ChristianHJ

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  1. ChristianHJ

    FSQ85EDX + Altaïr 183 C Pro Tec ?

    En photo des surfaces planétaires (et le Soleil et la Lune), où tu as en général énormément de signal, tu vas chercher à t'approcher le plus possible du pouvoir de résolution théorique de ton instrument. On calcule à la louche ce pouvoir de résolution en prenant 120/D, où D est le diamètre de l'optique (lentille ou miroir) exprimé en millimètres (mm), et où le résultat est donné en secondes d'arc ("). Par exemple, pour une lunette de 120mm de diamètre, le pouvoir de résolution théorique de l'optique est de 1" (120/120). Or, il y a un théorème d'échantillonnage qui assure que pour récupérer des détails aussi fins que l'optique le permet, il faut que tu échantillonnes deux fois (et je vois qu'en pratique, la plupart montent à trois fois, voire à quatre fois) plus que ce pouvoir de résolution théorique. L'échantillonnage sert à pouvoir récupérer ou reconstituer les détails « continus » de l'objet, malgré le fait que tu as enregistré une image de celui-ci sur un capteur dont l'unité d'information (le pixel) est discret, carré, étagé. Dans le cas de l'exemple, tu dois avoir un échantillonnage de 0,5 secondes d'arc par pixel (0,5"/px). Et la plupart monteront même à 0,33"/px. Pour connaître l'échantillonnage « e », en fonction de l'optique (sa focale « F ») et de la caméra (la dimension « p » de son pixel), c'est donné par la formule approchée : e (en secondes d'arc par pixel ou "/px) ~= 206,265 * p / F où la dimension p du pixel doit être renseignée en micromètres (µm) et la focale F de l'optique toujours en millimètres (mm) comme précédemment. Par exemple, si cette lunette (de diamètre D = 120mm) est ouverte à F/6, ça veut dire que sa focale vaut F = 120 x 6 = 720mm. Si tu utilises une caméra (CCD ou CMOS) avec des pixels qui font 4,54µm de côté, alors tu auras, au foyer primaire, l'échantillonnage e suivant : e ~= 206,265 * 4,54 (µm) / 720 (mm) ~= 1,3"/px. Pour atteindre le minimum syndical d'échantillonnage, qui vaut 0,5"/px pour les surfaces planétaires avec une lentille de 120mm de diamètre, tu vois que tu devrais introduire une Barlow ou un dispositif grandissant un facteur 1,3/0,5 = 2,6 fois. Une Barlow 2,5x conviendrait bien, mais sous-échantillonnerait un tout petit peu. Et la plupart te conseilleraient plutôt un facteur 1,3/0,33 ~= 3,9 fois. Une Barlow ou une Powermate 4x serait alors l'idéal pour tirer tout le jus de ton optique (D = 120mm) en poses archicourtes (surfaces planétaires). Pour la photo du ciel profond en longue pose, c'est la turbu qui règle tout ça, malheureusement. Au lieu de prendre comme base la résolution théorique de ton instrument optique, eh bien tu prendras la meilleure valeur de turbulence que tu puisses atteindre depuis ton lieu d'observation favori. Chez moi, ça tourne autour de 2,3" les nuits médiocres, 1,7" les bonnes nuits. Si on déménage dans le désert d'Atacama, on peut peut-être espérer une turbu de 0,5". C'est trop injuste, mais c'est comme ça. Le HST, lui, s'est carrément mis sur orbite. Plus aucune contrainte de turbulence. Mais c'est de la triche. La nouvelle donne, c'est la photo du ciel profond en courtes poses. Les poses ne seront pas aussi courtes que quand il s'agit des surfaces planétaires, bien sûr, mais on peut, avec des caméras CMOS très sensibles, poser entre 2 secondes et quelques dixièmes de secondes (dans ce dernier cas et actuellement, ça suppose des objets brillants, compacts, ou alors des parties brillantes d'objets plus étendus). En tout cas, de mon côté, je trouve qu'en dessous de 4 secondes de poses, on commence déjà à « faire taire » en partie la turbulence. D'ailleurs, des poses de 5 à 8 secondes sont souvent recommandées par ceux qui font de l'autoguidage, afin d'éviter de « guider sur la turbu », ce qui serait vain. En CP, il n'y a aucun problème à sous-échantillonner, même violemment, ça dépend de ce qu'on veut faire. Si on veut faire du grand champ, c'est même obligatoire actuellement. Un grand capteur (genre 24mm x 36mm) avec de tout petits pixels (genre 2,4µm) coûterait les yeux de la tête (et mettrait à genoux certains PC, ça représenterait 150 millions de pixels si je ne me suis pas gouré). En planétaire, puisqu'on ne manque pas de signal en général, ce serait dommage de sous-échantillonner, d'autant que les accessoires optiques assurant le grandissement et permettant d'atteindre la focale résultante voulue sont disponibles et bien connus (Barlow, Powermate, etc.). En revanche, quand on sur-échantillonne, ça suppose que la monture est excellente (quand on fait de la longue pose), que la collimation est rigoureuse (parce qu'un échantillonnage si fin va exposer crûment les défauts de collimation, les flexions mécaniques, l'instabilité dans l'espace et/ou dans le temps), etc. Bref, tout va devenir plus difficile et demander plus de rigueur. Mais ce n'est pas interdit. D'ailleurs, rien n'est interdit ! Liberté ! ;)
  2. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Je profite de la réponse de Colmic pour présenter à Christian (candrzej) mes excuses pour avoir fait dévier son post ainsi... Christian, tes images, certes avec un fabuleux instrument très ouvert, sont doublement intéressantes, je trouve, parce que tu soumets le CMOS 183 à des poses qu'on peut bien appeler longues, en bin2, dont une bonne partie en bande étroite ici. Je trouve que la polyvalence de ce capteur est étonnante. EDIT : Colmic a écrit : > gain bien trop élevé à mon avis (mes étoiles sont clippées), j'avais noté que le gain unitaire de l'ASI183 était autour de 111, mais je me suis retrouvé comme un con quand j'ai vu l'échelle de 1 à 50, j'ai bêtement mis le curseur au milieu ! Je crois que le gain unitaire de l'ASI183 est à 120 (1e-/ADU), mais 120 sur un total de 300, si je comprends bien (en tout cas, à gain 300 le bruit de lecture est à peine au-dessus de 1,5e- RMS, je ne pense pas que l'IMX183 puisse descendre plus bas en montant le gain, ce qui voudrait dire que 300 est le maximum ici). Avec 25/50, tu n'étais pas si loin. Clipper des étoiles brillantes avec des pixels si petits et une optique si fabuleuse que la tienne, ce n'est pas étonnant ?
  3. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Quand on travaille à F/D plus grand, on peut toujours binner 2x2 ? Il reste encore cinq millions de pixels, c'est bien. On n'aura pas d'autre gain que des fichiers quatre fois plus petits, mais ça permettra d'être plus en rapport avec la turbulence. J'avais fait le calcul pour mon Newton fermé à 6,7 (si Paracorr), ça me donne un échantillonnage de 0,6"/px, soit au maximum le tiers de la turbulence d'une nuit pas exceptionnelle. Mais c'est clair qu'un capteur vers 4,5µm et avec les autres caractéristiques de la 183, ce serait le rêve. Ah mais attends... ce capteur existe... c'est l'ICX694 !
  4. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Bracouda a écrit : > Par contre j aurais 2 ou 3 questions sur cette 183mm,car je lorgne dessus, mais voilà quand est t'il de l ampglow arrivez vous à l enlevez facilement, car jai une 178mm qui fonctionne parfaitement mais qui a vraiment beaucoup d ampglow, et pas facile à virer même si dss et ou siril font du bon boulot. Hier soir, Colmic a partagé pour nous ses fichiers FITS de M33, exposition 90s, gain 25/50 (trente lights entre 10,8°C et 12,6°C, quinze darks entre 7,6°C et 8,1°C, soit un Delta T de presque 4°C (!) entre les lights et les darks, caméra refroidie par un ventilo seul). J'ai empilé les darks sous Siril (empilement médian), l'amp-glow est très bien visible quand on tire sur l'histo. J'ai prétraité les lights avec ce master-dark sous Siril (pas de flats, pas d'offsets donc pas d'optimisation des darks, correction cosmétique avec le master dark donnant ~43000 pixels chauds corrigés), puis j'ai aligné la séquence avec une sélection glissante sur une seule étoile. Enfin, empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants (algo de rejet : Winsorized Sigma Clipping), normalisation additive avec mise à l'échelle. J'ai pris toutes les images de la séquence, quelle que soit la FWHM (le but était de voir s'il restait un résidu d'amp-glow en bout de course, pas d'affiner la FWHM en sortie d'empilement). J'ai juste fait attention à ce qu'il n'y ait pas trop de rejet, mais c'était bon avec le réglage d'usine de sigma bas à 4 et sigma haut à 3. Même en tirant l'histo à fond, il ne reste strictement plus aucune trace d'amp-glow sur le FITS en sortie de prétraitement, alignement et empilement. J'en suis tombé de ma chaise. J'ai fait des statistiques sur le coin où se trouvait l'amp-glow (zone sans étoile, FDC) et comparé avec les statistiques de deux autres coins de l'image, aussi éloignés que possible de la zone d'amp-glow (et sans étoile non plus). Je n'ai trouvé aucune différence significative entre les trois zones. À l'œil, je ne vois aucune remontée du bruit à l'endroit où le signal d'électroluminescence a été retiré. Je doutais qu'un CMOS puisse être aussi propre qu'un ICX694 (par exemple), mais là je suis en train de manger mon chapeau. Les fichiers de Colmic sont un vrai plaisir à traiter. C'est la Drôme, donc je suppose un ciel excellent, mais quand même !
  5. C'est comme ça que je pense raisonner aussi (hypothèse à vérifier). Après tout, chaque fois qu'on veut retirer un signal indésirable présent dans les brutes, on y fait monter le bruit. Autant régler au mieux le problème à la source. Un CMOS dont l'/amp-glow/ n'est pas un souci, ça rend le travail plus agréable et le résultat sans doute moins bruité. Merci ! J'ai lu cet article et quelques autres dans le même sens (sur CN aussi)... mais /après/ avoir fait mes essais infructueux (c'est balot). Maintenant, je fais des /darks/ après chaque série de /lights/ (40 minutes en général) et j'en profite pour corriger la mise au point. Pendant les /lights/, je fais un /dithering/ en DEC (mais aussi en AD) toutes les six ou sept minutes. Ça aide pas mal, mais le FDC reste quand même plutôt rugueux en poses courtes. Il faut dire que mon signal de fond de ciel (PL /et al./) est envahissant, avec des gradients prononcés et qui se réorientent bien sûr en cours de nuit. Pour la correction des points chauds, Siril propose toute une série de méthodes de rejet lors de l'empilement par moyenne, dont le /Winsorized Sigma Clipping/ et le /Linear Fit Clipping/, qui donnent de très bons résultats. Je n'ai plus jamais jeté une seule brute pour cause de satellite artificiel ou autre. Oui, j'ai vu. J'en profite d'ailleurs pour te remercier de tout le travail que tu réalises pour nous, c'est formidable ! Gain = 25/50, ça donnerait 300 chez ZWO (peut-être pas pour leur IMX183, je ne sais plus), ça commence à devenir fort. Sur le site de ZWO, leur brute de /dark/ à gain nul exhibe un /amp-glow/ à faire peur (IMX183). Maintenant, l'IMX183 garde quand même plus de RON que l'IMX290, même à fort gain : on n'a peut-être pas tant intérêt que ça à monter autant son gain ? Pour l'IMX290, en revanche, un gain en dessous de 60~75/600 serait même absurde. Dans le cas de ton Altaïr, s'il y avait en outre moyen de (faire) remplacer la vitre /IR-UV cut/ par une vitre transparente sur tout le spectre auquel le capteur est sensible, ce serait très tentant (mais c'est une autre question). J'espère qu'ils sortiront quand même un CMOS monochrome de taille raisonnable (16mm de diagonale, par exemple) et avec des pixels un peu plus grands que le nanomètre carré... 😉 Toujours avec mon IMX290 (ZWO), une différence de température de 6°C entre les /lights/ et les /darks/, c'est la catastrophe (bon, je ne sais même pas si j'ai jamais eu ça au cours d'une même nuit, je pense que non). J'essaie de limiter à +/-0,5°C (d'ailleurs, je consacre presque autant de temps aux /darks/ qu'aux /lights/, c'est dire). Il me semble quand même avoir lu que l'/amp-glow/ est en outre une fonction de la température d'acquisition, mais qu'il ne s'agit pas de la même fonction que le signal thermique. C'est pour ça qu'on ne peut pas les retirer tous les deux avec un /master-dark/ dont on a retiré le /master-offset/ dans un but d'optimisation. Tant mieux si ce n'est pas le cas de l'IMX183, ou si son signal d'/amp-glow/ est si faible que ça passe, mais en tout cas avec l'IMX290 il faut des /darks/ cohérents avec les /lights/ en température, exposition, gain et « brightness ». Si on ne fait pas de /flats/, je pense que les /bias/ ne sont alors pas nécessaires. (J'espère n'avoir pas écrit trop de bêtises... je débute !)
  6. ChristianHJ

    Astrophographie en poses courtes

    Ah, Helix, qui passe au méridien chez moi à 19° au-dessus de l'horizon, baignée dans la brume et le potage de la PL, le lucky-imaging c'est pas pour demain... 😉 Parmi les cibles un peu difficiles que j'ai essayées jusqu'ici à l'IMX290 (non refroidi), il y a NGC3184 (unitaires de 20s), NGC2403 (de 60s), NGC3718 (de 60s), NGC4725 (de 15s), NGC7741 (de 8s) et IC239 (de 8s). Mes photos sont très bruitées, malgré un cumul de poses important, mais ce sont des cibles à essayer avec un CMOS bien propre, comme cet IMX183 à amp-glow maîtrisé (refroidi, à mon avis). Je n'ai aucun doute qu'un CMOS puisse en tirer de beaux portraits en HR. C'est vrai que les galaxies ou groupes en interaction sont parfois relativement faciles : l'interaction les a torturées, elle a dégagé des régions très concentrées, genre starburst. Le Quintette de Stephan est un bon exemple, comme aussi NGC5395, certains Hickson faciles (61 et 68, par exemple), UGC1810+1813 (la « Rose »), NGC1023, NGC1161, NGC1569, etc. Sur NGC5866 (« M102 »), les cinq fameuses petites galaxies alignées sortaient du bruit (sauf peut-être la plus faible) en trente ou quarante minutes d'unitaires de 8s cumulées.
  7. ChristianHJ

    Astrophographie en poses courtes

    Ça dépend des nuits, du jet-stream, etc., mais de mon côté je trouve qu'à plus de huit secondes de pose unitaire, eh bien la turbu a déjà fait tout le mal qu'elle pouvait faire et qu'on n'a plus grand-chose à perdre encore. À quatre secondes de pose unitaire, on gagne déjà sensiblement en résolution et il ne faut pas hésiter à rejeter les brutes abîmées par des bouffées de turbu. À deux secondes de pose unitaire, par exemple, je gagne souvent de 0,2" à 0,4" de résolution en étant un peu sélectif (genre 30% à 40% de rejet sur des brutes prises lors d'une nuit pas trop turbulente), par rapport à ces poses unitaires de huit secondes ou plus. À une seconde de pose unitaire et en dessous de ça, le gain en résolution est encore plus important, mais sans atteindre ce qu'on peut obtenir en photo des surfaces planétaires. Même avec une nuit qui n'est pas exceptionnelle, je pense que 1,5" de FWHM, en sortie d'empilement final, c'est possible en modulant la durée de la pose en fonction de la turbu du moment, en poussant le gain (et l'offset/brightness) en conséquence, puis en étant un peu sévère, si nécessaire, lors du rejet des brutes dégradées. L'air de rien, cette amplitude de poses brèves, disons entre quelques dixièmes de secondes et huit secondes, ça permet de photographier des tas de cibles très différentes. Des objets brillants (ou parties brillantes d'objets plus étendus), mais aussi des objets plus difficiles, pâles, étendus, etc. J'avais fait des poses unitaires jusqu'à soixante secondes, mais dans mon cas (IMX290 non refroidi) ça ne sert plus à rien qu'à accumuler du signal thermique... Il faut faire des essais avec la caméra qu'on a. En tout cas, d'après mon expérience de débutant, la pose courte n'est pas du tout limitée aux magnitudes surfaciques « favorables ».
  8. Pour l'IMX183, je ne sais pas. Avec mon IMX290 version ZWO non refroidi, l'amp-glow ne disparaît pas du tout avec la technique d'optimisation des darks (coefficient appliqué au master-dark afin de coller à la température effective des lights brutes). La différence de température entre l'exposition des lights brutes et celle des darks ne dépassait pas deux ou trois degrés. C'était l'hiver dernier, le capteur était vers +3°C (non refroidi, pas de ventilo), il gelait à pierre fendre ;). J'avais exposé les darks au milieu de la nuit. J'ai réédité l'expérience trois ou quatre fois, avant d'abandonner l'idée d'optimiser les darks de ce CMOS. L'amp-glow de l'IMX183 est au milieu du petit côté du capteur, si je me souviens bien. Son amplitude et son extension vers le centre du capteur font peur sur le .fits proposé en téléchargement sur le site de ZWO. D'où l'idée de demander un .fits dans les mêmes conditions avec l'Altaïr ? Je réfléchis aussi à un capteur un peu plus grand (genre 16mm de diagonale, je me suis offert un correcteur de coma pour Newton), mais un CMOS qui ne serait pas refroidi de façon active et avec une consigne respectée à quelques dixièmes de degrés près, je serais réticent pour ma part.
  9. Avec Siril, on peut faire ça en optimisant les darks. Ça fonctionne bien avec une CCD, mais pas du tout avec les (ou la plupart des ?) CMOS, à cause de leur signal d'électroluminescence. Le master-dark optimisé retire effectivement bien le signal thermique, même quand les darks n'ont pas été pris exactement à la même température que les lights brutes, mais le master-dark optimisé ne retire alors plus du tout le signal d'électroluminescence. Le signal d'électroluminescence « réagit » aux variations de température d'une manière très différente du signal thermique, malheureusement... J'avais essayé de faire ça avec mon ASI290MM (ZWO) non refroidi : presque rien du signal d'électroluminescence n'avait été retiré au prétraitement. Et le bruit devenait très important, comme après la plupart des retraits de signaux indésirables avec ce capteur non refroidi. Sur le site de ZWO, ils donnent une dark brute à la dynamique maximale (gain nul), pose de 300 secondes, binning 1x1, refroidissement à -10°C. Leur itération de l'IMX183 n'a pas, que je sache, de système de réduction de l'amp-glow. Ce serait intéressant de voir le .fits d'une dark brute de l'Altaïr dans les mêmes conditions (gain nul, 300s, bin1, -10°C), pour se faire une idée de l'efficacité de leur circuit anti-électroluminescence. De mon côté, le couple « non refroidi par PEC avec consigne » + « électroluminescence CMOS » rend le travail plutôt difficile, même avec des poses très brèves, sous les huit secondes. Sans doute que je m'y prends mal, mais bon...
  10. ChristianHJ

    De l'importance de la mise à niveau d'une monture EQ

    Salut deufrai, Aucun problème pour arriver à une mise en station excellente si on part d'un trépied ou d'un pied dont l'embase n'est pas horizontale (que son écart à l'horizontalité soit dans la direction E-W et/ou dans la direction N-S, peu importe). Mais si l'embase n'est pas horizontale, alors c'est vrai que la « convergence » de ton pôle nord instrumental vers le pôle nord céleste sera plus lente que si c'était parfaitement horizontal dans les deux directions E-W et N-S. Un écart epsilon de ton embase par rapport à l'horizontalité va alors probablement t'obliger à effectuer plus d'itérations entre le réglage en azimut et celui en hauteur, parce que tu vas introduire une toute petite correction indue (typiquement en sinus de l'écart epsilon à l'horizontalité, je suppose) en azimut alors que tu crois ne régler qu'en hauteur, et inversement lors d'un réglage que tu souhaiterais en azimut uniquement. Mais c'est vraiment très faible, à moins d'être complètement de travers par rapport à l'horizontale (par exemple si epsilon vaut plusieurs degrés !). Ceci vaut pour une monture équatoriale allemande et avec la méthode de Bigourdan (méthode d'alignement sur la base des dérives des étoiles au méridien Sud et à l'équateur céleste, puis à six heures du méridien vers l'Est et à une déclinaison ~45°, en alternance) ou encore avec celle de King (photographique ou variante visuelle). De mon côté, j'ai presque 1,5° d'écart de mon embase par rapport à l'horizontalité. L'écart est en partie N-S, en partie E-W. Quand je fais un réglage de l'axe d'AD vers l'Ouest (je veux dire : dans le sens trigonométrique), j'abaisse légèrement, dans le même temps, l'axe d'AD vers l'horizon, je pense dans une proportion sin(1,5°) ~ 0,026. J'introduis donc une petite correction indue en altitude alors que je croyais ne toucher qu'à l'azimut. Idem si je relève mon pôle nord instrumental en hauteur : ça induit un très léger décalage vers l'Est. Franchement, ça me ralentit sans doute un peu, mais ça fonctionne quand même très bien. Surtout que Bigourdan, drift-align et King supposent qu'on alterne les réglages et corrections. C'est évident pour Bigourdan, mais je trouve que c'est vrai aussi pour King, même si là les deux réglages sont produits par la mesure des dérives d'un seul champ céleste proche du pôle Nord réfracté. Attention, même en restant dans le cas particulier des montures équatoriales allemandes (je n'en ai jamais utilisé d'autres...), il existe une méthode de mise en station où tout ce que je viens de raconter est faux, et où il faut en effet prendre des précautions particulières par rapport à l'horizontalité de l'embase. C'est quand on utilise un viseur polaire. Si on utilise un viseur polaire, alors il faut placer l'embase de manière horizontale dans la direction E-W (dans la direction N-S, un écart à l'horizontalité continue à ne pas avoir d'importance).
  11. ChristianHJ

    NGC3184 (UMa) en poses semi-courtes

    Ah OK, ça je ne savais pas (64 bits). Vivement qu'elle sorte en stable. Bien vu pour la compilation en local, je n'y avais pas pensé du tout, merci ! (En fait, je suis un peu timoré pour cette bécane ; si je mets le capharnaüm, je suis mal pour mon travail.)
  12. ChristianHJ

    NGC3184 (UMa) en poses semi-courtes

    Ouiche (16 bits), mais la machine sur laquelle je traite est (d'abord) celle du boulot, alors je préfère qu'elle reste en Debian Stable...
  13. ChristianHJ

    NGC3184 (UMa) en poses semi-courtes

    Bonsoir Jean-François. Merci de tes commentaires. J'ai photographié quelques objets assez peu « denses », pendant ces jours où le ciel du nord était sans doute plus propice que celui du sud (gnerk gnerk). J'ai un gros travail de traitement devant moi. Je voulais en tout cas voir ce que le 290 donne sur des cibles étendues, vues de face pour certaines, diluées, etc. (Et trop grandes pour lui... ) Mais en poses moins courtes, bien sûr. À moins d'une turbulence d'anthologie, je crois que c'est intéressant. Pour 3184, je pense que la FWHM est vers 2,3" (5,5px) sur l'image sortie d'empilement (pas calculé pour les brutes). Sinon, pour revenir à 3184, je viens de reprendre son .fits, de retirer le gradient (bien présent malgré la petitesse angulaire du champ couvert...) et de sauver en .tiff sous Siril. J'ai ensuite traité un peu le .tiff en 16 bits avec Rawtherapee, au lieu de Gimp 2.8 (qui m'oblige à passer en 8 bits). Eh bé... Je veux pas être méchant avec Gimp, mais...
  14. ChristianHJ

    NGC3184 (UMa) en poses semi-courtes

    Bonsoir Christian, merci beaucoup de ton message et de tes conseils. Plus que la dichotomie CCD « classique » / CMOS, je crois que ce qui joue, dans un premier temps, c'est d'une part la qualité du ciel où j'observe et la compétence de l'opérateur lors du traitement. Je débute en traitement ; comme dit plus haut, le .fits en sortie de prétraitement, d'alignement et d'empilement est beaucoup moins bruité que ce .jpg (c'est du moins ce qui me semble). Je suis incapable de t'affirmer n'avoir pas commis d'erreurs au traitement en aval (extraction de gradient -- pas superflu ici, cf. point suivant -- et une toute petite dose d'ondelettes). Le ciel où j'observe... j'ai plusieurs lampadaires à moins de quinze mètres, qui inondent la coupole au moins autant que la rue, où même les chats ne passent pourtant pas, la nuit venue. Il y a surtout le dôme de lumière d'une ville de 200000 habitants, au nord-nord-ouest. Bref, la Belgique, quoi. Le même capteur CMOS que celui-là, mais dans des mains expertes et sous un meilleur ciel, donnerait un résultat avec beaucoup plus de vigueur. Un CCD « classique » dans « mes » conditions (d'environnement souillé et de compétence débutante), je ne sais pas ce qu'il pourrait donner. Et d'autres CMOS plus récents que le 290 -- mais malheureusement, pour autant que je sache, en couleurs -- ont un FW au moins cinq fois supérieur au mien ; la dynamique est en rapport. Un capteur du genre du 294, avec ses pixels non nanométriques, un FW important, un bruit de lecture faible à gain relativement modéré... mais en monochrome (siouplé), serait, à mon avis, remarquable. En tout cas, il faudrait que je me fasse violence pour résister. Et sans parler du refroidissement. Mon capteur n'est pas refroidi, et je suppose qu'un module février ne vaut quand même pas un module Peltier. Sinon, c'est vrai que, pour le moment, j'ai visé plusieurs cibles, notamment une NGC2403 quelques jours plus tard, au moins aussi peu facile, je crois, parce qu'elles sont réputées plus difficiles pour le CMOS que j'utilise. (NGC2403 étant à une déclinaison largement supérieure à celle de NGC3841, j'ai pu poser 60 secondes en unitaires malgré l'absence d'autoguidage.) Je ne vois pas pourquoi je me limiterais a priori à certains types de cibles, ou à certaines parties (brillantes) de cibles plus étendues, parce que c'est moins dans les cordes du capteur. Là, c'est un choix délibéré. M106 avec des unitaires de 24 secondes (en février de cette année) dépasse largement, à mon avis, sur le plan de la dynamique, le résultat que j'avais obtenu l'an dernier en avril, avec des unitaires de 0,8 secondes (sans pour autant perdre en résolution de manière sensible). Même capteur, nuit pourtant un peu moins transparente qu'en avril 2017, à peu près même temps d'intégration total. Et mêmes lampadaires.
  15. ChristianHJ

    NGC3184 (UMa) en poses semi-courtes

    Re-bonjour Gérard, merci de ton message très sympa. Il me semble qu'elle n'est pas la plus facile, en effet ; une spirale d'assez grande taille comme ça, vue de face... Il me semble quand même qu'un astram mieux situé que moi et qui maîtrise mieux que moi l'art du (post-)traitement (je suis un débutant, inutile de le redire...) parviendrait à un résultat à la fois moins bruité et avec plus de signal, de « peps ». Quelques jours après, j'ai tenté NGC2403, dans la Girafe, qui ne me semble pas facile non plus. J'étais parti pour six heures de poses cumulées, mais les deux dernières heures sont abîmées par la turbu (unitaires brutes de 60 secondes pour NGC2403) et j'ai peur qu'il faudra me contenter des quatre premières heures. Elle est tellement grande qu'elle déborde du capteur de tous les côtés à la fois...