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  1. Après pas mal de travail, voici une image de 360 méga pixels et 76 heures de poses de la presqu’intégralité de la constellation d’Orion. Cliquez sur l'image pour les détails du projet, des images grand format, une version zoomable, et une version annotée. En réalisant cette image, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas si bien la constellation : il y a des objets dont j’ignorais l’existence… comme la nébuleuse framboise (« The raspberry nebula », Sh2-263). Très belle promenade céleste Bastien
    32 points
  2. Salut à tous, je profite d'une excellente discussion qui a eu lieu récemment sur WA pour en faire un topic unique afin que les infos ne tombent pas dans les limbes du forum Petit préambule : les différents gaz intéressants en astrophotographie des nébuleuses Wikipédia : En astronomie, les nébuleuses en émission sont des nuages de gaz ionisé dans le milieu interstellaire qui absorbent la lumière d'une étoile chaude proche et la réémettent sous forme de couleurs variées à des énergies plus basses. L'ionisation est en général produite par les photons à grande énergie émis par une étoile jeune et chaude se trouvant à proximité. Souvent, un amas entier de jeunes étoiles effectue le travail. Cette ionisation échauffe le milieu interstellaire environnant. La couleur des nébuleuses dépend de leur composition chimique et de l'intensité de leur ionisation. Beaucoup de nébuleuses en émission sont à dominante rouge, la couleur de la raie de l'hydrogène alpha à 656,3 nanomètres de longueur d'onde, en raison de la forte présence d'hydrogène dans les gaz interstellaires. Si l'ionisation est plus intense, d'autres éléments peuvent être ionisés et les nébuleuses peuvent émettre non seulement dans d'autres nuances de rouge (soufre II à 671,9 et 673,0 nm), mais aussi dans le vert (oxygène III à 495,9 et 500,7 nm) et dans le bleu (hydrogène bêta à 486,1 nm). Ainsi, en examinant le spectre des nébuleuses, les astronomes peuvent déduire leur composition chimique. La plupart des nébuleuses en émission sont formées d'environ 90 % d'hydrogène, le reste étant de l'hélium, de l'oxygène, de l'azote et d'autres éléments. La bande passante des différents gaz ionisés : l'hydrogène H-béta (Hb) : bande passante 486nm (se trouve dans le bleu) l'oxygène (OIII) : bande passante 496nm à 501nm (se trouve dans le bleu-vert) l'azote (NIIa + NIIb) : bande passante 655nm à 658nm (se trouve dans le rouge) l'hydrogène H-alpha (Ha) : bande passante 656nm (se trouve dans le rouge) le soufre (SIIa + SIIb) : bande passante 672 à 673nm (se trouve dans le rouge) On voit que certaines bandes passantes sont très proches : Le Halpha et le NIIa sont quasiment confondus, et le NIIb est espacé de seulement 2nm Le SIIa et SIIb sont confondus, on obtient un ensemble SII de 2nm d'espacement Le SII est relativement proche du Ha, espacé de seulement 16nm Enfin le OIII et le Hbéta sont très proches, espacés de seulement 10nm Qu'est-ce que le SHO, le HOO ? C'est une technique d'imagerie qui consiste à prendre des images à l'aide d'une caméra monochrome équipée successivement de filtres qui laissent passer le SII, le Ha et le OIII (soit S, H, O). On va pour cela utiliser une roue à filtres équipée de ces 3 filtres, puis une fois les 3 séries d'images prises, on va reconstituer une image couleur selon les spécifications suivantes : Palette Hubble : le SII pour la couche rouge (pour rappel le SII est bien dans le rouge) le Ha pour la couche verte (pour rappel le Ha est aussi dans le rouge !) le OIII pour la couche bleue (pour rappel le OIII est dans le bleu-vert !) Pourquoi ? Tout simplement parce que le vert est la couleur que l'oeil voit le mieux (les détails notamment). Par conséquent les gars de la Nasa, pour les images de Hubble avec filtres S, H et O, ont imaginé placer le Ha dans le vert puisque c'est le gaz qui se trouve le plus abondamment dans les nébuleuses en émission. Ensuite, ils ont décidé de coller le SII dans le rouge naturellement, et le OIII dans le bleu. Un exemple d'image SHO (un peu pourrie puisque réalisée le soir du solstice d'été à 3kms de Paris avec la Lune !!) avec ASI183 mono et filtres Astronomik SHO 6nm : Palette HOO : le Ha pour la couche rouge (logique puisque rouge) le OIII pour la couche verte (logique aussi puisque bleu-vert) le OIII pour la couche bleue (logique encore puisque bleu-vert) On obtient alors une colorimétrie plus proche de la réalité, contrairement au SHO qui est entièrement en fausses couleurs. De plus on économise un filtre puisqu'on n'utilise pas le SII. C'est une technique intéressante car avec seulement 2 filtres ont obtient une image couleur sympa, alors qu'en LRVB il faut 4 filtres et autant de séries d'images. Un exemple d'image HOO (toujours réalisée à 3kms de Paris proche du solstice) avec ASI183 mono et filtres Astronomik H et O 6nm : Qu'est-ce qu'un filtre multi-bandes ? C'est un bout de verre (!) traité spécifiquement afin de laisser passer certaines bandes passantes utiles en astrophotographie, pour faire ressortir les nébuleuses. A la différence des filtres anti-pollution lumineuses qui sont spécialisés pour bloquer les longueurs d'onde des lampes au sodium et autres saloperies (!), les filtres multi-bandes sont là pour laisser passer spécifiquement certaines longueurs d'onde. Les filtres anti-pollution sont les CLS, UHC, LPR, LPS etc.. Et à la différence des filtres SII, Ha et OIII qui sont dédiés aux caméras monochromes, les multi-bandes prennent tout leur sens avec les caméras couleur, puisqu'on va imager toutes les bandes passantes en one-shot ! Il en existe 3 sortes : les filtres bi-bandes : ils filtrent typiquement le Ha et le OIII (ou le SII et le OIII) les filtres tri-bandes : se sont en fait des filtres bi-bandes mais plus espacés et de fait ils englobent plusieurs bandes (typiquement Ha et OIII + Hb qui sont très proches) les filtres quadri-bandes : là aussi on peut dire que ce sont des bi-bandes à bande passante très large (typiquement Ha + SII et OIII + Hb), ou alors de vrais quadri-bandes mais nous allons voir plus loin qu'ils n'ont pas d'utilité réelle Comment les utiliser avec une caméra ou un APN couleur ? Comme on ne va généralement utiliser qu'un seul filtre pour notre séance d'imagerie en One-shot, il suffit de les monter dans un tiroir à filtres (ou Filter Drawer en anglais). Les filtres sont insérés dans le tiroir et peuvent être interchangés sans démonter le train d'imagerie. Par exemple devant une ASI2600MC ça donne ceci avec le tiroir à filtres ZWO M48/M42 : Vous pouvez utiliser le même montage pour un APN, ou insérer directement la version clip du filtre contre le capteur de l'APN : Comment se comportent-ils avec une caméra ou APN couleur ? Pour comprendre comment se comportent ces filtres avec une caméra couleur, il faut déjà comprendre comment elles fonctionnent... Une caméra couleur c'est la même chose qu'une caméra mono sauf que sur chacun des pixels on a placé successivement des filtres rouges, verts et bleus afin de constituer une matrice dite de Bayer, qui une fois interpolée, reconstituera l'image couleur. Et on les a placés dans cet ordre là (il y a 2 fois plus de pixels avec filtres verts que de pixels avec filtres bleus et rouges, car le vert est ce que l'oeil voit le mieux) : RVBVRVBV VBVRVBVR BVRVBVRV VRVBVRVB Etc... Maintenant si on place par exemple un filtre Ha par-dessus tout ça, il reste quoi ? Le Ha étant dans le rouge, il reste : R___R___ ___R___R __R___R_ _R___R__ Etc.. Alors qu'une caméra mono avec le même filtre Ha aura reçu : RRRRRRRR RRRRRRRR RRRRRRRR RRRRRRRR En terme de signal, le canal rouge a reçu tout le flux nécessaire, pas moins qu'une cam mono (en réalité un peu moins à cause des filtres rouges sur les pixels qui réduisent un peu le flux) En terme de résolution en revanche, il ne reste plus qu'un pixel sur 4 puisqu'on a perdu les VV et le B. En chiffres : c'est un peu comme si on réalisait un bin2 sur la caméra, il nous reste donc : 50% de résolution en Halpha (soit racine de 1/4) soit une perte de 50% 50% de résolution en SII (soit racine de 1/4) soit une perte de 50% 86% de résolution en OIII (soit racine de 3/4) soit une perte de 14% par rapport à une caméra mono. Si on travaille en RVB pur, sur une cam couleur il nous reste : 50% de résolution dans le rouge (soit racine de 1/4) soit une perte de 50% 50% de résolution dans le bleu (soit racine de 1/4) soit une perte de 50% 70% de résolution dans le vert (soit racine de 2/4) soit une perte de 30% par rapport à une caméra mono. Mais il ne faut pas oublier que les algorithmes de dématriçage ont bien évolué et qu'on fait maintenant du traitement en drizzle 2x, ce qui diminue un peu la perte. Et le rapport plaisir/emmerdement est bien plus favorable sur la caméra couleur Ça c'était par rapport à des filtres mono-bande Ha, SII ou OIII. Voyons maintenant comment va se comporter notre caméra couleur (ou l'APN) avec un filtre multi-bandes : Si on reprend notre exemple ci-dessus : RVBVRVBV VBVRVBVR BVRVBVRV VRVBVRVB et qu'on applique un filtre duo-band Ha-OIII, il reste : RVBVRVBV VBVRVBVR BVRVBVRV VRVBVRVB Les pixels rouges ont reçu du halpha et les pixels verts et bleus ont reçu du OIII. Intéressant non ? Un exemple d'image HOO (réalisée à 50kms de Paris) avec ASI2600MC et filtre Optolong L-Enhance, le tout en One-shot : Comment traiter les images couleurs avec filtre multi-bandes ? Vous pouvez soit traiter votre image comme une simple image RVB. Ou alors utiliser un script spécifique qui va extraire le signal Ha de la couche rouge, et le signal OIII des couches vertes et bleues, vous récupérez alors 2 images Ha et OIII puis reconstituez l'image couleur en composition HOO. Le tout nouveau SiriL 0.99 béta possède une telle commande et le script associé, ainsi que Pixinsight ou Astro Pixel Processor (APP). L'image ci-dessous, réalisée (à 3kms de Paris) avec une ASI2600MC et le L-Extrême, a reçu un pré-traitment avec extraction Ha+OIII grâce au script SiriL : Et cette fois-ci la même image, mais avec un pré-traitement classique RVB, toujours dans SiriL : Et au fait, avec un filtre multi-bandes on peut aussi faire du mono-bande ! D'ailleurs avec une caméra couleur on peut aussi faire du noir et blanc ! Avec le filtre L-Extrême sur l'ASI2600MC, récupération de la couche Ha uniquement sous SiriL (et toujours à 3kms de Paris !) : Les différents filtres Multi-bandes sur le marché Tout d'abord un peu d'excellente lecture avec ce rapport d'un membre de Cloudynights qui a testé une dizaine de filtres différents : http://karmalimbo.com/aro/reports/Test Report - Multi Narrowband Filters_Feb2020.pdf Un tout nouveau filtre est arrivé sur le marché et il est disponible depuis le 1er juillet 2020. C'est le filtre Optolong L-Extrême. Ici à côté du filtre anti-pollution L-Pro : Il est dispo chez Optique Unterlinden (importateur) au tarif de 290 euros https://www.telescopes-et-accessoires.fr/filtre-l-extreme-optolong-coulant-508mm-c2x31837848 EDIT : j'apprends à l'instant que l'IDAS NBX vient également de sortir début juillet 2020 au tarif de 299 dollars, je l'ai ajouté à la liste ci-dessous. EDIT 2 (06/02/2021) : suite à des soucis de halos sur les étoiles brillantes, le IDAS NBX est retiré du marché et une campagne de rappel a lieu actuellement auprès des acheteurs. Il est remplacé par le tout nouveau NBZ. Les filtres disponibles avec leurs bandes passantes du plus espacé au plus serré : Tous ces filtres existent en 31.7mm, 48mm et certains existent également en version clip pour certains APN. Les prix indicatifs sont pour le modèle M48. Optolong L-Pro (190€) : Ha, SII, NII, OIII, Hb (bande passante inconnue) équivalent à un CLS ou UHC mais avec les bandes plus serrées, on pourrait presque le considérer comme un multi-bande aussi je le place ici Altair quadri-band (249€) : (Ha + SII) 35nm et (OIII + Hb) 35nm Idas NB1 (269€) : (Ha + SII) 20nm et (OIII + Hb) 35nm ZWO bi-band (206€) : Ha 15nm et (OIII + Hb) 35nm (on devrait l'appeler tri-band d'ailleurs puisque le OIII recouvre le Hb également) Altair tri-band (259€) : Ha 12nm et (OIII + Hb) 35 nm Optolong L-Enhance (199 euros) : Ha 10nm et (OIII + Hb) 30nm Idas NB2 (259€) : Ha 15nm et OIII 15nm Idas NB3 (259€) : SII 15nm et OIII 15nm STC Duo-Narrowband (369€) : Ha 10nm et OIII 10nm Idas NBZ (299€) : Ha 10nm et OIII 10nm Optolong L-Extreme (290 euros) : Ha 7nm et OIII 7nm Triad Quad-band (1350€) : Ha 4nm SII 4nm OIII 4nm Hb 5nm * * Le Triad est le tout premier filtre multi-bandes qui soit sorti sur le marché, mais il est d'une part très cher et ses bandes serrées n'ont pas d'avantage particulier sur les autres dans la mesure ou la caméra couleur ne fera pas la distinction entre le Ha et le SII puisque les 2 sont dans le rouge, les 2 bandes seront donc confondues, et idem pour le OIII et le Hb. On peut donc considérer que c'est plutôt un excellent (Ha + SII) 8nm et (OIII + Hb) 9nm Conclusion Il en résulte que l'Optolong L-Extrême possède un excellent rapport bande passante/prix (le Triad est à plus de 1350 euros !!) et le Idas NBX est promis également à un bel avenir si sa qualité optique est identique au reste de la gamme Idas. Reste à voir la qualité intrinsèque des verres utilisés dans chacun de ces filtres, Altair, ZWO, Optolong et STC sont chinois, alors que Triad est américain et Idas est Made in Japan (Les Idas sont connus pour avoir une excellente qualité optique). Il faudra voir à l'usage si c'est plus intéressant d'avoir un pur bi-band Ha + OIII plutôt qu'un quadri-band (Ha + SII) et (OIII + Hb). Pour du HOO pur, c'est évident, mais pour certaines nébuleuses ça reste à voir. Enfin si vous souhaitez réaliser du vrai SHO avec une caméra couleur, sachez que c'est possible. Techniquement c'est impossible avec un seul filtre car le Ha et le SII sont tous les 2 dans le rouge et les pixels rouges de la caméra couleur ne sauront pas faire la distinction entre les 2 bandes. Mais en utilisant 2 filtres (chacun sur une session d'imagerie) : IDAS NB2 qui laisse passer le Ha et le OIII IDAS NB3 qui laisse passer le SII et le OIII on reconstruit alors le SHO au traitement en récupérant la couche Ha du NB2, la couche SII du NB3 et la couche OIII du NB2 et du NB3 Notre ami @Steph_2.0 utilise cette technique depuis quelques temps avec beaucoup de succès. Exemple d'image SHO réalisée par lui-même avec une ASI2600MC (quand même 40 heures de pose !!)
    29 points
  3. Bonjour à tous, voilà, le séjour Chavadrôme 2020 est terminé, avec un beau bilan de 6 nuits claires Cette année pour la 20ème Chavadrôme, nous étions jusqu'à 26, un record, surtout avec le Covid et les respects de distanciation ! Pour le moment je ne suis pas encore rentré chez moi, je passe une semaine à Nice chez la frangine J'en ai profité pour traiter rapidement les dernières images du séjour, notamment une grosse mosaïque des dentelles. Matériel utilisé : Taka FSQ106EDX3 sur EM200 Temma2 ASI2600MC refroidie à -10°C Guidage à l'OAG ZWO + ASI290 mini Filtres Optolong L-Extrême + L-Pro Le tout piloté par ASiair pro et tablette Galaxy Tab S6 Le traitement pour toutes les images : Pré-traitement avec le nouveau SiriL 0.99.4 béta et les nouveaux scripts universels (APN + caméra) mixage des poses L-Extrême pour le HOO et les poses L-Pro pour la couleur des étoiles sous CS5 Topaz Denoise AI et CS5 pour la finition Cliquez dans les images pour obtenir les full en 4k. Mosaïque de 2 plans sur les dentelles : 40x180s L-Extrême + 20x30s L-Pro pour chaque plan (réducteur 0.73x) M8 et M20 nébuleuses Lagune et Trifide : 20x180s L-Extrême + 15x180s L-Pro (réducteur 0.73x) NGC7635 la bubulle et M52 en très grand champ : 30x180s L-Extrême + 30x30s L-Pro (réducteur 0.73x) IC63 le Fantôme de Cassiopée : 30x180s L-Extrême (réducteur 0.73x) IC1805 nébuleuse du Cœur : 30x180s L-Extreme (réducteur 0.73x) IC5146 Cocoon Nebula : 30x180s L-Pro (au foyer) M33 galaxie du Triangle : 30x180s L-Pro (au foyer) pas très satisfait du traitement ici, je la reprendrai à mon retour à la maison M74 galaxie dans les Poissons : 11x180s L-Pro (au foyer) NGC891 galaxie dans Andromède : 12x180s L-Pro (au foyer) M42 pour rigoler : 12x180s L-Pro (au foyer) NGC1499 nébuleuse Californie : 40x180s L-Extrême (réducteur 0.73x) mal cadrée Double amas de Persée NGC884+869 : 40x30s L-Pro (réducteur 0.73x) M45 les Pléiades : 10x180s L-Pro (réducteur 0.73x) NGC7293 nébuleuse Helix : 20x180s L-Extrême (réducteur 0.73x) manque la couche couleur L-Pro dommage IC1396 nébuleue de la Trompe d'éléphant : 20x180s L-Extrême (réducteur 0.73x) avec un essai de pseudo SHO NGC7000 nébuleuse North America + Pelican : 29x300s L-Extrême (réducteur 0.73x) traitement noir et blanc que je préfère largement Et une dernière M31 : 32x120s L-Pro (réducteur 0.73x) sans décramer le cœur Voilà, c'est tout pour cette année, c'est déjà pas mal je trouve, la 2600 est vraiment fantastique à utiliser, et avec l'ASiair, c'est un vrai bonheur !!
    27 points
  4. Le Catalogue Messier aux jumelles 10x50 Bonjour à toutes et à tous. Une question récurrente que l'on entend au sujet de l'observation du ciel aux jumelles est: "Que puis-je voir avec mes jumelles?". J'espère au travers de ce petit guide d'observation apporter un élément de réponse simple et factuel: "Les 110 objets du Catalogue de Messier!". Compléter l'observation du Catalogue mythique avec un si petit instrument constitue à mon goût un joli challenge pour l'observateur. Passé les quelques dizaines de cibles très faciles et couramment citées comme visibles aux jumelles, la tâche se complique un petit peu et devient un véritable exercice de patience, obligeant l'observateur à aiguiser ses sens et ses connaissances, et au bout du compte une expérience très enrichissante. S'il est essentiellement question de jumelles 10x50, j'ai bon espoir que ce guide soit utile au plus grand nombre, comme base pour attaquer le Messier avec un instrument un peu plus conséquent, ou savoir les trouver au chercheur par exemple. Le matériel utilisé est une classique paire de jumelles 10x50, fixées la grande majorité du temps sur un trépied. Une carte de champ comme le Pocket Sky Atlas et une petite lampe rouge complètent cet équipement pléthorique. Les observations ont en grande majorité été effectuées dans un ciel de petite ville de campagne, au sud-ouest de la France. La magnitude limite à l’œil nu y est d'environ 5,5. Chaque objet s'est vu affecté un "niveau de difficulté" purement subjectif, de 0 à 4. Le niveau 0 indique que la cible ne présente aucune difficulté. Le niveau 1 indique que la cible est très facile à observer. Le niveau 2 indique que la cible est facile à observer. Le niveau 3 indique que la cible est moyennement facile, voire assez difficile à observer. Le niveau 4 indique que la cible est difficile, voire très difficile à observer. Cette échelle de difficulté ayant été établie pour un ciel d'une magnitude limite de 5,5, j'estime que pour chaque magnitude gagnée ou perdue on peut la décaler d'un cran, par exemple sous un ciel de magnitude limite 6,5: le niveau 3/4 devient du 2/4, et inversement sous un ciel de magnitude limite 4,5: le 2/4 devient du 3/4 (et le 4/4 devient impossible). Les objets sont présentés ci-dessous dans leur ordre numérique. Toutefois à la lecture vous constaterez que cette approche n'est peut-être pas la plus pertinente pour s'atteler à la tâche de tous le voir, aussi à la fin de l'article je vous suggère un ordre logique de progression qui me semble plus à même de permettre de vous assurer le succès en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour rédiger ce guide, ce que je vous souhaite sincèrement! Bonne lecture et bon voyage au royaume de Charles Messier. M1 - Rémanent de supernova Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 6' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse du Crabe", première entrée du Catalogue Messier n'est sûrement pas l'entrée en matière la plus facile dont on aurait pu rêver, c'est en fait même une des plus délicates. Pourtant facile à localiser, à un gros degré au-dessus de Zeta Tauri -la pointe de la corne Sud du Taureau- elle demandera un ciel bien noir et transparent pour se révéler. Sous un ciel de qualité elle peut même devenir évidente, sous la forme d'un large ovale d'un gris uniforme plutôt ténu. À force de l'observer sa localisation devient plus aisée, lorsque l'on a bien appréhendé son aspect diffus et peu contrasté. M2 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 12,9'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet amas globulaire modeste par la taille est une cible facile à observer, mais qui peut se révéler un peu délicat à localiser dans une zone du ciel pauvre en étoiles brillantes. Il s'en trouve bien isolé dans le champ des jumelles. N'étant ni le plus grand ni le plus brillant de ce catalogue, bien qu'étant notable, mieux vaudra avant de le rechercher avoir rencontré quelques succès sur des cibles de plus gros calibre, afin d'être accoutumé à l'aspect typique des amas globulaires au travers de jumelles: M13, M3…et juste avant pourquoi pas M15 qui est non seulement proche mais très semblable visuellement tout en étant un tout petit peu plus facile. M3- Amas globulaire Constellation: Chiens de chasse Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 18'. Niveau de difficulté: 1/4 Voilà justement un amas globulaire de "gros calibre", de grande taille et évident. Son aspect de grosse boule aux contours flous et au centre brillant devrait sauter aux yeux assez rapidement en furetant dans la zone où il se trouve, soit grossièrement sur une ligne reliant Arcturus du Bouvier à Alkaid de la Grande Ourse. En vision indirecte ses contours s'étalent assez largement, laissant imaginer le grouillement de ses 500000 étoiles. M4 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,6. Dimensions: 36'. Niveau de difficulté: 1/4 Parmi les plus gros et les plus évidents amas globulaires, qui plus est extrêmement facile à localiser juste à côté d'Antares du Scorpion. Comme ses homologues de sa classe l'aspect de grosse boule à la périphérie diffuse ne laisse aucun doute sur sa nature. Souffre tout de même d'une position basse sur la voûte céleste aux latitudes métropolitaines, sans quoi il serait encore plus spectaculaire. M5 - Amas globulaire Constellation: Serpent Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 23'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de taille respectable tient visuellement la comparaison avec les stars de la catégorie. Il est facile, voire évident pour peu que l'on soit rompu à l'identification des amas globulaires aux jumelles. Le centre de l'amas relativement brillant est auréolé d'un halo périphérique diffus. Très proche d'une étoile brillante de 5e magnitude, qui rend le champ intéressant, je le trouve plus facile à pointer en partant de la constellation de la Vierge. M6 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,3. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond diffus qui semble crépiter en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom "d'Amas du Papillon" ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon Sud bien propre, car sa position très basse sur la voûte céleste nous prive malheureusement d'une bonne partie du spectacle, à l'instar de l'entrée suivante. M7 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 3,3. Dimensions: 80'. Niveau de difficulté: 0/4 L'un des amas ouvert les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions l'absorption atmosphérique est très préjudiciable, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Pour autant il reste extrêmement facile à localiser, et lorsque que les conditions sont réunies il offre une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. M8 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 90' x 40'. Niveau de difficulté: 1/4 La "Nébuleuse de la Lagune", célèbre cible astrophotographique, demeure facilement visible au travers d'une paire de jumelles, même s'il n'est pas question d'y déceler ses variations de couleurs ou ses subtiles extensions. Elle se révèle sous la forme d'une large nébulosité en vision directe, baignant quelques étoiles brillantes, et d'autres venant s'y ajouter en vision indirecte notamment au sein du petit amas ouvert NGC 6530, dans la partie Est de la nébuleuse. Elle s'inscrit dans un champ remarquable, à proximité de M20 et M21, et sur un fond incroyablement dense. M9 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,7. Dimensions: 9,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet objet de taille apparente moyenne et d'aspect diffus est plutôt facile à localiser, mais peut être plus délicat à identifier si l'on est moins habitué à rechercher ce type de cibles aux jumelles. N'affichant qu'une magnitude apparente modeste pour sa catégorie, il est moins évident à reconnaître que d'autres amas globulaires et à tenter après avoir validé les plus faciles, comme l'entrée suivante par exemple. M10 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident en vision directe qui pourrait prétendre à un classement au premier rang des objets de ce type. Le centre, qui peut être qualifié de brillant, dégage une franche impression de densité, tandis que la périphérie diffuse s'étale notablement en vision indirecte. La seule petite difficulté s'il fallait en relever une serait sa localisation dans un secteur de la constellation d'Ophiucus plus pauvre en étoiles-repère. M11 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 1/4 L'amas du "Canard Sauvage", grand classique du catalogue Messier pour les amateurs d'astronomie est une cible aisée aux jumelles, présentant toutes les caractéristiques qui rendent une observation intéressante: il est compact, dense, brillant et se détache très bien d'un superbe environnement tout en étant facile à localiser. Pour autant à travers les petites optiques il reste difficile d'appréhender la forme générale qui lui vaut son surnom. M12 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,7. Dimensions: 14,5'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident, assez comparable à son voisin M10 qu'on peut observer dans le même champ. Il montre toutefois un centre un peu moins brillant que ce dernier, mais paraît un peu plus étendu malgré des dimensions comparables. Comme pour son vis-à-vis, la seule petite difficulté à craindre serait sa localisation dans un champ un peu clairsemé. M13 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 20'. Niveau de difficulté: 1/4 Immense classique du Catalogue Messier, "l'Amas d'Hercule" constitue de par sa taille et sa magnitude un maître-étalon dans sa catégorie, grâce à sa facilité à pointer et son évidence. En se mettant à la recherche des amas globulaires, il ne faudra pas se priver de le voir ni de le revoir pour bien s'imprégner de l'aspect typique de ce genre de cible au travers d'une paire de jumelles. Ainsi, la grosse boule cotonneuse au centre brillant et à la périphérie diffuse qui s'étale en vision indirecte deviendra rapidement une référence pour appréhender les mêmes objets du Catalogue. M14 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,6. Dimensions: 11,7'. Niveau de difficulté: 2/4 Bien qu'il ne fasse pas partie des plus notables de sa catégorie d'objets, cet amas globulaire de taille moyenne, rond et diffus, reste relativement évident en vision directe pour peu qu'on sache quoi rechercher et où le trouver, dans une zone assez pauvre en étoiles-guide. M15 - Amas globulaire Constellation: Pégase Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 12,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas globulaire relativement aisé à localiser, d'aspect compact avec un centre brillant et un petit halo diffus. Sa dimension apparente reste plus modeste que sa taille annoncée pourrait laisser penser, d'où la difficulté à clairement l'identifier: il pourrait être confondu avec une grosse étoile empâtée en passant trop vite dessus. Intéressant à comparer avec son voisin M2 qui se trouve à une dizaine de degrés au Sud. M16 - Amas ouvert associé à une nébuleuse en émission Constellation: Serpent Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 2/4 L'amas ouvert numéroté 16 est associé à la fameuse 'Nébuleuse de l'Aigle", que vous avez sûrement déjà admiré en photographie et qui est aussi le siège des fameux "Piliers de la Création". Le petit amas est relativement facile, compact et esthétique. En vision directe 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. M17 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse Omega" est un objet relativement facile à observer, dans de bonnes conditions elle peut même être qualifiée de brillante, tandis que sa forme générale demeure difficile à définir. Sa relative facilité est pondérée par sa nature d'objet diffus qui la rend plus dépendante des conditions d'observation. M18 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 9'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas n'est à juste titre pas un des plus courus du Catalogue, il faut dire qu'il est assez pauvre: une vingtaine d'étoiles seulement dont aucune n'est suffisamment brillante pour être résolue facilement aux jumelles. Il se révèle donc petit, compact et strictement diffus, ce qui ne facilite guère son observation au sein d'un champ très riche, ni son attrait au voisinage d'objets plus célèbres. M19 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,2. Dimensions: 13,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Un autre amas globulaire majeur de la constellation d'Ophiucus, avec une taille apparente respectable mais une magnitude visuelle qui le place un tout petit peu en retrait de ses congénères M10 et M12, par exemple. Il est donc relativement facile à débusquer dans une zone du ciel remarquable, il apparaît entièrement diffus, sans différence notable de luminosité entre son centre et sa périphérie. M20 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 8,5. Dimensions: 28'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse Trifide" - célèbre cible en astrophotographie - est un objet assez délicat visuellement, en particulier aux jumelles où elle ne se révèle que sous la forme d'une faible nébulosité à la forme mal définie mais plutôt ronde. Pour être certain de l'attraper mieux vaut donc privilégier de bonnes conditions d'observation, et quand c'est chose faite on peut l'inscrire dans un champ remarquable et la comparer notamment à sa voisine M8 qui demeure plus facile. M21 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Ce petit amas ouvert n'est certainement pas le plus spectaculaire objet de ce type dans le Catalogue de Messier, il est de plus situé dans une zone où de nombreuses célébrités en détournent l'attention. Une observation moins évidente donc pour cet amas discret, qui se montre petit et mal défini, strictement diffus avec une seule étoile plus brillante à sa surface. M22 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de première classe est l'un des plus remarquable du ciel boréal, à comparer avec les plus gros calibres de sa catégorie comme M4 ou M13. Visuellement c'est une large boule évidente, au centre lui-même large et brillant , avec un halo diffus et rond l'encerclant. M23 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 27'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas ouvert d'une taille respectable, relativement facile à identifier malgré l'absence d'étoiles résolues en vision directe. En vision indirecte certains membres sont proches d'êtres résolus individuellement tandis que la sensation de densité se renforce au coeur de l'amas. Il s'inscrit dans une zone du ciel un peu plus "pauvre" en comparaison avec ses voisins qui baignent à l'Est plus proches du centre de la Voie Lactée. M24 - Champ stellaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 120' x 90'. Niveau de difficulté: 0/4 Superbe vision aux jumelles, dont il occupe près de la moitié du champ. Une grosse vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, alors qu'en utilisant la vision décalée l'impression de densité semble ne plus avoir de limite, dans de bonne conditions cela crépite de toute part et cette véritable fenêtre sur le centre galactique devient saisissante. M25 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 40'. Niveau de difficulté: 1/4 Tout proche à l'Est de M24 qu'on peut inclure dans un même champ de jumelles, cet amas ouvert notable ne présente guère de difficultés et propose une structure originale où 6 à 7 étoiles sont résolues facilement en vision directe, tandis qu'il se montre plus dense en vision indirecte. M26 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 8. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 3/4 Beaucoup moins spectaculaire que son célèbre voisin M11, par lequel il est très justement éclipsé. C'est un petit amas compact et diffus qu'il est facile d'ignorer si l'on passe dessus précipitamment. Peu gratifiant aux jumelles, il n'en reste pas moins intéressant à détailler avec plus d'ouverture, ce qui le réhabilitera quelque peu. M27 - Nébuleuse planétaire Constellation: Petit Renard Magnitude apparente: 7,4. Dimensions: 8' x 5,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse de l'Haltère" est la représentante la plus évidente de sa catégorie dans le Catalogue Messier, certes peu fourni en nébuleuses planétaires. Pour autant, l'observer avec facilité requiert un ciel plutôt bon, elle se révèlera alors de manière évidente sous la forme d'une large nébulosité bien contrastée, presque brillante, à la forme plutôt ronde avec des irrégularités marquées, une amorce de perception de sa forme caractéristique de trognon de pomme. Sa relative facilité est pondérée par son aspect qui peut dérouter lors d'une toute première observation, et sa sensibilité à la qualité du ciel où un manque de contraste peut la faire s'évanouir. M28 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser à un degré au Nord de l'étoile Lambda du Sagittaire, ce petit amas globulaire se fait bien plus discret que le proche M22. Il apparaît avec la forme caractéristique de ce type de cibles, avec un centre quasi-stellaire entouré d'un petit halo diffus. Son observation devrait se faire sans difficulté majeure dans des conditions correctes lorsqu'on a bien appréhendé l'aspect attendu de ce genre d'objet. M29 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 1/4 Aisément localisable à moins de deux degrés au Sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile à observer qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. M30 - Amas globulaire Constellation: Capricorne Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Le seul représentant de la constellation du Capricorne au sein du Catalogue Messier est un petit amas globulaire compact. Son observation aux jumelles ne posera pas de grande difficulté tant que l'on veillera à ne pas le confondre avec une étoile mal résolue, ce qui devrait être aisé après avoir observé plusieurs autres amas globulaires de la même importance. Sa localisation est facilitée par la proximité immédiate de l'étoile 41 du Capricorne, de 5ème magnitude. M31 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 3,4. Dimensions: 191' x 62'. Niveau de difficulté: 0/4 La 31ème entrée, et première galaxie, est sans aucun doute la plus facile parmi les quarante qui ont été intégrées au Catalogue. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Même si la grande galaxie d'Andromède demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante sont visibles plus difficilement suivant les conditions, à savoir M110 et l'entrée suivante. M32 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 8,7' x 6,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Galaxie satellite de M31, observable à proximité du noyau de cette dernière et à la limite d'être englobée dans le grand halo ou franchement noyée dedans selon la qualité du ciel. Elle se montre en vision directe sous un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En vision décalée elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de magnitude 9,2. La stabilisation des jumelles et une carte du champ peut s'avérer une aide confortable pour l'identifier clairement. M33 - Galaxie Constellation: Triangle Magnitude apparente: 5,7. Dimensions: 70,8' x 41,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La deuxième plus grande galaxie du Catalogue affiche une magnitude visuelle élevée qui pourrait laisser penser que son observation ne pose aucune difficulté. Malheureusement ce n'est pas le cas, et pour cause sa magnitude surfacique est particulièrement faible: 14,2. Ainsi, les conditions d'observation sont prépondérantes, elle sera d'autant plus évidente que le ciel sera noir et transparent. Dans ces conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu. Ce halo prend encore ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Avec l'habitude de l'observer, on pourra la déceler dans des conditions moins favorables, mais pour une première observation mieux vaut savoir à quoi s'attendre! M34 - Amas ouvert Constellation: Persée Magnitude apparente: 5,2. Dimensions: 35' . Niveau de difficulté: 1/4 Sur le flanc Ouest de la belle constellation de Persée, la 34ème entrée est localisable à l'oeil nu sous un très bon ciel. C'est un amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté, le détachant parfaitement d'un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, arbore une forme globalement ronde. M35 - Amas ouvert Constellation: Gémeaux Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Encore mieux visible à l'oeil nu, il est aussi d'avantage aisé à localiser que M34 en cheminant depuis le jumeau Castor. M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. M36 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 6. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 1/4 Le premier des membres du remarquable trio d'amas ouverts du Cocher composé de M36, M37 et M38, est à mon goût le plus intéressant des trois. Ce petit amas compact et dense est le seul à la surface duquel on peut résoudre facilement une dizaine d'étoiles brillantes. La comparaison avec ses voisins est très intéressante, et la seule difficulté que l'on pourrait rencontrer serait de se demander lequel des trois est celui que l'on observe: une carte de champ peut donc être une aide bienvenue. M37 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 5,6. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Aux jumelles c'est peut-être le moins remarquable des trois pré-cités, bien qu'il demeure très facile à localiser. Plus étendu que M36, il se détache parfaitement de son environnement mais présente un aspect strictement diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue au sein de l'amas. M38 -Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Enfin, le plus à l'Ouest des trois propose une vision encore subtilement différente, tout en étant toujours très facile à localiser. Il s'inscrit de plus dans un champ vraiment remarquable. Relativement large, il est lui aussi strictement diffus tout en se détachant parfaitement de l'environnement riche de la Voie Lactée. Son trait caractéristique, une forme de croix plutôt marquée en son centre, est déjà décelable. M39 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude visuelle: 4,6. Dimensions: 32'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas évident, large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant très riche. Sa particularité ce sont ces trois étoiles brillantes alignées qui se démarquent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches de 6 et s'étirent sur un axe Sud-est/Nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe. M40 - Étoile double Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,6 et 10,1. Séparation: 53". Niveau de difficulté: 3/4 Une curiosité du Catalogue de Messier, répertoriée pour son aspect diffus puis identifiée plus tard comme une étoile double sous le matricule Winnecke 4. Si la confusion peut paraître abjecte lors de l'observation avec un instrument d'amateur de puissance moyenne, l'observation aux jumelles 10x50 laisse plutôt imaginer que la doute eût été permis si Charles Messier avait disposé d'un instrument délivrant une qualité d'image comparable. Ce faible doublet stellaire présente l'aspect typique de ce genre d'objet au travers de jumelles peu puissantes, il est très difficilement résolu en deux membres distincts et pour y parvenir il est presque indispensable de stabiliser les jumelles sur un trépied. La difficulté tient autant à parvenir à résoudre les deux composantes qu'à observer clairement la plus faible avec sa magnitude de 10,1. La localisation de cet objet quant à elle ne pose guère de problème puisqu'il est facile à trouver en cheminant depuis Megrez de la Grande Ourse, et dans l'alignement d'une étoile toute proche de magnitude 5,5 joliment colorée. M41 - Amas ouvert Constellation: Grand Chien Magnitude visuelle: 4,5. Dimensions: 39'. Niveau de difficulté: 1/4 Très facile à localiser, l'amas se trouve à 4 degrés - soit moins d'un champ de jumelles - au Sud de la plus brillante étoile du ciel, Sirius. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. M42 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 4. Dimensions: 85' x 60'. Niveau de difficulté: 0/4 Nébuleuse majeure du ciel boréal, sinon la plus fameuse, déjà facilement visible à l'oeil nu. Depuis le groupe d'étoiles de Theta Orionis jusqu'aux subtiles méandres qui se déploient dans toutes les directions en passant par les différences de luminosité marquées entre le coeur et les extensions, son observation aux jumelles se révèle déjà passionnante, avec une multitude de détails à saisir, et un plaisir sans cesse renouvelé. M43 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 20' x 15'. Niveau de difficulté: 2/4 À proximité immédiate, juste au Nord de M42, se trouve cet objet qui a le droit à son propre numéro, bien que faisant partie du même grand complexe nébuleux. Indissociable dans l'imaginaire collectif de l'image de la Grande Nébuleuse d'Orlon, mieux vaut ne pas trop se fier aux nombreuses et merveilleuses photographies avant de l'observer, car derrière des jumelles 10x50 la petite nébuleuse diffuse entourant largement une étoile brillante se fait bien plus discrète. Dans de moins bonnes conditions il faudra même utiliser un peu la vision décalée pour la faire ressortir de manière évidente. M44 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 3,1. Dimensions: 70'. Niveau de difficulté: 0/4 Déjà facilement visible à l'oeil nu comme une tache laiteuse. Dans le champ des jumelles ce grand amas spectaculaire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans une région de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, 39 et 40 Cancri de magnitude 6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. M45 - Amas ouvert Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 1,6. Dimensions: 110'. Niveau de difficulté: 0/4 L'amas des Pléiades, évident à l'oeil nu même dans des conditions moyennes, est sans doute l'amas ouvert le plus célèbre du ciel boréal, et pour beaucoup le premier objet du catalogue Messier que l'on a observé. Il est particulièrement à son avantage au travers de jumelles qui permettent de le contempler tout entier dans son environnement. M46 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 2/4 Formant un couple célèbre avec son voisin M47, il est un peu moins brillant et évident que ce dernier. Il apparaît diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue, tandis qu'en vision décalée il s'étend considérablement tout en paraissant bien détaché de son environnement. Le champ des jumelles permettant d'observer conjointement M46 et M47 est une invitation à la comparaison attentive de ces deux objets. M47 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 5,2. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Le voisin de M46 montre quant à lui un aspect bien différent, puisqu'il est nettement plus brillant et permet de résoudre facilement une dizaine de membres, et d'avantage en vision décalée. Son étendue se révèle en vision directe avec d'emblée une belle impression de densité. Encore une fois la vision d'ensemble de ces deux amas permise par les jumelles est assez saisissante. M48 - Amas ouvert Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 5,8. Dimensions: 54'. Niveau de difficulté: 1/4 Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du Catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et dépourvue d'étoiles brillantes. Un cheminement facile consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Une fois localisé on pourra profiter d'un amas large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone d'environ 30' et se montre bien plus fourni, quasiment brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, à l'Est du poudroiement de la Voie Lactée. M49 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 10' x 8'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser, car située exactement au milieu d'un segment de deux étoiles évidentes de magnitude 6. Grace à sa magnitude relativement élevée et sa taille relativement compacte, la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M50 - Amas ouvert Constellation: Licorne Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente modeste et une magnitude pas vraiment exceptionnelle car il se détache assez bien d'un environnement particulièrement riche. Sa relative facilité est donc pondérée par sa taille et l'éventuelle difficulté pour le localiser dans une zone du ciel plutôt dense. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. M51 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11' x 7'. Niveau de difficulté: 2/4 La célèbre "Galaxie du Tourbillon" est aisément visible aux jumelles dès lors que les conditions sont correctes et que l'on sait où la chercher et quel sera son aspect. Il n'est évidemment pas question d'observer ses bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de sa voisine NGC 5195 en train de se faire engloutir. M52 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas plutôt discret, même s'il est relativement bien détaché de son environnement. D'aspect diffus, seule un étoile de magnitude 8 apparaît individuellement à l'avant plan, mais sans être liée physiquement à l'amas. Derrière une paire de jumelles il n'est clairement pas le plus spectaculaire de sa catégorie, l'intérêt visuel est même assez faible. S'il n'était pas un membre du Catalogue Messier très facile à pointer en prolongeant le segment Schedar - Caph, il aurait pu finir aux oubliettes. M53 - Amas globulaire Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Sa localisation est rendue très facile par sa proximité immédiate avec l'étoile Alpha Comae Berenices. Il apparaît immédiatement en vision directe sous un aspect rond, son coeur étant plus brillant. Pas de difficulté majeure à son observation, à condition d'être coutumier des objets de ce type. M54 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 12'. Niveau de difficulté: 2/4 Premier depuis l'Est d'une série de trois amas globulaires du Catalogue Messier (d'Est en Ouest suivent M69 et M70) qui "trempent" dans le fond de la "théière", le fameux astérisme figuré par la constellation du Sagittaire. Son observation reste relativement facile en dépit d'une taille apparente et d'une magnitude modestes, à la limite d'être vu nettement en vision directe. D'aspect diffus, son centre est quant à lui plus ponctuel, quasiment stellaire. Sa relative facilité est à pondérer avec une position très basse sur la voûte céleste, à -30° de déclinaison mieux vaudra privilégier un passage au méridien dans un ciel bien transparent sous peine de se compliquer sensiblement la tâche. M55 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 19'. Niveau de difficulté: 1/4 Un peu isolé dans un secteur de la constellation moins dense, c'est un amas globulaire remarquable par sa taille qui se révèle évident dans le champ des jumelles, bien détaché du fond du ciel mais uniformément diffus. Comme pour l'entrée précédente sa facilité est à pondérer avec sa très faible déclinaison de -30°. M56 - Amas globulaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire discret se présente sous la forme d'une petite boule diffuse, et demandera un peu d'attention lors de sa recherche pour être débusqué car bien qu'il soit visible facilement en vision directe, sa nature peut ne pas sauter aux yeux immédiatement. Par chance il est facile à localiser, se trouvant au milieu d'un segment tracé par les étoiles Albireo du Cygne et Gamma de la Lyre et dans un champ riche avec de nombreuses étoiles repère. M57 - Nébuleuse planétaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 1'. Niveau de difficulté: 3/4 Le deuxième objet du Catalogue Messier dans la constellation de la Lyre est quant à lui éminemment plus célèbre. La fameuse "Nébuleuse annulaire de la Lyre", prisée des astronomes amateurs, peut être localisée avec des jumelles 10x50, idéalement bien stabilisées, dès lors que l'on scrute attentivement le champ où elle se trouve. Le petit rond de fumée ne se révèlera ici que sous un aspect quasi-stellaire, telle une étoile faible, mal définie et un peu empâtée, mais bel et bien présente à son emplacement attendu. M58 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 5,9' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette spirale barrée n'étant ni la plus brillante ni la plus évidente de l'Amas de la Vierge, il conviendra à ce titre d'avoir engrangé quelques succès sur des galaxies plus aisées avant de la rechercher, comme par exemple les "faciles" M49, M60, puis la voisine M59 qui est tout juste un peu plus facile. La détection de M58 peut donc être assez délicate, la vision décalée est de rigueur, la méthode du "balayage" peut être également utilisée, et son intérêt visuel reste limité, c'est une nébulosité mal définie, plutôt ronde et très diaphane. M59 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 5,4' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie relativement discrète se montre tout de même un peu plus facile que l'entrée précédente, grâce à une magnitude à peine plus élevée mais concentrée dans une taille plus petite. Avec un noyau central plus condensé qui apparaît facilement en vision indirecte, elle prend un aspect quasi-stellaire. L'intérêt visuel est faible et elle demeure plus difficile que l'entrée suivante, qui constituera le meilleur choix pour commencer la traque des galaxies du Messier dans ce secteur de la Vierge. M60 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 7,4' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Peut-être la deuxième galaxie la plus facile dans la Vierge après M49, donc un choix pertinent pour débuter les observations galactiques dans ce "nid de nébuleuses". Sa localisation est tout de même moins jalonnée que M49, sans étoile brillante pour encadrer sa position. Néanmoins elle révèle facilement en vision directe son halo compact d'une brillance uniforme. M61 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Sa localisation est facilitée par une position à mi-chemin entre les étoiles 16 Vir et 17 Vir, mais elle reste une observation délicate. Vue plutôt difficilement en vision indirecte, elle paraît diffuse et uniforme, ronde, et se trouve proche à l'Est d'une étoile de magnitude 8. M62 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas globulaire dont l'aspect lui permet de figurer plutôt dans la partie haute du classement, de taille respectable et d'une magnitude relativement élevée le rendant visible immédiatement en vision directe, avec un centre plus brillant et quasiment ponctuel entouré d'un halo diffus. Bien qu'il ne soit pas l'objet le plus difficile du Messier, d'assez loin d'ailleurs, c'est pourtant le dernier que j'ai observé, et avec lui que j'ai achevé ma revue des 110 cibles du Catalogue. Cherchant une explication rationnelle à cet état de fait, je ne peux que me hasarder à mettre à ce compte sa position très basse, limitant les créneaux d'observation favorables (mais c'est le cas de bien d'autres moins faciles), ou le fait que la recherche aux jumelles des amas globulaires dans cette zone du ciel constitue une tâche d'aussi longue haleine que la traque des galaxies dans l'Amas de la Vierge, et un challenge largement comparable à même d'occuper l'observateur un bon moment. M63 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 12,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 La belle "Galaxie du Tournesol" propose une observation facile et gratifiante. Un peu isolée, elle se détache immédiatement en vision directe et laisse voir un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Un autre trait caractéristique est cette petite étoile faible de magnitude 9,3 proche du bord Nord-est de la galaxie. M64 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 10' x 5,4'. Niveau de difficulté: 2/4 Une autre observation facile, bien qu'aux jumelles la "Galaxie de l'Oeil Noir" ne révèlera pas son trait caractéristique. Dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes, il est aisé de la localiser entre la pointe de l'amas Melotte 111 et l'étoile Alpha Com. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que la vision indirecte suggère un faible halo entourant l'ensemble. M65 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 10' x 3'. Niveau de difficulté: 3/4 Membre du célèbre "Trio du Lion", elle se trouve proche d'une petite étoile de magnitude 7, et l'allongement perceptible de son halo semble pointer vers celle-ci. Il peut toutefois être nécessaire d'utiliser la vision décalée pour qu'elle devienne parfaitement évidente, elle est en effet plus discrète que M66, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, présentant une apparence très semblable à sa voisine tout en étant moins lumineuse. M66 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 9,1' x 4,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Le membre du Trio du Lion le plus évident devrait donc se révéler en premier dans le champ une fois le groupe localisé. Quand c'est chose faite, elle apparaît plutôt facilement en vision directe, d'aspect diffus et d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en et s'étirant sur un axe Nord/Sud, l'allongement du halo étant plus facilement perceptible en vision indirecte. M67 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 6,1. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Ce bel et grand amas ouvert apparaît diffus de prime abord en vision directe. En y prêtant attention, en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 (ne lui étant pas liée physiquement) brille sur son flanc Ouest, alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposé. Il paraît allongé sur un axe Nord-est/Sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. M68 - Amas globulaire Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,8. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire modeste aurait pu être une observation encore plus délicate s'il n'avait pas été facile à localiser grâce aux étoiles Delta et Beta de la constellation du Corbeau dont il suffit de prolonger une demi fois le segment pour tomber dessus, et grâce à sa proximité à environ un degré d'une étoile de 5e magnitude. Sans ça, il aurait pu se faire facilement oublier dans la grande constellation de l'Hydre et dans une zone du ciel assez "pauvre". Du reste l'amas en lui-même n'est pas une vision très attrayante, bien que relativement large il est strictement diffus, et souffre d'une position basse sur la voûte céleste, il faudra donc privilégier un passage au méridien au-dessus d'un horizon Sud idéalement exempt de pollution lumineuse. M69 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 9,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Si la localisation de ce petit amas globulaire, inscrit dans l'astérisme de la "théière" du Sagittaire ne devrait pas poser de problème, son observation en revanche peut s'avérer bien délicate. Vu plutôt difficilement en vision indirecte, de taille modeste et d'aspect diffus, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté et attendre qu'il passe au plus haut dans un ciel le plus propre possible. Avec son compagnon M70, qui se trouve à environ 2 degrés à l'Est sur la même déclinaison, ils font partie des amas globulaires les plus faibles et donc les plus délicats à observer du Catalogue Messier. Autant dire qu'il conviendra de s'être fait les dents auparavant sur des cibles plus faciles - dont le Sagittaire ne manque pas par ailleurs - avant de s'y attaquer. M70 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 8'. Niveau de difficulté: 3/4 Proche de M69, et sur la même déclinaison d'environ -32°, il se montre à peine plus facile que ce dernier, seulement pour présenter une taille apparente un petit peu plus importante (contrairement à ce que les données physiques peuvent laisser penser). Il reste relativement faible et diffus, tout juste plus étendu que M69 avec qui il est très comparable. Etant intrinsèquement un objet bas et difficile, les conditions d'observations sont primordiales pour espérer l'observer avec succès. M71 - Amas globulaire Constellation: Flèche Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Unique représentant de la petite constellation de la Flèche, ce petit amas globulaire compact et relativement brillant se révèle assez facilement, d'autant qu'il est très aisé à localiser au sein de l'astérisme qui a donné son nom à la constellation. Il propose l'aspect typique d'un petit amas globulaire vu au travers de jumelles, et pour qui en a bien appréhendé l'apparence avant de le rechercher, ne devrait poser aucune difficulté. M72 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 De petite taille apparente et peu brillant, cet amas globulaire figure parmi les plus difficiles du Catalogue Messier, c'est pourquoi il conviendra d'avoir engrangé quelques succès sur des cibles plus faciles avant de s'y frotter et privilégier de bonnes conditions d'observation. Il est vu moyennement facilement en vision directe, d'aspect stellaire mais sans éclat, tandis que la vision indirecte révèle la présence d'un petit halo qui élargit légèrement l'ensemble. M73 - Astérisme Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 2,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Cet objet "exotique" du Catalogue dont la nature n'est pas réellement tranchée (amas d'étoiles liées physiquement ou alignement fortuit) n'est pas le plus spectaculaire et encore moins le plus facile, pourtant il faudra bien s'y intéresser si l'on a pour but d'observer l'intégralité du Messier. Sa détection requiert de bonnes conditions d'observation et idéalement des jumelles bien stabilisées. Des 4 étoiles principales qui le composent, une seule a une magnitude visuelle de 10 et peut à ce titre être résolue plutôt difficilement en vision indirecte. Elle semble être entourée d'une faible halo nébuleux trahissant la présence des trois autres étoiles principales (de magnitudes beaucoup plus faibles). Ainsi, cette vision du groupe, bien que franchement ténue, confère à l'ensemble un aspect de petite nébulosité qui, en tout cas derrière une paire de jumelles, peut laisser imaginer qu'on puisse le confondre avec un objet d'une autre nature. Bien sûr le ciel regorge de ce genre de petits groupes à la limite de la visibilité, on peut donc raisonnablement penser que celui-ci ne doit son passage à la postérité que grâce à sa toute proximité avec l'objet M72. M74 - Galaxie Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4. Dimensions: 10,2' x 9,5'. Niveau de difficulté: 4/4 Si elle n'est pas difficile à localiser, cette faible galaxie spirale se présentant de face est franchement délicate à observer. Présentant une magnitude surfacique très faible de 14,4 et une taille relativement modeste, il est impératif de privilégier les meilleures conditions d'observation possibles pour espérer distinguer un faible noyau central à peine plus brillant, timidement entouré d'un halo rond très diffus visible difficilement en vision décalée. Avec une déclinaison de seulement 15°, il est également nettement préférable de choisir le moment où elle passera au plus haut dans le ciel, car compte tenu de sa difficulté intrinsèque, l'absorption atmosphérique peut annihiler tout espoir de la débusquer. M75 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 6,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Passé la difficulté de sa localisation à la frontière des constellations du Sagittaire et du Capricorne, dans une zone un peu pauvre en jalons stellaires, son observation devrait se faire sans difficulté majeure malgré une taille apparente et une magnitude modestes. L'observateur rompu à l'exercice reconnaîtra sans mal son aspect typique de petit amas globulaire, quasi-stellaire mais nettement empâté sur son pourtour. M76 - Nébuleuse planétaire Constellation: Persée Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 2,7' x 1,8'. Niveau de difficulté: 4/4 La septième dizaine des objets du Catalogue de Messier va décidément nous donner du fil à retordre, en effet voici parmi l'un des plus difficile, si ce n'est le plus difficile. Il m'a fallu personnellement de nombreuses tentatives avant de parvenir à l'observer avec succès, aussi ne vous découragez pas immédiatement en cas d'échec. Il va sans dire que la qualité du ciel est primordiale, de même qu'une parfaite stabilité des jumelles. Pour vous donner un ordre d'idée des conditions à réunir, lors d'une observation réussie une étoile proche de magnitude visuelle 10,2 est vue nettement en vision décalée. Alors, la nébuleuse planétaire de la "Petite Haltère" pourra se laisser saisir sous la forme d'une toute petite tache diffuse, informe, particulièrement diaphane mais persistante en vision décalée. Etant la plus délicate, gageons qu'elle sera la dernière nébuleuse planétaire du Catalogue que vous observerez, je vous souhaite donc l'immense satisfaction de porter ce nombre à quatre…soit la totalité! M77 - Galaxie Constellation: Baleine Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7' x 6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie spirale vue de face a la particularité de se trouver presque exactement sur l'équateur céleste, ainsi que la bonne idée d'être très facile à pointer grâce à la proximité de l'étoile Delta de la Baleine. Pour ce qui est de son observation, elle devrait se révéler relativement facilement en vision indirecte, sous la forme d'une nébulosité plutôt ronde, sans différence de luminosité marquée entre son noyau et sa périphérie. M78 - Nébuleuse par réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Le troisième objet de Messier dans la constellation d'Orlon est peut être justement éclipsé par le duo vedette M42 et M43, pourtant il reste une cible relativement facile, visible en vision directe comme une faible nébulosité compacte à la forme globalement ronde mais irrégulière, son aspect et sa luminosité sont d'ailleurs assez comparables avec une M43 dont on aurait retiré l'étoile centrale. M79 - Amas globulaire Constellation: Lièvre Magnitude visuelle: 7,7. Dimensions: 9,6'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas globulaire de taille et de brillance relativement modestes, qui se trouve bien esseulé à l'écart de ses semblables et seul représentant d'une constellation peu courue. Avec une position basse sur la voûte céleste à environ -24° de déclinaison, il s'en est fallu de peu pour qu'il tombe dans l'oubli. Fort heureusement son intérêt visuel justifie de le rechercher, d'autant qu'il est facile à localiser juste à côté d'une étoile de 5ème magnitude. D'apparence stellaire lorsqu'il est observé en vision directe, un mince halo lui donnant un aspect empâté se révèle facilement en vision indirecte, conférant à ce petit objet compact l'aspect typique qu'on peut en attendre. M80 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser dans la constellation du Scorpion, même s'il est bien plus modeste que son voisin M4 il reste observable sans difficulté en vision directe et devrait sauter aux yeux d'un observateur familier de la vision de ce type d'objet. M81 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9. Dimensions: 26,9' x 14,1'. Niveau de difficulté: 2/4 Parmi les galaxies les plus faciles à observer aux jumelles depuis l'hémisphère nord, M81 est une sérieuse prétendante aux premières places. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte prenant une nette forme ovale. Elle est bien sûr célèbre pour former un couple remarquable avec une deuxième galaxie, qui n'est autre que l'entrée suivante. M82 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11,2' x 4,3'. Niveau de difficulté: 2/4 La compagne de M81 au sein de ce duo offre une vision bien différente. Elle-même visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet d'identifier aisément sa morphologie caractéristique qui lui vaut son surnom de "Galaxie du Cigare". Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant sa voisine, pourtant par effet de contraste elle semble se détacher plus nettement du fond du ciel. M83 - Galaxie Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5. Dimensions: 12,9' x 11,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sur le papier la magnitude apparente de cette galaxie de taille respectable peut la faire sembler facile, la réalité est très différente pour les observateurs des latitudes métropolitaines, où elle culmine difficilement à une vingtaine de degrés au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions délicates la belle galaxie spirale vue de face ne se dévoile qu'en vision indirecte sous la forme d'une pâle lueur ronde et uniforme, relativement étendue. Les observateurs des latitudes les plus méridionales seront donc grandement favorisés, tandis que pour les autres la tâche peut se révéler ardue. M84 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 6,5' x 5,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie lenticulaire de petite taille apparente est membre de la fameuse "Chaîne de Markarian", aux jumelles elle apparaît assez difficilement en vision indirecte comme une petite boule ronde et diffuse. Dans le même champ on peut trouver M86 qui est très proche, d'une apparence semblable tout en étant plus facile à observer. Une autre difficulté inhérente à la densité de cette zone du ciel en terme de cibles galactiques est l'identification formelle et la localisation des cibles en présence, à cet effet une carte de champ précise est d'un grand secours. Cela étant, si vous éprouvez cette difficulté c'est plutôt bon signe car cela signifiera que votre ciel est de bonne qualité! M85 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 7,1' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Une autre galaxie lenticulaire membre de l'amas de la Vierge, facile à localiser au milieu d'un segment reliant les étoiles 24 Com et 11 Com. Elle est vue immédiatement en vision indirecte, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe Nord-est/Sud-ouest, uniformément diffuse. Après quelques minutes elle se révèle relativement persistante en vision directe. M86 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7,5' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le membre le plus évident de la Chaîne de Markarian est vue facilement en vision indirecte, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible M84, d'apparence semblable mais moins brillante et assez nettement plus difficile. M87 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 8,3' x 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette immense galaxie elliptique située au centre de l'amas de la Vierge est de notre point de vue plus isolée au Sud du couple M86-M84, tout en étant relativement plus facile que M86 bien que visuellement légèrement moins étendue. Elle est vue facilement en vision indirecte, d'apparence ronde et uniforme, tandis qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer le trou noir supermassif en son coeur qui a récemment été mis à l'honneur à l'occasion de la première photographie jamais réalisée de ce type d'objet, propulsant M87 au rang des célébrités. M88 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 6,9' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Située aux abords de la limite Sud de la constellation de la Chevelure de Bérénice, son repérage et son identification sont facilités par la proximité d'une étoile de 7ème magnitude à un degré à l'Ouest. Vue facilement en vision indirecte, on y perçoit un allongement dans un rapport de 1/3 à 1/4 sur un axe Nord-Sud. M89 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 5,1' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Dans un champ particulièrement riche en cibles qui oblige à forcer son attention, cette faible galaxie elliptique figure parmi les plus délicates. Il faudra insister pour la percevoir de manière fugace en vision décalée, et éventuellement avoir recours à la méthode du balayage. Les conditions d'observation sont donc primordiales pour avoir un espoir de détecter cette très faible petite nébulosité ronde. M90 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5. Dimensions: 9,5' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 À environ un degré au Nord-est de M89, cette galaxie d'une nature différente est une spirale vue de 3/4 qui est à peine moins difficile à détecter que sa voisine, donc très faible et délicate à saisir par intermittence en vision décalée, un éventuel allongement de son halo n'ayant pas été perçu de manière convaincante. Les deux cibles sus-citées tenant conjointement dans une petite portion de ciel au centre du champ des jumelles, une bonne stratégie consiste à balader son regard de l'une à l'autre jusqu'à ce qu'elles se révèlent, ce que devrait faire M90 en premier. M91 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,2. Dimensions: 5,4' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 Proche de M88 dont elle se situe à environ un degré vers l'Est, cette galaxie spirale barrée est une observation délicate, comme peut le laisser présager sa magnitude visuelle annoncée. Pour autant, en pratique elle se révèle très légèrement plus facile qu'une cible comme M90, même si la vision indirecte reste de rigueur et le balayage apprécié pour détecter la petite nébulosité ronde. La pondération de sa difficulté est peut-être à relier avec sa morphologie, car elle présente un noyau brillant et une barre centrale évidente dans des instrument beaucoup plus gros. M92 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 2/4 "L'autre" amas globulaire de la constellation d'Hercule est un peu moins facile à localiser que M13 mais n'a pas à rougir de la comparaison. Tout en affichant une taille apparente plus modeste, il se montre évident avec un centre compact et brillant, presque stellaire, entouré d'un halo diffus facilement visible en vision indirecte. La comparaison entre ces deux objets proches est une bonne référence pour appréhender l'apparence classique des amas globulaires derrière une paire de jumelles, en commençant par un représentant majeur comme M13, puis en glissant vers un M92 plus modeste, on se fera une bonne idée de l'aspect de ce type d'objets qu'on sera amené à rechercher souvent en parcourant le Catalogue. M93 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très joli petit amas brillant, parfaitement détaché d'un environnement pourtant dense dans cette région du ciel, son aspect évoque celui d'une comète! À son extrémité Ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8ème magnitude, figurant un noyau brillant, tandis que vers l'Est de l'amas s'étire une partie plus diffuse en forme de "queue", définie par un saupoudrage d'étoiles plus faibles et non résolues mais conférant une certaine impression de densité en vision décalée. Je trouve qu'à l'instar de beaucoup de cibles, mais plus particulièrement pour une poignée d'entre elles dont M93 fait partie, son observation aux jumelles rappelle poétiquement la raison d'être du Catalogue Messier. M94 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 11,2' x 9,1'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sa magnitude peut laisser penser qu'elle constitue une observation relativement facile, derrière une paire de jumelles elle n'est pas franchement évidente à identifier à cause de son apparence visuelle. D'autant que sa localisation peut être délicate malgré une approche facile depuis les étoiles Cor Caroli et Chara, une fois dans la zone il y a peu d'étoiles-repère proches, le fond du ciel est bien clairsemé et M94 peut passer inaperçue à première vue. Avec un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe, il faut user de la vision décalée pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, semblable à une étoile empâtée et donnant à l'ensemble une forme ronde, la galaxie étant vue de face. M95 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 7,4' x 5'. Niveau de difficulté: 4/4 Entre les pattes du Lion on peut trouver un deuxième groupe de galaxies appartenant au Catalogue Messier, moins courues que le célèbre Trio et bien moins évidentes. Plus particulièrement M95, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est la plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord difficilement en vision décalée et en balayage, puis au bout d'un petit moment à peine plus persistante en stabilisant la vision. Une sensation d'allongement du halo est subtilement perçue tandis qu'apparaît une étoile faible de magnitude 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. À un gros degré vers l'Est sa voisine M96 se montre sensiblement plus évidente. M96 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,6' x 5,2'. Niveau de difficulté: 3/4 La galaxie éponyme du groupe situé sous le ventre du fauve a beau en être la plus brillante, elle reste difficile à pointer du fait de l'absence d'étoiles-repère dans ce secteur. Mieux vaut donc compter sur de bonnes conditions d'observation permettant de la détecter en scrutant entre les étoiles 52 et 53 Leo. Elle alors est vue facilement en vision indirecte, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. À l'occasion de cet exercice de vision périphérique attentive, le troisième membre de ce regroupement, d'une difficulté intermédiaire entre M95 et M96, peut être détecté à environ un degré au Nord-est, il s'agit de M105. M97 - Nébuleuse planétaire Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 3,4' x 3,3'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse planétaire du Hibou" se révèle plus facile que sa magnitude visuelle annoncée ne laisse présager, grâce à son étendue la rendant bien plus imposante qu'une faible étoile non résolue et trahissant sa nature, combinée à une magnitude surfacique relativement élevée et concentrée dans des limites bien tranchées lui permettant par contraste de bien se détacher du fond du ciel lorsque celui-ci est assez sombre. D'abord détectée uniquement en vision décalée de façon intermittente, elle est vue ensuite de manière permanente sous la forme d'un petit disque de fumée, jusqu'à se révéler enfin assez franchement en vision directe si l'on daigne insister un peu. M98 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 9,5' x 3,2'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette très faible galaxie spirale de l'Amas de la Vierge est à mon sens la plus difficile à observer parmi toutes les galaxies répertoriées dans le Catalogue Messier, et même bien plus que de nombreuses galaxies du Catalogue NGC. Une observation particulièrement délicate donc, à tenter dans les meilleures conditions de transparence et de noirceur du ciel! Fort heureusement, sa proximité avec l'étoile brillante 6 Com permet d'écarter la difficulté supplémentaire de sa localisation. Après plusieurs tentatives infructueuses, je suis parvenu à l'observer à plusieurs reprises lors d'une bonne soirée durant laquelle j'ai cumulé en plusieurs passages une heure et trente minutes d'intégration visuelle sur cette seule cible, jusqu'à parvenir à en obtenir une vision suffisamment persistante et régulière pour la placer parfaitement sur un dessin, en compagnie notamment de deux étoiles de magnitude 10,4. Elle s'est révélée évidemment très ténue et très peu contrastée mais assez large, son allongement et son orientation étant perceptibles. M98 étant la dernière à bien vouloir se dévoiler, c'est par elle que se sont achevées mes observations de l'ensemble des galaxies du Messier aux jumelles 10x50, ce qui revient à vous conseiller chaudement de ne pas commencer par celle-ci! M99 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,4' x 4,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Non loin de M98, cette autre galaxie spirale propose une observation sensiblement plus facile, tout en restant dans la catégorie des galaxies les plus discrètes du Catalogue. Sa localisation est particulièrement facile avec la présence de quelques étoiles brillantes, permettant d'utiliser la vision périphérique tout en attendant qu'elle se dévoile à l'endroit précis où on l'attend, ce qu'elle devrait finir par faire si les conditions sont suffisamment bonnes, sous la forme d'une timide nébulosité ronde détectable plutôt difficilement en vision décalée. M100 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,4' x 6,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Leur proximité dans le ciel comme dans le Catalogue ne doit rien au hasard. La dernière cible de ce redoutable tiercé de galaxies dans la Chevelure de Bérénice, après M98 et M99, constitue également un petit challenge pour l'observateur, de repérage d'abord, puis de détection. D'un niveau de difficulté intermédiaire entre les deux dernières citées, elle est desservie par une orientation qui nous la présente quasiment de face, diluant sa luminosité sur une plus grande surface, ce qui après quelques minutes d'attention la rend visible difficilement uniquement en vision décalée et de manière intermittente. M101 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 22'. Niveau de difficulté: 3/4 La grande "Galaxie du Moulinet", somptueuse en photographie, se révèle assez délicate à observer dès que les conditions d'observation se dégradent. D'une taille apparente proche de celle de la pleine Lune, sa faible luminosité se retrouve étalée sur une grande surface, en faisant une cible très peu contrastée affichant une magnitude surfacique particulièrement faible de 14,8. La même problématique se retrouve sur des galaxies comme M33. Aussi, si sa localisation est aisée puisqu'elle forme un triangle équilatéral avec les étoiles Alkaid et Mizar de la Grande Ourse, son observation ne doit pas générer trop d'attentes au risque de manquer le pâle halo très large de forme parfaitement ronde, aux contours mal définis, toutefois franchement évident en vision directe dans de bonnes conditions une fois que l'on se sera familiarisé avec son aspect. M102 - Galaxie Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,2' x 2,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Si l'on se fie à l'hypothèse la plus probable faisant consensus, le 102ème objet est bien la galaxie spirale NGC 5866, et visuellement cela ferait bien nos affaires car elle est la seule accessible aux jumelles dans son secteur, ce qui semble ajouter de la cohérence à l'hypothèse sus-citée en la plaçant au rang des galaxies faibles du Catalogue Messier mais d'importance comparable. Pas trop compliquée à localiser, elle se révèle néanmoins délicate à détecter, ce qui peut être fait en vision indirecte de façon intermittente plutôt difficilement. D'apparence très diffuse, un allongement dans un rapport d'environ 1/2 peut être perçu, permettant d'appréhender son orientation générale. M103 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,4. Dimensions: 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas compact et facile à observer, se détachant bien du fond de ciel, structuré autour de trois étoiles brillantes alignées et bien résolues à l'avant, ce qui lui donne un aspect allongé. Tout de même, il faut bien l'avouer: c'est un amas assez pauvre et moins spectaculaire que bien d'autres, y compris des cibles du Catalogue NGC et en particulier l'amas NGC 663 qui est tout proche. En conséquence, une difficulté qu'on attendait pas pour un objet du Messier sera de bien identifier M103 dans une zone qui peut compter, selon le champ réel des jumelles utilisées, jusqu'à 6 amas ouverts, dont certains comme dit plus haut supérieurs ou comparables en taille et en magnitude. M104 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8. Dimensions: 9' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 Si elle n'était pas si basse dans le ciel la "Galaxie du Sombrero" serait sans doute une des plus remarquables aux jumelles. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la belle se voit largement atténué, bien que laissant percevoir facilement en vision indirecte un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe Est/Ouest, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Bien qu'elle appartienne géographiquement à la Vierge, elle est à mon sens plus facile à pointer en cheminant depuis la constellation du Corbeau. Elle est également un bon étalon pour jauger les conditions de transparence avant de tenter M83 qui se trouve environ 20 degrés plus bas! M105 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 5,1' x 4,6'. Niveau de difficulté: 4/4 Un gros degré au Nord-est du couple M96-M95 peut être trouvé le troisième membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord assez difficilement en vision indirecte, faible, de petite taille et globalement ronde, elle est vue ensuite plus facilement en balayage, s'élargissant un peu, sans différence de luminosité entre le noyau et la périphérie. Si une toute petite tache très proche de M105 devient visible, sa compagne NGC 3384 vous indiquera que les conditions ne sont pas loin d'être excellentes! M106 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 18,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 À mon sens M106 est une des galaxies du Messier les plus faciles et gratifiantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités voisines comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, avec un noyau brillant entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible facilement en vision indirecte, la galaxie étant vue de profil. D'une taille respectable, elle semble flotter sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles brillantes. M107 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Fort heureusement rendu facile à localiser depuis l'étoile Zeta d'Ophiucus et s'inscrivant au sein d'un arrangement en rectangle d'étoiles de magnitudes égales bien reconnaissable, sa détection est ainsi aisée. Mais visuellement il n'est sûrement pas le plus évident de cette zone du ciel qui nous avait habitué à de gros clients. Observé à la limite de la vision directe, uniformément diffus et tout de même assez faible, il n'est évident en vision indirecte que grâce à la relative étendue de son halo. M108 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10. Dimensions: 7,7' x 2,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Une cible très délicate à observer malgré un pointage facile depuis l'étoile Merak de la Grand Ourse. Vue difficilement en vision décalée, la "Galaxie de la Planche de Surf" montre malgré tout un allongement sensible dans un rapport de 1/3, sur un axe Est/Ouest. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7ème magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à la difficile M108 pour s'assurer que les conditions d'observation s'y prêtent. M109 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Très facile à localiser juste en-dessous de l'étoile Gamma de la Grande Ourse. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne considérable pour l'observation de cette discrète galaxie spirale, et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées juste au Sud-est du phare de Phecda. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son Sud-Est, décelable assez difficilement en vision décalée et trahissant la présence de cette timide galaxie. M110 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 18,6' x 10,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le dernier objet du Catalogue Messier est, comme son numéro ne l'indique pas, une galaxie satellite de la grande galaxie d'Andromède M31. À rechercher plus loin du halo de la géante et à l'opposé de l'autre petite galaxie satellite M32, dans de bonnes conditions elle est aisément visible en vision indirecte. Largement séparée de la galaxie principale par une bande de ciel bien sombre, elle se montre assez large, avec un centre plus brillant et un halo étendu de forme ovale. ------------------------------------------------------------------------------------- Cette revue détaillée étant terminée, comme promis voici une proposition de classement de ces mêmes cibles par niveau de difficulté, une sorte de progression logique de mon point de vue totalement subjectif, où la difficulté croissante des observations devrait être contrebalancée par les aptitudes développées grâce à la recherche des cibles précédentes plus faciles. Les objets les plus faciles, pour lesquels un instrument n'est même pas nécessaire! M45 - M44 - M24 - M7 - M42 - M31 Les objets très faciles, à rechercher en priorité, et mine de rien vous aurez observé près d'un tiers du Catalogue! M41 - M25 - M39 - M35 - M34 - M6- M47 - M48 - M67 - M22 M4 - M13 - M5 - M3 - M11 - M36 - M38 - M37 - M29 - M10 M12 - M55 - M8 On poursuit avec des objets d'une relative facilité, en particulier si les 29 précédents ne vous ont posé aucun problème, attention tout de même à la qualité du ciel qui commence à entrer en compte, car nous introduisons ici quelques galaxies et d'autres objets diffus. M93 - M50 - M46 - M23 - M16 - M52 - M103 - M15 - M92 - M2 M62 - M28 - M19 - M80 - M30 - M53 - M54 - M14 - M9 - M79 M71 - M17 - M27 - M43 - M78 - M81 - M82 - M51 - M33 - M49 M60 - M106 - M63 - M64 - M66 - M32 Bien, nous avons observé une grosse moitié de Catalogue Messier, à présent nous allons entrer dans le dur. Les objets qu'il nous reste à débusquer peuvent poser des difficultés et la qualité du ciel devient sensible, stabiliser les jumelles le mieux possible peut devenir particulièrement intéressant. M21 - M18 - M26 - M69 - M70 - M107 - M68 - M56 - M75 - M72 M40 - M1 - M20 - M57 - M104 - M94 - M110 - M101 - M87 - M86 M85 - M84 - M65 - M77 - M59 - M88 - M96 - M83 - M97 Je vous félicite sincèrement si vous êtes parvenu à observer tous les objets précédents! Mais il n'en reste plus que 16, le Graal est à portée de jumelles et compte tenu de l'expérience acquise depuis le début de cette entreprise, rien ne saurait nous arrêter en si bon chemin. Attention toutefois, même si vous l'avez bien compris maintenant, rappelons que l'on s'attaque là aux cibles parmi les plus difficiles à détecter aux jumelles. La qualité du ciel sera ici prépondérante, de même que l'habileté et l'état de forme de l'observateur, l'accoutumance à la vision nocturne, la propreté des optiques, la stabilité…bref rien ne doit être laissé au hasard! M73 - M105 - M95 - M58 - M61 - M74 - M102 - M108 - M109 - M91 M90 - M89 - M99 - M100 - M98 - M76. ------------------------------------------------------------------------------------- Et pour aller plus loin? Le Catalogue Messier ne comprend pas tous les objets accessible aux jumelles, loin s'en faut. Vous trouverez d'autres références parmi les catalogues NGC, Melotte, Collinder, IC... dans deux de mes autres guides consacrés aux galaxies et aux amas ouverts. Et si comme moi vous devenez accro à ces challenges extrêmes aux jumelles, vous pouvez vous tourner vers le catalogue Herschel 400. N'hésitez pas à me faire part de vos observations, de vos commentaires, de vos échecs, et je vous le souhaite avant tout, de vos réussites! Très bon ciel à toutes et à tous, et prenez soin de vous.
    24 points
  5. Bonsoir à tous Ce samedi passé, nous étions le 1er mai. Chacun sait qu'il s'agit d'un jour férié, mais en connaissez vous la raison exacte? Comme désormais seuls quelques initiés s'en rappellent, ce jour de fête internationale a en effet été mis en place pour saluer la naissance de Webastro. Chaque année s'ébranlent ainsi aux quatre coins du vaste monde des cortèges de fête et de réjouissance pour célébrer le vieillissement heureux de notre site préféré. Et cette année n'est pas n'importe quelle année: Webastro passe ses 18 ans, atteignant ainsi sa majorité, le regard vif et plein d'avenir. Afin de fêter ce passage à l'âge adulte dignement, le site se pare désormais de la nouvelle collection Webastro printemps-été 2021, et arbore trois nouveaux thèmes graphiques. Webastro 2021 - Mars Webastro 2021 - Bleu Nocturne Webastro 2021 - Nuit (et il ne s'agit absolument pas d'une bienheureuse coïncidence entre l'anniversaire et la finition desdits thèmes graphiques en travail depuis début janvier, comme le disait d'ailleurs une illustre philosophe: "il y a deux choses en lesquelles je ne croirai jamais : les coïncidences et les petits lutins" - félicitations à qui trouvera la référence sans tricher) Quoi de neuf? S'il s'agit initialement d'une amélioration plutôt que d'une refonte totale, ces thèmes ont la particularité d'avoir été d'une part grandement fignolés, d'autre part améliorés avec un focus très particulier sur le confort de navigation et la lisibilité du site. Ce qui implique par exemple des couleurs plus douces, chaudes, plus contrastées en cas de besoin ainsi que des textes plus lisibles (police, taille...). Beaucoup d'améliorations ne sont pas forcément brutales, mais participent à, je l'espère, une navigation désormais beaucoup plus agréable. Un soin particulier a été apporté à la navigation mobile. Les thèmes sont également plus étendus et détaillés que leurs prédécesseurs (qui avaient, eux, délaissé certainesp ages secondaires, les menus, etc). Le thème Mars a été partiellement refait en terme de colorisation pour ces aspects. Le thème Nuit a été plus légèrement amélioré, pour essayer de diminuer la sensation de froideur. Le thème Bleu a disparu. Il est remplacé par un thème entièrement nouveau appelé "Bleu Nocturne". Changement de thème: Vous avez désormais accès à un bouton de changement de thème beaucoup plus accessible qu'avant. Présent en haut des pages et également sur mobile, il vous permet de changer plus facilement; par exemple si vous préférez un thème sombre le soir. Il s'agit du petit rond tricolore à côté de l'icône de notification. Séparation des sujets épinglés Les sujets épinglés sont mis en évidence avec des Couleurs de fond et de police différentes. Cette fois, la différence s'applique également sur la version mobile. Navigation Astrophoto La navigation du forum Astrophoto s'orne d'un menu plus accessible pour choisir les sujets en fonction des tags associés. Un menu de navigation similaire orne le forum Visuel Assisté Petites annonces La liste des petites annonces est plus large, plus lisible, avec de meilleures vignettes. La navigation mobile est ici particulièrement améliorée. Bouton d'auteur Présent en réalité depuis janvier, pour ceux qui n'auraient pas remarqué: un bouton "auteur" indique dans une conversation qui a commencé le sujet. Thème Bleu Nocturne Je sais que de nombreuses personnes attendaient tremblantes le retour du thème bleu. Suite à de nombreuses demandes et visites amicales à domicile, c'est depuis mon isolement en protection rapprochée que je peux annoncer: "je vous ai entendu". Et je ne dis pas cela à cause des manifestants armés qui campent sous mes fenêtres depuis 4 mois ou des nombreux colis piégés reçus (puissent les postiers de ces derniers mois reposer en paix)! Ce thème entièrement nouveau repose sur la combination d'une navigation plus sombre avec des textes qui restent encore sombres sur fonds clairs (disons le, pour tout mixer sans bug, c'est pas d'la tarte). Fond des messages: A l'instar des autres thèmes et à la différence des thèmes 2019 qui étaient très concentrés sur les pages principales du site, les couleurs s'installent bien plus largement qu'avant. Thème Nuit On reste dans la même philosophie que le thème nocturne précédent, avec des couleurs un poil plus chaudes, et les mêmes améliorations en terme de navigation / lisibilité. Par rapport au thème 2019, le violet a cédé la place au bleu sur certaines zones pour que le rendu soit plus doux. Voilà! Bien entendu, malgré les hectolitres de café ingérés quotidiennement lors de la réalisation de ces thèmes, il est possible qu'ici ou là un petit détail m'aie échappé. Dans ce cas, n'hésitez pas à en faire part, afin que je le corrige. Questions, commentaires, lettres d'amour ou de haine, toutes remarques sur ces évolutions sont les bienvenues!
    23 points
  6. Bonjour, Pour partager la réalisation mon dernier dobson 🙂 J'ai profité d'une "solde" chez M. Lockwood sur un mirroir de 24 pouce F3.3 "léger" de 21kg avec le secondaire. J'ai démarré la construction fin octobre. J'ai choisi d'utiliser des profilés Alu VSlot. Avant j'avais fait des dobsons en peuplier découpé au laser. Là c'était trop grand pour demander à mon artisan préféré de faire les découpes. Je voulais éviter les découpes au maximum et surtout pouvoir positionner comme je voulais les différentes pièces car j'avais fait des plans très généraux et pas vraiment précis pour les inserts. La réception des pièces découpées : J'ai acheté le bois chez Auprotec. Le gros avantage c'est qu'il peuvent découper des disques et qu'ils les envoient dans la chute de découpe. Aussi pour les tourillons et la base c'est parfaitement circulaire à l'extérieur. Et j'ai pu utiliser la chute de découpe des tourillons pour faire les coté du rocker ! J'ai aussi utlisé des pièces imprimées pour le support du secondaire et les cales lattéralles du primaire. J'ai utilisé du PTEG+Carbone. J'ai eu beaucoup de déchets avant d'y arriver. Et à la fin j'ai du acheter une autre imprimante : une creality CR 10 S Pro. Elle est parfaite. Il faut une buze de 0.6 et chauffer à 250. J'ai imprimé aussi un secondaire à la bonne taille pour faire tout le système de support du secondaire. Ca m'a permit aussi de centrer le PO au secondaire à une erreur pronfeur près qui m'a obligé de décoller les supports lattéraux une fois vernis et collés... Le barillet est un 18 points. Il a été renforcé avec des triangles de carbone aux jonctions. La collimation se fait par le bas avec une une rotule en bout J'ai usiné au tour les cones des tubes et les diverses vis moletées. J'ai utilisé une tige filetée aux deux bouts en titane (utilisé pour les roues de moto) comme axe pour le secondaire pour réduire le poids. Elle est vissée/collé dans le support du secondaire et bloqué par le dessus par une vis molettée creuse. J'ai piquée l'idée à Franck Grière. C'est pas parfait car le secondaire est lourd et tourne un peu à la collimation. Mais une fois les 4 vis micrométriques callées ca bouge plus. Une fois bien avancé avec les encoders. J'ai fait au plus simple avec les tourillons : un demi cercle. C'est bien trop grand, plus lourd mais ca permet d'utiliser un profilé U alu qui étant en appuis sur les V des tubes carbone du coté rigidifie les tourillons en lattéral : Aucun flex. Et pour placer l'encoder Alt c'est simplissime. en plus les cables se cachent dans le U. L'arrière et le devant J'ai suivi les conseils de M. Lockwood pour le correcteur de Coma et j'ai pris un SIP que j'ai trouvé d"occasion. Ca m'a permit de viser une roue à filtre en sortie. Je trouve que c'est esthétique et très pratique. Le dobson doit peser autour de 55kg en ordre de marche et sans les roues. il doit bien y avoir 5kg de vis et boulons.... Sur le ciel ca fait un vraiment gros changement....Le mirroir est nickel. Et il n'y a aucun astigmatisme. Reste maintenant les finitions 🙂 Cyrille
    22 points
  7. Salut , j'ai eu un peu de temps pour finaliser cette photo de M42 en pose rapide. Ce qui intéressant avec les poses rapides c'est la possibilité de photographier des objets avec des échantillonnages un peu plus serrés que d'habitude dans le ciel profond. Sur M42, on va pouvoir améliorer la résolution du centre de la cavité et révéler des détails, comme les proplyds. Les proplyds ou disques protoplanetaires sont des tres jeunes etoiles dont le disque de poussiere n'a pas disparu. Sur ma photo on voit mieux les plus gros comme 142-301 et 114-426. on voit aussi des objets Herbig-Haro (objets HH), c'est l'etape suivante du proplyds, pour finir sur des etoiles T-Tauri avant la stabilité de la sequence principale. Toutes ces infos sont le resultat d'une calibration astrometrique avec Aladin. Il est incroyable ce soft! J'ai poussé un peu le traitement sur ma session infrarouge avec la barlow 3x. Je voulais separé H1 et H2 de maniere distinct, j'ai trouvé sur internet un cliché du HST en infrarouge. Le filtre qu'ils ont utilisé est plus selectif , du coup certaines etoiles apparaissent en plus. Le principale est là. La prochaine etape cela serait de separé les composantes de A: A1 et A2 separé de 0.19 et B: B1 et B3 0.9 , B1 et B4 0.6 Données techniques: Tout est fait avec l'ASI224mc et le 300mm F4 avec differentes focales pour ameliorer ce fameux trapeze et tenter quelques proplyds qui sont dans cette pouponnière d'etoile qui usine à plein gaz! le plan large est composé de 4 images au foyer (le capteur de la 224mc est petit) en mode panoramique. l'expo choisie était de 200ms, gain 420-450, pour 54000 capturées et 40000 gardées. Ensuite pour la cavité centrale , je suis passé à 50ms associé avec une barlow 1.5 pour 72000 images gardéesjuste de quoi ecarté les etoiles du trapeze mais en gardant quelques nuances dans le gaz environnant. Apres j'ai mixé des captures en ir742 barlow 1.5, expo:200ms 25000 gardées, l'infrarouge m'a permis d'ameliorer les etoiles et de reveler certaines cachées par le nuage. Et j'ai fini, par de l'infrarouge ir742 et une barlow 3x pour le coeur , ce qui permet de separer H1 et H2. Tout les traitements sont réalisés avec SIRIL. Stephane
    22 points
  8. Hello Il y a 10 jours j'ai commencé à traiter les dernières images du Pic du Midi datant du 1er novembre. L'image obtenue est encore plus fine que celle du 30. Comme quoi il ne faut vraiment jamais dire que l'on est au bout des capacités d'un télescopes. Voici cette image . C'est volontairement traité soft. En voyant ça, je me suis dit qu'on commence à couvrir pas mal de longitudes quand même, et j'ai commencé à me demander -sans trop y croire-, si on n'avait pas matière à avoir une carte globale. Je me suis vite rendu compte que oui presque, mais il me manquait un petit quelque chose à 180° de longitude et surtout au nord car le sud se couvre vite avec l'inclinaison de Mars. En fouillant je suis retombé sur des données non exploitées encore de la premier nuit de mission le 8 octobre. La résolution était moyenne, mais pour couvrir les terrains uniformes du nord ce n'est pas si grave. En terme de traitement c'est long, .... très long. J'avais vu ça déjà il y a quelques années quand on avait pu faire la carte globale de Jupiter. Ca avait bien plu, elle a été vue plus de 120 k fois rien que sur youtube et 245 k sur vimeo. Ca motive à refaire la même chose quand c'est possible. En tout il aura fallu en gros 30 h de traitement. J'ai dû tout reprendre à 0 pour tenter d'avoir un rendu aussi homogène que possible même si ce n'est jamais parfait. Voilà la carte obtenue : Et voici l'animation : Si vous voulez l'animation seule, c'est ici : http://www.astrosurf.com/eternity/JLD/2020-10-09-0316.0-Mars-NR4_pipp.avi Fan de 3D @Thierry Legault a concocté la version video 3D. Déjà la carte globale c'est Holy Graal, mais la vue animée en 3D, c'est, ..... voilà quoi. Perso je préfère la version croisée Si vous n'y arrivez pas tentez la version droite en vous éloignant assez de votre écran (il faut que les planètes soient écartées comme les yeux). Si vous voulez ces vidéos en moins compressé : http://www.astrophoto.fr/mars2020_croise.mp4 http://www.astrophoto.fr/mars2020_parallele.mp4 Une vidéo sur comment faire une carte de Mars, si ça vous intéresse. le tuto est ici : Un grand merci et bravo à François et Thierry qui ont fait l'essentiel des prises de vues. Le plus dur là dedans c'est de revenir à un télescope de 30 cm sur une Mars qui s'éloigne, ... @+ JLuc
    20 points
  9. Bonjour à tous, comme je vois passer régulièrement les mêmes questions autour des CMOS (caméras et APN), j'ai décidé de créer un nouveau topic unique qui permettrait de répondre à toutes vos interrogations. On centralisera ainsi toutes les règles, les bonnes pratiques, etc.. sur le même topic. Nous aborderons ainsi les sujets suivants : Petit aparté concernant les calculs numériques Empilement et dynamique Comment analyser le graphe d'un capteur Déterminer son temps de pose ou règle des 3 sigma DARKS, FLATS, BIAS (OFFSETS) et DITHERING Calcul de l'échantillonnage idéal avec un CMOS Petit aparté concernant les calculs numériques Notions de calcul binaire Nous travaillons ici en binaire, c'est à dire que l'électricité qui passe dans un fil (ou un bit) ne peut avoir que 2 états : état 0 éteint et état 1 allumé. Si nous travaillons cette fois sur 8 fils en parallèle (8 bits), nous pouvons obtenir 2 puissance 8 = 256 états différents (entre 0 et 255). Enfin si nous travaillons sur 16 fils (16 bits), nous pouvons obtenir 2 puissance 16 = 65536 états différents (entre 0 et 65535). Nous obtenons ainsi différentes puissances de 2, à savoir 2, 4 , 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1024, 2048, 4096, 8192, 16384, 32768 et 65536. Toute l'informatique repose sur ces notions et il est intéressant de les connaître pour bien assimiler son fonctionnement. Les octets Ainsi quand on parle d'octet, cela correspond à 8 bits (octo : 8 ). Attention également, en anglais octet se prononce Byte, donc 1 Byte = 8 bits (1B = 8b). Avec 256 états différents, il est ainsi possible de coder tout l'alphabet avec des caractères spéciaux, des symboles etc... L'invention de la table de caractères ASCII a permis de développer un langage informatique (cette table de caractères a depuis été remplacée par la table ANSI ou Unicode sous Windows). Par exemple, la lettre A possède le code ASCII 65 ce qui en binaire correspond à 0100 0001 ou encore 41 en hexadécimal. Ainsi, l'octet est devenu la base de toute l'informatique. Par exemple, le texte brut contenu sur une feuille A4 peut être codé sur seulement 2000 octets environ (2 kilo-octet ou 2ko), soit environ 400ko seulement pour un livre de 200 pages ! Poids d'une image en octets Pour une image en 16 millions de couleurs, un pixel peut être codé sur 3 octets seulement (1 octet pour chaque couche R, V, B), soit 256 puissance 3 =16 777 216. Une image BMP non compressée de 1024 x 768 pèsera alors exactement 1024 x 768 x 3 = 2.359.296 octets, soit 2.25 Mégaoctets* (2.25Mo) : En revanche une image FIT (par définition non compressée et codée sur 16 bits) issue d'une ASI6200MC de 62 millions de pixels pèsera environ 116Mo. En effet, avec 9576 x 6388 x 2 = 122.353.920 octets ou encore 116Mo (un pixel est codé sur 2 octets pour arriver à 16 bits) : * A noter qu'un Mégaoctet vu par l'ordinateur ne représente pas 1.000.000 (soit 10 puissance 6) mais 1.048.576 octets (soit 2 puissance 20). C'est pour cette raison que 2.359.296 / 1.048.576 = 2.25Mo et pas 2.36Mo. Merci à @keymlinux pour le complément d'explication suivant : Débits et vitesse de connexion Si on parle d'une connexion de 100Megabits par seconde, nous obtenons une vitesse de 10 Méga-octets par seconde environ (8 bits + des bits de contrôle). Idem quand on parle de Gigabits, 1 Gigabit/s équivaut à 100Mo/s (100 Méga-octets par seconde). Il faut donc faire très attention aux symboles utilisés. 100MB/s en anglais correspond à 100 Méga-octets par seconde quand 100Mb/s correspond à 100 Mégabits par seconde. Avec une connexion fibre de 1Gb/s, en théorie on pourrait ainsi transférer une image FIT de 120Mo (issue d'une ASI6200) en moins de 2 secondes ! Empilement et dynamique Quand on empile 4 fois plus d'images, on obtient 1 bit de dynamique en plus. Ainsi on gagne 2 bits pour 16 images empilées, 3 bits pour 64, 4 bits pour 256 images, etc.. Il est intéressant de connaître cette notion, car si on perd 2 bits (ou 2 stops) en montant de 400 à 800 ISO par exemple, alors il faudra empiler 16 fois plus d'images à 800 ISO pour avoir la même dynamique qu'à 400 ISO. De même, avec une caméra 12 bits on devra empiler 16 fois plus d'images qu'une caméra 14 bits pour obtenir la même dynamique, et 256 fois plus qu'une caméra 16 bits ! Une grande dynamique d'image permet de faire ressortir les faibles extensions sans cramer le cœur d'une galaxie par exemple, mais aussi d'obtenir des dégradés de gris ou de couleurs plus riches. Comment analyser le graphe d'un capteur ? Nous allons d'abord voir les différentes notions qui vont nous permettre d'analyser correctement et simplement (sans trop de formules compliquées) les différentes valeurs dans les graphes mis à disposition des constructeurs. Pour cela nous allons avoir besoin de connaître le fonctionnement d'une caméra ou d'un APN. FW : Full Well Un capteur CMOS contient un certain nombre de pixels, composés de puits de potentiel qui vont, comme un entonnoir qui recueille de l'eau de pluie, recueillir les photons qui arrivent sur le capteur, les transformer en électrons, et les convertir en unités numériques (ADU) à l'aide d'un convertisseur Analogique/Digital (ADC). Ces entonnoirs ne sont pas infinis, c'est à dire que quand l'entonnoir déborde, le pixel est dit "saturé". La capacité de ces entonnoirs à photons est donnée par le premier graphe, à savoir le FW ou Full Well, ou encore la capacité des puits de potentiel des pixels. Une fois les électrons convertis numériquement, nous obtenons une valeur en ADU. Le convertisseur (ADC) est généralement donné sur un nombre de bits, entre 8 et 16 avec une capacité en ADU entre 256 (8 bits) et 65536 (16 bits). GAIN Le second graphe nous donne généralement le GAIN, à savoir combien d'électrons sont convertis en ADU pour un gain donné. GAIN et gain ne sont donc pas la même chose. le GAIN s'exprime en électrons par ADU (e-/ADU) alors que le gain n'est qu'une amplification du signal reçu (de la même façon qu'on retrouve les ISO sur les APN) et s'exprime en décibels (échelle 0.1dB sur les graphes). Ainsi pour une amplification donnée de xx décibels, le GAIN en électron par ADU évoluera. Une valeur intéressante de ce graphe du GAIN se situe quand 1 électron = 1 ADU, on appelle ceci le gain unitaire et c'est généralement la valeur qu'on va utiliser le plus souvent pour faire nos images, avec un bon compromis entre le bruit et la dynamique. DR : Dynamic Range Le 3ème graphe va nous montrer la courbe de la dynamique du capteur (DR ou dynamic Range) en nombre de stops (ou en bits), comparable à un APN. Cette dynamique est maximale au gain 0 et va décroître régulièrement si on monte le gain. Une dynamique de 16 bits va nous permettre d'avoir 65536 niveaux de gris ou de couleurs sur chaque pixel, quand une dynamique de 8 bits ne nous donnera plus que 256 niveaux de gris ou de couleurs possibles. Read Noise Enfin le dernier graphe nous donnera le bruit de lecture de la caméra, ou le Read Noise, en électrons. Le bruit de lecture dépend du capteur mais aussi du gain utilisé. Plus le gain est élevé, plus le bruit de lecture va baisser dans une certaine mesure pour finir par stagner. Prenons maintenant 2 exemples concrets et analysons-les. EXEMPLE 1 : ASI183MM Comment analyser cette caméra ? Tout d'abord nous voyons dans le premier graphe, que la capacité des puits de potentiels est de 15.000 électrons environ à gain 0. Pour convertir ces 15.000 électrons en ADU au gain 0 on voit sur le second graphe que le GAIN est de 3.6 environ. 3.6 = 15.000 / ADU donc ADU = 15.000 / 3.6 ce qui nous donne environ 4166 ADU pour 15.000 électrons. En numérique, la valeur la plus proche de 4166 est 4096, soit 2 puissance 12 en binaire ou encore 12 bits. Il est donc inutile d'utiliser un ADC supérieur à 12 bits avec cette caméra, puisque les puits de potentiel ne vont que jusqu'à 4096 ADU. Sur le second graphe, on voit que le gain unitaire (pour rappel l'endroit sur le graphe où 1 électron = 1 ADU) se situe au gain 120 (soit 12dB d'amplification).* A ce gain, la dynamique est de 11 bits environ et le bruit de lecture a bien chûté de 3.0e- à environ 2.2e-. C'est à ce gain qu'on fera la plupart de nos images. Travailler à un gain inférieur nous donnera une plus grande capacité des puits de potentiel, donc un risque de saturation moins élevé. Travailler à un gain supérieur nous donnera un bruit de lecture plus faible, mais une dynamique plus faible et une saturation qui arrivera plus rapidement. * Sur d'autres graphes ou mesures réalisées, on note un gain unitaire de 111 et non pas 120. Sur l'ASiair par exemple, ce gain unitaire est bien paramétré à 111. A noter que plus on monte le gain plus on réduit la dynamique du capteur. On voit que la courbe du bruit de lecture s'infléchit vers 200 de gain et le bruit ne descend plus beaucoup ensuite. A 300 de gain (soit 30dB d’amplification !), on n'a plus que 8 bits de dynamique pour 1.5e- de bruit de lecture, et il ne reste plus qu'une capacité de 400 électrons dans les puits de potentiel, la saturation des pixels intervient très rapidement. Monter le gain sur ce type de capteur peut toutefois être intéressant quand on travaille en narrowband (avec filtres SHO) car la perte de lumière due aux filtres est importante et les temps de pose unitaires deviennent très longs. Pour réduire ce temps de pose à des valeurs acceptables, on augmente alors le gain. Cela permet également de limiter l'ampglow de ce capteur (l'électroluminescence sur le côté du capteur) qui devient très difficile à retirer après 5 minutes de pose. EXEMPLE 2 : ASI2600MC Comment analyser cette caméra ? On voit dans le premier graphe que la capacité des puits de potentiel est bien plus élevée sur cette caméra que l'ASI183 du dessus. A gain 0, elle est de 50.000 électrons. Ce qui veut dire qu'elle saturera nettement moins rapidement, permettant une bonne dynamique sur les objets à fort écart de luminosité (M42, M31, etc..). Pour convertir ces 50.000 électrons en ADU au gain 0, le GAIN du second graphe est de 0.8 environ. Ce qui nous donne 50.000 / 0.8 = 62500 ADU environ. Il nous faudra cette fois un ADC de 16 bits (65536 étant la valeur la plus proche en numérique). Sur ce capteur, on voit une chute rapide du bruit de lecture qui survient à gain 100 (10dB d'amplification). Cette chute s'explique car à ce gain de 100 le capteur déclenche son boost d'ampli et passe en mode HCG (High Conversion Gain). Cet ampli va booster le gain du capteur avec pour conséquence un bruit fortement réduit tout en conservant la dynamique d'origine. Ceci est assez révolutionnaire et typique chez Sony depuis le réputé A7S qui déclenche son mode HCG à partir de 2000 ISO. Sur ce type de capteur, on ne peut pas parler de gain unitaire puisque le GAIN démarre seulement à 0.8, mais on prend alors le gain de déclenchement du mode HCG, à savoir 100 sur ce capteur. On continue l'analyse et on voit ensuite que le bruit de lecture ne descend plus au-delà du gain 100. Il est donc inutile de dépasser le gain 100 puisqu'on baisserait alors la dynamique du capteur sans réduire le bruit. Si un APN était équipé de ce capteur, on dit alors qu'il devient ISOLess à partir de l'ISO correspondant au déclenchement du mode HCG. Pour revenir au Sony A7S, il est donc particulièrement intéressant de travailler à 2000ISO mais monter plus haut en ISO ne fera rien gagner, au contraire, on perdra en dynamique. Sur ce capteur IMX571 de l'ASI2600MC, on n'a finalement que 2 gains de travail : 0 dans les cas où limiter la saturation est importante (photométrie par exemple, ou conserver la couleur des étoiles brillantes), et 100 pour tout le reste.
    18 points
  10. Bonjour à toutes et tous, Voici ma version de la nébuleuse des Spaghettis : Simeis 147, aussi dénommé SH2-240 dans le catalogue sharpless. Cette nébuleuse est un rémanent de supernova situé dans la constellation du taureau . Agé d'environ 40000 ans, il se situe à environ 3000 années lumières. Ce rémanent de supernova est associé à un pulsar : PSR J0538+2817 . Ce pulsar n'a pas de contrepartie optique, donc on ne le voit pas...mais rayonne en radio avec une période de 143ms et s'est déplacé d'environ 40' d'arc du centre de la nébuleuse. J'ai identifié la zone oui il est situé sur l'image HA mono. Cette image a été réalisée les 16/17 novembre 2020 avec le C11HD à F2. c'est une mosaïque HA, OIII de deux panneaux . 40x300s pour chaque panneau et pour chacun des filtres... A l'origine, chacune des mosaïques HA et OIII font 120 millions de pixels. J'ai été obligé de réduire pour publier sur astrobin et vous économiser du temps de téléchargement. Je voudrais préciser que pour le traitement, j'ai essayé de faire sortir l'OIII qui est souvent noyé dans la couche Ha alors qu'il révèle de très beaux détails. Lorsque je me suis documenté sur ce rémanent de supernova, je me suis rendu compte que beaucoup d'images la représentant étaient quasiment toutes du HA alors, que le O3 est bien présent et avec de belles structures. C'est ce que j'ai essayer de révéler au traitement. Bien sur, si on regarde d'un peu prés, on peut voir que dans certaines zones, les étoiles partent un peu en sucette.. C'est que F2 avec un capteur fullframe ne pardonne aucune imperfection de réglage de collim/tilt et la déformation du champ engendré par ce réglage imparfait rend très difficile ensuite l'assemblage de grandes mosaïques. Néanmoins, l'Hyperstar V4 est donné pour un champ corrigé de 37mm alors que a diagonale du fullframe fait 44mm. Donc, les deformations optiques ne sont pas anormales. On verra pour ameliorer un peu cela cela ..... pour la prochaine fois. Le champ complet Ici la full (bien que réduite) sur astrobin ... https://astrob.in/u8q4sv/0/ J'en ai tiré un crop avec les bubulles que je trouve trés jolies.. ici : https://astrob.in/ppy916/0/ Et puis, j'ai indiqué ici ou se trouve le pulsar ... invisible en optique. Les full sur astrobin valent le détour, il y a du détail....qui ne ressort pas sur les images du forum Un grand merci Jean Claude Mario pour ses conseils sur le traitement et toutes mes excuses à Denis/Stéphane/Cécile pour avoir du supporter mes essais/erreurs de traitement... ) Bon ciel à toutes et tous. Georges
    18 points
  11. voyant que l'occultation se produisait un dimanche et n'était visible avant l'aube que depuis le sud du Portugal, j'ai préparé ça comme une éclipse de soleil, mis le C8 dans le sac à dos (ouf ça passe !), je me suis fait un week-end à visiter cette belle ville de Lisbonne et le dimanche matin, le time-lapse : Je me suis placé au sud de Lisbonne, pour avoir l'occultation rasante et pouvoir deviner la forme du côté sombre de la Lune en ombre chinoise : 400 séquences de 4s à traiter et recentrer une par une : j'ai cru que je n'arriverais pas au bout ! 😃
    18 points
  12. Bonjour à toutes et à tous, et plus particulièrement à Mr Fred Bertoni de la chaine youtube Fred l'Astronome. J'ouvre le présent sujet en réponse à ta vidéo où tu déglingues à tout va Webastro. Pour rappel, un forum est un espace d'échange sur un ou plusieurs domaines de discussion. Chacun est libre d'y participer ou pas, personne n'est obligé à s'inscrire (que ce soit ici ou ailleurs). On peut aimer un forum tout comme on peut les détester, chacun fait ce qu'il veut. Mais là où je ne suis ABSOLUMENT pas d'accord avec toi, c'est sur le manque de respect total que tu as envers les participants (et là je parle de Webastro). Tu prétends que l'anonymat fait que rien n'est fiable ici et que tout le monde raconte n'importe quoi. T'es tu seulement posé la question du pourquoi de l'anonymat de la part de certains ? Peut-être que ces gens (dont moi) n'avons pas forcément envie de mettre son nom et prénom à tout va. Déjà que les bots scannent le web en permanence, je n'ai pas envie de me voir sur un site où je n'ai jamais été voire même recevoir des mails ou autres débilités qu'on voit sur le net. De plus, si tu connaissais un temps soit peu ce forum, tu verrais qu'il y a des membres qui utilisent leurs vrais noms et prénoms et dont certains sont trèèèèèèèèèèèèèèèèèès largement connus de tout le monde. Alors s'il te plait, par respect de tous les participants, n'exagère pas tes propos. D'ailleurs, à ce sujet, quand tu traites un astram d'Adolph, excuse moi, mais tu ne donnes aucun crédit à tes propos hormis de la haine. De plus, une majorité des commentaires de ta chaine sont faits de façon anonyme.... Mais là tu ne dis rien, curieux non ? En même temps, sur l'ensemble de tes vidéos, tu fuis les problèmes car dès qu'un commentaire négatif ou qui ne va pas dans ton sens, tu le supprimes et tu bloques l'utilisateur (dont moi, et c'est aussi la raison de ce sujet). Donc pour clôturer, les insultes c'est juste minable. C'est une grande marque de faiblesse, mais c'est aussi répréhensible, donc à l'avenir réfléchi à deux fois avant d'insulter même sur le web. Si j'étais toi, je ferai un plus d'astronomie, la vraie, pas celle où tu racontes ta vie.... Voilà, c'était aussi mon coup de gueule et je me répète, tu as tout à fait le droit de ne pas aimer les forums, mais insulter tout le monde et tous les bénévoles du site que donnent de leur temps libre pour échanger ou conseiller un débutant c'est juste inadmissible. Issam dans la vraie vie et Kiwi74 ici et ailleurs.
    18 points
  13. Vénus à 2,4° du Soleil ce matin (attention aux yeux et au matériel !) avec la FSQ et ASI183, un peu touchy mais je l'avais déjà faite en 2012, et puis ça n'arrive que tous les 8 ans ! On le distingue sur les images d'hier soir mais ce matin c'était mieux (pas trop de turbu ni de pollens) Hypnotique cet anneau de lumière diffusée par l'atmosphère vénusienne... 😃
    18 points
  14. Bonjour à tous, J'ai profité du confinement pour reprendre des vieilles images solaires datant du dernier maximum en 2013... Ca donnera une idée aux nouveaux adeptes du solaire de la différence d'activité avec aujourd'hui et ce qui pourrait vous attendre dans quelques années J'ai utilisé une technique 3D pour donner une impression de relief aux filaments. La couleur assombrie est également voulue pour donner un effet magmatique à l'intérieur du Soleil. Matériel utilisé (à l'époque) : lunette 130mm + Coronado SM90 et étalon PST en double stack, l'ensemble donnant une bande passante entre 0.4 et 0.5 Angström (en-dessous de 0.5 Angström la ligne bien visible de la chromosphère disparaît). J'en ai fait des fonds d'écran en 4k que pouvez télécharger ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Wallpapers/?C=M;O=D Quelques exemples, à visualiser impérativement en plein écran (clic sur l'image) pour vous donner cet effet de relief. En espérant qu'elles vous plaisent... Et en bonus, 3 animations en couleur qui montrent bien les mouvements de plasma et éjections de masse coronale :
    18 points
  15. 2 heures de Ha et 1 heure de RVB bin2 ASA 20 de Chilescope. La full est ICI
    18 points
  16. Bonjour à tous L'équipe CIEL AUSTRAL s'est agrandie. Mike Selby (Thailande) a rejoint l'équipe qui était composée de Jean-Claude Cannone, Georges Chassaigne, Nicolas Outters, Didier Chaplain, Philippe Bernhard, Laurent Bourgon. Mike ayant un Planevawe CDK1000 (1m f/6), nous avons mis notre nouvelle caméra Moravian C4-16000 (Gsense 4040) sur son 1m et nous vous présentons une image de M1024 le Sombréro, faite avec le CDK1000 depuis l'Observatoire El-Sauce au Chili en 16h de pose LRVBHa. Lien vers la full 4000x4000 et les détails de l'acquisition http://www.cielaustral.com/galerie/photo132.htm Un crop 100% pour le fun Amicalement L'équipe CIEL AUSTRAL
    17 points
  17. Bonjour à toutes et tous, Suite à une réunion du club du gapra ( https://www.gapra.fr/) en début d'année, Jean-Marc nous a mis au défi d'imager le clignotement du pulsar de M1 dans la nébuleuse du crabe. Magnitude 16, pulses de 33 ms. B0531+21 pour les intimes. La barre était haute pour ce challenge... Avec le team LuckyWizards: Denis, Stephane, Emmanuel, Laurent, nous avons d'abord essayé la méthode brutale... des poses de 10 ms... force est de constater que sans un diamètre généreux d'au moins 1m la méthode brutale qui consiste a appuyer sur le bouton et attendre de voir que le truc clignote... resta sans succès. Qui ne tente rien n'a rien : nous avons aussi demandé à l'OCA l’accès au 1m du C2PU... sans succès...on est loin d'être prioritaires.... normal. La grosse artillerie étant donc indisponible, je me suis rabattu sur un moyen plus doux, a ma portée, la stroboscopie. Déja utilisée avec brio en 2003 http://www.astrosurf.com/rondi/obs/pulsar/pulsar.htm , j'ai essayé de mettre en oeuvre des moyens moins mécaniques, simple à réaliser par un amateur avec un peu de bricolage. Pour cela, j'ai fabriqué un obturateur stroboscopique avec un verre LCD piloté sur la fréquence du pulsar par un rapsberrypi synchronisé par le signal PPS d'une horloge GPS.... . Les acquisitions sont faites de mon jardin, deux jours avant le début du confinement. Pour la petite histoire, comme nous nous étions déjà embastillés, j'avais mis mon C11 en remote pour que les copains puissent participer. - C11HD/Asi 183 - 400 images de 10s - Alignement et Stacks : LuckyWizards Software En voici le résultat : Plutôt qu'un long texte, la vidéo est plus explicite, même si je ne suis pas un aficionado du traitement et montage vidéo. Une image du champ global et, un gif animé du pulsar qui clignote Bon ciel a vous et portez vous bien Georges
    17 points
  18. Bonjour je m'aperçois que l'image que nous avons faite au C2PU avec David Vernet n'a pas été publiée sur ce forum : désolé, c'est un oubli de ma part Bon enfin voilà la version finale de cette Mars faite avec le 1 mètre C2PU de Calern (Omicron en l'occurrence) dans la nuit du 24 au 25 Octobre. Une turbulence plutôt bonne et soudain pendant un petit 1/4 d'heure, ça s'est amélioré : à l'écran j'ai de suite vu des détails apparaître sur les brutes. Dans ces (rares) cas-là, avec un diamètre de 1mètre ça crache de suite le feu Voilà donc l'image : c'est une Ir-RGB ==> Luminance en IR avec le filtre RG610 et la 290MM et RGB avec la 290MC et filtre Ir-cut, le tout traité sous AS3! et Winjupos pour ma part, et Philippe Cambre a assemblé et fini le tout sous Astra et Photoshop Pour terminer sur la configuration matérielle : j'avais l'ADC Pierro Astro en tête, puis une roue à filtre True Technology et enfin la Barlow AP Barcon juste devant les caméras. Du coup, ça donne une focale de ~ 24.5m ... donc un peu sur-échantillonné mais c'est quand même passé http://www.astrosurf.com/prostjp/Galerie/Mars/2020/2020-10-24-2117_4-vernet_prost-cambre.png JP
    16 points
  19. Salut la foule ! Bon je fais vite pour préparer la nuit suivante ! Une Mars vite traitée de la nuit du 8Septembre, turbulence moyenne allant en décroissant et relativement calme vers les 4 HL. En vedette Olympus Mons et les nuages orographiques sur les autres grands volcans au couchant. Toujours T400 maison sur LXD 750, ZWO ASI 385 + barlow 5x + ADC Une vidéo de 4 min environ 44000 imgs, directement mouliné sous AS3! 25% d'images retenues. Traitement Iris. Retouche cosmétique sous Photoshop pour atténuer le limbe. 4 H 22 HL 2e version plus musclée : Albéric
    16 points
  20. Bonjour à toutes et à tous, lors d'un séjour à l'observatoire AstroQueyras en janvier dernier, j'ai pu réaliser plusieurs prises de vue en paysage nocturne et en ciel profond à très grand champ. Préparer ce séjour en hiver et en période de COVID était difficile et incertain ! ⚠ Avertissement : cette image utilise la technique du composite, selon certaines règles précises; voir les détails en bas du texte, tout est expliqué sans rien vous cacher ! 🙂 Elle s'apparente à la catégorie du "Deepscape" que vous avez peut être déjà vu passer sur internet. Version en bonne définition sur Astrobin : https://www.astrobin.com/m06tv0 Imaginez que vous puissiez pouvoir observer les nébuleuses des constellations d'hiver à l'oeil nu : voici ce que vous verriez au niveau de la constellation d'Orion ! Au sol, nous retrouvons Jean-françois Gely (l'animateur grand public de l'observatoire) , sur "notre" petit rocher qui nous a tapé dans l'oeil de jour. J'avais effectivement en tête CETTE photo dès que je l'ai vu aligné avec le Mont Viso à l'horizon ! Jean-François et le Mont Viso vous permettent de vous donner une échelle de taille des objets du ciel : ils sont immenses ! Un ordre d'idée, Jean-François était à environ 25m de moi, le Mont Viso à +/- 10km. Les montagnes étaient éclairées par une jeune lune de 3 jours sur le point de se coucher, rasant l'horizon (d'où les ombres sur les versants de notre côté). Côté traitement d'image, c'était un parcours du combattant pour le ciel. Nous ne le voyons pas ici, mais l'image revient de très, très loin ! Les conditions de prise de vue n'étaient pas bonnes, il y avait beaucoup d'humidité. J'ai dû apprendre un nouveau logiciel pour "sauver" ce projet d'image, en l'occurence l'excellent AstroPixel Processor (APP). Là où mes logiciels habituels (DxO Photolab, AutoPano Giga) avaient beaucoup de mal à proposer un résultat propre, APP a l'énorme avantage de pouvoir traiter ET assembler la mosaïque "en même temps". Beaucoup de temps on été passé dessus, je pense entre 20 et 30h d'apprentissage et d'essais itératifs. Le logiciel est particulièrement lent à donner ses résultats, y comprit sur un de mes nouveaux ordinateurs (une station de travail à la config musclée). Il suffit de se planter de réglage au moment de lancer l'assemblage des images, d'attendre plusieurs heures, pour se rendre compte qu'au final... c'était pas une bonne idée. A force d'essai et de persévérance, on y arrive ! Un GRAND merci à David Malattia (Dav78 sur WA) de notre Collectif NOX de m'avoir introduit à ce logiciel, il est vraiment fantastique (le logiciel, parce que bon David en revanche... => sort 😃 ) Matériel et réglages : Nikon D750 Astrodon Samyang 135mm f/2 ED UMC Filtre NiSi Natural Night Tête panoramique Nodal Ninja VI RD-16 II Trépied SLIK 700 PRO BH6 Sol : pas de matériel supplémentaire 13s, f/2.8, 2500ISO, 135mm panoramique de 2x5 images (l'appareil est en portrait sur la tête) Traitement des RAW sur DxO Photolab 3 Assemblage sur AutoPano Giga Ciel : Monture Astrotrac TT320X AG 180s, f/2.8, 1600ISO, 135mm Panoramique d'environ 25 images (incliné selon l'axe de rotation de la Terre, l'appareil est "en biais") Pas d'empilement, que des poses uniques pour chaque zone du ciel ! Il y a des DOFs en revanche (le Nikon dans le congélateur... je n'en avait pas fait sur place) Traitement et assemblage sur AstroPixel Processor Traitement et retouches finales sur Photoshop CC Image traitée sur moniteur Eizo CS2420 calibré (sonde XRite) ✅ Précisions sur l'image composite : Dans un soucis de transparence et d'éthique avec vous, voici les conditions de prises de vues. Même si elle n'est pas une véritable photographie (tout est prit d'un coup), elle s'approche très fortement de la réalité. Je m'impose des règles strictes pour ne pas afficher n'importe quoi et ainsi tromper les internautes en vous montrant quelque chose d'impossible ou de complètement trafiqué. Nous croisons malheureusement énormément d'abus sur internet, avec des résultats parfois risibles (les nuages de Magellan au-dessus des Dolomites par exemple...). Cette technique est pourtant assez intéressante autant du point de vue esthétique (on se rend compte de la taille des éléments célestes) que technique (c'est vraiment complexe !). - Respect des échelles d'objets : OUI, tout est à 135mm de focale. Un soin particulier a été apporté pour reproduire le ciel correctement comparé au Mont Viso et à Jean-François - Respect du lieu et de la date de prise de vue : OUI, tout a été pris du même endroit, la même nuit, dans une période de moins de 3heures (rappelez-vous qu'un pano ne se prend en claquant des doigts, à forciori un pano tracké) - Respect des alignements sol/ciel : OUI, cette scène est reproductible dans la réalité. Encore une fois, un soin particulier a été apporté pour reproduire la position du ciel à cette hauteur proche de l'horizon, grâce à différents logiciels et de mes souvenirs en étant allé sur place. - Respect de l'ambiance nocturne : OUI, la brume d'humidité sur le paysage terrestre lointain est là ainsi que la pollution lumineuse côté Italie (utilisation des images des montagnes pour avoir une base de teinte et de luminosité à reproduire... c'était bien galère à faire) - Temps de pose pour le sol et le ciel : 13s pour le sol, 180s pour le ciel (en pose un unitaire). Il n'y a pas de grand écart. - Ecart de temps entre la prise de vue sol et ciel : environ 1h00 (le temps que la lune passe sous l'horizon pour débuter la prise de vue du ciel)
    15 points
  21. L'étoile du nord ou étoile Polaire (Polaris, ou encore Alpha Ursae Minoris) est un peu le centre de notre univers puisque - de notre point de vue - tous les astres tournent autour d'elle. Depuis des siècles elle guide nos pas sur terre comme en mer. Elle nous sert de point de départ et de référence pour nos repères célestes. Les astronomes et astrophotographe la visent avant toute observation d'autres astres, afin d'y régler leurs instruments. C'est un peu par hasard qu'elle détient ce statut, juste parce que si on prolonge l'axe de rotation de notre planète on tombe dessus (à l'oeil nu du moins car en vrai ça tombe un poil à côté, les astrophotographes en savent quelque chose!). C'est un statut temporaire: avec le jeu des précessions, l'axe de la Terre se déplace très lentement et d'ici un peu plus de mille ans elle passera le relai à une autre étoile - la pointe de la constellation Céphée - qui deviendra alors plus proche de l'axe. Il se trouve que dans sa direction se déploient aussi d'immenses volutes de gaz et poussières qu'on nomme les IFN. Ce sont les mêmes qui produisent de belles nébuleuses quand elles ont des étoiles proches pour les éclairer ou les ioniser, et où naissent les étoiles quand elles deviennent assez denses pour s'allumer. Mais là, elle n'ont que la pâle lueur de la voie lactée pour les illuminer. Elle sont donc difficiles à saisir - il faut une optique très lumineuse et beaucoup de temps de pose cumulé, mais on y arrive: la preuve! Cette image est une mosaïque de 6 photos prises au cours de 8 nuits en ce début avril quand il a fait un peu de beau temps par ici et avant que la lune ne survienne. Chaque photos a demandé entre 4h et 6h30 de poses cumulées - en petits bouts successifs de deux minutes. Je ne vous mets pas la full directement sur le forum car c'est très gros ( plus 100MB !) mais vous pouvez la voir en cliquant ici: https://storage.googleapis.com/dso-browser.com/astrophotography/picture-1dec81ca62b6ef8fcac6d83fc22a9219-original.png ou bien en version JPG 90% (plus léger!) ici: https://storage.googleapis.com/dso-browser.com/astrophotography/picture-88b56b7f2daa4c83ec5cdbfe36b71e30-original.jpg Et pour situer l'exacte position du pôle: 6 tuiles à 120s de pose unitaire, avec pour chaque entre 118 et 196 poses retenues (entre 4h et 6h30 cumulées), Samyang 135mm F2 sur Canon 650D défiltré partiel à ISO800 sans filtre, monture Star Adventurer, pas de guidage, KStars/Ekos sur Stellarmate et Stellarium sur PC, Siril, Photoshop, ciel Bortle 4 dans le Vexin, pas de lune sauf pour les dernières tuile. Prises de vues sur 8 nuits consécutives entre le 11 et le 19 avril 2021. Ca a été mon plus gros travail depuis que j'ai commencé l'astro! Il faut dire que c'est ma première mosaïque. C'est loin d'être parfait - la dernière tuile mériterait d'être refaite car les conditions s'étaient dégradées (arrivée de la lune notamment), et le traitement qui met en valeur les IFNs a pour effet secondaire de faire aussi monter les résidus de gradient, qu'il faut donc ensuite traiter ponctuellement en mode retouche - c'est long 🙂 Mais surtout, les deux aspects qui m'ont demandé le plus de travail sont: - la gestion des angles à la prise de vue. Avec une monture équatorial le moindre changement de position dans cette région du ciel entraîne un énorme changement d'angle. Si on manque de précision - et on en manque forcément sur un simple APN + Star Advanturer ! - on se retrouve avec des photos dans tous les sens et des zone de recouvrement trop petites voir manquantes. C'est là qu'il me manquait cruellement un vrai rotateur gradué pour l'apn avec son objectif, j'y ai été au système D et ça n'a vraiment pas été facile 🙂 - L'alignement des tuiles. L'objectif entrainant des déformations sur les bords, il est impossible d'aligner parfaitement. J'ai été obligé de tricher un peu sur les zones de recouvrement en utilisant des masques: parfois les étoiles n'étant pas exactement au même endroit il fallait choisir l'un ou l'autre des positions! Encore beaucoup de temps passé là dessus, du coup... On m'a dit que PIX permettait de corriger ces déformations très précisément par l'astrométrie, il faudra que je regarde ça pour ma prochaine mosaïque. Heureusement que j'ai un bon PC, il n'avait jamais autant chauffé avec Photoshop je pense! Petite notif au passage à @Drase qui me l'a demandé.
    15 points
  22. Bonjour ! Je voulais vous partager mes premières photos planétaires du mois de septembre et d'octobre 2020, pour avoir des avis et des conseils ! Je les ai prises avec mon Dobson SkyWatcher 200/1200 (sans suivi, c'était sportif !), une caméra T7C (merci à pagpatrice pour ses nombreux conseils sur cette caméra), une barlow 3x TV, et sans ADC. Les photos du 13 septembre : Saturne : Jupiter : Mars : Photo de Mars du 18/10/2020 : (Si vous pouvez me confirmer que la tache plus claire est Olympus Mons !) C'est tout pour l'instant, si vous avez des conseils de retouche à me donner, pour faire ressortir la couleur blanche des anneaux de saturne, pour améliorer la netteté de Jupiter (Peut-être que ma vidéo durait trop longtemps avec le suivi manuel ?), ou pour tout autre chose, je suis preneur ! C'est mes premières photos, et j'ai encore plein de choses à apprendre. En espérant que ces photos vous plairont, n'hésitez pas à donner votre avis. Jules
    15 points
  23. Bonjour, Voici une série d'image sur cette très belle comète que je ne voulais pas louper ! Comme tout le monde j'étais après Neowise ces dernières semaines et j'ai eu une chance de dingue quand une belle étoile filante à traversé la comète, laissant dans son sillage une magnifique trainée rougeâtre. Mosaïque de 4 images prisent au 85mm et à l'A7SII, chaque image est composé de 15x30s. Le 22 Juillet en Corse : Voici d'autre image de la comète, au 500mm : au 180mm : Dans le reflet du lac de Creno : (24 Juillet) Avec le village de Soccia (23 Juillet) : Au 300mm avec Notre Dame de la Garde, alignement complexe à réaliser : (11 Juillet vers 22h50) Puis une série d'images réalisée à la Sainte Baume, la même nuit que celle de Notre Dame de la Garde, après une nuit blanche à conduire et à marcher : Autoportrait : : Orage sur la côte Italienne, l'ISS et la comète en une image : Et enfin, ma première sortie à observer la comète, le 7 Juillet, à la St Baume également : Donc un grand merci à Neowise d'être passé, la dernière grande comète était passé l'année de ma naissance, autant dire que je voulais pas louper la prochaine, et je suis plutôt content des images réalisées. Ca apporte un peu de positif dans cette année noire je trouve ! Je posterai d'autres images sur ma page Facebook "Klape". Bonne journée à vous, Antoine.
    15 points
  24. Bonjour, Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer la sortie de la toute nouvelle version de Siril : 0.9.12. Au menu de cette version : des corrections de bugs, quelques nouveautés et de nombreuses améliorations. Cette version se focalise sur les corrections de bug et une meilleure expérience utilisateur. En effet, la gestion des fenêtres était relativement archaïque et une refonte profonde était nécessaire. Aussi, l'outil d'histogramme a été revu afin d'être plus simple à manipuler. Actuellement, la nouvelle version n'est pas disponible sous forme d'application prete à l'emploi pour macOS. Heureusement, elle reste disponible en quelques clics via le gestionnaire de paquet de macOS : homebrew. Le téléchargement de Siril pour votre système préféré se fait ici et plein d'infos utiles ici. ATTENTION : Si vous avez l'impression de ne plus avoir de scripts, c'est pas grave et probablement normal. Allez dans le menu "Edition" puis "Préférences" puis "Divers". Effacer complètement la zone de texte "Répertoire des scripts" (ne laissez même pas un espace) et Cliquez sur "Appliquer". Ensuite, fermez Siril et réouvrez-le. Vous aurez les scripts. Quoi de neuf dans Siril 0.9.12 ? Nouvelles fonctionnalités Nouvelle fonction de séparation des canaux CFA Statut du script (ligne actuellement exécutée) affiché dans la barre de statut. Exportation des séquence au format TIFF Nouveau filtre : Égalisation d'histogramme adaptatif à contraste limité (CLAHE) Ouverture des séquences en double cliquant. Améliorations : Meilleure gestion des fenêtres Refonte de l'outil Histogramme Nouvelle stratégie de gestion de la mémoire Ajout d'un catalogue photométrique (APASS) Corrections de bugs : Correction du calcul des stats pour les FITS 3 canaux Correction d'un bug de la gestion de la vérification de la mémoire disponible sous Windows Correction d'un bug dans le compositage des images RGB permettant maintenant d'utiliser les outils de traitement Correction d'un crash après déconvolution d'images monochromes Correction d'un bug dans l'astrométrie quand le catalogue téléchargé est trop gros Si vous aimez Siril et que vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez aller faire un don ici. Bonne journée, L'équipe de dev' de Siril.
    15 points
  25. Salut , C'est une photo qui m'a prise un peu plus de temps que d'habitude.Je voulais améliorer la résolution cet objet, il a m'a fallu une dizaine de nuit repartie sur 3 mois. Sur ces 11 nuits j'ai gardé 3 nuits. Sur le forum dédié aux poses courtes, je détaille un peu plus ces différentes nuits, pour montrer que c'est le Seeing qui commande! http://www.astrosurf.com/topic/134918-complement-dinfo-sur-mon-post-esquimau-son-coeur-bat/ Et l'impact des fluctuations du Seeing se voit encore plus sur les photos réalisées avec les poses rapides. En résumé,Il y a plusieurs paramètres pour obtenir une bonne définition: -échantillonnage important, il faut que les détails soient assez écarter les uns des autres pour les différencier -temps d'exposition court mais pas trop, on reste cohérent avec son échantillonnage -Et surtout un bon seeing. J'ai récupéré ma couleur sur ma dernière photo de 2019, additionné ma luminance: un crop sur le centre, avec une photo faites par le HST en 1998, pour verifier si mes details sont réels: En regardant plus attentivement, il me semble que certains détails ont bougé. Il est évident que la grosse différence entre mon tube et celui de Hubble en résolution peut créer des artefacts de traitement si mon tube essaye de se caler au tube spatiale mais on dirait que... image agrandie 400% plus accentuation exagerée La fleche du haut, c'est probablement du aux traitements mais en bas Mais à quoi peut ressembler cette nébuleuse planétaire , avec le logiciel shape 5 on peut faire une simulation en 3d à partir des données interférométries le resultat calculé à partir de ce tableau: Ce qui ressemble à d'autres NP si notre point de vue change: Le clown est une copie de NG7009 ou NGC 6543, avec des différences subtiles selon la taille du compagnon, ou un basculement du champ magnétique. Matériels d'acquisitions: 300mmF4, barlow 2.5x monture atlas (EQ6) QHY290III-M et ASI224MC données de capture: expo:500ms-100ms gain:450 Nbr de brute:22100 gardées (environ 3h) Logiciels de traitement: Siril Astrosurface CS2 Stephane
    15 points
  26. Bonjour, je vous présente une vidéo que j’ai faites le 5 juin 2021. Phénomène mutuelle entre satellites, Io est éclipsé par l’ombre de Ganymede. On voit la projection des ombres sur Jupiter. 22 vidéos de 75s C11 / barlow x2 / asi224mc
    14 points
  27. Bonjours à tous, Aujourd'hui après des dizaines et des dizaines d'heures d'acquisition et de post traitement je vous partage mon projet sur Makarian, car pour cette année je n'aurais plus de fenêtre de shoot pour avancer sur ca ... 😟 d'abord Mon Matos : _ Lunette 80ed skywatcher + correcteur 0.85x skywatcher. _APN nikon d5300 (Aps-C) non défiltré. _Heq-5 avec kit Rowan. _Camera ZWO 120mm pour guidage + chercheur 9x50 skywatcher d'origine. _un Asiair pour piloter tous cela ... et pas mal d'accessoires en impression 3D La géolocalisation: J'image depuis la région parisienne, surtout depuis mon jardin en seine et marne (77), ciel entre bortle 4 et 5 ... . Et parfois depuis quelques spots Astro ou chez les Copains Astram'. 🤗 Le projet : Pour l'entrée dans ma deuxième année d'astrophoto je voulais faire quelques chose d'un peu plus ambitieux que ce que j'ai pu faire jusque la. J'adore les grands champs de Galaxies et il faut bien dire que la constellation de la vierge et très riches de ce coté la. je suis donc partie sur une mosaïque avec Markarian (j'adore cette amas ) sauf que pour avoir tous ce que je voulais autour, avec mon APS-C j'ai vu qu'il me faudrait 9 tuiles ... . bon très bien ... pourquoi pas hein. Après avoir déterminé le cadrage et avoir shooté la 1er session j'ai compris que j'allais devoir passé beaucoup, beaucoup de temps sur ca pour avoir quelques chose de qualitatif. L'idée d'un "projet fil rouge" est donc née de ca, et que même si j'y passe plusieurs années je pense que cela sera sympa, en tous les cas l'idée me plait bien. => je part donc sur 9 tuiles de 85 x 600sec (soit 14h00/ tuiles), 126h00 d'intégration pour la photo final . (en sachant que plusieurs photos seront fait avec ses acquisitions.) L'avancé du projet : J'en suis pour cette année donc à 13 nuits d'acquisition pour 44h00 d'intégration. (ce qui est pas mal tout de même pour cette année 😏) tuiles 1: _ nuit du 19.03.2021 : 26 x600sec _ nuit du 03.04.2021 : 10 x600sec _ nuit du 04.04.2021 : 29 x600sec (gardé x85) _ nuit du 18.04.2021 : 30 x600sec tuiles 2 : _ nuit du 05.04.2021 : 19 x600sec _ nuit du 06.04.2021 : 28 x600sec _ nuit du 12.04.2021 : 30 x600sec (gardé x85) _ nuit du 03.05.2021 : 17 x600sec tuiles 3 : _ nuit du 14.04.2021 : 36 x600sec _ nuit du 15.04.2021 : 25 x600sec _ nuit du 16.04.2021 : 29 x600sec (gardé x85) _ nuit du 05.05.2021 : 9 x600sec tuiles 4 : _ nuit du 12.05.2021 : 13 x600sec (--- tuiles 5, 6, 7, 8, 9 à faire ... ---) Logiciel de post traitement : _ Pixinsight - Gimp - Lightroom - Topaz - Photoshop. (oui ca fait beaucoup mais il y a des choses que je ne sais pas faire avec certains logiciel ). 😑 ---- toutes les photos ont reçu un drizzle x2, ainsi que les Mosaic !! j'arrive donc à des photos entre 1go et 3.5go et à 290 Millions de pixels pour la plus grande ------ place au photos : _ Chaine de markarian Tuile 1 : (14h00 de poses) _ Gros plan sur NGC 4438: (14h00 de poses) _Astrométrie tuile 1: _Région M88 - M91 Tuile 2 : (14h00 de poses) _Gros plan sur M88 - M91: (14h00 de poses) _Astrométrie sur tuile 2 : 😍 _Mosaic tuile 1 + 2 : (28h00 de poses) 😍 _Astrométrie Mosaic 1 : _Région M87 tuile 3 : (14h00 de poses) _Astrométrie Tuile 3 : _Mosaic tuile 1 + 2 + 3 : (42h00 de poses) (je ne me suis pas trop pris la tête sur le traitement car cette photo ne m'intéresse pas plus que cela en l'état... ) _Astrométrie Mosaic t1 + t2 + t3 : Et Pour le fun ... les 4 tuiles 😊 (avec seulement 2h00 de poses sur la 4é tuile, le résultat est vraiment vilain et mal assemblé mais bon ... juste pour voir quoi : _avec l' Astrométrie : Voila, Merci à tous ceux qui porterons un intérêt à mon post et/ou déposerons un commentaire, Je suis ouvert bien sur à toutes critiques constructive, suggestions, interrogations ... pas de problème avec ca je suis très loin d'être un pro de l'astrophotographie et je prend donc tous ce qui peut me faire avancer . (mais je peux aussi prendre les pouces bleu, les fleurs, les cartes de remerciements, les chocolats et les dons ... a votre bon vouloir 🤣😄) Je voudrais vraiment remercier énormément @Idir , car c'est vraiment grâce à lui et a ces précieux conseils que j'ai réalisé ca... je pense aussi à @Malik et tous les autres membres du groupes Wattsapp' SOA qui m'ont beaucoup aidé et qui aide quotidiennement les membres. à bientôt les amie(e)s
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  28. TUTORIEL pour le traitement complet d'une image avec les scripts SIRIL Mise à jour du 3 septembre 2020 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.99.4. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (APN) ou de caméra Astro puisqu'une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée des scripts universels. Ces scripts sont dorénavant valables sans distinction pour APN (fichiers RAW) et pour caméra Astro (fichiers Fits). Les différentes tutos vous permettront de : pré- traiter vos images brutes (mono ou couleur) avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts, dans plusieurs situations possibles réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) et de sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG pour traitement ultérieur réaliser une composition RVB pour vous apprendre à combiner une image SHO, HOO ou LRVB réimporter, réaligner et empiler 2 ou plusieurs images pour les combiner entre elles ou simplement les réaligner avant une composition RVB dans le cas d'une image mono. Les tutos décrits ci-dessous sont également disponibles en PDF ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=N;O=A Les points abordés dans le tuto 1 (introduction) : ci-dessous Les pré-requis pour bien démarrer SiriL Passer Windows en mode développeur Comment bien réaliser ses brutes, darks, offsets et flats Les points abordés dans le tuto 2 (script couleur) : c'est ici Déposer ses images dans les bons dossiers avant le pré-traitement Nettoyer le dossier Process avant de lancer un script Lancer un script de traitement couleur basique Ouvrir l'image Résultat Modifier le mode d'affichage Les points abordés dans le tuto 3 (traitement couleur) : c'est là Recadrer l'image Extraire le gradient Étalonner les couleurs par photométrie Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Augmenter la saturation Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 4 (extraction HaOIII) : c'est là-bas Lancer un script de traitement avec extraction HaOIII Réaliser la composition RVB pour obtenir une image HOO Étalonner les couleurs Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 5 (composition RVB-HOO) : c'est tout là-bas Convertir les 2 images RVB et HOO dans SiriL Réaligner les 2 images entre elles Empiler les 2 images pour obtenir une image résultante Recadrer l'image Retoucher l'histogramme Augmenter la saturation Ajouter une déconvolution Remettre l'image à l'endroit par inversion miroir Sauvegarder l'image Logiciels nécessaires : SiriL 0.99.4 pour Windows à télécharger ici : https://www.siril.org/fr/ Les nouveaux scripts pour SiriL 0.99, soit disponibles par défaut dans l'installation, soit téléchargeables ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Obtenir_des_scripts Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Tout sur les scripts SiriL : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller complètement (y-compris tous les scripts que vous auriez pu télécharger) avant d'installer la nouvelle. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL ou si ne vous ne voyez pas les nouveaux scripts, effectuez la procédure décrite ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Utiliser_les_scripts Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. La version 0.99.4 utilise les liens symboliques bien connus de Linux, ce qui permet d'économiser pas mal de Go sur votre disque lors du traitement, mais implique de passer votre Windows en mode développeur : cliquez sur le Menu Windows (ou la touche Windows du clavier) puis sur Paramètres (la roue crantée) cliquez sur Mise à jour et sécurité cliquez sur Espace développeurs, puis cochez Mode développeur c'est terminé, vous pouvez laisser comme ça éternellement, le mode développeur n'impacte rien sur le fonctionnement normal de Windows Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, soit avec un APN (fichiers RAW genre ARW sur Sony, CR2 sur Canon, etc...), soit avec une caméra Astro mono ou couleur (fichiers FIT ou FITS) entre 10 et 100 images de DARK (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu, au même temps de pose, ISO ou GAIN que les BRUTES) entre 10 et 20 images de FLAT (toujours des RAW ou des FITs), cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO ou le GAIN le plus faible possible idéalement) Ajuster le temps de pose du FLAT de sorte que l'histogramme de l'image se situe environ aux 2/3 du maximum entre 10 et 100 images d'OFFSET (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu et au même temps de pose, ISO ou GAIN que les FLATS) Avec les capteurs CMOS, la notion d'offsets n'a plus beaucoup de sens, car généralement ces offsets sont très propres. Ce qu'on appelle ici OFFSETS sont en réalité des DARKS de FLATS (même temps de pose que les FLATS et dans le noir absolu) et sont utiles dans le cas de flats à temps de pose assez long (plusieurs secondes). Dans les tutos ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 388mm de focale (F/3.7) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes un diviseur optique équipé d'une caméra de guidage (ASI290 mini) une caméra ZWO ASI2600MC réglée au GAIN 100 un filtre anti-pollution Optolong L-Pro (car oui même dans la Drôme la pollution lumineuse fait son œuvre, surtout à l'horizon sud où se trouvaient M8 et M20) le tout piloté par un boîtier ZWO ASiair pro et obtenu : 15 images BRUTES de 180s à gain=100 des nébuleuses M8 et M20 15 DARKS de 180s à gain=100 15 FLATS de 3s à gain=100 15 OFFSETS de 3s à gain=100 (dans ce cas de pose assez longue, on appelle plutôt ça des DARKS de FLATS) Voici pour information une image brute de 180s, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP de toutes les images BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS utilisées dans ce traitement. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Copiez vos images dans les dossiers correspondants (j'ai bien dit copiez, pas déplacez, gardez toujours une copie de sauvegarde de vos brutes, on ne sait jamais) : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée d'un nouveau dossier (se trouvant dans votre dossier de travail) appelé Process. C'est dans ce dossier que tous les fichiers de pré-traitement intermédiaires seront stockés. Vous pouvez supprimer ce dossier une fois tous vos traitements terminés afin de gagner de la place, personnellement je le fais systématiquement avant tout traitement sur un nouvel objet. Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Vérifiez toujours avant de lancer un script que le répertoire de travail par défaut est le bon, car il se peut, en cas d'erreur d'un script par exemple, que ce répertoire change. Pour cela, cliquez sur l'icône Maison puis sélectionnez votre dossier de travail qui doit contenir les sous-dossiers brutes, darks, flats et offsets (par défaut Pictures) et cliquez sur Ouvrir Cliquez sur le menu Scripts puis sur le script Couleur_Pre-traitement Le script est lancé... La durée du traitement va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 62Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement couleur basique (sans Drizzle), pour pré-traiter, aligner et empiler les 15 brutes avec 15 darks, 15 flats et 15 offsets (26Mpixels par image), il aura fallu très exactement 2 minutes et 03 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans la fenêtre de visualisation, tout d'abord en noir et blanc (par défaut sur la couche Rouge). Si l'image est toute noire, c'est tout à fait normal car le mode d'affichage est en linéaire En bas de l'écran, là où vous lisez Linéaire, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Vous pouvez maintenant visualiser l'image en couleur en cliquant sur RVB : Si l'image est toute verte comme ci-dessous, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit... Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans une des couches Rouge, Verte ou Bleue (ne fonctionne pas sur l'image RVB) à l'aide de la souris afin de virer les bords noirs. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : On va supprimer le gradient de l'image. Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. A noter qu'avec cette version 0.99 on peut maintenant supprimer le gradient avant l'empilement des images (directement sur la séquence d'images calibrées et dématricées), ce qui donne de meilleurs résultats qu'après. Mais cela fera l'objet d'un autre tuto plus tard, ici on se contente de choses simples Toujours à partir d'une couche R, V ou B, cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur certains carrés (sur une des couches R, V ou B, ne fonctionne pas sur l'image RVB) se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : Ce qui nous donne après l'extraction du gradient : Dans notre cas de M8 et M20, avec beaucoup de nébulosités un peu partout dans l'image, sous un bon ciel et avec un filtre L-Pro, l'extraction du gradient est peut-être contre-productive. Vous avez néanmoins les billes pour l'appliquer ou pas selon les cas rencontrés. N'oubliez pas que vous pouvez toujours revenir en arrière dans le traitement en cliquant sur l'icône annuler On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 avait apporté une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Pour cela, SiriL va réaliser une astrométrie sur l'image et comparer la couleur des étoiles de l'image avec celles de la base de données photométrique, et ajuster le tout pour refléter la réalité. Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Étalonnage des couleurs, puis sur Étalonnage des couleurs par photométrie... : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous : Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Vous pouvez cliquer sur Obtenir les Métadonnées de l'image pour récupérer automatiquement la focale et la taille des pixels de l'APN ou de la caméra (si ces données sont disponibles) : Si les Métadonnées n'existent pas, entrez alors manuellement la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Et entrez la taille des pixels de votre APN (on peut le trouver ici : https://www.digicamdb.com/) ou de la caméra (dispo sur le site du constructeur). Cliquez enfin sur Valider. SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image puis un calcul photométrique à partir de ces étoiles pour ajuster les couleurs. Si l'astrométrie sur l'image retourne une erreur, essayer de modifier la focale. Si après plusieurs tentatives avec des focales différentes cela ne donne rien, essayez de rechercher un autre objet présent dans l'image (ou une étoile par son nom ou son numéro HD, HIP, etc..). Ce qui nous donne après l'ajustement des couleurs par photométrie : On va réaliser un petit asinh sur l'image... Cette fonction est très utile avant de réaliser l'ajustement de l'histogramme, pour éviter de modifier les couleurs de l'image et de cramer des zones proches de la saturation comme un noyau de galaxie par exemple. Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Transformation asinh... Ajustez le facteur d'étirement et le point noir en surveillant l'image, de sorte qu'elle apparaisse doucement sans être trop claire. Ce qui nous donne avec les valeurs ci-dessus : On va ajuster l'histogramme... Il est important de vérifier que vous êtres bien mode d'affichage Linéaire pour passer cette étape, comme vu à l'étape précédente. Cliquez sur l'icône Histogramme : Important : vérifiez toujours que le curseur du haut se trouve bien au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur le + pour augmenter le zoom du graphe et cliquez sur l'engrenage : Vérifiez ensuite que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite, si besoin ajustez le curseur des basses lumières : Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir, c'est généralement la principale cause. Maintenant vous pouvez jouer sur le curseur Tons moyens (celui du milieu) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières (qui doit se trouver complètement à droite du graphe). Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. Normalement, si vous avez effectué l'ajustement des couleurs par photométrie, cette action ne devrait pas changer grand-chose à votre image. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le rayon et le booster en observant méticuleusement l'image au zoom 100% (CTRL + molette souris) : Attention à ne pas être trop gourmand car du bruit et des artefacts peuvent apparaître rapidement comme ici : Sur cette image, compte-tenu du faible nombre de poses, le bruit monte vite, aussi je me suis limité à 1.20 en rayon et 0.20 en booster : Cliquez sur Appliquer pour finaliser l'opération. On n'oublie pas de vérifier l'orientation de l'image... Avec de nombreux logiciels de prise d'images l'image est enregistrée à l'inverse du sens conventionnel, avec pour conséquence une inversion miroir de l'image. Les images brutes ayant été enregistrées à l'aide de l'ASiair, elles n'y échappent pas et notre image finale doit donc être inversée. Cliquez sur l'icône Miroir horizontal : Ignorez le message d'avertissement en cliquant sur Valider : Notre image est maintenant dans le bon sens : Et enfin on va sauvegarder notre image... En fonction du traitement ultérieur que vous allez effectuer à votre image, choisissez le format de fichier adapté. Par exemple si vous allez reprendre votre image sous un autre logiciel Astro ou même sous GIMP, vous pouvez la sauver en FIT. Si vous allez reprendre l'image sous Photoshop, sauvez-la plutôt en TIF. Si vous souhaitez la publier directement telle quelle, sauvez-là alors en JPG ou en PNG. Il existe 2 méthodes pour sauvegarder votre image. Méthode 1 (plus simple, non valable pour une image noir et blanc) : Faites un clic-droit dans l'image RVB puis cliquez sur Enregistrer l'image RVB en... : Dans le cas présent, je vais m'arrêter là et donc sauver mon image en JPG pour la publier ci-dessous. Donnez un nom à l'image, puis ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : Méthode 2 (plus complète) : Cliquez sur l'icône Flèche bas comme ci-dessous : Cliquez sur Fichiers image pris en charge puis sélectionnez le format désiré : Donnez un nom à votre image et cliquez sur Enregistrer (vous pouvez aussi changer le dossier de destination si besoin) : ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : C'est fini !!! Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute à gauche et l'image finale à droite, empilement de 15 brutes de 180s. Pas trop mal pour seulement 45 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement de cette première image couleur sous Siril est terminé, on a déjà quelque chose de sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- On continue notre tuto avec cette fois-ci un autre script : pré-traitement avec extraction HaOIII. Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP des BRUTES HOO et FLATS HOO utilisées dans ce traitement. Vous pouvez prendre les DARKS et OFFSETS du traitement précédent. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Une petite explication pour commencer... Ce script est utile pour pré-traiter les images brutes réalisées à l'aide d'un filtre dual-band. Pour plus d'information au sujet de ces filtres et leur utilisation, vous pouvez jeter un oeil à mon topic unique à ce sujet. Ce script va pré-traiter les images brutes, puis extraire et empiler indépendamment la couche Ha et la couche OIII des brutes, et enfin sauver 2 images nommées Ha_Resultat et OIII_Resultat. On pourra ensuite reconstituer une image HOO grâce à l'outil Composition RVB de SiriL. Allez on commence... Dans cet exemple, j'ai imagé les mêmes objets M8 et M20 le même soir et avec le même setup décrit au début, mais cette fois à l'aide d'un filtre Optolong L-Extrême dual-band Ha (7nm) + OIII (7nm). Comme précisé dans le tuto précédent, j'ai supprimé au préalable mon dossier Process. J'ai obtenu cette fois 20 brutes de 180s à gain=100 que j'ai placées dans mon dossier brutes, ainsi que 20 flats de 3s spécifiques à ce filtre que j'ai placés dans mon dossier flats. J'ai laissé les 15 darks de 180s ainsi que les 15 offsets de 3s dans leurs dossiers respectifs car ce sont les mêmes que pour le traitement précédent. Nous allons donc lancer le script Couleur_Extraction_HaOIII : Je passe sur les détails, vous savez maintenant comment lancer un script, comment afficher en linéaire ou en auto-ajustement etc.. Le script est terminé, on a récupéré nos 2 fichiers Ha_Resultat.fit et OIII_Resultat.fit dans notre dossier de travail. On va composer l'image HOO... Cliquez sur le menu Traitement de l'image puis sur Composition RVB... : Cliquez sur l'icône Dossier en face de la couche Rouge : Double-cliquez sur le fichier Ha_Resultat.fit : Faites la même chose avec la couche Verte : Et sélectionnez cette fois le fichier OIII_Resultat.fit : Enfin faites la même chose avec la couche Bleue en sélectionnant une fois encore le fichier OIII_Resultat.fit et cliquez sur Fermer : On obtient alors une image R=Ha, V=OIII et B=OIII, soit une image HOO. Passez en mode Auto-ajustement et visualisez l'image RVB : Sur cette image HOO on ne va pas effectuer d'ajustement des couleurs par photométrie qui fausserait le résultat mais l'étalonnage des couleurs basique. En revanche il faudra supprimer la dominante verte qui est ici bien visible. On va étalonner les couleurs... Le but ici est simplement de neutraliser le fond de ciel et sa forte dominante verte. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Étalonnage des couleurs et encore sur Étalonnage des couleurs... Passez sur une des couches N&B (ici la verte), puis tracez un cadre à l'aide de la souris dans le fond de ciel sans nébulosités. Cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Neutralisation du fond de ciel : Tracez maintenant un cadre dans la nébuleuse et cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Appliquer et visualisez le résultat dans la couche RVB. S'il vous convient, cliquez sur Fermer. On va effectuer la transformation asinh... On n'oublie pas au préalable de recadrer notre image pour virer les bords noirs, vous savez faire, on l'a vu au tuto précédent. On repasse en affichage linéaire, puis Traitement de l'image, puis Transformation asinh... Je ne vous refais pas le topo, vous l'avez vu dans le tuto précédent, on ajuste les curseurs pour dévoiler une image pas trop lumineuse et quand on est satisfait on clique sur Appliquer : Et on ajuste l'histogramme... Là non plus je ne vous refais pas tout le tuto, on clique sur l'icône Histogramme puis sur l'engrenage, on ajuste les curseurs et on finit par Appliquer : On supprime le bruit vert... Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... Laissez les valeurs par défaut et cliquez enfin sur Appliquer : Ce qui donne le résultat suivant : Une déconvolution, on supprime l'inversion miroir et enfin on sauvegarde l'image... Bon là aussi vous savez faire, inutile de vous refaire le topo Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Déconvolution... réglez les curseurs avec parcimonie. Cliquez-droit dans l'image RVB puis Enregistrer l'image RVB en JPG, donnez-lui un nom et cliquez sur Enregistrer. C'est fini !!! Voici l'image HOO finale, empilement de 20 brutes de 180s. Le rendu est différent de l'image RVB précédemment traitée... Vous pouvez cliquez dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement HOO est terminé, la prochaine étape intéressante serait maintenant de combiner nos 2 images RVB et HOO... ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le tuto qui va suivre est valable pour combiner nos 2 images RVB et HOO. Mais il l'est également dans le cas d'un traitement d'images réalisées avec une caméra monochrome + filtres par exemple. Cela permet de réaligner les couches LRVB ou SHO entre elles juste avant de réaliser la composition RVB pour recombiner l'image finale. Pour comparaison, l'image RVB à gauche et l'image HOO à droite : On constate sur l'image RVB qu'il y a plus de bleu sur les extensions de M20 et les étoiles sont bien colorées En revanche on a beaucoup plus de H alpha notamment sur M8 sur l'image HOO et les étoiles sont beaucoup plus fines mais elles ont perdu leur couleur. Il va maintenant falloir combiner ces 2 images pour récupérer le meilleur des 2 mondes. Dans les tutos précédents, j'avais recadré les images et je les ai sauvegardées en JPG. Pour combiner les 2 images, il ne faut pas les recadrer sinon elles n'auront plus la même taille. De même il faut travailler sur des images FITs et pas des JPG. Pour ce qui va suivre, considérez donc que j'ai réalisé tous les traitements précédemment expliqués, sauf : pas de recadrage pas de déconvolution pas de saturation et en sauvegardant les images en FIT 32 bits au lieu de JPG (je les ai nommées RVB.fit et HOO.fit) Vous trouverez en partage les fichiers RVB.fit du premier traitement et HOO.fit du second traitement. Ils sont disponibles ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=M;O=D On va convertir nos 2 images RVB et HOO dans SiriL... Cliquez sur l'onglet Conversion puis cliquez sur + pour ajouter des fichiers à convertir : Sélectionnez les 2 fichiers RVB.fit et HOO.fit (CTRL + clic pour sélectionner plusieurs fichiers) puis cliquez sur Ajouter : Donnez un nom à la séquence dans le champ prévu à cet effet (ici RVB_HOO), puis cliquez sur Convertir : On va aligner les 2 images entre elles... Cliquez sur l'onglet Alignement, vérifier que l'alignement est global (ciel profond) puis cliquez sur Aligner : On va empiler les 2 images... Cliquez sur l'onglet Empilement, vérifiez les options comme ci-dessous et cliquez sur Débute l'empilement : On recadre l'image empilée... Tracez un cadre dans l'image de sorte que plus aucune bordure noire ne subsiste, puis cliquez-droit et choisissez Recadrer : On retouche une dernière fois l'histogramme... Passez sur la couche RVB pour visualiser l'image puis cliquez sur l'icône Histogramme : Ajustez les curseurs des basses lumières et ton moyens, puis cliquez sur Appliquer et fermez la fenêtre d'histogramme : On augmente un peu la saturation... Traitement de l'image puis Saturation des couleurs... Ajustez la saturation selon vos envies puis cliquez sur Appliquer : Une petite déconvolution... Traitement de l'image puis Déconvolution... Ajustez les curseurs avec parcimonie et cliquez sur Appliquer : On remet l'image à l'endroit et on la sauvegarde... Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez-droit dans l'image puis Enregistrez l'image RVB en... ce que vous voulez C'est terminé !! Je vous montre quand même l'image finale ? La voici, vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini pour les tutos, j'espère que cela n'a pas été trop difficile à ingurgiter Normalement avec ces tutos vous devriez pouvoir vous sortir de pas mal de situations. Si vous voulez aller plus loin avec SiriL, notamment sur le pré-traitement en manuel (en gardant la main sur les paramètres), vous avez pas mal de tutos à dispo dans les liens que j'ai donnés dans l'introduction. Il resterait beaucoup de choses à voir, notamment sur le post-traitement dans Photoshop, Gimp ou autres, mais on peut trouver pas mal de tutos sur le web pour ça. Enfin, comme dirait un célèbre Youtubeur... Levez les yeux au ciel... et à la revoyure On en parle ici sur le forum :
    14 points
  29. pas de "grande nuit du Pic" pour ce double séjour, mais une accalmie de turbulence le soir du 30 pendant une quarantaine de minutes : il ne fallait pas la louper. François Colas (le "maitre du 1m) et moi au télescope, gros travail aussi de Jean-Luc Dauvergne en télétravail (c'est à la mode 😃) pour les traitements. Donc ASI224MC au foyer Cassegrain F/17,5 direct (on a retiré le miroir numéro 3, celui du foyer Nasmyth : belle bête !), mélange de RVB et d'IR680. On a mis ensuite la 290MM pour comparer mais le seeing en a décidé autrement ! Ici c'est seulement 5% des images sélectionnées, heureusement sur plusieurs vidéos successives mixées dans Winjupos (après passage dans AS3 évidemment). L'animation sur 40 minutes : Et puis deux couples stéréo. La première fois que j'en ai fait c'est pour Jupiter en 94 lors de la chute de la comète Schumaker-Levy 😃 En vision croisée il faut loucher pour fusionner les deux globes au centre. On peut s'aider d'un objet fin ou d'un doigt placé devant le nez, pour commencer à loucher. En vision parallèle, il faut forcer chaque oeil à regarder uniquement le globe qui est en face de lui. On peut s'aider de petits tubes en papier ou carton façon jumelles (des tubes de PQ ou de Sopalin ça marche). Une des vidéos brutes : https://www.youtube.com/watch?v=KVZSH7RozTA&feature=youtu.be Et puis le (vénérable) télescope : Plus un hommage à Jean Dragesco qui a beaucoup utilisé ce télescope et qui nous quittés récemment :
    14 points
  30. Bonjour à tous, Voilà un moment que je n'avais pas posté mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Je vous présente donc une image de M31 fait avec un RC250mm, un bon vieux capteur KAF8300 le tout sur ma GM1000HPS. Il s'agit d'une mosaic de 9 panneaux que j'ai assemblé avec APP puis traité avec Pix pour finir le tout sur PS. Les temps de poses: Luminance: 9x 48x 300secondes (4h par panneau) RGB1 (50%): Une vielle photo que j'avais fait à l'APN (EOS350D) à L'époque RGB2 (50%): Une image magnifique de @CCD1024 faites en 2013 (lien ci-dessous) qu'il ma généreusement permis d'utiliser (merci à lui) Ma couche RGB à l'APN était trop bruité dans les basses lumières, c'est pourquoi j'ai fait un mix 50% / 50% avec l'image JPG de CCD1024 en 4000X4000 afin de pouvoir doper ma chrominance. Voilà la photos: la full: https://i.ibb.co/mvnDpTy/M31-LRVB-Final-v2.jpg
    14 points
  31. Bonjour et merci à tout le monde, Présentation de mon Dobson 410 mm, miroirs de Terence Pelletier. Je le met ici, car c’est bien grâce à la rubrique Les bricoleurs et à ces membres bienveillants qu’un amateur comme moi, a réussi à réaliser cette construction ! La première sortie, a été,comment dire ? ......... Je tiens à remercier tous les membres qui m’ont aidé techniquement, patiemment, à chercher, trouver des solutions, et cela n’a pas toujours été facile. Mais aussi ceux qui m’ont encouragé, motivé et soutenue ! Je vais sûrement oublier certaines personnes, et je m’en excuse par avance. Ils peuvent bien sûr me contacter en MP. Et ce n'est pas n'importe qui, qui m'a aidé! Vraiment, ça fait chaud au coeur! @serge vieillard, @jvaillant, @yannick78, @HPMâd, @fred-burgeot, @yves piette, @DOB BLEU, @Skywatcher707, @den, @Moot, @Subwoof, @jgricourt, @José9, @zeubeu, @Le Den, @Astroced69, @rchau, @olivdeso, @Jean Louis, @popov, @JMDSomme, @CATLUC, @macfly51, @Guilaume, @pancho61, @gerard33, @T_410_carbone, @moebius9, @Fred_76, @AZtro, @Krysnouf, @Norrin radd 77, @tictactoc, @Chtit Bilou, @martial_julian, @dob250, @Cedric02700, @maire, @sixela @Daube-sonne, @jp-brahic Même si l'on ne s'est pas croisé sur le forum, merci à @Strock Pierre(au moins, pour une araignée géniale qu' le blog de Yves Piette, m'a indiqué), et à Magnitude 78. Merci à Mr Terence Pelletier pour ces miroirs.Et d’avoir toujours très rapidement répondu à mes mails et mes questions. Son professionnalisme et son honnêteté. Fabrice et Emmanuelle de chez L’Astronome à Lorient, que je connais depuis 20 ans et qui ont été à mon écoute et n’ont pas hésitez à me renseigner, chercher des idées sur différents matériels et possibilités qui pourrait correspondre à ce que je cherchais, en plus de leur convivialité et amitié. Merci aux Administrateurs et Modérateurs de ce site. Sans Webastro, je n'aurai jamais vécu cette aventure passionnante, et qui ont une photo de profil qui me fait peur ! Ça a été une saprée aventure que de rêver, d’imaginer, de cogiter, construire ce Dob pendant un peu plus d’un an et demi, avant la mise au point final théorique, en attendant les miroirs. Mais qu’est ce que j’ai pris mon pied ! Vraiment génial de le faire! L’aventure va continuer bien sûr, du côté observations, où déjà après une seule sortie pour tester et voir la prise en main du dob, la surprise et l’émerveillement étaient au rendez vous. Le ‘design’ est perso, et même si la cage de bafflage n’était pas indispensable, et bien sûr "lourde", par rapport à une chaussette, c’était mon idée de départ ! Le délire de l’artiste ! J'ai un 410 mm, façonné par un Artiste pousseur de verre! Qui va me faire planer ! .............. Wahouwwwww Loin des tous carbones extra-légers, que j’admire beaucoup par ailleurs. Parce que faire du carbone-résine ou carbone époxy quand on est pas de la partie : Chapeau bas Messieurs! Faut le faire ! Je sais un peu de quoi je parle, ça a été mon métier pendant 36 ans! Le rêve qui n’en était même pas un, au début, a germé, suite à la refonte de mon Dobson Meade Starfinder 318 mm qui n’était plus utilisable mécaniquement. J’étais d’ailleurs venu sur Webastro, que par intérêt, rien que pour cela au début ! Non, non, je n’en suis pas fier !!! Mais j’ai trouvé une super communauté, et de fil en aiguille, je me suis socialisé et j’essaye aussi d’aider comme je peux. A la fin de la construction du 318mm, qui fonctionne bien, je me suis dis… Pourquoi pas un 400 mm, avec un miroir d’occase ( Ben oui, j'ai toujours été smicard! Mais c'est pas grave hein!!!) ! Problèmes supplémentaires pour le 400 mm, par rapport à mon 318 « semi DIY » j’étais cette fois ci obligé de fabriquer un barillet (Gros problème là!). Merci à Serge, Fred, HPmâd, jvaillant et Yannick. Et je l’imaginai avec une plateforme équatoriale intégré ! Eh ben c'est chose faite! Et même si je n'ai pas testé la plateforme équatoriale en condition réel, le barillet fonctionne super bien et l'image est top. Les mouvements sont assez fluides, même si pas top. Et, je ne vois pas d'énormes défauts, pour l'instant! Même la bino Maxbright II+ PWM 2X passe, au millimètre près! Ouf!!! Merci à @jgricourt Je suis très content de mon système de brouette qui n'a pas besoin de goupille ou vis à mettre ou enlever. C'est très rapide et pratique par rapport à mon 318 mm. --Donc, miroirs primaire de 410 mm, F/D 4 et secondaire signés Terence Pelletier. --Le poids est de 40 kg au total, en comptant la batterie de 2,6kg et un moteur pas à pas de 1,2 kg! --Une hauteur de PO à 1650 mm. --8500 mm X 6200 mm à la base de la plateforme équatoriale. Bon ciel Pat Améliorations apportées après les premières sorties: --Le seul vrai "soucis" que j'ai eu, c'est que j'avais tellement peur qu'il pique du nez, et que je sois obligé de rajouter des contre poids, qu'il fait l'inverse arrivé près du zénith. J'ai donc fait un système de tendeur et ressorts pour évité ce petit problème. -- Et malgré que pour l'araignée, j'avais mis des inserts inox dans l'aluminium, pour les vis de collimation. Il y avait un petit jeu qui m'énervait. J'ai donc rajouté des ressorts sur chaque vis pour être tranquille. Quelques photos plus détaillées: Le barillet, tourillons et contreventement: L'araignée: Le système de brouette: Système de montage/démontage de la cage du secondaire, seul et sans risque: PS: Je met le lien du début de la construction et du deuxième volet. Désolé, je n'ai pas été très assidu sur le développement de la construction et c'est loin d'être clair et complet.
    14 points
  32. Pas mal de route, mais j'ai obtenu ce que je cherchais, heureusement qu'il a fait beau ! 😃 Une vue au 40mm du pont de la Concorde samedi matin, de gauche à droite : l'ambassade des USA masque la Madeleine, l'obélisque de la Concorde, le Sacré-Coeur de Montmartre juste à sa droite, et enfin le grand dôme du Palais-Garnier Puis au Mont dimanche soir au 135, avec un gros plan sur l'ange au sommet de la flèche de l'abbaye et une dernière, derrière l'ange
    14 points
  33. Salut, comme j'ai enfin récupéré le WE dernier mon matos (qui était confiné chez un pote depuis 4 mois !), j'ai profité d'une trouée hier soir qui a finalement duré toute la nuit. Ca m'a permis de peaufiner tous les derniers réglages de l'ASIair pro et de tester ma nouvelle tablette. FSQ106 + réducteur 0.73x + ASI183MM pro, le tout sur EM200 Temma 2, piloté depuis mon salon grâce à l'ASiair pro tout en matant Black Mirror sur Netflix lol 20x180s de pose en H et en O (6nm), gain 111 à -10°c. Traitement SiriL 0.99 béta + un coup de Topaz denoise + finalisation CS5. C'est pris depuis mon jardin à 3kms du périphérique parisien, soyez indulgents
    14 points
  34. Salut les amis! M82 (NGC 3034 ou galaxie du cigare) est une galaxie spirale à sursaut d’étoile, elle est située à environ 12 millions d'années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse. Elle est environ cinq fois plus lumineuse que la Voie Lactée et possède un centre cent fois plus lumineux. On pense que l'activité des sursauts d’étoile a été déclenchée par l'interaction avec la galaxie voisine M81. Hubble a référencé plus de 200 jeunes amas d'étoiles massives près du cœur de M82. Dans le cœur de M82, le diamètre de la région est de 500 pc. Quatre amas très brillants (désignés par les lettres A, C, D et E) ont été détectés dans cette région en lumière visible. Certain sont plus visible en infrarouge, voilà pourquoi l’utilisation d’une caméra sensible à l’infrarouge est intéressante en pose courte. L'impressionnant jet de matière bipolaire de M82 semble concentré sur les amas A et C et il serait entretenu par l'énergie libérée par des supernovas qui se produiraient dans ces amas environ une fois par décennie. Les observations réalisées par l'observatoire de rayons X Chandra montrent une région d'émission variable de rayon X située à environ 600 années-lumière du centre de M82. Cette source a été désignée M82 X-1. Les astronomes ont émis l'hypothèse que ces émissions proviennent du premier trou noir connu de masse intermédiaire. Sa masse serait comprise entre 200 et 5000 masses solaires. En 2014, en étudiant M82, les scientifiques ont découvert le pulsar le plus brillant jamais connu, désigné M82 X-2. Je pensais pouvoir voir ces deux objets mais il semblerait que non… En tout cas, ma motivation première était de détecter un maximum d’amas stellaire en infrarouge et en lumière visible ! Et je suis extrêmement ravi de mes résultats grâce à cette nouvelle camera de chez Playerone , la Neptune color II. Matériels utilisés: Tube Newton 300mmF4 associé avec la barlow 2x pilotée par l'eq6. Avec la technique des poses courtes soit: L(L+IR742+IR850) +R(IR685)VB . 35000x500ms IR742 14000x1s and 7200x3s L 10000x1s IR850 Traité par Siril, avec la nouvelle version . Alignement 3 étoiles empilement par Somme et Moyenne ( en mode rejet TDES) emplacement precis des amas stellaire et comparatif avec hst pour voir que les details correspondent: et un autre gif pour voir l'interet de l'infrarouge sur ce type d'objet: et un crop: A+ Stephane
    13 points
  35. Bonjour à tous ! Je vous présente mon image du printemps, un format panoramique dans le Chevelure de Bérénice. C’est une région que j’avais déjà explorée l’année dernière, et que j’ai cette fois ci choisi d’élargir afin d’y inclure un joli trio de galaxies, ainsi qu’une timide nébuleuse planétaire. Il s’agit d’une composition de deux panneaux couvrant un champ de 4,4° sur 1,3°, pour un échantillonnage de 0.88 sec.arc/pix. Je vous invite à ouvrir la full, et vous y balader en grossissant, car les objets sont petits mais assez bien résolus. Plus de détails sur les régions intéressantes : Le trio NGC4725, NGC4747, NGC4712 : NGC4725 : La plus grandes des trois, est une superbe galaxie spirale riche en nuances. Ses 7,5’ d’arc de grandeur apparente font d’elle une cible abordable même avec une focale plus courte. Son cœur est très lumineux, un HDR est nécessaire afin de gagner en dynamique et faire ressortir les structures fines alentours. NGC4747 : Elle forme une paire avec NGC4725, sa structure torturée, avec ses bras étirés, serait due à une interaction gravitationnelle entre ces deux galaxies NGC4712 : Située à 200 Millions d’années-lumière nous apparait plus petite et en arrière-plan. L’amas de galaxies Coma Bérénice Abell 1656: J’avais déjà visité cette cible l’année dernière. Cet amas contient plus de 1000 galaxies identifiées, et c’est également une région très riche en Quasars. Sur ma précédente prise, j’avais passé l’image dans Aladin et relevé des objets très lointains. Dont un Quasar de magnitude 21 : SDSS J125829.87 + 275404.1 ; Redshift Z=3,45 ; soit situé à une distance de 12 Milliards d’années-lumière… La Nébuleuse Planétaire LoTr5 : C’est une assez grande nébuleuse planétaire, qui émet principalement dans l’OIII. En son centre un système binaire, avec une période orbitale particulièrement longue de 2700 jours. C’est un peu ma frustration dans cette mosaïque ! J’aurais aimé avoir une nuit de plus et acquérir en OIII sur ce panneau, afin de gagner en contraste dans ses structures, mais la météo en a décidé autrement. Finalement j’ai dû la travailler à partir des couches V et B. J’ai préféré ne pas trop tirer les curseurs, et garder un rendu naturel des différentes brillances surfaciques entre les objets du champ. Et enfin NGC 4789 : La petite surprise dans cette mosaïque, un objet que je n’avais pas repéré lors du choix de mon cadrage, et que j’ai découvert au traitement... Ce n’est pas forcément le plus bel objet de cette image mais c’est celui qui m’a le plus fasciné, de par sa structure irrégulière. En creusant j’ai trouvé une magnifique prise de cet objet par Hubble. J’ai tenté de faire ressortir tant que possible les mini galaxies que l’on perçoit très bien en arrière-plan, sur l’image Hubble... et qui tiennent sur à peine un pixel avec mon setup... Je termine avec une version annotée du champ complet, qui permet de se rendre compte de la distribution des galaxies dans cette région. Setup : - Lunette LZOS 152F8 avec réducteur à F soit 885mm de focale. - Asi6200MM - Astrodon LRVB - AP Mach1 - Astrobox Maison (SGP, PHD2, CCDI) Acquisition : - L : 4h par panneau en poses de 10min - RVB : 2h30 par panneau en poses de 5min - Full nomade à 1h10 de Paris Traitement : - Pixinsight - Photoshop Malik
    13 points
  36. Bonjour voici les nouvelles cartes de PL 2021 V3 (il y a eu plusieurs prévéersion et versions) Pour la france uniquement, je n'ai pas les donnée pour l'europe a ce gain de résolution par rapport aux anciennes carte, le gains de résolution est spectaculaire : X10 ! avant après https://avex-asso.org/ips/topic/6816-carte-de-pollution-lumineuse-france-2020-v2/?do=findComment&comment=67271 pour le moment elles ne sont dispo que pour google earth. je n'arrive pas à me rappeler comment j'avais réussi de le mettre en html il y a 4 ans ( https://avex-asso.org/dossiers/pl/europe-2016/ ) À noter que les cartes -comme d'habitude, prédisent le pire pour garantir le meilleur c'est surtout vrai dans les campagnes ou les carte montre le maximum possible de la PL. le plus souvent, surtout si les villages alentour éteignent les lumières, ce sera meilleur 1. Vue globale de la france 2 en Normandie 3 en Creuse du SUD Vue depuis l'Auvergne, les vallées du Plomb du Cantal 5 Enfin vue depuis le col de St Jurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, un lieu cher à Axel et moi vous pouvez vous le col tt en bas, le Plateau de Valensol (célèbre pour la lavande) les cartes "sodium et surtout astrophoto suivent)
    13 points
  37. Bonsoir à tous, c'est l'heure de faire le bilan de mon année 2020, de ma 1er année Astro donc... j'ai commencé début janvier sans rien connaitre avec une 80ed + Neq3-2 motorisé. j'étais motivé, WA et sa communauté m'ont énormément aidé (tous appris ?) M.E.R.C.I. Matériel de base: -skywatcher 80/600ed. -Neq3-2 avec motorisation double axe et port st4. - APN nikon d5300 d'origine. - Barlow 2.5x Kepler. Au cour de l'année : -QHYii-224c pour autoguidage sur le chercheur 9x50 d'origine -intervalometre -mise en place de la prise de vu sur PC -Masque de bahtinov, écran a flat... Les photos sont mis dans l'ordre de janvier à décembre, donc si tu va bien les meilleurs devraient être vers la fin 😄. Ont commence part la toute première photo donc : 🤣🤣 M44, l'amas de la ruche: Puis la 2éme: M53: Le couple M81-M82: le magnifique amas M13: 1er essai sur M51: 2é essai sur M51: _____________ A PARTIR D'ICI: les photos sont faites avec correcteur de coma 0.85x skywatcher. (+ meilleur connaissances sur SIRIL). _____________ 2é ESSAI SUR M13: 1er essai pose courte avec la 224c sur M57: NGC7023 11H00 de poses: M31 10h00 de pose: M01 avec drizzle 1.5x + crop: M33: M45: double amas de Percé: et je fini par ma M42 ... à qui je rejouterais des heures que le ciel sera avec nous ...: ___________________________________________________________________ Comète Neowise : ________________________ Planetaires : 80ed + barlow 2.5x + 224c jupiter: Saturne: Mars: Lunaire: ___________________________________________________ Voie lactée: ___________________________________________________ I.S.S: ____________________________________________________________ Conjonction: _________________________________________________ Bonus: MERCI A WEB ASTRO ET A TOUS CEUX QUI M'ONT AIDE. meilleurs année et ciel 2021 à tous ...
    13 points
  38. Mon premier et dernier couple Orion / Running Man de la saison (au moins comme ça c'est fait!)...dernier parce que je me suis bien pris la tête avec Deux couches de luminance HDR, dont une en lucky pour essayer d'avoir quelque chose dans le trapèze., mixées avec une autre couche de luminance extraite de la couche alpha. Un gros gloubi-boulga dans Photoshop à digéré, j'ai également passé pas mal de temps dans PI (ça faisait un longtemps...) ou j'ai redécouvert la puissance de certains process. Acquisition / automatisation des séquences avec N.I.N.A. qui à été sans faille, avec des flip au top (ma bête noire...), la partie lucky à été imagée avec SharpCap...le DD de l'Eagle a fumé . Prétraitement avec APP toujours au top pour la normalisation, le multisession et les diverses extractions. Au final, certaines choses ont marchées...d'autre moins, et surtout on aime ou on aime pas le rendu, je voulais un résultat le plus extrême possible. @Colmicc'est la full! en bin2 comme dans ce post Pour les autres photo elles seront dispo sur mon site quand j'aurais le temps de m'en occuper, j'aimerais bien faire un truc propre, pas la daube actuelle. Bon allé... assez blablaté, place au duo d'Orion. Bon ciel à tous (profitez en, la lune arrive à grand pas!!!)
    13 points
  39. Salut , Tous les ans je fais un petit tour pour voir cette nébuleuse planétaire si hypnotique... Cette année j'ai pu tester la QHYIII-290MM avec un échantillonnage serré (0,20''/photosite), je l'ai utilisé pour la luminance.c'est l'échantillonnage serré (de quoi écarter les détails entre eux) associé avec des poses courtes (mais pas trop ,il faut de l'info visible pour les trier ensuite! ) qui permettront la résolution de l'objet. J'ai melangé la couleur de l'ASI224MC éffectué cet été et l'été dernier. Pour info, j'ai utilisé un TN 300mmF4, une barlow 2.5x et une EQ6 (atlas). QHYIII290MM: expo:350ms (31000 images) gain 450 ASI 224MC: expo:500ms (25000 images) gain 450 Logiciels: Pipp Siril (tri , empilement,balance photometrique,deconvo) photoshop (masque dynamique,filtre haut) Astrosurface (deconvolution) la full: https://cdn.astrobin.com/t…/nfNxFrKApEas_1824x0_wmhqkGbg.jpg Stephane
    13 points
  40. Bonjour, Après de nombreux essais pour arriver à obtenir une animation homogène avec les contraintes d'une monture azimutale (j'ai réalisé de nombreux tests avec la derotation video de Winjupos...), voici le résultat du traitement de mes acquisitions au Dobson OrionXX16g 400mm pour la soirée du 4 Septembre 2020. Le seeing était meilleur que d'habitude et j'ai pu en profiter pour capturer environ 1 million d'images brutes avec l'ASI224MC pour réaliser cette animation avec le transit d'Europe. Voici les différentes étapes: Capture 180fps avec ASI224MC + ADC ZWO avec une barlow APM 2.7 (ce soir là je commençais à préparer mon passage à la QHY462MC avec cette barlow et un faible tirage: du coup avec l'ASI224 j'étais sous échantillonné à 0.11" / pixel) Split des SER avec PIPP en vidéos de 60 secondes avec les 3000 meilleurs images pour chacune Stack avec Autostakkert de 20% des 3000 meilleures images pour chaque minute Traitement des 85 images avec Pixinsight: process PixInsight en batch avec ColorCalibration, Histogram, Restoration filter / Wiener, LocalHistogram equalization et ColorSaturation. Ces 85 images de sortie ont ensuite été mesurées dans WinJupos et derotatées 3 par 3 avec un pas de 30 secondes pour chaque image en sortie: Au delà de 3 images (= 3 minutes) pour la derotation avec la présence du satellite Europe devant le disque j'obtenais rapidement des artefacts donc pour cette animation je me suis restreint à 3 minutes max de derotation par image finale de l'animation. Cela permet d'obtenir environ 175 images en sortie de Winjupos et de réaliser l'animation suivante au format GIF et APNG: PNG animé ci dessous (moins d'artefacts que le GIF animé mais pas reconnu par tous les navigateurs), cliquer sur l'image si elle ne s'anime pas: Il me reste encore des améliorations à réaliser au niveau du traitement pour obtenir je pense une ou plusieurs images moins bruitée et plus détaillées en exploitant plus de 3 minutes de données par image finale (et plus que 20% de 3000 images sur 10000 dans la vidéo avant tri par PIPP) mais je voulais vraiment partager d'abord l'animation avec vous Bon ciel et au plaisir de vous lire, Fabrice
    13 points
  41. Bonjour à toutes et à tous. J'ai le plaisir de vous proposer un nouveau petit guide d'observation aux jumelles. Faisant suite à une précédente édition consacrée aux galaxies, ce nouveau "Top 50" s'intéresse cette fois aux plus beaux amas ouverts du ciel boréal visibles aux jumelles, ou à l'aide de tout autre instrument combinant un champ confortable et un faible grossissement. J'assume parfaitement qu'il comporte une part de subjectivité, déjà dans le parti pris de réduire le nombre à 50 objets, clin d'oeil au formidable instrument astronomique que sont les jumelles 10x50, mais surtout dans les choix cornéliens qu'il a fallu faire pour retenir les plus intéressants et en écarter d'autres non moins remarquables. C'est une balade en trois parties à laquelle je vous invite. Dans une première partie nous partirons à la découverte des Grands Amas: les plus étendus, qui ne s'apprécient bien qu'avec le maximum de champ procuré par les jumelles. Dans une deuxième partie, je vous propose une épreuve en duo où nous partirons à la recherche des plus beaux Doubles Amas du ciel. Enfin, dans une troisième partie nous partirons à la chasse aux Petits Amas, que nous sommes plus habitués à détailler avec de plus gros instruments mais qui restent faciles et intéressants à travers des jumelles. Dans chaque thème les amas sont présentés par ordre d'intérêt décroissant, selon une savante méthode de classement (!) combinant leur magnitude, leur taille apparente et un facteur esthétique toujours subjectif. Certaines entrées sont agrémentées de dessins réalisés par mes soins, j'espère pouvoir étoffer ces illustrations au fil du temps. J'ai effectué ces observations très principalement avec des jumelles 10x50 fixées sur un trépied, parfois mais rarement à main levée, et dans une moindre mesure avec de petites jumelles 8x25 et 8x40 à main levée. Compte tenu de la nature des cibles qui nous intéressent, j'ai le plaisir de vous annoncer que la qualité du ciel requise pour observer la grande majorité de ces 50 amas n'est pas réellement critique, ainsi j'espère que le plus grand nombre pourra profiter de cette balade! Evidemment si vous avez la chance de trouver un ciel bien noir, ne vous en privez pas. Bonne lecture. Les grands amas Ils sont parmi les plus remarquables, les plus étendus et les plus brillants, mais étonnamment parfois pas les plus connus. Ces grands amas justifient à eux seuls de posséder une paire de jumelles puisqu'ils ne s'apprécient qu'avec un champ suffisamment généreux pour les accueillir dans leur intégralité. Par corollaire, ils sont généralement décevants à travers un instrument grossissant beaucoup. Voici donc les amas vedettes du ciel aux jumelles. Melotte 25 - Les Hyades Constellation: Taureau Magnitude: 0,5 Dimensions: 5° L'entrée numéro 25 du catalogue publié en 1915 par l'astronome britannique Philibert Jacques Melotte est sûrement plus connue sous les nom des "Hyades". Cible classique aux jumelles, instrument indispensable pour l'apprécier à sa juste valeur, et qui se retrouve donc en tête de cette édition consacrée aux amas ouverts. Serait-ce le plus beau? Je vous laisse seul juge. C'est l'amas ouvert le plus proche de nous à seulement 151 années lumière, et il regrouperait entre 300 et 400 étoiles. Très intéressant à détailler aux jumelles, plusieurs dizaines d'étoiles seront visible selon la qualité du ciel. Il inclut quelques belles paires, comme Sigma 1 et 2 au sud-est d'Aldébaran, et surtout la belle binaire Theta 1 et 2 au centre de l'amas, dont les colorations respectives sont déjà perceptibles. Theta 1 "Phaeo" de magnitude 3,8 est une géante orange de type spectral K0 et Theta 2, "Phaesyla" de magnitude 3,4 et une géante blanche de type A7, également variable. Ce groupe est d'ailleurs très intéressant à détailler avec plus de grossissement. Rappelons que la géante orangée Aldébaran ne s'invite dans le champ que par perspective, puisqu'elle est beaucoup plus proche de nous à 65 années lumière. Avec l'aimable participation de Bertrand Laville pour le traitement. Melotte 111 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude: 1,8 Dimensions: 7,5° Déjà visible à l'oeil nu comme une tâche laiteuse très étendue entre les Chiens de chasse et le Lion, c'est un champ somptueux dans les jumelles, encore une fois seul instrument permettant de l'admirer dans son ensemble. Il est même si étendu qu'il est encore plus beau dans de petites jumelles offrant un champ plus large, comme des 8x40, permettant de l'admirer entièrement. De cet amas proche de nous, à 280 années lumière seulement, se détachent une bonne vingtaine d'étoiles brillantes sur un fond noir d'encre. Notez la forme de "V" caractéristique de l'amas. Près de la pointe du "V", l'étoile 17 COM est une jolie double visuelle, sa compagne HIP 60891 ne lui étant pas liée à 13 années lumière plus près. En tentant de saisir d'autres étoiles faibles de l'amas en vision décalée, et si les conditions sont bonnes, il se peut qu'un minuscule faisceau diffus apparaisse subrepticement au sud de l'amas, en l'occurrence la fameuse galaxie de l'Aiguille NGC 4565. Collinder 70 Constellation: Orion Magnitude: 0,4 Dimensions: 2,5° L'astronome suédois Per Collinder a publié en 1931 un catalogue regroupant 471 amas ouverts, beaucoup figurant déjà dans d'autres catalogues comme le Messier ou le NGC, mais d'autres se sont fait un nom sous le matricule "Cr" ou "Col". C'est le cas de l'entrée numéro 70. Un champ superbe à apprécier exclusivement aux jumelles, puisqu'il faudra pour en profiter embrasser l'ensemble de la Ceinture d'Orion. Dominé par l'éclat des Trois Rois, d'est en ouest Alnitak, Alnilam et Mintaka, l'amas propose une zone d'une densité pouvant être assez spectaculaire sous un bon ciel tout autour de la Ceinture. Des dizaines d'étoiles se révèlent en vision directe, et d'avantage en vision décalée. Notez parmi les étoiles les plus brillantes la dizaine qui forment un "S" serpentant entre Alnilam et Mintaka. Quelques paires d'étoiles viennent agrémenter la vision, comme la large double optique formée par Mintaka et une étoile de magnitude 6,8 à 53" d'écart, la différence d'éclat est saisissante. À l'opposée au sud-est, le groupe de Sigma Orionis laisse voir une large paire agrémenté d'un petit doublet faible et serré juste à côté, n'hésitez pas à y revenir plus tard avec un instrument grossissant d'avantage car c'est un superbe système stellaire. Melotte 20 - Amas d'Alpha Persei Constellation: Persée Magnitude: 1,2 Dimensions: 3° Dans la constellation de Persée, autour de Mirfak -Alpha Persei- cet immense amas ouvert proche de nous à environ 550 AL et jeune -environ 60 millions d'années- est déjà facilement visible à l'oeil nu sous un ciel moyen comme une tache laiteuse, sous un bon ciel il se détache nettement et commence à crépiter, plusieurs membres devenant visibles en vision directe. Aux jumelles, l'amas se structure autour d'un astérisme formé par ses étoiles les plus brillantes évoquant pour certains un saxophone, pour d'autres une oie, avec Mirfak étincelante au milieu. Des dizaines d'étoiles sont résolues en vision directe, et cela fourmille en vision décalée, il faut dire que l'amas baigne sur fond de Voie Lactée d'hiver. Dans ce champ, Sigma Persei de magnitude 4,3 et de classe spectrale K3, à l'avant-plan de l'amas, se démarque par sa belle coloration dorée. Messier 45 - Les Pléiades Constellation: Taureau Magnitude: 1,6 Dimensions: 2° Les Pléiades…Que dire d'original qui n'a jamais été écrit en plusieurs langues? Immense classique, une observation qui relève du réflexe dès que l'on a une paire de jumelles en main. Pour autant, si l'on a tous déjà pointé M45 à main levée dans des jumelles non stabilisées, dans ces conditions il est difficile selon moi de bien apprécier tout ce que l'objet à a offrir, par exemple je vous suggère d'essayer avec et sans stabilisation: -Le petit triplet d'étoiles serrées près d'Alcyone, formant avec cette dernière ce que je m'amuse à appeler le "trapèze de M45" (dénomination parfaitement non officielle), avec un membre plus brillant et deux autres plus discrets formant un petit triangle qu'essaie d'effacer l'éclatante Eta Tauri. -Faire la plus longue tresse possible à la plus brillante fille d'Atlas -encore Alcyone- le petit chapelet d'étoiles qui s'en écoule a la particularité de présenter des magnitudes de plus en plus faibles jusqu'en bas de la chevelure, on peut ainsi la prolonger dans d'excellentes conditions par deux étoiles de mag 10 puis 10.2. -La petite "flèche" entre Alcyone et Maïa, avec un petit doublet serré pas si facile à séparer... C'est donc une cible plus complexe qu'il n'y paraît et intéressante à détailler, et dont personnellement je ne me lasse jamais, que ce soit pour passer plusieurs heures à la dessiner ou pour un petit plaisir rapide. Collinder 65 Constellation: Taureau Magnitude: 3 Dimensions: 3,5° Peut-être pas le plus connu des grands amas ouverts qui s'apprécient aux jumelles, il n'en demeure pas moins intéressant. Situé à cheval sur les constellations du Taureau et d'Orion, dans une zone du ciel un peu plus clairsemée, il offre un champ fourni en étoiles brillantes qui accroche l'oeil si on daigne ne pas passer dessus trop rapidement. De fait, toutes les étoiles présentes dans le champ n'appartiennent pas à l'amas lui-même, mais elles relèvent nettement l'intérêt de la vision alors on ne va pas bouder notre plaisir. Très étendu, et un peu épars, mais indéniablement plus dense qu'un quelconque champ étoilé, une vingtaine d'étoiles peuvent être vues facilement en vision directe de la magnitude 5 à 9, et un petit peu plus en vision décalée, ce qui se fait tout naturellement en embrassant une zone aussi large. Les plus brillantes marquent un allongement de l'amas qui semble pointer vers Bételgeuse. Messier 7 - Amas de Ptolémée Constellation: Scorpion Magnitude: 3,3 Dimensions: 80' Comme son nom l'indique, sa découverte est créditée à l'astronome grec Ptolémée en 130 avant J.C, il est donc connu depuis la nuit des temps puisque facilement visible à l'oeil nu. Pourtant j'ai hésité à l'inclure. Comment me direz-vous? Un amas d'un tel calibre, d'une telle splendeur? Certes, il est intrinsèquement l'un des amas les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions inutile de dire que l'absorption atmosphérique fait son travail de sape, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Il faudra donc impérativement privilégier un passage au méridien assorti d'une bonne transparence et d'un horizon Sud immaculé. Qu'en reste-t'il dans ces conditions? Une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. Messier 44 - Amas de la Crèche Constellation: Cancer Magnitude: 3,1 Dimensions: 70' Voilà une autre cible privilégiée pour les petits instruments, déjà facilement visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse. En pointant une paire de jumelles dessus on comprend instantanément que c'est un objet qui a beaucoup à offrir. Comme les amas précédents je trouve qu'il fait partie des cibles qu'on peut réellement détailler aux jumelles, pas seulement apprécier sa densité ou son étendue, mais vraiment détailler attentivement sa structure, les arrangements stellaires de ses composantes les plus brillantes qui forment autant de figures qu'on peut imaginer, les membres plus faibles qui se révèlent à tour de rôle en vision décalée à mesure qu'on dirige son regard d'un bord à l'autre de l'amas. En ce qui concerne ses caractéristiques physiques, il est intéressant de savoir que c'est un amas relativement jeune (environ 600 millions d'années) et relativement proche de nous, à 580 années lumière. Peuplé d'environ 1000 étoiles, de nombreux indices (âge, mouvement propre, métallicité) suggèrent qu'il a une origine commune avec un autre amas ouvert très proche de nous que nous avons observé plus tôt, celui des Hyades dans le Taureau! Dans le large champ des jumelles, le grand cercle de M44 -aussi appelé "l'amas de la ruche" s'inscrit admirablement dans un quadrilatère formé par les étoiles brillantes Gamma, Eta, Theta et Delta du Cancer, aux magnitudes comparables mais aux teintes subtilement variées. Il se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans cette zone de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense de l'amas, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, c'est le doublet stellaire composé de 39 et 40 Cancri respectivement de magnitude 6,3 et 6,6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. Collinder 140 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,5 Dimensions: 1° Un bel amas dense et bien détaché, dont nous devons la découverte à l'astronome français Nicolas Louis de Lacaille en 1751. Il est facile à localiser en-dessous du postérieur du grand canidé céleste. Ce jeune amas d'une vingtaine de millions d'années laisse voir facilement 6 étoiles brillantes et vision directe et encore une demi-douzaine plus discrètes en vision décalée. Des trois amas Collinder du Grand Chien évoqués ici, c'est assez nettement le plus intéressant. Collinder 132 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,6 Dimensions: 1,5° Le plus large des amas Collinder du Grand Chien est facile à repérer, il forme un triangle aplati avec les étoiles Aludra et Adhara, au nord-ouest de Collinder 140 qu'on peut inclure dans le même champ. Il regroupe moins d'une dizaine d'étoiles brillantes, éparpillées sur une vaste étendue, il est donc peu dense. Petit trait caractéristique intéressant, un agencement des étoiles principales au centre de l'amas ressemble assez au grand carré de Pégase. Ne culminant pas très haut, il faudra pour l'apprécier préférer un passage au méridien tout en bénéficiant d'un bel horizon sud. Collinder 121 Constellation: Grand Chien Magnitude: 2,6 Dimensions: 50' Large amas un peu lâche, à proximité immédiate au sud de l'étoile Omicron-1 du Grand Chien, et à un champ de jumelles en dessous de M41. Si l'association d'étoiles autour d'Omicron-1 Cma ne fait partie de l'amas proprement dit, elle magnifie la vision de son éclatante lumière dorée tirant sur l'orange au milieu d'étoiles moins brillantes aux tons bleutés. Dans cette zone ce sont une dizaine d'étoiles qui sont résolues facilement, et bien que l'amas soit peu dense la vision n'en demeure pas moins esthétique. Pour en profiter pleinement il faudra privilégier un passage au méridien au dessus d'un horizon sud bien dégagé car l'amas ne monte pas très haut dans le ciel. Collinder 69 Constellation: Orion Magnitude: 3,4 Dimensions: 1° Très facile à localiser puisqu'il s'agit de la tête du Chasseur, regroupé autour de la brillante Lambda Orionis, facilement visible à l'oeil nu avec une magnitude de 3,4. Aux jumelles, c'est un arrangement amusant d'étoiles dominé par l'éclat bleuté de Meissa. Entre cette dernière et Phi-1 Orionis s'alignent trois étoiles de magnitude 7 à 6. Un peu plus à l'écart au sud-est Phi-2 Ori termine de tracer un astérisme formant la lettre "lambda", et qui porte du coup le petit nom de "lambda lambda". Autour de la zone des trois étoiles alignées se condense l'amas à proprement parler, une toute petite dizaine d'étoiles plus faibles se devinent plus ou moins difficilement. L'ensemble paraît baigné dans une nébulosité bleutée. Stock 2 Constellation: Cassiopée Magnitude: 4,4 Dimensions: 1° L'astronome allemand Jurgen Stock a établi dans les années 1950 un catalogue contenant 24 amas ouverts, parmi lesquels l'entrée numéro 2 est sans doute le plus connu. Ce très large amas ouvert convient parfaitement à l'observation aux jumelles qui permettent d'apprécier toute son étendue en lui laissant un peu d'air, tandis qu'en grossissant plus il perd nettement de son intérêt, ses étoiles étant plutôt éparpillées. Celles qui sont résolues, essentiellement autour de la magnitude 8, forment un astérisme qui a donné son surnom de "Muscleman" à l'amas. N'étant pas très dense, il se peut que Stock 2 ne vous saute pas aux yeux au premier abord, d'autant qu'on a vite fait d'être attiré par les merveilles voisines, malgré tout il se détache plutôt bien de son environnement, pouvant même donner une belle impression de densité en vision décalée. Ne vous privez pas d'inclure le Double Amas dans le champ si vos jumelles le permettent pour vous offrir une vision fameuse! NGC 752 Constellation: Andromède Magnitude: 5,7 Dimensions: 75' Situé à un champ de jumelles au sud d'Almach, c'est un large amas assez dense, très intéressant. Même si les étoiles résolues restent relativement faibles, on peut en compter tout de même facilement une vingtaine. En vision décalée, l'ensemble de l'amas apparaît fourmillant d'étoiles. Sur son bord sud-ouest se trouve la jolie double optique 56 Andromedae qui forme la tête du "Putter", un grand astérisme figurant un club de golf, 5 autres étoiles alignées sur plus d'un degré et demi en constituent le manche. NGC 752 figure donc la balle, et même si cette évocation golfique ne vous inspire guère, vous pourrez toujours apprécier ce champ très sympathique mêlant un grand amas et un alignement fortuit d'étoiles brillantes. Stock 1 Constellation: Renard Magnitude: 5,3 Dimensions: 1° Au sud-est d'Albiréo, ce large amas s'étend dans un environnement riche, et plusieurs célébrités du ciel résident dans les parages, ce qui explique peut-être qu'il est un peu négligé. D'autant qu'il s'apprécie mieux avec beaucoup de champ, les jumelles étant parfaites pour cet exercice Très étendu donc, sa densité est toute relative, il n'abrite que peu d'étoiles brillantes: facilement une dizaine, peut-être une quinzaine se détachent bien, mais en tout cas il est notable de par ses dimensions. IC 4756 Constellation: Serpent Magnitude: 5 Dimensions: 52' La 4756e entrée de l'Index Catalogue de John Dreyer est un amas ouvert remarquable, dont l'étendue favorisera le grand champ des jumelles. Dans de bonnes conditions il est même spectaculaire, des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Fourmillant en vision indirecte, difficile de lui attribuer des limites tranchées car il baigne dans une zone très dense de la Voie Lactée. Il est possible d'inclure dans le champ un autre amas proche, NGC 6633. Messier 48 Constellation: Hydre Magnitude: 5,8 Dimensions: 54' Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et surtout dépourvue d'étoiles brillantes. Mon plan pour le trouver à coup sûr consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Pour l'anecdote, M48 a été incorrectement placé par Charles Messier et "perdu" jusqu'en 1934 où il fût identifié à NGC 2548. Heureusement de nos jours on peut se fier aux atlas célestes, et c'est tant mieux car on peut ainsi profiter d'un amas notable, large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone de 30' et se montre bien plus fourni, je n'hésiterais même pas à le qualifier de brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, plus loin à l'est du poudroiement de la Voie Lactée. LES DOUBLES AMAS Comme vous, je trouve le Double Amas de Persée magnifique. À ce titre j'ai pensé qu'il méritait bien que l'on crée une catégorie spéciale pour lui, d'autant qu'il n'est pas le seul à être venu accompagné: voici donc les Doubles Amas. NGC 869 et NGC 884 - Double amas de Persée Constellation: Persée Magnitude: 3,7 et 3,8 Dimensions: 30' et 30' Le Double Amas. Que pourrais-je bien ajouter? Si vous ne l'avez encore jamais vu, vous avez une chance immense: vous êtes sur le point de découvrir un des plus bel objet du ciel! Déjà bien visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse en forme de cacahuète entre les constellations de Persée et de Cassiopée, à travers une paire de jumelles il offre une vision féérique. Dans un champ tapissé d'étoiles, les deux amas se détachent parfaitement. De taille égale, et séparés par la même distance que leur taille apparente, soit environ un demi degré, il montrent quand même facilement de petites différences. NGC 884 semble plus compact car la dizaine d'étoiles plus brillantes facilement résolues sont plus ramassées en son centre. La teinte dorée de deux ou trois d'entre elles reste subtile mais perceptible. En face, à la surface de NGC 869 toujours une dizaine d'étoiles résolues en se cantonnant au centre de l'amas, mais bien plus étalées, sans couleur perceptible. L'utilisation de la vision décalée renforce l'impression de densité au sein des deux amas, d'autres étoiles pouvant alors être résolues. Notez le petit arc d'étoiles qui s'écoule depuis NGC 869 en passant par la brillante Chi Persei et qui nous indique la direction du grand et bel amas Stock 2. Messier 47 et Messier 46 Constellation: Poupe Magnitude: 5,2 et 6 Dimensions: 30' et 30' Voilà un autre couple fameux, le duo d'amas ouverts formé par Messier 47 et Messier 46 est un champ remarquable à apprécier aux jumelles. Les deux amas ont un aspect bien différent. M47 se montre fourni et brillant, apparaissant au premier abord plus étendu que son voisin. Une bonne dizaine d'étoiles se détachent facilement, d'avantage en vision indirecte. M46 quant à lui est diffus, avec une magnitude visuelle respectable de 6 pourtant, aucune étoile n'est résolue. Mais l'usage de la vision décalée révèle un trait intéressant, M46 s'étend considérablement jusqu'à montrer la même taille apparente que son voisin. Effectivement, sur le papier les deux ont une taille identique de 30 minutes d'arc, Connaître leurs distances respectives -1600 années lumière pour M47 et 5400 années lumière pour M46- permet de mieux comprendre cette scène. C'est donc un couple à la fois équilibré et contrasté. Notez qu'un troisième amas plus discret s'invite à la fête, juste au-dessus de M47 se trouve NGC 2423, bien plus petit et diffus, de magnitude de 6,7. Dans ce champ dense sur fond de Voie Lactée, une étoile brillante de magnitude 4,5 arborant une belle teinte dorée (classe spectrale K3) juste en-dessous de M46 fini de parfaire un tableau remarquable. Messier 35 et NGC 2158 Constellation: Gémeaux Magnitude: 5,1 et 8,6 Dimensions: 25' et 5' M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. A lui seul il est très intéressant, mais ça n'est pas fini! Il forme un couple serré avec un autre amas ouvert à son sud-est, NGC 2158. Plus difficile à appréhender en vision directe mais parfaitement visible en vision décalée bien qu'il reste diffus et non résolu, ce petit compagnon non physiquement lié à M35 puisque 5 fois plus éloigné, à 16000 années-lumière, ajoute beaucoup d'intérêt à la vision d'ensemble. Avec une taille d'environ 1/5 de celle de M35, on dirait un petit morceau qui s'en est décroché. Le tout évolue dans un champ très intéressant relevé d'étoiles brillantes et colorées. Messier 38 et NGC 1907 Constellation: Cocher Magnitude: 6,4 et 8,2 Dimensions: 15' et 5' Un autre couple subtil qui a la bonne idée de se trouver dans un champ superbe. En promenant vos jumelles au milieu du Cocher, vous devriez remarquer immédiatement l'astérisme du "Smiley" aussi connu sous le nom du "Cheshire Cat", vous savez le chat d'Alice au pays des merveilles? Cette grande figure souriante, ou ce matou malicieux, c'est selon, vous guidera immanquablement vers M38, tout proche sur son nord. L'amas apparaît large mais très diffus, donnant toutefois une nette impression de densité. Pourtant il n'héberge qu'une centaine d'étoiles dans un espace de 15 années lumières. Sa fameuse forme de "X" est assez nettement visible. À moins d'un demi degré en dessous, son binôme NGC 1907 se révèlera plus ou moins difficilement selon les conditions, strictement diffus mais compact et bien détaché du fond de ciel pourtant riche ici dans le plan de la Voie Lactée. L'accrocher achèvera de parfaire un champ vraiment splendide. NGC 1807 et NGC 1817 Constellation: Taureau Magnitude: 7 et 7,7 Dimensions: 17' et 20' Une sympathique petite paire d'amas dont on n'entend peu parler, alors il me semblait nécessaire de leur rendre un hommage en les faisant figurer ici, après que leur découverte fut pour moi un petit coup de coeur. Les deux amas sont situés à la frontière des constellations du Taureau et d'Orlon, on peut les trouver soit en prolongeant d'un gros champ de jumelles vers le haut l'arc du Chasseur, soit en naviguant 8° à l'est d'Aldébaran sur la même déclinaison. Tous deux sont diffus, bien qu'il soit possible en insistant d'y déceler faiblement 2 ou 3 étoiles, plus facilement sur 1807. La paire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir, dans une zone plus pauvre en étoiles. Ils sont séparés d'environ 20', ce qui est sensiblement égal à leurs dimensions respectives, et qui n'est pas sans rappeler une caractéristique partagée par un autre double amas fameux, celui de Persée. Cette apparence de "mini Double Amas" leur confère une certaine sympathie, et en tout cas rehausse nettement l'intérêt dont chacun aurait manqué individuellement. LES PETITS AMAS Mettez-nous à présent en quête de cibles qui se prêtent un peu moins à l'observation aux jumelles, mais qui j'espère sauront vous surprendre par leur facilité et leur esthétisme. J'ai retenu pour vous ceux qui présentent un certain intérêt, les amas se détachant bien de leur environnement, comprenant plusieurs étoiles faciles à résoudre ou un trait caractéristique original. Sans parler d'observations difficiles, certains ne se révèleront dans toute leur splendeur qu'avec une image bien stable, trépied ou chaise longue sont vivement conseillés ici! Peut-être que pour quelques-uns de ces petit amas la qualité du ciel deviendra un peu plus sensible. IC 4665 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4 Dimensions: 45' Très facile à localiser grâce à la proximité de l'étoile brillante Beta Ophiuchi dont il se trouve à moins de 2 degrés au nord. Ce large amas consiste principalement en une bonne dizaine d'étoiles brillantes de magnitudes assez semblables et éparpillées, ne conférant pas à l'amas une impression de densité spectaculaire, même la vision indirecte peine à le faire paraître légèrement plus fourni. Ces étoiles remarquables semblent tracer une figure que je vous laisse libre d'imaginer, pour ma part j'y vois un signe "alpha" ou un "a" minuscule avec un accent? NGC 2232 Constellation: Licorne Magnitude: 4,2 Dimensions: 45' Facile à localiser, à deux degrés au Nord de l'étoile Beta Monocerotis, une des plus belle étoile multiple du ciel boréal, à séparer avec un plus gros instrument. Centré sur l'étoile de 10 Mon qui domine l'amas de son éclat avec sa magnitude de 5, il est large, brillant et donc facile en vision directe, mais peu dense et plutôt épars, consistant essentiellement en une dizaine d'étoiles brillantes. Messier 25 Constellation: Sagittaire Magnitude: 4,6 Dimensions: 40' Bel amas ouvert facile. Il montre une forme originale, difficile à définir car ses contours ne sont pas clairement discernés, il est plutôt allongé sur un axe nord-sud. 6 à 7 étoiles brillantes se détachent parfaitement en vision directe devant l'amas, et quelques autres à sa périphérie. La vision décalée permet de renforcer l'impression de densité et de mieux situer la zone plus dense de l'amas au regard des étoiles environnantes qui se confondent avec lui. Il s'inscrit dans une zone du ciel très dense sur fond de Voie Lactée et son environnement comprend nombre d'autres cibles d'intérêt. Messier 41 Constellation: Grand Chien Magnitude: 4,5 Dimensions: 39' En voilà en facile à localiser, l'exercice ne devrait pas vous poser de problème puisque l'amas se trouve à 4 degrés -soit moins d'un champ de jumelles- au Sud de la plus brillante étoile du ciel, l'immanquable Sirius. Il est supposé que l'amas était connu d'Aristote, plus de trois siècles avant notre ère. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. NGC 1981 Constellation: Orion Magnitude: 4,2 Dimensions: 28' Dur d'exister en tant qu'amas ouvert lorsqu'on se trouve au voisinage immédiat d'une vedette du ciel telle que la grande nébuleuse d'Orion. Il y a fort à parier que NGC 1981 est un des amas les plus observés du ciel, mais pas pour lui-même, simplement parce qu'il fait partie d'un des champs les plus fantastiques: l'Epée d'Orion. Rendons grâce à cet amas ouvert qui est tout de même remarquable. Premier objet de la-dite Epée en partant du nord, bordé à son sud par la nébuleuse NGC 1977. Ses étoiles brillantes s'étalent sur une portion du ciel large comme la pleine Lune, il est donc épars. On compte facilement 11 étoiles en vision directe, possiblement quelques-unes de plus en s'y attardant, si on parvient à résister à l'appel de M42! L'arrangement de ses étoiles brillantes évoque une figure que chacun reconnaîtra selon sa sensibilité, pour ma part j'hésite entre un dolmen et un quadrupède d'espèce indéterminée. Si en tant qu'amas ouvert ce n'est pas le représentant le plus spectaculaire de sa catégorie, il s'inscrit dans un champ qui lui est hors-catégorie. Messier 39 Constellation: Cygne Magnitude: 4,6 Dimensions: 32' Loin à l'arrière de la queue du Cygne se trouve ce bel amas large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant riche. Son trait caractéristique reconnaissable immédiatement ce sont les trois étoiles brillantes alignées qui se détachent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches, supérieures à 6, et s'étirent sur un axe sud-est/nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, un amas réellement intéressant à faible grossissement peut être injustement délaissé car il est vrai qu'il se montre épars et pauvre en grossissant plus. NGC 6633 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4,6 Dimensions: 27' Pas évident à repérer car il se trouve dans une zone dépourvue d'étoiles très brillantes, le plus facile reste de le chercher sur un segment reliant Alya du Serpent de magnitude 4,6 à 72 Ophiuchi de magnitude 3,7. Heureusement il est évident et vous devriez l'accrocher facilement. Et pour cause, c'est un grand et très bel amas qui montre de la personnalité, avec une structure bien reconnaissable. Les nombreuses étoiles brillantes résolues à sa surface, facilement une bonne quinzaine, forment une bande sinueuse 5 fois plus longue que large, comme une sorte de "S" très allongé. Collinder 463 Constellation: Cassiopée Magnitude: 5,7 Dimensions: 40' Bel amas un peu éclipsé de par sa position, à l'écart de ses congénères plus célèbres qui se regroupent autour du W. Méritant largement un coup d'yeux, on peut le trouver facilement grâce aux quatre étoiles brillantes qui l'encadrent joliment, à savoir 40, 42, 48 et 50 CAS. Au milieu de ce quadrilatère, ce large amas se détache assez bien d'un fond de ciel un peu moins fourni ici que plus au sud. Une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement, et jusqu'à une trentaine encore relativement aisément en sollicitant à peine la vision décalée, qui permet aussi d'augmenter la sensation de densité. Les étoiles les plus brillantes impriment à l'amas une forme d'arc ou de haricot qui en font un trait caractéristique de cet objet qui est finalement très intéressant. Messier 34 Constellation: Persée Magnitude: 5,2 Dimensions: 35' Sur le flanc ouest de la belle constellation de Persée, la 34e entrée du catalogue de Charles Messier est localisable à l'oeil nu sous un bon ciel. Voilà encore une cible qui s'apprécie aussi avec un champ généreux pour lui donner de l'air, donc pourquoi pas dans une paire de jumelles? C'est un bel amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté. Il se détache parfaitement sur un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, ayant une forme globalement ronde. Stephenson 1 Constellation: Lyre Magnitude: 3,8 Dimensions: 20' C'est grâce à l'astronome américain Charles Bruce Stephenson que nous pouvons mettre un nom sur le très joli petit amas ouvert qui se regroupe autour de l'éclatante paire Delta 1 et Delta 2 Lyrae. Cette double optique, largement séparée dans des jumelles est déjà à elle seule d'intérêt. Les deux forment un joli couple avec leurs magnitudes respectives de 4,2 et 5,5 mais surtout leurs teintes, un beau doré pour Delta 2 qui est de classe spectrale M4 contrastant avec le bleu dur de Delta 1 qui est de classe B2. Ces deux-là sont des membres physiques de cet amas distant de plus d'un millier d'années lumières, et avec elles sont visibles en vision directe 4 à 5 autres membres. En vision décalée, l'amas qui conterait une trentaine de membres montre une certaine densité diffuse confirmant sa nature. NGC 1746 Constellation: Taureau Magnitude: 6,1 Dimensions: 40' Entre les cornes du Taureau se trouvent deux grands amas ouverts accessibles aux jumelles, se disputant férocement une place dans les 50 que j'ai choisi de retenir. L'autre amas en question étant NGC 1647, plus proche des Hyades, qu'il ne faut pas négliger pour autant. Pour les comparer régulièrement il me semble que NGC 1746 se montre un peu plus intéressant. C'est assez nettement le plus dense des deux, une grosse vingtaine d'étoiles peuvent y être résolues en vision directe, tandis qu'en vision décalée il se densifie et montre une forme ronde assez régulière se détachant nettement du fond de ciel assombri ici par la présence d'une nébuleuse obscure à l'avant-plan. Il est de plus encadré joliment par quelques étoiles brillantes. Messier 6 - Amas du Papillon Constellation: Scorpion Magnitude: 5,3 Dimensions: 25' A l'instar de son voisin M7 évoqué plus haut, ce bel amas ouvert est également défavorisé par une position trop basse au-dessus de l'horizon sud. Il n'est cependant pas dénué d'intérêt, même s'il est bien plus petit et discret que l'amas de Ptolémée. Il se montre compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond qui crépite de manière perceptible en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon sud bien propre. NGC 2244 Constellation: Licorne Magnitude: 5,3 Dimensions: 24' Si à première vue ce nom ne vous dit rien, je suis prêt à parier que vous l'avez déjà vu en photo car il se trouve au centre de la fameuse "Nébuleuse de la Rosette", cible appréciée des astrophotographes. Difficile d'observer la nébuleuse elle-même, bien que je me suis laissé dire que c'était possible sous un ciel très transparent, en revanche l'amas est très intéressant. Il se montre dense, environ 10 étoiles sont facilement résolues, arrangées en une sorte de rectangle, sur un fond diffus qui se révèle très fourni en vision décalée. Il faut dire qu'on est ici en pleine Voie Lactée, et le fond du ciel est remarquable. De plus, un compagnon facile s'invite dans le champ, c'est l'amas ouvert Collinder 106, large et diffus en arrière plan d'une étoile brillante. L'ensemble de ce champ est donc intéressant à plus d'un titre, pour son esthétisme et pour la célébrité de la nébuleuse qui y siège sans vouloir se révéler. Messier 50 Constellation: Licorne Magnitude: 5,9 Dimensions: 15' Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente et une magnitude pas exceptionnelles. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. Il se détache assez bien de son environnement particulièrement riche. C'est un jeune amas qui contiendrait entre 50 et 100 étoiles. Messier 67 Constellation: Cancer Magnitude: 6,1 Dimensions: 30' Bel et grand amas ouvert, peut-être un peu éclipsé par la célébrité de M44 qui se trouve à environ 8° au nord. Diffus de prime abord en vision directe, en y prêtant attention en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 ne lui étant pas liée brille sur son bord ouest alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposée. Il paraît allongé sur une axe nord-est/sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. C'est un amas très étudié puisqu'il est à la fois vieux -2,5 milliards d'années- et proche -2960 années lumière. Stock 23 Constellation: Girafe Magnitude: 6 Dimensions: 15' Joli petit amas qui se détache très bien de son environnement pourtant dense. Sa localisation est facilitée par les quatre étoiles plus brillantes formant un petit trapèze et qui se détachent très nettement, tandis que derrière elles l'amas paraît dense et compact, d'autres étoiles plus faibles parviennent à être résolues en vision indirecte. Messier 11 - Amas du canard sauvage Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude: 5,8 Dimensions: 14' Amas très dense et brillant, se détachant parfaitement d'un bel environnement. Ses limites sont assez nettes, bien qu'il soit difficile de lui attribuer une forme générale, peut-être la forme d'un…canard? Quelques étoiles brillantes se détachent plus facilement à sa surface, tandis qu'en vision décalée l'ensemble de l'amas paraît encore plus fourni. Un petit doublet stellaire serré de magnitude 9 sur son flanc sud-est se résout difficilement. L'observation de cet amas est une invitation à glisser doucement le long de la Voie Lactée vers le sud et les merveilles qui y résident. NGC 6940 Constellation: Renard Magnitude: 6,3 Dimensions: 25' Grand amas ouvert aisé a repérer, il forme un triangle rectangle avec les étoiles 52 et 41 Cygni visibles à l'oeil nu. Il se trouve également à environ 3° au sud-ouest des fameuses Dentelles du Cygne. Large, aux contours mal définis en vision directe, une vingtaine d'étoiles sont tout de même résolues assez facilement. La vision décalée permet de mieux en cerner les contours, il se détache alors assez bien d'une zone du ciel plutôt riche en étoiles, l'ensemble de ce joli champ étant d'ailleurs ponctué d'étoiles brillantes. NGC 457 -Amas de la chouette Constellation: Cassiopée Magnitude: 6,4 Dimensions: 20' Petite célébrité parmi les amas ouverts, jouissant d'un fort capital sympathie auprès des amateurs, il se révèle également une cible d'intérêt au travers de jumelles. Il montre parfaitement la forme caractéristique qui lui vaut son petit nom, le corps du rapace nocturne, plus dense, est encadré par ses ailes qu'il déploie de part et d'autre. Ses petites pattes se détachent bien en-dessous sur une zone moins dense, tandis que ses yeux, serrés mais parfaitement séparés sont proéminents, la différence de teinte entre les deux est d'ailleurs perceptible. Messier 36 Constellation: Cocher Magnitude: 6 Dimensions: 10' Ça se bouscule dans les environs de ce petit amas, il est possible qu'en le recherchant vous attrapiez un de ses voisins, il faudra donc s'assurer de viser le bon M, en l'occurrence celui qui nous intéresse ici porte le numéro 36. Pour s'en assurer il suffira de vérifier qu'il est le seul à être résolu: à sa surface on peut isoler jusqu'à une dizaine d'étoiles. Malgré qu'il soit petit et compact, la présence d'étoiles brillantes lui confère un regain d'intérêt aux jumelles par rapport à ses voisins, notamment M37 dont l'aspect strictement diffus lui coûte sa place dans ce "classement". Messier 16 - Amas associé à la nébuleuse de l'Aigle Constellation: Serpent Magnitude: 6,4 Dimensions: 7' Cet objet remarquable a une double nature, il s'agit d'un amas ouvert associé à une nébuleuse en émission, que vous avez sûrement déjà admiré en photographie: les fameux "Piliers de la création" c'est ici! Avec une paire de jumelles inutile d'espérer rivaliser avec le télescope spatial, mais la vision est loin d'être sans intérêt. Le petit amas est facile, compact et esthétique. 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. Messier 93 Constellation: Poupe Magnitude: 6,2 Dimensions: 10' Imaginons que nous soyons propulsés au début du XVIIIe siècle avec notre paire de jumelles, Charles Messier n'est pas encore né et n'a jamais établi son catalogue. Le ciel est empli d'objets inconnus et une comète peut surgir à tout moment assurant la gloire de son découvreur. Il y a fort à parier qu'en tombant sur cette petite nébulosité compacte 8° à l'est de l'étoile Delta Canis Majoris, nous penserions en avoir découvert une! C'est l'effet que me procure l'observation aux jumelles de ce petit amas brillant, parfaitement détaché de son environnement. À son extrémité ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8e magnitude, évoquant un noyau brillant, tandis que vers l'est de l'amas s'étire une partie diffuse en forme de "queue". L'ensemble ressemble à s'y méprendre à une belle petite comète, notre coeur bondit! Revenons à la réalité et saluons la formidable oeuvre de monsieur Messier, qui préserva des générations d'astronomes de désillusions et de pertes de temps. Nous reste la poésie de parcourir le ciel en s'imaginant en d'autres âges, furetant à la recherche d'astres chevelus dans l'immensité mystérieuse. Messier 29 Constellation: Cygne Magnitude: 6,6 Dimensions: 7' Facile à localiser à moins de 2° au sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. Cette balade au royaume des amas ouverts touche à sa fin, j'espère qu'elle vous aura donné de belles idées d'observation ou l'envie de retourner voir certains objets. -------------------------------------------------------- Peut-être vous demandez-vous comment j'ai pu oublier ces deux objets remarquables? Messier 24, Sagittaire. Il ne s'agit pas d'un amas ouvert à proprement parler, mais d'un champ stellaire. Une zone incroyablement dense de la Voie Lactée qui nous est révélée par une heureuse absence de poussière dans notre champ de vision à cet endroit-là. Pour autant ne vous privez surtout pas de l'admirer sous toute ses coutures, c'est un "objet" réellement spectaculaire. Collinder 499 - Le cintre ou "Amas" de Brocchi, Renard. Cet objet classique aux jumelles, célèbre pour sa forme de cintre n'est pas un amas ouvert mais un astérisme, un alignement fortuit d'étoiles sans lien physique entre elles. Encore une fois, ne le boudons pas pour autant et qu'importe sa nature il reste un objet très sympathique, un classique du ciel aux jumelles. Pour aller plus loin En voici quelques uns parmi d'autres qui n'ont pas trouvé leur place dans ce tour d'horizon, mais qui étaient plus ou moins proches de figurer dans la catégorie des "petits amas". S'ils ne sont pas les plus spectaculaires, ils demeurent faciles à localiser. M37-Cocher, mV 5,6, 24' d'arc. Strictement diffus mais très bien détaché. NGC 1528-Persée, mV 6,4, 18'. Dense, bel environnement avec deux autres petits amas à attraper: NGC 1513 et NGC 1545. NGC 1582-Persée, mV 7, 24'. Large mais peu fourni, forme de "S" remarquable. NGC 1647-Taureau, mV 6,4, 40'. Etendu mais peu dense, diffus, demande un bon ciel pour être vraiment évident. NGC 1662-Orion, mV 6,4, 12'. Facile, allongé, environ 10 étoiles résolues en vision indirecte. NGC 2169-Orion, mV 5,9, 6'. Amas du "37", l'astérisme formant le chiffre est invisible aux jumelles mais il reste un joli petit amas compact et assez brillant. NGC 2281-Cocher, mV 5,4, 25'. Facile, compact et très bien détaché dans un bel environnement. NGC 6530-Sagittaire, mV 7, 10'. Amas associé à M8 la "Nébuleuse de la Lagune", se détache assez bien du fond diffus de la nébuleuse, une dizaine d'étoiles résolues. NGC 6939-Céphée, mV 7,8, 7'. Large, rond et diffus. L'intérêt principal est le duo formé avec la galaxie NGC 6946. NGC 7789-Cassioppée, mV 6,7, 16'. La "Rose de Caroline" ne montre pas sa morphologie caractéristique mais reste un large amas diffus. À comparer avec M52 non loin. Trumpler 2-Persée, mV 5,9, 20'. Facile, bien détaché et compact avec étoiles brillantes. Ils sont quelques uns parmi les plus remarquables, il en reste un grand nombre qui sont accessibles ou au seuil de la détection! Encore plus loin? Voici deux petits challenge pour la route. NGC 188-Céphée, mV 8,1, 15'. Le plus vieil amas ouvert connu, contient des membres âgés de 9 milliard d'années! Egalement le plus boréal observable, à quelques degrés du Pôle Nord céleste. Ses étoiles sont faibles et éparses, il faudra un bon ciel pour distinguer cette étendue diffuse qui se détache difficilement du fond de ciel. Champ de M103-Cassioppée. 4 amas dans le même champ! NGC 663 est le plus évident, suivi de M103. NGC 654 et 659 demanderont un peu plus d'application. Toujours plus? Des jumelles avec un champ très large peuvent permettre d'en ajouter 2 de plus au nord de ce groupe, les petits et discrets NGC 637 et 559. Comment trouver ces objets? J'utilise sur le terrain quasi-exclusivement le Pocket Sky Atlas, qui convient parfaitement pour ces observations. L'immense majorité des cibles accessibles aux jumelles y sont, on peut le gribouiller, le malmener, il ne tombe jamais en panne. Pour préparer les observations, le logiciel gratuit Stellarium est très bien. Les articles qu'on peut trouver sur Wikipedia à propos de ces objets contiennent souvent en illustration une carte de champ éditée par Sky and Telescope (l'éditeur du PSA cité plus haut), parfait pour localiser chaque objet en plus des informations et des illustrations. Très bon ciel à toutes et tous.
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  42. Bonjour tout le monde, C'est avec un grand plaisir que nous vous annonçons la sortie le la version 0.9.11 de Siril, téléchargeable ici. Je sais que cette version était très attendue, notamment grâce à certaines de ces nouvelles fonctionnalités. C'est une version qui a été énormément testé également car la communauté de beta testeur compilant le programme s'est agrandie. Nous tenons à vous remercier chaleureusement car vous nous avez remonté de nombreux bugs que nous avons pu corriger à temps. En ce qui concerne les nombreuses nouveautés, en voici la liste : L'étalonnage des couleurs par photométrie. Ceci est peut-être l'outil le plus attendu de cette nouvelle mouture. Il permet à l'utilisateur, à partir de simple données, de récupérer une colorimétrie réaliste de son image RGB. Nouvel outil de filtrage des images lors de l'empilement. En effet, il est maintenant possible de filtrer et de croiser les filtres afin d'obtenir un jeu de données de qualité. Ceci est très utile dans le cas du ciel profond rapide ou le nombre d'image peut parfois frôler les 100 000. Nouvel outil d’extraction de gradient. Bien que déjà existant, cet outil a été entièrement repensé et recodé pour une meilleure utilisation. Il est dorénavant très simple à prendre en main et débarrassé de tout superflu. De plus, il est maintenant possible et largement conseillé de l'utilisé sur les images linéaires avant d'avoir étiré l'histogramme et surtout avant d'utiliser l'étalonnage par photométrie !! Un nouveau thème sombre ainsi qu'un nouveau jeu d’icônes a été intégré à Siril. Le mode sombre s'active dans les paramètres. Ajout du glisser déposer dans la fenêtre conversion. Amélioration de l'outil de sélection. Possibilité d'exporter et d'effacer les logs de la console de Siril. Un effort important a été fait dans l'optimisation et la gestion de la mémoire également. Siril peut normalement fonctionner sur des machines peu performantes sans faire freezer le système. Optimisation de la vitesse !! (ENCORE) Il est a noté ici l'excellent travail d'Emmanuel Brandt dont son implication dans la recherche d'algorithmes rapides ont permis d'améliorer de plusieurs facteurs la vitesse de calcul de Siril. Correction d'un grand nombre de bugs !! ... Il est à noter également que les scripts ont évolué suite à l'implémentation de nouvelles options dans les commandes : ils sont en version 1.5. Nous allons, comme d'habitude, mettre progressivement à disposition les paquets pour les différents systèmes. Donc s'il vous plaît, soyez patient si votre paquet n'est pas encore disponible.
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  43. Bonjour à tous, Inscrit au forum "d'en face" sous le même pseudo qu'ici "leonardcauvra" depuis 2003 (que le temps passe vite !), certains d'entre vous me connaissent déjà - en tout cas, si la lune est votre passion. Je suis venu de temps en temps sur Webastro comme simple visiteur pour voir vos productions et j'y ai retrouvé des noms ou pseudos que je connais déjà. Mais bien sûr la plupart de ceux qui sont sur Webastro sans jamais aller sur Astrosurf se demandent bien qui je suis ! d'autant plus que je viens juste de m'inscrire sur Webastro. Donc, d'abord une courte présentation : je suis actuellement retraité de l'enseignement supérieur et je vis à Toulouse. J'ai découvert l'astronomie il y a fort longtemps mais ne suis devenu un astrophotographe sélénophile sérieux que depuis l'essor des webcams puis des caméras numériques dédiées à l'astrophotographie. Observant depuis ma terrasse citadine, je me consacre donc à la photo lunaire haute résolution avec un C14, et parfois je fais - rarement - du planétaire. Voilà ! J'ai mis en ligne quelques bilans de mon activité astro-lunaire sur Astrosurf, mais je me suis dit récemment qu'il serait peut-être "équitable" de le signaler aussi sur Webastro. Non pas que je sois mégalo (ou alors un mégalo introverti ! ) mais parce que je vois que certains "jeunes" m'ont signalé leur intérêt pour ce type de documents. C'est le but de mon message ici. Alors voilà: si vous êtes passionné par la Lune, je peux vous proposer deux choses susceptibles de vous intéresser. 1/ un document pdf intitulé "Ma Lune en 50 fiches" (doc illustré par mes photos qui se veut également pédagogique). Ce document est accessible soit sur le site d'Astrosurf (si vous y êtes inscrit) en cliquant ici: http://www.astrosurf.com/files/file/11-ma-lune-en-50-fiches/ ou alors directement ici si vous n'y êtes pas inscrit: https://drive.google.com/file/d/1WrD8NE4AxQzDXJT0q2177UnCJu_NmRY_/view 2/ une série de montages vidéos pédagogiques consacrés à une balade sur les mers lunaires. En date d'aujourd'hui (23 juin 2021), je n'ai pas fini le tour complet des mers, mais j'ai déjà proposé des balades sur 8 mers. Ce sont des vidéos déposées sur Youtube. * vidéo 1: la Mer de la Tranquillité (partie 1). * vidéo 1 bis: la Mer de la Tranquillité (partie 2). * vidéo 2: l'Océan des Tempêtes * vidéo 3: la Mer de la Sérénité * vidéo 4: la Mer de la Fécondité * vidéo 5: la Mer des Crises * vidéo 6: la Mer des Pluies (partie 1) * vidéo 6 bis: la Mer des Pluies (partie 2) * vidéo 7: la Mer du Nectar * vidéo 8: la Mer des Nuées Je vais peu à peu faire le tour de toutes les mers. Je vous signalerai leur mise en ligne en temps voulu. Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui. J'espère que cela vous plaira. Bons cieux à toutes et tous Claude N. (leonardcauvra)
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  44. Il faut bien reconnaitre que si la section VA de Webastro est moribonde, c'est parce que les gens qui y postent sont lassés de répondre a des critiques plutôt que de répondre sur ce qu'ils postent, évidemment au bout d'un moment, quand tu dois te justifier sans arrêt de ta façon de pratiquer, ça fini par avoir des répercussions. @'Bruno ça fait des années que je suis sur ce forum et j'ai toujours apprécié ta retenue et ton objectivité sur pas mal de sujets, mais sur ce coup je ne te suis pas, car on ne peut pas débattre uniquement sur de la sémantique. C'est un fait, le visuel assisté est une façon d'observer "en direct" comme en visuel, mais avec des moyens photographiques, on peut pinailler pendant des heures sur la définition si ça nous chante, mais la différence, ténue, avec l'AP se situe dans l'intention, pas dans les moyens utilisés. En AP le but est d'obtenir une image après de très longues heures (voire de très longues nuits) sur un seul objet, qu'on ne découvre qu'après coup après des heures de traitement parfois. Le but du VA est tout autre, il est de pouvoir observer tout de suite, en live, avec un luxe de détails inaccessible pour quelqu'un qui fait du visuel avec un petit diamètre ou sous un ciel pollué. On ne fait pas du VA pour faire une image, on fait du VA pour observer, l’œil sur un écran plutôt qu'a l'oculaire certes, mais c'est la même démarche (et c'est un acharné du visuel depuis plus de 25 ans qui te le dis, bien sur rien n’empêche de tirer de cette observation une image traitée ou non, mais ce n'est pas le but premier, c'est un sous produit de l'observation en tant que telle ). Pour les uns ça permet tout simplement d'observer alors qu'en visuel pur ils ne verraient rien en ciel profond, pour d'autres c'est un moyen d'aller plus loin encore dans la découverte du ciel, puisqu'avec un bête 150 et une petite camera on arrive a en voir bien plus que dans un télescope de 1m sous un bon ciel en visuel (et il est entendu que si tout un chacun avait la possibilité d'avoir a la fois un bon ciel et un 1m dans son jardin, nous n'aurions probablement pas cette discussion ). Poursuivons l'analogie, puisque toi aussi tu dessines, en visuel pur on fait aussi du livestacking, puisqu'on peut "stacker" ce qu'on observe à l'aide d'un crayon et d'une feuille, le dessin final ne représente pas ce qu'on voit a l'oculaire en un seul coup d’œil, mais la somme de tous les details perçus durant une observation. En VA c'est la même chose, en général on travaille sur des poses de 250ms a 500ms si on a pas de suivi, et de quelques secondes a quelques dizaines de seconde quand on en a. Dans les deux cas les details apparaissent au fur et a mesure, et comme en dessin on s’arrête quand on estime qu'on a vu ce qu'on voulait voir, ça ne choque personne qu'on puisse faire une observation pendant 2h sur un objet qu'on dessine en visuel (je l'ai déjà fait), ça ne devrait choquer personne qu'on puisse rester pendant 10mn ou une 1h a observer un objet en LIVE (j'insiste car c'est vraiment la différence avec l'AP ). Si je prends ma façon d'observer, adepte des galaxies, en visuel je restais toujours au moins une vingtaine de minute sur un objet, car même avec un 400mm sous un bon ciel, c'est un minimum si on veut voir des choses intéressantes. Pourquoi il devrait y avoir une règle qui m’empêche de faire de même quand je fais la même chose en VA? Le but est bien le même, essayer d'en voir le plus possible, que ce soit en visuel, en dessin ou en VA, c'est le même principe. De la même façon qu'une observation en visuel pur peut se terminer avec un dessin qui compile tout ce qu'on a vu de l'objet durant l'observation, l'observation en VA se termine par une image qu'on peut sauvegarder ou pas, a l'instant ou on choisi de stopper cette observation, comme le dessin elle représente tout ce qu'on a pu voir depuis le début. Mais encore une fois ce n'est pas la finalité, tout comme le dessinateur ne dessine pas pour dessiner, mais pour pousser a fond l'observation en allant toujours plus loin, le dessin n’étant que le résultat de cette démarche, celui qui pratique le VA ne le fait pas pour faire des images mais bien pour observer. Rien ne l’empêche en revanche d'en garder une photo souvenir (un screen fait l'affaire) rien ne l’empêche non plus de traiter ses brutes ultérieurement de façon classique pour en tirer une image. Une image qui cependant n'en montrera pas plus que ce qu'il a vu en live, mais qui sera plus jolie a regarder peut être. C'est aussi ce qui fait de cette discipline une sorte de synthèse du visuel et de l'imagerie, ce n'est ni l'un ni l'autre, mais un peu des deux. Un exemple ici, avec des screens pendant une observation sur M101 avec des poses unitaires de 10s (le "live" est donc différé de 10s, et ensuite l'image s’améliore toutes les 10s) avec un bête 150/750 sur une bête eqm-35 avec une bête QHY290M: je n'ai pas fait de screens des les premières secondes mais tu en vois déjà plus qu'a l'oculaire d'un grand télescope! Ici donc 3'40" 7'30" 10'50" 15'10" A partir de la, quelle loi obscure nous empêcherait de vouloir en voir encore plus? Car je rappelle que tout ceci est bien vu en direct. De la même façon qu'il n'y a pas de limites en temps pour une observation l’œil a l'oculaire (on ne dit pas a un visuelleux qui reste plus de 5mn sur un objet, "tu n'observes pas tu fais de l'imagerie mentale " ) il ne doit pas non plus y en avoir en VA, la seule limite c'est ce que toi tu veux voir, si tu veux voir les tachouilles en arrière plan ou les extensions les plus ténues, pourquoi tu devrais t’arrêter a x minutes? 55" Je vais volontairement jusqu’à l'extrême dans cet exemple, mais rien ne nous empêche de rester 55"mn sur une cible si c'est le temps qu'il faut pour voir ce qu'on cherche a voir, de la même manière qu'il m'a fallut 2 bonnes heures d'observation poussées pour pouvoir dessiner NGC 2903 l'oeil a l'oculaire d'un T400. bref tu l'auras compris, il n'y a aucune limite, quand il y en a une, elle est chez ceux qui ne pratiquent pas On peut bien sur discuter sur la forme, mais dans le fond ça reste de l'observation. Et si je poste ultérieurement une image de cette M101 traitée de façon classique après coup, elle n'en montrera pas plus que ce qui a été vu pendant l'observation, il n'y a pas tricherie de ce point de vue. D'ailleurs en général l'image traitée après coup en montre moins, parce qu'on essaie de limiter le bruit pour obtenir quelque chose de plus esthétique, la preuve: Le résultat de l'image traité après coup a en effet plutôt sa place dans la section AP, mais force est de constater qu'il n'en montre pas plus que ce qu'on voit en live stacking. Désolé Guillaume pour la pollution de ton post (et belle M57!)
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  45. Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement 17/01/2021: Ajout d'informations sur la visibilité des Visorsats, la nouvelle version de Starlink pour une luminosité plus faible. Ajout d'information sur la comparaison avec le réseau concurrent OneWeb Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Etude de Anthony Mallama sur l'influence des VisorSat Source : https://arxiv.org/abs/2101.00374 Une nouvelle étude publiée par Anthony Mallama s'intéresse à l'influence des nouveaux designs de Visorsat sur la magnitude observée des satellites. S'intéressant aux 415 satellites lancés depuis mai 2020 équipés du système de visière, l'observation de leur visibilité témoigne d'une baisse de magnitude à 31%, ceux-ci atteignant désormais la magnitude 5,92. Les Visorsat deviennent donc défintivement invisibles à l'oeil nu. Restant néanmoins en deça de la magnitude 7 (objectif de SpaceX), le problème de leur influence sur les grands télescopes, particulièrement en été, reste non-résolue. L'étude compare par ailleurs la magnitude à celle des satellites de OneWeb, entreprise concurrent pour le réseau de satellites à basse orbite, qui opère ses propres instruments sur une orbite de 1200km d'altitude (avec donc une magnitude plus faible). La magnitude des satellites à orbite opérationnelle est la suivante: Satellite Starlink originel: 4,63 Satellite Starlink Virorsat: 5,92 Satellite OneWeb: 7,58 Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution est appliquée depuis les lancements de mai 2020 . Des études ont montré que cette solution avait permis une réduction au tiers de la magnitude, les Visorsats atteignant environ la magnitude 6 à 550km d'altitude. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.
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  46. Bonsoir à tous, Devant le succès des inscriptions et en temps que responsable de l'organisation j'ai relevé ce soir le compteur des inscriptions à 160 sur Helloasso. En effet ce soir nous avons atteint les 149 inscriptions et par expérience des années précédentes, désistements de dernières minutes pour diverses raisons, inscriptions doubles (suivez mon regard 😉 ) etc.. C'est pour nous les organisateurs le moyen d'assurer qu'un minimum de 150 astrams puissent se retrouver et partager le beau ciel des Cévennes dans une grande fête de l'astronomie. Encore une fois, nous pourrions accueillir bien plus de participants, mais ce n'est pas dans la logique des organisateurs, nous voulons rester dans une dimension à taille humaine et conviviale. Merci à vous tous qui faites le succès de ces NCN et à très bientôt au Camping de Pradines à Lanuejols dans le haut Gard ! 🌌 JML SAM
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  47. Bonjour, C'était pleine lune, donc le ciel était très lumineux. J'ai quand même profité de ces quelques jours sur l'envoutante Enez-Eusa (île d'Ouessant en français) pour faire des photos de nuit. J'étais hébergé sur la pointe de Pern, à quelques pas du phare du Créac'h. Confinement Covid oblige, j'ai du rester dans cette zone. Voici donc le phare de Créac'h, l'un des plus puissants phares du monde, dont la porté dépasse 60 km. On voit très bien la puissance de ses faisceaux lumineux qui disparaissent derrière l'horizon : Depuis le phare du Créac'h, on peut voir au loin le phare de Nividic, le premier phare automatique au monde. Construit en 1912, il était alimenté en électricité depuis un générateur situé à Créac'h. Un câble électrique le reliait via deux pylônes en béton, où une nacelle permettait aussi de transférer du matériel et du personnel sur le phare. Voici le phare de Nividic en plus gros plan, au coucher du Soleil avec en prime un mince rayon vert : Franchement, si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à visiter l'île d'Ouessant ! Vous trouverez d'autres photos sur ma page 500px. Kenavo 😉 Fred
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  48. Bonjour. Voilà une image de l'année dernière que je vous présente avec un peu de retard. Environ 7h de pose RVB avec des poses de 2min à l'EOS 70D 1600iso. Environ 11h de pose Ha astronomik 12nm avec des poses de 5min à l'EOS 1100D débayerisé 1600iso. Dark, flat et offset. Monture Celestron AdvanceVX, telescope TS 600/150, correcteur TS maxfield 0.95, guidage Lacerta MGEN2. Image faite du balcon. Traitement : SIRIL et Photoshop. Bon ciel à tous. Chris.
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  49. Voici ma dernière sortie au Mont SAINT Michel, rencontre avec NEOWISE pour la troisième nuit. Sortie avec un autre passionné, nuit vraiment sympa; à refaire. Canon 1DX - 70 f2,8 - 5 secondes à 4000 ISO sur pied photo. Sam
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  50. ...en réflexion sur les eaux calmes du lac La Cuesta del Viento ("la pente du vent") près de Rodeo en Argentine, avec au fond les Andes enneigées. Grand beau temps et superbe éclipse ! 😎 Modifié à l’instant par Thierry Legault 2 25 3
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