Luc Cioni

Membre
  • Content Count

    392
  • Joined

  • Last visited

About Luc Cioni

  • Rank
    Membre

A propos

  • Résidence
    67 & 19
  • Intérêts
    Savoir de quoi je parle en Astro
  • Occupation
    Retraité
  • Matériel
    Taka FSQ-106 ED ; C8 203 mm ; F/10 ; CFW2 & Atik 314L+ ; Kepler 80 mm ; F/5 ; StarShoot ; DMK 31 ; Canon 100D ; Avalon LineAR ; Star Adventurer ; 2 Feather Touch Motorisés ; Filtres Astrodon LRVB

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. Bonjour Matthieu, En complément de ce que dit LaurentLab, 1. la vertu de la mise en station est que si l'on utilise une monture équatoriale (allemande), en alignant l'axe de visée du télescope sur l'axe polaire, on simplifie massivement la question du suivi d'un objet céleste, en le réduisant à un simple mouvement horaire : une simple pendule qui travaille en ascension droite. Ce qui pose deux difficultés : - la précision du calage axial compte tenu du fait que les angles dont on parle sont infimes alors que tout se fait à partir d'images qui ont été fortement perturbées au cours de leur traversée de l'atmosphère terrestre. Pour le visuel, se planter d'un degré n'est pas mortel surtout si les cibles ne sont ni trop petites et/ou ni trop rapides, c'est pour cette raison que l'on peut utiliser des logiciels comme EQmod qui dégrossissent le problème à moins de 10 arcmin en moins deux minutes de temps. Pour l'astrophoto, il faut faire mieux et descendre a minima en-dessous de trois arcminutes pour des poses longues (20 mn) sinon on risque de récupérer des étoiles patatoïdes, du filé d'étoiles et de la rotation de champ autour de l'étoile-guide. Là le problème devient sérieux car des cibles déformées risquent d'interdire tout traitement d'image ultérieur. Plus la focale utilisée est longue, plus le problème est saillant. A noter que sur du nomade, descendre en dessous de un arcminute ne présente souvent pas d'intérêt décisif ; par contre en station fixe (sur une colonne), 30 arcsec voire moins est un must si la monture est d’honnête facture (a minima EM 200, Avalon ...). Pour du direct drive, les ambitions peuvent être plus grandes encore. Mais bon, on ne parle plus du même budget. - la précision du mouvement horaire de la monture qui possède toutes sortes de raisons (mécaniques) d'être perturbée ; heureusement, une grande part de cette erreur est due aux propriétés intrinsèques de la monture (l'erreur périodique) ; elle est correctible ou à tout le moins largement compensable. Là encore, la qualité de la monture est directement liée à la qualité du suivi. Le direct drive règne maître. 2. Pour ce qui concerne l'alignement, la problématique est simple à énoncer mais pas forcement simple à résoudre : il s'agit de faire coïncider la Carte du Ciel qui pilote la monture, avec le ciel "réel". En quelque sorte, le logiciel de pointage "punaise" sur la première, l'image qu'il récupère du second. De ce fait, en se déplaçant informatiquement sur la CdC, on amène la monture à pointer optiquement "au même endroit" (sur la même cible) dans le second. Les techniques sont parfois simples (alignements sur trois étoiles), parfois complexes (modèles de pointage). Des tas de logiciels font le job. Certains sont gratuits (C2A), d'autres, pas. Il en est même qui font des miracles en utilisant des techniques astrométriques ( Prism 10). C'est cependant un point important car le pointage d'un objet peut constituer une source de perte de temps (et de découragement) important s'il n'est pas maîtrisé. Bon ciel.
  2. Luc Cioni

    Monture Avalon Linear : des avis ?

    +1. Bonjour. Voila plus de 6 ans que j'utilise cette monture avec PRISM. Sur son segment EQ6, EM 200 ... il me semble que c'est le meilleur rapport qualité-prix-efficacité. Mais face à une direct-drive, elle est un peu courte sauf qu'on ne parle pas des mêmes budgets.😉 Un petit point de désaccord, je suis BM'iste depuis plus de 25 ans et il ne m'ai jamais venu à l'idée d'acheter une Aston. (LOL)👿. Bon ciel.
  3. Luc Cioni

    PHOTOGRAPHIE EN COURTES POSES

    Bonjour, avec ton avion de chasse, il y aurait bien PRISM en 64 bits. Mais bon. 😈
  4. Bonjour, je voulais acheter une V3 mais elle semble avoir disparu des catalogues (astroshop, clef des étoiles). Des infos à ce sujet ? Merci d'avance.
  5. Luc Cioni

    Matériel astrophoto

    Bonjour, à propos de matériel, il semble que la caméra ZWO ASI 1600 MM-Cool V3 Mono ait disparu des bons magasins, Quelqu'un sait-il pourquoi ? Bon ciel.
  6. Luc Cioni

    Télescopes pour astrophotographie ?

    Bonjour, - l'EQ6 ou équivalent est un must car la monture le plus souvent équatoriale, est le premier critère pour imager. Si ton banquier est d'accord n'hésite pas à mettre quelques dollars de plus pour une Avalon voire une EM 200. Un cul de bouteille sur la monture top permet de tirer deux ou trois clichés à peu prés présentables ; un super-scope sur une vache folle ne donne aucun résultat qui vaille. Surtout, aucun traitement d'image ne rattrape un mauvais cliché. Mine de rien le trépied a son importance dans l'affaire. S'il n'est pas de bonne facture, gare aux coups de vent, aux flexions et autres vibrations intempestives. - le choix d'un télescope 200 mm est excellent mais un 150 fait aussi le job. Les Schmidt Cassegrin sont plus compacts que les Newton (moins de ballant pour la monture, plus transportables pour le porteur). Pas décisif. Les Dobson ne sont pas très adaptés à l'imagerie - encore que. Si tu optes pour une lunette, tu pourras descendre en diamètre mais pas forcément en budget. Taka, c'est le Roi mais bon, Skywatcher, Celestron .... - pour imager, tu as le choix entre une CCD genre Atik, CMOS genre ZWO ou un APN genre Canon (100D). Excellent pour les panoramas et les time-lapses, ce dernier est le plus simple mais il est en couleur et n'est pas refroidi. Le CMOS, généralement moins cher, champion de la pause courte, a priori spécialiste du planétaire, commence à challenger très sérieusement le CCD en ciel profond ; peut-être une dynamique un peu plus faible. A voir ... Couleur ou N&B ? Tout dépend de ton spot (qui permet ou non de la longue pose), de ton goût pour le pré-traitement et de bien d'autres choses encore. Là c'est vous qui voyez. - un guidage n'est pas forcément un luxe ; avec une petite lunette genre Kepler (une centaine d'euros) et une CMOS premier prix, tu peux t'en sortir très honorablement sans dérapage financier. - en cas de caméra N&B, quelques filtres (LRVB, CLS...) sont nécessaires ; leurs versions interférentielles (Ha, OIII, SII,) constituent un un plus (pour les SHO ou les Nébuleuses Planétaires). Du coup, la roue à filtres vient charger la mule. Pas très économiques ; attention aux économies de bouts de chandelle, qui font parfois opter pour de la daube. - un bon focalisateur (focuser) fait partie de la panoplie. Là encore opter pour la qualité sinon ... Starlight / Optec, c'est de la bombe surtout quand ils sont motorisés. Mais bon,ça peut coûter un bras. - prévois un budget pour toutes sortes de pièces intermédiaires (bagues, tubes allonges ...) car le propre de l'astro est rien ne va avec rien (ce qui est assez scandaleux) et la notion de tirage est incontournable. - pour faire fonctionner le tout, tu peux opter pour une série de progiciels plus ou moins gratuits et plus ou moins compatibles - encore que certains soient impériaux : PHD en autoguidage, IRIS ou Deep Stacker en traitement. Tu peux faire le choix inverse - à savoir le progiciel qui fait papa-maman (PRISM) et te fourni des outils très puissants pour résoudre automatiquement des problèmes pas forcément triviaux (focalisation, pointage par astrométrie, séquence de pré-traitement, repérage d'objets mobiles, spectro ...), généralement pédagogiques parce que structurés (ce qui peut présenter un avantage lorsque l'on débute et que l'on ne sait pas trop comment procéder), généralement payants et nécessitant généralement une petite formation. Si tu veux creuser, n'hésite pas ... Bon ciel.
  7. Luc Cioni

    Prism 10

  8. Luc Cioni

    Le c8

    Un point n'est pas évoqué : les logiciels qui vont bien. ça fait parfois gagner beaucoup de temps. Bon ciel.
  9. Luc Cioni

    Prism 10

    Bonjour, personnellement j'utilise Prism depuis 10 ans. En dépit de cette longue familiarité, je ne crois pas l'utiliser à plus de 60%. car ce logiciel propose une solution globale trés aboutie. Il n'est pas le seul mais ses concurrents "all-inclusive" efficaces ne sont pas nombreux et pas moins chers. Les tutos qui lui sont consacrés sont excellents. Il est clair qu'au long cours, la version PRO est incontournable. L'astrométrie et la photométrie sont parfaitement intégrées à cet outil. Surtout l’épineuse question du pointage notamment sur des objets petits et/ou faibles est parfaitement résolue. Je l'utilise sans problème avec une monture (Avalon), deux focalisateurs (Starlight et Optec) automatiques, des caméras CMOS (ZWO) et CCD (Atik) sans aucune difficulté. Chercher à s'équiper de la dernière version n'est pas une obligation ; je connais des collègues qui sont équipé de la version 8 et réussissent d'excellents clichés. Le traitement d'images est basique mais très pédagogique donc suffisant pour la plupart des astrams. La version 64 bits permet de traiter de gros volume - ce qui n'est pas un luxe avec les CMOS. La hot line et le forum sont efficaces en cas de problème. Bref, je n'ai jamais regretté mon choix. Bon ciel.
  10. Luc Cioni

    Question sur la matière noir

    Bonjour Egill, Je crois que ça n'est pas une question d'entre soi entre "ces Messieurs" qui se gargarisent de leur grande intelligence mais l'approche scientifique en (astro)physique est très souvent contre-intuitive et parfois même absurde au regard des réalités ordinaires. Du coup, les personnes un peu éloignées des subtilités théoriques "raisonnent" souvent en termes d’opinion - ce qui les placent mécaniquement hors sujet. A leur décharge, les "spécialistes" font assez peu la démarche de rendre compréhensibles leur propos. Clairement, la philosophie mais aussi l'histoire y ont leur leur place car elles éclairent certaines options de calcul (je pense à Lagrange), certaines pudeurs dans l'énoncé des positions "scientifiques" (je pense à Poincaré) et mettent en lumière les vraies ruptures épistémologiques (je pense à Einstein). Les physiciens fussent-ils théoriciens sont des hommes et des femmes qui vivaient (et vivent) dans leur siècle, c'est-à-dire dans un contexte culturel particulier qui amène régulièrement à faire des choix historiquement datés (épistémè au sens de Foucault). Sauf ceux qui momentanément s'en échappent (Galilée, Maxwell, Planck, Fermi, Dirac ...) non pour découvrir des choses nouvelles mais rénover radicalement l'explication qu'on en donne. C'est pourquoi je partage ton avis quant au double forum mais je suis convaincu que proclamer que "nul n'entre ici s'il n'est initié est erreur" est une erreur pédagogique (il suffirait simplement de préciser le niveau de connaissance requis et s'abstenir d'engager des réflexions réservées aux bac + 25). Et n'oublier ni Saint Exupery : "il faut d'abord enseigner la soif puis tracer une route vers un puits", ni Galilée : "je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il fût, qui n'eût quelque chose à m'apprendre." Les piliers de la science moderne que sont la Relativité et la Mécanique quantique ne sont pas si difficiles à cerner dans leurs grandes lignes sans qu'il soit nécessaire d'aligner les équations. Leur contribution à la philosophie et par suite à l'approche du monde (mais qui s'en soucie ?) sont tout à fait exceptionnelles. Inversement, l'écueil majeur de leur synthèse en une théorie du Tout est sans conteste la nature du temps qu'utilisent ces deux théories. Voilà qui ne relève pas de la physique ou des mathématique mais de la philosophie au sens large. L'édifice qui se dresse au-dessus est un peu plus difficile à suivre (modèle standard des particules). Par contre les constructions stratosphériques qui semblent en découler (gravité quantique à boucles, quintessence, théories des cordes) paraissent relativement inaccessibles au vulgum pecus. Matière noire et trous noirs : passer de l'un à l'autre demande certaines précautions dans la mesure où comme le dit excellemment Ron, la matière noire est une explication gravitationnelle liée de la rotation des galaxie tout à fait intégrée à la Relativité Générale même si sa nature et par suite son existence reste hypothétique alors que le trou noir constitue une singularité géométrique (donc une sorte de pathologie de la théorie) dont on constate expérimentalement les effets : la collision récente des deux trous noirs et la perte de masse qui s'en est suivi a été constatée par une mesure d'ondes gravitationnelles. Mais sur un plan théorique, c'est un domaine où la Relativité peinant à fonctionner, fait appel à la Mécanique Quantique (en fait au Modèle Standard des particules) avec un succès relatif (gravitation quantique à boucles, ). Le grand attracteur C'est, me semble-t-i, un terme un peu daté depuis les travaux d'Hélène Courtois, concernant Laniakea il faut "bricoler" quelques équations pour faire correspondre la monde à notre image Lorsque Planck a établi sa théorie, il l'a fait "dans un acte désespéré" - ce qui est une manière polie de dire qu'il était complètement à la rue, lorsqu'il a créé ce qu'il a considéré d'abord comme un artefact mais qui par la suite à connu un certain succès. Lorsque Einstein a introduit une constante cosmologique dans son équation des champs, il s'est repris en déclarant que c’était "la plus grosse erreur de sa vie" car il avait à cœur de ne pas contrarier la stationnarité du modèle cosmologique (Friedmann Robertson Lemaitre Walker). Il a changé d'avis par la suite et il a, semble-t-il, bien fait car cette constante fournit une explication possible assez convaincante de l’énergie noire et par suite de l'expansion cosmologique. Lorsque Dirac a introduit l'idée d'une énergie négative comme solution possible à ses équations supposées décrire la matière, il n'a pas reçu immédiatement les marques d'un succès délirant mais l'affaire devait déboucher sur les fluctuations quantiques du vide, possible responsable de l'expansion cosmique. Lorsque Landau a proposé en s'appuyant sur le principe d'incertitude d'Heisenberg un concept qui allait fonder la granularité de l'espace et du temps. Bohr, le super-ponte de l'époque lui a prestement démonté la tête. Quelque temps, plus tard, un petit jeune, Bronstein, très irrévérencieux a renvoyé Bohr dans ses filets en démontrant qu'in fine l'intuition de de Landau était fondée. L'affaire s’arrêta là car Bronstein fut exécuté prématurément par les sbires de Staline. Parfois ça a du bon : lorsque Copernic revisite Ptolémée et Aristote, il ne démontre pas qu'ils ont tord : si tourner autour de la Terre signifie partir d'un point dans le ciel pour y revenir au bout d'un certain temps alors le modèle géocentrique est astronomiquement aussi fondé que le modèle héliocentrique. Simplement la mise en équation ultérieure de Kepler montre que le second modèle est infiniment plus simple que le premier. Précisons que les Religieux de l'époque n'en ont pas été immédiatement persuadés. Trou noir : mot, très à la mode, fascine mais il induit facilement en erreur. C'est le moins que l'on puisse dire mais il en est un qui bat tous les records en la matière, c'est le terme "Big Bang" qui a été popularisé par Fred Hoyle, journaliste scientifique à la BBC et accessoirement astronome, en même temps qu’il n'a eu cesse de le combattre. Bon ciel. 😊 PS) Aurelien Barrau : ce n'est certes pas la seule grosse cylindrée intellectuelle française mais ce garçon est un génie à l'état pur, d'une culture himalayesque, qui manie l'empathie, la courtoisie et le respect de ses interlocuteurs comme personne sauf les plus grands comme Susskind (théorie des cordes) ou Rovelli (gravitation quantique à boucles).
  11. Luc Cioni

    Salut !

    Bonjour Jérôme, bienvenue. Aucun problème pour trouver la réponse à tes questions. En attendant, bon ciel. 🙂
  12. Luc Cioni

    Extension de l'espace et big bang

    Bonjour, D'abord affirmer "ne pas croire à" est une approche relativement inadéquate dans la mesure où le Big Bang résulte d’équations que l'on fait tourner à l'intérieur d'un ensemble d'hypothèses. Ensuite, leur passage aux limites est toujours un exercice délicat car il convient d'éviter de faire dire aux équations ce qu'elles ne disent pas. Là où s'introduisent des quantités infinies dans la description des réalités physiques, il est productif d'y réfléchir en termes d'insuffisances provisoires. On l'a vu en Mécanique Quantique. Au fond, comme le dit Aurélien Barreau, la science c'est le rapport à la déconstruction et au fragile. Historiquement, lorsque Friedman évoque cette possibilité, à titre de "simple curiosité scientifique", il ne reçoit guère d’écho au sein de la communauté scientifique. Le Pape, par contre, se montre assez positif (fiat lux) au grand dam de l'abbé Lemaitre, très gros contributeur au modèle standard relativiste. Rappelons que l'expression "Big Bang" a été introduite par un effet de manches dont les journalistes sont si friands - en l’occurrence, il s'agit de Fred Hoyle, dans le cadre de programmes de vulgarisation de la BBC. Bien involontairement il a participé au succès de l'expression alors qu'il ne croyait pas du tout au phénomène : "il m'est impossible d'entrevoir une seule bonne raison à la théorie du Big Bang". Que changent les hypothèses et le résultat est modifié. Ainsi, la plupart des théories modernes (gravitation quantique à boucles, théorie des cordes et autres) ne retiennent plus l'éventualité d'un Big Bang. Par exemple, l'introduction de petits correctifs dans les équations, aux fins de réunir les résultats de la relativité et ceux de la mécanique quantique, limite la contraction possible de l'univers et le rend pulsant comme le suggère ton analogie. Bon ciel.