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    Dobson Orion Skyquest Xt-10i

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    Le test!!

    -Les caractéristiques:
    Dobson, télescope de type Newton sur monture altazimutale.
    Diamètre utile: 254mm.
    Focale: 1200mm.
    F/D: 4,7
    Miroir primaire en Pyrex, aluminure protégée par
    une couche de silice SiO2, épaisseur 30,5mm. 
    *Profondeur estimée du centre du miroir primaire: 3,36mm.
    Barillet: 3 points.
    Petit axe miroir secondaire: 63mm.
    *Offset de l'axe optique du miroir secondaire et de l'axe optique du télescope: 2,9mm.
    Obstruction par rapport au diamètre: 0,25%.
    *Obstruction par rapport à la surface: 6%.
    Poids du tube: 13,6 kg.
    Dimension du tube: long 1210mm, diamètre 302mm.
    Poids du rocker: 11,9 kg.
    Dimensions du rocker: hauteur totale 700 mm, largeur maxi 550 mm.
    Poids total: 25,5 kg.

    (* Calculs effectués d'après le logiciel  Newton 3.0

    -Le conditionnement:
    Le télescope est livré en 2 cartons, 
    Un premier carton le plus imposant, qui contient le tube, les accessoires comme le chercheur 9X50, l'outil de collimation, les oculaires d'origine (Plossl 25 et 10mm), la raquette d'aide au pointage électronique (intelliscope) et ses 2 encodeurs, la visserie, le logiciel « The Sky ».
    Pour info, les dimensions du carton:
    Longueur: 132cm.
    Largeur: 48cm.
    Hauteur: 50cm.
    Un second carton plat, aux dimensions plus réduites, comprend les 5 panneaux démontés qui composeront la monture (le rocker), je trouve la protection de ces éléments un peu juste.
    L'ensemble est assez impressionant lorsqu'on le voit pour la première fois.

    -Le montage:
    Il faut compter une bonne heure et demi pour monter la base, en effet la notice fournie avec l'instrument n'est pas très claire, en fait c'est une traduction de la notice originale réduite au minimum, il ne faut pas hésiter à prendre tout son temps pour le montage.
    L'assemblage des panneaux ne présente pas de difficulté particulière mais il en va tout autrement pour l'installation des encodeurs, en particulier celui d'azimut!!!
    En effet, il ne faut surtout pas oublier de monter les 3 patins en Téflon sur la base en forme de triangle en premier, sinon l'encodeur d'azimut qui lui se trouve sous le rocker, sera fatalement écrasé, vigilance donc!!!
    L'encodeur d'altitude, placé sur un des panneaux latéral du rocker est plus facile à installer mais revers de la médaille il est aussi plus exposé aux mauvaises manipulations, surtout quand on installe le tube sur sa base, là aussi il faudra faire attention.
    La liaison des encodeurs par les câbles fournis est simple à faire, de plus Orion à la bonne idée de fournir des clips autocollants pour les fixer à la base, pratique!
    En ce qui concerne la raquette, il faut juste la brancher et contrôler qu'elle fonctionne en faisant bouger le tube dans tous les sens.
    Sur le tube, monter le chercheur 9X50 et la poignée de guidage à l'avant de celui ci.

    -La mécanique:
    Il faut avouer une chose le XT-10I présente bien, la finition est propre, la peinture est du plus bel aspect.
    Il y a très peu d'élèments en plastique sur ce télescope ce qui est un bon point.
    Le rocker est en bois, plaqué d'une couche de formica noire, à l'avant de celui-ci se trouve la tablette porte-oculaires qui est certes pratique mais un peu basse à mon goût et laisse exposés les oculaires à la poussière et surtout à la buée. Juste en dessous se trouve une poignée de transport très utile.
    Le point à améliorer sur ce rocker est la fluidité de l'axe d'azimut que je trouve un peu dur. 

    Le mouvement en azimut est maintenant réglé correctement, douceur et précision sont au rendez-vous! 
    à X400 de grossissement le suivi est agréable et précis. 
    Pour obtenir ce résultat, j'ai changé les 3 patins Téflon d'origine par 3 patins Téflon « Astam » plus petits en taille et de meilleure qualité afin de diminuer le coefficient de frottement et j'ai retourné le plateau qui supporte le rocker afin de bénéficier d'une surface en Formica absolument lisse. Il faut juste faire attention au disque magnétique qu'il faut remonter avec une cale afin de respecter l'écart avec l'encodeur d'azimut.


    L'axe d'altitude est plus doux, il faut juste veiller à ne pas exagérer le serrage des « tension pads » sinon le mouvement de l'axe vertical va se durcir..
    Plus haut sur le rocker, sur le panneau latéral droit, vu par l'arrière (coté sans panneau), se trouve l'encodeur d'altitude protégé sur le dessus par une petite butée en plastique. 

    Pour protéger plus efficacement l'encodeur d'altitude, j'ai rajouté une rondelle en caoutchouc de robinet entre la butée et le panneau, ainsi la butée vient bien au-dessus de l'encodeur et le protège efficacement.

    La carte électronique qui sert à relier les câbles des encodeurs et de la raquette se trouve, elle, sur le panneau latéral opposé.
    Les 2 « tensions pads » en téflon se trouvent juste au-dessus de la carte électronique.
    C'est sur les 2 panneaux latéraux que se trouvent les 4 patins en polyéthylène UHMW sur lesquels vient se poser le télescope (2 sur chaque panneau).
    A signaler les tourillons en plastique (quid?) de petites dimensions sur les côtés du télescope...mais cela semble suffisant.
    Les vis de réglage du miroir primaire sont sur-dimensionnnées, accessibles et très pratiques pour collimater, y compris dans le noir, c'est un système classique de vis tirantes/poussantes à ressort.
    Le miroir primaire repose sur un barillet à 3 points, il est marqué au centre par une petite pastille qui est indispensable pour la collimation, il est maintenu dans son barillet par 4 cales à 90°, il faut vérifier qu'elles ne le contraignent pas en étant trop serrées.
    Pour le réglage du miroir secondaire, là par contre, c'est pas génial. Les vis sont difficiles d'accès et fragiles, de plus il faut une clef à 6 pans de 1,5mm pour pouvoir les régler; il faudra que je trouve un moyen pour améliorer ça!
    Le miroir secondaire de forme elliptique est collé directement sur son support plastique, à contrôler dans la durée si cela ne produit pas de contraintes inutiles.
    L'araignée est à 4 branches très fines de couleur noire, c'est un élément de bonne facture.
    Le porte oculaire est de type à crémaillère, je n'ai constaté aucun jeu sur mon télescope, il faut toutefois adoucir la mise au point en enlevant la graisse d'origine par une autre de meilleure qualité. Sur le dessus du PO se trouve 2 minuscules vis qui servent à régler également la dureté et l'alignement de la crémaillère.
    On terminera par la géniale petite poignée se trouvant à l'avant du tube, qui est super pratique pour guider le télescope et par l'installation du chercheur sur queue d'aronde d'une simplicité déconcertante.

    -L'optique:
    Je n'ai pas pu faire beaucoup de tests à ce jour mais assez pour dire que l'optique est correcte, après un « startest » sur une étoile je n'ai pas constaté d'astigmatisme, ni de bord rabattu. A fort grossissement le disque d'Airy apparaît bien rond et régulier.
    Toutefois je ne suis pas assez qualifié pour pousser les tests plus loin, je passerai le miroir à l'appareil de Foucault quand l'occasion se présentera.
    En visuel, l'Orion donne de bien belles images que cela soit en planétaire ou en ciel profond. 
    -En planétaire: j'ai observé Saturne, Jupiter et Mars dans des conditions de turbulence optimum et je dois avouer que j'ai vu de bien belles images. Sur la Lune le spectacle est là aussi magnifique, ne pas hésiter à utiliser un filtre lunaire, ou mieux un filtre polarisant variable, car avec 254mm l'image est très lumineuse.
    -En ciel profond: je peux dire que la vision de la grande nébuleuse d'Orion (M42) c'est quelque chose! Des détails, des volutes et des extensions partout, on peut grossir sans problème et plonger ainsi au coeur du trapèze central de la belle nébuleuse. En fait, quelque soit l'objet c'est un vrai spectacle à l'oculaire!
    -La collimation: est vraiment facile à faire sur ce télescope (à part pour le secondaire, heureusement on le titille moins souvent), du fait de la taille confortable des vis tirantes/poussantes sur le barillet qui supporte le miroir primaire. L'outil de collimation fourni avec l'Orion, très simple, est redoutablement efficace, à signaler une collimation qui reste très stable dans le temps.
    Le chercheur 9X50 est de bonne facture, lumineux et possède un champ apparent important.

    -L'électronique: 
    C'est un des gros points forts de la série des XT Orion, le pointage est d'une simplicité absolue.
    Il suffit de mettre son tube à la verticale (avec un niveau la première fois, une molette réglable placée dans le rocker permet ensuite de s'en dispenser), de pointer 2 étoiles et c'est parti pour une longue nuit.
    Les objets sont dans le champ d'un oculaire de 25mm (52°) à tous les coups! 
    En fait tout le secret repose sur les bons réglages au départ: tube bien vertical à 90°et les 2 étoiles jalons bien centrées (à l'oculaire de 10mm), un indice le « warp factor » (indiqué par la raquette) doit avoir une valeur égale ou inférieure à 0,5, le mieux que j'ai pu faire est 0,2 à ce jour.
    La raquette est ergonomique, les touches sont assez grosses pour pouvoir garder ses gants. 
    L'intelliscope est rétro-éclairé par une couleur verte de fond et une couleur rouge pour les touches, il y a 5 niveaux de luminosité différents. 
    La raquette comprend en mémoire 14000 objets Messier, NGC et IC sans oublier les planètes et jusqu'à 99 objets personnels, plus qu'il n'en faut!!!
    On peut chercher par type d'objets, constellations ou catalogues, il existe un mode « tour » en fonction de la période de l'année.
    Les encodeurs sont de type numériques à 9216 pas, ils comprennent pour chacun d'eux un lecteur analogique et un disque supportant une piste magnétique.
    La raquette est alimentée par une pile 9 volts classique que j'ai remplacée par un modèle rechargeable.
    Elle possède un mode de préservation de l'énergie qui la fait s'éteindre au bout de 15 minutes d'inutilisation, un peu agaçant car il faut la re-initialiser à nouveau.

    -En conclusion:
    C'est un instrument qui sans être parfait, possède un rapport qualité/prix/diamètre/accessoires/facilité d'utilisation très favorable.
    Le XT-10I est avant tout fait pour les fanas de l'observation visuelle et reste encore, malgré son encombrement, transportable.
    Simple d'utilisation, rapide à monter et à démonter il peut satisfaire nombre d'amoureux du ciel. En ce qui me concerne, c'est le cas! 

    Note importante sur la mise en route de l'Intelliscope:
    En premier, mettre le tube à la verticale à 90°, appuyer sur power, valider l'alignement vertical et pointer deux étoiles qui ont un écart de plus de 60° et qui sont à une hauteur différente.
    A noter que l'alignement sur la Polaire marche très bien si ce n'est qu'elle ne doit être pointée qu'en deuxième (comme cela est mentionné dans la notice), sinon l'Intelliscope ne vous demandera pas de seconde étoile repère et le pointage ne fonctionnera pas.

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