Merci à tous pour vos réponses détaillées et pour les références à Gauss, Riemann ou Russell. J'ai bien saisi vos arguments sur la géométrie intrinsèque et l'idée que les variétés compactes sans bord (comme la 3-sphère S³) permettent de modéliser un volume fini sans nécessiter d'espace de plongement.
Cependant, j’aimerais pousser la réflexion plus loin sur deux points :
Sur la géométrie intrinsèque : Vous expliquez qu’une variété peut être auto-suffisante mathématiquement. Mais d'un point de vue physique, comment peut-on concevoir une extension spatiale qui ne soit pas « quelque part » ? La distinction entre la carte (le formalisme mathématique) et le territoire (la réalité concrète) me semble ici primordiale. L'idée d'un espace sans bord est une solution élégante pour les équations, mais est-ce une preuve suffisante pour exclure définitivement l'existence d'un milieu externe (le Biome) dont l'Univers serait une émanation ou une structure dépendante ?
Sur la régression à l'infini : Concernant la regressio ad infinitum soulevée par Fred_76 et MKPanpan, elle ne rend pas mon postulat auto-contradictoire. Vous tentez d'appliquer les lois de notre physique et de notre logique à ce qui se trouve « hors » de l'Univers. Or, mon hypothèse est que le Biome (le contenant) n'obéit pas nécessairement à nos lois dimensionnelles ou causales. Ce milieu dépasse par définition nos cadres de mesure actuels. Vouloir imposer une suite infinie de contenants, c'est présumer que les lois du contenant sont identiques à celles du contenu, ce qui est une limite arbitraire.
Je ne cherche pas à valider une « affabulation », mais à questionner le dogme de l'auto-suffisance de l'espace-temps. Si l'Univers est une entité physique réelle et non une simple abstraction géométrique, la nécessité d'un support ou d'un milieu reste une hypothèse logique qui mérite d'être discutée au-delà du formalisme de la relativité générale.