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Posté

Bonjour, je suis un élève de terminale et depuis plus d’un an une question est venue s’incruster dans ma tête : comment se visualiser un temps en deux dimensions, est ce que c’est même possible ? Alors j’ai élaborer une sorte de mini théorie à mon échelle, et j’aimerais un avis sincère. Je ne cherche pas à prouver quoique ce soit, deja que le sujet en lui même es très complexe et rarement abordé, mon but est simplement de rêver un peu, en essayant d’être le plus cohérent scientifiquement possible ( à mon échelle et niveau bien sûr). Donc si vous trouver que ce débat n’a pas de sens, ou que ma « théorie » c’est du n’importe quoi, et bien vous auriez sûrement raison, et c’est justement ce que je cherche à savoir : mon idée a un fond qui pourrais être intéressant à étudier, ou bien tout est faut…

 

voilà mon idée :

 

 

Proposition de modèle spéculatif : Temps bidimensionnel et causalité absolue

 

Introduction et cadre

 

Je suis élève de terminale, passionné de mathématiques et de physique. Le texte suivant ne prétend en aucun cas constituer une théorie physique valide au sens scientifique, mais une construction conceptuelle et géométrique spéculative, élaborée à partir des connaissances actuelles sur le temps, la causalité et l’entropie.

L’objectif est de tester la cohérence logique d’un modèle où le temps posséderait deux dimensions, et d’explorer les implications possibles, sans remettre en cause les résultats établis de la physique moderne.

 

1. Bases physiques admises

 

Le raisonnement repose sur plusieurs points issus de la physique actuelle :

 

  1. Le temps est traditionnellement représenté comme une dimension orientée (flèche du temps), avec une origine associée au Big Bang.
  2. La relativité restreinte et générale montrent que le temps n’est pas absolu : il dépend de la vitesse et du champ gravitationnel ; il n’existe pas de temps universel unique.
  3. La flèche du temps est intimement liée à l’augmentation de l’entropie : les processus naturels sont irréversibles à l’échelle macroscopique.
  4. La causalité impose qu’un événement futur ne puisse pas influencer un événement passé ; cette contrainte est liée à l’impossibilité de dépasser la vitesse de la lumière.
  5. Tout modèle spéculatif doit respecter ces principes, sauf à justifier rigoureusement un domaine où ils cesseraient de s’appliquer.

 

2. Hypothèse centrale : un Temps bidimensionnel

 

L’hypothèse fondamentale est que le temps pourrait posséder deux dimensions, notées t et t’, qui ne sont pas deux temps indépendants mais deux composantes d’un Temps unique, noté T (Temps absolu).

 

Ainsi :

 

  • Un événement n’est plus décrit par une seule coordonnée temporelle, mais par un point (t, t’) dans un plan temporel.
  • Ce plan est restreint au quadrant t >= 0, t’ >= 0, l’origine (0,0) correspondant au Big Bang.
  • Aucun événement ne peut exister avant cette origine.

 

Ce Temps absolu n’est pas directement observable ; ce que nous appelons “le temps” dans l’expérience quotidienne correspondrait à une projection unidimensionnelle de ce Temps bidimensionnel.

 

3. Timelines et causalité

 

Une timeline est définie comme la trajectoire suivie par une entité dans le plan temporel T.

 

Les contraintes imposées sont :

 

  • Toute timeline commence nécessairement à l’origine (0,0).
  • Une timeline est une courbe continue et monotone dans T (elle ne peut jamais revenir vers l’origine).
  • Ces conditions garantissent le respect de la causalité : aucun retour en arrière temporel n’est possible, quelle que soit la dimension considérée.

 

L’existence de plusieurs timelines possibles n’implique pas l’existence de plusieurs univers : toutes les timelines évoluent dans le même Temps absolu.

 

4. Simultanéité et instants absolus

 

Dans un temps unidimensionnel, un instant est représenté par un point.

Dans le Temps bidimensionnel, la notion d’instant doit être redéfinie.

 

Proposition :

Deux événements sont simultanés dans le Temps absolu s’ils sont à égale distance de l’origine (0,0).

 

Géométriquement :

 

  • Les événements simultanés appartiennent à un quart de cercle centré sur l’origine.
  • Le rayon du cercle représente l’“avancement” du Temps absolu.
  • Plus le rayon est grand, plus l’instant est avancé dans le futur.

 

Ainsi :

 

  • Un instant absolu n’est plus un point, mais une structure géométrique.
  • Les coordonnées t et t’ décrivent la position d’un événement sur cet instant, mais ne définissent pas à elles seules la simultanéité.

 

5. Causalité absolue et causalité relative

 

 

Dans ce modèle :

 

  • La causalité est absolue dans le Temps T : l’ordre causal entre événements est invariant.
  • En revanche, la représentation de cette causalité peut apparaître relative lorsqu’on se projette sur une seule dimension (t ou t’).

 

Ainsi :

 

  • Deux événements peuvent être simultanés dans T, mais apparaître décalés temporellement selon une timeline donnée.
  • Cette relativité ne viole jamais la causalité absolue ; elle n’en est qu’une projection partielle.

 

6. Flèche du temps et entropie du Temps

 

Une propriété émergente du modèle est la suivante :

 

  • À mesure que le rayon des instants absolus augmente :
    • la longueur du quart de cercle augmente,
    • la surface accessible dans le plan temporel augmente.
  • Cela correspond à une augmentation du nombre de timelines possibles et des configurations accessibles.

 

Par analogie :

 

  • De la même façon que l’entropie mesure le nombre de micro-états accessibles à un système,
  • le Temps absolu semble se complexifier géométriquement à mesure qu’il avance.

 

Il ne s’agit plus seulement de dire que les systèmes évoluant dans le temps deviennent entropiques, mais que la structure temporelle elle-même devient de plus en plus riche et complexe.

 

Cette idée reste à ce stade analogique, mais elle fournit une interprétation géométrique naturelle de la flèche du temps.

 

7. Interactions et perspectives

 

Lorsque plusieurs entités suivent des timelines différentes :

 

  • Elles peuvent interagir si leurs événements sont compatibles causalement dans T.
  • Leur interaction peut être perçue différemment selon la timeline observée, sans contradiction avec la causalité absolue.

 

Ce cadre suggère également des analogies avec certaines notions de mécanique quantique :

 

  • La superposition pourrait correspondre à une indétermination de projection d’un événement de T vers une timeline observée.
  • La réduction de l’état pourrait être interprétée comme une sélection de projection.

 

Ces liens restent spéculatifs et ne constituent pas une théorie quantique, mais une piste conceptuelle.

 

Conclusion

 

Ce modèle de Temps bidimensionnel :

 

  • respecte les principes fondamentaux de causalité,
  • propose une nouvelle définition géométrique de la simultanéité,
  • offre une interprétation originale de la flèche du temps,
  • reste volontairement spéculatif et incomplet.

 

Il ne prétend pas décrire la réalité physique, mais constitue un exercice de cohérence conceptuelle, visant à explorer jusqu’où une modification de la structure temporelle peut être pensée sans contradiction logique.

Posté

Hello ! 

 

J'ai lu en diagonale mais déjà plusieurs remarques/question :

 

* As tu déjà tracé des diagramme d'espace temps dans l'espace de Minkowski (Relativité restreinte) ? Ton point 5 peut entièrement être réglé par ces diagramme ! Autrement dit c'est un cas de la RR.

 

* Le temps est défini pour un observateur. Il change en fonction du référentiel utilisé. 

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Posté

Bonjour @Luigi25,

 

Ces approches de dimensions supplémentaires pour le temps et l'espace ont déjà largement étudiées dans la littérature scientifique (je t'invite à chercher "Two-times physics" ou "Two-times relativity" dans Google Scholar si tu veux en savoir plus), sans pour le moment régler certains soucis de la relativité générale - mais ça viendra peut-être.

 

En résumé : cette idée n'est pas bête, ni nouvelle. Chapeau si tu y as pensé seul !

 

Attention à un piège classique cependant : les concepts de la relativité générale (GR) ou de la mécanique quantique (MQ) sont simplifiés, déformés pour être explicables. Ne raisonner que sur ces concepts, c'est risquer d'arriver à des conclusions erronées. Bien des paradoxes apparents de la GR ou de la MQ viennent de là ... La cohérence d'une théorie est montrée par les maths derrière (et pour la GR/MQ, elles sont velues), et les expériences sont seules juges de sa réalité.

 

 

  • Merci / Quelle qualité! 1
Posté

Pour te répondre Solfra :

*non, et à vrai dire tu viens de me faire découvrir ce qu’est un espace de Minkowski : même si j’en avais déjà entendu parler par le biais de vidéos autours de la RR, je viens grâce à toi de regarder cette vidéo (plutôt claire, ni trop complexe ni trop vague pour mon niveau ) 

Et wow, franchement merci de m’en avoir parler, ça m’ouvre beaucoup de portes et simplifie la compréhension de bcp de choses!! Même si je ne pense pas encore avoir le niveau pour tracer un diagramme de la sorte, ça répond déjà à pas mal de mes questions.

 

*Selon mon « modèle », et surtout selon moi :

justement je pense plutôt qu’il existerait un Temps absolu, invariant, mais que du fait de notre compréhension limitée à 3D d’espace et 1D de temps, le Temps nous apparaîtrait relatif (d’où un potentiel lien avec la relativité comme on la comprend actuellement) : on pourrais faire l’analogie avec un objet solide (=Temps absolu) dont l’ombre peut prendre différentes formes (=déformation/dilatation du temps apparente) lorsque l’on manipule l’objet, même si ce dernier reste solide.

Ainsi lorsque l’on se fixerait sur un référentiel « classique », on ne pourrait décrire que l’une des composantes du Temps, sans jamais le décrire dans son ensemble.

 

Voilà, j’espère t’avoir répondu clairement, et j’insiste encore une fois sur le fait que tout ce que je viens de préciser est possiblement faux : je ne suis en aucun cas un scientifique reconnu, et j’essaye juste de montrer mon point de vue (qui a sûrement beaucoup moins de poids que celui dont la recherche est son métier), donc excusez moi si je ne saisis pas encore tout…

Posté

Merci aussi à toi Inteltom, je chercherai volontiers plus d’informations sur Google scholar (peut être après mon bac blanc 😅).

 

et oui, à part aujourd’hui, je n’avais jamais demander l’avis à d’autres personnes dans le domaine, et je n’avais fait presque aucune recherche : j’avais essayer de chercher des informations sur internet, mais quand j’ai vu que la page Wikipedia faisait moins de 5 lignes et que les vidéos YouTube étaient plutôt rares sur ce sujet, j’ai rapidement essayer de comprendre par moi même. J’en avais aussi parler à une prof de physique, mais elle m’avais coupé directement en disant que de toute façons elle n’avais pas le niveau dans ce domaine précis de la science pour être capable de me donner des conseils, mais du coup merci pour Google scholar, je ne connaissais même pas.

 

Ensuite je te rejoins complètement sur les pièges des vulgarisations sur la RG et la MQ : c’est là tout mon souci, je n’ai pas le niveau pour comprendre concrètement ces concepts, et je suis presque restreint à me baser sur des explications simplifiées de ces théories, ce qui est vraiment très limite quand on veut essayer de construire un quelconque model..

Posté

Ce n'est pas pour te décourager mais tu devrais en premier lieu lire et comprendre la RR/RG et après réfléchir à des théories alternatives. Je pense que certain point de RR peuvent être compris en terminal mais ça peut être aussi très velu, avec beaucoup de math. J'ai vraiment l'impression que déjà la RR (avec les math, pas juste de la vulga) pourrait te permettre de comprendre pas mal de point.

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