Jump to content

kenaroh

Exclu d'OFUP
  • Content Count

    4,126
  • Joined

  • Last visited

About kenaroh

  • Rank
    Bruno, astrophile
  • Birthday 04/18/1958

A propos

  • Résidence
    Mouliherne (Anjou)
  • Occupation
    Informaticien
  • Matériel
    Dobson AstroSystems 320 f/4.8
    OMC250 Klevtsov-Cassegrain 250 f/9 Orion Optics
    Lunette Petzval 152 f/5 M42 Optic
  • Site Web

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. L’astrologie au crible de la science Christian NITSCHELM, astrophysicien (RUCA, IAP) Les bases astronomiques Les notions astronomiques de base sont assez généralement très mal assimilées par les astrologues, quelle que soit l'école d'appartenance. La notion de constellation, simple apparence subjective sans aucune réalité physique, est très mal comprise par les astrologues. Ils associent en effet aux constellations des propriétés étranges et irréelles liées à leurs noms. Les formes de ces constellations, aux noms généralement issus de la mythologie gréco-romaine et qui ont significativement variées depuis l'Antiquité, n'ont étéfixées qu'en 1930, de même que leur nombre. La notion de signe zodiacal, qui n'a plus aucun sens en astronomie moderne, est encore plus mal employée par les astrologues, par simple ignorance des mouvements apparents des astres et de certains mouvements particuliers de l'axe de rotation terrestre. La trajectoire apparente du Soleil en un an autour de la Terre définit sur la sphère céleste un grand cercle appelé écliptique. L'écliptique coupe ainsi quatorze constellations, de tailles très inégales, sur la sphère céleste avec leurs limites de 1930, en l'occurrence les Poissons, la Baleine (qui est simplement longée par l'écliptique), le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, Ophiucus, le Sagittaire, le Capricorne et le Verseau. Curieusement, les astrologues ne retiennent que douze d'entre elles pour en faire les douze signes, tous de taille égale à 30°, de l'astrologie européenne. Le nombre de signes zodiacaux a d'ailleurs significativement varié d'une civilisation à l'autre depuis l'Antiquité. En effet, il est passé de 6 en Mésopotamie primitive à 28 en Chine médiévale, en passant par 11 à Babylone et 20 chez les toltèques. Cette simple constatation enlève toute signification logique et précise aux douze signes utilisés actuellement. Pourquoi pas, en effet, un, dix, cent, trois cent soixante-cinq ou dix mille signes zodiacaux? Pourquoi un nombre entier de signes? En effet, les constantes utilisées en mathématiques, en physique, en chimie et en astrophysique sont le plus souvent réelles, c'est-à-dire non-entières. Pourquoi les constantes astrologiques seraient-elles alors presque toujours entières? A cause de l'un des mouvements de l'axe de rotation terrestre, appelé précession des équinoxes, les signes zodiacaux glissent lentement le long du cercle écliptique dans le sens rétrograde par rapport aux constellations du zodiaque, bouclant une rotation en 25750 années. Ce lent mouvement fait que les signes zodiacaux ne correspondent plus depuis longtemps à leurs constellations associées. Par exemple, le Soleil ne se trouve pas devant la constellation du Bélier vers la fin mars, mais devant celle des Poissons, non loin de la limite avec celle du Verseau, proche de l'endroit où est localisé actuellement le Point Vernal, direction du Soleil au moment de l'équinoxe de printemps pour l'hémisphère nord. A cette époque cependant, il est supposé se trouver, selon n'importe quel astrologue, dans le signe du Bélier. Face à ce problème, certains astrologues pratiquent une astrologie, dite sidérale, qui s'oppose à l'astrologie classique, dite tropique, et qui considère les constellations du zodiaque et non plus les signes astrologiques. Cette nouvelle sorte d'astrologie peut immédiatement être classée comme caduque, les saisons ne correspondant plus à la position du Soleil... Par une utilisation curieuse du phénomène de précession des équinoxes, certains astrologues affirment bizarrement l'existence d'ères d'influences astrales. Ainsi nous serions selon eux vers la fin de l'ère des Poissons, non loin du commencement de l'ère du Verseau. Ces ères correspondraient en fait à la période de traversée de la constellation associée par le Point Vernal, du fait du mouvement de précession des équinoxes. Chaque astrologue propose sa propre date, à chaque fois différente, pour le début de cette soi-disant ère du Verseau qui débuterait toujours dans un futur proche. Cependant, en prenant les limites officielles de 1930 pour les constellations zodiacales, on arrive par un calcul simple à des dates bien différentes, le début de la soi-disant ère des Poissons se situant vers 70 avant J.C., et sa fin en l'an 2614 de notre ère, invalidant totalement le discours astrologique. La soi-disant ère du Verseau, qui n'a rigoureusement aucun sens en astronomie, n'existe en fait que dans l'imagination trop fertile, voire délirante, de ces astrologues qui semblent confondre leurs fantasmes avec la réalité, les constellations n'étant que des projections fictives de certains mythes bien terrestres sur la voûte céleste des anciens grecs. La position d'un astre sur la sphère céleste ne peut être parfaitement connue qu'à l'aide d'un système de trois coordonnées: la longitude céleste rapportée à une origine, la latitude céleste et la distance. La non connaissance de l'une de ces trois coordonnées induit une énorme imprécision sur la position de l'astre. Les coordonnées écliptiques constituent l'un des principaux systèmes de coordonnées célestes utilisés en astronomie. Les astrologues utilisent très mal ce système, la longitude écliptique étant seule prise en compte par ceux-ci de manière très imprécise. La connaissance de la position précise d'un astre est incompatible avec le système astrologique de repérage. L'astrologie est curieusement fille des régions tempérées de l'hémisphère nord. En effet, elle n'est adaptée que dans ces régions, ne serait-ce qu'à cause du phénomène des saisons. Dans les régions tempérées de l'hémisphère sud, les saisons sont inversées, ce qui enlève toute vraisemblance au symbolisme associé. Ainsi, le signe du Lion, qui correspond à l'été boréal, est supposé avoir des propriétés d'exhalation de la chaleur, ce qui ne marche évidemment pas dans l'autre hémisphère, alors en plein hiver austral. En zone tropicale, la situation est encore pire d'un point de vue astrologique, les saisons n'étant qu'au nombre de deux, la saison sèche et la saison humide (sujettes à des variations régionales), et sans variation de température! Dans les régions polaires, la plupart des systèmes astrologiques en vigueur ne permettent même pas de construire des horoscopes viables. Certains astres et certains signes n'y sont en effet jamais visibles, alors que les "maisons" astrologiques, absolument indispensables pour l'élaboration de l'horoscope, ne peuvent même plus y être calculées et ne coupent plus, de toute façon, l'écliptique, dans la plupart des cas. Quelle est, à ce propos, la signification physique des "maisons" astrologiques et pourquoi celles-ci ne peuvent-elles exister dans certains cas sur et au-delà des cercles polaires? En effet, ces "maisons" astrologiques, où que l'on se trouve dans l'Univers, ne correspondent strictement à rien!!! D'un autre point de vue, si l'astrologie était une science, on peut légitimement se demander quel serait l'horoscope d'un individu né ailleurs que sur Terre, les lois de la physique étant les mêmes partout dans l'Univers. Quelle serait, alors, l'influence de la Terre? Les lois de la physique L'astrologie présuppose implicitement l'existence d'un certain nombre d'influences astrales dues au Soleil, à la Lune et à quelques autres objets, en l'occurrence les grosses planètes. Si influences astrales il y a, alors il s'agit tout d'abord d'élaborer des lois cohérentes donnant leurs natures, leurs portées, leurs modes d'action, ainsi que leurs facteurs de dépendance, distance, masse, etc. Ces soi-disant influences sont-elles des forces? Si oui, de quel type? Il n'est actuellement connu que quatre types de forces fondamentales: l'interaction forte, l'interaction faible, la force électromagnétique et la force de gravitation. Dans quel type de force fondamentale est-il possible de classer ces influences astrales? Est-ce une nouvelle force fondamentale? Il faudrait alors la définir!!! D'un autre point de vue, si ces influences ne sont pas des forces, sont-elles alors des énergies? Si oui, la même question se pose, une énergie étant parfaitement quantifiable! On connaît en effet de nombreuses formes d'énergie: cinétique, potentielle, élastique, radiative, chimique, nucléaire, interne, etc... Quelle peut bien être la forme d'énergie qui pourrait correspondre aux soi-disant influences astrales invoquées par l'astrologie? Quelle est alors la nature des influences astrales présupposées par l'astrologie et qui agiraient sur les individus à l'instant de leur naissance (pourquoi pas l'instant de leur conception (serait-ce une indiscrétion?) ou n'importe quel autre instant?)? Comment ces influences agiraient-elles sur les humains (pourquoi seulement sur les humains?) ou sur certains individus (à Babylone, seul le prince, lui-même demi-dieu, était jugé digne d'être en relation avec les "astres-dieux"). Quelles sont les lois physiques qui régissent ces soi-disant influences astrales et comment évoluent-elles en fonction des distances, des masses ou autres paramètres? Pourquoi les corps proches (personnes, immeubles, voitures, arbres, etc.) n'agiraient pas autant, voire plus, que les planètes ou même que certaines étoiles brillantes, pour raison de proximité (cas des forces gravitationnelles et des forces de marées)? Pourquoi, à l'inverse, les corps très éloignés (étoiles, galaxies, amas de galaxies...) n'agiraient pas de même, ne serait-ce que par leur grand nombre (cas d'une force indépendante de la distance, présupposée par le flou artistique astrologique et dont on attend toujours une définition cohérente)? Et que dire des autres corps présents dans le Système Solaire (astéroïdes, comètes, satellites naturels et artificiels, poussières interplanétaires, rayonnement, etc.). Il faudrait donc expliquer clairement pourquoi ces influences astrales n'existeraient que pour le Soleil, la Lune et quelques planètes, alors que l'immense majorité des corps célestes n'agirait aucunement sur les humains. De même, il faudrait préciser si ses soi-disant influences agissent seulement sur les humains (et alors, pourquoi?) ou sur les animaux et les plantes (et alors, comment?). Il n'a jamais été donné de réponse claire à ce problème. Les soi-disant influences astrales, qui ne sont ni des forces, ni des énergies, n'ont en effet jamais été confirmées par une quelconque expérience scientifique digne de ce nom... Les études statistiques Les études statistiques menées de manière objective et honnête ont toujours montré que l'astrologie ne marchait que par simple hasard et que les signes ou les planètes n'avaient pas d'influence particulière sur la destinée d'un individu quelconque. En particulier, une étude statistique a été très sérieusement effectuée en 1985 aux Etats Unis (en Californie) avec l'accord d'une quarantaine d'astrologues. Cette étude, qui utilisait une série de tests en double aveugle, a clairement démontré de manière objective que les prédictions des astrologues ne marchent, au mieux, que par le simple hasard ou sont, au pire, totalement erronées: la corrélation affirmée et/ou prédite entre la position des planètes et autres objets astronomiques à l'heure de la naissance et la personnalité d'un individu quelconque n'existe pas. L'expérience scientifique réfute clairement l'hypothèse astrologique. Cependant, certaines statistiques, trop éloignées de la stricte impartialité, voire sciemment biaisées, ont parfois pu montrer le contraire. Après analyse, il a toujours été mis en évidence que ces dernières statistiques avaient été arrangées, voire trafiquées, afin de pouvoir atteindre un tel résultat. On est bien loin ici de l'honnêteté et de l'objectivité d'une quelconque démarche scientifique menée correctement... Ethique De quel droit les astrologues essayent-ils de régenter la vie des autres humains? Si l'astrologie se contentait seulement de définir un quelconque profil psychologique, elle entrerait déjà en conflit avec la psychologie scientifique mais ne serait pas dangereuse. Cependant, l'évolution actuelle d'une certaine astrologie vers un dirigisme plus ou moins complet de la vie de chacun est totalement inadmissible et intolérable, voire dangereux, nombre d'astrologues se substituant, de manière absolument illégale, aux psychologues, aux médecins, voire aux thérapeutes. Certaines pratiques astrologiques, bien trop médiatisées, violent ainsi les bases mêmes de l'éthique. Accepteriez-vous que quelqu'un d'inconnu prétende vous connaître totalement et s'autorise à diriger votre vie de manière arbitraire, en bien ou en mal? Le déterminisme astrologique, partiel ou absolu, s'oppose ici clairement au libre arbitre, droit inaliénable de chaque être humain ayant vécu ou vivant sur notre planète. Même si, selon la plupart des astrologues, "les astres inclinent, mais ne déterminent pas", l'astrologie est de manière doctrinale beaucoup trop déterministe, allant jusqu'à amputer le libre arbitre de chaque être humain. Cette constatation a d'ailleurs conduit différentes églises, en particulier l'Eglise Catholique, à rejeter toute crédibilité à n'importe quelle sorte d'astrologie, le déterminisme, même astrologique, étant contraire à la notion religieuse de libre choix pour le salut de chaque individu. L'utilisation de l'astrologie pour le recrutement dans certaines entreprises, d'ailleurs actuellement hors-la-loi, viole les principes fondamentaux des droits de l'homme. Ceci rappelle en effet par trop fâcheusement certaines pratiques honteuses appliquées durant l'occupation, période la plus sombre de notre histoire. L'astrologie est également bien trop souvent utilisée par certaines sectes dont le but principal est l'asservissement total de l'être humain et de son esprit à un gourou omnipotent. Conclusion L'astrologie, construite depuis son origine sur des bases totalement irrationnelles, se classe donc indubitablement parmi les fausses sciences et ne peut en aucun cas être classée parmi les sciences. Elle reste en effet totalement irrecevable dans une vision scientifique de l'Univers pour un grand nombre de raisons, divergences criantes entre astrologues, nature hasardeuse et souvent invérifiable des prédictions astrologiques, nature floue des soi-disant influences astrales, etc... Depuis l'Antiquité, la vision astrologique du monde est toujours restée figée, voire engluée, dans un géocentrisme purement aristotélicien, en totale contradiction avec la vision moderne de l'Univers. Cette simple constatation enlève toute validité scientifique et toute crédibilité à un édifice basé sur une vision cosmologique antique et médiévale complètement dépassée, qui plaçait la Terre au centre d'un univers fini de petite taille, ainsi que sur une soi-disant position privilégiée de l'Homme dans le cosmos. En effet, le Soleil, pas plus que la Terre, n'occupe aucunement le centre de l'Univers. Il appartient à notre Voie Lactée, gigantesque système stellaire de plus de cent milliards d'étoiles, dont il n'occupe aucunement le centre. La Galaxie n'est que l'une des milliards de galaxies et n'est certes pas située au centre de l'Univers. On ne peut même plus parler actuellement d'un quelconque centre pour notre Univers! En 1666, Colbert, alors ministre d'état du roi Louis XIV, fit exclure de l'Université de Paris l'enseignement de l'astrologie. Celle-ci perdit alors tout accès potentiel au statut de science, statut qu'il était encore possible de lui attribuer par erreur avant cette date, malgré les très nombreuses prédictions fausses et jamais réalisées que nombre d'astrologues, parmi les plus célèbres, avaient auparavant affirmé comme vérités d'évangile, depuis l'Antiquité jusqu'à la Renaissance... La part de rêve induite par l'astronomie est extraordinaire. Qui ne s'interroge pas en effet sur la signification profonde du Monde lorsqu'il lève les yeux vers les merveilles célestes? Cette question est absolument légitime mais ne doit pas masquer le fait que les réponses restent très complexes, essentiellement du domaine de la science et de la philosophie. L'astrologie donne une réponse, certes agréable, mais par trop simpliste qui ne devrait en aucun cas satisfaire l'honnête homme. L'astronomie ne suffit-elle pas à dévoiler les mystères de notre Univers et ne montre-t-elle pas implicitement la vanité de toute explication astrologique et divinatoire du Monde? Tant que l'astrologie se cantonne au niveau du mythe, son existence ou sa non-existence n'interfère en aucun cas avec le champ des sciences. Les scientifiques ne se sentent alors absolument pas concerné par ce qui apparaît en fait comme une résurgence de la religion gréco-romaine à travers plus de dix-sept siècles de christianisme. Cependant, toute aspiration de l'astrologie à la scientificité reste et restera inadmissible pour l'ensemble de la communauté scientifique tant que les grandes questions fondamentales resteront sans réponses! Pourquoi, alors, certains astrologues cherchent-ils de manière aberrante, à faire passer leurs affirmations pour des faits scientifiques? Les fondements de l'astrologie ne sont-ils pas suffisamment solides pour pouvoir répondre à l'évolution des connaissances? N'est-ce pas ici la recherche d'une caution scientifique abusive pour une pratique très éloignée de toute science, trop souvent proche de l'imposture, dans un but peu avouable, au mieux bassement mercantile? L'astrologie, quelle que soit l'école d'appartenance, ne peut en aucun cas prétendre être une science. Dijon, France, printemps 1994 (dernière remise à jour: avril 1999) Christian Nitschelm & Raslan Leguet afis, Science et pseudo-sciences, 14 rue de l'école polytechnique, 75005 PARIS.
  2. Liste à compléter : En français : http://www.radio-astronomie.com/francais.htm http://www.astrosurf.com/radioastro/ http://perso.orange.fr/cavaroz/OlympiadesPhysique/olyphy94.htm http://astrosurf.com/radioastro93/Radioastro93.htm http://perso.orange.fr/asnora/radio/radio.html http://radio.meteor.free.fr/main.html Page de liens de Rameau : http://www.ias.u-psud.fr/pperso/hdole/rameau/liens.php En anglais : http://fringes.org/ http://w3ref.cfn.ist.utl.pt/cupido/ http://members.aol.com/cfaro/index.html Webring sur la radioastronomie : http://a.webring.com/t/Radio-Astronomy Commercial : http://www.radiosky.com/ http://www.nitehawk.com/rasmit/ras.html
  3. Comment débuter en radio astronomie avec peu d'experience antérieure, peu de connaissances en électronique et peu de sous... Ce texte est une tentative de réponse à cette question que beaucoup de gens nous posent par e-mail, témoignant d'un interêt pour la radio-astronomie mais reflètant parfois une certaine 'panique'... NB : Pour les questions générales du style 'qu'est ce que la radio-astronomie ?' , nous renvoyons vers des sites consacrés à ce sujet. Votre fureteur favori trouvera des tas de pages consacrées à la radio-astronomie. Nous allons essayer d'expliquer ce que l'on peut faire, et ce que l'on peut attendre d'un point de vue amateur. Nous envisagerons les choses simplement à partir de notre expérience personnelle. 1) Prudence !!! Il nous semble qu'il faut tout d'abord être réaliste, ce qui ne veut pas dire défaitiste. La radio-astronomie est une science ingrate, il ne faut pas vous attendre à pouvoir un jour voir sur un écran d'ordinateur les jolies images de galaxies que vous voyez dans les revues, pas plus d'ailleurs que vous ne verrez de jolies images en couleurs de galaxies avec un télescope d'amateur style 115/900 par exemple. Ce que vous pourrez observer est néammoins très interessant mais se rapproche plus du genre des résultats obtenus lors des débuts de la radio-astronomie apres la 2ème Guerre Mondiale sur des enregistreurs graphiques, vous verrez gigoter une aiguille et votre émerveillement sera total de ce que vous pensez recevoir... (à notre époque comme on entend souvent dire, les enregisteurs graphiques sont remplacés par un PC avec un logiciel d'acquisition, mais pour des raisons que j'expliquerai je préfère les enregistreurs graphiques.) A ce titre la radio-astronomie d'amateur est surement plus ingrate que l'astronomie optique d'amateur. On peut penser que si au niveau amateur il n'y a pas de découverte à faire, par contre il me semble que les amateurs pourraient, en se concertant participer par exemple à des observations de surveillance quotidienne en particulier au niveau du Soleil et par là même à un certain travail scientifique. Ceci étant dit, des tas de choses sont possibles, la preuve on joue à ça depuis plus de 10 ans, on est loin d'etre lassés, au contraire. Courage !!!! 2) Que pourrez vous observer ? * ce qui vient en premier à l'esprit est probablement le Soleil. Notre étoile est un émetteur puissant et proche. Il peut etre reçu avec des moyens modestes. Sur des fréquences voisines de 100 MHz vous recevrez en période d'activité des nombreux sursauts d'aspect très varié, tant en durée que puissance. Ceci fait du Soleil un objet de choix, sûrement le moins ingrat. * la Voie Lactée, Cassiopée, et les quelques radio-sources les plus puissantes sont beaucoup plus monotones. Elles ont un flux constant, et quant vous les aurez reçues une fois ce sera toujours pareil. * Jupiter est intéressant (sursauts) et facile à recevoir mais nous n'avons pas d'expérience à ce sujet. En fait, de façon réaliste, ce qui semble le plus accessible et de nature à maintenir un intérêt est la radio-astronomie solaire. C'est ce que nous faisons. 3) Faut il des connaissances en électronique ? Je suis désolé de dire que oui il faut des connaissances en électronique. Il faut nuancer en disant que il n'est pas indispensable d'être très calé, mais il vaut mieux quand meme connaître (construire ?) son matériel, connaître ses défauts, savoir le réparer. En fait des solutions simples existent, qui ne demandent qu'un niveau de bricoleur un peu experimenté, et pas beaucoup d'appareils de mesure sophistiqués. Sachez qu'il existe une association : SARA Society of Amateur Radio-Astronomers (cf page de liens), avec une section européene, cette association internationale édite une brochure pleine d'idées. Enfin si vous débutez en électronique un conseil ne le faites pas tout seul, allez plutot à un radio-club proche de chez vous, et parlez de vos projets aux radio-amateurs que vous rencontrerez . Beaucoup de radio-astronomes amateurs sont ou ont été radio-amateurs et certains radio-amateurs n'osent pas se lancer dans la radio-astronomie. 4) Faut il d'autres connaissances ? Pour installer nos engins diaboliques nous avons du apprendre et faire beaucoup de choses, il a fallu creuser et couler des tonnes de béton pour faire les socles des antennes, il faut toujours faire un peu de mécanique pour ces mêmes antennes, percer, souder, etc. Il faut faire des programmes informatiques... Pour la doc sérieuse, allez dans les facs de sciences et les observatoires de votre région, ils sont souvent abonnés à des revues comme 'SKY AND TELESCOPE' ou 'L'ASTRONOMIE', et ont souvent des livres de radio-astronomie. Il a suffi qu'un chercheur s'y intéresse un jour pour qu'il fasse commander des livres.... nous avons été surpris de tout ce que nous avons pu trouver à la fac de sciences de Bordeaux, et à l'observatoire de Floirac. Nous avons aussi pu faire venir plusieurs livres d'universités étrangères par la procédure dite de 'prêt inter-universitaire' pour profiter de laquelle il n'est pas obligatoire d'etre étudiant, mais simplement abonné à la bibliothèque (lecteur libre). C'est tres varié, la radio-astronomie est un sport complet.... 5) Quel materiel faut il pour débuter ? C'est probablement la question que l'on nous pose le plus souvent. La réponse n'est ni simple ni unique. Le matériel dépend de ce que vous voudrez recevoir. Nous ne pouvons donner que des idées générales, mais quand vous aurez un projet plus précis, nous pourrions vous aider à l'affiner et à chercher les meilleures approches techniques. a) Choix de la fréquence à utiliser : prenons l'hypothèse que vous voulez recevoir le Soleil que faut-il envisager ? Tout d'abord il faut démystifier l'idée que les radio-télescopes = antennes paraboliques, c'est ce que l'on voit dans les observatoires professionnels, mais il s'agit d'antennes de très grandes dimensions (plusieurs dizaines de mètres de diamètre, ce qui fait que elles ont un gain important même à des fréquences assez basses). Pour nous des antennes 'Yagi' telles que les antennes TV suffisent avec leur gain qui est souvent voisin de 10 dB. Ensuite aussi pour le Soleil il faut savoir qu'il est inutile et même nuisible en quelque sorte d'utiliser des fréquences tres élevées supérieures à 1000 MHz, car les sursauts sont le plus facilement observables en VHF aux alentours de 100 MHz, quel dommage que la bande FM soit si encombrée, il faut se mettre sur une fréquence légerement supérieure, c'est pour cela que nous avons choisi une fréquence de 169 MHz, voisine des 164 MHz utilisés à Nançay, et qui chez nous s'est avérée exempte de toute émission TV ou radio-taxi : C'EST TRES IMPORTANT, le choix de la fréquence dépend en définitive des conditions de pollution radio-électriques locales. Le Soleil (et les radio-sources) émet un continuum, c'est à dire un rayonnement à large spectre. Bien sûr il existe des fréquences de radio-astronomie officielles, mais les récepteurs sur ces fréquences sont rares (et pour cause, ce sont des radio-télescopes) très difficiles à trouver, il faut les construire entièrement, ce qui n'est pas simple et est très couteux. En fait on utilise la plupart du temps des récepteurs tout faits (TV ou récepteur VHF, ou UHF de récupération), tels quels ou modifiés. Choix du site : La qualité de la réception dépend aussi de choses simples comme la présence de lignes électriques génératrices de parasites, ou la présence d'émissions gênantes, je pense par exemple aux radio-amateurs ou aux cibistes qui envoient des dizaines de Watts. Ceci n'est pas une critique mais une constatation, si votre voisin est cibiste ou radio-amateur il est probable que vous ne pourrez jamais rien recevoir en provenance des astres car la puissance infime qu'ils vous envoient ne fera pas le poids face à leurs Watts !!! Et votre radio-télescope avec ses préamplificateurs à grand gain et vos grandes antennes sera très perturbé même si vous n'êtes pas sur la même fréquence. Il restera la solution du temps partagé. Si par malheur vous habitez trop près d'un emetteur TV ou d'un relai de radio-téléphones cela promet d'être très difficile. Une installation en centre ville serait également très gênée par les parasites automobiles et autres. Un bon endroit est à la campagne, loin des routes, des lignes EDF HT, et au milieu des pins qui constituent un excellent absorbant, sauf vers le haut ce qui est précisément ce qui nous intéresse (les feuillus n'ont pas cet effet là). Le problème c'est que l'on ne choisit généralement pas ces choses-là. c) Choix du matériel : Pour schématiser un radio-télescope se compose des principaux éléments suivants : l'antenne ; les préamplificateurs qui doivent être montés le plus près possible de l'antenne ; le récepteur proprement dit ; un système de traitement de signal qui fait l'interface, adapte le signal reçu entre le récepteur et le système d'enregistrement ; le système d'enregistrement ; Détaillons un peu: L'ANTENNE : bien sûr elle dépend de la fréquence que vous recevez, si vous voulez recevoir le soleil en VHF sur la bande TV 160-220 MHz, une antenne TV est correcte, en UHF sur la bande 460-860 MHz aussi (signalons que 604 MHz est une fréquence radio-astronomie officielle). Si vous voulez écouter Jupiter c'est aux alentours de 20-25 MHz, une antenne 'déca' dipôle suffit souvent. Si vous voulez travailler sur des fréquences plus élevées une parabole est indispensable. Sur la bande 11 GHz une parabole de 1 m de diamètre avec un LNB courant permet de recevoir le Soleil, mais comme nous l'avons dit, sur ces fréquences il n'y a peu ou pas de sursauts. Vous pourrez souvent trouver des paraboles de grandes tailles parfois un peu cabossées, chez des récupérateurs de métaux. Mais là il faudra faire du béton pour le socle et pas mal de mécanique pour le guidage. Il n'est pas obligatoire qu'une antenne soit orientable dans toutes les directions (azimut / élévation), pour débuter, ou si votre antenne est trop importante, vous pouvez envisager une monture méridienne, orientable seulement en élévation, et laisser le ciel défiler. LES PREAMPLIFICATEURS : eux aussi dépendent de la fréquence reçue, on peut utiliser en VHF et UHF TV soit des préamplis large bande du commerce, ce qui n'est pas recommandable car leur facteur de bruit est élevé, et leur manque total de sélectivité risque de faire que le récepteur soit saturé de parasites en tous genres... il vaut mieux envisager un préampli accordé sur la fréquence de travail, le facteur de bruit sera meilleur, et il éliminera les émissions parasites. Par contre il faudra trouver un radio-amateur ou un club pour vous aider à le construire. En décamétrique, pour Jupiter un préampli accordé s'impose probablement vu le niveau de pollution hertzienne à ces fréquences. Plus haut en hyper, cela dépend de ce que vous trouverez. Les têtes satellites existent à la fois dans les bandes 4-11 GHz. Dans les surplus, on peut trouver des faisceaux hertziens entre 1,6 et 2,2 GHz notamment. Tout ceci peut constituer de bons étages d'entrée. Mais là si vous décidez de vous lancer, il faudra bûcher un peu (beaucoup.. énormément), et/ou vous faire aider. LE RECEPTEUR : il est évident qu'il détermine le fréquence que vous recevez. En fait il ne s'agit pas d'une fréquence unique, mais plutôt d'une bande de fréquences, et il faut savoir que un récepteur sera d'autant plus sensible que cette bande sera large, mais il sera ausi plus vulnérable aux émissions parasites. On oscille donc toujours entre ces deux problèmes : sensibilité-protection par rapport à la pollution hertzienne. Et le choix optimal dépend de vos conditions locales. En VHF et UHF on peut trouver des récepteurs aviation qui sont à bande passante étroite (100 kHz), peu sensibles (quoique !!!), mais bien protégés contre les perturbations, ou utiliser des récepteurs TV qui sont à bande large, plus sensibles, et plus vulnérables. Signalons que dans un TV la voie son est à bande plus étroite (1 MHz) que la voie image (8 MHz). Nous utilisons en VHF des récepteurs aviation modifiés. En déca, un récepteur de trafic doit faire l'affaire. Avec les têtes satellites, vous pouvez soit utiliser le décodeur et le modifier, soit construire votre propre récepteur à la suite de la tête satellite. Voici les maîtres mots pour la construction des postes : stabilité mécanique totale : rack métallique ; stabilité thermique : ventilation ; stabilité électrique : alimentations stabilisées, si vous utilisez un poste TV, ou un récepteur de récup il faudra probablement refaire les alimentations ; blindage total, prises professionnelles : type N ou SMA, câbles coaxiaux de très bonne qualité, jeter sans scrupule les prises TV et câbles TV, des prises N et des bons coax existent en 75 Ohms. Le mieux est de construire des adaptateurs 75-50 Ohms et de tout passer en 50 Ohms, car c'est sur cette impédance que sont construits les appareils de mesure. Chassez les mauvais contacts, par exemple si vous utilisez un recepteur TV avec un vieux rotacteur à galettes, une fois que vous avez trouvé la bonne fréquence : soudez les galettes, idem si vous utilisez en déca un vieux récepteur de trafic... laissez vos postes allumés 24h/24, ils seront stables. La mise en température prend plusieurs heures. LE SYSTEME DE CONDITIONNEMENT DE SIGNAL, d'adaptation entre la sortie de récepteur et l'enregisteur. Il faut savoir que ce qui sort de récepteur est du souffle, un souffle qui comprend à la fois celui du récepteur et celui provenant de l'astre observé. Il faut donc supprimer de ce souffle total, celui du récepteur de façon à ne garder que celui de l'astre, intégrer la différence obtenue, et l'amplifier avant de l'envoyer au systeme d'enregistrement. Ceci se fait ici par quelques amplificateurs opérationels de bonne qualité (op07, op27), dans un boitier accessoire qui peut etre mis à la suite de divers récepteurs. Nous pourrons vous en fournir un schéma. L'ENREGISTREUR : deux solutions s'offrent à vous : un enregistreur graphique papier, que l'on peut trouver d'occase. Aux vitesses de déroulement utilisées (ici 1 mm/mn) le rouleau (11 € en moyenne) dure 1 mois les feutres aussi. un PC avec un logiciel d'acquisition : il faut acheter l'interface et le logiciel, et cela revient aussi cher que l'enregistreur. Nous n'aimons pas cette solution car d'une part un PC ça plante (!!!!) et alors adieu les mesures..., d'autre part un PC génère des parasites qui perturbent le récepteur. Il vaut beaucoup mieux l'enregistreur graphique surtout au début ou vous risquez d'avoir plein de problemes, alors ne rajoutez pas les interferences avec le PC. QUELQUES IDEES : avec un récepteur VHF, un système de conditionnement de signal, et un enregistreur on peut envisager diverses choses : avec une antenne et un préampli vous pourrez recevoir le soleil, ses sursauts, en bonus Cassiopée et le Cygne, vous pourrez faire une carte grossiere du ciel radio à votre fréquence en laissant défiler le ciel plusieurs jours durant et en variant l'élévation de votre antenne chaque jour. Avec deux antennes et deux préamplis vous ferez de l'interférométrie, éventuellement à base variable si vous bougez vos antennes. Avec un récepteur TV, une bonne antenne, un bon préampli certains ont reçu le pulsar du Crabe, il se manifeste sur l'écran par une bande oblique, résultat des bips du pulsar. Un récepteur TV en UHF, en haut de la bande (860 MHz) doit pouvoir faire un honnête récepteur à la suite d'une tête 11 GHz qui sort en principe de 1 GHz à 2 GHz, mais en fait sûrement beaucoup plus. Tout ceci pour vous montrer ce qui est accessible de façon simple... 6) Combien ça coûte ? Cela dépend. Si vous voulez utiliser un récepteur TV, cela se trouve dans toute déchetterie bien achalandée !! Une antenne TV bande VHF : 45 €, les préamplificateurs faible bruit à peu près la même chose, l'électronique du système de traitement de signal doit pouvoir être réalisée pour 80 € en utilisant de très bons composants (stabilité oblige), et l'enregistreur graphique simple voie doit se trouver pour 80-150 € chez un casseur, un labo qui voudra s'en défaire vous le donnerait probablement. Allez faire un tour dans les facs de sciences, des tas de choses traînent et ne demandent qu'à servir. Abonnez vous au 'Bulletin des Domaines' (cf: les services des impôts de votre résidence), les différentes administrations vendent leurs appareils de mesure pour pas cher et souvent en état neuf ou presque, allez faire un tour chez les marchands d'appareils électroniques d'occase ou meme chez des ferrailleurs qui souvent récupèrent des appareils de mesure... c'est ainsi que nous sommes équipés, y compris pour la parabole de 3,3 mètres et cela ne coûte rien ou presque. Bien sûr on trouve aux USA des systèmes tout faits, mais là attendez vous à casser votre tirelire !!! et puis s'ils tombent en panne, cela devient très dur à réparer. 7) Ce n'est pas une question , c'est un conseil : faites vous aider. Nous espérons que ce petit texte en forme de FAQ a pu vous être utile. La page du site dont est extrait ce texte (après remise en forme et correction des nombreuses fautes typo) : PAGE D'ENTREE FRANCAISE
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.