rt42

Membre
  • Content Count

    73
  • Joined

  • Last visited

About rt42

  • Rank
    Membre
  1. rt42

    de la couleur de la recombinaison

    Hé hé, comme quoi, rien ne remplace de refaire soi-même les calculs. Mais de toute façon, ce qui est donné ici, c'est l'évolution des perturbations jusqu'à la recombinaison, et c'est ça qu'on voit ensuite quelle que soit l'époque. Donc même un terme proportionnel à k (comobile) ne change rien à la discussion. Cordialement,
  2. rt42

    de la couleur de la recombinaison

    Non mais oh, si vous avez des oscillations, vous avez des oscillations, pas un machin proportionnel à k. L'amplitude des oscillations est elle aussi de l'ordre du potentiel de Bardeen, relisez le bouquin et faites les calculs au besoin. Sinon, Euh en fait, non. Au niveau du jargon, un fond uniforme, c'est pas ce qu'on appelle un spectre plat, et à la recombinaison, le fond possède un quadrupole qui est à l'origine de sa polarisation. Mais les autres moments multipolaires sont pas bien gros, c'est clair. Cordialement,
  3. rt42

    de la couleur de la recombinaison

    Ouais, et vous avez raison à mon avis. Sur votre livre, il doit y avoir écrit quelque part que à grande échelle, theta = Phi / 3, Phi étant le potentiel de Bardeen qui est constant à grande échelle. Donc theta est d'amplitude constante au cours du temps. Cordialement,
  4. rt42

    de la couleur de la recombinaison

    Mmmm, d'où est-ce que vous sortez ça ?? Même des papiers vieux de 15 ans ne faisaient pas d'approximations aussi grossières. Le papier de Ma et Berschinger, qui date de 95, détaille très bien les choses. C'est bizarre, vous connaissiez du jargon du type "hypothèse de la recombinaison instantanée" tout en ignorant l'obsolescence du terme. A moins que vous ne sortiez de 20 ans d'hibernation ? Ben ça, c'est à vous d'en décider en fonction de ce que vous voulez considérer. On va pas décider à la place des autres la question précise à laquelle ils veulent répondre ! Mais toute l'information nécessaire est présente dans le premier lien que j'ai donné. Heu, vous confondez amplitude et taille angulaire, non ? un delta T décroit avec le temps, mais le T aussi, donc le delta T / T reste constant (10^{-5}). Si on pinaille, c'est même plus facile de détecter ces fluctuations dans le passé parce qu'on ne sera pas limité par le bruit de photons étant donnée la brillance de surface du ciel ! La taille angulaire change, par contre, avec des fluctuations de plus grande taille angulaire (donc comportant moins d'information) à l'époque. Cordialement,
  5. rt42

    de la couleur de la recombinaison

    Même il y a vingt ans, cette affirmation aurait été ridicule ! L'état de l'art est décrit ici. Si vous savez compiler un programme en Fortran, vous aurez la réponse à votre question. Si vous maîtrisez l'anglais, vous trouverez aussi sur cette page pas mal de références historiques sur le sujet. Cordialement,
  6. rt42

    Relativité universelle

    ??! Il a soumis à PRL, ce qui n'augure rien de son acceptation. Il peut tenter Nature ou Science si ça lui chante, ça changera rien non plus. Pour être régulièrement referee chez PRL, je peux vous dire que les chances d'acceptation de son papier son quasi nulles à mon avis. En fait, je ne suis même pas sûr qu'un éditeur recevant un tel manuscrit le soumette ensuite à des referees pour avis sans l'avoir déjà rejeté lui-même. Cordialement,
  7. rt42

    Plusieurs Higgs ?

    Ce qui moi m'amuse, c'est que l'on traite maxiscience de "web scientifique". C'en est quand même assez loin, la preuve ! Cordialement,
  8. rt42

    Relativité universelle

    Ce n'est pas indépendant car quand on propose un truc aux conséquences importantes, la moindre des choses est de connaître un peu le sujet. La théorie des cordes est bâtie sur le lagrangien d'une distribution de masse linéique. Le modèle standard et toute ses extensions sont décrits par un lagrangien. Idem pour la supersymétrie ou la supergravité. En fait, on ne voit pas comment on pourrait faire de la physique des particules sans partir d'un lagrangien, surtout quand comme ici, le but est de trouver de nouvelles équations du mouvement qui d'ordinaire dérivent d'un lagrangien. Ne pas se demander pourquoi ce ne devrait pas être le cas ici, c'est quand même incongru. Cordialement,
  9. rt42

    Relativité universelle

    Quelques éléments de réponse : Maxwell n'a pas trouvé l'électromagnétisme avec un lagrangien, pas plus que Newton pour la gravitation Einstein n'a pas trouvé les équations de la RG via le lagrangien, mais Hilbert, si Personne ne travaille dans le domaine des extensions de la RG sans passer par le lagrangien Je ne crois pas qu'il soit facile de faire de la mécanique quantique sans utiliser de hamiltonien (qui en général se déduit du lagrangien) Donc ce n'est pas la panacée, mais c'est parfois très utile et au final toujours indispensable pour s'assurer de la cohérence de la théorie utilisée. En fait, je ne crois pas qu'il existe la moindre théorie physique qui ne soit pas bâtie avec un lagrangien, même si ce n'est pas forcément à partir de là qu'on a commencé (cf Einstein et Maxwell + Newton). Par contre il est vrai que le sens physique du lagrangien n'est pas évident a priori (ce que dit Penrose). Cordialement,
  10. rt42

    Relativité universelle

    Mais non, mais non. Le lagrangien de la relativité générale est connu depuis 97 ans, et ce n'est pas pour autant que l'on sait quantifier la théorie. Vous devez confondre avec quelque chose d'autre. Uniquement si vous arrivez à donner un sens mathématique à cette idée. Ce n'est pas le cas ici, puisqu'il n'apparaît pas trivial de généraliser cette idée à autre chose qu'un univers homogène et isotrope. Il y a une raison (technique) triviale à cela : le nombre de degré de liberté des perturbations de la métrique est au nombre de 6. Or ici vous n'avez qu'un degré de liberté en plus (la bidouille de l'écoulement du temps). Donc avec cet unique degré de liberté vous ne pouvez annuler l'ensemble des perturbations de la métrique dans le cas général. Donc poubelle (a priori). Un autre élément (plus psychologique) pas très rassurant : dans le texte du preprint, il n'y a franchement pas grand chose qui montre de la part de son auteur un début d'érudition dans le domaine de la physique mathématique, de la géométrie différentielle ou de la RG. Cela rend d'autant plus improbable que l'idée du monsieur soit géniale sans quoi des gens plus géniaux l'auraient trouvée avant. C'est ce que nous disait notre prof en Spé, quand un élève annonçait un résultat apparemment important mais en fait faux "Si c'était vrai, ça se saurait depuis longtemps", nous disait-elle. Ben justement, je ne vois pas comment vous pouvez confronter l'idée aux observations si vous n'êtes absolument pas capable de faire la moindre prédiction ! C'est ce genre de "détail" qui fait que l'approche n'est pas très scientifique. Cordialement,
  11. rt42

    Relativité universelle

    En général, quand on propose une nouvelle théorie (car c'est une nouvelle théorie), on part d'un lagrangien et on en déduit les équations du mouvement. Quand on commence par bidouiller les équations du mouvement dans un cas particulier, on peut trouver à peu près n'importe quoi, que l'on n'est sauf miracle pas capable de généraliser à un cas autre que celui de départ. Par exemple ici, on ne sait pas comment bidouiller les équations de la RG si on n'a pas un univers qui n'est pas homogène et isotrope. On ne sait pas écrire (pire : on ne peut pas écrire) les équations des perturbations cosmologiques. Par conséquent, on n'est pas en mesure de faire la moindre prédiction relative au moindre modèle cosmologique, que ce soit le lensing, la formation des structure, le fond diffus cosmologique. Pour résumer : ça ne vaut strictement rien en l'état (ce qui est souvent le cas dans les articles aux équations "triviales"). On peut ajouter que toute théorie qui se veut être un bidouillage de la relativité entre sauf miracle dans le cadre extrêmement balisé des extensions de la relativité générale qui sont très étudiées... et très contraintes que ce soit d'un point de vue formel ou d'un point de vue observationnel (système solaire et pulsars binaires, déjà). Dans ces conditions, il faut quand même se lever tôt pour apporter du nouveau, ou alors on dit très vite des grosses bêtises ou, au mieux, on réinvente l'eau tiède. Il y a un exemple récent assez célèbre de cela, ce sont les théories de la vitesse de la lumière variable de Joao Magueijo, qui a écrit des quantités de papiers pour dire que c'était génial alors que tout était faux dès de la deuxième équation du premier papier (voir la critique de Uzan et Ellis). Cordialement,
  12. Vous avez raison, cet effet s'appelle "zoom-whirl orbits" dans la littérature. Il faut une orbite très elliptique pour que cela marche, d'où deux phases très distinctes, en quasi ligne droite ("zoom") puis une phase quasi circulaire ("whirl"). L'effet est augmenté dans un trou noir en rotation. Dans votre schéma, si vous représentez un "tour" de plus, alors la partie elliptique ne sera pas superposée à la précédente et de proche en proche le dessin de l'orbite sera en pétales de marguerite. Par contre, ça ne marche pas pour des photons, il faut des particules massives pour que ça marche, et la vitesse loin du trou noir est petite devant c. Cordialement,
  13. rt42

    température des trous noirs

    Hé, vous avez bu ??? Une température s'exprime en kelvins, donc quand on dit T = 1 / 8 pi M, il faut tout convertir en unités de Planck (T / T_Planck = M_Planck / 8 pi M)... Cordialement,
  14. Avec une séparation angulaire aussi importante et une distance à la Terre non négligeable, l'extension physique de ce système est très importante et sa période de révolution aussi : il est des systèmes doubles qui n'évoluent quasiment pas à l'échelle humaine. En fait, ceci est même un critère pour distinguer un système double à grande période d'un alignement fortuit : si les deux étoiles bougent l'une par rapport à l'autre, c'est qu'elles sont indépendantes et ont un mouvement propre décorrélé, alors que si elles se déplacent de concert, elles forment un système double au mouvement propre commun et au déplacement relatif très faible. Cordialement,
  15. Si vous ne le savez pas, peut-être serait plus opportun de vous interroger sur le pourquoi d'une recherche de précision croissante plutôt que d'imaginer que ce que les astronomes font est illogique, non ? Ce serait plus humble de votre part, et cela augmenterait les chances que les gens aient envie de vous répondre. On connaît la distance Terre-Soleil avec une précision de l'ordre du mètre, on connaît la distance Terre-Lune avec une précision de l'ordre du centimètre, et cette précision là est utile, tant pour l'étude du système solaire que pour des considérations de physique fondamentale. Cordialement,