ChristianHJ

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  1. Merci de ton retour sur ce correcteur de coma ES HR, Eudes ! Quand on a un Newton dont le foyer ne ressort pas beaucoup, les CC qui rejettent le foyer corrigé plus loin du secondaire, comme l'ES et le TV, c'est plus confortable. En plus, leur effet Barlow modéré permet d'envisager des pixels moins petits tout en gardant un échantillonnage qui permet de la résolution (je dis ça, des fois que la rétention technologique se calmerait un peu, dans les années qui viennent, et qu'on aurait un CMOS BSI de moyen format, monochrome, avec des pixels non nanométriques, un bon QE, un bruit de lecture faible, etc.). J'ai vu ton post sur les environs d'Alnitak, avec notamment ton nouveau correcteur de coma. Je me suis permis de récupérer ton fichier .fits en sortie de Siril... avec la superbe météo, on manque d'exercice !
  2. Merci olivdeso, De fait, je viens juste de remarquer que la page TS de l'ES HR CC, disponible ici : https://www.teleskop-express.de/shop/product_info.php/info/p8688_ES-2--HR-Coma-Corrector-for-photography-and-observing-with-newtonians.html indique que la surface focale doit se trouver au minimum à 32mm au-dessus du « réceptacle » en 2". C'est facile à vérifier avec un bout de papier calque collé en sortie du PO. Je pense que c'est de là, ou d'infos du même type, que viennent ces fameux 32mm. Pour mon Newton assez fermé (f/5,83), le Paracorr de type 1 serait très bien... mais pas facile à débusquer en occasion. Ce qui me bloque, avec le type 2 (mais le type 1 est peut-être le même de ce point de vue-là, d'ailleurs), ce sont tes remarques à propos de la finesse du filetage de connexion du côté de l'imageur. C'est frappant en regardant les photos et le diagramme éclaté ! (Quelle faute de goût de la part de TV, quand même... ) Bon, j'imagine que c'est OK au minimum pour le poids du tunable top lui-même et d'un oculaire éventuellement lourd, plus le bras de levier. Mais quid avec une bino, par exemple ? En imagerie, les contraintes sont beaucoup plus sévères. Et quand on a un PO en 2", je dois être bouché à l'émeri, mais je ne comprends pas comment visser un TV P2 à un tel PO (plutôt que d'utiliser l'anneau de serrage du PO, avec le risque d'introduire des aberrations en raison de contraintes provenant du serrage), ni d'ailleurs comment fixer le train d'imagerie au TV P2 via une bague spéciale qui permettrait que tout soit vissé dans le train. Tu avais parlé de bagues spéciales que Skymeca connaît très bien, mais je suppose que ça exige des PO en 2,5" voire 3" ? (Merci encore de tes nombreux messages qui permettent de bien réfléchir... avant !)
  3. Bonjour Eudes, Je n'ai pas la réponse, mais je me permets de remonter un peu le fil parce que ta question m'intéresse beaucoup aussi. (J'utilise un Newton plus fermé que le tien, à f/5,83, et un capteur assez petit pour que la coma ne s'y perçoive pas, mais quand j'utiliserai un capteur un peu plus grand, genre 16mm de diagonale, ça ne passera plus du tout sans correcteur de coma.) Je croyais naïvement que les correcteurs de coma qui ont un petit effet Barlow (cet ES HR CC donc, à 1,06x, et le TV Paracorr de type 2, à 1,15x) sortaient le foyer. Sur un Newton pas forcément optimisé photo, où le backfocus est assez restreint, ça permet d'atteindre le foyer sans devoir se lancer dans de grosses modifications du tube optique (voire du miroir secondaire, afin de garder un CPL décent). J'ai la doc de l'ES HR CC, partie sur l'utilisation en visuel : je lis qu'on doit sortir son réglage hélicoïdal en le dévissant jusqu'à ce que la face inférieure de la partie où on introduit l'oculaire soit à 13,5mm au-dessus de la face supérieure de la partie fixe du réglage hélicoïdal. Ensuite, utiliser le PO du télescope afin que le foyer du système optique complet (primaire + CC) se trouve dans le plan de la face supérieure de l'hélicoïdal. On introduit l'oculaire et on fait la MAP avec l'hélicoïdal. En revanche, je n'ai pas vu où ils mentionnaient le fait que le foyer rentrerait de 32mm (ou qu'il sortirait de 35mm, d'ailleurs...), par rapport au système optique sans CC. Sur le diagramme de l'ES HR CC, on voit que la longueur totale de l'hélicoïdal, sorti de 13,54mm, est de 67,04mm au-dessus de la face inférieure de la partie fixe, celle qui est au contact du PO. Où as-tu lu cette valeur de 32mm du foyer qui serait rentré ? Site d'un vendeur ? Commentaires d'un utilisateur ? En revanche, je me fais peut-être des illusions, mais je vois un avantage possible de l'ES HR CC sur le TV Paracorr type 2, pour autant que la correction optique de la coma soit aussi bonne avec l'ES qu'avec le TV : le filetage, ici un M54x1, qui permet d'y visser la suite du train d'imagerie, mesure 8mm de long, soit à peu près le double (j'ai l'impression) de celui du TV, qui est vraiment fin. Je me souviens de plusieurs discussions à ce sujet, avec notamment Olivdeso et Chonum (Frédéric), où ils indiquaient que le filetage du TV commençait à être vraiment très fin et qu'une autre solution d'adaptation du train d'imagerie devait être trouvée. Ce serait une mauvaise idée de fixer un train d'imagerie assez lourd sur un seul filet aussi fin. Il vaudrait mieux faire (ou faire faire) une bague spéciale, et on pense bien sûr à Skymeca. En outre, la « cellule » du TV, qui contient l'optique du correcteur, semble assez fine mécaniquement : il vaut mieux ne pas serrer trop fort sous peine d'en contraindre un peu les lentilles et donc de faire apparaître de l'astig. Attention, ce que je dis ici, c'est seulement mes souvenirs d'autres discussions à ce sujet : je ne veux pas faire dire aux autres intervenants ce qu'ils n'ont pas dit ! Certains PO disposent d'un filetage intérieur qu'on pourrait utiliser afin de tout visser, mais je ne suis pas sûr de comprendre comment on procède dans ce cas (ce serait bien d'avoir un schéma ou une photo). Bon, tu n'es pas plus avancé, mais le fil est de nouveau en haut de la pile...
  4. ChristianHJ

    colliers lègés

    J'utilise une paire de ces colliers Parallax, le modèle pour un tube dont le diamètre extérieur est de 11,75" (~298,5mm). C'est une seconde main. J'ai posé et déposé plusieurs fois le tube avec ses colliers, et le premier proprio aussi j'imagine : les filetages sont toujours impeccables. Ça me semble du bon et solide. Ils sont assez lourds, en revanche, à peu près 3,1kg pour les deux colliers dans cette dimension. La feutrine est de bonne qualité, je n'ai rien dû changer. L'usinage des colliers, côté feutrine et tube, est très précis (adaptation impeccable, pour moi, sur un tube de Gerd Neumann). On peut contacter le patron (Joe Nastasi, je crois) et lui demander le « hole pattern » qu'on veut. Par défaut, il fait sur chaque méplat un trou central et deux trous latéraux dont l'entraxe fait 3,5". (L'entraxe pour une platine A-P, par exemple, c'est plutôt 3,2".) Les trous de fixation sont débouchants. Sinon, sur mon modèle, les deux méplats de chaque collier mesurent 6" de long. Les colliers font 28mm d'épaisseur.
  5. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Oui, bien joué et merci à morbli, Cyril et acmalko en tout cas : j'aurai compris l'origine d'un truc sur lequel je me suis parfois cassé les dents sans comprendre d'où venait le souci.
  6. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Je viens de regarder les métadonnées des fichiers .fits de morbli. Pour les flats, ce sont des poses de 4,88 secondes. Durée d'exposition assez importante pour des flats, sans doute parce qu'il s'agit de flats en narrow band. Du coup, c'est vrai en effet que des darks de flats permettraient de calibrer les brutes en s'épargnant les offsets (brutes calibrées = (brutes - master-D) / (master-F - master-D-F)). Bon, on ne sait toujours pas comment PI parvient à une bonne calibration avec les données de départ... La calibration avec PI élimine-t-elle la trame horizontale (sans devoir intervenir au traitement) ?
  7. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Oui, pour confirmer du côté des bias, je viens de regarder l'histogramme du master-dark non calibré et celui du master-dark calibré. Le master-dark non calibré me semble normal : son histogramme n'est écrêté nulle part. En revanche, l'histogramme du master-dark calibré avec le master-offset est sévèrement écrêté du côté gauche. J'ai peut-être fait une faute grossière en calibrant les darks, mais je ne vois pas très bien où ni comment... Ton zoom à 100% montre encore un peu de cette trame horizontale, mais déjà moins qu'avec seulement cinq brutes en sortie d'empilement et sans traitement ultérieur. Je pense que ce sera peanuts de régler ça avec Siril. Ce qui est rageant, c'est qu'on voit très bien cette trame sur les bias, et donc qu'en tenir compte en prétraitement devrait régler le problème en amont..?
  8. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Voilà ce que j'obtiens. Tout le prétraitement, alignement et empilement sous Siril, de même que la réduction de la trame horizontale et le retrait du gradient. Sous Siril, j'ai mis le maximum de l'histogramme vers 20% (balance des tons moyens) et j'ai exporté vers .tiff (en 8 bits). The GIMP uniquement pour transformer en .jpg. EDIT : J'aurais dû dupliquer par reflet gauche/droite, pour comparer plus facilement avec ton résultat sous PI. Et j'ai sans doute eu la main lourde dans le retrait du gradient : les zones les plus faibles de la nébuleuse sont un peu mangées.
  9. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Re, J'ai fait un nouvel essai. Jusqu'ici, je ne parviens pas à utiliser correctement les cinq images d'offset : je les ai donc laissées de côté... J'ai fait un master-dark « au plus simple » (empilement médian, aucune normalisation) et un master-flat « idem » (empilement médian, normalisation multiplicative avec mise à l'échelle). Chacun des deux contient donc le signal d'offset (sauf erreur de ma part). Ensuite, j'ai pré-traité les brutes en utilisant le master-dark (sans optimisation, puisque température régulée) et le master-flat, en activant la correction cosmétique via le master-dark (en sigma froid, ça ne corrige qu'un seul pixel ; en pixels chauds, à peu près 1600 pixels sont corrigés). Après, alignement global (ciel profond, degrés de liberté en translation et en rotation). J'ai empilé les cinq brutes alignées, en utilisant la moyenne avec rejet des pixels déviants (normalisation additive avec mise à l'échelle, rejet des pixels déviants par Linear Fit Clipping). Même en histo, je trouve qu'il ne reste aucun résidu d'amp-glow. Le quadrant inférieur droit présente un fifrelin de gradient (?), que Siril retire (par soustraction) sans problème. Le gros hic, c'est cette trame horizontale qui est évidente en histo et encore perceptible en auto-ajustement. Mais, à nouveau, Siril s'en occupe très bien, je trouve (Traitement de l'image > Réduction de la trame > Protection des hautes lumières). L'image est bruitée (normal avec cinq poses en Ha...), mais je trouve que le fond de ciel est très propre (je veux le même ! ;)). Mon retrait de gradient était assez hasardeux, parce que Pacman occupe une très grande partie de l'image.
  10. ChristianHJ

    [Siril] Problème d'ampglow résiduel

    Bonjour morbli, Je me suis permis de récupérer tes 20 fichiers sur dropbox. En suivant ton process, j'ai aussi de l'amp-glow résiduel avec Siril (0.9.9)... mais pas dans le même quadrant que toi (?!), ce que je trouve bizarre et n'ai pas compris. Dans ton process, je ne suis pas certain de comprendre pourquoi tu utilises l'optimisation des darks pour calibrer les brutes, alors que le master-bias n'a, me semble-t-il, pas été soustrait du master-dark au préalable (c'est moi qui n'ai pas compris, ce n'est pas du tout une critique du process !). Il me semblait qu'avec des brutes et des DOFs réalisés à la même température, contrôlée avec consigne, tu pouvais peut-être te dispenser d'optimiser les darks au pré-traitement, non ? Ou alors je me goure et n'ai pas compris tout ton process... Bref, j'ai essayé aussi de ne pré-traiter tes brutes qu'avec un master-dark non optimisé, dans lequel j'ai laissé l'offset qui s'y trouvait. (Donc un pré-traitement basique sans master-offset ni master-flat.) En procédant comme ça, Siril produit un empilement de brutes où je ne décèle plus aucun résidu d'amp-glow. En revanche, il reste une sorte de trame horizontale (que Siril règle assez bien, je trouve), très visible en histo et encore assez bien perceptible en auto-ajustement. Je ne sais pas si ce que j'indique ici peut aider en quoi que ce soit, mais je peux aussi faire d'autres essais de mon côté si tu veux.
  11. ChristianHJ

    Dark et offset zwo 178mm

    Salut, Je ne peux (essayer de) répondre qu'au sujet de l'offset... Je n'ai pas ton modèle de CMOS, mais une ZWO ASI290MM (non refroidie aussi). Pour lutter contre d'éventuels problèmes de trame, il y a plusieurs précautions à prendre (des darks à la même température que les lights, du dithering dans toutes les directions, un bon réglage de l'offset en fonction du gain choisi), mais pour ce qui nous concerne, sur ce fil, il vaut mieux que l'offset ne soit pas trop bas, afin de ne pas « couper » l'aile gauche de l'histogramme. Et ça dépend du gain : plus ton gain est élevé, plus tu seras sans doute amené à monter aussi l'offset (ce qui implique, je pense, encore un peu plus de réduction de la dynamique, déjà bien amoindrie par le gain élevé). J'ai fait des essais d'offset en montant le gain depuis 60/600 (en dessous de 60/600, ça n'aurait pas beaucoup de sens pour la 290, étant donné le bruit de lecture) jusqu'à 500/600. Je me suis arrangé pour que l'offset soit tel que l'aile gauche de l'histogramme ne soit jamais coupée, mais qu'elle reste à la limite de la coupure. Donc je prenais mon offset et je surveillais son histogramme, en montant l'offset jusqu'à ce que l'aile gauche de l'histogramme soit clairement dégagée. Pour ma ZWO ASI290MM non refroidie, je trouve que les couples {gain, offset} suivants fonctionnent assez bien : gain 0/600 => offset 10/240 (bruit de lecture 3.25e- RMS...) gain 25/600 => offset 12/240 (bruit de lecture 2.85e- RMS...) gain 50/600 => offset 14/240 (bruit de lecture 2.60e- RMS...) gain 60/600 => offset 15/240 (60, c'est le gain qui correspond à la réduction du bruit de lecture dans mon cas, 1.65e- RMS) gain 75/600 => offset 15/240 gain 100/600 => offset 16/240 gain 110/600 => offset 18/240 (110, c'est le gain unitaire dans mon cas, 1.0e-/ADU) gain 150/600 => offset 27/240 gain 200/600 => offset 40/240 gain 250/600 => offset 56/240 gain 300/600 => offset 77/240 gain 350/600 => offset 125/240 gain 400/600 => offset 150/240 gain 450/600 => offset 200/240 gain 500/600 => offset 240/240 Les as de la pose courte confirmeront ou corrigeront ces valeurs, bien sûr ! 😉 En particulier, mes valeurs d'offset c'est avec une vue linéaire de l'histogramme : s'il faut l'inspecter en vue logarithmique, alors ces valeurs d'offset sont encore trop optimistes (trop basses).
  12. En photo des surfaces planétaires (et le Soleil et la Lune), où tu as en général énormément de signal, tu vas chercher à t'approcher le plus possible du pouvoir de résolution théorique de ton instrument. On calcule à la louche ce pouvoir de résolution en prenant 120/D, où D est le diamètre de l'optique (lentille ou miroir) exprimé en millimètres (mm), et où le résultat est donné en secondes d'arc ("). Par exemple, pour une lunette de 120mm de diamètre, le pouvoir de résolution théorique de l'optique est de 1" (120/120). Or, il y a un théorème d'échantillonnage qui assure que pour récupérer des détails aussi fins que l'optique le permet, il faut que tu échantillonnes deux fois (et je vois qu'en pratique, la plupart montent à trois fois, voire à quatre fois) plus que ce pouvoir de résolution théorique. L'échantillonnage sert à pouvoir récupérer ou reconstituer les détails « continus » de l'objet, malgré le fait que tu as enregistré une image de celui-ci sur un capteur dont l'unité d'information (le pixel) est discret, carré, étagé. Dans le cas de l'exemple, tu dois avoir un échantillonnage de 0,5 secondes d'arc par pixel (0,5"/px). Et la plupart monteront même à 0,33"/px. Pour connaître l'échantillonnage « e », en fonction de l'optique (sa focale « F ») et de la caméra (la dimension « p » de son pixel), c'est donné par la formule approchée : e (en secondes d'arc par pixel ou "/px) ~= 206,265 * p / F où la dimension p du pixel doit être renseignée en micromètres (µm) et la focale F de l'optique toujours en millimètres (mm) comme précédemment. Par exemple, si cette lunette (de diamètre D = 120mm) est ouverte à F/6, ça veut dire que sa focale vaut F = 120 x 6 = 720mm. Si tu utilises une caméra (CCD ou CMOS) avec des pixels qui font 4,54µm de côté, alors tu auras, au foyer primaire, l'échantillonnage e suivant : e ~= 206,265 * 4,54 (µm) / 720 (mm) ~= 1,3"/px. Pour atteindre le minimum syndical d'échantillonnage, qui vaut 0,5"/px pour les surfaces planétaires avec une lentille de 120mm de diamètre, tu vois que tu devrais introduire une Barlow ou un dispositif grandissant un facteur 1,3/0,5 = 2,6 fois. Une Barlow 2,5x conviendrait bien, mais sous-échantillonnerait un tout petit peu. Et la plupart te conseilleraient plutôt un facteur 1,3/0,33 ~= 3,9 fois. Une Barlow ou une Powermate 4x serait alors l'idéal pour tirer tout le jus de ton optique (D = 120mm) en poses archicourtes (surfaces planétaires). Pour la photo du ciel profond en longue pose, c'est la turbu qui règle tout ça, malheureusement. Au lieu de prendre comme base la résolution théorique de ton instrument optique, eh bien tu prendras la meilleure valeur de turbulence que tu puisses atteindre depuis ton lieu d'observation favori. Chez moi, ça tourne autour de 2,3" les nuits médiocres, 1,7" les bonnes nuits. Si on déménage dans le désert d'Atacama, on peut peut-être espérer une turbu de 0,5". C'est trop injuste, mais c'est comme ça. Le HST, lui, s'est carrément mis sur orbite. Plus aucune contrainte de turbulence. Mais c'est de la triche. La nouvelle donne, c'est la photo du ciel profond en courtes poses. Les poses ne seront pas aussi courtes que quand il s'agit des surfaces planétaires, bien sûr, mais on peut, avec des caméras CMOS très sensibles, poser entre 2 secondes et quelques dixièmes de secondes (dans ce dernier cas et actuellement, ça suppose des objets brillants, compacts, ou alors des parties brillantes d'objets plus étendus). En tout cas, de mon côté, je trouve qu'en dessous de 4 secondes de poses, on commence déjà à « faire taire » en partie la turbulence. D'ailleurs, des poses de 5 à 8 secondes sont souvent recommandées par ceux qui font de l'autoguidage, afin d'éviter de « guider sur la turbu », ce qui serait vain. En CP, il n'y a aucun problème à sous-échantillonner, même violemment, ça dépend de ce qu'on veut faire. Si on veut faire du grand champ, c'est même obligatoire actuellement. Un grand capteur (genre 24mm x 36mm) avec de tout petits pixels (genre 2,4µm) coûterait les yeux de la tête (et mettrait à genoux certains PC, ça représenterait 150 millions de pixels si je ne me suis pas gouré). En planétaire, puisqu'on ne manque pas de signal en général, ce serait dommage de sous-échantillonner, d'autant que les accessoires optiques assurant le grandissement et permettant d'atteindre la focale résultante voulue sont disponibles et bien connus (Barlow, Powermate, etc.). En revanche, quand on sur-échantillonne, ça suppose que la monture est excellente (quand on fait de la longue pose), que la collimation est rigoureuse (parce qu'un échantillonnage si fin va exposer crûment les défauts de collimation, les flexions mécaniques, l'instabilité dans l'espace et/ou dans le temps), etc. Bref, tout va devenir plus difficile et demander plus de rigueur. Mais ce n'est pas interdit. D'ailleurs, rien n'est interdit ! Liberté ! ;)
  13. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Je profite de la réponse de Colmic pour présenter à Christian (candrzej) mes excuses pour avoir fait dévier son post ainsi... Christian, tes images, certes avec un fabuleux instrument très ouvert, sont doublement intéressantes, je trouve, parce que tu soumets le CMOS 183 à des poses qu'on peut bien appeler longues, en bin2, dont une bonne partie en bande étroite ici. Je trouve que la polyvalence de ce capteur est étonnante. EDIT : Colmic a écrit : > gain bien trop élevé à mon avis (mes étoiles sont clippées), j'avais noté que le gain unitaire de l'ASI183 était autour de 111, mais je me suis retrouvé comme un con quand j'ai vu l'échelle de 1 à 50, j'ai bêtement mis le curseur au milieu ! Je crois que le gain unitaire de l'ASI183 est à 120 (1e-/ADU), mais 120 sur un total de 300, si je comprends bien (en tout cas, à gain 300 le bruit de lecture est à peine au-dessus de 1,5e- RMS, je ne pense pas que l'IMX183 puisse descendre plus bas en montant le gain, ce qui voudrait dire que 300 est le maximum ici). Avec 25/50, tu n'étais pas si loin. Clipper des étoiles brillantes avec des pixels si petits et une optique si fabuleuse que la tienne, ce n'est pas étonnant ?
  14. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Quand on travaille à F/D plus grand, on peut toujours binner 2x2 ? Il reste encore cinq millions de pixels, c'est bien. On n'aura pas d'autre gain que des fichiers quatre fois plus petits, mais ça permettra d'être plus en rapport avec la turbulence. J'avais fait le calcul pour mon Newton fermé à 6,7 (si Paracorr), ça me donne un échantillonnage de 0,6"/px, soit au maximum le tiers de la turbulence d'une nuit pas exceptionnelle. Mais c'est clair qu'un capteur vers 4,5µm et avec les autres caractéristiques de la 183, ce serait le rêve. Ah mais attends... ce capteur existe... c'est l'ICX694 !
  15. ChristianHJ

    Ngc7635 au CTA320+ASI183mm

    Bracouda a écrit : > Par contre j aurais 2 ou 3 questions sur cette 183mm,car je lorgne dessus, mais voilà quand est t'il de l ampglow arrivez vous à l enlevez facilement, car jai une 178mm qui fonctionne parfaitement mais qui a vraiment beaucoup d ampglow, et pas facile à virer même si dss et ou siril font du bon boulot. Hier soir, Colmic a partagé pour nous ses fichiers FITS de M33, exposition 90s, gain 25/50 (trente lights entre 10,8°C et 12,6°C, quinze darks entre 7,6°C et 8,1°C, soit un Delta T de presque 4°C (!) entre les lights et les darks, caméra refroidie par un ventilo seul). J'ai empilé les darks sous Siril (empilement médian), l'amp-glow est très bien visible quand on tire sur l'histo. J'ai prétraité les lights avec ce master-dark sous Siril (pas de flats, pas d'offsets donc pas d'optimisation des darks, correction cosmétique avec le master dark donnant ~43000 pixels chauds corrigés), puis j'ai aligné la séquence avec une sélection glissante sur une seule étoile. Enfin, empilement par moyenne avec rejet des pixels déviants (algo de rejet : Winsorized Sigma Clipping), normalisation additive avec mise à l'échelle. J'ai pris toutes les images de la séquence, quelle que soit la FWHM (le but était de voir s'il restait un résidu d'amp-glow en bout de course, pas d'affiner la FWHM en sortie d'empilement). J'ai juste fait attention à ce qu'il n'y ait pas trop de rejet, mais c'était bon avec le réglage d'usine de sigma bas à 4 et sigma haut à 3. Même en tirant l'histo à fond, il ne reste strictement plus aucune trace d'amp-glow sur le FITS en sortie de prétraitement, alignement et empilement. J'en suis tombé de ma chaise. J'ai fait des statistiques sur le coin où se trouvait l'amp-glow (zone sans étoile, FDC) et comparé avec les statistiques de deux autres coins de l'image, aussi éloignés que possible de la zone d'amp-glow (et sans étoile non plus). Je n'ai trouvé aucune différence significative entre les trois zones. À l'œil, je ne vois aucune remontée du bruit à l'endroit où le signal d'électroluminescence a été retiré. Je doutais qu'un CMOS puisse être aussi propre qu'un ICX694 (par exemple), mais là je suis en train de manger mon chapeau. Les fichiers de Colmic sont un vrai plaisir à traiter. C'est la Drôme, donc je suppose un ciel excellent, mais quand même !