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Pyrene

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Everything posted by Pyrene

  1. "La géo-ingénierie est identifiée comme « à risque » dans le dernier rapport du Giec"
  2. Bonjour Roger Je ne suis pas sûr de mon affaire, mais cela me fait penser au doigt de Dieu (Yod).
  3. "Quant aux solutions technologiques, je n’y suis pas favorable. D’abord parce qu’elles nous font perdre un temps précieux en se plaçant dans cette logique qui prétend que quand le problème sera là, on trouvera une solution. C’est dangereux et c’est faux. Personne n’arrêtera l’augmentation du niveau de la mer, ni l’acidification des océans. Il faut arrêter d’imaginer que l’on va, sans cesse, dominer la nature, et s’en faire plutôt une alliée. La géo-ingénierie est identifiée comme « à risque » dans le dernier rapport du Giec. Pensons par exemple au « management » du rayonnement solaire, que l’on pourrait atténuer par l’envoi d’aérosols dans la stratosphère. Si pour une raison quelconque, comme une guerre par exemple, on devait stopper l’envoie d’aérosols, le réchauffement repartirait immédiatement à la hausse, avec des conséquences terribles. C’est vraiment mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête des jeunes. C’est d’un extrême égoïsme de la part de nos générations que d’imaginer que ces solutions technologiques nous sauveront du désastre." Jean Jouzel , 15 mars 2022
  4. Le Journal Officiel vient de publier une liste de 864 communes françaises particulièrement vulnérables à la montée du niveau marin du fait du réchauffement climatique. Sur ces 864, 126 se considèrent comme prioritaires, du fait des biens immobiliers ou des activités économiques directement menacées. Ces communes devrons se doter d'un plan de prévention des risques, et adapter leurs politiques d'urbanisme et d'aménagement du territoire à un phénomène qui ne peut que s'aggraver. Les communes "prioritaires" en France métropolitaine.
  5. Encore dans Nature, un article sur les perturbations du cycle de l'eau. Nouveauté, l'étude se base sur les données satellitaires, alors que traditionnellement on utilisait les bouées pour mesurer les salinités des océans en surface : on atteint ainsi des mesures globales, au lieu d'éléments isolés et locaux (de plus les satellites mesurent la salinité dans les premiers centimètres, alors que les bouées mesurent entre 5 et 10 mètres). L'augmentation de la salinité en surface est bien plus forte qu'estimée antérieurement. C'est le réchauffement qui force l'évaporation des océans, les eaux de surfaces des mers sont donc sursalées, tandis que l'humidité atmosphérique augmente. Cela renforce les pluies dans les zones déjà humides du globe, y diluant au contraire les masses d'eau. Au total, les zones arides seront plus sèches encore, et les zones humides (notamment de mousson), plus arrosées. Nous allons donc vers un monde où les sécheresses et pénuries d'eau séviront en même temps qu'ailleurs les inondations et tempêtes frapperont d'autres populations. Par ailleurs, les zones polaires feront partie des plus arrosées, sous forme de pluie et non plus de neige, ce qui accélèrera la fonte des banquises. Pour mémoire, le GIEC estimait déjà qu'à 2°C de réchauffement les événements extrêmes augmenteront de 14% par rapport à ceux observés en 1900.
  6. Dès qu'il s'agit de voir (pas de photo...) pour un prix raisonnable, on vient sur ce qu'on appelle un Dobson : tout l'argent va dans l'optique, pas dans la monture, dont on peut se passer quand il s'agit d'observer sans photographier. Il s'agit de télescope (une lunette, on voit à travers, sur un télescope l'image vient d'un miroir, moins cher à tailler que les lentilles d'une lunette) sur le principe dit Newton, et plus le miroir est large, mieux on voit, et plus c'est cher... la question du budget est donc primordiale, comme l'ont déjà bien souligné les interventions précédentes. Et si le budget est serré, il y a l'occasion, certains amateurs changent fréquemment leur instrument. D'autant que les matériels neufs sont rares en ce moment, les fabricants chinois sont en quarantaine...
  7. En effet : en ce moment, les Hindous cuisent à petit feu, en attendant un possible plus grand qui les propulserait vers les 50°C et un pays inhabitable...
  8. 'Tain ! Personne n'y est encore allé, et on y a déjà balancé des mer. merveilles.
  9. Il n'est guère possible de déterminer une minéralogie sur un cliché de ce type : les couleurs varient en fonction de l'épaisseur du grain, et sa forme n'indique que son mode de transport. Par contre de nombreuses plages fournissent des microfossiles, souvent débris d'échinodermes, bryozoaires, foraminifères, etc... J'ai un sable provenant d'une plage célèbre en Irlande, Dog's bay, exclusivement constitué de tels microfossiles.
  10. Au choix : entre @Vivlepic ou ça...
  11. Pyrene

    Hominisation

    L'invention de l'arc est un moment essentiel dans l'évolution de l'homme : le fait de disposer d'une arme susceptible de tuer un gibier à une distance qui le laisse sans méfiance, et qui donne au chasseur une sécurité est un avantage considérable. Il semble d'ailleurs que cela ait largement contribué à la supériorité de Sapiens sur Néanderthal. La technologie impliquée n'est pas simple : il faut sélectionner un bois supportant une importante flexion, l'intérieur acceptant une forte compression tandis que l'extérieur supporte un étirement. La fabrication de la corde, de la pointe de la flèche et de la flèche elle-même exige également une expertise technique, dans de petits groupes de chasseurs au sein desquels la transmission du savoir peut être aléatoire. Des archers existaient déjà en Afrique du Sud autour de 64 000 ans, selon des gravures rupestres. On vient de découvrir dans la grotte Mandrin (vallée du Rhône) des pierres taillées attribuables à des pointes de flèches, associées à une dent d'enfant moderne. Les vestiges datent de 54 000 ans, et seraient donc les plus anciennes traces de l'utilisation d'arcs en Europe.
  12. Tu n'as apparemment pas lu la ligne au dessus : "De plus, l'alimentation se standardise à travers le monde : tous les humains sont maintenant dépendants des mêmes aliments. " Les Irlandais étaient entièrement dépendants de la pomme de terre, et d'une seule variété. L'homologue aujourd'hui pourrait être le blé. C'est la principale ressource alimentaire pour la population mondiale. On en voit les effets avec la guerre actuelle : l'Arménie, la Mongolie, le Kazakhstan et l'Erythrée importent la totalité de leur consommation d'Ukraine et de Russie. Se rabattre vers d'autres sources n'est pas facile, ni rapide, et ces pays seront en concurrence avec de plus gros acheteurs, Turquie, Egypte, Bangladesh, ou Iran. Et il impossible de se tourner vers le premier producteur mondial (également premier consommateur), à savoir la Chine. Pourquoi ? Parce que les inondations catastrophiques de 2021 ont perturbé les semis sur un bon tiers du territoire chinois. Et quel est le moteur de ces inondations, comme de celles que subit actuellement l'Australie ? Reporte toi au titre de ce fil. (Source : New York Times, 20 mars 2022)
  13. A la base de l'Evolution, il y a la diversité génétique : les survivants sont ceux qui sont adaptés aux conditions -toujours changeantes et au hasard- de compétition, de prédation, d'environnement, dont au premier rang le climat. Les espèces qui bénéficient de nombreux variants ont plus de chance que certains d'entre eux se trouvent à l'aise avec de nouvelles conditions, ou se trouvent résistants à de nouveaux prédateurs ou parasites. Darwin a nommé cela la sélection naturelle. Au départ il trouvait une analogie avec la sélection artificielle opérée par les humains pour développer préférentiellement des variétés adaptées à notre consommation. Une très grande différence réside dans l'appauvrissement créé par la sélection artificielle : les plantes et animaux que nous élevons sont le résultat de la sélection d'une seule variété, voire même d'un seul clone. Un article du Guardian cite l'exemple bien connu de la banane. Les bananes sauvages du Sud-Est asiatique donnaient des fruits riches en graines dures immangeables. La sélection de fruits gros, savoureux et faciles à transporter et à manger a abouti dans les années 1900 à répandre la Gros Michel, un clone qui s'est trouvé sensible à un champignon, le Panama 1, qui a fini par détruire presque tous les plants de banane dans les années 50'. Au lieu de développer diverses variétés pour faire face à la maladie, l'industrie a sélectionné une autre variété, la Cavendish, résistante au Panama 1, et qui domine actuellement le marché international. Cette variété est actuellement menacée par le champignon Panama 4, qui se développe à la faveur de l'élévation des températures et des orages tropicaux causés par le réchauffement climatique. Le mais se trouvait au début du XXème siècle sous des milliers de variétés différentes. Les hybrides se sont développés dans les années 20', et 99% de la production américaine vient actuellement d'un seul et même hybride. Même le Mexique a perdu 80% de ses variétés de mais. Cherchez donc un avocat qui ne soit pas de la variété Hass. Des pommes ? il en reste quelques différentes, mais les Gala, Golden et Granny dominent largement l'offre. Le blé, le café, sont d'autres exemples d'appauvrissement génétique. De plus, l'alimentation se standardise à travers le monde : tous les humains sont maintenant dépendants des mêmes aliments. Avec le réchauffement, les rizières asiatiques sont inondées par les eaux salées qui montent avec le niveau marin, les plantations de vanille de Madagascar disparaissent sous les cyclones, le café d'Amérique centrale mûrit trop tôt, la sécheresse dévaste les plantations de pois africaines, les huitres et coquilles américaines souffrent de l'acidification de l'océan. Quand on évoque le réchauffement, on ne pense souvent qu'aux températures, ou à la montée des eaux. Mais nous sommes aussi à la veille d'une Grande Famine à l'irlandaise, quand un mildiou attaquant les pommes de terre tuait et chassait de chez eux les Irlandais au milieu du XIXème siècle. Sauf que la famine sera mondiale.
  14. Selon les calculs d'une équipe européenne-australienne, les Accords de Paris seraient en mesure de maintenir le réchauffement à deux degrés. L'article de Nature intègre dans deux modèles 1400 scénarios différents, aboutissant à des émissions nulles entre 2050 et 2070. Toutefois, les politiques actuellement engagées, insuffisantes, nous mettent sur une trajectoire à 2.6°C au moins. Un tel monde signifierait "massive climate damages around the world” selon l'Agence Internationale de l'Energie.
  15. Basée sur les données du sixième rapport du GIEC, une étude germano-américaine trace les trajectoires possibles des futures températures. Rester sous les 1.5°C n'est plus une option, reste à déterminer quand on les dépassera (dans le meilleur des cas vers 2035), et vers quoi on va par la suite. Tout dépendra évidemment de nos choix et décisions. La courbe jaune correspond à des émissions minimales, supposant une chute rapide, forte et continue des émissions ; la courbe sombre est ce qui nous attend avec de fortes émissions. L'axe des x est gradué en en points moyens sur une période de vingt ans (le RC étant calculé comme une moyenne sur vingt ans). Le RC est une moyenne : cela ne signifie évidemment pas que les températures vont augmenter partout uniformément, mais bien au contraire que des événements extrêmes en température et précipitations (sécheresses et/ou déluges) deviendront notre quotidien. Leur gravité est étroitement corrélée à l'amplitude du RC.
  16. Les principales conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), sont publiées aujourd'hui lundi 4 avril, dans le troisième et dernier volet de son sixième rapport d’évaluation, dont la synthèse est prévue pour septembre. Les changements à opérer sont majeurs et passent par une réduction importante des énergies fossiles, l’accroissement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’électrification, des modifications des modes de vie, une hausse substantielle des financements et une aide à l’innovation technologique. Ces conclusions, comme pour chaque rapport du GIEC, sont un consensus souvent difficilement atteint du fait des réticences de certains pays : les Etats-Unis, rechignaient à intégrer la mention des flux financiers importants dont auraient besoin les pays en développement pour réduire leurs émissions. L’Arabie Saoudite a tenté d’amoindrir le message sur l’utilisation des combustibles fossiles.
  17. Et une nouvelle d'une actualité brûlante !!!! Webb vient de détecter des sphères de Dyson !!!! et tout un paquet !!!! Les extraterrestres parmi nous !!!! Tous les détails dans le numéro d'aujourd'hui de Futura !!!!
  18. On commence à être habitués aux records, mais celui-là vaut quelques lignes. Sur la base Dumont d'Urville (Terre Adélie), le mois de mars marque le retour du froid polaire, en fait dès la fin de février, les rares températures positives sont inconnues. Or le 18 mars, les températures sont restées entre +0.2°C et +4.9°C, soit 30 à 35° au dessus des normales saisonnières. Le même jour à Concordia sur le Dome C du plateau antarctique à plus de 3 000 mètres d’altitude, le record était de -11.5°C, « record absolu tous mois confondus, battant les – 13,7 °C du 17 décembre 2016 ». La banquise antarctique est actuellement à sa superficie minimale depuis le début des mesures satellites en 1979.
  19. Cool @roger15, on t'aime, reste avec nous ! Ce n'est pas parce que ce sujet est glissant qu'on est obligé de glisser. Ni d'échanger ici des bombinettes parce que d'autres le font. On peut toujours, comme tu le dis et le fais, argumenter calmement et sans agressivité, au moins jusqu'à la mobilisation. Qui du reste n'est pas la guerre, comme certains s'en souviennent....
  20. Pour échapper à la nécessité de réduire les émissions de CO2, certains pays ou organisations préfèrent proposer des solutions technologiques. Quel regard portez-vous sur ces options ? "Je ne suis pas contre la recherche, au contraire. Mais certaines de ces solutions – qui s’inscrivent plus dans l’idée que nous pouvons dominer la nature plutôt que d’essayer d’être en harmonie avec elle – n’ont pas ma préférence. D’autant que certaines, à l’instar de la manipulation du rayonnement solaire, me paraissent dangereuses. C’est ce que les Américains, poussés par certains GAFA, sont en train de nous vendre. Cette technologie consiste à envoyer des aérosols dans la basse stratosphère, comme le ferait une éruption volcanique qui provoque un refroidissement de quelques dixièmes de degrés pendant quelque temps. Or, non seulement il y a des risques que cela ne fonctionne pas, mais aussi de potentiels effets secondaires sur les précipitations et le cycle de l’ozone. De surcroît, si, dans vingt ou trente ans, un événement comme une guerre surgissait, et que l’on devait arrêter ce processus, nous risquerions de voir le degré de réchauffement évité sur plusieurs décennies être repris en l’espace de trois ou quatre ans seulement. C’est donc mettre une épée de Damoclès sur les jeunes d’aujourd’hui." Jean Jouzel, dans Le Monde du 4 mars 2022
  21. Des galets de rivière ne peuvent pas être déterminés avec une simple photo de surface : il faut faire une lame mince et les examiner au microscope polarisant. Dans tous les cas, il n'y a pratiquement aucune chance qu'il s'agisse de météorite.
  22. Les météorites sont plus rares que les galets de rivière. Le transport par l'eau use et polit, et une rivière érode sur son passage tout et n'importe quoi. Entre autres, il est peu probable qu'une météorite présente de gros cristaux, et beaucoup de roches sont plus ou moins magnétiques. Enfin, le poids ne suffit pas : il faut une densité (=mettre dans l'eau pour mesurer le volume, et diviser le poids). Les densité des roches dépendent de leur minéralogie, elle dépasse rarement 3.
  23. 1863 C'est l'Abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, mais il se trouve que c'est aussi le début du Réchauffement Climatique. En tous cas, le début d'une de ses conséquences les plus manifestes : la montée des mers. Une équipe américano-asiatique a reconstitué en détail les fluctuations du niveau marin depuis plus de 2000 ans. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, les variations naturelles oscillent entre -0.3 et +0.2 mm. Tout change entre 1820 et 1860, tout particulièrement dans le Nord de l'Atlantique. Et de 1940 à 2000, la mer gagne 1.4 mm par an. On attend 50 cm d'ici la fin du siècle, plus de deux mètres avant 2300. Nature Communications (Nat Commun) ISSN 2041-1723 (online)
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