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  1. pfil

    IC5146

    Bonjour à tous, Je vous propose une image de la nébuleuse IC5146, Cocon, dans le Cygne, datant du 28 septembre 2019. Hélas, j'ai légèrement dépassé le back focus du correcteur de champ, j'ai donc dû recadrer sévèrement pour que les coins ne soient pas trop moches... Pour pouvoir corriger le blooming sur un champ aussi riche en étoiles brillantes, j'ai divisé ma session en trois groupes d'images, avec rotation de 120°, dans une tentative de généraliser la méthode présentée ici : http://pixinsight.com/examples/NGC6914-CAHA/index.html C'est moyennement concluant... deux sessions à 90° auraient mieux marché. Image en pleine résolution : http://pfilliatre.free.fr/images/images_astronomie/ic5146_20190928_v4.jpg Conditions : Montagne de Lure, Newton 400 de la SAML, ST10. Temps total de pose : 111 minutes en L, 60 en H-alpha, 215 en RGB. A bientôt, Philippe
  2. pfil

    NGC1169

    Bonjour à tous, NGC 1169 est une galaxie située à environ 109 millions d'années-lumière dans la constellation de Persée. C'est une spirale intermédiaire, c'est-à-dire à mi-chemin entre une spirale régulière et une spirale barrée. Elle est aussi très pâle (magnitude 11.6). L'image a été réalisée le 25 octobre 2019, avec quelques poses datant du 11 janvier, en utilisant ma ST10 et le C14 de la Société Astronomique de la Montagne de Lure. Le temps de pose est de 180 minutes en luminance, 244 en chrominance, soit 7 heures. Le seeing était remarquable (1.37'' sur la luminance après compositage), ce qui permet de distinguer une bande de poussière devant l'embryon de barre, ainsi que les nodosités dans les bras spiraux. La petite galaxie en bas à gauche de NGC 1169 s'appelle PGC2280846. La full est ici (à voir dans une pièce sombre, car le champ est très riche en petites galaxies) : http://pfilliatre.free.fr/images/images_astronomie/ngc1169_20191025_v3.jpg A bientôt, Philippe
  3. pfil

    M27

    Bonjour à tous, On ne présente plus M27, un objet phare de nos nuits d'été... j'ai un peu traîné pour finir le traitement de cette image datant du 2 août 2019, prise en Dordogne. Le rendu un peu plus rouge qu'habituellement est dû à l'ajout d'une couche H-alpha. La full est ici : http://pfilliatre.free.fr/images/images_astronomie/m27_20190802.jpg Matériel : C9.25EdgeHd, Sbig ST10. Il y a 96 minutes en luminance, 65 en H-alpha, 91 en chrominance. Fwhm 1.9''. A bientôt, Philippe PS : lorsque je prévisualise le sujet, l'image insérée à partir "d'insérer un autre média" s'affiche correctement, mais lorsque je crée le sujet, j'ai "spacer.png" à la place. Si quelqu'un sait pourquoi...
  4. pfil

    NGC 7076

    Bonjour, j'y ai pensé... mais cela pourrait être pire que le mal, et puis à la fin je trouve que ça plutôt joli.
  5. pfil

    NGC 7076

    Bonjour, Merci de vos commentaires. Une des raisons de la difficulté de l'objet en LRGB, c'est qu'il émet surtout en OIII : cette raie tombe à la frontière entre le filtre vert et le bleu (c'est pourquoi selon le modèle de filtre il apparaîtra bleu ou vert). Philippe
  6. pfil

    NGC 7076

    Bonjour à tous, NGC 7076 est une nébuleuse planétaire située dans la constellation de Céphée. Petite et faible, c'est un objet difficile. Je lui ai consacré deux nuits (en partie interrompues par des cirrus), le 3 et 5 août 2019 depuis le Périgord, avec ma ST10 au foyer de mon C9.25EdgeHd. Le seeing était exceptionnel pour le site (1.7''). Les drapures colorées sur les côtés de l'image proviennent d'alpha Cephei, à 56'' de l'objet. Le temps de pose est de 232 minutes en luminance, 275 en chrominance, soit presque 8h30. L'image en pleine résolution : http://pfilliatre.free.fr/images/images_astronomie/ngc7076_20190803.jpg A bientôt, Philippe
  7. Bonjour, Tu peux dormir tranquille à ce sujet. Ce qui rend un réacteur à neutrons rapides intéressant, c'est sa capacité à "fermer le cycle", c'est-à-dire à consommer l'uranium naturel ainsi que le plutonium déjà produit. Autrement dit, il ne concerne que les pays déjà bien équipés. Certes un pays pourrait décider de commencer directement par ça... mais si c'est pour faire la bombe, il y a plus simple et plus discret. C'est intéressant que cette très longue discussion (près de de deux ans !) ait fini par aboutir à la bombe, le péché originel de l'industrie nucléaire. Je pense que c'est là l'origine de la détestation du nucléaire, les autres arguments ne faisant que s'ajouter sans toujours beaucoup de cohérence. Puisque nous sommes sur un forum d'astro, rappelons-nous que lorsque Galilée a présenté sa lunette au doge de Venise, c'était pour son intérêt militaire, pas pour observer le ciel. Philippe
  8. Bonjour Dodgson, Le schéma que tu cites est celui de Phenix, mais tu retrouves la même configuration dans tous les réacteurs rapides. Effectivement, les assemblages de la couverture fertiles peuvent être déplacés et/ou changés. C'est en fait très général et s'applique également aux REP : à l'occasion d'un arrêt, les assemblages les plus usés sont retirés (ou placés en stockage interne selon la solution retenue), des assemblages neufs sont insérés, ceux entre les deux sont déplacés. L'objectif est d'avoir une puissance homogène spatialement. On pourrait à la rigueur se passer de Pu239, mais dans ce cas il faudrait de l'uranium enrichi (c'était le cas à EBR-1). Mais là encore je ne vois guère l'intérêt militaire, puisque pour pouvoir faire le réacteur il faudrait déjà maîtriser les techniques permettant d'obtenir du combustibles pour les armes plus facilement. Sur les pays que tu cites, les trois premiers dont déjà armés, pour le quatrième il ne semble pas qu'il bute sur l'approvisionnement, mais sur le contrôle de l'explosion. Philippe
  9. Bonjour, J'avais bien lu la réponse d'Albuquerque. Qu' on puisse récupérer du Pu militaire ainsi, pourquoi pas, même si c'est une aberration économique, d'autant qu'un réacteur rapide a besoin d'être déjà chargé en Pu239 pour démarrer (autrement dit le pays qui en installe dispose déjà des moyens d'en faire). Ton message, avec citation de l'article de l'AIEA, dans le contexte de notre discussion, laissait entendre que le bouchon de chargement/déchargement était fait pour cela, alors qu'il s'agit d'un dispositif permettant de déplacer/remplacer les assemblages. Merci de ta réponse. Ce paragraphe de Wikipedia est assez confus, et te fait confondre pas mal de choses. Le problème des poisons neutroniques se pose pour les réacteur à neutrons thermiques (par exemple les REP), mais il ne s'agit pas d'une question de maintien de la réaction en chaîne, mais du redémarrage après un arrêt : c'est d'ailleurs la raison pour laquelle un REP ne peut pas redémarrer tout de suite après un arrêt. Dans un réacteur rapide, ce problème n'existe pas (c'est ce qu'essaie de dire très maladroitement le dernier paragraphe wikipedia de la section que tu cites), car les neutrons sont dans une plage d'énergie où les produits de fission sont moins absorbants. Les barres de contrôle (remarque de jgricourt) contiennent effectivement du matériau absorbant, mais qui a été placé là intentionnellement pour piloter le réacteur. Par ailleurs, tu sembles croire que ces produits de fission se trouvent dans le sodium (d'où ta remarque qu'il faut le purifier en continu). Non, ils sont dans le combustible lui-même, ou dans les vases d'expansion des aiguilles pour les produits gazeux. Ils ne peuvent se retrouver dans le sodium qu'en cas de rupture de gaine, ce qui est automatiquement détecté (le seuil est environ du ppb) et peut entraîner un arrêt contrôlé du réacteur. Je ne sais pas où tu as lu cela... mais c'est faux. Superphenix n'a pas eu la disponibilité souhaitée (euphémisme), mais il a tout de même assez fonctionné pour mettre en évidence les problèmes que tu évoques, s'ils s'étaient posés. En outre, ce n'est pas le premier réacteur rapide, même si c'était le plus puissant : EBR-1 (USA) date des années 50 ! Les difficultés actuelles viennent surtout de ce que le cycle REP est plus rentable pour l'instant, d'où l'idée que "ce n'est pas pressé". Il y a effectivement des éléments présents dans le sodium qui peuvent précipiter (les produits d'activation du sodium). Ils sont filtrés en continu, ceci sans problème depuis EBR-1. Voir ci-dessus pour les poisons. Il n'y a pas de souci particulier de criticité avec le Pu239 (ce genre d'aspect purement neutronique peut être étudié finement avec des réacteurs maquette). La chimie du sodium suscite beaucoup d'inquiétude (il n'est pas particulièrement corrosif cependant), ce qui est très compréhensible. Cela étant, par conception, il n'y a pas de possibilité de contact avec l'eau dans la partie spécifiquement nucléaire, le souci se pose plutôt au niveau des générateurs de vapeur, ce qui entraînerait un arrêt de l'installation mais pas un accident nucléaire. En outre, le sodium présente un avantage majeur en terme de sécurité, c'est sa très grande capacité calorifique : concrètement, le coeur est correctement refroidi même en cas d'arrêt de la circulation sodium, pas besoin de diesels auxiliaires. C'est en gros ce qui s'est produit, mais attention aux généralisations abusives. Le réacteur n'était pas en fonctionnement normal, mais dans une procédure de test, qui devait être fini rapidement (notamment pour permettre le lendemain une visite scolaire, qui a bien eu lieu, ne pas oublier qu'on était alors sous régime soviétique) ; les opérateurs ont délibérément violé la consigne de ne pas relever toutes les barres de contrôle (consigne dû à une "particularité" des RBMK, bien connue des concepteurs, mais qui l'aurait interdit ailleurs qu'en URSS et ses alliés), et sont allés jusqu'à couper les alarmes pour cela. Bon, la réponse était un peu longue... désolé. Philippe
  10. Cela n'a rien à voir avec un chargement/déchargement en marche. Il s'agit du dispositif permettant, réacteur à l'arrêt, de déplacer les assemblages selon leur degré d'usure.
  11. Les produits d'activation sont généralement à vie courte, ce sont les émetteurs alpha dont la demie-vie se mesure en siècle. Qu'appelles-tu "neutrophage" svp ? tu me demandes quelles sont mes sources, puis-je te demander les tiennes ? Tu "sais" tellement de choses !
  12. C'est génial comme réflexion. On reproche au nucléaire de ne pas être durable et de générer des déchets, les ingénieurs trouvent le moyen de se donner pour 4000 ans de ressource en réduisant les déchets, et c'est encore pas bon. Justement, un réacteur rapide à sodium est plus simple à piloter, et la cuve est moins activée. C'est une absurdité. Le plutonium militaire est le Pu239 de haute pureté : hors dans un réacteur rapide, celui-ci est consommé (c'est aussi l'une de ses fonctions), et surtout se charge en impuretés. Pour faire du Pu militaire, il faut un réacteur permettant un déchargement en marche, type Candu, UNGG ou ancien RBMK. On y arrive depuis 50 ans, et pas qu'en France. Le Cea mène ses recherches dans les directions fixées par le gouvernement.
  13. Ben justement... la "prévoyance", elle a consisté pour ma grand-mère à avoir un groupe électrogène. Mes parents sont nés entre 1939 et 1942, et représentent la dernière génération à avoir connu les tickets de rationnement. Et à aucun prix il ne veulent revivre ça. Je pense au contraire que ce sont les générations suivantes, qui n'ayant manqué de rien, s'illusionnent sur leur capacité à supporter les privations. Il ne manque pas sur la planète de régions où les pénuries (d'électricité entre autre) existent encore, ceux qui peuvent en partir le font, y compris au risque de leur vie.
  14. Bonjour, Voici l'étude en question : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/evolution-mix-electrique-horizon-2020-2060-010655.pdf Et sa critique, à laquelle j'adhère (bien qu'en fait elle ne fasse que développer la page 24 du rapport) : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/01/31/le-plan-tout-renouvelable-de-lademe-conteste/ A noter que le rapport se place bien dans l'optique d'une électricité toujours disponible à coût compétitif. Si on est prêt à assumer l'intermittence des ENRv (avec des coupures totales, ou seulement du courant hors de prix, sachant que leur caractère non prédictible les fait différer notablement du concept heure pleine/heure creuse), les choses changent : de problème technico-économique, cela devient un problème politique et même plus précisément (puisque historiquement les gens ne renoncent sans difficulté au confort) de conditionnement des esprits et de police, résultat usuel des belles utopies.
  15. Bonjour, je rappelle le sens des deux termes employés : - foisonnement des ENR : on suppose que le parc des ENR est assez grand et surtout assez bien réparti géographiquement à l'échelle européenne pour qu'il y ait toujours de la production quelque part. Cela demande de construire en surcapacité et surtout des lignes électriques, avec une gestion du réseau assez coton dès lors que la part des ENR intermittentes dépasse les 30-40%. C'est aussi très contestable d'un point de vue météorologique, l'Europe étant un continent assez petit, la survenue d'un temps peu favorable (par exemple un anticyclone générant peu de vent) sur la majeure partie de continent n'est pas improbable. - l'effacement des consommateurs : il s'agit d'une coupure de courant. Certains consommateurs industriels acceptent ce type de contrainte moyennant une baisse de prix, reste à voir si c'est généralisable aux particuliers, ou plus exactement s'il y aura assez de particuliers acceptant de n'avoir de l'électricité que de manière aléatoire. Donc même si techniquement on n'est pas obligé de faire appel au charbon/gaz, en pratique c'est ce qui se fera. L'exemple de la transition énergétique allemande est à ce sujet très instructif. Oups Albuquerque, nos réponses se sont croisées, désolé !
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