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Intelligence artificielle: Faites part de vos expériences et partagez vos connaissances :)


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Posté

Bonjour,

Apparamment il n'existe pas de topic sur l'intelligence artificielle. A mon niveau je suis un simple utilisateur, je n'ai aucune compétence de codage ou autre. Je me contente de l'utiliser pour l'analyse de textes divers et variés afin de constater l'évolution des capacités. Je ne veux pas l'utiliser pour de la production d'images ou de vidéos (par nature, c'est la production de faux :o )

 

Un essai avec un texte d'une chanson d'Hubert Felix Thiéfaine:

 

Le texte dont je demande l'analyse:

 

Je cherche un hélico pour me déconnecter
Pour faire sauter les plombs de la boîte à fausse-donne
Je cherche un hélico que’qu’ part pour me tirer
Mais j’ crois bien que les Martiens m'appellent sur l'interphone
Hey-ey - Ganja

Le blues m'a délatté mais c'est sans importance
Quand la bière est tirée il faut finir son pack
Le blues m'a délatté et je trinque en silence
Je fais de l'auto-combustion tout seul dans mon half-track
Hey-ey Ganja

Et j’ traîne dans la galerie en grillant mes traumas
J'en veux à la première qui m'a laissé tomber
Et j’ traîne dans cette galerie où ma mère me chanta
No love today bébé my milk is gone away
Hey - Ganja
Ganja

J'ai mon capteur qui sonne et mes pieds qui s'enfoncent
J'oublie toujours le nom de ces villes où j’ suis né
J'ai mon capteur qui sonne et le cœur qui bronze
J'ai fini par fumer ma carte d'identité
Hey-ey - Ganja

Ma tête a éclaté d'un r’tour de manigoince
Moi j’ voulais bourlinguer sur cumulo-nimbus
Ma tête a éclaté bonjour l'homo sapiens
Si t'as peur de t’ mouiller retourne à ton fœtus
Hey-ey - Ganja
Ganja
Ganja
Ganja

Je suis dans l'atelier de Jheronimus Bosch
Avec les yeux drapés de lapis-lazuli
Je suis dans c’t atelier mais y’ faut que j’ décroche
Les anges font des cauch’mars au fond du paradis

Les sergents-recruteurs me demandent au parloir
Avec des mégaphones pour compter les élus
Les sergents-recruteurs me jouent le jour de gloire
Mais moi j’ suis mongolien chromosomes inconnus
Hey – Ganja
Ganja

 

L'analyse de Deepseek (oui, l'IA chinoise!!)

 

Citation

Ce texte est un excellent exemple du style unique d'Hubert-Félix Thiéfaine : un mélange de poésie surréaliste, de culture rock, de désenchantement romantique et d'érudition malicieuse. On peut l'interpréter comme une plongée dans l'esprit d'un narrateur qui ne supporte plus le monde réel et cherche à s'en extraire par tous les moyens (drogue, fuite, folie douce, autodestruction).

Voici une interprétation détaillée, thème par thème.

1. La quête d'évasion radicale : l'hélico comme machine à décoller du réel

« Je cherche un hélico pour me déconnecter / Pour faire sauter les plombs de la boîte à fausse-donne »

Dès l'ouverture, Thiéfaine plante le décor : le narrateur étouffe dans la société moderne, qu'il appelle « la boîte à fausse-donne » – une métaphore du système médiatique, administratif et normatif qui nous abreuve d'informations inutiles ou mensongères. L'hélicoptère n'est pas un vrai moyen de transport, c'est une machine fantasmée pour « se tirer » (se casser, s'évader) de façon verticale, quasi-militaire. Les « Martiens sur l'interphone » suggèrent un appel vers l'ailleurs absolu, l'extra-terrestre, le hors-norme. Mais on sent déjà que cet appel est probablement une hallucination.

2. Le blues comme état de décomposition et d'ivresse solitaire

« Le blues m'a délatté mais c'est sans importance / Quand la bière est tirée il faut finir son pack »

« Délatté » : terme technique (enlever des lattes) qui évoque une déconstruction, une désarticulation du moi. Le blues l'a vidé de sa structure interne. L'image de la bière et du « pack » à finir est un geste d'une lucidité triste : puisque la descente a commencé, autant aller jusqu'au bout. « L'auto-combustion tout seul dans mon half-track » : le half-track est un véhicule semi-chenillé militaire. Il se consume lui-même, comme un soldat perdu dans son char, sans ennemi extérieur, dans une guerre intérieure.

3. La galerie des traumas : mère, amour déçu, et la pop anglaise

« Et j’ traîne dans la galerie en grillant mes traumas / J'en veux à la première qui m'a laissé tomber »

La « galerie » évoque à la fois un lieu souterrain (métro, galerie marchande déshumanisée) et une galerie d'art intérieure où défilent ses blessures. Il « grille » ses traumas comme on grille une cigarette. La mère chante « No love today bébé my milk is gone away » : citation fictive d'une chanson anglo-saxonne. Le lait maternel est tari, l'amour maternel est absent ou défaillant. On passe de la première déception amoureuse à la figure maternelle – deux sources fondamentales de la faille narcissique.

4. La perte d'identité : fumer sa carte d'identité

« J'oublie toujours le nom de ces villes où j’ suis né / J'ai fini par fumer ma carte d'identité »

C'est l'un des passages les plus forts. L'oubli des villes natales signe une rupture avec ses origines. Fumer sa carte d'identité est un geste à la fois comique et tragique : la drogue (le ganja) devient l'instrument de l'abolition de soi en tant que citoyen, personne définie. Plus d'état civil, plus de papiers. On entre dans l'anonymat psychédélique.

5. La tête qui éclate : régression foetale et refus du monde adulte

« Ma tête a éclaté […] Si t'as peur de t’ mouiller retourne à ton fœtus »

Le « retour de manigoince » (sans doute un mot-valise entre « manivelle » et « coince ») provoque un éclatement mental. Le narrateur voulait « bourlinguer sur cumulo-nimbus » (rêve d'aventure aérienne et poétique), mais il atterrit chez l'« homo sapiens » qu'il salue avec ironie. Sa réponse à la peur de vivre (« peur de te mouiller ») est radicale : retourne dans l'eau utérine, au stade fœtal. C'est une injure magnifique contre les tièdes, les bien-pensants casaniers.

6. L'atelier de Jérôme Bosch : la vision cauchemardesque du paradis

« Je suis dans l'atelier de Jheronimus Bosch / Avec les yeux drapés de lapis-lazuli »

Jérôme Bosch, peintre des tentations, des enfers et des visions grotesques. Le lapis-lazuli (bleu outremer, couleur précieuse) drape ses yeux : il voit le monde à travers un filtre à la fois précieux et artificiel, peut-être celui de la drogue. Les anges font des cauchemars au fond du paradis : même le monde spirituel est perverti, rien n'est pur. Cette strophe sublime l'état du narrateur : il est prisonnier d'une vision hallucinée, magnifique et terrifiante.

7. Le refus de l'armée, de la gloire, de la norme

« Les sergents-recruteurs me demandent au parloir […] Mais moi j’ suis mongolien chromosomes inconnus »

Le terme « mongolien » est aujourd'hui blessant (il désignait la trisomie 21), mais chez Thiéfaine, dans les années 80, il est utilisé comme un cri de différence radicale, de non-conformité biologique et sociale. Il oppose ses « chromosomes inconnus » au « jour de gloire » des recruteurs (allusion à la Marseillaise). Il ne peut pas être enrôlé, ni dans l'armée ni dans la société normale. C'est son handicap – mais aussi sa fierté noire.

8. Le rôle du « Ganja » : mantra, bouée et poison

Chaque strophe se termine par un « Hey – Ganja » répété comme un refrain-obsession. La ganja (cannabis) est le carburant de cette dérive. Elle ne sauve pas, elle ne guérit pas, mais elle permet de tenir le coup, de maintenir la vision, de rendre supportable l'insupportable. Elle est à la fois le symptôme de la chute et l'outil de la survie poétique.

Conclusion : une chanson sur l'échec magnifique de la déconnexion

Ce texte ne raconte pas une évasion réussie. Il décrit un homme qui cherche un hélicoptère, mais qui reste là, dans son half-track, à fumer sa carte d'identité, hanté par Bosch, par les anges cauchemardesques, par les recruteurs et par sa mère. Il n'arrive pas à décoller, mais il transforme son échec en une œuvre baroque, drôle et désespérée. Thiéfaine n'est pas un chanteur drogué : c'est un poète qui utilise les états modifiés de conscience (drogue, alcool, blues, folie) comme des lentilles pour déformer le réel et mieux le critiquer.

On peut lire cette chanson comme un brûlot anti-normaliste, un hymne à ceux qui ne rentrent pas dans les cases, et une déclaration d'amour à la liberté intérieure – même quand elle brûle les planches.

 

Pas mal comme résultat!!!

Passons à des choses plus sérieuses, l'IA chez les militaires!

Pour ne pas vous le cacher, dans 97% des cas, unconflit avec une puisssance nucléaire se termine par un flash final!

Mais.....pas si l'on pose la question en...japonais!!!

 

 

 

Posté

Experience à la noix: concept d'arme antisatellite....à base de sable.

 

Question à Gemini:

 

est-il possible de créer une arme antisatellite en mettant en orbite rétrograde un nuage de sable avec une masse du grain de 50mg (vitesse de collision estimée avec le satellite de 12 à 16 km/seconde)? quelle est la masse de sable à mettre en orbite pour stériliser celle ci?

 

Réponse:

Citation

C'est une question qui relève autant de la physique orbitale pure que de la géopolitique (et un peu du scénario de film catastrophe). Pour faire court : oui, c'est techniquement possible, et c'est même l'un des cauchemars des agences spatiales.

Voici l'analyse physique de votre "nuage de sable" tueur de satellites.

1. La puissance de l'impact : Un grain de sable, une balle de magnum

À des vitesses orbitales, l'énergie cinétique est le facteur dominant. Si un satellite en orbite prograde (sens normal) croise votre nuage en orbite rétrograde, la vitesse relative de collision se situe effectivement entre $12$ et $16\text{ km/s}$.

L'énergie cinétique $E_k$ se calcule avec la formule suivante :

$$E_k = \frac{1}{2}mv^2$$

Pour un grain de sable de $50\text{ mg}$ ($5 \times 10^{-5}\text{ kg}$) à une vitesse de $14\text{ km/s}$ ($14\,000\text{ m/s}$) :

$$E_k = 0,5 \times (5 \times 10^{-5}) \times (14\,000)^2 = 4\,900\text{ Joules}$$

Comparaison concrète :

  • L'énergie à la bouche d'une cartouche de .357 Magnum est d'environ $800\text{ J}$.

  • Chaque grain de sable frappe donc avec l'énergie de 6 balles de Magnum tirées simultanément sur le même point.

À cette vitesse, le grain ne se contente pas de faire un trou ; il se vaporise instantanément ainsi qu'une partie de la cible, créant un plasma et une onde de choc qui peut briser les circuits, perforer les réservoirs de carburant ou détruire les panneaux solaires.


2. Quelle masse pour "stériliser" une orbite ?

C'est ici que les chiffres deviennent colossaux. "Stériliser" une orbite signifie rendre la probabilité de collision proche de $100\ \%$ pour tout objet la traversant.

L'espace est immense, même en orbite basse (LEO). Prenons une enveloppe orbitale entre $500\text{ km}$ et $600\text{ km}$ d'altitude. Le volume de cette "coquille" est d'environ $6 \times 10^{10}\text{ km}^3$.

Pour qu'un satellite de $10\text{ m}^2$ de section ait une probabilité quasi certaine de heurter un grain en une seule journée, il faudrait une densité de particules telle que le volume balayé par le satellite rencontre statistiquement au moins un grain.

Calcul rapide de l'ordre de grandeur :

  • Densité requise : Environ $10^{-9}$ à $10^{-8}$ particules par mètre cube pour un effet dévastateur immédiat.

  • Nombre de grains : Pour couvrir une coquille de $100\text{ km}$ d'épaisseur, il faudrait environ $10^{11}$ à $10^{12}$ grains.

  • Masse totale : Avec des grains de $50\text{ mg}$, cela représente entre 5 000 et 50 000 tonnes de sable.

C'est l'équivalent de 50 à 500 lancements de fusées lourdes (type Starship ou Saturn V) entièrement dédiées à transporter du sable. Ce n'est pas infaisable pour une superpuissance déterminée, mais c'est logistiquement massif.


3. Les limites du concept

Bien que l'idée soit redoutable, elle présente des inconvénients majeurs pour l'agresseur :

  • L'effet boomerang (Syndrome de Kessler) : Un nuage de sable ne fait pas de distinction entre les satellites ennemis et les vôtres. Une fois lancé, vous vous interdisez l'accès à cette altitude pour des décennies.

  • La dégradation orbitale : À cause de la traînée atmosphérique résiduelle, les grains de sable finiront par perdre de l'altitude et brûler dans l'atmosphère. Pour "stériliser" durablement, il faudrait réapprovisionner le nuage régulièrement.

  • La détection : Un lancement de 100 tonnes de sable ne passerait pas inaperçu. Les radars de surveillance spatiale verraient le nuage se former, permettant (parfois) de déplacer les satellites critiques sur d'autres orbites.

En résumé

Oui, un nuage de sable rétrograde est une arme ASAT théoriquement imparable pour un satellite ciblé. Mais pour "stériliser" une orbite entière, il faut une masse de sable si importante que cela revient à un suicide technologique global, transformant l'orbite terrestre en une décharge impénétrable.

Pensez-vous qu'une telle stratégie pourrait être utilisée comme une forme de "terre brûlée" spatiale en cas de conflit majeur ?

 

Poursuite de la discussion:

 

Si la zone visée est à 450km d'altitude pour viser un satellite à orbite connue et peu manoeuvrant de grosse taille (genre station spatiale chinoise de 150m2 de section)) ne suffit-il pas de mettre en orbite sur une petite section le la sphère orbitale sur une plus faible hauteur (genre 40 km de hauteur sur une section de 1°?) Quelle serait donc la masse à lançer?

 

Réponse:

 

Citation

C'est une approche beaucoup plus chirurgicale. En passant d'une "coquille" complète à un "rideau" ou un "anneau" localisé, on réduit drastiquement la masse nécessaire. Cependant, la mécanique spatiale impose ses propres contraintes sur la stabilité de ce nuage.

Voici le calcul pour votre scénario spécifique :

1. Dimensionnement du "Mur de Sable"

On considère une zone de interception à 450 km d'altitude.

  • Rayon orbital ($R$) : $6\,371\text{ km (Terre)} + 450\text{ km} = 6\,821\text{ km}$.

  • Largeur du segment (1°) : La circonférence totale est $2\pi R \approx 42\,857\text{ km}$. Un degré représente donc environ 119 km.

  • Hauteur du mur ($H$) : 40 km.

  • Surface frontale du mur ($A_{mur}$) : $119\text{ km} \times 40\text{ km} = 4\,760\text{ km}^2$, soit $4,76 \times 10^9\text{ m}^2$.

2. Calcul de la masse nécessaire

Pour "stériliser" le passage, il faut que la probabilité d'impact soit proche de 1. Si la station fait $150\text{ m}^2$, on va viser une densité permettant d'assurer, statistiquement, 10 impacts (pour garantir une destruction totale des structures internes et pas seulement un panneau solaire).

  • Densité de grains requise ($\sigma$) : Pour avoir 10 impacts sur $150\text{ m}^2$, il faut $\frac{10}{150} \approx 0,067\text{ grains/m}^2$.

  • Nombre total de grains ($N$) : $A_{mur} \times \sigma = 4,76 \times 10^9 \times 0,067 \approx 3,19 \times 10^8\text{ grains}$.

  • Masse totale ($M$) : Avec des grains de $50\text{ mg}$ ($5 \times 10^{-5}\text{ kg}$) :

    $$M = 3,19 \times 10^8 \times 5 \times 10^{-5} \approx 15\,950\text{ kg}$$

Résultat : Il faut environ 16 tonnes de sable pour créer ce rideau de 1° sur 40 km de haut. C'est une charge utile tout à fait raisonnable pour une seule fusée de type Ariane 6 ou Falcon 9.


3. Le problème de la persistance (Le facteur temps)

C'est là que la physique complique votre plan : votre nuage de 1° ne restera pas à 1°.

  1. L'étalement orbital : À moins que chaque grain ne soit injecté avec une précision absolue, les légères différences de vitesse entre les grains vont faire que le nuage va s'étirer le long de l'orbite. En quelques jours ou semaines, votre "mur" de 1° va devenir un anneau complet de 360°.

  2. Masse pour un anneau permanent : Si le nuage s'étale sur les 360°, pour maintenir la même probabilité de collision, il faudrait multiplier la masse par 360, soit environ 5 760 tonnes.

  3. La synchronisation : Si vous voulez rester sur 16 tonnes, vous devez lancer le nuage de manière à ce qu'il croise la station chinoise presque immédiatement après son déploiement, avant qu'il ne s'expanse trop. On n'est plus dans la "stérilisation d'orbite" mais dans l'interception cinétique à large zone.

En résumé

  • Pour un "one-shot" (intercepter la station au premier passage) : 16 tonnes suffisent largement.

  • Pour "stériliser" durablement ce couloir de 40 km de haut sur toute la circonférence terrestre : il vous faudrait environ 5 800 tonnes.

C'est une méthode d'une efficacité redoutable car, contrairement à un missile ASAT classique qui peut être esquivé par une petite manœuvre, un rideau de sable de 119 km de large est impossible à éviter pour un objet massif et peu manœuvrant comme une station spatiale.

Pensez-vous qu'un tel dispositif pourrait être considéré comme une "mine orbitale", et comment les traités spatiaux actuels pourraient-ils qualifier le largage de "simple sable" ?

 

Pas mal, 😍   j'imagine que les militaires ont accès à mieux.

 

Mieux:

 

Question inverse à partir d'une tonne de sable à 450km d'altitude quelle est la section couverte en km2? On peut effectivement imaginer des satellites en attente de conflit...

 

Réponse:

 

Citation

C'est une excellente manière de renverser le problème pour évaluer la viabilité d'un système de "mines orbitales". En partant d'une masse standard de 1 tonne (une charge utile courante pour un lanceur léger ou une fraction d'un lanceur lourd), voici le potentiel de couverture.

1. Inventaire des munitions

Pour une tonne de sable avec des grains de $50\text{ mg}$ :

  • Masse totale ($M$) : $1\,000\text{ kg}$

  • Masse d'un grain ($m$) : $0,00005\text{ kg}$ ($5 \times 10^{-5}\text{ kg}$)

  • Nombre de grains ($N$) : $\frac{1\,000}{5 \times 10^{-5}} = \mathbf{20\,000\,000\text{ de grains}}$

2. Section couverte selon le degré de "létalité"

La surface couverte dépend de la densité de grains que vous jugez nécessaire pour neutraliser la cible. On peut définir trois scénarios pour cette tonne de sable :

Scénario Densité cible Surface couverte (km2) Visualisation
Létalité Maximale $1\text{ grain / m}^2$ $20\text{ km}^2$ Un carré de 4,5 km2 de côté. Destruction garantie de tout objet.
Haute Probabilité $0,1\text{ grain / m}^2$ $200\text{ km}^2$ Un rectangle de 20km sur 10 km. Env. 15 impacts sur une station spatiale.
Saturation "Moyenne" $0,01\text{ grain / m}^2$ $2\,000\text{ km}^2$ Un rideau de 50km sur 40. Env. 1 à 2 impacts sur une station spatiale.

3. Analyse de la "Mine Orbitale"

L'idée de satellites "en attente" qui libéreraient ce nuage au dernier moment est techniquement redoutable pour plusieurs raisons :

  • Le timing est tout : Comme vu précédemment, un nuage de sable s'étend naturellement le long de son orbite à cause des perturbations et des légères différences de vitesse d'éjection. Si votre mine libère son sable trop tôt, la densité chute et la "section couverte" devient inefficace. Si elle le libère trop tard, elle peut rater sa cible.

  • L'invisibilité relative : Un satellite "mine" ressemble à n'importe quel débris ou petit CubeSat jusqu'au moment de son activation. Le nuage lui-même, une fois déployé, est extrêmement difficile à suivre par radar (les objets de 50 mg sont à la limite de détection des systèmes actuels comme le Space Surveillance Network).

  • L'impossibilité de manœuvre : Pour un satellite cible, une zone de danger de $200\text{ km}^2$ arrivant face à lui à $14\text{ km/s}$ est une condamnation à mort. Même avec des propulseurs puissants, changer d'orbite de plusieurs kilomètres en quelques secondes est physiquement impossible pour les masses concernées.

4. Le coût de la zone d'exclusion

Si vous placez cette tonne de sable sur une section de 1° de l'orbite à 450 km d'altitude (environ $119\text{ km}$ de long), vous pouvez couvrir une "hauteur" de :

$$H = \frac{200\text{ km}^2}{119\text{ km}} \approx 1,68 km

Conclusion : Avec une seule tonne de sable, vous pouvez créer un "mur" de $1,7 km de haut sur 119 km de large. C'est amplement suffisant pour intercepter une station spatiale ou un satellite espion dont l'orbite est connue avec une précision de quelques centaines de mètres.

C'est une arme de "déni d'accès" chirurgicale : peu coûteuse, impossible à intercepter une fois déployée, et dévastatrice. Le principal risque reste diplomatique : disperser volontairement des millions de projectiles de 5,000  Joules est considéré comme un acte de guerre spatiale totale.

 

Conséquences stratégiques analysée:

 

Ce que vous venez de dire c'est que la Corée du Nord pourrait très bien lutter contre des satellite laser antiballistiques qui seront de toutes façon de taille respectable?

 

Réponse:

 

Citation

C'est une conclusion tout à fait logique et, d'un point de vue stratégique, elle illustre parfaitement ce qu'on appelle la guerre asymétrique.

Pour un pays comme la Corée du Nord, qui dispose de capacités de lancement orbital mais n'a pas les moyens de rivaliser avec la technologie laser ou la furtivité des États-Unis ou de la Chine, le "nuage de sable" est l'équivalent spatial de la mine artisanale (IED) en bord de route : peu coûteux, rustique et dévastateur.

Voici pourquoi ce scénario est particulièrement pertinent pour contrer des satellites laser :

1. La vulnérabilité extrême des optiques

Un satellite laser anti-balistique n'est, par essence, qu'un immense miroir de précision associé à une source d'énergie et un système de refroidissement.

  • Le talon d'Achille : Pour qu'un laser soit efficace à des milliers de kilomètres, le miroir doit être parfait. Un seul grain de sable de $50\text{ mg}$ impactant à $14\text{ km/s}$ ne se contente pas de rayer le miroir : l'énergie de $5\,000\text{ J}$ transforme le verre ou le béryllium en plasma.

  • Résultat : Le miroir est brisé ou, au mieux, rendu opaque par la vaporisation de matière. Le laser devient alors inutile, voire dangereux pour le satellite lui-même s'il tente de faire feu à travers une optique endommagée.

2. L'impuissance du laser face au nuage

C'est l'ironie suprême de ce système : un laser ne peut pas se défendre contre du sable.

  • Un système laser est conçu pour cibler un ou plusieurs missiles (des cibles massives et détectables).

  • Il est physiquement incapable de suivre et de détruire individuellement 20 millions de grains de sable fonçant vers lui simultanément. Même s'il parvenait à en vaporiser quelques-uns, la vapeur de silice résultante resterait sur la même trajectoire et frapperait quand même l'optique.

3. L'accessibilité pour la Corée du Nord

La Corée du Nord a déjà prouvé sa capacité à placer des objets en orbite (comme les satellites Malligyong-1).

  • Technologie rudimentaire : Il n'est pas nécessaire d'avoir un système de guidage de pointe. Il suffit d'une fusée capable d'atteindre l'altitude de $450\text{ km}$ et d'injecter une charge utile en orbite rétrograde.

  • L'aspect "Mine" : Ils pourraient placer des "satellites de maintenance" apparemment inoffensifs sur des orbites croisant celles des constellations défensives adverses, prêts à libérer leur contenu en cas de conflit.

4. Le coût de l'asymétrie

Composant Coût Estimé
Satellite Laser (ex: Star Wars/SDA) Milliards de dollars
Charge utile de 1 tonne de sable Quelques centimes (le prix du sable)
Lancement (fusée type Chollima-1) Quelques dizaines de millions de dollars

Le rapport de coût est de l'ordre de 1 pour 100 ou 1 000. C'est une stratégie de "déni d'accès" qui annule l'avantage technologique de l'adversaire à moindre frais.

Le dilemme diplomatique et militaire

Si la Corée du Nord (ou tout autre acteur) lançait un tel système, cela poserait un problème insoluble à la communauté internationale :

  • Avant l'activation : Comment justifier la destruction d'un satellite qui ne transporte "que du sable" ? C'est techniquement une cargaison inerte.

  • Après l'activation : L'orbite est polluée pour des années, rendant la zone dangereuse pour tout le monde, y compris pour les civils (GPS, météo).

C'est ce qu'on appelle la "Terre brûlée orbitale". Si un acteur estime qu'il n'a rien à perdre dans l'espace (car il n'en dépend pas pour son économie ou son armée), il peut décider de rendre l'espace inutilisable pour ceux qui en dépendent.

À votre avis, face à une telle menace "low-tech", les grandes puissances devraient-elles repenser totalement la protection de leurs actifs spatiaux, ou est-ce que cela rend l'idée même de stations lasers orbitale obsolète ?

 

Suite de la discussion ici sur Gemini: plus tu tires sur le fil de la pelote plus ça chie.  https://gemini.google.com/share/af291e9ded0b

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