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Pyrene

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About Pyrene

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A propos

  • Résidence
    Vieux Pays entre Béarn et Bigorre
  • Intérêts
    Cadavres anciens ; Plantes incongrues ; savoirs inutiles
  • Occupation
    Essentiellement portier du Chat. Pense le Chat.
  • Matériel
    Dobson Explore Scientific 406/1826 Génération II
    Jumelles TS-Optics 100 mm 90° Titanium
    Lunette Sky-Watcher 120/600

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  1. L'énergie à partir de l'eau, on a souvent essayé. Mais là, ça a l'air de marcher. Les meilleures piles rechargeables sont à base de lithium, parce que cet élément stocke mieux l'énergie. Mais il n'est pas abondant, et n'est pas présent partout. Sauf... dans l'eau de mer, où on en trouve quelques 180 milliards de tonnes. Malheureusement, il y est bien dilué. On sait l'extraire par électrolyse, mais le sodium vient avec, en 100 000 fois plus grande quantité. Des Coréens ont finalement réussi à s'en débarrasser, en jouant sur la taille des particules (le sodium est bien plus gros). Ils n'en sont pas encore à être compétitifs relativement aux mines, mais s'en approchent. Cerise sur le gâteau, le procédé peut servir à récupérer le lithium des batteries usagées.
  2. Le mieux est d'exploiter intelligemment les données fournies par les propriétaires : ainsi, sur WA, on trouve sur la plupart des profils les listes des matériels utilisés. Pour les matériels les plus récents, la rubrique des tests fournit aussi de précieuses informations. Les photographes exploiteront pour leur part la rubrique dédiée. Une fois l'objectif défini, trouver son propriétaire est souvent facile. Pour ceux qui ne fournissent pas directement leur nom en guise d'alias, on le trouve souvent de précieux détails dans la présentation. Sans oublier la carte de localisation des membres, qui permet de repérer les plus proches. On complètera avantageusement en croisant avec FB, qui fournit aussi des renseignements sur la présence de chiens, ou d'enfants (on peut alors exploiter la période des vacances scolaires). Le nom donne souvent l'adresse, et Google Maps permet alors un travail plus précis. Selon le matériel, il est souvent facile d'intuiter l'endroit le plus adapté au rangement. On passera alors à l'estimation des absences : éplucher les rubriques annonçant un prochain voyage, ou demandant des renseignements sur les spots d'observation. Pour les membres les plus actifs, un calme soudain dans la fréquence des posts est un précieux indice. Un minimum d'organisation permet donc de s'équiper rapidement à peu de frais. A vrai dire, le problème vient plutôt rapidement de l'accumulation de matériel. Pour ce qui me concerne, mon hangar est plein, et LBC ne me suffit plus à écouler le stock. J'envisage d'ouvrir une boutique "seconde main". J'en informerai évidemment la communauté. Sous un autre alias, bien entendu, les gens sont si pointilleux.
  3. Moi je l'ai vue, mais c'était au NE...
  4. Encore qqch dont je ne suis pas certain que cela entre dans le sujet : qui a peuplé la Polynésie, les Sud-Américains ou les Asiatiques ? Thor Heyerdhal avait une opinion tranchée, les dernières études sont plus nuancées, mais favorisent quand même un peuplement américain de la Polynésie orientale, bien qu'au départ de Colombie et non du Pérou. Il s'agit d'un examen génétique comparatif des populations modernes qui conclut à une colonisation dès 1150 de notre ère aux Marquises, la partie occidentale ayant un peuplement plus précoce depuis l'Asie proche. Les colons américains auraient aussi apporté la patate douce, et différents traits culturels, et peut-être même fait quelques allers-retours. Ioannidis et al., 2020
  5. Selon Nature, l'adjonction de silicates en poudre comme fertilisant pourrait séquestrer jusqu'à deux gigatonnes de CO2 annuellement, si la technique était utilisée par la Chine, l'Inde, le Brésil et les USA. Cela mettrait la tonne de CO2 à 80 à 180 $, en tenant compte du fait qu'il s'agit d'un fertilisant agricole, et d'un produit fatal d'extraction du basalte, entre autres.
  6. Décidément des "nouvelles" cette semaine sur l'ampleur du réchauffement : cette fois-ci, une mise en perspective de l'ensemble de notre période, l'Holocène, qui a vu la fameuse révolution néolithique qui a conduit à notre actuelle civilisation. L'Holocène, c'est la fin du dernier glaciaire (Würm de la terminologie allemande), il y a de cela 11 700 ans. Toujours dans Nature (désolé...), une équipe pluridisciplinaire a compilé et confronté les données issues des carottages glaciaires, des isotopes dans les coraux, des sédiments marins, des données lacustres, des populations de rongeurs et d'insectes, et de la spéléologie, exploitant plus de 1300 enregistrements sur 679 sites distincts. On a là un jeu de données à un niveau de détail jamais atteint, finalement synthétisé en une figure particulièrement parlante. La déglaciation se manifeste jusque vers 6000 BP, puis la courbe descend en un lent refroidissement de l'ordre du degré, pour s'inverser ensuite brutalement (pour mémoire, le zéro conventionnel correspond à l'année 1950). Le zéro degré est arbitrairement placé sur la température moyenne du XIXème siècle. L'agrandissement sur les deux derniers millénaires, en encart, est particulièrement pédagogique. Cette partie a bénéficié d'une base de données et d'une méthode de reconstruction spécifique. L'article fournit des informations bien plus détaillées, notamment sur différentes latitudes. Kaufman et al., 2020. Les différentes courbes correspondent à différentes méthodes de reconstruction des températures. La zone grisée correspond aux intervalles d'incertitudes.
  7. On sait depuis longtemps que le réchauffement climatique ne se traduit pas par une augmentation uniforme et régulière des températures, mais bien par des extrêmes géographiquement différenciés. Les vagues de chaleur sont évidemment un marqueur privilégié. Un récent article de Nature indique que leur fréquence, leur durée et leur intensité augmente très significativement depuis les années 70'. Les augmentations en températures varient de 1° à 4.5°, avec des pics jusqu'à 10° au Moyen-Orient et dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique du Sud. L'étude se base sur les données de Berkeley, qui définissent une vague de chaleur comme au moins trois jours consécutifs de température supérieure à 90% de la température maximale connue pour le jour et le lieu. La Méditerranée, on le sait, est particulièrement touchée : de deux jours en durée moyenne dans les années 50', on passe à presque 6.5 jours depuis les années 80'. Mais c'est surtout depuis les années 2000 que les cumuls de chaleur véhiculés par ces vagues gagnent partout en intensité.
  8. Pyrene

    Météorite

    Tu a calculé la densité en assimilant à une sphère ? Il faut mesurer la taille réelle (facile : jeter la chose dans un verre gradué rempli d'eau).
  9. Allez-vous changer ? Voyons un peu d'abord ce qu'il faudrait changer. C'est l'objet de la chronique de Peter Doherty hier. J'en résume ici sauvagement le sens général : -en extrapolant les chiffres de l'infection (10 millions d'infectés, 500 000 morts), et en corrigeant l'infection au doigt mouillé comme sous-estimée d'un facteur 10, il reste 98 % des humains non infectés, donc vulnérables. Il en faudrait moins de 40% pour atteindre une immunité de groupe, qui semble donc hors de portée. Reste donc le vaccin, sachant qu'on attend celui contre le sida depuis presque 40 ans. -le virus ne bouge pas. Ce n'est pas lui qui se déplace, il n'arrive ni par les vents ni par la 5G. Ce sont les infectés qui le répandent, et essentiellement par avion : la preuve existe par l'Australie et surtout la Nouvelle-Zélande, qui ont efficacement bloqué l'infection en isolant les arrivants pour une quarantaine obligatoire. -cette évidence devrait s'imposer aux autorités sanitaires. La grippe saisonnière pourrait être bloquée de la même façon, mais sa gravité ne le justifie pas. Par contre le stock de virus mortels en Chine ou Afrique de l'Ouest doit nous conduire à envisager de bloquer les voyages personnels en cas de pandémie. Donc observer de son jardin, mais laisser tomber les plateaux marocains ou l'Atacama... 😰
  10. Bonjour Mathieu, et bienvenue ! Pour apprendre le dessin, il existe un remarquable bouquin qui détaille aussi les méthodes d'observation. Et bien sûr, la section dédiée sur ce forum.... Edit : je viens de voir aussi....
  11. La mise en production d'une découverte prend en général douze ans. TOTAL à moment bataillait pour ramener le délai à moins de dix. Le cycle complet jusqu'à épuisement du champ est supérieur à 30 ans. Mais l'effort de recherche est directement tributaire du cours du baril : les budgets sont établis sur une estimation du futur cours de l'année, estimation systématiquement dans les choux dès son établissement, souvent d'un facteur deux ou trois. L'industrie pétrolière ne survit que par les profits fabuleux des (rares) découvertes (deux échecs sur trois sont considérés comme un bon résultat). Mais pour en revenir au réchauffement, on notera qu'il continue pendant les discussions : selon Nature, le réchauffement de l'Antarctique est de 1.8° entre 1989 et 2018, soit .6° par décennie, le TRIPLE du réchauffement global. Entre 1957 et 1990, il n'était "que" de l'ordre d'un degré, et l'accélération est donc évidente. Bon, évidemment, l'Antarctique c'est loin de notre coronavirus. MAIS il se trouve que c'est une région clef pour notre climat : on sait depuis les travaux de Stommel au siècle dernier que la circulation thermohaline y trouve sa source. Et le mécanisme est assez clair : les basses températures provoquant le gel de la banquise de mer, l'eau à proximité s'enrichit en sel (mal stocké par la glace). Cette eau dense sursalée peut descendre jusqu'à -4° sans geler, et coule alors pour former les eaux antarctiques de fond (AntArtic Bottow Water, ou AABW) qui se répandent dans les profondeurs à travers le Pacifique et surtout l'Atlantique, jusqu'à l'Arctique, où elles génèrent les eaux atlantiques profondes (North Atlantic Deep Water, NADW) qui sont à leur tout à tour source de la circulation de surface, et en particulier du Gulf Stream. Lequel nous évite de connaître les hivers de New-York, alors que la France est largement plus au Nord. De plus, les AABW sont un piège essentiel du CO2, puisqu'on sait que sa solubilité diminue avec la température.... et donc le réchauffement antarctique, c'est plus de gaz à effet de serre... Edit... et aussi : selon Météo France, le premier semestre 2020 est le plus chaud jamais enregistré dans l'hexagone.
  12. Je pensais au cône du Cantal (volcan), mais c'est sans doute GGITS qui est dans le vrai ?....
  13. Si les propositions vous semblent insuffisantes, certains en ont de plus sévères....
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