Jump to content

Leaderboard


Popular Content

Showing content with the highest reputation since 03/16/2018 in all areas

  1. 32 points
    Après pas mal de travail, voici une image de 360 méga pixels et 76 heures de poses de la presqu’intégralité de la constellation d’Orion. Cliquez sur l'image pour les détails du projet, des images grand format, une version zoomable, et une version annotée. En réalisant cette image, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas si bien la constellation : il y a des objets dont j’ignorais l’existence… comme la nébuleuse framboise (« The raspberry nebula », Sh2-263). Très belle promenade céleste Bastien
  2. 22 points
    Salut , j'ai eu un peu de temps pour finaliser cette photo de M42 en pose rapide. Ce qui intéressant avec les poses rapides c'est la possibilité de photographier des objets avec des échantillonnages un peu plus serrés que d'habitude dans le ciel profond. Sur M42, on va pouvoir améliorer la résolution du centre de la cavité et révéler des détails, comme les proplyds. Les proplyds ou disques protoplanetaires sont des tres jeunes etoiles dont le disque de poussiere n'a pas disparu. Sur ma photo on voit mieux les plus gros comme 142-301 et 114-426. on voit aussi des objets Herbig-Haro (objets HH), c'est l'etape suivante du proplyds, pour finir sur des etoiles T-Tauri avant la stabilité de la sequence principale. Toutes ces infos sont le resultat d'une calibration astrometrique avec Aladin. Il est incroyable ce soft! J'ai poussé un peu le traitement sur ma session infrarouge avec la barlow 3x. Je voulais separé H1 et H2 de maniere distinct, j'ai trouvé sur internet un cliché du HST en infrarouge. Le filtre qu'ils ont utilisé est plus selectif , du coup certaines etoiles apparaissent en plus. Le principale est là. La prochaine etape cela serait de separé les composantes de A: A1 et A2 separé de 0.19 et B: B1 et B3 0.9 , B1 et B4 0.6 Données techniques: Tout est fait avec l'ASI224mc et le 300mm F4 avec differentes focales pour ameliorer ce fameux trapeze et tenter quelques proplyds qui sont dans cette pouponnière d'etoile qui usine à plein gaz! le plan large est composé de 4 images au foyer (le capteur de la 224mc est petit) en mode panoramique. l'expo choisie était de 200ms, gain 420-450, pour 54000 capturées et 40000 gardées. Ensuite pour la cavité centrale , je suis passé à 50ms associé avec une barlow 1.5 pour 72000 images gardéesjuste de quoi ecarté les etoiles du trapeze mais en gardant quelques nuances dans le gaz environnant. Apres j'ai mixé des captures en ir742 barlow 1.5, expo:200ms 25000 gardées, l'infrarouge m'a permis d'ameliorer les etoiles et de reveler certaines cachées par le nuage. Et j'ai fini, par de l'infrarouge ir742 et une barlow 3x pour le coeur , ce qui permet de separer H1 et H2. Tout les traitements sont réalisés avec SIRIL. Stephane
  3. 19 points
    Observer 50 galaxies avec de simples jumelles 10x50: voici l'objet de ce petit guide d'observation. C'est un petit objectif que j'ai fini par me fixer à force de traquer de petites taches, me demandant combien de galaxies étaient visibles avec une petite paire de jumelles et ne trouvant la réponse nulle part. Il m'a fallu plusieurs mois pour parvenir à atteindre cet objectif depuis le fond de mon jardin, continuant en parallèle d'autres observations plus classiques avec télescope et lunettes. Et cette quête n'est pas terminée, j'ai le sentiment que l'on peut aller encore plus loin. Les cibles sont présentées en trois chapitres suivant leur niveau de difficulté purement subjectif: Facile, Moyen ou Difficile, sauf lorsque la commodité veut qu'elles soient regroupées comme pour les satellites de M31 ou le Trio du Lion. Un mot sur les conditions d'observation: elles ont toutes été réalisées depuis mon jardin, France, 43,8° de latitude Nord, dans un ciel de petite ville, parfois peu transparent mais toujours sans Lune. Je ne voulais pas que ces observations soient trop élitistes, mais accessibles au plus grand nombre. Quelles sont les cibles que vous pouvez voir? Je me garderai bien de le dire, vous seul détenez la réponse, il faut pointer et essayer! Un petit mot sur la technique: les jumelles sont fixées sur un trépied photo la plupart du temps mais pas que, il y a aussi eu des observations à main levée où le balayage est parfois d'un grand secours, bien sûr l'usage de la vision indirecte est nécessaire la plupart du temps. Je reprend l'échelle utilisée par les extrémistes du ciel profond: VD pour Vision Directe et VI pour Vision Indirecte, avec un indice de difficulté de 1 (facile) à 5. Même si vous n'avez pas de jumelles j'espère que ce guide pourra vous être utile, je crois qu'il constitue aussi un bon début pour attaquer les galaxies avec n'importe quel instrument dans la mesure où celles présentées ici sont les plus brillantes du ciel boréal, et donc en particulier dans les cieux plus affecté par cette satanée pollution lumineuse. Bonne lecture et bon voyage. Niveau de difficulté: Facile Ces galaxies devraient se révéler sans trop de difficulté dans vos jumelles, et sont un passage obligé avant d'envisager d'aller plus loin! M31 Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 3,4 Taille apparente: 191x62' La plus brillante et la plus grande des galaxies, immense classique aux jumelles. Sans aucun doute la plus facile de toutes, presque hors catégorie. Déjà visible à l'oeil nu même dans des conditions imparfaites, c'est d'ailleurs un bon repère pour évaluer la qualité du ciel. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Elle sied à merveille aux jumelles qui l'accueillent dans son intégralité. Même si elle demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante, M110 et M32 sont visibles, plus difficilement suivant les conditions. M110 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 21,9x11' Galaxie satellite d'Andromède et dernier objet du catalogue Messier, elle est dans de bonnes conditions aisément visible dès le premier niveau de vision indirecte -VI1- , largement séparée de M31 par une bande de ciel bien sombre. Elle même assez large, avec un centre plus brillant et un halo assez étendu en VI. Si elle ne naviguait pas en compagnie de la plus grande galaxie du ciel, elle aurait pu être à elle seule une galaxie majeure. M32 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Andromède Magnitude visuelle: 8,1 Taille apparente: 8,7x6,5' L'autre compagnon d'Andromède propose une variante bien différente de M110. Beaucoup plus proche du noyau de M31, elle arbore en VD1 un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En VI1 elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de mV 9,2. Elle reste cependant largement noyée dans l'immense halo de M31, sans quoi elle aussi aurait pu être individuellement une galaxie remarquable. Dessin de M31 et ses satellites réalisé aux jumelles 10x50. M81 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9 Taille apparente: 26,9x14,1' Il est difficile de placer une galaxie en "deuxième" position derrière M31, tant cette dernière est hors-norme. Toutefois, parmi les prétendantes aux rang de cibles les plus faciles, M81 constitue un choix de premier ordre. Pour illustrer la différence visuelle avec la géante Andromède, considérez que M81 derrière une paire de 10x50 a sensiblement le même aspect que M31 à l'oeil nu! Différence à relativiser de part son éloignement bien plus important, à 12 millions d'années lumière. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose également un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte et s'ovalisant. M82 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x4,3' La compagne de M81 sans laquelle ce duo n'existerait pas offre une toute autre vision. Elle aussi visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet de l'identifier aisément. Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant M81. Ce couple peut être agrémenté d'un troisième membre bien plus difficile, la fugace NGC 3077. NGC 3077 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9 Taille apparente: 5,4x4,5' Ce membre du Groupe M81 demandera un très bon ciel pour être détecté faiblement, en VI3 sous la forme d'une petite nébulosité ronde et compacte très proche de l'étoile brillante servant de jalon. D'ailleurs la proximité de cette étoile joue sûrement un rôle majeur dans la possibilité de la localiser, en pointant là où la galaxie doit apparaître pendant que la vision périphérique balaye la zone. Ce phénomène a été vérifié sur d'autres galaxies comme NGC 4494 ou NGC 3184, tandis que d'autres comme NGC 2768 de même calibre mais sans étoile proche sont restées invisibles, perdues dans un champ désespérément vide. Ce n'est donc pas le cas ici puisque M81, M82 et NGC 3077 entrent aisément dans un joli champ ponctué d'étoiles brillantes, le challenge reste d'attraper les trois simultanément! Dessin du champ des galaxies M81 et M82 aux jumelles 10x50. NGC 3077 est visible très difficilement. M51 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 11,2x6,9' Une autre célébrité galactique aisément visible aux jumelles même dans des conditions moyennes. Pas question ici de bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de la compagne de M51. NGC 5195 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,8x4,6' La petite galaxie en train de se faire dévorer par la géante M51: c'est elle. Un tout petit noyau plus brillant se démarque en VI2 devant le fameux halo en forme de poire qui baigne le couple, offrant une vision toute en retenue et en subtilité du drame qui se noue à 8 mégaparsecs de notre monde... Dessin de M51 et NGC5195 réalisé aux jumelles 10x50. M33 Constellation: Triangle Magnitude visuelle: 5,7 Taille apparente: 70,8x41,7' J'ai pris le parti de la classer parmi les galaxies "faciles", pour autant il ne faut pas se laisser abuser par sa taille immense -la deuxième plus grande après M31- et sa magnitude visuelle élevée. C'est sa magnitude surfacique particulièrement faible de 14,2 qui pondère sa facilité, et pouvant la faire basculer dans la catégorie "difficile" voire impossible dès que la transparence ou la noirceur du ciel ne sont pas de premier ordre. En revanche dans de bonnes conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu, qui convient parfaitement aux jumelles. Ce halo prend même ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Dans d'excellentes conditions, M33 peut être observée à l'oeil nu en vision indirecte! Dessin de M33 réalisé aux jumelles 10x50. M101 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9 Taille apparente: 28,8x26,9' Une galaxie qui propose sensiblement la même problématique que M33: un magnitude visuelle élevée pouvant la faire paraître facile, mais une grande taille et une magnitude surfacique très faible -14,8- pouvant la faire disparaître dès que le ciel est moins bon. Dans de bonnes conditions, la vision directe de ce large halo parfaitement rond et d'une brillance uniforme est gratifiante. Toutefois si la galaxie n'apparaît pas spontanément dans le champ en balayant la zone, mieux vaut ne pas insister dans le cadre d'une première observation tant son aspect est déroutant et peut la faire passer totalement inaperçue, telle une petite M33 des mauvais soirs. M106 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 18,6x7,2' A mon sens une des galaxies les plus faciles et intéressantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, elle saute aux yeux sans se faire désirer. Le noyau brillant est entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible dès la VI1, la galaxie étant vue de profil. L'ensemble présente une taille respectable et une vision aussi plaisante que facile, celle d'une grande galaxie flottant sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles. Dessin de la galaxie M106 aux jumelles 10x50. M63 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 12,6x7,2' Encore une observation galactique facile et gratifiante, à mi-chemin entre Cor Caroli et M51. Une autre galaxie un peu isolée, qui se détache immédiatement en vision directe et propose un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Notez la petite étoile faible de mV 9,3 proche du bord N-E de la galaxie qui ré-hausse le tableau. M64 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 10x5,4' La galaxie de "l'oeil noir" ne révèlera pas son trait caractéristique mais propose une observation très facile, dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes l'encadrant. Facile à localiser entre la pointe de l'amas de Coma et l'étoile Alpha COM, elle se retrouve un peu isolée dans une zone du ciel où les cibles galactiques se bousculent. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que le premier niveau de vision indirecte suggère un faible halo. M49 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4 Taille apparente: 10x8' Très facile à localiser dans une zone qui foisonne de nébulosités, située au milieu d'un segment de deux étoiles de magnitude 6. Par chance c'est aussi l'une des plus faciles du secteur, puisque la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M60 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8 Taille apparente: 7,4x6' Autre prétendante au titre de galaxie la plus facile de la Vierge avec M49, à vous de trancher! Vision directe facile pour cette galaxie plus compacte d'une brillance uniforme. Sans étoile brillante pour l'encadrer contrairement à M49, par contre il est très possible qu'en usant de la vision indirecte pour essayer d'élargir ce halo diffus vous attrapiez quelques tachouilles dans les parages! M59 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 5,4x3,7' Un degré à l'Ouest de la brillante M60, elle se fait plus discrète, vue en VI1 d'aspect quasi-stellaire. M58 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,9x4,7' En poussant encore un peu plus à l'Ouest du couple M60-M59 on peut trouver cette discrète galaxie, peu d'intérêt visuel, vue en VI3 à VI2 en balayage. M66 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 9,1x4,2' Membre du fameux "Trio du Lion" le plus évident et qui devrait donc se révéler en premier. Le groupe est facile à localiser, à mi-chemin entre Theta LEO (Chertan) et Iota LEO, regroupé autour d'une étoile de 7e grandeur. Facile en vision directe, M66 propose un aspect diffus d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en VI1, s'étirant sur un axe N-S. Cette même vision indirecte devrait permettre de révéler sa plus proche compagne. M65 - Niveau de difficulté: Moyen Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 10x3' Deuxième membre le plus brillant du Trio, M65 se trouve plus proche de la petite étoile de mV 7, semblant pointer vers celle-ci. C'est en VI2 qu'elle devient évidente, plus discrète que M66 donc, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, un peu comme si elle était l'ombre de cette dernière. NGC 3628 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,5 Taille apparente: 15x3' Le troisième membre qui fait de l'ensemble un Trio se fait encore plus discret, malgré une magnitude à peine plus faible que celle de M65. La vision indirecte voire la méthode du balayage sont de rigueur pour la percevoir, ce qui est fait en VI3. Elle montre alors un pâle halo uniforme un peu allongé dans un rapport de 1/2 et perpendiculaire aux deux autres Messiers brillantes en-dessous. Ce n'est donc qu'une petite partie du bulbe central qui est vue ici, alors qu'une photographie révèle un tout autre aspect puisque c'est en fait la plus étendue du groupe. Une fois chacun des membres observé attentivement individuellement, il devient plus facile d'embrasser les trois dans une vision d'ensemble, en fixant par exemple la petite étoile de mV 7 au centre du groupe, c'est là tout l'intérêt d'observer ce Trio en très grand champ. NGC 2403 Constellation: Girafe Magnitude visuelle: 8,5 Taille apparente: 21,9x12,3' Il est de notoriété publique que nombre de galaxies absentes du catalogue Messier ont tout d'une grande. C'est sans aucun doute le cas de cette belle galaxie de la Girafe, loin des sentiers battus et qui gagne pourtant à être connue, en particulier aux jumelles. Comme sa position ne le laisse pas deviner, elle est membre du groupe de M81 et donc proche de nous à seulement 8 millions d'années lumière. Vue facilement et immédiatement en vision directe, étendue et allongée dans un rapport 1/3. Le centre est un peu plus brillant. Elle s'inscrit dans un fort joli champ d'étoiles brillantes qui l'encadrent. N'hésitez pas à faire le détour dans ce coin du ciel juste pour elle! Niveau de difficulté: Moyen On entre là dans la catégorie des galaxies qui se révèleront plus ou moins difficilement, le succès n'est pas garanti suivant les conditions. Un ciel suffisamment noir et une transparence correcte seront nécessaires. Voire les 7 étoiles de la Petite Ourse en vision indirecte me paraît le strict minimum pour s'aventurer ici! M94 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2 Taille apparente: 11,2x9,1' Sa magnitude visuelle pourrait laisser penser qu'elle mérite sa place dans la catégorie "facile", pourtant derrière une paire de jumelles elle n'est pas si évidente à identifier à cause de son aspect. Semblant facile à localiser entre Cor Caroli et Chara, il y a peu d'étoiles repères proches, le fond du ciel est bien clairsemé par ici et M94 peut très bien passer inaperçue à première vue. La faute à un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe. Il faut user de la vision indirecte pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, donnant à l'ensemble une forme ronde -la galaxie est vue de face- et compacte comme une étoile empâtée. M104 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8 Taille apparente: 8,7x3,5' Si elle n'était pas si basse dans le ciel elle aurait sans doute sa place dans le top 10. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la "galaxie du Sombrero" se voit largement atténué, bien que laissant percevoir relativement facilement en VI1 un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe E-O, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Pour se consoler, notez les deux jolis astérismes Stargate et Jaws qui l'accompagnent pour former un champ remarquable. NGC 3115 Constellation: Sextant Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 7,2x2,5' Une autre victime d'une position trop basse. Elle reste visible relativement facilement, en VI2 avec un coeur plus brillant d'aspect stellaire, et plus difficilement un début d'allongement du halo dans un axe NE-SO. NGC 2841 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 8,1x3,5' Un autre exemple typique d'une galaxie absente du catalogue Messier et pourtant plus brillante que certaines de la même constellation, et donc à ce titre visible plus facilement aux jumelles. Qui plus est facile à localiser dans la "patte avant" de l'Ourse. Vue en VI2, faible mais uniforme et allongée dans un rapport 1/2 à 1/3, contre une étoile proche à l'E et un peu au-dessus de mV 8,5. En utilisant la méthode du balayage elle est vue plus facilement en VI1. M85 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 7,1x5,5' Facile à localiser au milieu du segment reliant 24 COM -jolie double serrée possible à séparer aux jumelles par ailleurs- et 11 COM. Vue immédiatement en VD2 à VI1, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe NE-SO, uniformément diffuse. Vue par la suite en VD1, assez facile. M88 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,9x3,7' Vers la limite Sud de la constellation de Coma Berenices, là où les nébulosité galactiques se confondent avec celles de la Vierge. Vue en VI1, allongée rapport 1/3 à 1/4 sur un axe N-S, repérage et identification facilité par une étoile de 7e magnitude 1 degré à l'Ouest. NGC 4725 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,7x7,6' Avant de se lancer sur les difficiles NGC 4494 et 4565, abordées plus loin, il est plus sage de tenter NGC 4725, la plus à l'Est sur une même ligne que les deux précédentes. Plus facile des trois, vue immédiatement en VI1. Ovale, rapport 1/2, diffuse et uniforme. M96 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 7,6x5,2' Galaxie la plus brillante du "Groupe M96", sous le ventre du fauve. Plus difficile à pointer, moins d'étoiles repères dans ce secteur. Elle est vue en VI1, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. Une fois centré sur elle, trois autres membres accessibles aux jumelles pourront être localisés selon la qualité du ciel. M95 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 7,4x5' Un peu plus d'un degré à l'Est de M96, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord en VI3 en balayage, puis en VI2 fixe. Semble s'allonger? Etoile faible de mV 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. M105 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3 Taille apparente: 5,4x4,8' Un gros degré au NE du couple M96-M95 peut être trouvé un autre membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord en VI3, faible et petite, elle est vue ensuite en VI2 puis VI1 en balayage, s'élargissant un peu. Dans de très bonnes conditions, il devient possible de discerner une petite galaxie très proche de M105, NGC 3384. NGC 2903 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 12,6x6' Proche de la tête du Lion et très facile à localiser, cette galaxie est plus aisément observable que nombre de galaxies du catalogue Messier. Vue facilement en VD2 à VI1, déjà observée à main levée dans un ciel moyen. D'une brillance uniforme. De meilleures conditions devraient laisser deviner son orientation NE-SO. Dessin de la galaxie NGC 2903 aux jumelles 10x50. NGC 3521 Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9 Taille apparente: 11x5,1' Galaxie la plus australe du Lion visible aux jumelles, si elle n'était pas si basse elle supplanterait sûrement beaucoup de Messiers de cette constellation. Vue immédiatement en VI1 à VD2. Noyau brillant, et halo allongé sur un axe SE-NO et dans un rapport 1/3. Elle est plus facile que les galaxies du groupe de M96. M86 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 8,9x5,8' Membre le plus facile de la fameuse "Chaîne de Markarian". En fait de chaîne aux jumelles l'histoire se résume à une paire de nébulosités dont M86 est la plus évidente. Vue facilement en VI1, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible l'autre membre de la Chaîne accessible aux jumelles. M84 - Niveau de difficulté: Difficile Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1 Taille apparente: 6,5x5,6' Très proche de M86 mais sensiblement plus difficile, ne s'est révélée qu'en VI3 et en balayage. Lorsque c'est chose faite la vision de ce couple d'aspect semblable, rondes et diffuses, est intéressante. M87 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6 Taille apparente: 8,3x6,6' Plus isolée au sud du couple M86-M84 tout en étant relativement plus facile que M86 bien que moins étendue. Vue facilement en VI1. Ronde et uniforme. Ces trois dernières peuvent être observées simultanément à grand renfort de vision périphérique. M61 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 7,2x4,7' Facile à localiser à mi-chemin entre 16 VIR et 17 VIR. Vue en VI2 à VI3, diffuse et uniforme, ronde, à l'Est d'une étoile de mV 8. NGC 6946 Constellation: Cygne Magnitude visuelle: 8,9 Taille apparente: 11,5'x9,8' Aux confins du Cygne dont elle est la seule représentante galactique accessible, elle est même relativement facile dans de bonnes conditions. Vue en VI1, diffuse et à la forme générale mal définie mais à peu près aussi large que longue, elle montre un coeur plus brillant. L'intérêt principal est qu'elle apparaît dans un champ remarquable avec un fond de ciel tapissé d'étoiles et le gros amas ouvert NGC 6939 tout proche. NGC 253 Constellation: Sculpteur Magnitude visuelle: 7,2 Taille apparente: 27,5'x6,8' Cette très grande galaxie souffre d'une position trop basse sur la voûte céleste pour être appréciée pleinement aux latitudes métropolitaines. Lors d'une observation au méridien elle apparaît très faible mais large, avec un allongement de rapport 1/4 et son orientation est parfaitement visible. Nul doute que dans de meilleures conditions elle doit être spectaculaire. Niveau de difficulté : Difficile Bienvenue dans le monde de l'infime nébulosité, à l'extrémité des capacités des 10x50. Ici la vision décalée est de rigueur, la balayage souvent utilisé et les visions souvent peu gratifiantes, hormis la satisfaction de détecter des cibles très difficiles. La qualité du ciel est primordiale, voire les 7 étoiles de la Petite Ourse nettement en vision directe me semble le strict minimum pour s'y aventurer. NGC 4631 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 15,5x2,7' La galaxie dite de la "Baleine" est une cible pas si difficile, qui peut même se révéler moyennement difficile voire relativement facile dans d'excellentes conditions. En tout cas bien plus facile que certaines Messier. Elle est vue d'abord en VI3, puis en VI2 et enfin au bout de quelques minutes en VI1. Elle se montre large, avec un allongement bien perceptible d'un rapport d'environ 1/5, avec peut-être une extrémité plus évasée? M108 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10 Taille apparente: 8,7x2,2' Une autre membre du catalogue Messier très délicate malgré un pointage facile depuis Merak. Vue en VI4, montrant malgré tout un allongement sensible pointant grossièrement vers Beta UMA dans un rapport de 1/3. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7e magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à M108. NGC 3184 Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 7,4x6,9' Moins difficile que d'autres galaxies Messier de la Grande Ourse, NGC 3184 aurait pu sombrer dans l'anonymat si elle ne s'était pas trouvée dans un champ remarquable aux jumelles avec les brillantes Tania et dans une configuration proche d'une étoile de 6e magnitude la rendant aisée à localiser. Vue en VI2, relativement large, ronde et diffuse. NGC 2683 Constellation: Lynx Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 9,3x2,2' La galaxie la plus brillante du Lynx est à l'image de la constellation qui l'héberge: discrète. Pourtant le champ est remarquable avec les brillantes Sigma LYN. Son repérage est facilité par la présence de deux étoiles de mV 6 et 7, NGC 2683 formant un triangle rectangle avec ces dernières. Vue en VI3 et en balayage, attention à ne pas la confondre avec un petit groupe d'étoiles faibles de magnitudes 9 à 10 juste à l'Est. NGC 4125 Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,7 Taille apparente: 5,8x3,2' Le seule représentante du Dragon dans cette liste m'a pris un peu au dépourvu en se révélant plus facile qu'escompté, surgissant immédiatement en VI2 à VI1 en balayage -très bonnes conditions lors de l'observation. Très diffuse et un peu allongée, rapport 1/3. Une faible étoile de mV 10 très serrée est vue en sur-impression en VI3, une autre de mV 9,2 à 13' à l'E est utile au repérage. La distance de cette galaxie est à confirmer, mais les 71,8 millions d'années lumière annoncés selon les sources en font potentiellement l'objet le plus lointain observé avec mes 10x50. La lumière en serait ainsi partie tandis que des dinosaures broutaient dans mon jardin… Si elle se dérobe consolez vous avec le champ remarquable du groupe d'étoiles autour de Kappa DRA tout en variation de luminosités et de teintes. NGC 4494 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,8 Taille apparente: 4,8x3,5' Proche de l'amas de Coma Melotte 111 dont la pointe 17 COM -jolie double aux jumelles- donne la direction. Elle est facile à localiser juste en-dessous d'une étoile de magintude 7,9 et se révèle en VI2 sous la forme d'une petite boule diffuse. NGC 4565 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 15,8x2,1' En prolongeant dans la direction indiquée par 17 COM et NGC 4494, la galaxie de "l'Aiguille" ne montrera que le centre de son bulbe brillant en VI2. L'allongement peut être porté jusqu'à un rapport 1/4 en VI4, elle est difficile à localiser avec l'absence de jalons. NGC 4697 Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,2 Taille apparente: 7,2x4,7' Quatre degrés au sud de Porrima et un peu à l'écart des zones plus denses en galaxies des parages, elle n'en reste pas moins au niveau de certaines Messiers. Vue en VI3 et balayage, diffuse et allongée sur un axe E-O. NGC 4449 Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 9,6 Taille apparente: 6,2x4,4' Petite galaxie isolée dans un champ assez pauvre, ce qui peut rendre son pointage difficile et qui lui vaut son classement dans cette catégorie. Sinon, visuellement une fois qu'elle est débusquée, elle se révèle relativement facile, elle apparaît quasiment immédiatement en VI1, proposant un forme sensiblement ronde, étant de petite taille elle apparaît compacte, uniformément diffuse, se détachant assez bien du fond de ciel s'il est suffisamment noir. M74 Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4 Taille apparente: 10,5x9,5' Bien basse, déjà intrinsèquement discrète avec sa faible magnitude surfacique -14,4-, elle est très diffuse, son halo rond est confondu avec une étoile à l'avant plan. M83 Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5 Taille apparente: 12,9x11,5 Très très -trop- basse sous nos latitudes métropolitaines, sans quoi elle aurait pu figurer dans le top 5! L'absorption atmosphérique fait de gros dégâts, même lors de cette observation au méridien à 20° au-dessus de l'horizon Sud. Il en reste une pâle lueur ronde et uniforme mais très étendue, vue en VI2 à VI1. ------------------------------------------- Galaxies ayant été observées mais absentes de la liste, très difficiles ou à l'intérêt visuel limité: IC 342, M77, M89, M90, M91, M98, M99, M100, M102, M109, NGC 488, NGC 1023, NGC 2655, NGC 2768, NGC 3384, NGC 3675, NGC 3726, NGC 4214, NGC 4278, NGC 4365, NGC 4414, NGC 4450, NGC 4490, NGC 4526, NGC 4559, NGC 4636, NGC 4699, NGC 5005, NGC 7331 Galaxies suspectées, devant être observées à nouveau pour confirmation: NGC 524, NGC 2976, NGC 4244, NGC 4656. Echec cuisant: NGC 185, NGC 891 Galaxies non observées mais au programme, candidates à l'entrée au Top 50 en remplacement d'une autre en fonction de leur intérêt, mais cette éventualité me semble peu probable, plus certainement candidates pour atteindre la centaine de galaxies observées. NGC 55, NGC 247, NGC 300, NGC 1407, NGC 3198, NGC 3607, NGC 3608, NGC 3412, NGC 3489, NGC 3953, NGC 4216, NGC 4429, NGC 4438, NGC 4535, NGC 4546, NGC 4697, NGC 4753, NGC 5846, NGC 7217, et bien d'autres. Ce guide est donc amené a évoluer au fil des semaines, mois ou années, j'espère pouvoir le faire vivre et pourquoi pas l'agrémenter de quelques illustrations. Et maintenant pour aller plus loin? A la volée, 100 150 galaxies me paraît envisageable si on ajoute le ciel astral, un spot à 4000m d'altitude, des 10x50 de compétition à 6K€ ... Large. Un mot sur les ressources utilisées: -Pocket Sky Atlas -Interstellarum Deep Sky Atlas -Les excellentes rubriques d'@Alexandre Renou : "Au méridien" dans feu Astronomie Magazine et "Balade dans le ciel" dans le génial Astrosurf Magazine -Logiciel Stellarium -Wikipedia -"Binoculars Highlights" de Gary Seronik -"Touring the Universe Through Binoculars" de Phil Harrington -"J'observe le Ciel Profond avec une lunette de 60mm ou un télescope de 115mm" (et pourquoi pas des jumelles de 50mm) de J.R Gilis, ainsi que le site avec les listes complémentaires -Les excellents catalogues de notre @'Bruno national que je remercie chaleureusement: Vous y trouverez les coordonnées et les magnitudes surfaciques des cibles présentes ici: http://www.astrosurf.com/bsalque/cpselect1.txt -Le superbe travail sur les galaxies de Mark Stuart un gars sympa qui adore les galaxies. -Le fantastique travail de mon ami Scott Harrington, avec notamment ses 82 galaxies aux jumelles 7x35, correspondre avec lui m'a donné un sacré coup de fouet! Bonnes observations à toutes et à tous.
  4. 18 points
    Bonjour à tous, J'ai profité du confinement pour reprendre des vieilles images solaires datant du dernier maximum en 2013... Ca donnera une idée aux nouveaux adeptes du solaire de la différence d'activité avec aujourd'hui et ce qui pourrait vous attendre dans quelques années J'ai utilisé une technique 3D pour donner une impression de relief aux filaments. La couleur assombrie est également voulue pour donner un effet magmatique à l'intérieur du Soleil. Matériel utilisé (à l'époque) : lunette 130mm + Coronado SM90 et étalon PST en double stack, l'ensemble donnant une bande passante entre 0.4 et 0.5 Angström (en-dessous de 0.5 Angström la ligne bien visible de la chromosphère disparaît). J'en ai fait des fonds d'écran en 4k que pouvez télécharger ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Wallpapers/?C=M;O=D Quelques exemples, à visualiser impérativement en plein écran (clic sur l'image) pour vous donner cet effet de relief. En espérant qu'elles vous plaisent... Et en bonus, 3 animations en couleur qui montrent bien les mouvements de plasma et éjections de masse coronale :
  5. 18 points
    Le Catalogue Messier aux jumelles 10x50 Bonjour à toutes et à tous. Une question récurrente que l'on entend au sujet de l'observation du ciel aux jumelles est: "Que puis-je voir avec mes jumelles?". J'espère au travers de ce petit guide d'observation apporter un élément de réponse simple et factuel: "Les 110 objets du Catalogue de Messier!". Compléter l'observation du Catalogue mythique avec un si petit instrument constitue à mon goût un joli challenge pour l'observateur. Passé les quelques dizaines de cibles très faciles et couramment citées comme visibles aux jumelles, la tâche se complique un petit peu et devient un véritable exercice de patience, obligeant l'observateur à aiguiser ses sens et ses connaissances, et au bout du compte une expérience très enrichissante. S'il est essentiellement question de jumelles 10x50, j'ai bon espoir que ce guide soit utile au plus grand nombre, comme base pour attaquer le Messier avec un instrument un peu plus conséquent, ou savoir les trouver au chercheur par exemple. Le matériel utilisé est une classique paire de jumelles 10x50, fixées la grande majorité du temps sur un trépied. Une carte de champ comme le Pocket Sky Atlas et une petite lampe rouge complètent cet équipement pléthorique. Les observations ont en grande majorité été effectuées dans un ciel de petite ville de campagne, au sud-ouest de la France. La magnitude limite à l’œil nu y est d'environ 5,5. Chaque objet s'est vu affecté un "niveau de difficulté" purement subjectif, de 0 à 4. Le niveau 0 indique que la cible ne présente aucune difficulté. Le niveau 1 indique que la cible est très facile à observer. Le niveau 2 indique que la cible est facile à observer. Le niveau 3 indique que la cible est moyennement facile, voire assez difficile à observer. Le niveau 4 indique que la cible est difficile, voire très difficile à observer. Cette échelle de difficulté ayant été établie pour un ciel d'une magnitude limite de 5,5, j'estime que pour chaque magnitude gagnée ou perdue on peut la décaler d'un cran, par exemple sous un ciel de magnitude limite 6,5: le niveau 3/4 devient du 2/4, et inversement sous un ciel de magnitude limite 4,5: le 2/4 devient du 3/4 (et le 4/4 devient impossible). Les objets sont présentés ci-dessous dans leur ordre numérique. Toutefois à la lecture vous constaterez que cette approche n'est peut-être pas la plus pertinente pour s'atteler à la tâche de tous le voir, aussi à la fin de l'article je vous suggère un ordre logique de progression qui me semble plus à même de permettre de vous assurer le succès en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour rédiger ce guide, ce que je vous souhaite sincèrement! Bonne lecture et bon voyage au royaume de Charles Messier. M1 - Rémanent de supernova Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 6' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse du Crabe", première entrée du Catalogue Messier n'est sûrement pas l'entrée en matière la plus facile dont on aurait pu rêver, c'est en fait même une des plus délicates. Pourtant facile à localiser, à un gros degré au-dessus de Zeta Tauri -la pointe de la corne Sud du Taureau- elle demandera un ciel bien noir et transparent pour se révéler. Sous un ciel de qualité elle peut même devenir évidente, sous la forme d'un large ovale d'un gris uniforme plutôt ténu. À force de l'observer sa localisation devient plus aisée, lorsque l'on a bien appréhendé son aspect diffus et peu contrasté. M2 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 12,9'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet amas globulaire modeste par la taille est une cible facile à observer, mais qui peut se révéler un peu délicat à localiser dans une zone du ciel pauvre en étoiles brillantes. Il s'en trouve bien isolé dans le champ des jumelles. N'étant ni le plus grand ni le plus brillant de ce catalogue, bien qu'étant notable, mieux vaudra avant de le rechercher avoir rencontré quelques succès sur des cibles de plus gros calibre, afin d'être accoutumé à l'aspect typique des amas globulaires au travers de jumelles: M13, M3…et juste avant pourquoi pas M15 qui est non seulement proche mais très semblable visuellement tout en étant un tout petit peu plus facile. M3- Amas globulaire Constellation: Chiens de chasse Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 18'. Niveau de difficulté: 1/4 Voilà justement un amas globulaire de "gros calibre", de grande taille et évident. Son aspect de grosse boule aux contours flous et au centre brillant devrait sauter aux yeux assez rapidement en furetant dans la zone où il se trouve, soit grossièrement sur une ligne reliant Arcturus du Bouvier à Alkaid de la Grande Ourse. En vision indirecte ses contours s'étalent assez largement, laissant imaginer le grouillement de ses 500000 étoiles. M4 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,6. Dimensions: 36'. Niveau de difficulté: 1/4 Parmi les plus gros et les plus évidents amas globulaires, qui plus est extrêmement facile à localiser juste à côté d'Antares du Scorpion. Comme ses homologues de sa classe l'aspect de grosse boule à la périphérie diffuse ne laisse aucun doute sur sa nature. Souffre tout de même d'une position basse sur la voûte céleste aux latitudes métropolitaines, sans quoi il serait encore plus spectaculaire. M5 - Amas globulaire Constellation: Serpent Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 23'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de taille respectable tient visuellement la comparaison avec les stars de la catégorie. Il est facile, voire évident pour peu que l'on soit rompu à l'identification des amas globulaires aux jumelles. Le centre de l'amas relativement brillant est auréolé d'un halo périphérique diffus. Très proche d'une étoile brillante de 5e magnitude, qui rend le champ intéressant, je le trouve plus facile à pointer en partant de la constellation de la Vierge. M6 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 5,3. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond diffus qui semble crépiter en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom "d'Amas du Papillon" ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon Sud bien propre, car sa position très basse sur la voûte céleste nous prive malheureusement d'une bonne partie du spectacle, à l'instar de l'entrée suivante. M7 - Amas ouvert Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 3,3. Dimensions: 80'. Niveau de difficulté: 0/4 L'un des amas ouvert les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions l'absorption atmosphérique est très préjudiciable, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Pour autant il reste extrêmement facile à localiser, et lorsque que les conditions sont réunies il offre une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. M8 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 90' x 40'. Niveau de difficulté: 1/4 La "Nébuleuse de la Lagune", célèbre cible astrophotographique, demeure facilement visible au travers d'une paire de jumelles, même s'il n'est pas question d'y déceler ses variations de couleurs ou ses subtiles extensions. Elle se révèle sous la forme d'une large nébulosité en vision directe, baignant quelques étoiles brillantes, et d'autres venant s'y ajouter en vision indirecte notamment au sein du petit amas ouvert NGC 6530, dans la partie Est de la nébuleuse. Elle s'inscrit dans un champ remarquable, à proximité de M20 et M21, et sur un fond incroyablement dense. M9 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,7. Dimensions: 9,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Cet objet de taille apparente moyenne et d'aspect diffus est plutôt facile à localiser, mais peut être plus délicat à identifier si l'on est moins habitué à rechercher ce type de cibles aux jumelles. N'affichant qu'une magnitude apparente modeste pour sa catégorie, il est moins évident à reconnaître que d'autres amas globulaires et à tenter après avoir validé les plus faciles, comme l'entrée suivante par exemple. M10 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident en vision directe qui pourrait prétendre à un classement au premier rang des objets de ce type. Le centre, qui peut être qualifié de brillant, dégage une franche impression de densité, tandis que la périphérie diffuse s'étale notablement en vision indirecte. La seule petite difficulté s'il fallait en relever une serait sa localisation dans un secteur de la constellation d'Ophiucus plus pauvre en étoiles-repère. M11 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 1/4 L'amas du "Canard Sauvage", grand classique du catalogue Messier pour les amateurs d'astronomie est une cible aisée aux jumelles, présentant toutes les caractéristiques qui rendent une observation intéressante: il est compact, dense, brillant et se détache très bien d'un superbe environnement tout en étant facile à localiser. Pour autant à travers les petites optiques il reste difficile d'appréhender la forme générale qui lui vaut son surnom. M12 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 6,7. Dimensions: 14,5'. Niveau de difficulté: 1/4 Large amas globulaire évident, assez comparable à son voisin M10 qu'on peut observer dans le même champ. Il montre toutefois un centre un peu moins brillant que ce dernier, mais paraît un peu plus étendu malgré des dimensions comparables. Comme pour son vis-à-vis, la seule petite difficulté à craindre serait sa localisation dans un champ un peu clairsemé. M13 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude apparente: 5,8. Dimensions: 20'. Niveau de difficulté: 1/4 Immense classique du Catalogue Messier, "l'Amas d'Hercule" constitue de par sa taille et sa magnitude un maître-étalon dans sa catégorie, grâce à sa facilité à pointer et son évidence. En se mettant à la recherche des amas globulaires, il ne faudra pas se priver de le voir ni de le revoir pour bien s'imprégner de l'aspect typique de ce genre de cible au travers d'une paire de jumelles. Ainsi, la grosse boule cotonneuse au centre brillant et à la périphérie diffuse qui s'étale en vision indirecte deviendra rapidement une référence pour appréhender les mêmes objets du Catalogue. M14 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,6. Dimensions: 11,7'. Niveau de difficulté: 2/4 Bien qu'il ne fasse pas partie des plus notables de sa catégorie d'objets, cet amas globulaire de taille moyenne, rond et diffus, reste relativement évident en vision directe pour peu qu'on sache quoi rechercher et où le trouver, dans une zone assez pauvre en étoiles-guide. M15 - Amas globulaire Constellation: Pégase Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 12,3'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas globulaire relativement aisé à localiser, d'aspect compact avec un centre brillant et un petit halo diffus. Sa dimension apparente reste plus modeste que sa taille annoncée pourrait laisser penser, d'où la difficulté à clairement l'identifier: il pourrait être confondu avec une grosse étoile empâtée en passant trop vite dessus. Intéressant à comparer avec son voisin M2 qui se trouve à une dizaine de degrés au Sud. M16 - Amas ouvert associé à une nébuleuse en émission Constellation: Serpent Magnitude apparente: 6,4. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 2/4 L'amas ouvert numéroté 16 est associé à la fameuse 'Nébuleuse de l'Aigle", que vous avez sûrement déjà admiré en photographie et qui est aussi le siège des fameux "Piliers de la Création". Le petit amas est relativement facile, compact et esthétique. En vision directe 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. M17 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse Omega" est un objet relativement facile à observer, dans de bonnes conditions elle peut même être qualifiée de brillante, tandis que sa forme générale demeure difficile à définir. Sa relative facilité est pondérée par sa nature d'objet diffus qui la rend plus dépendante des conditions d'observation. M18 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 9'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas n'est à juste titre pas un des plus courus du Catalogue, il faut dire qu'il est assez pauvre: une vingtaine d'étoiles seulement dont aucune n'est suffisamment brillante pour être résolue facilement aux jumelles. Il se révèle donc petit, compact et strictement diffus, ce qui ne facilite guère son observation au sein d'un champ très riche, ni son attrait au voisinage d'objets plus célèbres. M19 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude apparente: 7,2. Dimensions: 13,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Un autre amas globulaire majeur de la constellation d'Ophiucus, avec une taille apparente respectable mais une magnitude visuelle qui le place un tout petit peu en retrait de ses congénères M10 et M12, par exemple. Il est donc relativement facile à débusquer dans une zone du ciel remarquable, il apparaît entièrement diffus, sans différence notable de luminosité entre son centre et sa périphérie. M20 - Nébuleuse en émission Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 8,5. Dimensions: 28'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse Trifide" - célèbre cible en astrophotographie - est un objet assez délicat visuellement, en particulier aux jumelles où elle ne se révèle que sous la forme d'une faible nébulosité à la forme mal définie mais plutôt ronde. Pour être certain de l'attraper mieux vaut donc privilégier de bonnes conditions d'observation, et quand c'est chose faite on peut l'inscrire dans un champ remarquable et la comparer notamment à sa voisine M8 qui demeure plus facile. M21 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Ce petit amas ouvert n'est certainement pas le plus spectaculaire objet de ce type dans le Catalogue de Messier, il est de plus situé dans une zone où de nombreuses célébrités en détournent l'attention. Une observation moins évidente donc pour cet amas discret, qui se montre petit et mal défini, strictement diffus avec une seule étoile plus brillante à sa surface. M22 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Cet amas globulaire de première classe est l'un des plus remarquable du ciel boréal, à comparer avec les plus gros calibres de sa catégorie comme M4 ou M13. Visuellement c'est une large boule évidente, au centre lui-même large et brillant , avec un halo diffus et rond l'encerclant. M23 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 27'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas ouvert d'une taille respectable, relativement facile à identifier malgré l'absence d'étoiles résolues en vision directe. En vision indirecte certains membres sont proches d'êtres résolus individuellement tandis que la sensation de densité se renforce au coeur de l'amas. Il s'inscrit dans une zone du ciel un peu plus "pauvre" en comparaison avec ses voisins qui baignent à l'Est plus proches du centre de la Voie Lactée. M24 - Champ stellaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 120' x 90'. Niveau de difficulté: 0/4 Superbe vision aux jumelles, dont il occupe près de la moitié du champ. Une grosse vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, alors qu'en utilisant la vision décalée l'impression de densité semble ne plus avoir de limite, dans de bonne conditions cela crépite de toute part et cette véritable fenêtre sur le centre galactique devient saisissante. M25 - Amas ouvert Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 4,6. Dimensions: 40'. Niveau de difficulté: 1/4 Tout proche à l'Est de M24 qu'on peut inclure dans un même champ de jumelles, cet amas ouvert notable ne présente guère de difficultés et propose une structure originale où 6 à 7 étoiles sont résolues facilement en vision directe, tandis qu'il se montre plus dense en vision indirecte. M26 - Amas ouvert Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude apparente: 8. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 3/4 Beaucoup moins spectaculaire que son célèbre voisin M11, par lequel il est très justement éclipsé. C'est un petit amas compact et diffus qu'il est facile d'ignorer si l'on passe dessus précipitamment. Peu gratifiant aux jumelles, il n'en reste pas moins intéressant à détailler avec plus d'ouverture, ce qui le réhabilitera quelque peu. M27 - Nébuleuse planétaire Constellation: Petit Renard Magnitude apparente: 7,4. Dimensions: 8' x 5,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La "Nébuleuse de l'Haltère" est la représentante la plus évidente de sa catégorie dans le Catalogue Messier, certes peu fourni en nébuleuses planétaires. Pour autant, l'observer avec facilité requiert un ciel plutôt bon, elle se révèlera alors de manière évidente sous la forme d'une large nébulosité bien contrastée, presque brillante, à la forme plutôt ronde avec des irrégularités marquées, une amorce de perception de sa forme caractéristique de trognon de pomme. Sa relative facilité est pondérée par son aspect qui peut dérouter lors d'une toute première observation, et sa sensibilité à la qualité du ciel où un manque de contraste peut la faire s'évanouir. M28 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude apparente: 6,9. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser à un degré au Nord de l'étoile Lambda du Sagittaire, ce petit amas globulaire se fait bien plus discret que le proche M22. Il apparaît avec la forme caractéristique de ce type de cibles, avec un centre quasi-stellaire entouré d'un petit halo diffus. Son observation devrait se faire sans difficulté majeure dans des conditions correctes lorsqu'on a bien appréhendé l'aspect attendu de ce genre d'objet. M29 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude apparente: 6,6. Dimensions: 7'. Niveau de difficulté: 1/4 Aisément localisable à moins de deux degrés au Sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile à observer qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. M30 - Amas globulaire Constellation: Capricorne Magnitude apparente: 7,5. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 2/4 Le seul représentant de la constellation du Capricorne au sein du Catalogue Messier est un petit amas globulaire compact. Son observation aux jumelles ne posera pas de grande difficulté tant que l'on veillera à ne pas le confondre avec une étoile mal résolue, ce qui devrait être aisé après avoir observé plusieurs autres amas globulaires de la même importance. Sa localisation est facilitée par la proximité immédiate de l'étoile 41 du Capricorne, de 5ème magnitude. M31 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 3,4. Dimensions: 191' x 62'. Niveau de difficulté: 0/4 La 31ème entrée, et première galaxie, est sans aucun doute la plus facile parmi les quarante qui ont été intégrées au Catalogue. Autour d'un noyau brillant s'étend un large halo ovale, sur plus de trois degrés de ciel. Même si la grande galaxie d'Andromède demeure parfaitement visible dans des conditions moyennes, un ciel sombre garanti de percevoir toute l'étendue du halo, ainsi que la limite plus tranchée de l'un de ses bords. Dans ces conditions le noyau arbore une brillance spectaculaire. Deux galaxies satellites de cette géante sont visibles plus difficilement suivant les conditions, à savoir M110 et l'entrée suivante. M32 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 8,7' x 6,5'. Niveau de difficulté: 2/4 Galaxie satellite de M31, observable à proximité du noyau de cette dernière et à la limite d'être englobée dans le grand halo ou franchement noyée dedans selon la qualité du ciel. Elle se montre en vision directe sous un aspect quasi-stellaire, l'enjeu étant de l'identifier clairement parmi les étoiles brillantes à l'avant plan. En vision décalée elle révèle sans équivoque sa nature galactique en s'empâtant tout en gardant un centre bien brillant, qu'on peut comparer avec la proche étoile de magnitude 9,2. La stabilisation des jumelles et une carte du champ peut s'avérer une aide confortable pour l'identifier clairement. M33 - Galaxie Constellation: Triangle Magnitude apparente: 5,7. Dimensions: 70,8' x 41,7'. Niveau de difficulté: 2/4 La deuxième plus grande galaxie du Catalogue affiche une magnitude visuelle élevée qui pourrait laisser penser que son observation ne pose aucune difficulté. Malheureusement ce n'est pas le cas, et pour cause sa magnitude surfacique est particulièrement faible: 14,2. Ainsi, les conditions d'observation sont prépondérantes, elle sera d'autant plus évidente que le ciel sera noir et transparent. Dans ces conditions elle montre en vision directe un large halo d'une brillance uniforme et globalement rond, très étendu. Ce halo prend encore ses aises en vision indirecte, s'élargit et s'ovalise légèrement, pouvant même laisser percevoir des zones d'une brillance plus soutenue. Avec l'habitude de l'observer, on pourra la déceler dans des conditions moins favorables, mais pour une première observation mieux vaut savoir à quoi s'attendre! M34 - Amas ouvert Constellation: Persée Magnitude apparente: 5,2. Dimensions: 35' . Niveau de difficulté: 1/4 Sur le flanc Ouest de la belle constellation de Persée, la 34ème entrée est localisable à l'oeil nu sous un très bon ciel. C'est un amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté, le détachant parfaitement d'un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, arbore une forme globalement ronde. M35 - Amas ouvert Constellation: Gémeaux Magnitude apparente: 5,1. Dimensions: 25'. Niveau de difficulté: 1/4 Encore mieux visible à l'oeil nu, il est aussi d'avantage aisé à localiser que M34 en cheminant depuis le jumeau Castor. M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. M36 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 6. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 1/4 Le premier des membres du remarquable trio d'amas ouverts du Cocher composé de M36, M37 et M38, est à mon goût le plus intéressant des trois. Ce petit amas compact et dense est le seul à la surface duquel on peut résoudre facilement une dizaine d'étoiles brillantes. La comparaison avec ses voisins est très intéressante, et la seule difficulté que l'on pourrait rencontrer serait de se demander lequel des trois est celui que l'on observe: une carte de champ peut donc être une aide bienvenue. M37 - Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude apparente: 5,6. Dimensions: 24'. Niveau de difficulté: 1/4 Aux jumelles c'est peut-être le moins remarquable des trois pré-cités, bien qu'il demeure très facile à localiser. Plus étendu que M36, il se détache parfaitement de son environnement mais présente un aspect strictement diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue au sein de l'amas. M38 -Amas ouvert Constellation: Cocher Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 1/4 Enfin, le plus à l'Ouest des trois propose une vision encore subtilement différente, tout en étant toujours très facile à localiser. Il s'inscrit de plus dans un champ vraiment remarquable. Relativement large, il est lui aussi strictement diffus tout en se détachant parfaitement de l'environnement riche de la Voie Lactée. Son trait caractéristique, une forme de croix plutôt marquée en son centre, est déjà décelable. M39 - Amas ouvert Constellation: Cygne Magnitude visuelle: 4,6. Dimensions: 32'. Niveau de difficulté: 1/4 Bel amas évident, large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant très riche. Sa particularité ce sont ces trois étoiles brillantes alignées qui se démarquent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches de 6 et s'étirent sur un axe Sud-est/Nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe. M40 - Étoile double Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,6 et 10,1. Séparation: 53". Niveau de difficulté: 3/4 Une curiosité du Catalogue de Messier, répertoriée pour son aspect diffus puis identifiée plus tard comme une étoile double sous le matricule Winnecke 4. Si la confusion peut paraître abjecte lors de l'observation avec un instrument d'amateur de puissance moyenne, l'observation aux jumelles 10x50 laisse plutôt imaginer que la doute eût été permis si Charles Messier avait disposé d'un instrument délivrant une qualité d'image comparable. Ce faible doublet stellaire présente l'aspect typique de ce genre d'objet au travers de jumelles peu puissantes, il est très difficilement résolu en deux membres distincts et pour y parvenir il est presque indispensable de stabiliser les jumelles sur un trépied. La difficulté tient autant à parvenir à résoudre les deux composantes qu'à observer clairement la plus faible avec sa magnitude de 10,1. La localisation de cet objet quant à elle ne pose guère de problème puisqu'il est facile à trouver en cheminant depuis Megrez de la Grande Ourse, et dans l'alignement d'une étoile toute proche de magnitude 5,5 joliment colorée. M41 - Amas ouvert Constellation: Grand Chien Magnitude visuelle: 4,5. Dimensions: 39'. Niveau de difficulté: 1/4 Très facile à localiser, l'amas se trouve à 4 degrés - soit moins d'un champ de jumelles - au Sud de la plus brillante étoile du ciel, Sirius. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. M42 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 4. Dimensions: 85' x 60'. Niveau de difficulté: 0/4 Nébuleuse majeure du ciel boréal, sinon la plus fameuse, déjà facilement visible à l'oeil nu. Depuis le groupe d'étoiles de Theta Orionis jusqu'aux subtiles méandres qui se déploient dans toutes les directions en passant par les différences de luminosité marquées entre le coeur et les extensions, son observation aux jumelles se révèle déjà passionnante, avec une multitude de détails à saisir, et un plaisir sans cesse renouvelé. M43 - Nébuleuse en émission et réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 20' x 15'. Niveau de difficulté: 2/4 À proximité immédiate, juste au Nord de M42, se trouve cet objet qui a le droit à son propre numéro, bien que faisant partie du même grand complexe nébuleux. Indissociable dans l'imaginaire collectif de l'image de la Grande Nébuleuse d'Orlon, mieux vaut ne pas trop se fier aux nombreuses et merveilleuses photographies avant de l'observer, car derrière des jumelles 10x50 la petite nébuleuse diffuse entourant largement une étoile brillante se fait bien plus discrète. Dans de moins bonnes conditions il faudra même utiliser un peu la vision décalée pour la faire ressortir de manière évidente. M44 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 3,1. Dimensions: 70'. Niveau de difficulté: 0/4 Déjà facilement visible à l'oeil nu comme une tache laiteuse. Dans le champ des jumelles ce grand amas spectaculaire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans une région de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, 39 et 40 Cancri de magnitude 6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. M45 - Amas ouvert Constellation: Taureau Magnitude visuelle: 1,6. Dimensions: 110'. Niveau de difficulté: 0/4 L'amas des Pléiades, évident à l'oeil nu même dans des conditions moyennes, est sans doute l'amas ouvert le plus célèbre du ciel boréal, et pour beaucoup le premier objet du catalogue Messier que l'on a observé. Il est particulièrement à son avantage au travers de jumelles qui permettent de le contempler tout entier dans son environnement. M46 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 2/4 Formant un couple célèbre avec son voisin M47, il est un peu moins brillant et évident que ce dernier. Il apparaît diffus, aucune étoile ne pouvant être résolue, tandis qu'en vision décalée il s'étend considérablement tout en paraissant bien détaché de son environnement. Le champ des jumelles permettant d'observer conjointement M46 et M47 est une invitation à la comparaison attentive de ces deux objets. M47 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 5,2. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Le voisin de M46 montre quant à lui un aspect bien différent, puisqu'il est nettement plus brillant et permet de résoudre facilement une dizaine de membres, et d'avantage en vision décalée. Son étendue se révèle en vision directe avec d'emblée une belle impression de densité. Encore une fois la vision d'ensemble de ces deux amas permise par les jumelles est assez saisissante. M48 - Amas ouvert Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 5,8. Dimensions: 54'. Niveau de difficulté: 1/4 Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du Catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et dépourvue d'étoiles brillantes. Un cheminement facile consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Une fois localisé on pourra profiter d'un amas large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone d'environ 30' et se montre bien plus fourni, quasiment brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, à l'Est du poudroiement de la Voie Lactée. M49 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 10' x 8'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser, car située exactement au milieu d'un segment de deux étoiles évidentes de magnitude 6. Grace à sa magnitude relativement élevée et sa taille relativement compacte, la vision directe permet immédiatement de l'identifier. Large et ronde au premier abord, la vision indirecte laisse percevoir un faible allongement tandis que son halo diffus s'étend. M50 - Amas ouvert Constellation: Licorne Magnitude visuelle: 5,9. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente modeste et une magnitude pas vraiment exceptionnelle car il se détache assez bien d'un environnement particulièrement riche. Sa relative facilité est donc pondérée par sa taille et l'éventuelle difficulté pour le localiser dans une zone du ciel plutôt dense. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. M51 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11' x 7'. Niveau de difficulté: 2/4 La célèbre "Galaxie du Tourbillon" est aisément visible aux jumelles dès lors que les conditions sont correctes et que l'on sait où la chercher et quel sera son aspect. Il n'est évidemment pas question d'observer ses bras spiraux, mais les détails se montrent sous la forme d'un coeur ponctuel et brillant entouré d'un large halo. En usant de la vision indirecte, ce halo semble s'allonger sensiblement donnant à l'ensemble une forme de "poire", trahissant la présence de sa voisine NGC 5195 en train de se faire engloutir. M52 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas plutôt discret, même s'il est relativement bien détaché de son environnement. D'aspect diffus, seule un étoile de magnitude 8 apparaît individuellement à l'avant plan, mais sans être liée physiquement à l'amas. Derrière une paire de jumelles il n'est clairement pas le plus spectaculaire de sa catégorie, l'intérêt visuel est même assez faible. S'il n'était pas un membre du Catalogue Messier très facile à pointer en prolongeant le segment Schedar - Caph, il aurait pu finir aux oubliettes. M53 - Amas globulaire Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 2/4 Sa localisation est rendue très facile par sa proximité immédiate avec l'étoile Alpha Comae Berenices. Il apparaît immédiatement en vision directe sous un aspect rond, son coeur étant plus brillant. Pas de difficulté majeure à son observation, à condition d'être coutumier des objets de ce type. M54 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 12'. Niveau de difficulté: 2/4 Premier depuis l'Est d'une série de trois amas globulaires du Catalogue Messier (d'Est en Ouest suivent M69 et M70) qui "trempent" dans le fond de la "théière", le fameux astérisme figuré par la constellation du Sagittaire. Son observation reste relativement facile en dépit d'une taille apparente et d'une magnitude modestes, à la limite d'être vu nettement en vision directe. D'aspect diffus, son centre est quant à lui plus ponctuel, quasiment stellaire. Sa relative facilité est à pondérer avec une position très basse sur la voûte céleste, à -30° de déclinaison mieux vaudra privilégier un passage au méridien dans un ciel bien transparent sous peine de se compliquer sensiblement la tâche. M55 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 19'. Niveau de difficulté: 1/4 Un peu isolé dans un secteur de la constellation moins dense, c'est un amas globulaire remarquable par sa taille qui se révèle évident dans le champ des jumelles, bien détaché du fond du ciel mais uniformément diffus. Comme pour l'entrée précédente sa facilité est à pondérer avec sa très faible déclinaison de -30°. M56 - Amas globulaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire discret se présente sous la forme d'une petite boule diffuse, et demandera un peu d'attention lors de sa recherche pour être débusqué car bien qu'il soit visible facilement en vision directe, sa nature peut ne pas sauter aux yeux immédiatement. Par chance il est facile à localiser, se trouvant au milieu d'un segment tracé par les étoiles Albireo du Cygne et Gamma de la Lyre et dans un champ riche avec de nombreuses étoiles repère. M57 - Nébuleuse planétaire Constellation: Lyre Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 1'. Niveau de difficulté: 3/4 Le deuxième objet du Catalogue Messier dans la constellation de la Lyre est quant à lui éminemment plus célèbre. La fameuse "Nébuleuse annulaire de la Lyre", prisée des astronomes amateurs, peut être localisée avec des jumelles 10x50, idéalement bien stabilisées, dès lors que l'on scrute attentivement le champ où elle se trouve. Le petit rond de fumée ne se révèlera ici que sous un aspect quasi-stellaire, telle une étoile faible, mal définie et un peu empâtée, mais bel et bien présente à son emplacement attendu. M58 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 5,9' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette spirale barrée n'étant ni la plus brillante ni la plus évidente de l'Amas de la Vierge, il conviendra à ce titre d'avoir engrangé quelques succès sur des galaxies plus aisées avant de la rechercher, comme par exemple les "faciles" M49, M60, puis la voisine M59 qui est tout juste un peu plus facile. La détection de M58 peut donc être assez délicate, la vision décalée est de rigueur, la méthode du "balayage" peut être également utilisée, et son intérêt visuel reste limité, c'est une nébulosité mal définie, plutôt ronde et très diaphane. M59 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 5,4' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie relativement discrète se montre tout de même un peu plus facile que l'entrée précédente, grâce à une magnitude à peine plus élevée mais concentrée dans une taille plus petite. Avec un noyau central plus condensé qui apparaît facilement en vision indirecte, elle prend un aspect quasi-stellaire. L'intérêt visuel est faible et elle demeure plus difficile que l'entrée suivante, qui constituera le meilleur choix pour commencer la traque des galaxies du Messier dans ce secteur de la Vierge. M60 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,8. Dimensions: 7,4' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Peut-être la deuxième galaxie la plus facile dans la Vierge après M49, donc un choix pertinent pour débuter les observations galactiques dans ce "nid de nébuleuses". Sa localisation est tout de même moins jalonnée que M49, sans étoile brillante pour encadrer sa position. Néanmoins elle révèle facilement en vision directe son halo compact d'une brillance uniforme. M61 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Sa localisation est facilitée par une position à mi-chemin entre les étoiles 16 Vir et 17 Vir, mais elle reste une observation délicate. Vue plutôt difficilement en vision indirecte, elle paraît diffuse et uniforme, ronde, et se trouve proche à l'Est d'une étoile de magnitude 8. M62 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 6,5. Dimensions: 15'. Niveau de difficulté: 2/4 Amas globulaire dont l'aspect lui permet de figurer plutôt dans la partie haute du classement, de taille respectable et d'une magnitude relativement élevée le rendant visible immédiatement en vision directe, avec un centre plus brillant et quasiment ponctuel entouré d'un halo diffus. Bien qu'il ne soit pas l'objet le plus difficile du Messier, d'assez loin d'ailleurs, c'est pourtant le dernier que j'ai observé, et avec lui que j'ai achevé ma revue des 110 cibles du Catalogue. Cherchant une explication rationnelle à cet état de fait, je ne peux que me hasarder à mettre à ce compte sa position très basse, limitant les créneaux d'observation favorables (mais c'est le cas de bien d'autres moins faciles), ou le fait que la recherche aux jumelles des amas globulaires dans cette zone du ciel constitue une tâche d'aussi longue haleine que la traque des galaxies dans l'Amas de la Vierge, et un challenge largement comparable à même d'occuper l'observateur un bon moment. M63 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 12,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 La belle "Galaxie du Tournesol" propose une observation facile et gratifiante. Un peu isolée, elle se détache immédiatement en vision directe et laisse voir un allongement dans un rapport 1/4, mais d'une brillance uniforme. Un autre trait caractéristique est cette petite étoile faible de magnitude 9,3 proche du bord Nord-est de la galaxie. M64 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 10' x 5,4'. Niveau de difficulté: 2/4 Une autre observation facile, bien qu'aux jumelles la "Galaxie de l'Oeil Noir" ne révèlera pas son trait caractéristique. Dans un champ esthétique relevé d'étoiles brillantes, il est aisé de la localiser entre la pointe de l'amas Melotte 111 et l'étoile Alpha Com. Son noyau rond et brillant se révèle en vision directe, tandis que la vision indirecte suggère un faible halo entourant l'ensemble. M65 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 10' x 3'. Niveau de difficulté: 3/4 Membre du célèbre "Trio du Lion", elle se trouve proche d'une petite étoile de magnitude 7, et l'allongement perceptible de son halo semble pointer vers celle-ci. Il peut toutefois être nécessaire d'utiliser la vision décalée pour qu'elle devienne parfaitement évidente, elle est en effet plus discrète que M66, mais avec le même aspect allongé dans un rapport de 1/3 et la même orientation, présentant une apparence très semblable à sa voisine tout en étant moins lumineuse. M66 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 9,1' x 4,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Le membre du Trio du Lion le plus évident devrait donc se révéler en premier dans le champ une fois le groupe localisé. Quand c'est chose faite, elle apparaît plutôt facilement en vision directe, d'aspect diffus et d'une brillance uniforme, bien allongée dans un rapport de 1/3 en et s'étirant sur un axe Nord/Sud, l'allongement du halo étant plus facilement perceptible en vision indirecte. M67 - Amas ouvert Constellation: Cancer Magnitude visuelle: 6,1. Dimensions: 30'. Niveau de difficulté: 1/4 Ce bel et grand amas ouvert apparaît diffus de prime abord en vision directe. En y prêtant attention, en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 (ne lui étant pas liée physiquement) brille sur son flanc Ouest, alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposé. Il paraît allongé sur un axe Nord-est/Sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. M68 - Amas globulaire Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,8. Dimensions: 11'. Niveau de difficulté: 3/4 Cet amas globulaire modeste aurait pu être une observation encore plus délicate s'il n'avait pas été facile à localiser grâce aux étoiles Delta et Beta de la constellation du Corbeau dont il suffit de prolonger une demi fois le segment pour tomber dessus, et grâce à sa proximité à environ un degré d'une étoile de 5e magnitude. Sans ça, il aurait pu se faire facilement oublier dans la grande constellation de l'Hydre et dans une zone du ciel assez "pauvre". Du reste l'amas en lui-même n'est pas une vision très attrayante, bien que relativement large il est strictement diffus, et souffre d'une position basse sur la voûte céleste, il faudra donc privilégier un passage au méridien au-dessus d'un horizon Sud idéalement exempt de pollution lumineuse. M69 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,6. Dimensions: 9,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Si la localisation de ce petit amas globulaire, inscrit dans l'astérisme de la "théière" du Sagittaire ne devrait pas poser de problème, son observation en revanche peut s'avérer bien délicate. Vu plutôt difficilement en vision indirecte, de taille modeste et d'aspect diffus, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté et attendre qu'il passe au plus haut dans un ciel le plus propre possible. Avec son compagnon M70, qui se trouve à environ 2 degrés à l'Est sur la même déclinaison, ils font partie des amas globulaires les plus faibles et donc les plus délicats à observer du Catalogue Messier. Autant dire qu'il conviendra de s'être fait les dents auparavant sur des cibles plus faciles - dont le Sagittaire ne manque pas par ailleurs - avant de s'y attaquer. M70 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 8'. Niveau de difficulté: 3/4 Proche de M69, et sur la même déclinaison d'environ -32°, il se montre à peine plus facile que ce dernier, seulement pour présenter une taille apparente un petit peu plus importante (contrairement à ce que les données physiques peuvent laisser penser). Il reste relativement faible et diffus, tout juste plus étendu que M69 avec qui il est très comparable. Etant intrinsèquement un objet bas et difficile, les conditions d'observations sont primordiales pour espérer l'observer avec succès. M71 - Amas globulaire Constellation: Flèche Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 Unique représentant de la petite constellation de la Flèche, ce petit amas globulaire compact et relativement brillant se révèle assez facilement, d'autant qu'il est très aisé à localiser au sein de l'astérisme qui a donné son nom à la constellation. Il propose l'aspect typique d'un petit amas globulaire vu au travers de jumelles, et pour qui en a bien appréhendé l'apparence avant de le rechercher, ne devrait poser aucune difficulté. M72 - Amas globulaire Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 De petite taille apparente et peu brillant, cet amas globulaire figure parmi les plus difficiles du Catalogue Messier, c'est pourquoi il conviendra d'avoir engrangé quelques succès sur des cibles plus faciles avant de s'y frotter et privilégier de bonnes conditions d'observation. Il est vu moyennement facilement en vision directe, d'aspect stellaire mais sans éclat, tandis que la vision indirecte révèle la présence d'un petit halo qui élargit légèrement l'ensemble. M73 - Astérisme Constellation: Verseau Magnitude visuelle: 9. Dimensions: 2,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Cet objet "exotique" du Catalogue dont la nature n'est pas réellement tranchée (amas d'étoiles liées physiquement ou alignement fortuit) n'est pas le plus spectaculaire et encore moins le plus facile, pourtant il faudra bien s'y intéresser si l'on a pour but d'observer l'intégralité du Messier. Sa détection requiert de bonnes conditions d'observation et idéalement des jumelles bien stabilisées. Des 4 étoiles principales qui le composent, une seule a une magnitude visuelle de 10 et peut à ce titre être résolue plutôt difficilement en vision indirecte. Elle semble être entourée d'une faible halo nébuleux trahissant la présence des trois autres étoiles principales (de magnitudes beaucoup plus faibles). Ainsi, cette vision du groupe, bien que franchement ténue, confère à l'ensemble un aspect de petite nébulosité qui, en tout cas derrière une paire de jumelles, peut laisser imaginer qu'on puisse le confondre avec un objet d'une autre nature. Bien sûr le ciel regorge de ce genre de petits groupes à la limite de la visibilité, on peut donc raisonnablement penser que celui-ci ne doit son passage à la postérité que grâce à sa toute proximité avec l'objet M72. M74 - Galaxie Constellation: Poissons Magnitude visuelle: 9,4. Dimensions: 10,2' x 9,5'. Niveau de difficulté: 4/4 Si elle n'est pas difficile à localiser, cette faible galaxie spirale se présentant de face est franchement délicate à observer. Présentant une magnitude surfacique très faible de 14,4 et une taille relativement modeste, il est impératif de privilégier les meilleures conditions d'observation possibles pour espérer distinguer un faible noyau central à peine plus brillant, timidement entouré d'un halo rond très diffus visible difficilement en vision décalée. Avec une déclinaison de seulement 15°, il est également nettement préférable de choisir le moment où elle passera au plus haut dans le ciel, car compte tenu de sa difficulté intrinsèque, l'absorption atmosphérique peut annihiler tout espoir de la débusquer. M75 - Amas globulaire Constellation: Sagittaire Magnitude visuelle: 8,5. Dimensions: 6,8'. Niveau de difficulté: 3/4 Passé la difficulté de sa localisation à la frontière des constellations du Sagittaire et du Capricorne, dans une zone un peu pauvre en jalons stellaires, son observation devrait se faire sans difficulté majeure malgré une taille apparente et une magnitude modestes. L'observateur rompu à l'exercice reconnaîtra sans mal son aspect typique de petit amas globulaire, quasi-stellaire mais nettement empâté sur son pourtour. M76 - Nébuleuse planétaire Constellation: Persée Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 2,7' x 1,8'. Niveau de difficulté: 4/4 La septième dizaine des objets du Catalogue de Messier va décidément nous donner du fil à retordre, en effet voici parmi l'un des plus difficile, si ce n'est le plus difficile. Il m'a fallu personnellement de nombreuses tentatives avant de parvenir à l'observer avec succès, aussi ne vous découragez pas immédiatement en cas d'échec. Il va sans dire que la qualité du ciel est primordiale, de même qu'une parfaite stabilité des jumelles. Pour vous donner un ordre d'idée des conditions à réunir, lors d'une observation réussie une étoile proche de magnitude visuelle 10,2 est vue nettement en vision décalée. Alors, la nébuleuse planétaire de la "Petite Haltère" pourra se laisser saisir sous la forme d'une toute petite tache diffuse, informe, particulièrement diaphane mais persistante en vision décalée. Etant la plus délicate, gageons qu'elle sera la dernière nébuleuse planétaire du Catalogue que vous observerez, je vous souhaite donc l'immense satisfaction de porter ce nombre à quatre…soit la totalité! M77 - Galaxie Constellation: Baleine Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7' x 6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie spirale vue de face a la particularité de se trouver presque exactement sur l'équateur céleste, ainsi que la bonne idée d'être très facile à pointer grâce à la proximité de l'étoile Delta de la Baleine. Pour ce qui est de son observation, elle devrait se révéler relativement facilement en vision indirecte, sous la forme d'une nébulosité plutôt ronde, sans différence de luminosité marquée entre son noyau et sa périphérie. M78 - Nébuleuse par réflexion Constellation: Orion Magnitude visuelle: 8,3. Dimensions: 8' x 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Le troisième objet de Messier dans la constellation d'Orlon est peut être justement éclipsé par le duo vedette M42 et M43, pourtant il reste une cible relativement facile, visible en vision directe comme une faible nébulosité compacte à la forme globalement ronde mais irrégulière, son aspect et sa luminosité sont d'ailleurs assez comparables avec une M43 dont on aurait retiré l'étoile centrale. M79 - Amas globulaire Constellation: Lièvre Magnitude visuelle: 7,7. Dimensions: 9,6'. Niveau de difficulté: 2/4 Un amas globulaire de taille et de brillance relativement modestes, qui se trouve bien esseulé à l'écart de ses semblables et seul représentant d'une constellation peu courue. Avec une position basse sur la voûte céleste à environ -24° de déclinaison, il s'en est fallu de peu pour qu'il tombe dans l'oubli. Fort heureusement son intérêt visuel justifie de le rechercher, d'autant qu'il est facile à localiser juste à côté d'une étoile de 5ème magnitude. D'apparence stellaire lorsqu'il est observé en vision directe, un mince halo lui donnant un aspect empâté se révèle facilement en vision indirecte, conférant à ce petit objet compact l'aspect typique qu'on peut en attendre. M80 - Amas globulaire Constellation: Scorpion Magnitude visuelle: 7,3. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très facile à localiser dans la constellation du Scorpion, même s'il est bien plus modeste que son voisin M4 il reste observable sans difficulté en vision directe et devrait sauter aux yeux d'un observateur familier de la vision de ce type d'objet. M81 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 6,9. Dimensions: 26,9' x 14,1'. Niveau de difficulté: 2/4 Parmi les galaxies les plus faciles à observer aux jumelles depuis l'hémisphère nord, M81 est une sérieuse prétendante aux premières places. Accessible immédiatement en vision directe, elle propose un noyau brillant et dense, entouré d'un halo plus diffus s'étendant sensiblement en vision indirecte prenant une nette forme ovale. Elle est bien sûr célèbre pour former un couple remarquable avec une deuxième galaxie, qui n'est autre que l'entrée suivante. M82 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 11,2' x 4,3'. Niveau de difficulté: 2/4 La compagne de M81 au sein de ce duo offre une vision bien différente. Elle-même visible immédiatement en vision directe, son aspect allongé dans un rapport 1/5 permet d'identifier aisément sa morphologie caractéristique qui lui vaut son surnom de "Galaxie du Cigare". Sa brillance uniforme est sensiblement égale à celle du halo entourant sa voisine, pourtant par effet de contraste elle semble se détacher plus nettement du fond du ciel. M83 - Galaxie Constellation: Hydre Magnitude visuelle: 7,5. Dimensions: 12,9' x 11,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sur le papier la magnitude apparente de cette galaxie de taille respectable peut la faire sembler facile, la réalité est très différente pour les observateurs des latitudes métropolitaines, où elle culmine difficilement à une vingtaine de degrés au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions délicates la belle galaxie spirale vue de face ne se dévoile qu'en vision indirecte sous la forme d'une pâle lueur ronde et uniforme, relativement étendue. Les observateurs des latitudes les plus méridionales seront donc grandement favorisés, tandis que pour les autres la tâche peut se révéler ardue. M84 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 6,5' x 5,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette galaxie lenticulaire de petite taille apparente est membre de la fameuse "Chaîne de Markarian", aux jumelles elle apparaît assez difficilement en vision indirecte comme une petite boule ronde et diffuse. Dans le même champ on peut trouver M86 qui est très proche, d'une apparence semblable tout en étant plus facile à observer. Une autre difficulté inhérente à la densité de cette zone du ciel en terme de cibles galactiques est l'identification formelle et la localisation des cibles en présence, à cet effet une carte de champ précise est d'un grand secours. Cela étant, si vous éprouvez cette difficulté c'est plutôt bon signe car cela signifiera que votre ciel est de bonne qualité! M85 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,1. Dimensions: 7,1' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Une autre galaxie lenticulaire membre de l'amas de la Vierge, facile à localiser au milieu d'un segment reliant les étoiles 24 Com et 11 Com. Elle est vue immédiatement en vision indirecte, plutôt large et légèrement ovale, s'allongeant sur un axe Nord-est/Sud-ouest, uniformément diffuse. Après quelques minutes elle se révèle relativement persistante en vision directe. M86 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,9. Dimensions: 7,5' x 5,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le membre le plus évident de la Chaîne de Markarian est vue facilement en vision indirecte, large et d'une brillance uniforme, globalement ronde. Très proche à l'Ouest est visible M84, d'apparence semblable mais moins brillante et assez nettement plus difficile. M87 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8,6. Dimensions: 8,3' x 6,6'. Niveau de difficulté: 3/4 Cette immense galaxie elliptique située au centre de l'amas de la Vierge est de notre point de vue plus isolée au Sud du couple M86-M84, tout en étant relativement plus facile que M86 bien que visuellement légèrement moins étendue. Elle est vue facilement en vision indirecte, d'apparence ronde et uniforme, tandis qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer le trou noir supermassif en son coeur qui a récemment été mis à l'honneur à l'occasion de la première photographie jamais réalisée de ce type d'objet, propulsant M87 au rang des célébrités. M88 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,6. Dimensions: 6,9' x 3,7'. Niveau de difficulté: 3/4 Située aux abords de la limite Sud de la constellation de la Chevelure de Bérénice, son repérage et son identification sont facilités par la proximité d'une étoile de 7ème magnitude à un degré à l'Ouest. Vue facilement en vision indirecte, on y perçoit un allongement dans un rapport de 1/3 à 1/4 sur un axe Nord-Sud. M89 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 5,1' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Dans un champ particulièrement riche en cibles qui oblige à forcer son attention, cette faible galaxie elliptique figure parmi les plus délicates. Il faudra insister pour la percevoir de manière fugace en vision décalée, et éventuellement avoir recours à la méthode du balayage. Les conditions d'observation sont donc primordiales pour avoir un espoir de détecter cette très faible petite nébulosité ronde. M90 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 9,5. Dimensions: 9,5' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 À environ un degré au Nord-est de M89, cette galaxie d'une nature différente est une spirale vue de 3/4 qui est à peine moins difficile à détecter que sa voisine, donc très faible et délicate à saisir par intermittence en vision décalée, un éventuel allongement de son halo n'ayant pas été perçu de manière convaincante. Les deux cibles sus-citées tenant conjointement dans une petite portion de ciel au centre du champ des jumelles, une bonne stratégie consiste à balader son regard de l'une à l'autre jusqu'à ce qu'elles se révèlent, ce que devrait faire M90 en premier. M91 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,2. Dimensions: 5,4' x 4,4'. Niveau de difficulté: 4/4 Proche de M88 dont elle se situe à environ un degré vers l'Est, cette galaxie spirale barrée est une observation délicate, comme peut le laisser présager sa magnitude visuelle annoncée. Pour autant, en pratique elle se révèle très légèrement plus facile qu'une cible comme M90, même si la vision indirecte reste de rigueur et le balayage apprécié pour détecter la petite nébulosité ronde. La pondération de sa difficulté est peut-être à relier avec sa morphologie, car elle présente un noyau brillant et une barre centrale évidente dans des instrument beaucoup plus gros. M92 - Amas globulaire Constellation: Hercule Magnitude visuelle: 6,4. Dimensions: 14'. Niveau de difficulté: 2/4 "L'autre" amas globulaire de la constellation d'Hercule est un peu moins facile à localiser que M13 mais n'a pas à rougir de la comparaison. Tout en affichant une taille apparente plus modeste, il se montre évident avec un centre compact et brillant, presque stellaire, entouré d'un halo diffus facilement visible en vision indirecte. La comparaison entre ces deux objets proches est une bonne référence pour appréhender l'apparence classique des amas globulaires derrière une paire de jumelles, en commençant par un représentant majeur comme M13, puis en glissant vers un M92 plus modeste, on se fera une bonne idée de l'aspect de ce type d'objets qu'on sera amené à rechercher souvent en parcourant le Catalogue. M93 - Amas ouvert Constellation: Poupe Magnitude visuelle: 6,2. Dimensions: 10'. Niveau de difficulté: 2/4 Très joli petit amas brillant, parfaitement détaché d'un environnement pourtant dense dans cette région du ciel, son aspect évoque celui d'une comète! À son extrémité Ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8ème magnitude, figurant un noyau brillant, tandis que vers l'Est de l'amas s'étire une partie plus diffuse en forme de "queue", définie par un saupoudrage d'étoiles plus faibles et non résolues mais conférant une certaine impression de densité en vision décalée. Je trouve qu'à l'instar de beaucoup de cibles, mais plus particulièrement pour une poignée d'entre elles dont M93 fait partie, son observation aux jumelles rappelle poétiquement la raison d'être du Catalogue Messier. M94 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,2. Dimensions: 11,2' x 9,1'. Niveau de difficulté: 3/4 Si sa magnitude peut laisser penser qu'elle constitue une observation relativement facile, derrière une paire de jumelles elle n'est pas franchement évidente à identifier à cause de son apparence visuelle. D'autant que sa localisation peut être délicate malgré une approche facile depuis les étoiles Cor Caroli et Chara, une fois dans la zone il y a peu d'étoiles-repère proches, le fond du ciel est bien clairsemé et M94 peut passer inaperçue à première vue. Avec un aspect très compact, ramassé autour d'un noyau brillant d'aspect stellaire en vision directe, il faut user de la vision décalée pour discerner un petit halo diffus baignant timidement ce centre ponctuel, semblable à une étoile empâtée et donnant à l'ensemble une forme ronde, la galaxie étant vue de face. M95 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,7. Dimensions: 7,4' x 5'. Niveau de difficulté: 4/4 Entre les pattes du Lion on peut trouver un deuxième groupe de galaxies appartenant au Catalogue Messier, moins courues que le célèbre Trio et bien moins évidentes. Plus particulièrement M95, perdue dans un ciel noir sans étoiles, elle est la plus délicate à mettre en évidence. Vue d'abord difficilement en vision décalée et en balayage, puis au bout d'un petit moment à peine plus persistante en stabilisant la vision. Une sensation d'allongement du halo est subtilement perçue tandis qu'apparaît une étoile faible de magnitude 10,2 très proche à l'Est, presque en sur-impression devant le halo et formant un couple serré avec le petit noyau brillant difficile. À un gros degré vers l'Est sa voisine M96 se montre sensiblement plus évidente. M96 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,6' x 5,2'. Niveau de difficulté: 3/4 La galaxie éponyme du groupe situé sous le ventre du fauve a beau en être la plus brillante, elle reste difficile à pointer du fait de l'absence d'étoiles-repère dans ce secteur. Mieux vaut donc compter sur de bonnes conditions d'observation permettant de la détecter en scrutant entre les étoiles 52 et 53 Leo. Elle alors est vue facilement en vision indirecte, avec un noyau plus dense et un halo qui semble irrégulier, un possible allongement est perçu plus difficilement. À l'occasion de cet exercice de vision périphérique attentive, le troisième membre de ce regroupement, d'une difficulté intermédiaire entre M95 et M96, peut être détecté à environ un degré au Nord-est, il s'agit de M105. M97 - Nébuleuse planétaire Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 3,4' x 3,3'. Niveau de difficulté: 3/4 La "Nébuleuse planétaire du Hibou" se révèle plus facile que sa magnitude visuelle annoncée ne laisse présager, grâce à son étendue la rendant bien plus imposante qu'une faible étoile non résolue et trahissant sa nature, combinée à une magnitude surfacique relativement élevée et concentrée dans des limites bien tranchées lui permettant par contraste de bien se détacher du fond du ciel lorsque celui-ci est assez sombre. D'abord détectée uniquement en vision décalée de façon intermittente, elle est vue ensuite de manière permanente sous la forme d'un petit disque de fumée, jusqu'à se révéler enfin assez franchement en vision directe si l'on daigne insister un peu. M98 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 10,1. Dimensions: 9,5' x 3,2'. Niveau de difficulté: 4/4 Cette très faible galaxie spirale de l'Amas de la Vierge est à mon sens la plus difficile à observer parmi toutes les galaxies répertoriées dans le Catalogue Messier, et même bien plus que de nombreuses galaxies du Catalogue NGC. Une observation particulièrement délicate donc, à tenter dans les meilleures conditions de transparence et de noirceur du ciel! Fort heureusement, sa proximité avec l'étoile brillante 6 Com permet d'écarter la difficulté supplémentaire de sa localisation. Après plusieurs tentatives infructueuses, je suis parvenu à l'observer à plusieurs reprises lors d'une bonne soirée durant laquelle j'ai cumulé en plusieurs passages une heure et trente minutes d'intégration visuelle sur cette seule cible, jusqu'à parvenir à en obtenir une vision suffisamment persistante et régulière pour la placer parfaitement sur un dessin, en compagnie notamment de deux étoiles de magnitude 10,4. Elle s'est révélée évidemment très ténue et très peu contrastée mais assez large, son allongement et son orientation étant perceptibles. M98 étant la dernière à bien vouloir se dévoiler, c'est par elle que se sont achevées mes observations de l'ensemble des galaxies du Messier aux jumelles 10x50, ce qui revient à vous conseiller chaudement de ne pas commencer par celle-ci! M99 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,4' x 4,8'. Niveau de difficulté: 4/4 Non loin de M98, cette autre galaxie spirale propose une observation sensiblement plus facile, tout en restant dans la catégorie des galaxies les plus discrètes du Catalogue. Sa localisation est particulièrement facile avec la présence de quelques étoiles brillantes, permettant d'utiliser la vision périphérique tout en attendant qu'elle se dévoile à l'endroit précis où on l'attend, ce qu'elle devrait finir par faire si les conditions sont suffisamment bonnes, sous la forme d'une timide nébulosité ronde détectable plutôt difficilement en vision décalée. M100 - Galaxie Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 7,4' x 6,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Leur proximité dans le ciel comme dans le Catalogue ne doit rien au hasard. La dernière cible de ce redoutable tiercé de galaxies dans la Chevelure de Bérénice, après M98 et M99, constitue également un petit challenge pour l'observateur, de repérage d'abord, puis de détection. D'un niveau de difficulté intermédiaire entre les deux dernières citées, elle est desservie par une orientation qui nous la présente quasiment de face, diluant sa luminosité sur une plus grande surface, ce qui après quelques minutes d'attention la rend visible difficilement uniquement en vision décalée et de manière intermittente. M101 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 22'. Niveau de difficulté: 3/4 La grande "Galaxie du Moulinet", somptueuse en photographie, se révèle assez délicate à observer dès que les conditions d'observation se dégradent. D'une taille apparente proche de celle de la pleine Lune, sa faible luminosité se retrouve étalée sur une grande surface, en faisant une cible très peu contrastée affichant une magnitude surfacique particulièrement faible de 14,8. La même problématique se retrouve sur des galaxies comme M33. Aussi, si sa localisation est aisée puisqu'elle forme un triangle équilatéral avec les étoiles Alkaid et Mizar de la Grande Ourse, son observation ne doit pas générer trop d'attentes au risque de manquer le pâle halo très large de forme parfaitement ronde, aux contours mal définis, toutefois franchement évident en vision directe dans de bonnes conditions une fois que l'on se sera familiarisé avec son aspect. M102 - Galaxie Constellation: Dragon Magnitude visuelle: 9,9. Dimensions: 5,2' x 2,3'. Niveau de difficulté: 4/4 Si l'on se fie à l'hypothèse la plus probable faisant consensus, le 102ème objet est bien la galaxie spirale NGC 5866, et visuellement cela ferait bien nos affaires car elle est la seule accessible aux jumelles dans son secteur, ce qui semble ajouter de la cohérence à l'hypothèse sus-citée en la plaçant au rang des galaxies faibles du Catalogue Messier mais d'importance comparable. Pas trop compliquée à localiser, elle se révèle néanmoins délicate à détecter, ce qui peut être fait en vision indirecte de façon intermittente plutôt difficilement. D'apparence très diffuse, un allongement dans un rapport d'environ 1/2 peut être perçu, permettant d'appréhender son orientation générale. M103 - Amas ouvert Constellation: Cassiopée Magnitude visuelle: 7,4. Dimensions: 6'. Niveau de difficulté: 2/4 Petit amas compact et facile à observer, se détachant bien du fond de ciel, structuré autour de trois étoiles brillantes alignées et bien résolues à l'avant, ce qui lui donne un aspect allongé. Tout de même, il faut bien l'avouer: c'est un amas assez pauvre et moins spectaculaire que bien d'autres, y compris des cibles du Catalogue NGC et en particulier l'amas NGC 663 qui est tout proche. En conséquence, une difficulté qu'on attendait pas pour un objet du Messier sera de bien identifier M103 dans une zone qui peut compter, selon le champ réel des jumelles utilisées, jusqu'à 6 amas ouverts, dont certains comme dit plus haut supérieurs ou comparables en taille et en magnitude. M104 - Galaxie Constellation: Vierge Magnitude visuelle: 8. Dimensions: 9' x 4'. Niveau de difficulté: 3/4 Si elle n'était pas si basse dans le ciel la "Galaxie du Sombrero" serait sans doute une des plus remarquables aux jumelles. Malheureusement l'absorption atmosphérique faisant son oeuvre, l'éclat de la belle se voit largement atténué, bien que laissant percevoir facilement en vision indirecte un bulbe central allongé dans un rapport 1/3 sur un axe Est/Ouest, encadré de quelques étoiles faibles et d'autres brillantes. Bien qu'elle appartienne géographiquement à la Vierge, elle est à mon sens plus facile à pointer en cheminant depuis la constellation du Corbeau. Elle est également un bon étalon pour jauger les conditions de transparence avant de tenter M83 qui se trouve environ 20 degrés plus bas! M105 - Galaxie Constellation: Lion Magnitude visuelle: 9,3. Dimensions: 5,1' x 4,6'. Niveau de difficulté: 4/4 Un gros degré au Nord-est du couple M96-M95 peut être trouvé le troisième membre du groupe, un peu plus facile que M95 grâce à une taille plus ramassée et donc une magnitude surfacique plus élevée. Vue d'abord assez difficilement en vision indirecte, faible, de petite taille et globalement ronde, elle est vue ensuite plus facilement en balayage, s'élargissant un peu, sans différence de luminosité entre le noyau et la périphérie. Si une toute petite tache très proche de M105 devient visible, sa compagne NGC 3384 vous indiquera que les conditions ne sont pas loin d'être excellentes! M106 - Galaxie Constellation: Chiens de Chasse Magnitude visuelle: 8,4. Dimensions: 18,6' x 7,2'. Niveau de difficulté: 2/4 À mon sens M106 est une des galaxies du Messier les plus faciles et gratifiantes aux jumelles, peut-être injustement éclipsée par des célébrités voisines comme M81 ou M51. Visible immédiatement en vision directe, avec un noyau brillant entouré d'un halo diffus dont l'allongement dans un rapport 1/3 est visible facilement en vision indirecte, la galaxie étant vue de profil. D'une taille respectable, elle semble flotter sur un fond de ciel bien noir dans une zone plus pauvre en étoiles brillantes. M107 - Amas globulaire Constellation: Ophiucus Magnitude visuelle: 7,9. Dimensions: 13'. Niveau de difficulté: 3/4 Fort heureusement rendu facile à localiser depuis l'étoile Zeta d'Ophiucus et s'inscrivant au sein d'un arrangement en rectangle d'étoiles de magnitudes égales bien reconnaissable, sa détection est ainsi aisée. Mais visuellement il n'est sûrement pas le plus évident de cette zone du ciel qui nous avait habitué à de gros clients. Observé à la limite de la vision directe, uniformément diffus et tout de même assez faible, il n'est évident en vision indirecte que grâce à la relative étendue de son halo. M108 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 10. Dimensions: 7,7' x 2,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Une cible très délicate à observer malgré un pointage facile depuis l'étoile Merak de la Grand Ourse. Vue difficilement en vision décalée, la "Galaxie de la Planche de Surf" montre malgré tout un allongement sensible dans un rapport de 1/3, sur un axe Est/Ouest. Juste au Sud, et prolongeant le segment qui relie M108 à une étoile de 7ème magnitude, la nébuleuse planétaire M97 est bien plus facile à observer, et sa validation devrait être un préalable avant de s'attaquer à la difficile M108 pour s'assurer que les conditions d'observation s'y prêtent. M109 - Galaxie Constellation: Grande Ourse Magnitude visuelle: 9,8. Dimensions: 7,2' x 4,7'. Niveau de difficulté: 4/4 Très facile à localiser juste en-dessous de l'étoile Gamma de la Grande Ourse. Pourtant cette dernière avec sa grosse magnitude de 2,4 représente une gêne considérable pour l'observation de cette discrète galaxie spirale, et mieux vaut la sortir du champ après avoir repéré les trois petites étoiles alignées juste au Sud-est du phare de Phecda. De ces trois petites étoiles, celle du centre paraît suspecte et pour cause, M109 se trouve juste en-dessous, donnant à cette étoile un aspect empâté sur son Sud-Est, décelable assez difficilement en vision décalée et trahissant la présence de cette timide galaxie. M110 - Galaxie Constellation: Andromède Magnitude apparente: 8,1. Dimensions: 18,6' x 10,5'. Niveau de difficulté: 3/4 Le dernier objet du Catalogue Messier est, comme son numéro ne l'indique pas, une galaxie satellite de la grande galaxie d'Andromède M31. À rechercher plus loin du halo de la géante et à l'opposé de l'autre petite galaxie satellite M32, dans de bonnes conditions elle est aisément visible en vision indirecte. Largement séparée de la galaxie principale par une bande de ciel bien sombre, elle se montre assez large, avec un centre plus brillant et un halo étendu de forme ovale. ------------------------------------------------------------------------------------- Cette revue détaillée étant terminée, comme promis voici une proposition de classement de ces mêmes cibles par niveau de difficulté, une sorte de progression logique de mon point de vue totalement subjectif, où la difficulté croissante des observations devrait être contrebalancée par les aptitudes développées grâce à la recherche des cibles précédentes plus faciles. Les objets les plus faciles, pour lesquels un instrument n'est même pas nécessaire! M45 - M44 - M24 - M7 - M42 - M31 Les objets très faciles, à rechercher en priorité, et mine de rien vous aurez observé près d'un tiers du Catalogue! M41 - M25 - M39 - M35 - M34 - M6- M47 - M48 - M67 - M22 M4 - M13 - M5 - M3 - M11 - M36 - M38 - M37 - M29 - M10 M12 - M55 - M8 On poursuit avec des objets d'une relative facilité, en particulier si les 29 précédents ne vous ont posé aucun problème, attention tout de même à la qualité du ciel qui commence à entrer en compte, car nous introduisons ici quelques galaxies et d'autres objets diffus. M93 - M50 - M46 - M23 - M16 - M52 - M103 - M15 - M92 - M2 M62 - M28 - M19 - M80 - M30 - M53 - M54 - M14 - M9 - M79 M71 - M17 - M27 - M43 - M78 - M81 - M82 - M51 - M33 - M49 M60 - M106 - M63 - M64 - M66 - M32 Bien, nous avons observé une grosse moitié de Catalogue Messier, à présent nous allons entrer dans le dur. Les objets qu'il nous reste à débusquer peuvent poser des difficultés et la qualité du ciel devient sensible, stabiliser les jumelles le mieux possible peut devenir particulièrement intéressant. M21 - M18 - M26 - M69 - M70 - M107 - M68 - M56 - M75 - M72 M40 - M1 - M20 - M57 - M104 - M94 - M110 - M101 - M87 - M86 M85 - M84 - M65 - M77 - M59 - M88 - M96 - M83 - M97 Je vous félicite sincèrement si vous êtes parvenu à observer tous les objets précédents! Mais il n'en reste plus que 16, le Graal est à portée de jumelles et compte tenu de l'expérience acquise depuis le début de cette entreprise, rien ne saurait nous arrêter en si bon chemin. Attention toutefois, même si vous l'avez bien compris maintenant, rappelons que l'on s'attaque là aux cibles parmi les plus difficiles à détecter aux jumelles. La qualité du ciel sera ici prépondérante, de même que l'habileté et l'état de forme de l'observateur, l'accoutumance à la vision nocturne, la propreté des optiques, la stabilité…bref rien ne doit être laissé au hasard! M73 - M105 - M95 - M58 - M61 - M74 - M102 - M108 - M109 - M91 M90 - M89 - M99 - M100 - M98 - M76. ------------------------------------------------------------------------------------- Et pour aller plus loin? Le Catalogue Messier ne comprend pas tous les objets accessible aux jumelles, loin s'en faut. Vous trouverez d'autres références parmi les catalogues NGC, Melotte, Collinder, IC... dans deux de mes autres guides consacrés aux galaxies et aux amas ouverts. Et si comme moi vous devenez accro à ces challenges extrêmes aux jumelles, vous pouvez vous tourner vers le catalogue Herschel 400. N'hésitez pas à me faire part de vos observations, de vos commentaires, de vos échecs, et je vous le souhaite avant tout, de vos réussites! Très bon ciel à toutes et à tous, et prenez soin de vous.
  6. 18 points
    2 heures de Ha et 1 heure de RVB bin2 ASA 20 de Chilescope. La full est ICI
  7. 17 points
    Bonjour à toutes et tous, Suite à une réunion du club du gapra ( https://www.gapra.fr/) en début d'année, Jean-Marc nous a mis au défi d'imager le clignotement du pulsar de M1 dans la nébuleuse du crabe. Magnitude 16, pulses de 33 ms. B0531+21 pour les intimes. La barre était haute pour ce challenge... Avec le team LuckyWizards: Denis, Stephane, Emmanuel, Laurent, nous avons d'abord essayé la méthode brutale... des poses de 10 ms... force est de constater que sans un diamètre généreux d'au moins 1m la méthode brutale qui consiste a appuyer sur le bouton et attendre de voir que le truc clignote... resta sans succès. Qui ne tente rien n'a rien : nous avons aussi demandé à l'OCA l’accès au 1m du C2PU... sans succès...on est loin d'être prioritaires.... normal. La grosse artillerie étant donc indisponible, je me suis rabattu sur un moyen plus doux, a ma portée, la stroboscopie. Déja utilisée avec brio en 2003 http://www.astrosurf.com/rondi/obs/pulsar/pulsar.htm , j'ai essayé de mettre en oeuvre des moyens moins mécaniques, simple à réaliser par un amateur avec un peu de bricolage. Pour cela, j'ai fabriqué un obturateur stroboscopique avec un verre LCD piloté sur la fréquence du pulsar par un rapsberrypi synchronisé par le signal PPS d'une horloge GPS.... . Les acquisitions sont faites de mon jardin, deux jours avant le début du confinement. Pour la petite histoire, comme nous nous étions déjà embastillés, j'avais mis mon C11 en remote pour que les copains puissent participer. - C11HD/Asi 183 - 400 images de 10s - Alignement et Stacks : LuckyWizards Software En voici le résultat : Plutôt qu'un long texte, la vidéo est plus explicite, même si je ne suis pas un aficionado du traitement et montage vidéo. Une image du champ global et, un gif animé du pulsar qui clignote Bon ciel a vous et portez vous bien Georges
  8. 15 points
    Bonjour, Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer la sortie de la toute nouvelle version de Siril : 0.9.12. Au menu de cette version : des corrections de bugs, quelques nouveautés et de nombreuses améliorations. Cette version se focalise sur les corrections de bug et une meilleure expérience utilisateur. En effet, la gestion des fenêtres était relativement archaïque et une refonte profonde était nécessaire. Aussi, l'outil d'histogramme a été revu afin d'être plus simple à manipuler. Actuellement, la nouvelle version n'est pas disponible sous forme d'application prete à l'emploi pour macOS. Heureusement, elle reste disponible en quelques clics via le gestionnaire de paquet de macOS : homebrew. Le téléchargement de Siril pour votre système préféré se fait ici et plein d'infos utiles ici. ATTENTION : Si vous avez l'impression de ne plus avoir de scripts, c'est pas grave et probablement normal. Allez dans le menu "Edition" puis "Préférences" puis "Divers". Effacer complètement la zone de texte "Répertoire des scripts" (ne laissez même pas un espace) et Cliquez sur "Appliquer". Ensuite, fermez Siril et réouvrez-le. Vous aurez les scripts. Quoi de neuf dans Siril 0.9.12 ? Nouvelles fonctionnalités Nouvelle fonction de séparation des canaux CFA Statut du script (ligne actuellement exécutée) affiché dans la barre de statut. Exportation des séquence au format TIFF Nouveau filtre : Égalisation d'histogramme adaptatif à contraste limité (CLAHE) Ouverture des séquences en double cliquant. Améliorations : Meilleure gestion des fenêtres Refonte de l'outil Histogramme Nouvelle stratégie de gestion de la mémoire Ajout d'un catalogue photométrique (APASS) Corrections de bugs : Correction du calcul des stats pour les FITS 3 canaux Correction d'un bug de la gestion de la vérification de la mémoire disponible sous Windows Correction d'un bug dans le compositage des images RGB permettant maintenant d'utiliser les outils de traitement Correction d'un crash après déconvolution d'images monochromes Correction d'un bug dans l'astrométrie quand le catalogue téléchargé est trop gros Si vous aimez Siril et que vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez aller faire un don ici. Bonne journée, L'équipe de dev' de Siril.
  9. 15 points
    Salut , C'est une photo qui m'a prise un peu plus de temps que d'habitude.Je voulais améliorer la résolution cet objet, il a m'a fallu une dizaine de nuit repartie sur 3 mois. Sur ces 11 nuits j'ai gardé 3 nuits. Sur le forum dédié aux poses courtes, je détaille un peu plus ces différentes nuits, pour montrer que c'est le Seeing qui commande! http://www.astrosurf.com/topic/134918-complement-dinfo-sur-mon-post-esquimau-son-coeur-bat/ Et l'impact des fluctuations du Seeing se voit encore plus sur les photos réalisées avec les poses rapides. En résumé,Il y a plusieurs paramètres pour obtenir une bonne définition: -échantillonnage important, il faut que les détails soient assez écarter les uns des autres pour les différencier -temps d'exposition court mais pas trop, on reste cohérent avec son échantillonnage -Et surtout un bon seeing. J'ai récupéré ma couleur sur ma dernière photo de 2019, additionné ma luminance: un crop sur le centre, avec une photo faites par le HST en 1998, pour verifier si mes details sont réels: En regardant plus attentivement, il me semble que certains détails ont bougé. Il est évident que la grosse différence entre mon tube et celui de Hubble en résolution peut créer des artefacts de traitement si mon tube essaye de se caler au tube spatiale mais on dirait que... image agrandie 400% plus accentuation exagerée La fleche du haut, c'est probablement du aux traitements mais en bas Mais à quoi peut ressembler cette nébuleuse planétaire , avec le logiciel shape 5 on peut faire une simulation en 3d à partir des données interférométries le resultat calculé à partir de ce tableau: Ce qui ressemble à d'autres NP si notre point de vue change: Le clown est une copie de NG7009 ou NGC 6543, avec des différences subtiles selon la taille du compagnon, ou un basculement du champ magnétique. Matériels d'acquisitions: 300mmF4, barlow 2.5x monture atlas (EQ6) QHY290III-M et ASI224MC données de capture: expo:500ms-100ms gain:450 Nbr de brute:22100 gardées (environ 3h) Logiciels de traitement: Siril Astrosurface CS2 Stephane
  10. 15 points
    Hello, Je vous présente mon T350 en carbone de voyage. 14.5kg tout compris, dont 7.1 de miroir (étui des tubes et boîte du primaire en CP10mm). Le cahier des charges était le suivant: - Miroir en cabine -> 350mm (pas sûr que des bagages à main de 400+ passent encore longtemps) - Structure en soute - Balsa/carbone (Pour le poids) - 350 -> 1.25" est suffisant, de plus c'est cohérent avec ma gamme d'oculaires (pano 24, nagler 16, 13, 9 et 5, Barlow TV2x) - Passe filtres - Secondaire non-démontable - 6 tubes démontables fixés sur les tourillons Comme l'a noté @fred-burgeot sur le forum, il a un bel air du T400c de @serge vieillard, c'est normal. En effet le balsa venant en lattes, la structure polygonale de l'anneau secondaire coule de source. Il y a néanmoins des petites différences: - Support latéral du miroir par roulements - Pattes anti-basculement - Boîte-Rocker "à la Strock" - Deux ressorts pour maintenir le secondaire - Aimants incrustés dans la cage pour tenir la pare-lumière - Po helicoïdal 31.75 Astronomicalement José
  11. 13 points
    Bonjour tout le monde, C'est avec un grand plaisir que nous vous annonçons la sortie le la version 0.9.11 de Siril, téléchargeable ici. Je sais que cette version était très attendue, notamment grâce à certaines de ces nouvelles fonctionnalités. C'est une version qui a été énormément testé également car la communauté de beta testeur compilant le programme s'est agrandie. Nous tenons à vous remercier chaleureusement car vous nous avez remonté de nombreux bugs que nous avons pu corriger à temps. En ce qui concerne les nombreuses nouveautés, en voici la liste : L'étalonnage des couleurs par photométrie. Ceci est peut-être l'outil le plus attendu de cette nouvelle mouture. Il permet à l'utilisateur, à partir de simple données, de récupérer une colorimétrie réaliste de son image RGB. Nouvel outil de filtrage des images lors de l'empilement. En effet, il est maintenant possible de filtrer et de croiser les filtres afin d'obtenir un jeu de données de qualité. Ceci est très utile dans le cas du ciel profond rapide ou le nombre d'image peut parfois frôler les 100 000. Nouvel outil d’extraction de gradient. Bien que déjà existant, cet outil a été entièrement repensé et recodé pour une meilleure utilisation. Il est dorénavant très simple à prendre en main et débarrassé de tout superflu. De plus, il est maintenant possible et largement conseillé de l'utilisé sur les images linéaires avant d'avoir étiré l'histogramme et surtout avant d'utiliser l'étalonnage par photométrie !! Un nouveau thème sombre ainsi qu'un nouveau jeu d’icônes a été intégré à Siril. Le mode sombre s'active dans les paramètres. Ajout du glisser déposer dans la fenêtre conversion. Amélioration de l'outil de sélection. Possibilité d'exporter et d'effacer les logs de la console de Siril. Un effort important a été fait dans l'optimisation et la gestion de la mémoire également. Siril peut normalement fonctionner sur des machines peu performantes sans faire freezer le système. Optimisation de la vitesse !! (ENCORE) Il est a noté ici l'excellent travail d'Emmanuel Brandt dont son implication dans la recherche d'algorithmes rapides ont permis d'améliorer de plusieurs facteurs la vitesse de calcul de Siril. Correction d'un grand nombre de bugs !! ... Il est à noter également que les scripts ont évolué suite à l'implémentation de nouvelles options dans les commandes : ils sont en version 1.5. Nous allons, comme d'habitude, mettre progressivement à disposition les paquets pour les différents systèmes. Donc s'il vous plaît, soyez patient si votre paquet n'est pas encore disponible.
  12. 13 points
    TUTORIAL pour le traitement complet d'une image APN avec les scripts SIRIL et PHOTOSHOP Mise à jour du 6 juin 2019 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.9.11. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (avec un focus sur le Sony A7S). Je ne prétends pas que ce tuto est le meilleur, je ne prétends pas être un cador en traitement, c'est ma petite cuisine, qui me permet d'être satisfait du résultat après moult tâtonnements Cette cuisine c'est pas de la gastronomie 3 étoiles, mais c'est pas non plus le Kebab ou le Big Mac du coin. On va dire que c'est ma cuisine au beurre de Normandie à moi ! Bien évidemment ya mieux, bien évidemment certains vont y trouver à redire, n'hésitez pas, si ya plus simple et plus efficace, je suis preneur. Ce tutoriel vous permettra : de pré-traiter vos images APN avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts de réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) de réaliser un second traitement un peu plus poussé sous Photoshop afin de faire sortir les tripes à votre image finale, ceci grâce aux scripts Astronomy Tools et Troy's Astro Logiciels nécessaires : SiriL 0.9.11-64 bits pour Windows à télécharger ici : https://free-astro.org/download/Install_SiriL_0_9_11_64bits_EN-FR.exe Un Photoshop quelconque, valable depuis CS2 (qu'on peut trouver gratuitement et légalement sur le web) jusqu'aux dernières versions CC en date. Ici j'utilise CS5 qui n'est plus tout récent mais qui fait bien le boulot. les scripts Astr0n0my T00ls pour Photoshop : https://www.prodigitalsoftware.com/Astronomy_Tools_For_Full_Version.html (oui je sais c'est payant, donc soit vous payez 20$ pour l'avoir légalement, soit vous êtes débrouillards et au-dessus des lois et vous saurez le trouver ) les scripts Troy's Astro Actions pour Photoshop : http://troypiggo.blogspot.com/2010/11/troys-astro-actions.html Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands Très bon tutos vidéo sur Siril : https://www.youtube.com/channel/UCL6_FyoBsia3FlnfdSDA0CA IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller avant d'installer la 0.9.11, puis suivre à la lettre les recommandations du message d'avertissement qui s'affiche à la fin de l'installation de SiriL 0.9.11. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL, la réponse se trouve au point 1. Pour installer les 2 scripts Photoshop ci-dessus, téléchargez les fichiers .ATN correspondants et double-cliquez dessus. Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM_D_UTILISATEUR\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. Si vous êtes sous Linux... ben vous êtes sous Linux et vous savez déjà vous débrouiller non ? Donc logiquement ce tuto ne va pas vous apprendre grand-chose Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, et donc ce qu'on appelle des RAW (fichiers .ARW sur Sony, .CR2 sur Canon, etc...), un nombre certain (entre 20 et 100) d'images de DARK (toujours des RAW, toujours prises dans le noir absolu mais cette fois au même temps de pose que les brutes, par exemple 30s, et au même ISO que les brutes), quelques (une vingtaine me suffit amplement) images de FLAT (toujours des RAW, cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO le plus faible possible idéalement), L'histogramme de ces images doit se situer environ aux 2/3 du maximum, à vérifier directement en visualisant l'histogramme de l'image après la prise de vue, un certain nombre (entre 30 et 100) d'images d'OFFSET (toujours des RAW, cette fois prises dans le noir absolu et d'un temps de pose le plus court possible, par exemple 1/8000s au même ISO que les FLATS), Attention, si vous lancez le script sans flat ni dark, assurez-vous alors de faire vos Offsets au même ISO que les brutes. Dans mon exemple ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 530mm de focale (F/5) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes une lunette-guide de 60mm munie d'un autoguideur autonome un APN Sony A7S, réglé sur 3200 ISO et 30 secondes de pose unitaire et obtenu : 62 images brutes des nébuleuses M8 et M20 (avec Saturne à gauche, le tout sous une assez forte pollution lumineuse) 21 darks de 30s à 3200 ISO 25 flats à 3200 ISO (je les ai faites au même ISO que les brutes mais c'est pas forcément le mieux) 28 offsets à 3200 ISO (au même ISO que les FLATS) Voici pour information une image brute de 30s à 3200 ISO, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Déposez vos images dans les dossiers correspondants : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Pour le A7S : Cliquez sur le menu Scripts puis choisissez le script Pre-traitement_APN_AvecDrizzle_AvecCorrectionCosmetique. Nota : pour le A7S j'utilise systématiquement l'option Drizzle qui va artificiellement augmenter la taille de l'image d'un facteur 4 (l'image sera 2x plus grande en largeur et 2x en hauteur). Cette option est bien utile pour les petites focales car les pixels du A7S sont très gros (presque 9µ) et on obtiendra alors une meilleure résolution. Cette option est néanmoins très gourmande en ressources et bien plus lente que le pré-traitement classique. Pour les autres APN : vous pouvez tester avec et sans Drizzle pour vous faire une idée de son apport. Nota : La correction cosmétique permet de supprimer les pixels défectueux dans l'image. Commentaire de Cyril à ce sujet : "Cette correction cosmétique là, celle rajoutée dans certains scripts, n'utilise pas le master dark pour trouver les pixels déviants. Elle fait une détection automatique à partir des statistiques de l'image." Le script est lancé... On peut alors au choix : moins de 100 brutes : rester devant l'écran, ouvrir son navigateur préféré, et mater quelques vidéos de Jackie & Michel avec un rouleau de Sopalin à portée de main de 100 à 300 brutes : aller manger un morceau et boire un coup, regarder un épisode de Battlestar Galactica, ou honorer Madame (si pas de migraine) plus de 300 brutes : aller se coucher, et attendre le lendemain matin pour la suite Nan je déconne !!! En réalité, tout va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 42Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement APN Sony A7S de 12Mpixels avec Drizzle et correction cosmétique, pour pré-traiter, aligner et empiler les 62 images avec 21 darks, 25 flats et 28 offsets, il aura fallu très exactement 11 minutes et 46 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Fichier puis Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans les 2 fenêtres de visualisation (N&B à gauche et couleur RVB à droite). Bah quoi ???? Je vois rien, c'est quoi c'te binz ???? Calme, calme, pas taper... C'est normal car le mode d'affichage est en linéaire Dans la fenêtre de visualisation N&B, en bas de l'écran, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Si l'image est toute verte comme ci-dessus, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit Ah j'oubliais, pour toi là, le petit au fond à droite, oui toi là qui a lâché le tuto au niveau de Jackie & Michel... Bah tu peux arrêter hein, ya plus de Sopalin ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans l'image N&B à l'aide de la souris afin de conserver la partie intéressante de l'image. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : L'image n'a alors plus de bord disgracieux : On va supprimer le gradient de l'image... Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. Cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur les carrés se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : A gauche l'image avant l'extraction du gradient, à droite, après : On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 apporte une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Etalonnage des couleurs, puis sur Etalonnage des couleurs par photométrie : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous. Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Entrez la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Entrez la taille des pixels. Cliquez sur Valider : SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image et s'en servir pour ajuster les couleurs : A gauche, avant l'ajustement des couleurs, à droite après : On règle l'histogramme de l'image... Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur l'icône Histogramme comme ci-dessous : Important : positionnez le curseur du haut au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur l'engrenage puis vérifiez que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite. Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir. Commentaire de Cyril à ce sujet : "L'engrenage faut faire attention. Il peut y avoir plus de 10% de pixels clippés parfois avec cet outil. Il peut te calculer un truc ou tu auras une perte terrible. Et ça, c'est balo." Commentaire de Cyril à ce sujet : "C'est pour ça que moi je le fais à la main. Je joue avec les curseurs et je zoom (le bouton +), puis je rejoue avec les curseurs de façon plus précise et je rezoom, etc .... " Vous devriez maintenant visualiser une image identique à celle obtenue en auto-ajustement. Maintenant vous pouvez jouer sur les curseurs Basses lumières (le cercle) et Tons moyens (le triangle) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières. Vous pouvez zoomer sur le graphe avec les icônes + et - : Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sélectionnez Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image. A gauche, avant, à droite, après : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur. A gauche, avant, à droite, après : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cette fonction, associée au Drizzle, me donne de très bons résultats, enfin je trouve Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le curseur autour de 0.8 (j'ai bêtement appliqué les tutos et ils disent que c'est une bonne valeur ça vous va comme explication ?) : Cliquez sur Appliquer et observez le résultat (le traitement peut prendre une petite minute). A gauche, avant, à droite, après : Fermez la fenêtre de déconvolution. Et enfin on va sauvegarder notre image en TIF... Cliquez sur Fichier puis sur Enregistrer sous... : Choisissez TIFF et donnez un nom à votre image : Gardez les valeurs par défaut (16 bits-entier non signé, aucune compression), puis cliquez sur Enregistrer : Voilà, le traitement sous Siril est terminé, on a déjà une première image TIF sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. La suite consistera maintenant à lui sortir les tripes Dans la suite du tuto, on passera à la finalisation sous photoshop ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonsoir à tous, nous revoici pour la suite de notre traitement d'image ! Cette fois-ci nous allons voir comment peaufiner notre image pour en tirer la substantifique moelle On ouvre notre image dans Photoshop... Lancez votre Photoshop favori et ouvrez l'image TIF précédemment enregistrée (dans le dossier \Images) : Passons tout de suite aux scripts Astronomy Tools... Pour afficher les scripts, selon votre version de Photoshop, ça doit se passer dans Fenêtre, puis soit Scripts, soit Actions : Sélectionnez le script Increase Star Color (Augmenter la couleur des étoiles) puis cliquez sur le bouton Play pour exécuter le script : Le script va s'exécuter (ça prend un peu de temps selon le script) et vous rendre la main : Vous avez compris le principe des scripts ? Alors j'enchaîne cette fois avec Make Stars smaller (réduction d'étoiles) : J'enchaîne ensuite avec Local Contrast Enhancement (amélioration du contraste) : Notez cette fois une subtilité : je trouve personnellement que ce script donne généralement des résultats un peu trop forts (de même que le script suivant). Dans ce cas il est possible d'annuler le script précédemment joué en lançant le script : ...As Layer Underneath : On se retrouve alors avec 2 calques : l'image avant le script de Contraste et l'image après le script. Et il est possible alors de jouer sur la puissance du script Local Contrast Enhancement, comme ceci : sélectionnez le calque Before Action Ajustez le curseur d'opacité (dans mon cas 30% me donne une bonne valeur) : cliquez ensuite sur Calque puis sur Aplatir l'image : On réalise la même opération pour le script suivant : Lighten Only DSO and Dimmer Stars : Lancez le script Lighten Only DSO and Dimmer Stars Lancez le script ...As Layer Underneath Jouez sur le curseur d'opacité, cette fois vers 70% Cliquez sur Calque puis sur Aplatir l'image : Exécutez maintenant les scripts suivants : Fade Sharpen To Mostly Lighten Space Noise Reduction Passons cette fois au script Troy's Astro Action Tools... Ici je trouve qu'un seul script est utile, mais bien utile : Separate Stars and Sky Ce script va séparer en 2 calques disctincts les étoiles et les nébulosités, ce qui va nous permettre un traitement sur ces dernières sans affecter la tronche des étoiles Exécutez donc ce fameux script Separate Stars and Sky : Attention ce script a un petit bug au lancement, il affiche un message d'erreur sans incidence sur la suite. Cliquez sur Continuer et le script devrait se dérouler ensuite correctement : Vous allez alors vous retrouver avec 3 calques : Stars (les étoiles) Starless (les nébulosités) Base (le calque d'origine) Sélectionnez le calque Starless et décochez (en cliquant sur l’œil) les 2 autres calques : Observez l'image. Il ne reste que les nébuleuses et c'est sur elles qu'on va appliquer un filtre de netteté : On a le choix entre plusieurs filtre de renforcement, mais personnellement je n'aime pas trop le Netteté optimisée qui a tendance à rajouter du bruit. Cliquez sur Filtre, puis Renforcement, puis sur Plus net : Et une seconde fois sur Plus net : Recochez le calque Stars : Et cliquez sur le menu Calque puis Aplatir l'image. Le calque Base sera alors supprimé puisqu'il ne sert plus à rien. On va maintenant redimensionner l'image à sa taille finale... Souvenez-vous, au tout début de notre tuto, on a coché le fameux Drizzle qui a augmenté la taille de l'image. Il est temps enfin de réduire l'image, et c'est là que nous allons bénéficier des améliorations que nous avons fait dessus. En réduisant l'image, on verra moins le bruit et les imperfections qui étaient visibles sur l'image Drizzlée (j'invente des mots ). Cliquez sur Image puis sur Taille de l'image... : Personnellement avec le A7S je repasse l'image en format 4k, soit 3840 pixels de largeur : On va terminer avec une petite saturation... Cliquez sur Image, Réglages, puis Vibrance... : Déplacez les curseurs vers +20 en vibrance et +15 en saturation : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- C'est fini !!! Voilà, je crois que j'ai fait le tour. Il resterait bien des choses à faire, mais je vais m'arrêter là, pour le reste il existe énormément de tutos sur le web pour aller encore plus loin dans le traitement... Il vous reste à sauvegarder votre image en jpg pour la publier éventuellement. Sinon gardez-là en TIF. Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute : Et l'image finale, empilement de 62 brutes. Pas trop mal pour seulement 30 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini, j'espère que ce tuto vous servira N'hésitez pas à commenter, critiquer, je suis ouvert ! Colmic
  13. 12 points
    TUTORIAL pour le traitement complet d'une image APN avec les scripts SIRIL et PHOTOSHOP Mise à jour du 6 juin 2019 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.9.11. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (avec un focus sur le Sony A7S). Je ne prétends pas que ce tuto est le meilleur, je ne prétends pas être un cador en traitement, c'est ma petite cuisine, qui me permet d'être satisfait du résultat après moult tâtonnements Cette cuisine c'est pas de la gastronomie 3 étoiles, mais c'est pas non plus le Kebab ou le Big Mac du coin. On va dire que c'est ma cuisine au beurre de Normandie à moi ! Bien évidemment ya mieux, bien évidemment certains vont y trouver à redire, n'hésitez pas, si ya plus simple et plus efficace, je suis preneur. Ce tutoriel vous permettra : de pré-traiter vos images APN avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts de réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) de réaliser un second traitement un peu plus poussé sous Photoshop afin de faire sortir les tripes à votre image finale, ceci grâce aux scripts Astronomy Tools et Troy's Astro Logiciels nécessaires : SiriL 0.9.11-64 bits (EDIT : depuis la sortie de ce tuto, la version 0.9.12 est sortie) pour Windows à télécharger ici : https://www.siril.org/fr/ Un Photoshop quelconque, valable depuis CS2 (qu'on peut trouver gratuitement et légalement sur le web) jusqu'aux dernières versions CC en date. Ici j'utilise CS5 qui n'est plus tout récent mais qui fait bien le boulot. les scripts Astr0n0my T00ls pour Photoshop : https://www.prodigitalsoftware.com/Astronomy_Tools_For_Full_Version.html (oui je sais c'est payant, donc soit vous payez 20$ pour l'avoir légalement, soit vous êtes débrouillards et au-dessus des lois et vous saurez le trouver ) les scripts Troy's Astro Actions pour Photoshop : http://troypiggo.blogspot.com/2010/11/troys-astro-actions.html Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands Très bon tutos vidéo sur Siril : https://www.youtube.com/channel/UCL6_FyoBsia3FlnfdSDA0CA IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller avant d'installer la nouvelle, puis suivre à la lettre les recommandations du message d'avertissement qui s'affiche à la fin de l'installation de SiriL. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL, la réponse se trouve au point 1. Pour installer les 2 scripts Photoshop ci-dessus, téléchargez les fichiers .ATN correspondants et double-cliquez dessus. Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM_D_UTILISATEUR\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. Si vous êtes sous Linux... ben vous êtes sous Linux et vous savez déjà vous débrouiller non ? Donc logiquement ce tuto ne va pas vous apprendre grand-chose Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, et donc ce qu'on appelle des RAW (fichiers .ARW sur Sony, .CR2 sur Canon, etc...), un nombre certain (entre 20 et 100) d'images de DARK (toujours des RAW, toujours prises dans le noir absolu mais cette fois au même temps de pose que les brutes, par exemple 30s, et au même ISO que les brutes), quelques (une vingtaine me suffit amplement) images de FLAT (toujours des RAW, cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO le plus faible possible idéalement), L'histogramme de ces images doit se situer environ aux 2/3 du maximum, à vérifier directement en visualisant l'histogramme de l'image après la prise de vue, un certain nombre (entre 30 et 100) d'images d'OFFSET (toujours des RAW, cette fois prises dans le noir absolu et d'un temps de pose le plus court possible, par exemple 1/8000s au même ISO que les FLATS), Attention, si vous lancez le script sans flat ni dark, assurez-vous alors de faire vos Offsets au même ISO que les brutes. Dans mon exemple ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 530mm de focale (F/5) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes une lunette-guide de 60mm munie d'un autoguideur autonome un APN Sony A7S, réglé sur 3200 ISO et 30 secondes de pose unitaire et obtenu : 62 images brutes des nébuleuses M8 et M20 (avec Saturne à gauche, le tout sous une assez forte pollution lumineuse) 21 darks de 30s à 3200 ISO 25 flats à 3200 ISO (je les ai faites au même ISO que les brutes mais c'est pas forcément le mieux) 28 offsets à 3200 ISO (au même ISO que les FLATS) Voici pour information une image brute de 30s à 3200 ISO, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Déposez vos images dans les dossiers correspondants : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Pour le A7S : Cliquez sur le menu Scripts puis choisissez le script Pre-traitement_APN_AvecDrizzle_AvecCorrectionCosmetique. Nota : pour le A7S j'utilise systématiquement l'option Drizzle qui va artificiellement augmenter la taille de l'image d'un facteur 4 (l'image sera 2x plus grande en largeur et 2x en hauteur). Cette option est bien utile pour les petites focales car les pixels du A7S sont très gros (presque 9µ) et on obtiendra alors une meilleure résolution. Cette option est néanmoins très gourmande en ressources et bien plus lente que le pré-traitement classique. Pour les autres APN : vous pouvez tester avec et sans Drizzle pour vous faire une idée de son apport. Nota : La correction cosmétique permet de supprimer les pixels défectueux dans l'image. Commentaire de Cyril à ce sujet : "Cette correction cosmétique là, celle rajoutée dans certains scripts, n'utilise pas le master dark pour trouver les pixels déviants. Elle fait une détection automatique à partir des statistiques de l'image." Le script est lancé... On peut alors au choix : moins de 100 brutes : rester devant l'écran, ouvrir son navigateur préféré, et mater quelques vidéos de Jackie & Michel avec un rouleau de Sopalin à portée de main de 100 à 300 brutes : aller manger un morceau et boire un coup, regarder un épisode de Battlestar Galactica, ou honorer Madame (si pas de migraine) plus de 300 brutes : aller se coucher, et attendre le lendemain matin pour la suite Nan je déconne !!! En réalité, tout va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 42Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement APN Sony A7S de 12Mpixels avec Drizzle et correction cosmétique, pour pré-traiter, aligner et empiler les 62 images avec 21 darks, 25 flats et 28 offsets, il aura fallu très exactement 11 minutes et 46 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Fichier puis Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans les 2 fenêtres de visualisation (N&B à gauche et couleur RVB à droite). Bah quoi ???? Je vois rien, c'est quoi c'te binz ???? Calme, calme, pas taper... C'est normal car le mode d'affichage est en linéaire Dans la fenêtre de visualisation N&B, en bas de l'écran, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Si l'image est toute verte comme ci-dessus, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit Ah j'oubliais, pour toi là, le petit au fond à droite, oui toi là qui a lâché le tuto au niveau de Jackie & Michel... Bah tu peux arrêter hein, ya plus de Sopalin
  14. 12 points
    Salut à tous En voilà une image qui m’a donné du fil à retordre... L’incrustration du Ha à été un véritable casse tête pour ne pas déséquilibrer le reste des couleurs... Enfin voilà le résultat: Pour les détails techniques : https://www.astrobin.com/amowlw/D/ AP130 et son red F4,5 AP1600GTO (non-guidée) Atik One 6.0 et filtres Astrodon LRVBHa3nm Et toujours avec mon ciel de centre ville... N’hésitez pas! Stef
  15. 12 points
    Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution sera testée lors du prochain lancement (à priori celui du mois de mai 2020 donc). On ne sait actuellement pas combien de satellites seront équipés de ce système. Pour rappel, Darksat, le satellite recouvert d'un traitement sombre avait été lancé seul parmi sa grappe pour une première expérimentation. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.
  16. 12 points
    Bonjour à toutes et à tous. J'ai le plaisir de vous proposer un nouveau petit guide d'observation aux jumelles. Faisant suite à une précédente édition consacrée aux galaxies, ce nouveau "Top 50" s'intéresse cette fois aux plus beaux amas ouverts du ciel boréal visibles aux jumelles, ou à l'aide de tout autre instrument combinant un champ confortable et un faible grossissement. J'assume parfaitement qu'il comporte une part de subjectivité, déjà dans le parti pris de réduire le nombre à 50 objets, clin d'oeil au formidable instrument astronomique que sont les jumelles 10x50, mais surtout dans les choix cornéliens qu'il a fallu faire pour retenir les plus intéressants et en écarter d'autres non moins remarquables. C'est une balade en trois parties à laquelle je vous invite. Dans une première partie nous partirons à la découverte des Grands Amas: les plus étendus, qui ne s'apprécient bien qu'avec le maximum de champ procuré par les jumelles. Dans une deuxième partie, je vous propose une épreuve en duo où nous partirons à la recherche des plus beaux Doubles Amas du ciel. Enfin, dans une troisième partie nous partirons à la chasse aux Petits Amas, que nous sommes plus habitués à détailler avec de plus gros instruments mais qui restent faciles et intéressants à travers des jumelles. Dans chaque thème les amas sont présentés par ordre d'intérêt décroissant, selon une savante méthode de classement (!) combinant leur magnitude, leur taille apparente et un facteur esthétique toujours subjectif. Certaines entrées sont agrémentées de dessins réalisés par mes soins, j'espère pouvoir étoffer ces illustrations au fil du temps. J'ai effectué ces observations très principalement avec des jumelles 10x50 fixées sur un trépied, parfois mais rarement à main levée, et dans une moindre mesure avec de petites jumelles 8x25 et 8x40 à main levée. Compte tenu de la nature des cibles qui nous intéressent, j'ai le plaisir de vous annoncer que la qualité du ciel requise pour observer la grande majorité de ces 50 amas n'est pas réellement critique, ainsi j'espère que le plus grand nombre pourra profiter de cette balade! Evidemment si vous avez la chance de trouver un ciel bien noir, ne vous en privez pas. Bonne lecture. Les grands amas Ils sont parmi les plus remarquables, les plus étendus et les plus brillants, mais étonnamment parfois pas les plus connus. Ces grands amas justifient à eux seuls de posséder une paire de jumelles puisqu'ils ne s'apprécient qu'avec un champ suffisamment généreux pour les accueillir dans leur intégralité. Par corollaire, ils sont généralement décevants à travers un instrument grossissant beaucoup. Voici donc les amas vedettes du ciel aux jumelles. Melotte 25 - Les Hyades Constellation: Taureau Magnitude: 0,5 Dimensions: 5° L'entrée numéro 25 du catalogue publié en 1915 par l'astronome britannique Philibert Jacques Melotte est sûrement plus connue sous les nom des "Hyades". Cible classique aux jumelles, instrument indispensable pour l'apprécier à sa juste valeur, et qui se retrouve donc en tête de cette édition consacrée aux amas ouverts. Serait-ce le plus beau? Je vous laisse seul juge. C'est l'amas ouvert le plus proche de nous à seulement 151 années lumière, et il regrouperait entre 300 et 400 étoiles. Très intéressant à détailler aux jumelles, plusieurs dizaines d'étoiles seront visible selon la qualité du ciel. Il inclut quelques belles paires, comme Sigma 1 et 2 au sud-est d'Aldébaran, et surtout la belle binaire Theta 1 et 2 au centre de l'amas, dont les colorations respectives sont déjà perceptibles. Theta 1 "Phaeo" de magnitude 3,8 est une géante orange de type spectral K0 et Theta 2, "Phaesyla" de magnitude 3,4 et une géante blanche de type A7, également variable. Ce groupe est d'ailleurs très intéressant à détailler avec plus de grossissement. Rappelons que la géante orangée Aldébaran ne s'invite dans le champ que par perspective, puisqu'elle est beaucoup plus proche de nous à 65 années lumière. Avec l'aimable participation de Bertrand Laville pour le traitement. Melotte 111 Constellation: Chevelure de Bérénice Magnitude: 1,8 Dimensions: 7,5° Déjà visible à l'oeil nu comme une tâche laiteuse très étendue entre les Chiens de chasse et le Lion, c'est un champ somptueux dans les jumelles, encore une fois seul instrument permettant de l'admirer dans son ensemble. Il est même si étendu qu'il est encore plus beau dans de petites jumelles offrant un champ plus large, comme des 8x40, permettant de l'admirer entièrement. De cet amas proche de nous, à 280 années lumière seulement, se détachent une bonne vingtaine d'étoiles brillantes sur un fond noir d'encre. Notez la forme de "V" caractéristique de l'amas. Près de la pointe du "V", l'étoile 17 COM est une jolie double visuelle, sa compagne HIP 60891 ne lui étant pas liée à 13 années lumière plus près. En tentant de saisir d'autres étoiles faibles de l'amas en vision décalée, et si les conditions sont bonnes, il se peut qu'un minuscule faisceau diffus apparaisse subrepticement au sud de l'amas, en l'occurrence la fameuse galaxie de l'Aiguille NGC 4565. Collinder 70 Constellation: Orion Magnitude: 0,4 Dimensions: 2,5° L'astronome suédois Per Collinder a publié en 1931 un catalogue regroupant 471 amas ouverts, beaucoup figurant déjà dans d'autres catalogues comme le Messier ou le NGC, mais d'autres se sont fait un nom sous le matricule "Cr" ou "Col". C'est le cas de l'entrée numéro 70. Un champ superbe à apprécier exclusivement aux jumelles, puisqu'il faudra pour en profiter embrasser l'ensemble de la Ceinture d'Orion. Dominé par l'éclat des Trois Rois, d'est en ouest Alnitak, Alnilam et Mintaka, l'amas propose une zone d'une densité pouvant être assez spectaculaire sous un bon ciel tout autour de la Ceinture. Des dizaines d'étoiles se révèlent en vision directe, et d'avantage en vision décalée. Notez parmi les étoiles les plus brillantes la dizaine qui forment un "S" serpentant entre Alnilam et Mintaka. Quelques paires d'étoiles viennent agrémenter la vision, comme la large double optique formée par Mintaka et une étoile de magnitude 6,8 à 53" d'écart, la différence d'éclat est saisissante. À l'opposée au sud-est, le groupe de Sigma Orionis laisse voir une large paire agrémenté d'un petit doublet faible et serré juste à côté, n'hésitez pas à y revenir plus tard avec un instrument grossissant d'avantage car c'est un superbe système stellaire. Melotte 20 - Amas d'Alpha Persei Constellation: Persée Magnitude: 1,2 Dimensions: 3° Dans la constellation de Persée, autour de Mirfak -Alpha Persei- cet immense amas ouvert proche de nous à environ 550 AL et jeune -environ 60 millions d'années- est déjà facilement visible à l'oeil nu sous un ciel moyen comme une tache laiteuse, sous un bon ciel il se détache nettement et commence à crépiter, plusieurs membres devenant visibles en vision directe. Aux jumelles, l'amas se structure autour d'un astérisme formé par ses étoiles les plus brillantes évoquant pour certains un saxophone, pour d'autres une oie, avec Mirfak étincelante au milieu. Des dizaines d'étoiles sont résolues en vision directe, et cela fourmille en vision décalée, il faut dire que l'amas baigne sur fond de Voie Lactée d'hiver. Dans ce champ, Sigma Persei de magnitude 4,3 et de classe spectrale K3, à l'avant-plan de l'amas, se démarque par sa belle coloration dorée. Messier 45 - Les Pléiades Constellation: Taureau Magnitude: 1,6 Dimensions: 2° Les Pléiades…Que dire d'original qui n'a jamais été écrit en plusieurs langues? Immense classique, une observation qui relève du réflexe dès que l'on a une paire de jumelles en main. Pour autant, si l'on a tous déjà pointé M45 à main levée dans des jumelles non stabilisées, dans ces conditions il est difficile selon moi de bien apprécier tout ce que l'objet à a offrir, par exemple je vous suggère d'essayer avec et sans stabilisation: -Le petit triplet d'étoiles serrées près d'Alcyone, formant avec cette dernière ce que je m'amuse à appeler le "trapèze de M45" (dénomination parfaitement non officielle), avec un membre plus brillant et deux autres plus discrets formant un petit triangle qu'essaie d'effacer l'éclatante Eta Tauri. -Faire la plus longue tresse possible à la plus brillante fille d'Atlas -encore Alcyone- le petit chapelet d'étoiles qui s'en écoule a la particularité de présenter des magnitudes de plus en plus faibles jusqu'en bas de la chevelure, on peut ainsi la prolonger dans d'excellentes conditions par deux étoiles de mag 10 puis 10.2. -La petite "flèche" entre Alcyone et Maïa, avec un petit doublet serré pas si facile à séparer... C'est donc une cible plus complexe qu'il n'y paraît et intéressante à détailler, et dont personnellement je ne me lasse jamais, que ce soit pour passer plusieurs heures à la dessiner ou pour un petit plaisir rapide. Collinder 65 Constellation: Taureau Magnitude: 3 Dimensions: 3,5° Peut-être pas le plus connu des grands amas ouverts qui s'apprécient aux jumelles, il n'en demeure pas moins intéressant. Situé à cheval sur les constellations du Taureau et d'Orion, dans une zone du ciel un peu plus clairsemée, il offre un champ fourni en étoiles brillantes qui accroche l'oeil si on daigne ne pas passer dessus trop rapidement. De fait, toutes les étoiles présentes dans le champ n'appartiennent pas à l'amas lui-même, mais elles relèvent nettement l'intérêt de la vision alors on ne va pas bouder notre plaisir. Très étendu, et un peu épars, mais indéniablement plus dense qu'un quelconque champ étoilé, une vingtaine d'étoiles peuvent être vues facilement en vision directe de la magnitude 5 à 9, et un petit peu plus en vision décalée, ce qui se fait tout naturellement en embrassant une zone aussi large. Les plus brillantes marquent un allongement de l'amas qui semble pointer vers Bételgeuse. Messier 7 - Amas de Ptolémée Constellation: Scorpion Magnitude: 3,3 Dimensions: 80' Comme son nom l'indique, sa découverte est créditée à l'astronome grec Ptolémée en 130 avant J.C, il est donc connu depuis la nuit des temps puisque facilement visible à l'oeil nu. Pourtant j'ai hésité à l'inclure. Comment me direz-vous? Un amas d'un tel calibre, d'une telle splendeur? Certes, il est intrinsèquement l'un des amas les plus spectaculaire du ciel, mais quel dommage qu'il soit si bas! Même pour un observateur situé aux latitudes les plus méridionales de la France métropolitaine, il culmine laborieusement à plus de 11° au-dessus de l'horizon. Dans ces conditions inutile de dire que l'absorption atmosphérique fait son travail de sape, lorsque ce n'est pas un halo de pollution lumineuse. Il faudra donc impérativement privilégier un passage au méridien assorti d'une bonne transparence et d'un horizon Sud immaculé. Qu'en reste-t'il dans ces conditions? Une vision tout à fait intéressante, un amas très large où des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Le centre se montre plus dense, avec des étoiles brillantes s'arrangeant en une sorte de croix. Difficile de donner une forme générale à l'amas ou de décerner des limites tranchées, il faut dire qu'il se superpose à une zone extrêmement dense de la Voie Lactée. Messier 44 - Amas de la Crèche Constellation: Cancer Magnitude: 3,1 Dimensions: 70' Voilà une autre cible privilégiée pour les petits instruments, déjà facilement visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse. En pointant une paire de jumelles dessus on comprend instantanément que c'est un objet qui a beaucoup à offrir. Comme les amas précédents je trouve qu'il fait partie des cibles qu'on peut réellement détailler aux jumelles, pas seulement apprécier sa densité ou son étendue, mais vraiment détailler attentivement sa structure, les arrangements stellaires de ses composantes les plus brillantes qui forment autant de figures qu'on peut imaginer, les membres plus faibles qui se révèlent à tour de rôle en vision décalée à mesure qu'on dirige son regard d'un bord à l'autre de l'amas. En ce qui concerne ses caractéristiques physiques, il est intéressant de savoir que c'est un amas relativement jeune (environ 600 millions d'années) et relativement proche de nous, à 580 années lumière. Peuplé d'environ 1000 étoiles, de nombreux indices (âge, mouvement propre, métallicité) suggèrent qu'il a une origine commune avec un autre amas ouvert très proche de nous que nous avons observé plus tôt, celui des Hyades dans le Taureau! Dans le large champ des jumelles, le grand cercle de M44 -aussi appelé "l'amas de la ruche" s'inscrit admirablement dans un quadrilatère formé par les étoiles brillantes Gamma, Eta, Theta et Delta du Cancer, aux magnitudes comparables mais aux teintes subtilement variées. Il se détache nettement d'un fond de ciel bien noir dans cette zone de la voûte céleste plus clairsemée. Au centre, dans la zone la plus dense de l'amas, il devient difficile de dénombrer les étoiles résolues, facilement une bonne trentaine en vision directe et d'avantage en vision indirecte. Deux membres physiques de l'amas se détachent particulièrement, c'est le doublet stellaire composé de 39 et 40 Cancri respectivement de magnitude 6,3 et 6,6. Les autres composantes résolues forment un festival de doublets, de triplets, d'astérismes... Des membres arborent des teintes différentes et à mesure qu'on détaille un secteur attentivement en vision directe, le reste de l'amas se dévoile dans toute sa densité en vision périphérique. Collinder 140 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,5 Dimensions: 1° Un bel amas dense et bien détaché, dont nous devons la découverte à l'astronome français Nicolas Louis de Lacaille en 1751. Il est facile à localiser en-dessous du postérieur du grand canidé céleste. Ce jeune amas d'une vingtaine de millions d'années laisse voir facilement 6 étoiles brillantes et vision directe et encore une demi-douzaine plus discrètes en vision décalée. Des trois amas Collinder du Grand Chien évoqués ici, c'est assez nettement le plus intéressant. Collinder 132 Constellation: Grand Chien Magnitude: 3,6 Dimensions: 1,5° Le plus large des amas Collinder du Grand Chien est facile à repérer, il forme un triangle aplati avec les étoiles Aludra et Adhara, au nord-ouest de Collinder 140 qu'on peut inclure dans le même champ. Il regroupe moins d'une dizaine d'étoiles brillantes, éparpillées sur une vaste étendue, il est donc peu dense. Petit trait caractéristique intéressant, un agencement des étoiles principales au centre de l'amas ressemble assez au grand carré de Pégase. Ne culminant pas très haut, il faudra pour l'apprécier préférer un passage au méridien tout en bénéficiant d'un bel horizon sud. Collinder 121 Constellation: Grand Chien Magnitude: 2,6 Dimensions: 50' Large amas un peu lâche, à proximité immédiate au sud de l'étoile Omicron-1 du Grand Chien, et à un champ de jumelles en dessous de M41. Si l'association d'étoiles autour d'Omicron-1 Cma ne fait partie de l'amas proprement dit, elle magnifie la vision de son éclatante lumière dorée tirant sur l'orange au milieu d'étoiles moins brillantes aux tons bleutés. Dans cette zone ce sont une dizaine d'étoiles qui sont résolues facilement, et bien que l'amas soit peu dense la vision n'en demeure pas moins esthétique. Pour en profiter pleinement il faudra privilégier un passage au méridien au dessus d'un horizon sud bien dégagé car l'amas ne monte pas très haut dans le ciel. Collinder 69 Constellation: Orion Magnitude: 3,4 Dimensions: 1° Très facile à localiser puisqu'il s'agit de la tête du Chasseur, regroupé autour de la brillante Lambda Orionis, facilement visible à l'oeil nu avec une magnitude de 3,4. Aux jumelles, c'est un arrangement amusant d'étoiles dominé par l'éclat bleuté de Meissa. Entre cette dernière et Phi-1 Orionis s'alignent trois étoiles de magnitude 7 à 6. Un peu plus à l'écart au sud-est Phi-2 Ori termine de tracer un astérisme formant la lettre "lambda", et qui porte du coup le petit nom de "lambda lambda". Autour de la zone des trois étoiles alignées se condense l'amas à proprement parler, une toute petite dizaine d'étoiles plus faibles se devinent plus ou moins difficilement. L'ensemble paraît baigné dans une nébulosité bleutée. Stock 2 Constellation: Cassiopée Magnitude: 4,4 Dimensions: 1° L'astronome allemand Jurgen Stock a établi dans les années 1950 un catalogue contenant 24 amas ouverts, parmi lesquels l'entrée numéro 2 est sans doute le plus connu. Ce très large amas ouvert convient parfaitement à l'observation aux jumelles qui permettent d'apprécier toute son étendue en lui laissant un peu d'air, tandis qu'en grossissant plus il perd nettement de son intérêt, ses étoiles étant plutôt éparpillées. Celles qui sont résolues, essentiellement autour de la magnitude 8, forment un astérisme qui a donné son surnom de "Muscleman" à l'amas. N'étant pas très dense, il se peut que Stock 2 ne vous saute pas aux yeux au premier abord, d'autant qu'on a vite fait d'être attiré par les merveilles voisines, malgré tout il se détache plutôt bien de son environnement, pouvant même donner une belle impression de densité en vision décalée. Ne vous privez pas d'inclure le Double Amas dans le champ si vos jumelles le permettent pour vous offrir une vision fameuse! NGC 752 Constellation: Andromède Magnitude: 5,7 Dimensions: 75' Situé à un champ de jumelles au sud d'Almach, c'est un large amas assez dense, très intéressant. Même si les étoiles résolues restent relativement faibles, on peut en compter tout de même facilement une vingtaine. En vision décalée, l'ensemble de l'amas apparaît fourmillant d'étoiles. Sur son bord sud-ouest se trouve la jolie double optique 56 Andromedae qui forme la tête du "Putter", un grand astérisme figurant un club de golf, 5 autres étoiles alignées sur plus d'un degré et demi en constituent le manche. NGC 752 figure donc la balle, et même si cette évocation golfique ne vous inspire guère, vous pourrez toujours apprécier ce champ très sympathique mêlant un grand amas et un alignement fortuit d'étoiles brillantes. Stock 1 Constellation: Renard Magnitude: 5,3 Dimensions: 1° Au sud-est d'Albiréo, ce large amas s'étend dans un environnement riche, et plusieurs célébrités du ciel résident dans les parages, ce qui explique peut-être qu'il est un peu négligé. D'autant qu'il s'apprécie mieux avec beaucoup de champ, les jumelles étant parfaites pour cet exercice Très étendu donc, sa densité est toute relative, il n'abrite que peu d'étoiles brillantes: facilement une dizaine, peut-être une quinzaine se détachent bien, mais en tout cas il est notable de par ses dimensions. IC 4756 Constellation: Serpent Magnitude: 5 Dimensions: 52' La 4756e entrée de l'Index Catalogue de John Dreyer est un amas ouvert remarquable, dont l'étendue favorisera le grand champ des jumelles. Dans de bonnes conditions il est même spectaculaire, des dizaines d'étoiles sont résolues facilement. Fourmillant en vision indirecte, difficile de lui attribuer des limites tranchées car il baigne dans une zone très dense de la Voie Lactée. Il est possible d'inclure dans le champ un autre amas proche, NGC 6633. Messier 48 Constellation: Hydre Magnitude: 5,8 Dimensions: 54' Peut-être pas le plus célèbre des amas ouverts du catalogue Messier, son tort étant sûrement de se trouver dans une zone du ciel un peu à l'écart des célébrités et surtout dépourvue d'étoiles brillantes. Mon plan pour le trouver à coup sûr consiste à prolonger trois fois le segment Gomeisa - Procyon. Pour l'anecdote, M48 a été incorrectement placé par Charles Messier et "perdu" jusqu'en 1934 où il fût identifié à NGC 2548. Heureusement de nos jours on peut se fier aux atlas célestes, et c'est tant mieux car on peut ainsi profiter d'un amas notable, large et dense. Une vingtaine d'étoiles sont résolues. Le centre à lui seul occupe une zone de 30' et se montre bien plus fourni, je n'hésiterais même pas à le qualifier de brillant. L'amas se détache assez nettement d'une zone du ciel plus sombre, plus loin à l'est du poudroiement de la Voie Lactée. LES DOUBLES AMAS Comme vous, je trouve le Double Amas de Persée magnifique. À ce titre j'ai pensé qu'il méritait bien que l'on crée une catégorie spéciale pour lui, d'autant qu'il n'est pas le seul à être venu accompagné: voici donc les Doubles Amas. NGC 869 et NGC 884 - Double amas de Persée Constellation: Persée Magnitude: 3,7 et 3,8 Dimensions: 30' et 30' Le Double Amas. Que pourrais-je bien ajouter? Si vous ne l'avez encore jamais vu, vous avez une chance immense: vous êtes sur le point de découvrir un des plus bel objet du ciel! Déjà bien visible à l'oeil nu comme une large tache laiteuse en forme de cacahuète entre les constellations de Persée et de Cassiopée, à travers une paire de jumelles il offre une vision féérique. Dans un champ tapissé d'étoiles, les deux amas se détachent parfaitement. De taille égale, et séparés par la même distance que leur taille apparente, soit environ un demi degré, il montrent quand même facilement de petites différences. NGC 884 semble plus compact car la dizaine d'étoiles plus brillantes facilement résolues sont plus ramassées en son centre. La teinte dorée de deux ou trois d'entre elles reste subtile mais perceptible. En face, à la surface de NGC 869 toujours une dizaine d'étoiles résolues en se cantonnant au centre de l'amas, mais bien plus étalées, sans couleur perceptible. L'utilisation de la vision décalée renforce l'impression de densité au sein des deux amas, d'autres étoiles pouvant alors être résolues. Notez le petit arc d'étoiles qui s'écoule depuis NGC 869 en passant par la brillante Chi Persei et qui nous indique la direction du grand et bel amas Stock 2. Messier 47 et Messier 46 Constellation: Poupe Magnitude: 5,2 et 6 Dimensions: 30' et 30' Voilà un autre couple fameux, le duo d'amas ouverts formé par Messier 47 et Messier 46 est un champ remarquable à apprécier aux jumelles. Les deux amas ont un aspect bien différent. M47 se montre fourni et brillant, apparaissant au premier abord plus étendu que son voisin. Une bonne dizaine d'étoiles se détachent facilement, d'avantage en vision indirecte. M46 quant à lui est diffus, avec une magnitude visuelle respectable de 6 pourtant, aucune étoile n'est résolue. Mais l'usage de la vision décalée révèle un trait intéressant, M46 s'étend considérablement jusqu'à montrer la même taille apparente que son voisin. Effectivement, sur le papier les deux ont une taille identique de 30 minutes d'arc, Connaître leurs distances respectives -1600 années lumière pour M47 et 5400 années lumière pour M46- permet de mieux comprendre cette scène. C'est donc un couple à la fois équilibré et contrasté. Notez qu'un troisième amas plus discret s'invite à la fête, juste au-dessus de M47 se trouve NGC 2423, bien plus petit et diffus, de magnitude de 6,7. Dans ce champ dense sur fond de Voie Lactée, une étoile brillante de magnitude 4,5 arborant une belle teinte dorée (classe spectrale K3) juste en-dessous de M46 fini de parfaire un tableau remarquable. Messier 35 et NGC 2158 Constellation: Gémeaux Magnitude: 5,1 et 8,6 Dimensions: 25' et 5' M35 est un amas ouvert remarquable, étendu, brillant et aux limites bien définies. Une dizaine d'étoiles brillantes sont résolues facilement, se détachant d'un fond plus diffus qui paraît très dense. A lui seul il est très intéressant, mais ça n'est pas fini! Il forme un couple serré avec un autre amas ouvert à son sud-est, NGC 2158. Plus difficile à appréhender en vision directe mais parfaitement visible en vision décalée bien qu'il reste diffus et non résolu, ce petit compagnon non physiquement lié à M35 puisque 5 fois plus éloigné, à 16000 années-lumière, ajoute beaucoup d'intérêt à la vision d'ensemble. Avec une taille d'environ 1/5 de celle de M35, on dirait un petit morceau qui s'en est décroché. Le tout évolue dans un champ très intéressant relevé d'étoiles brillantes et colorées. Messier 38 et NGC 1907 Constellation: Cocher Magnitude: 6,4 et 8,2 Dimensions: 15' et 5' Un autre couple subtil qui a la bonne idée de se trouver dans un champ superbe. En promenant vos jumelles au milieu du Cocher, vous devriez remarquer immédiatement l'astérisme du "Smiley" aussi connu sous le nom du "Cheshire Cat", vous savez le chat d'Alice au pays des merveilles? Cette grande figure souriante, ou ce matou malicieux, c'est selon, vous guidera immanquablement vers M38, tout proche sur son nord. L'amas apparaît large mais très diffus, donnant toutefois une nette impression de densité. Pourtant il n'héberge qu'une centaine d'étoiles dans un espace de 15 années lumières. Sa fameuse forme de "X" est assez nettement visible. À moins d'un demi degré en dessous, son binôme NGC 1907 se révèlera plus ou moins difficilement selon les conditions, strictement diffus mais compact et bien détaché du fond de ciel pourtant riche ici dans le plan de la Voie Lactée. L'accrocher achèvera de parfaire un champ vraiment splendide. NGC 1807 et NGC 1817 Constellation: Taureau Magnitude: 7 et 7,7 Dimensions: 17' et 20' Une sympathique petite paire d'amas dont on n'entend peu parler, alors il me semblait nécessaire de leur rendre un hommage en les faisant figurer ici, après que leur découverte fut pour moi un petit coup de coeur. Les deux amas sont situés à la frontière des constellations du Taureau et d'Orlon, on peut les trouver soit en prolongeant d'un gros champ de jumelles vers le haut l'arc du Chasseur, soit en naviguant 8° à l'est d'Aldébaran sur la même déclinaison. Tous deux sont diffus, bien qu'il soit possible en insistant d'y déceler faiblement 2 ou 3 étoiles, plus facilement sur 1807. La paire se détache nettement d'un fond de ciel bien noir, dans une zone plus pauvre en étoiles. Ils sont séparés d'environ 20', ce qui est sensiblement égal à leurs dimensions respectives, et qui n'est pas sans rappeler une caractéristique partagée par un autre double amas fameux, celui de Persée. Cette apparence de "mini Double Amas" leur confère une certaine sympathie, et en tout cas rehausse nettement l'intérêt dont chacun aurait manqué individuellement. LES PETITS AMAS Mettez-nous à présent en quête de cibles qui se prêtent un peu moins à l'observation aux jumelles, mais qui j'espère sauront vous surprendre par leur facilité et leur esthétisme. J'ai retenu pour vous ceux qui présentent un certain intérêt, les amas se détachant bien de leur environnement, comprenant plusieurs étoiles faciles à résoudre ou un trait caractéristique original. Sans parler d'observations difficiles, certains ne se révèleront dans toute leur splendeur qu'avec une image bien stable, trépied ou chaise longue sont vivement conseillés ici! Peut-être que pour quelques-uns de ces petit amas la qualité du ciel deviendra un peu plus sensible. IC 4665 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4 Dimensions: 45' Très facile à localiser grâce à la proximité de l'étoile brillante Beta Ophiuchi dont il se trouve à moins de 2 degrés au nord. Ce large amas consiste principalement en une bonne dizaine d'étoiles brillantes de magnitudes assez semblables et éparpillées, ne conférant pas à l'amas une impression de densité spectaculaire, même la vision indirecte peine à le faire paraître légèrement plus fourni. Ces étoiles remarquables semblent tracer une figure que je vous laisse libre d'imaginer, pour ma part j'y vois un signe "alpha" ou un "a" minuscule avec un accent? NGC 2232 Constellation: Licorne Magnitude: 4,2 Dimensions: 45' Facile à localiser, à deux degrés au Nord de l'étoile Beta Monocerotis, une des plus belle étoile multiple du ciel boréal, à séparer avec un plus gros instrument. Centré sur l'étoile de 10 Mon qui domine l'amas de son éclat avec sa magnitude de 5, il est large, brillant et donc facile en vision directe, mais peu dense et plutôt épars, consistant essentiellement en une dizaine d'étoiles brillantes. Messier 25 Constellation: Sagittaire Magnitude: 4,6 Dimensions: 40' Bel amas ouvert facile. Il montre une forme originale, difficile à définir car ses contours ne sont pas clairement discernés, il est plutôt allongé sur un axe nord-sud. 6 à 7 étoiles brillantes se détachent parfaitement en vision directe devant l'amas, et quelques autres à sa périphérie. La vision décalée permet de renforcer l'impression de densité et de mieux situer la zone plus dense de l'amas au regard des étoiles environnantes qui se confondent avec lui. Il s'inscrit dans une zone du ciel très dense sur fond de Voie Lactée et son environnement comprend nombre d'autres cibles d'intérêt. Messier 41 Constellation: Grand Chien Magnitude: 4,5 Dimensions: 39' En voilà en facile à localiser, l'exercice ne devrait pas vous poser de problème puisque l'amas se trouve à 4 degrés -soit moins d'un champ de jumelles- au Sud de la plus brillante étoile du ciel, l'immanquable Sirius. Il est supposé que l'amas était connu d'Aristote, plus de trois siècles avant notre ère. Spectaculaire amas ouvert, avec une zone centrale très dense montrant facilement une trentaine d'étoiles résolues en vision directe, et sur laquelle se superpose une double optique colorée, dont la composante la plus brillante, de magnitude 6,9 et de classe spectrale K3 montrant une belle teinte dorée soutenue, est connue sous le nom d'étoile d'Espin. En vision décalée l'amas se densifie un peu plus, de nombreuses autres étoiles se laissant deviner tandis que ses limites paraissent assez tranchées. NGC 1981 Constellation: Orion Magnitude: 4,2 Dimensions: 28' Dur d'exister en tant qu'amas ouvert lorsqu'on se trouve au voisinage immédiat d'une vedette du ciel telle que la grande nébuleuse d'Orion. Il y a fort à parier que NGC 1981 est un des amas les plus observés du ciel, mais pas pour lui-même, simplement parce qu'il fait partie d'un des champs les plus fantastiques: l'Epée d'Orion. Rendons grâce à cet amas ouvert qui est tout de même remarquable. Premier objet de la-dite Epée en partant du nord, bordé à son sud par la nébuleuse NGC 1977. Ses étoiles brillantes s'étalent sur une portion du ciel large comme la pleine Lune, il est donc épars. On compte facilement 11 étoiles en vision directe, possiblement quelques-unes de plus en s'y attardant, si on parvient à résister à l'appel de M42! L'arrangement de ses étoiles brillantes évoque une figure que chacun reconnaîtra selon sa sensibilité, pour ma part j'hésite entre un dolmen et un quadrupède d'espèce indéterminée. Si en tant qu'amas ouvert ce n'est pas le représentant le plus spectaculaire de sa catégorie, il s'inscrit dans un champ qui lui est hors-catégorie. Messier 39 Constellation: Cygne Magnitude: 4,6 Dimensions: 32' Loin à l'arrière de la queue du Cygne se trouve ce bel amas large et bien défini, se détachant bien d'un fond de ciel pourtant riche. Son trait caractéristique reconnaissable immédiatement ce sont les trois étoiles brillantes alignées qui se détachent nettement devant l'amas, elles ont des magnitudes proches, supérieures à 6, et s'étirent sur un axe sud-est/nord-ouest. En plus de ce trait distinctif, jusqu'à une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement en vision directe, un amas réellement intéressant à faible grossissement peut être injustement délaissé car il est vrai qu'il se montre épars et pauvre en grossissant plus. NGC 6633 Constellation: Ophiucus Magnitude: 4,6 Dimensions: 27' Pas évident à repérer car il se trouve dans une zone dépourvue d'étoiles très brillantes, le plus facile reste de le chercher sur un segment reliant Alya du Serpent de magnitude 4,6 à 72 Ophiuchi de magnitude 3,7. Heureusement il est évident et vous devriez l'accrocher facilement. Et pour cause, c'est un grand et très bel amas qui montre de la personnalité, avec une structure bien reconnaissable. Les nombreuses étoiles brillantes résolues à sa surface, facilement une bonne quinzaine, forment une bande sinueuse 5 fois plus longue que large, comme une sorte de "S" très allongé. Collinder 463 Constellation: Cassiopée Magnitude: 5,7 Dimensions: 40' Bel amas un peu éclipsé de par sa position, à l'écart de ses congénères plus célèbres qui se regroupent autour du W. Méritant largement un coup d'yeux, on peut le trouver facilement grâce aux quatre étoiles brillantes qui l'encadrent joliment, à savoir 40, 42, 48 et 50 CAS. Au milieu de ce quadrilatère, ce large amas se détache assez bien d'un fond de ciel un peu moins fourni ici que plus au sud. Une vingtaine d'étoiles sont résolues facilement, et jusqu'à une trentaine encore relativement aisément en sollicitant à peine la vision décalée, qui permet aussi d'augmenter la sensation de densité. Les étoiles les plus brillantes impriment à l'amas une forme d'arc ou de haricot qui en font un trait caractéristique de cet objet qui est finalement très intéressant. Messier 34 Constellation: Persée Magnitude: 5,2 Dimensions: 35' Sur le flanc ouest de la belle constellation de Persée, la 34e entrée du catalogue de Charles Messier est localisable à l'oeil nu sous un bon ciel. Voilà encore une cible qui s'apprécie aussi avec un champ généreux pour lui donner de l'air, donc pourquoi pas dans une paire de jumelles? C'est un bel amas ouvert dense et lumineux, un peu isolé dans une zone du ciel moins riche en étoiles brillantes, ce qui souligne d'autant sa beauté. Il se détache parfaitement sur un fond de ciel bien noir. Ce sont peut-être une bonne vingtaine d'étoiles plus brillantes qui se démarquent à l'avant d'une zone plus diffuse. L'amas, plutôt compact, ayant une forme globalement ronde. Stephenson 1 Constellation: Lyre Magnitude: 3,8 Dimensions: 20' C'est grâce à l'astronome américain Charles Bruce Stephenson que nous pouvons mettre un nom sur le très joli petit amas ouvert qui se regroupe autour de l'éclatante paire Delta 1 et Delta 2 Lyrae. Cette double optique, largement séparée dans des jumelles est déjà à elle seule d'intérêt. Les deux forment un joli couple avec leurs magnitudes respectives de 4,2 et 5,5 mais surtout leurs teintes, un beau doré pour Delta 2 qui est de classe spectrale M4 contrastant avec le bleu dur de Delta 1 qui est de classe B2. Ces deux-là sont des membres physiques de cet amas distant de plus d'un millier d'années lumières, et avec elles sont visibles en vision directe 4 à 5 autres membres. En vision décalée, l'amas qui conterait une trentaine de membres montre une certaine densité diffuse confirmant sa nature. NGC 1746 Constellation: Taureau Magnitude: 6,1 Dimensions: 40' Entre les cornes du Taureau se trouvent deux grands amas ouverts accessibles aux jumelles, se disputant férocement une place dans les 50 que j'ai choisi de retenir. L'autre amas en question étant NGC 1647, plus proche des Hyades, qu'il ne faut pas négliger pour autant. Pour les comparer régulièrement il me semble que NGC 1746 se montre un peu plus intéressant. C'est assez nettement le plus dense des deux, une grosse vingtaine d'étoiles peuvent y être résolues en vision directe, tandis qu'en vision décalée il se densifie et montre une forme ronde assez régulière se détachant nettement du fond de ciel assombri ici par la présence d'une nébuleuse obscure à l'avant-plan. Il est de plus encadré joliment par quelques étoiles brillantes. Messier 6 - Amas du Papillon Constellation: Scorpion Magnitude: 5,3 Dimensions: 25' A l'instar de son voisin M7 évoqué plus haut, ce bel amas ouvert est également défavorisé par une position trop basse au-dessus de l'horizon sud. Il n'est cependant pas dénué d'intérêt, même s'il est bien plus petit et discret que l'amas de Ptolémée. Il se montre compact et dense, une bonne dizaine d'étoiles sont résolues sur un fond qui crépite de manière perceptible en vision directe, le tout dans l'environnement très riche du coeur de la Voie Lactée. Si sa forme caractéristique de lépidoptère qui lui confère son petit nom ne saute pas au yeux immédiatement, elle se laisse quand même deviner. Pour bien en profiter il faudra privilégier un passage au méridien dans un ciel transparent et au-dessus d'un horizon sud bien propre. NGC 2244 Constellation: Licorne Magnitude: 5,3 Dimensions: 24' Si à première vue ce nom ne vous dit rien, je suis prêt à parier que vous l'avez déjà vu en photo car il se trouve au centre de la fameuse "Nébuleuse de la Rosette", cible appréciée des astrophotographes. Difficile d'observer la nébuleuse elle-même, bien que je me suis laissé dire que c'était possible sous un ciel très transparent, en revanche l'amas est très intéressant. Il se montre dense, environ 10 étoiles sont facilement résolues, arrangées en une sorte de rectangle, sur un fond diffus qui se révèle très fourni en vision décalée. Il faut dire qu'on est ici en pleine Voie Lactée, et le fond du ciel est remarquable. De plus, un compagnon facile s'invite dans le champ, c'est l'amas ouvert Collinder 106, large et diffus en arrière plan d'une étoile brillante. L'ensemble de ce champ est donc intéressant à plus d'un titre, pour son esthétisme et pour la célébrité de la nébuleuse qui y siège sans vouloir se révéler. Messier 50 Constellation: Licorne Magnitude: 5,9 Dimensions: 15' Amas très dense et compact, évident malgré une taille apparente et une magnitude pas exceptionnelles. Ses limites sont biens définies et une petite dizaine d'étoiles peuvent être y résolues. Il se détache assez bien de son environnement particulièrement riche. C'est un jeune amas qui contiendrait entre 50 et 100 étoiles. Messier 67 Constellation: Cancer Magnitude: 6,1 Dimensions: 30' Bel et grand amas ouvert, peut-être un peu éclipsé par la célébrité de M44 qui se trouve à environ 8° au nord. Diffus de prime abord en vision directe, en y prêtant attention en vision décalée il se dégage une nette impression de grouillement d'étoiles, dont trois ou quatre sont à la limite d'être résolues. Une étoile de magnitude 7,8 ne lui étant pas liée brille sur son bord ouest alors qu'un faible doublet stellaire à peine résolu se détache à l'opposée. Il paraît allongé sur une axe nord-est/sud-ouest, sensation sûrement accentuée par l'agencement des étoiles les plus brillantes se détachant devant l'amas. C'est un amas très étudié puisqu'il est à la fois vieux -2,5 milliards d'années- et proche -2960 années lumière. Stock 23 Constellation: Girafe Magnitude: 6 Dimensions: 15' Joli petit amas qui se détache très bien de son environnement pourtant dense. Sa localisation est facilitée par les quatre étoiles plus brillantes formant un petit trapèze et qui se détachent très nettement, tandis que derrière elles l'amas paraît dense et compact, d'autres étoiles plus faibles parviennent à être résolues en vision indirecte. Messier 11 - Amas du canard sauvage Constellation: Ecu de Sobieski Magnitude: 5,8 Dimensions: 14' Amas très dense et brillant, se détachant parfaitement d'un bel environnement. Ses limites sont assez nettes, bien qu'il soit difficile de lui attribuer une forme générale, peut-être la forme d'un…canard? Quelques étoiles brillantes se détachent plus facilement à sa surface, tandis qu'en vision décalée l'ensemble de l'amas paraît encore plus fourni. Un petit doublet stellaire serré de magnitude 9 sur son flanc sud-est se résout difficilement. L'observation de cet amas est une invitation à glisser doucement le long de la Voie Lactée vers le sud et les merveilles qui y résident. NGC 6940 Constellation: Renard Magnitude: 6,3 Dimensions: 25' Grand amas ouvert aisé a repérer, il forme un triangle rectangle avec les étoiles 52 et 41 Cygni visibles à l'oeil nu. Il se trouve également à environ 3° au sud-ouest des fameuses Dentelles du Cygne. Large, aux contours mal définis en vision directe, une vingtaine d'étoiles sont tout de même résolues assez facilement. La vision décalée permet de mieux en cerner les contours, il se détache alors assez bien d'une zone du ciel plutôt riche en étoiles, l'ensemble de ce joli champ étant d'ailleurs ponctué d'étoiles brillantes. NGC 457 -Amas de la chouette Constellation: Cassiopée Magnitude: 6,4 Dimensions: 20' Petite célébrité parmi les amas ouverts, jouissant d'un fort capital sympathie auprès des amateurs, il se révèle également une cible d'intérêt au travers de jumelles. Il montre parfaitement la forme caractéristique qui lui vaut son petit nom, le corps du rapace nocturne, plus dense, est encadré par ses ailes qu'il déploie de part et d'autre. Ses petites pattes se détachent bien en-dessous sur une zone moins dense, tandis que ses yeux, serrés mais parfaitement séparés sont proéminents, la différence de teinte entre les deux est d'ailleurs perceptible. Messier 36 Constellation: Cocher Magnitude: 6 Dimensions: 10' Ça se bouscule dans les environs de ce petit amas, il est possible qu'en le recherchant vous attrapiez un de ses voisins, il faudra donc s'assurer de viser le bon M, en l'occurrence celui qui nous intéresse ici porte le numéro 36. Pour s'en assurer il suffira de vérifier qu'il est le seul à être résolu: à sa surface on peut isoler jusqu'à une dizaine d'étoiles. Malgré qu'il soit petit et compact, la présence d'étoiles brillantes lui confère un regain d'intérêt aux jumelles par rapport à ses voisins, notamment M37 dont l'aspect strictement diffus lui coûte sa place dans ce "classement". Messier 16 - Amas associé à la nébuleuse de l'Aigle Constellation: Serpent Magnitude: 6,4 Dimensions: 7' Cet objet remarquable a une double nature, il s'agit d'un amas ouvert associé à une nébuleuse en émission, que vous avez sûrement déjà admiré en photographie: les fameux "Piliers de la création" c'est ici! Avec une paire de jumelles inutile d'espérer rivaliser avec le télescope spatial, mais la vision est loin d'être sans intérêt. Le petit amas est facile, compact et esthétique. 4 à 5 étoiles se détachent nettement, et le double dans de meilleures conditions ou à l'aide de la vision décalée. On perçoit sans mal en vision indirecte qu'il baigne dans une lumière diffuse trahissant la présence du grand nuage de gaz ionisé par ces jeunes étoiles naissantes. Messier 93 Constellation: Poupe Magnitude: 6,2 Dimensions: 10' Imaginons que nous soyons propulsés au début du XVIIIe siècle avec notre paire de jumelles, Charles Messier n'est pas encore né et n'a jamais établi son catalogue. Le ciel est empli d'objets inconnus et une comète peut surgir à tout moment assurant la gloire de son découvreur. Il y a fort à parier qu'en tombant sur cette petite nébulosité compacte 8° à l'est de l'étoile Delta Canis Majoris, nous penserions en avoir découvert une! C'est l'effet que me procure l'observation aux jumelles de ce petit amas brillant, parfaitement détaché de son environnement. À son extrémité ouest se trouve un petit doublet stellaire très serré de 8e magnitude, évoquant un noyau brillant, tandis que vers l'est de l'amas s'étire une partie diffuse en forme de "queue". L'ensemble ressemble à s'y méprendre à une belle petite comète, notre coeur bondit! Revenons à la réalité et saluons la formidable oeuvre de monsieur Messier, qui préserva des générations d'astronomes de désillusions et de pertes de temps. Nous reste la poésie de parcourir le ciel en s'imaginant en d'autres âges, furetant à la recherche d'astres chevelus dans l'immensité mystérieuse. Messier 29 Constellation: Cygne Magnitude: 6,6 Dimensions: 7' Facile à localiser à moins de 2° au sud de l'étoile Sadr, c'est un petit amas dense, compact et facile qui se détache très nettement de son environnement. Il montre 6 à 7 étoiles résolues en vision directe à sa surface, tandis que la vision indirecte ne montre pas d'élargissement notable, l'amas restant circonscrit à ses limites bien tranchées, en revanche il paraît plus dense. Cette balade au royaume des amas ouverts touche à sa fin, j'espère qu'elle vous aura donné de belles idées d'observation ou l'envie de retourner voir certains objets. -------------------------------------------------------- Peut-être vous demandez-vous comment j'ai pu oublier ces deux objets remarquables? Messier 24, Sagittaire. Il ne s'agit pas d'un amas ouvert à proprement parler, mais d'un champ stellaire. Une zone incroyablement dense de la Voie Lactée qui nous est révélée par une heureuse absence de poussière dans notre champ de vision à cet endroit-là. Pour autant ne vous privez surtout pas de l'admirer sous toute ses coutures, c'est un "objet" réellement spectaculaire. Collinder 499 - Le cintre ou "Amas" de Brocchi, Renard. Cet objet classique aux jumelles, célèbre pour sa forme de cintre n'est pas un amas ouvert mais un astérisme, un alignement fortuit d'étoiles sans lien physique entre elles. Encore une fois, ne le boudons pas pour autant et qu'importe sa nature il reste un objet très sympathique, un classique du ciel aux jumelles. Pour aller plus loin En voici quelques uns parmi d'autres qui n'ont pas trouvé leur place dans ce tour d'horizon, mais qui étaient plus ou moins proches de figurer dans la catégorie des "petits amas". S'ils ne sont pas les plus spectaculaires, ils demeurent faciles à localiser. M37-Cocher, mV 5,6, 24' d'arc. Strictement diffus mais très bien détaché. NGC 1528-Persée, mV 6,4, 18'. Dense, bel environnement avec deux autres petits amas à attraper: NGC 1513 et NGC 1545. NGC 1582-Persée, mV 7, 24'. Large mais peu fourni, forme de "S" remarquable. NGC 1647-Taureau, mV 6,4, 40'. Etendu mais peu dense, diffus, demande un bon ciel pour être vraiment évident. NGC 1662-Orion, mV 6,4, 12'. Facile, allongé, environ 10 étoiles résolues en vision indirecte. NGC 2169-Orion, mV 5,9, 6'. Amas du "37", l'astérisme formant le chiffre est invisible aux jumelles mais il reste un joli petit amas compact et assez brillant. NGC 2281-Cocher, mV 5,4, 25'. Facile, compact et très bien détaché dans un bel environnement. NGC 6530-Sagittaire, mV 7, 10'. Amas associé à M8 la "Nébuleuse de la Lagune", se détache assez bien du fond diffus de la nébuleuse, une dizaine d'étoiles résolues. NGC 6939-Céphée, mV 7,8, 7'. Large, rond et diffus. L'intérêt principal est le duo formé avec la galaxie NGC 6946. NGC 7789-Cassioppée, mV 6,7, 16'. La "Rose de Caroline" ne montre pas sa morphologie caractéristique mais reste un large amas diffus. À comparer avec M52 non loin. Trumpler 2-Persée, mV 5,9, 20'. Facile, bien détaché et compact avec étoiles brillantes. Ils sont quelques uns parmi les plus remarquables, il en reste un grand nombre qui sont accessibles ou au seuil de la détection! Encore plus loin? Voici deux petits challenge pour la route. NGC 188-Céphée, mV 8,1, 15'. Le plus vieil amas ouvert connu, contient des membres âgés de 9 milliard d'années! Egalement le plus boréal observable, à quelques degrés du Pôle Nord céleste. Ses étoiles sont faibles et éparses, il faudra un bon ciel pour distinguer cette étendue diffuse qui se détache difficilement du fond de ciel. Champ de M103-Cassioppée. 4 amas dans le même champ! NGC 663 est le plus évident, suivi de M103. NGC 654 et 659 demanderont un peu plus d'application. Toujours plus? Des jumelles avec un champ très large peuvent permettre d'en ajouter 2 de plus au nord de ce groupe, les petits et discrets NGC 637 et 559. Comment trouver ces objets? J'utilise sur le terrain quasi-exclusivement le Pocket Sky Atlas, qui convient parfaitement pour ces observations. L'immense majorité des cibles accessibles aux jumelles y sont, on peut le gribouiller, le malmener, il ne tombe jamais en panne. Pour préparer les observations, le logiciel gratuit Stellarium est très bien. Les articles qu'on peut trouver sur Wikipedia à propos de ces objets contiennent souvent en illustration une carte de champ éditée par Sky and Telescope (l'éditeur du PSA cité plus haut), parfait pour localiser chaque objet en plus des informations et des illustrations. Très bon ciel à toutes et tous.
  17. 12 points
    Salut , Tous les ans je fais un petit tour pour voir cette nébuleuse planétaire si hypnotique... Cette année j'ai pu tester la QHYIII-290MM avec un échantillonnage serré (0,20''/photosite), je l'ai utilisé pour la luminance.c'est l'échantillonnage serré (de quoi écarter les détails entre eux) associé avec des poses courtes (mais pas trop ,il faut de l'info visible pour les trier ensuite! ) qui permettront la résolution de l'objet. J'ai melangé la couleur de l'ASI224MC éffectué cet été et l'été dernier. Pour info, j'ai utilisé un TN 300mmF4, une barlow 2.5x et une EQ6 (atlas). QHYIII290MM: expo:350ms (31000 images) gain 450 ASI 224MC: expo:500ms (25000 images) gain 450 Logiciels: Pipp Siril (tri , empilement,balance photometrique,deconvo) photoshop (masque dynamique,filtre haut) Astrosurface (deconvolution) la full: https://cdn.astrobin.com/t…/nfNxFrKApEas_1824x0_wmhqkGbg.jpg Stephane
  18. 12 points
    ...en réflexion sur les eaux calmes du lac La Cuesta del Viento ("la pente du vent") près de Rodeo en Argentine, avec au fond les Andes enneigées. Grand beau temps et superbe éclipse ! 😎 Modifié à l’instant par Thierry Legault 2 25 3
  19. 11 points
    Bonjour à toutes et à tous, L'année dernière, j'avais publié une première version de la grande mosaïque de la Voie Lactée, couvrant le centre gauche de notre galaxie, entre les constellations de l'Aigle et du Scorpion. Visible ici sur Astrobin : https://www.astrobin.com/386059/?nc=user La nouvelle version de la mosaïque ultra haute définition de la Voie Lactée est publiée; elle parcourt désormais la Voie Lactée du Cygne au Sagittaire / Scorpion. L'image de 22600x9600 pixels est visible sur une page dédiée de mon site internet. Elle contient une version zoomable et annotée de l'image ainsi que les détails techniques : https://maximeoudouxphotographie.fr/ouranos135-la-voie-lactee-en-haute-definition L'image panoramique, immense, fait plus de 220 millions de pixels, avec 100 photos, prises au Samyang 135mm f/2. Pour l'anecdote, le fichier image maître est un .psb (format de fichier volumineux de Photoshop) de 4,84Go... chaque enregistrement de l'image nécessite 5 minutes d'écriture sur le SSD de ma station de travail ! Vous pouvez zoomer jusqu'à voir relativement correctement certains objets comme les nébuleuses du Croissant ou M27. Je me suis amusé à noter plus de 30 objets sur la mosaïque visible sur mon site (majoritairement des amas, y en a beaucoup !), pour que l'on puisse s'y retrouver facilement. Une capture d'écran de la mosaïque, alors en cours d'assemblage et d'optimisation sur Autopano Giga C'est un projet très éprouvant et long à faire, mais il m'arrive encore de me poser pendant quelques minutes pour me perdre dans la mosaïque et chercher des curiosités célestes, le tout avec un petit fond musical, c'est très sympa ! Je vous invite donc fortement à aller voir l'ensemble sur mon site web. la suite cette année si tout se déroule comme prévu. Bonne balade parmi les étoiles ! 😀
  20. 11 points
    bonjour, voici quelques photos de ma dernière création. un 114*450... Bon, a part le fait que c'est une boule, ce telescope a aussi: - collimation par le devant - il a un cache de protection dépictant le système solaire interne avec les planetes et leur orbites a l'échelle (mercure= onyx, venus= nacre, terre= lapis lazuli, mars= corail rouge). Le soleil n'est pas a l'échelle - la mise au poit se fait en glissant le module PO/secondaire - un champ completement illuminé de 2° et 3,5° illuminé a 75%! - viseur a 6° sans aucune perte de luminositée! Cyrille
  21. 11 points
    Salut , J'ai recu un super cadeau par ma femme , une 290MM de chez qhyccd! L'avantage avec cette camera par rapport à la 224mc que j'ai , c'est la propreté de son capteur et c'est génial pour les objets qui possèdent des bords plus diffus que les nébuleuses planétaires comme par exemple les galaxies! Il faut juste trouver du temps pour tester cette nouvelle camera. Bon , il y a eu le fameux 1er juin, des Jupiter Parisienne l'ont d’ailleurs bien montrées, ou le seeing était particulièrement bien clément! En vrai il y a eu 2 soirée pour faire cette capture: le 1er juin avec 3500x1s sur 12000 et le 2 juin avec 2000x1s sur 4200et 150x5sxRVB avec un gain à 450 et mode 16b ( en NB c'est important) la full: http://www.astrobin.com/full/408803/B/?nc=exaxe Materiels utilisés: TN 300mmF4, monture atlas (eq6) et QHYIII290MM Logiciels utilisés: SIRIL 0.9.11avec de nouvelles fonctions comme le tri avec recoupement ,l'etalonnage de la couleur par la photometrie et bien d'autres choses ... pour le stri,le stack,la deconvo,la couleur Photoshop pour la deco la version 290mm seule: une photo du materiel: Stephane
  22. 11 points
    Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans l'image N&B à l'aide de la souris afin de conserver la partie intéressante de l'image. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : L'image n'a alors plus de bord disgracieux : On va supprimer le gradient de l'image... Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. Cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur certains carrés se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : A gauche l'image avant l'extraction du gradient, à droite, après : On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 apporte une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Étalonnage des couleurs, puis sur Étalonnage des couleurs par photométrie... : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous. Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Entrez la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Entrez la taille des pixels de votre APN (on peut le trouver ici : https://www.digicamdb.com/). Cliquez sur Valider : SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image puis un calcul photométrique à partir de ces étoiles pour ajuster les couleurs : A gauche, avant l'ajustement des couleurs, à droite après : C'est déjà mieux là, non ? On règle l'histogramme de l'image... Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur l'icône Histogramme comme ci-dessous : Important : positionnez le curseur du haut au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur l'engrenage puis vérifiez que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite. Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir. Commentaire de Cyril à ce sujet : "L'engrenage faut faire attention. Il peut y avoir plus de 10% de pixels clippés parfois avec cet outil. Il peut te calculer un truc ou tu auras une perte terrible. Et ça, c'est balo." Commentaire de Cyril à ce sujet : "C'est pour ça que moi je le fais à la main. Je joue avec les curseurs et je zoom (le bouton +), puis je rejoue avec les curseurs de façon plus précise et je rezoom, etc .... " Vous devriez maintenant visualiser une image identique à celle obtenue en auto-ajustement. Maintenant vous pouvez jouer sur les curseurs Basses lumières (le cercle) et Tons moyens (le triangle) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières. Vous pouvez zoomer sur le graphe avec les icônes + et - : Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sélectionnez Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image. A gauche, avant, à droite, après : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur. A gauche, avant, à droite, après : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cette fonction, associée au Drizzle, me donne de très bons résultats, enfin je trouve Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le curseur autour de 0.8 (j'ai bêtement appliqué les tutos et ils disent que c'est une bonne valeur ça vous va comme explication ?) : Cliquez sur Appliquer et observez le résultat (le traitement peut prendre une petite minute). A gauche, avant, à droite, après : Fermez la fenêtre de déconvolution. Et enfin on va sauvegarder notre image en TIF... Cliquez sur Fichier puis sur Enregistrer sous... : Choisissez TIFF et donnez un nom à votre image : Gardez les valeurs par défaut (16 bits-entier non signé, aucune compression), puis cliquez sur Enregistrer : Voilà, le traitement sous Siril est terminé, on a déjà une première image TIF sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. La suite consistera maintenant à lui sortir les tripes Dans la suite du tuto, on passera à la finalisation sous Photoshop
  23. 10 points
    Salut à tous ça faisait un moment que ça cogitait bien fort, et plusieurs solutions ont été testées. En particulier avec Siril, qui a été mis de coté au profit d'un truc complètement en python. Donc je vous présente "ALS" Astro Live Stacker (ça me faisait marrer comme nom, genre qui se prend au sérieux) C'est quoi ? C'est une application qui permet de surveiller un dossier dans lequel on enregistre des images. A l'arrivée d'une nouvelle image, celle ci est additionnée (stackée) avec le résultat précédent. Deux méthodes sont possibles : - la somme toute bête - la moyenne Pour qui ? Là maintenant, c'est pour les curieux. ça marchouille mais c'est encore plein de truc à faire Nous n'avons pas essayé sur windows, aventuriers de Microsoft, à vos claviers. Linuxiens, ça devrait être plus facile pour vous. Adeptes du VA : surveillez, les gars, ça va vous plaire mais va falloir taper des trucs bizarres. Comment ? Tout est sur mon github https://github.com/gehelem/als Il faut installer quelques modules python : - pyqt5 (GUI) - watchdog (new file checking) - numpy - astropy (to save and read fit file) - tqdm (for %) - astroalign (frame alignement) - cv2 ( TIFF saving and debayering) Puis quelques linuxeries : sudo apt update sudo apt install python3-opencv python3-pip git pip3 install astropy numpy tqdm watchdog pyqt5 astroalign cd ~ git clone https://github.com/gehelem/als.git cd ./als mkdir scan mkdir wrk Pour lancer le machin ça se passe dans un terminal aussi : python3 ~/als/als.py Sur ALS vous spécifiez quel est le "dossier à scanner" puis appuyez sur play Ensuite lancez vos prises de vue pour qu'elles s'enregistrent en fits dans le "dossier à scanner" Le stack se fait au fil de l'eau, et ALS vous affiche l'image. Le résultat est stocké dans le dossier "wrk", en TIFF et en FITS Attention le contenu est supprimé à chaque appui sur "play" A venir Pour les soirées en public : ajout d'un service web pour partager le résultat en live Soustraction d'un dark effectué préalablement Performance Sur nos machines, le débit arrive à suivre à quelques images par seconde. A voir ce que ça donne sur un ARM, nous n'avons pas encore essayé. Ce que ça ne fait pas ça ne prend pas les images, qui peuvent venir de n'importe quoi du moment que c'est des fits Les stack restent volontairement simples -pas de suppression des pixels chauds/frois -pas de normalisation -pas de flat -pas d'offset -c'est pas Siril faut pas rêver 🙂 Format Uniquement des fits. S'ils sont en couleur, ils sont dématricés à la volée On fera peut-être l'effort de traiter les RAW issues des DSLR Last but not least : Grace à qui ? @dragonlost Sans lui, j'y serais encore. J'ai mis plusieurs mois à arriver à des choses qu'il a mis 5 minutes et 30 lignes de code pour tout faire. Sébastien : T'es vraiment mon champion, sans toi je ramerais toujours (à noter que j'ai découvert le python et ses joyeusetés il y a peu, quelle prise de tête !) Gilles + Sébastien
  24. 10 points
    Premier dessin lunaire a la craie sur papier canson noir, réalisé lors de l'atelier dessin lunaire proposé par Philippe Heuilly. Une édition 2019 qui restera dans les annales!!! Le plaisir a chaque fois renouvelé de se retrouver, les conférences passionnantes, le cadre toujours aussi sympathique, une organisation sans faille, et le ciel!!! Le Cercle est resté sage cette année, tant les conditions ont été bonnes, ce qui ne l'a pas empêché de se réunir chaque jour pour philosopher autour de quelques breuvages fermentés Un grand merci a la SAT pour tout le travail qui se cache derrière cette manifestation majeure devenue incontournable, et à l'année prochaine! Nico
  25. 10 points
    Un spectacle toujours aussi magique à voir et à photographier ✨ La scène, qui s'est déroulée le 30 janvier dernier à 19h08, valait le coup de monter un peu dans les montagnes pour aller la saisir, par -12°C (et ce n'est pas la température ressentie... il y avait du vent ❄️) et depuis une pente plutôt prononcée. La Station Spatiale Internationale a traversé le ciel d'Ouest en Est, avec un éclat blanc intense qui lui est propre. Au moment d'arriver "dans" la constellation de la Grande Ourse, l'ISS est passée dans l'ombre de la Terre : remarquez le changement de couleur de son trait lumineux, du blanc vers l'orange. Pour les astronautes à bords, ils voyaient un coucher de soleil ! Au centre de l'image vers le haut, l'Etoile Polaire brille un peu isolée des autres étoiles lumineuses. L'image est donc orientée parfaitement vers le Nord. Au sol, le Mont Pelvoux (à gauche), la pointe des Arcas (au centre gauche, au fond) et le trio de la Cime des Condamine / Tête des Lauzières / Tête d'Amont (centre droite et droite) se partagent le paysage de second plan, tous éclairés par Vallouise, le village en fond de vallée. Matériel et EXIFS : NIkon D750 Astrodon Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC Filtre NiSi Natural Night 77mm Tête panoramique Nodal Ninja IV ID-16 Embase EZ-Leveller II Panoramique de 40 RAW + 17 pour le suivi de l'ISS + 1 pour Vallouise (Smart Digital Blending) Ratio 2:1, projection stéréographique Sol, ciel et ISS : 10s, 2500ISO, f/2.8, 35mm Vallouise : 6s, 1600ISO, f/4, 35mm Traitement des RAW sur DxO Optics Pro 11 Elite Assemblage panoramique sur Autopano Giga 4.4.1 Retouche et placement de l'ISS sur Photoshop CC 2017 (2 panoramiques à faire concorder ensemble, le morphing manuel des 2 grandes images était rigolo à faire !) Image traitée sur un moniteur Samsung F2380M Calibré
  26. 10 points
    Un grand champs sur Orion faite au 200mm f/2.8 @ f/3.2 Mount: Avalon Linear Cam: QHY163M Lens: Canon 200mm f/2.8L@f/3.2 Guiding: QHY5LII + Canon 70-200 f/4 L IS @ 200mm f/4 60x15" Ha 60x15" OIII 60x15" SII => 45 min pour les zones très lumineuses 60x180" Ha 60x180" OIII 60x180" SII => 9h pour les zones faibles Composition HDR avec un total de 9h45. Cliquez sur les images pour accéder aux full. Version Ha pure : Orion stars Version HSOO "réaliste": Orion Stars - HSOO Version HSO sous LSD: Orion Stars - HSO
  27. 10 points
    Bonjour amis en manque de Webastro ! Comme vous l'avez vu, CDB nous a concocté un superbe WA avec plein de fonctionnalités. Le but de ce sujet est de partage ensemble les nouvelles fonctionnalités afin d'en profiter tous rapidement. Les manipulations présentes ici ne présentent réellement aucune difficultés. En cas de problème, n'hésitez pas à en parler Voici le menu : Appeler/citer un membre Citer une phrase dans un message (sans devoir citer un message en entier) Les multi-citations de messages Citer plusieurs parties d'un même message (comme sur l'ancien forum) Ajouter une photo depuis votre PC Les notifications Les réputations Afficher tous les derniers messages comme l'ancien forum Les clubs. C'est quoi, ça marche comment ! Connaitre la date et heure d'envoi d'un message ou de sa modification Retrouver ses discussions et messages Faire une recherche dans le forum 1) APPELER/CITER UN MEMBRE : Une des plus sympa je trouve, est la possibilité de "toucher" rapidement quelqu'un. En effet, auparavant, on citer un membre par son pseudo et c'est tout. Comment ça marche ? Et bien en appuyant sur @ de votre clavier et dans la foulée, le pseudo du membre en question, comme ici @Créateur de bugs. Une notification alertera immédiatement la ou les personnes que vous voulez. 2) CITER UNE PHRASE DANS UN MESSAGE (sans devoir citer un message entier) : Une autre fonction intéressante est la possibilité de citer directement une partie d'un message sans choisir tout le message et de faire les modif après. Comment ça marche ? Et bien vous sélectionnez votre passage, et vous aurez une petite bulle avec la mention "Citez ceci" : Et c'est tout ! 3) LES MULTI-CITATIONS DE MESSAGES : Ici, c'est pour citer plusieurs messages en même temps. Là encore, rien de sorcier. Il vous suffit de passer la souris sur la petite croix et vous verrez apparaître l'info-bulle Multi-citations. Cliquez dessus : Une fois que vous avez cliqué dessus (1), vous verrez en bas à droite apparaître un petit message (2) : Puis vous sélectionnez votre/vos autre(s) message(s) et vous verrez qu'en bas à droite le chiffre s'incrémente d'autant de messages cités (3) : Une fois que vous avez sélectionné tous vos messages, cliquez sur l'info-bulle "citez X messages" et vous aurez tous vos messages : 4) CITER PLUSIEURS PARTIES D'UN MÊME MESSAGE (comme sur l'ancien forum) : Pour ce qui est de la citation des plusieurs parties d'un message, c'est très simple là encore. Vous souhaitez argumenter sur un message en plusieurs parties de Bruno. Vous le citez directement (cliquez simplement sur "citez" en bas du message auquel vous souhaitez répondre). Ici une fenêtre s'ouvre avec une petite icône (suivre la flèche également) : Vous allez sur cette icône, et faites un clique GAUCHE dessus uniquement quand la petite fenêtre "Cliquer et glisser pour déplacer" s'affiche : Une fois que vous avez fait votre clique gauche dessus, vous faites sur votre clavier CTRL C (pour copier) puis vous allez directement en bas du message puis vous faites (toujours à l'aide du clavier) CTRL V (pour coller). ATTENTION : Pensez à laisser un ou deux espaces (en faisant Entrée sur votre clavier) pour avoir de la place ensuite pour écrire, sinon vous serez bloqué. Et vous vous retrouvez dans la configuration suivante : Vous avez donc deux fois le même message ! Vous répétez autant de fois que nécessaire le CTRL V pour coller autant de fois que vous voulez citer des parties différentes. Voilà ce que ça donne à la fin : Pour ma part, je trouve ça carrément mieux car on a tout de suite le visuel qui va bien (les balises quote pour citer, ou encore pour la mise en forme devient également vite lourd dingue....). 5) AJOUTER UNE PHOTO DEPUIS VOTRE PC : Autre fonctionnalité très intéressante, notamment si vous avez beaucoup de photos à poster (rédaction d'un article, rédaction d'un CROA, etc....), et bien vous avez la possibilité de faire directement un "glisser/déposer" de votre image directement depuis votre PC à votre message ! Faites le test, vous verrez l'ENORME gain de temps ! 6) LES NOTIFICATIONS : Enfin, près de votre pseudo, se trouve une cloche : Celle-ci vous informe de vos notifications en temps réel. Pour les paramétrer, il vous suffit d'aller sur votre pseudo, puis paramètres du compte : Puis paramètres des notifications : Et vous choisissez vos options : 7) LES REPUTATIONS : Comme vous l'avez remarqué, le forum propose une fonction réputation. Pour ma pomme, je trouve ça un peu accessoire, mais bon. En bas à droite de chaque message, vous avez un cœur : Et bien lorsque vous passez la souris dessus, vous avez tout un panel d'icônes : Ces icônes permettent d'émettre une sorte d'humeur du moment. En revanche, seule un clique sur le trophée donne 1 point de réputation à l'auteur du message en question pour remercier quelqu'un par exemple. 8) AFFICHER TOUS LES DERNIERS MESSAGES (comme dans l'ancien forum) : C'est une question qui revient souvent ici ou là dans les différents sujets liés à la nouvelle version. Heureusement, il existe une manip très simple à réaliser permettant cela. Tout d'abord, passez la souris (sans cliquer) sur Activité : Une liste de liens s'affiche et là vous cliquez sur "Flux de mon activité" puis sur la nouvelle liste, vous cliquez sur "Créer un nouveau flux" : Et là, une fenêtre s'ouvre, et paramétrez-là comme suit : ajouter un titre (ici j'ai mis "Derniers messages") cliquez sur "Les éléments de contenu uniquement" cliquez sur M'emmener au premier commentaire non lu (très utile si vous suivez une longue discussion, cela vous ouvrira la page du premier message non lu) cliquez sur "condensé" pour optimiser l'affichage et enfin cliquez sur "Enregistrer les modifications" Maintenant que tout est paramétré, il vous suffira de passer la souris sur "Activité" puis cliquez sur "Flux de mon activité" puis sur "Derniers messages" : Et voilà la page tant attendue s'affiche enfin !!!! L'ASTUCE DU SIÈCLE LA VOICI !!!!!!!!!!!!!!!! A l'usage, cliquez indéfiniment sur "Activité" puis "Flux de mon activité" puis sur "Derniers messages" peut vite devenir lourd dingue. Pour n'avoir qu'un seul clique à faire, c'est très simple !!!! Lorsque vous êtes sur la page des derniers messages, vous êtes dans cette configuration : Cliquez sur l'icône désignée par la flèche : Et vous verrez que comme par magie, l'icône par défaut ici : Va se transformer par défaut en "Derniers messages" : Cette icône sera dorénavant présente tout le temps !!! Alors, elle est pas belle la vie ?????? Bien entendu, tout est paramétrable presque à l'infini ! 9) Les clubs, c'est quoi, ça marche comment ?) : Cliquez sur l'icone ci-dessous pour accéder au tutoriel complet : 10) CONNAITRE LA DATE ET HEURE D'ENVOI D'UN MESSAGE OU SA MODIFICATION : Voici une fonction qui manque à certains. Pour le moment, le site ne propose pas l'affichage direct des dates et heures d'envoi de message. Ceci-dit, il existe une solution très simple à mettre en oeuvre pour tout savoir. Il vous suffit simplement de passer la souris sans cliquer sur l'information "Posté(e) il y XX minutes ou heures..." et vous avez la date et heure qui s'affiche : Si vous voulez savoir quand a été édité un message, c'est exactement la même manip, à savoir un simple passage de souris sans faire de clique : 11) RETROUVER SES MESSAGES ET DISCUSSIONS : Pour retrouver ses messages et discussions, il faut aller dans son profil : Puis afficher mon activité : Sur la nouvelle page qui vient de s'ouvrir, vous pouvez choisir d'afficher soit vos messages, soit vos discussions : 12) FAIRE UNE RECHERCHE DANS LE FORUM : Pour rechercher un message, un membre du forum, une discussion, etc, il vous suffit de cliquer sur la petite fenêtre de recherche. Une fois que vous avez cliqué dessus, vous avez un menu déroulant qui s'affiche après avoir cliqué sur "Sujets" : Vous cliquez simplement sur ce que vous souhaitez chercher et n'oubliez pas de renseigner le champs de recherche. Si vous ne trouvez pas ce que vous souhaitez, vous avez la possibilité d'aller plus loin. Pour cela, cliquez sur Recherche avancée, tout en bas du menu déroulant : Sur la nouvelle pas qui s'ouvre, faites les sélections que vous souhaitez (là aussi, n'oubliez pas de renseigner la zone de cherche) : Et voilà ! ----------------------------------------------------------------------------------------------- Voilà, avec ça il y a déjà de quoi bien s'amuser !!!!! PS : n'hésitez pas à partager également vos "découvertes"
  28. 10 points
    Salut Salut !! Je traitais ma série d'image de l 'éclipse, j'ai eu pas mal de surprise, des alpinistes aux grandes Jorasses, quelqu'un debout devant sa tente, et ce bouquetin qui a aussi regardé le spectacle ! La suite un autre jour ! EDIT : Nouvelle version En fusionnant deux photos, avec un traitement plus soigné ça donne ça pour avoir les reflets dans le lac
  29. 10 points
    Salut à tous, Les nuits sont très courtes en ce moment, il en a donc fallu un max pour arriver à accumuler les temps que je visais. J'ai commencé à m'y atteler fin mai et heureusement la météo est avec nous dans le nord en ce moment... Bref je ne vous présente plus M27 (à qui je n'avais plus rendu visite depuis quelques années, c'était avec mon c11)... Pour le setup: AP130 @ F6.7 + Atik One6 + AP900 20heures de pose en Ha 3nm, autant en OIII par sub de 1200s Et 2h30 par couche RVB pour recoloriser correctement les étoiles… Edit: Mise à jour pour V2 Le lien vers la full: https://www.astrobin.com/354728/B/?nc=user N'hésitez pas... Stef
  30. 9 points
    Voilà des lunes (!!!) que je poursuivais ce sujet sans succès. En effet pour percevoir le réseau de rainures du cratère Gassendi, il faut à la fois un bon seeing et un bon angle d'éclairement. Ces conditions m'étaient pour une fois très favorable. Le bonheur était à son comble en voyant une telle finesse! Les rainures étaient plus pertinentes dans la partie est que dans la partie ouest du cratère. Bonne journée, Francis Observation du 3 mai 2020, seeing très bon, transparence moyenne, nuages d'altitude transitoires. Setup: Dobson 400, Celestron 25mm avec Barlow Televue 2.5, Nagler 9mm, Pentax 5mm. Photo à l'APN en afocale pendant l'observation. Dessin à l'aide de la photo au crayons pastels gras et secs sur Canson noir.
  31. 9 points
    Bonjour, Mercredi soir j'ai fait des tests pour chopper le côté thermique de Vénus sans avoir de filtre IR1000... → Et, en fin de séance, un point lumineux apparaît plein ouest, vue la luminosité et la vitesse, je pense à l'ISS, et comme Vénus est vraiment au ras des pâquerettes, tant pis si j'ai mon assemblage de filtres W47+W25, je règle le temps d'exposition sur 1ms et j'empoigne le dobson et je vise avec le chercheur... Hé bé, c'est pas évident ! Tout a failli se casser la g... quand j'ai tiré sur le câble de la caméra... Mais sur 1000 images issues de la vidéo, l'ISS s'y trouve sur 28. Petit rendement mais content quand même ! La chance m'a souri, malheureusement, malgré le temps de pose à 1ms et les filtres empilés, ça crache un 400 F4,5 au foyer -> j'étais un poil surexposé ! Je vous mets les meilleures de ce que j'ai pu faire avec mes faibles compétences. Tout est fait sous Astrosurface (merci aux concepteurs!) : Bon ciel à tous sauf à Elon ! Fabien
  32. 9 points
    Bonjour à tous, Voilà plus de 6 mois que j'image la planète Vénus (de décembre 2019 à fin mai 2020), aujourd'hui je peux enfin vous présenter les planches finales Les images régulières, ont permis de mettre en évidence la taille et la phase de cette belle planète. En effet au fur et à mesure qu'elle se rapproche de nous, sa phase diminue. Les images ont étés faites avec toujours la même configuration, Télescope Newton 200/800-Barlow 5x-Filtre Uvénus Astrodon-Caméra ZWO ASI 290MM. Planche 1 Planche 2 N'hésitez pas a allez voir les fulls ici: https://astrob.in/eq8rvw/0/ https://astrob.in/apjjlq/0/ Au plaisir de vous lire Nico
  33. 9 points
    Bon techniquement on est demain... Donc voilà! Maurolycus et Barocius observé avec un Kepler 300/1500 dobson, oculaire 9mm. Pas mal de turbulences, température : je ne sent plus mes pieds. Plaisiromètre 98% Pour le futur, je pense qu'un oculaire entre 4 et 6mm pourrait m'apporter plus de détails... Ouvert à toutes critiques! 😉✨
  34. 9 points
  35. 9 points
    Bonjour, bonjour, Ca faisait longtemps que j'avais envie de faire une représetation des planètes du système solaire, tel que je pouvais le photographier avec mon matériel. C'était destiné à un copain qui n'y connais, rien, mais vraiment rien à l'astro Une version classique : Et une version avec les satellites, du moins ceux que j'ai pu voir Clic clic pour y voir un peu mieux Pardon, les deux là bas au fond, que dites vous ? hein, Pluton ? Quoi Pluton ? ce n'est plus une planète ???? Et bien ceux qui l'ont rétrogradée, commence à s'en mordre les doigts depuis que la sonde New Horizon a montré que ce n'était pas un vulgaire caillou glacé, mais bel et bien une planète active. Non mais !
  36. 9 points
    Des nuages de matière "sombre" passent devant les étoiles de notre galaxie, dans la constellation du Taureau. A l'intérieur, des étoiles vont bientôt se former.. et puis des planètes... et qui sait des gens? 🤫 Full : https://www.astrobin.com/vczsrl/
  37. 9 points
    Je suis tellement content d'avoir pu finir enfin ma mallette après tant d'années de test, d'économie, de patience, que j'ai trop envie de la partager. Il m'a fallu plusieurs années pour tester beaucoup d'oculaires et trouver la configuration parfaite à mes yeux. J'ai dû racheter une mousse pour refaire proprement le découpage, car pas mal de chose ont changé à l'intérieur. J'ai testé le plastazote que beaucoup prônent, et je trouve que c'est trop dur pour l'usage que j'en voulais. Je désirai une sensation que les oculaires s'enfoncent légèrement dans la mousse. Et le plastazote demande trop de précision au vu de sa dureté. Donc j'ai racheté un fond de mousse de valise qui m'a coûté 15 balles. Et j'ai taillé dedans. J'ai taillé les trous dans la mousse 10mm de moins en moyenne que la taille de l'oculaire sur la largeur, et l'impression qu'ils fondent dans la mousse est plutôt réussi je trouve. Je voulais toujours qu'une seule valise à transporter avec tous le matos dedans. Donc il y a toujours le double fond hyper pratique, je ne m'en lasse pas ! Avec les poignées de cuisine 😜 de chaque côté pour porter la partie supérieure. Les filtres sont repassé sur le dessus, car dans le double fond c'est galère pour les manip en pleine nuit. J'ai laissé les bandes chauffantes, divers outils/ accessoires. Je ne changerai plus c'est définitif ! J'avais peur d'être jugé en posant ces photos, mais tant pis ! La sensation de bonheur m'emporte trop pour ne pas la partager 😅
  38. 9 points
    Bonjour , je ne voulais pas rentrer dans ce genre polémique, mais devant l'absence manifeste de bases élémentaires en optique de certain "spécialiste" et étant donné que l'on frôle la diffamation je publie cette réponse. Le miroir en question est contrôlé sur un calibre étalon , ce qui signifie que les franges se lisent sur l'onde et non sur le verre . David Vernet a pourtant clairement répondu là-dessus. Premier point la qualité globale de la chaîne optique primaire plus secondaire, doit tenir compte de la position des optiques dans le trajet lumineux ; C'est à dire que le miroir secondaire ,qui dans le cas de ce 400 , se trouve 5 fois plus proche du foyer que le miroir primaire, impactera également 5 fois moins la tache de diffraction à qualité égale des miroirs. Le défaut étant sur le grand axe il faut ajouter un diviseur de racine de deux pour tenir compte de l'incidence de 45 degrés sur ce miroir... Au final cela correspond au foyer à un défaut de L/4 :5 : 1.414 . soit L/28 environ. Vu la position du défaut de courbure sur le miroir secondaire au final on obtient surtout du défocus sans aucun impact au foyer sur la tache de diffraction . Pas mal de miroirs plan dans le commerce ont des courbures bien supérieur ( souvent sur le grand axe) sans que les utilisateurs ne notent le moindre problème ... Terence Pelletier.
  39. 9 points
    L'ISS ? perdu ! En 2016, j’avais pris en photo la station spatiale internationale (ISS) passant devant le Soleil en même temps que Mercure, depuis la région de Philadelphie : https://www.youtube.com/watch?v=Le-B2AnFiWw Pour le passage de Mercure du 11 novembre, j’ai décidé de faire plus difficile, quelque chose qui n’a jamais été réalisé. Je me suis placé près de Machuca (au nord de San Pedro de Atacama), à 4000 m d’altitude près d’une lagune où s’ébattent des colonies de flamants roses. Calsky prédisait un transit du télescope spatial Hubble visible depuis cet endroit, d’une durée de 0,9s à 11h04m23.8s locales précisément. Hubble, au moment du transit, était situé à 624 km et sa vitesse était de 26500 km/h. Depuis une semaine que je suis ici, il a fait grand beau temps sur l’Atacama. Mais les nuages ont envahi le ciel la nuit précédant le transit, et c’est à travers une épaisse couche de nuages élevés provoquant une énorme diffusion de la lumière solaire et une forte chute de contraste que j’ai dû régler les instruments et photographier le double transit, sans trop y croire. Il n’y a qu’en augmentant le temps de pose d’un facteur 10 (1/3200s contre 1/32000s normalement) et en poussant les niveaux et le contraste sur les images que j’ai pu faire apparaître Mercure et surtout Hubble sur la douzaine d’images où il est visible. Une vue de la lagune en arrière-plan, avec les nuages à l'horizon...en encadré, l'image du Soleil telle que vue à l'écran de l'APN ! Je vous dis pas pour la mise au point et pour régler l'expo qui variait tout le temps... Sur l’Olympus E-M1, la rafale a été déclenchée automatiquement par un dispositif conçu et réalisé à ma demande par Emmanuel Rietsch. Ce boîtier se synchronise sur un signal GPS extrêmement précis appelé 1PPS (1 pulse per second) et déclenche la prise de vue à l’heure programmée : http://www.astrophoto.fr/transit_mercure_hst_2019_flamand2.jpg
  40. 9 points
    Et la suite: M13, une première pour moi! Observation du 7 septembre 2019 au Cap Ferret. Observation en VA avec SiOnyx Aurora en afocale sur Dobson 400, bonnes conditions de seeing et de transparence au zénith. Dessin original sur Canson noir au format A3 avec crayons pastels secs et gras. Mise en forme sous photoshop. Un total de 8 heures de dessin! Bon ciel, Francis
  41. 9 points
    Bonjour je profite de ces quelques vacances pour dépoussiérer un peu le CFF350 mm F/D 20 , çà faisait un moment que je ne l'avais pas utilisé par manque de temps , hélas!!!! , d'ailleurs j'en ai profiter pour nettoyer les optiques , il en avait besoin!!!!! Ce matin le flux de Sud nous a amené un seeing correct ( 7-8/10 ) , j'en ai profité pour imager notre amie Sélène , j'aurai du tenter le filtre vert , dommage !!! set-up : Télescope Cassegrain CFF350 mm F/D 20 ( 7000 mm ) Clearceram , obstruction : 0.2 Caméra Basler ACA1920-155 ( 100 fps) Genika Astro Monture AP1200GTO Filtre Orange Astronomik Seeing ( 7-8/10 ) Double clic pour les fulls
  42. 9 points
    Bonjour à tous Une mosaïque d'Orion en 64Mpixels sur 3 plans et 6h de pose Lieu : Observatoire El-Sauce, Chili Sony A7m3 astrodon à 800iso (iso-less) Objectif samyang 135mm ouvert à 2.0 (max) Monture Star Adventurer mini avec timer interne pilotant le sony Mise en station par QHY polemaster durée : 6h (poses de 30s) Prétraitement : AstroPixel Processor Traitement : PixInsight et Photoshop Version réduite à 36Mp : http://astro-photographie.fr/images/Orion_A7III_135mm_36Mp.jpg Et une version STARLESS :
  43. 9 points
    Cette année , j'ai été audité par le Ministère du développement Durable pour leur parler de pollution lumineuse ça été un echange passionnant et j'ai pu pousser quasiment l'ensemble des sujets. le rapport vient d'etre (enfin) publié c'est rigolo non seulement j'y retrouve mes idées mais dans certains cas , carrement des phrases entières de nos discutions a distribuer au maires et collectivité en guise d'avertissement : il va y avoir une réglementation et elle s'appuieront sur ce document. autant se mettre en norme en avance de phase pour toute nouvelles installations le document : http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/012301-01_rapport_cle28a49f.pdf attention c'est un sacré sujet (106 page) mais c'est passionnant 012301-01_rapport_cle28a49f rapport poullution lumineuse avex frederic tapissier.pdf
  44. 9 points
    Bonsoir Je l'ai gardée quelques jours que pour mes yeux maintenant je la partage avec vous. C'est la plus belle des 20 mn de calme que j'ai eu. Je ferai un post avec les quelques autres images plus tard. Profitez de cette image, je l'ai envoyée pour l'Apod on sait jamais. Bonne soirée. Luc
  45. 9 points
    bonsoir à tous ! Ce n'était pas le seeing exceptionnel, Jean-Luc vous l'a déjà dit mais par moment les IR passaient très bien. Là où cela devient très difficile ce sont les heures où on image Mars en ce moment. Certains sont contents parce qu'ils peuvent imager tôt mais moi ça n'arrange pas trop mes affaires, pourquoi ? Les tram jusqu'à 23H30 sont très nombreux et font tout vibrer, jusqu'au 15ème, j'espère simplement ne pas me retrouver un bas un de ces jours ! (certains vont dire oh non le tube optique est cassé) Le gagnant de cette soirée c'est l'IR 685, c'est un sacré bon compromis, le RG 610 ne donne rien, c'est beaucoup trop bas et il immédiatement sanctionné par la turbu ! J'ai quand même vite retirer le filtre quand le moment le plus stable est arrivé pour y mettre l'IR Cut pour la couleur. Je me rend compte que le petit ° de plus diminue fortement la turbulence, surtout à cette élévation. Et la petit RVB pure... Oui c'est moins bien mais les couleurs à cette élévation sont bien détruites par la turbu. J'espère que ça vous aura plus. Bon ciel à tous !
  46. 9 points
    Bonsoir à tous, Ca fait un petit moment que je n'ai pas publié sur WA, voilà c'est chose faite ! Je me suis enfin décider à finir les traitements principaux qui datent pour certains de Juin. Bonne surprise pour Mars (mais il n'y a eu qu'une seule nuit de valable depuis que je suis revenu de vacances... C'est le principal) avec un très bon seeing, surtout à cette élévation ! Le plus surprenant, c'est que les IR sont moins définies que cette RVB mais je pense que les conditions ont vite changé, je commence toujours par la couleur De plus, plus on va dans la nuit, plus le seeing se dégrade... Je reviens un peu dans le temps, pour 2 petites Jupiter, du moins une animation et une image. Saturne, plus difficile que Mars même si elle est plus haute, les écarts de vitesse d'acquisition font toute la différence ! Pas mal d'artéfacts, mais je m'en doutais avec ces ondulations de bord ! Ben c'est la fin des images, je pense que les prochaines captures seront lunaires et je l'espère d'Uranus. Bon ciel à tous (ici la grisaille est revenue... Je vais pouvoir dormir) bon ciel à tous !
  47. 9 points
    Ca y est j'ai terminé le tri de 107400 images à l'oeil, parce que la Reine du système solaire le vaut bien ! Enfin une Saturne présentable pour l'année 2018 à moins de 21°sur l'horizon. Et en plus en pur RVB bio ! Un peu déçu de ne pas avoir la tempête, localisée du mauvais côté de la planète cette nuit du 7 Juillet dernier. Vraiment dommage ! Côté satellites, je n'ai que Thétys, Rhéa et Dioné dans le champ. Pas moyen d'extraire ni Encelade ni Mimas, noyés complètement dans le bruit. Trop d'absorption atmosphérique, trop de brume et/ou trop d'aérosols en supension. Et mes aluminures sont aussi à refaire. Maintenant reste à "sortir" quelque chose de décent avec la très frustante Mars ! C'est pas gagné... SETUP : -------- Newton Orion Optics 300 mm F/D 5.3, sur EQ-6 ------------------------------------------------------ ZWO ASI 385 avec filtre Ir/Uv Cut + barlow 3x + ADC. Image RVB. Acquisition avec SharCp. Gain = 483. Temps expo : 17 ms. Cadence : environ 55 images/sec 4 Captures sur une demi-heure environ : 20300 + 24700 + 27800 + 34600 brutes. Tri manuel. Un peu plus de 24150 images retenues. Découpage en 14 images intermédiaires registrées avec AS3! puis dérotation avec WinJupos. Traitement et finition avec Iris + Photoshop pour le cosmétique. Les satellites sont traités séparément. Version finale à 100 % de la taille d'acquisition : Albéric
  48. 9 points
    Salut, J'ai attendu avant de la poster car je voulais vraiment chopper les détails du premier vent sur cette nébuleuse, comme la photo excellente de JF Bax Mais ce n'est pas encore possible (du moins j'y arrive pas) avec seulement la technique des poses rapides. Bien sur avec des poses de 5s et 10s on voit la corolle extérieure mais ce n'est plus cohérent en terme de résolution . Trop de différence avec le cœur de cette nébuleuse que j'ai effectué en utilisant des expos à 300ms. C'est une petite nébuleuse , 20''x16'' pour le cœur, se trouve dans le Dragon, sa vision à l'oculaire est magnifique . Je la voyais légèrement bleue/verte avec une centrale brillante. Sa magnitude de surface est de 8,3 ce qui est parfait pour utiliser des focales d'homme tout en gardant une exposition rapide. J'ai utilisé une barlow 3x plus du tirage sur le 300mmF4 , je suis légèrement sur-échantillonné ( 0,18 pour 0.19 recommandé). Malgré les expositions courtes (300ms), j'ai pu obtenir un bon ratio d'images gardées grâce à un bon seeing: 95000 sur 200000 brutes (sur 4 sessions) . NGC 6543 posséderait une étoile compagnon ce qui serait une explication sur sa forme tres particulière. Sa phase géante rouge a commencé il y a 50000 ans, puis il y 10000 elle a eu des sortes de pulsation(tout les 1300 ans) qui ont formés les ronds autour du coeur qu'on devine à peine sur ma version. une version avec le HST (l'image de hubble est redimensionnée à 10% pour juste verifier les details sur mon image) et une animation pour une meilleur visibilité: A+ Stephane
  49. 8 points
    Bonsoir à tous ! J'en ai mal aux yeux d'avoir essayé de traiter le mieux possible la vidéo la plus définie. J'ai essayé la dérotation de 3 images mais sans conviction, l'une des images surpassait les autres par sa résolution. J'ai remarqué également qu'AS!3 me donnait des images bien moins bonne qu'AS!2, c'est vraiment un fossé ! Voici les renseignements de cette fameuse nuit : Jupiter le 19/06/2018 à 20H38.44 MID UT. Celestron 14xlt, Zwo IMX 224C, Barcon, ADC Pierro-Astro MK3. Echantillonnage 0.100. 9.301 Ms, FPS 107, gain 303. Traitement AS!2, R6 et Photoshop. Lieu Paris, élévation 26°13. Bon week-end à tous et bon ciel bien sûr ! Will
  50. 8 points
    Hello incroyable la nuit derière, il y avait du vent, mais les images étaient encore au top comme le reste de la semaine. Il en sort cette Jupiter sans doute la meilleure du Mewlon. Un peu plus tôt j'ai vu passer Io derrière. J'ai observé aussi le 18, le 19 et le 20, ça me donne de quoi faire une carte globale. Il y a de bons morceaux dedans comme le 20, j'aime beaucoup celle-ci. La vidéo bleue a énervé certains Voici la carte : Une fois que l'on a ça le but c'est de faire une animation bien entendu. On continue la nuit avec Saturne et sa tempête.£Là franchement les conditions n'étaient pas top. L'ASI 290 fait des prodiges. Et puis Mars vite fait mais bâclée car le spectacle au nord était plus intéressant (j'y viens). On voit de la poussière partout. Opposition de m.... Donc pendant ce temps au nord, du gros délire. Ca fait 10 ans que je n'ai pas vu ça aussi fort. Des noctiluques. Pour ceux qui ne connaissent pas ce sont des nuages qui brillent la nuit car ils ont très haut (90 km ) et éclairés par en dessous. Ce sont des nuages polaires, il n'est pas habituel de les voir ici. Et le time lapse. C'est en 4k faites vous plaisir, j'ai pris ça avec un modest RX100 pour ne pas réveiller la maison. Je pense que la dernière grosse apparition de ce type c'est celle que j'ai vu en 2009 et que de nombreuses personnes on vu car c'était le soir et un 14 juillet de surcroît. Voilà, c'est tout pour cette nuit Enjoy. JLuc
This leaderboard is set to Paris/GMT+02:00
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.