Jump to content

Pyrene

Membres association
  • Posts

    1,328
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    4

1 Follower

A propos

  • Résidence
    Vieux Pays entre Béarn et Bigorre
  • Intérêts
    Cadavres anciens ; Plantes incongrues ; savoirs inutiles
  • Occupation
    Essentiellement portier du Chat. Pense le Chat.
  • Matériel
    Dobson Explore Scientific 406/1826 Génération II
    Jumelles TS-Optics 100 mm 90° Titanium
    Lunette Sky-Watcher 120/600

Recent Profile Visitors

2,550 profile views

Pyrene's Achievements

  1. "La géo-ingénierie est identifiée comme « à risque » dans le dernier rapport du Giec"
  2. Bonjour Roger Je ne suis pas sûr de mon affaire, mais cela me fait penser au doigt de Dieu (Yod).
  3. "Quant aux solutions technologiques, je n’y suis pas favorable. D’abord parce qu’elles nous font perdre un temps précieux en se plaçant dans cette logique qui prétend que quand le problème sera là, on trouvera une solution. C’est dangereux et c’est faux. Personne n’arrêtera l’augmentation du niveau de la mer, ni l’acidification des océans. Il faut arrêter d’imaginer que l’on va, sans cesse, dominer la nature, et s’en faire plutôt une alliée. La géo-ingénierie est identifiée comme « à risque » dans le dernier rapport du Giec. Pensons par exemple au « management » du rayonnement solaire, que l’on pourrait atténuer par l’envoi d’aérosols dans la stratosphère. Si pour une raison quelconque, comme une guerre par exemple, on devait stopper l’envoie d’aérosols, le réchauffement repartirait immédiatement à la hausse, avec des conséquences terribles. C’est vraiment mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête des jeunes. C’est d’un extrême égoïsme de la part de nos générations que d’imaginer que ces solutions technologiques nous sauveront du désastre." Jean Jouzel , 15 mars 2022
  4. Le Journal Officiel vient de publier une liste de 864 communes françaises particulièrement vulnérables à la montée du niveau marin du fait du réchauffement climatique. Sur ces 864, 126 se considèrent comme prioritaires, du fait des biens immobiliers ou des activités économiques directement menacées. Ces communes devrons se doter d'un plan de prévention des risques, et adapter leurs politiques d'urbanisme et d'aménagement du territoire à un phénomène qui ne peut que s'aggraver. Les communes "prioritaires" en France métropolitaine.
  5. Encore dans Nature, un article sur les perturbations du cycle de l'eau. Nouveauté, l'étude se base sur les données satellitaires, alors que traditionnellement on utilisait les bouées pour mesurer les salinités des océans en surface : on atteint ainsi des mesures globales, au lieu d'éléments isolés et locaux (de plus les satellites mesurent la salinité dans les premiers centimètres, alors que les bouées mesurent entre 5 et 10 mètres). L'augmentation de la salinité en surface est bien plus forte qu'estimée antérieurement. C'est le réchauffement qui force l'évaporation des océans, les eaux de surfaces des mers sont donc sursalées, tandis que l'humidité atmosphérique augmente. Cela renforce les pluies dans les zones déjà humides du globe, y diluant au contraire les masses d'eau. Au total, les zones arides seront plus sèches encore, et les zones humides (notamment de mousson), plus arrosées. Nous allons donc vers un monde où les sécheresses et pénuries d'eau séviront en même temps qu'ailleurs les inondations et tempêtes frapperont d'autres populations. Par ailleurs, les zones polaires feront partie des plus arrosées, sous forme de pluie et non plus de neige, ce qui accélèrera la fonte des banquises. Pour mémoire, le GIEC estimait déjà qu'à 2°C de réchauffement les événements extrêmes augmenteront de 14% par rapport à ceux observés en 1900.
  6. Dès qu'il s'agit de voir (pas de photo...) pour un prix raisonnable, on vient sur ce qu'on appelle un Dobson : tout l'argent va dans l'optique, pas dans la monture, dont on peut se passer quand il s'agit d'observer sans photographier. Il s'agit de télescope (une lunette, on voit à travers, sur un télescope l'image vient d'un miroir, moins cher à tailler que les lentilles d'une lunette) sur le principe dit Newton, et plus le miroir est large, mieux on voit, et plus c'est cher... la question du budget est donc primordiale, comme l'ont déjà bien souligné les interventions précédentes. Et si le budget est serré, il y a l'occasion, certains amateurs changent fréquemment leur instrument. D'autant que les matériels neufs sont rares en ce moment, les fabricants chinois sont en quarantaine...
  7. En effet : en ce moment, les Hindous cuisent à petit feu, en attendant un possible plus grand qui les propulserait vers les 50°C et un pays inhabitable...
  8. 'Tain ! Personne n'y est encore allé, et on y a déjà balancé des mer. merveilles.
  9. Il n'est guère possible de déterminer une minéralogie sur un cliché de ce type : les couleurs varient en fonction de l'épaisseur du grain, et sa forme n'indique que son mode de transport. Par contre de nombreuses plages fournissent des microfossiles, souvent débris d'échinodermes, bryozoaires, foraminifères, etc... J'ai un sable provenant d'une plage célèbre en Irlande, Dog's bay, exclusivement constitué de tels microfossiles.
  10. Au choix : entre @Vivlepic ou ça...
  11. Pyrene

    Hominisation

    L'invention de l'arc est un moment essentiel dans l'évolution de l'homme : le fait de disposer d'une arme susceptible de tuer un gibier à une distance qui le laisse sans méfiance, et qui donne au chasseur une sécurité est un avantage considérable. Il semble d'ailleurs que cela ait largement contribué à la supériorité de Sapiens sur Néanderthal. La technologie impliquée n'est pas simple : il faut sélectionner un bois supportant une importante flexion, l'intérieur acceptant une forte compression tandis que l'extérieur supporte un étirement. La fabrication de la corde, de la pointe de la flèche et de la flèche elle-même exige également une expertise technique, dans de petits groupes de chasseurs au sein desquels la transmission du savoir peut être aléatoire. Des archers existaient déjà en Afrique du Sud autour de 64 000 ans, selon des gravures rupestres. On vient de découvrir dans la grotte Mandrin (vallée du Rhône) des pierres taillées attribuables à des pointes de flèches, associées à une dent d'enfant moderne. Les vestiges datent de 54 000 ans, et seraient donc les plus anciennes traces de l'utilisation d'arcs en Europe.
  12. Tu n'as apparemment pas lu la ligne au dessus : "De plus, l'alimentation se standardise à travers le monde : tous les humains sont maintenant dépendants des mêmes aliments. " Les Irlandais étaient entièrement dépendants de la pomme de terre, et d'une seule variété. L'homologue aujourd'hui pourrait être le blé. C'est la principale ressource alimentaire pour la population mondiale. On en voit les effets avec la guerre actuelle : l'Arménie, la Mongolie, le Kazakhstan et l'Erythrée importent la totalité de leur consommation d'Ukraine et de Russie. Se rabattre vers d'autres sources n'est pas facile, ni rapide, et ces pays seront en concurrence avec de plus gros acheteurs, Turquie, Egypte, Bangladesh, ou Iran. Et il impossible de se tourner vers le premier producteur mondial (également premier consommateur), à savoir la Chine. Pourquoi ? Parce que les inondations catastrophiques de 2021 ont perturbé les semis sur un bon tiers du territoire chinois. Et quel est le moteur de ces inondations, comme de celles que subit actuellement l'Australie ? Reporte toi au titre de ce fil. (Source : New York Times, 20 mars 2022)
  13. A la base de l'Evolution, il y a la diversité génétique : les survivants sont ceux qui sont adaptés aux conditions -toujours changeantes et au hasard- de compétition, de prédation, d'environnement, dont au premier rang le climat. Les espèces qui bénéficient de nombreux variants ont plus de chance que certains d'entre eux se trouvent à l'aise avec de nouvelles conditions, ou se trouvent résistants à de nouveaux prédateurs ou parasites. Darwin a nommé cela la sélection naturelle. Au départ il trouvait une analogie avec la sélection artificielle opérée par les humains pour développer préférentiellement des variétés adaptées à notre consommation. Une très grande différence réside dans l'appauvrissement créé par la sélection artificielle : les plantes et animaux que nous élevons sont le résultat de la sélection d'une seule variété, voire même d'un seul clone. Un article du Guardian cite l'exemple bien connu de la banane. Les bananes sauvages du Sud-Est asiatique donnaient des fruits riches en graines dures immangeables. La sélection de fruits gros, savoureux et faciles à transporter et à manger a abouti dans les années 1900 à répandre la Gros Michel, un clone qui s'est trouvé sensible à un champignon, le Panama 1, qui a fini par détruire presque tous les plants de banane dans les années 50'. Au lieu de développer diverses variétés pour faire face à la maladie, l'industrie a sélectionné une autre variété, la Cavendish, résistante au Panama 1, et qui domine actuellement le marché international. Cette variété est actuellement menacée par le champignon Panama 4, qui se développe à la faveur de l'élévation des températures et des orages tropicaux causés par le réchauffement climatique. Le mais se trouvait au début du XXème siècle sous des milliers de variétés différentes. Les hybrides se sont développés dans les années 20', et 99% de la production américaine vient actuellement d'un seul et même hybride. Même le Mexique a perdu 80% de ses variétés de mais. Cherchez donc un avocat qui ne soit pas de la variété Hass. Des pommes ? il en reste quelques différentes, mais les Gala, Golden et Granny dominent largement l'offre. Le blé, le café, sont d'autres exemples d'appauvrissement génétique. De plus, l'alimentation se standardise à travers le monde : tous les humains sont maintenant dépendants des mêmes aliments. Avec le réchauffement, les rizières asiatiques sont inondées par les eaux salées qui montent avec le niveau marin, les plantations de vanille de Madagascar disparaissent sous les cyclones, le café d'Amérique centrale mûrit trop tôt, la sécheresse dévaste les plantations de pois africaines, les huitres et coquilles américaines souffrent de l'acidification de l'océan. Quand on évoque le réchauffement, on ne pense souvent qu'aux températures, ou à la montée des eaux. Mais nous sommes aussi à la veille d'une Grande Famine à l'irlandaise, quand un mildiou attaquant les pommes de terre tuait et chassait de chez eux les Irlandais au milieu du XIXème siècle. Sauf que la famine sera mondiale.
  14. Selon les calculs d'une équipe européenne-australienne, les Accords de Paris seraient en mesure de maintenir le réchauffement à deux degrés. L'article de Nature intègre dans deux modèles 1400 scénarios différents, aboutissant à des émissions nulles entre 2050 et 2070. Toutefois, les politiques actuellement engagées, insuffisantes, nous mettent sur une trajectoire à 2.6°C au moins. Un tel monde signifierait "massive climate damages around the world” selon l'Agence Internationale de l'Energie.
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.