Jump to content

Pyrene

Membres association
  • Posts

    1,412
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    5

1 Follower

A propos

  • Résidence
    Vieux Pays entre Béarn et Bigorre
  • Intérêts
    Cadavres anciens ; Plantes incongrues ; savoirs inutiles
  • Occupation
    Essentiellement portier du Chat. Pense le Chat.
  • Matériel
    Dobson Explore Scientific 406/1826 Génération II
    Jumelles TS-Optics 100 mm 90° Titanium
    Lunette Sky-Watcher 120/600

Recent Profile Visitors

2,703 profile views

Pyrene's Achievements

  1. Palomena prasina ou punaise des bois. Rentre parfois dans les maisons à l'automne en recherche de chaleur. Végétarien (pommes, aubergines, tomates, choux, céréales). Inoffensif, sauf que ça pue quand on les bouscule. A mettre dehors en les portant avec sur une feuille de papier ou carton.
  2. Les "tipping points" sont des points de non-retour. Il s'agit d'effets de seuil, où des systèmes basculent à partir de certains points dans un nouvel état. L'existence de points de rupture de ce type dans le système climatique est connue de longue date. Un article vient de décrire une quinzaine de ces points majeurs en risque de franchissement à brève échéance. Certains de ces seuils feraient basculer dans un nouvel état auto-entretenu impactant de façon irréversible notre système climatique. Particulièrement menaçants, le dégel abrupt de certains pergélisols, libérant du méthane en quantité, la fonte brutale des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique Ouest, impliquant une montée des océans plurimétrique, ou l'extinction des coraux entrainant la biodiversité marine dans le désastre, pourraient intervenir à moins de deux degrés de réchauffement, donc même en cas de respect des Accords de Paris (ce qui semble hors de portée), donc dans un futur immédiat. Une dizaine d'autres cataclysmes accompagneraient un réchauffement plus important, comme la perturbation du système de circulation océanique AMOC, qui est notamment à l'origine du Gulf Stream. McKay et al., Science 9 Sep 2022 Vol 377, Issue 6611
  3. AMHA, que le plastique finisse par se dégrader, ça pourrait ne pas faire partie des plus mauvaises nouvelles....
  4. Euuh.... oui mais non. En fait le latin fossilis signifie déterré. Ce qui donc suppose seulement d'avoir été enterré : c'est le cas des organismes qui ont été vivants, mais on parle aussi bien de traces fossiles (pistes d'organismes qui ne sont pas des organismes) pluie fossile (des traces de gouttes de pluie battante), voire par métonymie de sel fossile (cristaux de forme caractéristique dissous et remplacé par un autre minéral)... Le charbon, les hydrocarbures sont donc bien fossiles (ce sont d'ailleurs des restes d'organismes), et sont pourtant des roches, comme le calcaire, généralement biogénique, qui peut aussi être qualifié de fossile. Ce n'est pas le cas de toutes les roches. L'uranium partage avec les ressources fossiles le caractère de ne pas être renouvelable à une échelle humaine.
  5. La corruption et l'incurie, ça aggrave les conséquences, et les plus pauvres paient le plus cher tribut. Quand aux causes, comme le souligne @22Ney44, elles sont très clairement climatiques, selon un engrenage particulièrement dramatique : la terrible sécheresse d'avril et mai, qui a vu des températures dépassant les 40° (jusqu'à 51° !!) au lieu des 30 à 35 habituels. L'air surchauffé retenant une humidité en excès a relâché un déluge dès juin, sur des sols desséchés incapables d'absorber les eaux. Les torrents de boue ont submergé le bassin de l'Indus déjà gonflé par la fonte des glaciers due aux chaleurs du printemps. Et la Niña ferait partie des phénomènes perturbateurs de la mousson....
  6. La moitié du Pakistan est sous les eaux, plus d'un millier de morts, sous l'effet conjugué d'une fonte accélérée des glaciers himalayens, qui alimentent l'Indus et ses affluents, et d'une mousson inédite : huit cycles au lieu des trois ou quatre habituels. Les pluies torrentielles dévastent les sols desséchés par la canicule précoce (mars à juin) qui a vu des pics à 51°C. Infographie issue du Guardian ...Sans oublier la pénurie de moutarde dans les rayons de nos supermarchés, due à la sécheresse au Canada... chacun ses malheurs...
  7. Les amateurs prennent soin de leur matériel, et en changent parfois pour augmenter en diamètre. L'occasion est donc un bon plan, d'autant que les soucis d'approvisionnement depuis la Chine persistent depuis des mois maintenant... Piste les proposition dans le grenier de WebAstro....
  8. El Niño, c'est le phénomène d'oscillation dans le Pacifique qui libère périodiquement un flot d'eau chaude d'origine équatoriale vers les côtes sud-américaines, avec des conséquences planétaires pour le climat (et une mortalité locale soudaine du plancton et de la chaîne alimentaire qui suit). Inversement, on nomme "La Niña" le phénomène inverse, où de forts vents soufflant vers l'ouest drainent les eaux équatoriales vers l'Indonésie, provoquant la remontée d'eaux profondes froides le long de l'Amérique du Sud. Là encore, les conséquences sont planétaires, induisant un refroidissement global de notre planète. Nous sommes depuis 2020 dans une phase persistante de La Niña, comme le prouve le schéma ci-dessous, issus du blog de Sylvestre Huet. En d'autres termes, les fameuses périodes de canicule qui font actuellement la une de nos journaux ne traduisent que l'écrasement des cycles climatiques habituels par nos émissions de gaz à effet de serre. Et laissent supposer que lorsque le balancier reviendra sur une nouvelle période El Niño, nous regretterons les températures de notre été 2022, en songeant au bon vieux temps où il ne faisant encore que 40°...
  9. Pour ce qui est du Groenland, à ma connaissance il s'agit de ce qu'on appelle un craton, morceau de socle ancien, dont les limites avec la plaque américaine ne sont pas claire, bien qu'il y ait une activité sismique connue, possiblement liée au glacio-eustatisme. Côté Europe, la ride médio-Atlantique est bien identifiée, allant du point triple des Açores à l'Islande. Je pense que c'est cette structure qui pourrait jouer, et qui amortirait les mouvements. Je n'imagine guère une réactivation des failles jusqu'en France (c'est surtout la plaque africaine qui nous impacte en passant sous la plaque eurasienne). A priori, de toutes façons, on n'est pas sur le même ordre de rapidité entre la montée des eaux due à la fonte des glaces et un rebond eustatique.
  10. La NASA édite un recueil des meilleurs clichés des missions Apollo, sorties du big frigo : un choix parmi les quelques 35 000 photos, certaines inédites, d'autres bien connues mais dégradées car copiées de copies. Les films d'époque -analogiques, faut-il le rappeler, se dégradent à la lumière. Les clichés présentés sont des retraitements de scans haute résolution, restaurés individuellement. Du lever de Terre du 24 décembre 1968 à la larme dans l'oeil d'Armstrong le 21 juillet 1969 et à la photo de famille abandonnée par Duke le 23 avril 1972, on ne rate plus aucun détail. Bon il faut attendre la parution le 1er septembre, mais on en a un avant-goût ici. Apollo Remastered par Andy Saunders, Ed. Particular Books le 1 Septembre (60 £, ça pourrait faire autour de 70 €).
  11. Selon une équipe internationale, la vie marine est directement menacée par le réchauffement climatique. L'article examine les conséquences de la désoxygénation et de l'acidification des eaux accompagnant le réchauffement sur quelques 25 000 espèces de la zone dite photique (~100 premiers mètres de profondeur d'eau) appartenant aussi bien aux vertébrés qu'aux bactéries, plantes, ou protozoaires. Un réchauffement de trois degrés induirait la disparition de 87 % de ces espèces, soit une quantité un peu inférieure à la grande extinction du Permien, mais sur une échelle de temps incomparablement plus rapide. Une limitation à deux degrés réduirait considérablement la catastrophe, mais nous ne sommes pas sur cette trajectoire. Comme pour toutes les extinctions de masse, les prédateurs en haut de la chaîne alimentaire sont les plus vulnérables. L'impact serait alors maximal pour les pays pauvres dépendants essentiellement de la pêche.
  12. Bienvenue, Ulys, Tu ne parles ni de tes jumelles, ni de ton budget. Ca me laisse la place à une suggestion. On reste dans du transportable, et du grab and go. Perso, j'ai les 100, et je regrette les 120... Bonne odyssée...
  13. Voyons, @roger15, aurais-tu oublié le titre même de ce fil, LA RESURRECTION .....
  14. Uhu... serait-ce mon propre crâne que je viens de poster sur le fil Hominisation ?.... Je me regrette déjà...
  15. Pyrene

    Hominisation

    Sahelanthropus tchadensis, aussi dit Toumaï, a été découvert en 2001 au Tchad. Il attendait depuis quelques sept millions d'années, aussi était-il un peu vermoulu... D'après la position du trou occipital, l'équipe de Michel Brunet estime qu'il devait marcher debout, sur deux pieds, ce qui est considéré comme un stade décisif dans le processus d'hominisation. Une polémique s'ensuit, Brunet étant accusé d'avoir dissimulé des os, dont un fémur, qui contredirait son interprétation. Nature publie une nouvelle étude d'os long découverts sur le même site, et attribués à la même espèce à défaut de l'être au même individu. L'étude confirmerait la bipédie, toutefois non exclusive, Toumaï gardait une aptitude particulière à grimper aux arbres. Les auteurs estiment que leur étude renforce le concept actuel d'un foisonnement d'espèces en Afrique à cette époque. JACQUES DEMARTHON / AFP Le crâne de Toumaï
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.