumière, car c’est un grand objet, et pas très lumineux. Vraiment une très belle nébuleuse planétaire, déjà observée à la lunette 150mm, mais le doublage de diamètre m’emmène ailleurs ! Je retourne sur les galaxies. NGC 247 est assez grande pour que je doive rester à x65, mais elle est peu contrastée et je n’y vois pas de détails. NGC 274-275 est un petit couple de galaxies en interaction, les deux noyaux sont bien distincts, c’est vraiment un mini M51 qui se cache ici dans la Baleine ! IC 1613 me donne du fil à retordre. Elle est assez étalée et extrêmement peu contrastée. A x65, en y passant quelques temps, et en usant de la technique dite « de gigoter son tube », j’arrive à vaguement voir qu’il y a une zone un peu brumeuse au centre. Mais c’est à l’extrême limite, je note timidement une petite croix pour dire que l’objet est vu, mais sans grande satisfaction. Je continue sur des galaxies plus faciles, NGC 584, 681, 720. Je décèle bien la forme allongée de NGC 681 (« le petit sombrero »), mais n’arrive pas à vraiment mettre en évidence sa forme de chapeau mexicain… Je me rapproche doucement du cou de la Baleine et arrive ensuite sur un petit amas de galaxies, NGC 833 et compagnie… J’aime bien observer avant de me renseigner, avec un peu d’attention je discerne quatre petites galaxies juste à côté les unes des autres, disposées en petit arc de cercle. Même à x150 elles tiennent toutes dans mon champ de vision. Je vérifie ensuite sur mon livre : il y en avait bien quatre, et exactement placées ainsi. J’ai donc bien vu ! J’ai nettement plus de satisfaction à faire les choses dans cet ordre, autrement je me méfie trop de mon imagination… Me voilà sur la tête de la Baleine. Je continue sur NGC 864, qui se laisse voir mais dont l’observation n’est pas aidée par l’étoile lumineuse qui la borde. NGC 936 est plus facile. Je n’y passe pas longtemps, mais réalise après coup qu’elle aurait pu me montrer une intéressante barre transversale… j’y retournerai. Vient le tour de M77, déjà observée dans mes soirées Messier, qui me paraît d’une très grande facilité tout d’un coup ! La suivante, NGC 985, est en revanche extrêmement difficile, le petit noyau est à peine visible mais pas le reste, j’aurais pu la confondre avec une étoile sans re-vérifier sur mon plan. Je vois alors que la buée commence doucement à s’installer. Il y a bien longtemps que mon telrad est hors d’usage, que j’essuie mon chercheur toutes les minutes… mais je soupçonne le secondaire de commencer à se troubler. J’ai laissé mon pare buée fièrement construit à l’aide un tapis de yoga premier prix à la maison, je regrette à cet instant d’avoir eu la paresse d’aller le chercher ! Il me reste 5 galaxies à observer, je fais donc au plus efficace. Ça me fera une première visite, j’y retournerai plus au calme. J’enchaîne donc sans reprendre mon souffle NGC 908, 1052, 1055, 1073 et 1087, toutes vues sans difficulté, mais je n’en dirai pas davantage car je n’ai pas pris de notes sur elles… Et voilà un premier parcours réussi sur la Baleine, en deux petites heures. 20 objets observés dont 18 nouveaux. Gros manque d’application sur la fin, mais voilà encore une constellation de plus des Splendeurs du CP parcourue dans son intégralité ! J’ai juste omis un objet, j’essaierai d’y jeter un oeil une nuit plus claire (s’il y en a…), mais je crains qu’il me faille augmenter le diamètre si je veux avoir ma chance. Je termine la soirée par un petit coup d’oeil sur Jupiter, qui est bien bas mais visible tout de même. Je ne l’avais pas vu depuis mai celui-là ! Avec les deux yeux, c’est encore mieux, mais il est trop bas pour m’offrir tout ce qu’il a à donner… quelques détails dans les deux bandes, mais je sens bien que le tout est un peu « mou ». Il passe rapidement derrière un arbre, comme pour me signaler qu’il est vraiment l’heure d’arrêter… Voilà mon matériel trempé de tous le côtés, les gouttes coulent le long du tube, le secondaire est en effet un peu troublé. Il est en effet temps d’enfin entamer cette nuit de sommeil qui aurait dû commencer trois heures plus tôt !
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  48. Bonjour à tous ! Voici le CROA d’une observation que j’ai attendue et espérée depuis des mois… (rédigée un peu en retard, elle date du 22 juillet) Je vais l’intituler : la Déception Sarde (vous comprendrez vite pourquoi). Depuis longtemps il était prévu que je parte travailler sur un festival dans une petite île au nord de la Sardaigne, la Maddalena, pendant une quinzaine de jours en juillet. Tout semblait parfaitement aligné : la Lune allait être absente pendant une grande partie du séjour, j’avais trouvé la lunette qu’il me fallait sur leboncoin pile à temps (pas la place dans le coffre d’emmener mon gros chauffe-eau). Rapidement, j’ai repéré sur l’île d’en face, la Caprera, une île déserte accessible par un pont, un petit bout de chemin donnant au sud, surplombant la mer d’une vingtaine de mètres, entouré de lentisques, cistes, oliviers et genévriers… Les montagnes sardes perdues dans la brume, grosses roches nues qui se découpaient à l’horizon, ne me gêneraient aucunement. Mon plan était bien ficelé : explorer la queue du Scorpion, la Couronne Australe, le bas du Sagittaire, le Microscope et le Poisson Austral. Gros projet ! J’ai répertorié sur les Splendeurs du CP une liste de presque une trentaine d’objets. J’ai attendu la bonne soirée, sans Lune, ciel dégagé, emploi du temps également (et oui, j’y étais tout de même pour le travail, pas si évident)… arrivé sur les lieux vers 23h, je commence à m’installer. Le vent souffle un peu trop fort, je m’abrite derrière une beau buisson. Ça ne posera pas de problème pour les faibles grossissements, en revanche il va être plus compliqué de dépasser les x100 sans avoir le tournis… C’est à cet instant que j’ai réalisé que tous mes espoirs allaient tomber à l’eau : au pied de ces belles montagnes du nord de la Sardaigne s’étale en réalité une vaste zone urbanisée, sans doute des stations balnéaires à en juger par le nombre de boîtes de nuits qui projettent leurs rayons laser de part et d’autre du ciel. Tout l’horizon est noyé dans une pâleur blanchâtre, parfois clignotante au rythme de la musique (que heureusement je n’entends pas d’ici). J’apprendrais plus tard que cette côte est le repaire estival de la Jet-Set italienne, me voilà bien servi ! Je commence par le Scorpion. Au moins, je vois toute sa queue, ainsi que la tête du Loup. Sur les 14 d’objets que je voulais y voir, j’ai tout de même pu avoir un belle vision des amas ouverts NGC 6242, 6231 (la table du Scorpion, très beau celui-là dans ma lunette), 6281 et 6322. Des nébuleuses planétaires prévues, seule NGC 6302, la « Nébuleuse de l’insecte », m’a offert un aperçu digne de ce nom. J’avais échoué à l’observer de chez moi, et d’ici je distingue bien sa forme allongée autour d’un centre plus lumineux, sans en voir davantage de détails. La « l’empreinte de chat », NGC 6334, ne m’a quasiment rien dévoilé malgré les filtres, trop noyée dans la lumière ambiante, le tout certainement limité par le diamètre de ma lunette. De même pour IC 4628, qui n’en est restée qu’au stade de « vague sensation brumeuse »… Le reste du Scorpion n’a été que brume, aucune observation nette des trois autres NP e des deux AG. Même deux AO m’ont résisté. Je repartirai donc avec la une note de 5,5/14 pour cette constellation, même pas la moyenne ! La Couronne Australe n’a pas été tellement meilleure. Au moins l’AG NGC 6541 a été bien vu, ce qui en fera l’AG le plus bas que je n’aurais jamais aperçu ! La NP IC 1297 également, même si elle ne m’a rien montré d’autre qu’une forme stellaire soulignée par le filtre UHC. De même pour PK352-07.1, encore plus faible et sans intérêt visuel. L’ensemble de nébuleuse brillantes NGC 6726, pourtant attirant sur le papier, ne m’a quasiment rien montré, d’autant que les filtres ont été inutiles ici. En revanche, j’ai pu apercevoir facilement l’AG NGC 6726, dans le même champ de vision, de l’autre côté de la frontière avec le Sagittaire. Mettons un 2,5/4 à la Couronne Australe. Au tour du Sagittaire désormais. Celui-ci est un peu plus haut, et en grande partie observable de chez moi. J’en avais donc sélectionné 11 objets, les plus bas, et ceux que je n’avais pas encore observé. Ici j’ai été un peu plus gâté, sans doute aidé par le fait que la constellation est assez haute sous les latitudes Sardes. Sans rentrer dans les détails, chez les amas globulaires, hormis le 6726 déjà cité, les AG NGC 6652, 6569, 6624, 6522, 6638, 6553 et 6544 ont tous été vus. De mémoire (car j’ai été trop léger sur les notes…), aucun n’a été spectaculaire ni particulièrement détaillé, mais j’ai bien vu sans aucun doute ces 8 petites taches rondes et floues ! J’ai également pu deviner le très faible ovale de la NP NGC 6563, ainsi que la NP 6629, restée d’apparence stellaire. J’ai pu observer également l’AO NGC 6520, mais malheureusement la nébuleuse obscure de la tache d’encre Barnard 86 m’a résisté. Tout était trop laiteux en face de ces maudites stations balnéaires… Le Sagittaire a finalement obtenu un très bon score de repérage, 11/12. En terme de repérage seulement, car les objets n’ont pas été aussi beaux qu’ils auraient dû l’être ! En deux heures et quelques, le ciel a pas mal tourné, voici le Microscope et le Poisson Austral qui sont sortis de leur tanière… Ici, l’échec fut total : 4 galaxies notées, aucune observée. J’ai au moins eu le plaisir de me promener au milieu de ces étoiles qui n’avaient jamais pu être visitées auparavant ! 0/4 pour ces deux constellations. Avant de plier, je me promène un peu dans des zones plus avantageuses du ciel, zones accessibles dans mes contrées nordiques. Au hasard, je vois que la NP de l’Hélice NGC 7293 est levée dans le Verseau. Je mets mon filtre, pointe, crois ne rien voir… Mais comprends alors que je m’étais trompé d’échelle ! Moi qui pensais chercher une petite NP comme bien d’autres, je réalise que cette nébulosité qui prend tout mon oculaire est bien celle que je cherchais ! En repassant sur mon 38mm elle m’apparaît beaucoup plus évidente. Elle est vraiment très grande, beaucoup plus que je pensais qu’une NP pouvait être. Je passe aussi sur NGC 246, la nébuleuse du crâne, qui me dévoile bien une forme ronde, ainsi que deux faibles étoiles à l’intérieur, comme 2 petits yeux brillants. Cette nébuleuse pourrait me donner davantage de détails sur mon 300mm, et j’aurai tout le temps de l’observer plus tard ! Je termine la soirée par un petit coup d’oeil à Saturne et sa voisine Neptune. J’essaie de pousser le grossissement à 200x, mais le tube bouge trop à cause du vent, ça en donne le tournis. Je distingue bien les anneaux de la première, et la teinte bleutée de la deuxième, mais le tout, en plus du vent, est assez pâteux, troublé par le chromatisme bien trop important de cette lunette. C’est vers 3h du matin que je remballe, un grand nombre d’objets observés, mais malheureusement assez peu d’entre eux m’étaient vraiment inaccessibles de chez moi. Les objets vraiment bas, ceux qui s’étaient dévoilés par mon excursion vers le sud, sont restés pour la plupart cachés, et pour d’autres peu à leur avantage… et j’ai dû observer nombre d’entre eux au milieu des rayons lasers ! Il m’aurait fallu être dans les hauteurs de montagnes Corses pour mieux profiter de tout cela, je retiendrai qu’ici la pollution lumineuse est proche de celle de la banlieue parisienne. La soirée n’en fut pas moins très agréable, bercé la par la tiédeur du vent et le petit clapotis de la Méditerranée contre les rochers, entre les odeurs de genévrier et de ciste… Presque de quoi faire oublier les boîtes de nuits de l’autre côté de la mer !
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  49. Salut à tous ! Je commence à avoir du retard, je m’étais dit que je ferai l’effort d’un CROA à chaque belle nuit d’observation, mais en voilà déjà trois de passées ! Je ne vous aurai donc pas raconté ma nuit du 29 mai « spécial nouveaux Messier » (15 d’un coup !), entre le Serpent, la Flèche, le Petit Renard, l’Ecu et le Sagittaire. Je n’aurai gardé aucune trace écrite de mon émerveillement dans la découverte de l’épatante Haltère M27, la mystérieuse M16 et ses fameux piliers (que je ne prétendrais pas avoir vu si clairement). Je n’aurai rien noté de mon émotion devant l’intrigant canard spatial de M17, le trèfle à 4 feuilles M20, l’écrasante M8 qui rivalise avec celle d’Orion. Non, tout cela restera dans l’oubli. Pas de traces non plus de cette soirée il y a 3 jours, où j’ai repris méthodiquement les listes des Splendeurs du ciel profond, et où j’ai minutieusement et exhaustivement parcouru le haut de la Balance et toute la tête du Serpent. Et où j’aurais pu faire un sans faute si je n’avais pas lamentablement échoué malgré mon insistance sur l’AG Palomar 5, et l’objet de Hoag… Je ne laisserai donc pas disparaître dans l’oubli la nuit d’hier à aujourd’hui ! Qui fut à la fois longue et forte par ses découvertes, mais exceptionnellement courte par la durée de mon sommeil… Nous sommes le 17 juin, 23h. La météo annonce des nuages qui vont apparaître progressivement, je ne vais donc pas dans les champs mais me contente de mon jardin pour cette nuit. Toujours entouré d’arbres, adieu le Sagittaire et le Scorpion, je vais viser plus haut. Avant que la nuit tombe complètement, je m’exerce à parcourir quelques étoiles doubles du Bouvier. Pour l’occasion je sors pour la première fois mon Interstellarum Deep Sky Atlas (appelons-le le IDSA), j’en parcours une petite dizaine, tantôt faciles, tantôt si proches qu’elles se noient dans la turbulence et présente une simple forme de patate. J’en trouve une mignonne, de mémoire STF 1879… mais je ne note pas en détail. Je n’en suis pas encore là. La nuit est désormais tombée, il est 23h30. Hercule est très haut, je tourne quelques pages de mon IDSA. Je pars d’un repère facile, M13. Il est extrêmement bien défini, comme à ma première observation en avril, le ciel n’est pourtant pas très noir en cette saison, mais visiblement très transparent ! Je reste sur ma page de l’IDSA et décide de cheminer au hasard de mon trajet, sans liste établie. Je découvre le plaisir de naviguer sans écran, on a certes moins de détails mais quelle liberté ! Je me contente des objets de difficulté moyenne, je sais que le ciel n’est pas assez sombre en ce moment pour aller chercher dans l’extrême. Je trouve la galaxie NGC 6207 juste à côté de M13, dont le noyau est bien clair en vision directe, mais l'ovale seulement en décalé. Je passe vite sur M92 que j’avais déjà vu, puis vais rendre visite à NGC 6229, un autre AG à peine plus résolu qu’une flaque ronde. Mais bien visible tout de même. Je continue ma promenade, NGC 6155 sur le passage, galaxie qui présente une simple tache ovale, puis je vais rendre visite au duo IC 1152-1153. Là les choses se compliquent, je suis vraiment au zénith, et je dois tourner dans tous les sens pour trouver mon chemin. Je cède et passe sur Stellarium, qui est quand même plus commode dans la situation. Je finir par trouver les deux galaxies, mais ce sont vraiment des présences légères plus que des zones définies. En retournant vers φ je croise le chemin de STF 2015, encore un petit couple collé l’un à l’autre ! L’IDSA me mène vers UGC 10200. Si j’arrive à la voir, ce serait une première pour moi dans ce catalogue ! J’insiste un moment, croyant ne pas y arriver, jusqu’à réaliser que ce que je croyais être une faible étoile est un peu trop étalé et flou pour en être une. Une minuscule galaxie de mag 13,5 ! Le ciel n’est donc pas si mauvais si j’arrive à la voir. Juste en-dessous, la quasi ponctuelle NP NGC 6058. Je teste la méthode du « blinking », en alternant vite à la main le filtre UHC devant l’oculaire (je rêverais d’une barrette ou d’une roue, mais je crois bien que c’est impossible sur mon newton…). Ça me permet tout de même de la mettre en évidence. Sans ça, il m’aurait été difficile de jurer que ce n’était pas une étoile ! Le ciel a déjà bien tourné, et voilà Céphée en entier qui dépasse au-dessus des arbres. J’avais son exploration en projet depuis des semaines, il est temps de m’y atteler ! Je dois tout de même déplacer un peu mon gros compagnon pour ça, je regrette bien de n’avoir pas encore bricolé des roulettes à cet effet. Commençons par l’énorme IC 1396. J’utilise pour cela le nouvel oculaire 38mm Artesky (sur les conseils de @GeoffreyJoe, j’ai l’impression que c’est exactement le même que l’Omegon). Il ne m’offre pas la même propreté d’image que le Pentax 23mm, mais il a le mérite d’être sacrément plus large. Même là, la nébuleuse ne rentre pas à moitié. Je n’en discerne que des bribes, même l’UHC monté. Une grosse zone un peu plus claire, une traînée vaguement plus sombre au centre… mais il m’est impossible de l’apprécier dans sa forme globale. Elle est vraiment, vraiment très, très grosse. Revenons à des objets de taille plus raisonnable. NGC 40, très jolie petite NP avec son étoile centrale très nette. Elle me charme par sa forme bien dessinée, il faut dire que son nom « noeud papillon » attire déjà la sympathie ! En revanche, NGC 7139 est plus que décevante. J’y passe de nombreuses minutes, à vérifier et re-vérifier son emplacement… Je finis par la déceler avec l’OIII, mais c’est un disque à peine perceptible en vision décalée. C’est je crois la NP que j’ai eu le plus de mal à discerner ! J’aime bien les NP avec des formes claires et originales, là je ne suis pas gâté… NGC 7023, la nébuleuse de l’Iris, me console bien. Eclairée par son étoile, elle me révèle quelques détails dans sa texture. J’enchaîne sur une autre nébuleuse par réflexion, NGC 7129, une belle lueur qui accompagne la forme d’un petit amas ouvert. Un autre amas ouvert sur le passage, NGC 7160. NGC 7235 un peu plus bas, un amas ouvert qui tire un peu plus sur le globulaire peu lumineux. Si je peux me permettre… Ensuite une très belle surprise sur NGC 7380 ! Magnifique nébuleuse au milieu d’un amas, mise en valeur par l’UHC, qui révèle beaucoup de détails dans sa texture. C’est avec la petite NP du Noeud papillon ma favorite de cette constellation ! Pas très loin, la NP NGC 7354, qui avec l’OIII révèle une belle forme de petit disque très net. En me dirigeant vers NGC 7510 j’observe dans le viseur un astérisme assez remarquable, un V presque parfait, constitué d’une dizaine d’étoile, alignée en deux segments presque rectilignes. L’univers a ses mystères… Je tombe sur l’AO 7510, qui ressemble un peu à cet astérisme, mais en beaucoup plus dense et plus petit ! Très joli amas. Je vais vers la nébuleuse NGC 7538. Avec l’UHC, on en discerne assez bien la forme en vision directe, même si les contours sont flous. Ce qui est troublant, c’est ces deux petites étoiles de même magnitude pile au centre, qui donnent l’impression de deux yeux brillants se détachant d’un corps sombre tapi dans l’obscurité… Je fais une pause et lève un peu les yeux au ciel ! Tiens, le Cygne est très haut, c’est la première fois que je le vois dans mon jardin ! Je vais enfin pouvoir tester ma dernière acquisition faite grâce au paiement en 4x (et encore poussée par les conseils de GeoffreyJoe, il va me mener à la ruine). Je vais voir les dentelles dans mon 38mm, équipé de mon tout nouveau OIII en 2”, une première ! Quelle merveille ! Les deux grandes parties des dentelles, chacune tenant en entier dans mon champ de vision ! J’alterne avec le 23mm, en effet je capte légèrement plus de détails avec ce dernier, mais c’est un plaisir de voir l’objet en entier au 38mm. Et le filtre OIII m’emmène encore plus loin dans les volutes tortueuses de la Grande Dentelle… Un petit tour au 38mm avec l’UHC sur l’Amérique du Nord, j’en ai une vision plus large, quoique toujours partielle, j’en distingue mieux la forme générale. Cet oculaire n’est pas exceptionnel en soi, mais il m’apporte quand même pas mal de confort sur les objets géants. Retour sur Céphée, il me reste 3 objets à observer sur ma liste. NGC 6951, un galaxie tout ce qu’il y a de plus galactique (càd, un ovale flou), l’amas ouvert assez large NGC 6939, et juste à côté, une grande galaxie NGC 6946. Elle est parfaitement de face, mais pas assez lumineuse pour qu’on en distingue les bras spiralés, ce qui ne joue pas en sa faveur. Elle restera donc à mes yeux, en tout cas pour cette nuit, une grosse tache floue et ronde. Je finis donc sur cette galaxie mon observation de tous les objets cité par Laurent Ferrero dans son ouvrage ! (je crois finir, en rédigeant j'ai vu que j'avais laissé passer un amas ouvert !) Il est encore tôt, à peine 3h, alors que j’avais prévu ma nuit entière. Pour changer les plaisirs, je sors rapidement mon petit Star Adventurer trouvé d’occasion sur leboncoin il y a quelques semaines. Loin de moi j’idée de me lancer vraiment dans l’astrophoto, mais ça me fait des souvenirs de soirée. Je cale « vite fait » le pied et aligne la polaire du mieux que je peux en 5 minutes. Comme je n’ai pas de viseur, je tâtonne avec un très mauvais objectif 35mm pour centrer l’objet en question avec quelques poses rapides. Pas évident, mais j’y arrive… Je voulais garder en souvenir ma nébuleuse préférée de la soirée, NGC 7380. Je monte un vieil objectif catadioptrique Tamron 500mm, encore plus âgé que moi je crois bien. Ici, pas de Siril, pas de flats, de darks. Juste une grosse pause de 2 minutes avec un ISO monstrueux qui me génère autant de grain que d’étoiles. Un jour j’essaierai d’aller un peu plus loin en photo, là je veux surtout observer. Je prends aussi le petit amas 7510 qui n’était pas loin. J’en sors deux photos absolument catastrophiques au vu de ce qu’arrivent à faire certains ici, mais je suis content d’avoir une petite trace de ma nuit ! Au moins mon astrophoto ne ment pas, je n'en vois pas plus en photo que dans l'oculaire. Si ce n'est moins ! (la toute petite nébuleuse IC1470 apparaît un peu au-dessus, je ne l'avais pas prévue celle-là !) Là soirée aurait dû se terminer, mais… après avoir rangé, noté mes observations en sirotant ma tisane… je constate qu’il fait déjà jour dehors, et que la Lune est déjà bien sortie. Il est 5h. Quelle longue nuit. Mais, si la Lune est là… qu’en est-il de Saturne ? Après avoir vu tous ces objets, il se trouve que je n’ai jusqu’ici jamais observé les anneaux de Saturne de ma vie ! Serait-ce la grande première ? Je vais dans le jardin avec mes jumelles. Et oui, elle est là. Je ne peux pas rater ça, c’est donc vers 5h15 que je ressors mon gros télescope, vise ce petit point déjà invisible à l’oeil nu, mais qui se distingue dans le ciel de l’aube à travers le viseur… mon coeur bat la chamade, c’est un événement énorme pour un astram débutant, découvrir les anneaux de Saturne ! Je me jette sur l’oculaire. Et oui. Elle est là, les anneaux sont là, parfaitement de profil, les bandes nuageuses sur sa surface sont là, malgré la lueur du ciel et sa faible hauteur sur l’horizon. Je reste quelques minutes. (Une petit film/photo bâclé avec mon pauvre téléphone devant l’oculaire. En bricolant rapidement avec Lynkeos je devrais pouvoir retrouver ce que j’ai vu. Sans l’émotion.) Quelle nuit ! Allez, je vais pouvoir dormir 3h bien méritées !
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