Pyrene

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  1. Cracher en l'air n'est pas prudent.

    C'est pourtant à peu près ce que suggèrent d'examiner une douzaine de scientifiques, essentiellement issus des pays du Sud, dans un récent numéro de Nature. Ou plus exactement, d'envoyer dans la stratosphère des aérosols, dans le but de stopper, ou du moins de freiner la montée des températures terrestres, qui semble à la fois irrésistible et catastrophique, en particulier pour les pays les plus pauvres du Sud. Le péril y est immédiat, ne serait-ce que pour la montée des eaux. L'idée n'est pas nouvelle. Le Monde rappelle ainsi les proposition d'Edward Teller , ou de Paul Crutzen pour envoyer de l'aluminium ou du soufre dans la stratosphère. Au reste les éruptions volcaniques -en particulier celle du Pinatubo en 1991 sont connues pour abaisser directement le rayonnement solaire. Et plusieurs refroidissements historiques sont maintenant attribués au volcanisme. Seulement le climat n'est pas une machine simple. Jouer sur la seule température est improbable, tant y sont liées les précipitations, le régime des vents et des courants marins. Au reste, envoyer de l'iodure d'argent pour faire pleuvoir, on connait. Les USA ont par exemple employé le procédé au Vietnam pour prolonger la mousson contre le Vietcong. L'arme climatique est d'ailleurs maintenant bannie par l'ONU. Ces procédés -on parle de géoingénierie- sont donc largement dénoncés comme dangereusement irrationnels . Aussi l'article de Nature ne fait-il pas de proposition directe. Il suggère -fortement- d'examiner la solution, et préconise la mise en place d'un projet de recherche international. Seulement, à une époque où un individu fortuné est en capacité d'envoyer ses propres engins dans l'espace, et où plusieurs d'entre eux sont des partisans connus de la géoingénierie, il n'est pas invraisemblable que la science soit prise de vitesse par un décideur. Et la seule chose dont on soit sûr, c'est que ça n'améliorerait pas nos conditions d'observation...
  2. J'ai jamais autant rigolé *Mike Hughes*

    Tout ça est très injuste. Comment peut-on ignorer ici la Conférence Internationale de Birmingham , qui vient de révolutionner toutes nos connaissances, il y a de cela à peine quelques jours ? Darren Nesbit , dont la barbe prouve suffisamment le sérieux, a montré que la Terre -évidemment plate- est supportée par sept piliers, car c'est le nombre qu'aime Dieu, qui le lui a (sans doute) confié directement. Quand on parvient au bord de la Terre, on ne tombe pas, parce que grâce à l'effet « pac-man », on est immédiatement téléporté de l'autre côté. Il suffisait d'y penser. Dave Marsh, pour sa part, a passé plusieurs mois de labeur opiniâtre et difficile avec son smartphone grâce auquel il a pu prouver que la lune n'existe pas, c'est une simple projection. La communauté scientifique se penche actuellement sur ses résultats les plus récents, selon lesquels la gravité n'existe pas (non plus). Une discussion a opposé Mike Marshall, qui argumente que si la Terre était ronde les avions voleraient en rond autour, alors qu'ils vont évidemment tout droit, à un contradicteur qui pense que l'altitude étant calculée par rapport à la surface terrestre, c'est bien normal qu'elle ne change pas. Mike réfléchit actuellement à l'objection. Nous attendons le résultat des réflexions. Espérons que l'obscurantisme n'écrasera pas le progrès. Selon la maxime de la Conférence, “There is no shame in not knowing. The problem arises when irrational thought and attendant behaviour fill the vacuum left by ignorance.” (c'est de Neil deGrasse Tyson -le malheureux ne doit pas être au courant de la citation)
  3. Satellite Gaia : carte de la voie lactée

    Egalement en ligne sur le site de Science et Avenir, un article sur le second catalogue de Gaia :
  4. notre cerveau ne percevrait pas des signaux E.T

    Ce n'est pas tout à fait ce que dit l'article. En gros, on chercherait une intelligence qui nous ressemble, mais il est possible qu'une intelligence qui ne nous ressemblerait pas du tout se manifeste d'une façon qui nous échappe. L'article cite par exemple une intelligence basée sur la matière noire, qui échapperait donc à notre observation directe, mais pourrait se manifester autrement. C'est très largement spéculatif (pour rester gentil), mais il faut toujours rester aussi prudent... André Geim est ainsi connu pour avoir obtenu successivement un IgNobel, puis un Nobel .
  5. Je suis désolé

    Hélas, en effet, c'est bien le grand malheur des paléonto !
  6. Je suis désolé

    J'ai fait un raccourci, leur pic de diversité date du Dévonien inférieur, même s'ils sont apparus avant. Et ils étaient en effet marins, mais limités à des environnements de plate-forme peu profonde (épicontinentale), voire estuariens à saumâtres (comme du reste leurs lointains descendants actuels). Du moins pour ceux qu'on a trouvés pour le moment... Il y a un spécialiste du groupe à l'Université de Lille.
  7. Je suis désolé

  8. Je suis désolé

  9. Je suis désolé

    OK Bruno, je suis d'accord avec 99 % de ton texte minutieux et documenté. Je me cantonne donc au 1% qui reste. D'abord, les "trous" ne sont qu'un des deux arguments. Le second, c'est la présence de "poissons" très similaires (on appelle ça des Heterostracés) en Australie et en Amérique du Sud. Ce type d'argument paléobiogéographique a notamment été employé pour rapprocher l'Amérique du Sud et l'Afrique, les faunes sont également très semblables de part et d'autre, et cela a contribué à la compréhension de la tectonique des plaques. Toutefois, autant je crois fermement à la proximité de l'Amérique du Sud et de l'Afrique au Crétacé inférieur (pour avoir moi-même étudié ces faunes...), autant je doute des rapprochements hasardeux établis sur des fragments datant du Dévonien. En plus ça vient d'un Anglais, et on sait l'Albion perfide... Ensuite la théorie de la Terre qui gonfle n'entendait pas s'opposer à la tectonique des plaques, mais seulement au mécanisme de subduction. Sauf que la subduction est géophysiquement plausible et étayée de nombreuses observations, contrairement à la gonflette. Par ailleurs, c'est nenelobo qui lancé cette discussion (pas moi...) dans un autre fil qui s'est trouvé brutalement interrompu par un cosaque. Il s'en trouvait -fort injustement- responsable. Je pense qu'il méritait une réponse honnêtement détaillée, que tu as su lui donner.
  10. Je suis désolé

    Le reproche persiste... L'alchimiste Newton n'était pas gêné par les mystères d'une force invisible, impalpable, et qui s'exerçait à distance quel que soit le milieu.... Einstein était d'un autre avis .
  11. Je suis désolé

    De fait, les foutaises de la Terre qui gonfle ne m'émeuvent guère, pas plus que le Créationnisme ou le négationnisme climatique. Mais ce qui m'intéresse, c'est ce qui fait que tel discours est scientifique, et que tel autre ne l'est pas. Aucun participant ici ne croit que la Terre gonfle (moi non plus, évidemment) : pourquoi ? A quel moment passe t-on du scientifique à l'irrationnel ? Peut-on (doit-on) discuter scientifiquement de ce qui ne l'est pas ? Guillaume Lecointre argumente que le scientifique n'a rien à dire sur le créationnisme, et que ce type de discussion est du domaine exclusif de la philosophie. Mais est-ce qu'un scientifique doit s'interdire la philosophie ? Refuser de discuter l'irrationnel n'est-ce pas lui laisser toute la place, notamment sur le Net ? Est-ce qu'un sujet sur le créationnisme aurait sa place sur ce forum ? Ou sur le changement climatique ? (bonjour les modo...) Et in fine, peut-on discuter ici ce type de sujet sans recourir au nunchaku de … comment il s'appelle déjà ?...
  12. Je suis désolé

    En gros, il y en a deux : les reconstitutions cinématiques des continents au cours de leur dérive laissent des trous, qu'on expliquerait bien mieux avec une Terre gonflable ; et des données paléobiogéographiques délicates trouveraient elles aussi une explication facile avec des continents plus proches parce que sur une Terre plus petite. Ca fait peu. Mais le principal argument contre, c'est qu'on n'a pas de mécanisme plausible. Ce qui est dommage, c'est que c'est très exactement l'argument qui a été opposé à Wegener quand il a proposé la dérive des continents... Après, on a tout le corpus explicatif des migrations des masses continentales, mais qui repose sur toute une série d'observations complexes et fragmentées. J'en vois au moins un que cela ne doit pas convaincre (mais il est banni, à ce que j'ai compris).
  13. Je suis désolé

    http://dejahier.blogspot.fr/2008/01/la-terre-gonfle.html Mais pour les détails du colloque, j'ai peur que 89, ça soit un peu la préhistoire du Net. Et l'AFAS ne met en ligne que du récent.
  14. Je suis désolé

    D'autant que -ça peut paraître curieux- mais un colloque parfaitement sérieux, organisé par l'Association Française pour l'Avancement des Sciences en 1989 à Orléans traitait précisément de ce sujet : la Terre gonfle t-elle ? Si on n'a pas encore trouvé, à ma connaissance, de mécanisme vraisemblable pour un tel phénomène, il se trouve que l'hypothèse pourrait résoudre différentes anomalies. Comme c'est au prix de pas mal d'acrobaties intellectuelles, on préfère généralement garder les anomalies inexpliquées. Mais il y a toujours des insatisfaits...
  15. Des filaments au firmament