Paul_Wi11iams

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  1. Paul_Wi11iams

    Ariane vs Space X

    Si un lancement fait un bénéfice sur les coûts induits par le lancement, alors on a un "bénéfice sur variable". Si la somme des bénéfices sur variable des lancements de l'année sont suffisants pour couvrir les charges fixes, frais financiers etc, alors on a un bénéfice d'exploitation. Alors l'entreprise est rentable. Cela ne tient pas compte de l'amortissement de la R&D nécessaire pour créer le lanceur au début. Les lancements sont-ils bradés ? Sûrement, ces lancements étaient déjà rentables avant la réutilisatuon des étages. Sinon, l'entreprise serait sous perfusion depuis longtemps et la principale source d'argent envisageable qui est Tesla n'était pas en mesure d'apporter ce qu'il aurait fallu. On peut imaginer que les lancements institutionnels couvrait une partie des charges fixes en attendant que la cadence atteignait le niveau prévu. Comme ils sont passés de 8 lancements en 2016 à 18 lancements en 2017, il est raisonnable de penser que si auparavant, ils ne tenaient pas la route sans lancements institutionnels, ils ont maintenant atteint un niveau de survie (breakeven) rien qu'avec les lancements privés. Du coup, les rentrées dues aux lancements institutionnels couvrent une partie du supposé $1milliard qui a servi pour la R&D. Si on faisait la généreuse supposition que toute la recherche était indirectement couverte par le US gouvernent, alors on serait dans la situation de Ariane 5 au moment où Ariane est devenue une entreprise privée. En réalité, il est bien plus probable que les lancements que tu dis "bradés" à $61M font une marge sur variable de quelque chose de l'ordre de 40%, ce qui est respectable. Après, on peut faire les suppositions qu'on veut au sujet des charges fixes. Voici un exemple de ce genre d' exercice: businessinsider.fr/.../spacex-reusable-rocket-launch-costs-profits-2017 Je pense qu'une autre faiblesse de l'argument de concurrence déloyale est que ULA a fourni les militaires US pendant des décennies sans que les Européens ne s'en plaignent tellement. Il a suffi que SpaceX remporte un procès contre USAF et récupère une parte de ces contrats pour que l'Europe s'en émeut. En effet, la nouvelle dynamique fait peur. SpaceX et bientôt Blue Origin, commence à utiliser efficacement une aide du gouvernent américain qui a été gaspillé auparavant. SpaceX a un modèle d'affaires qui est devenu capable de survivre sans aide extérieur. Toute injection de capitaux va servir directement la R&D de SpaceX qui va lancer une constellation Internet satellitaire et une fusée géante. Pire, SpX est une entreprise privée avec un actionnariat bien "tenu en laisse" et qui ne viendra pas dilapider les ressources de l'entreprise. Ce que fait le govt US ne me semble pas intentionnel: ils ne fait que payer le tarif que demande de grosse entreprises paresseuses et sclérosées. SpX fait bon usage de l'argent. Pouvons-nous en plaindre? Maintenant, c'est un fait que la Chine, l'Inde et même la Nouvelle Zélande (!) sont en train d'apparaître et grandir sur le marché. La seule solution que je vois est de faire comme eux. Il faut faire vivre les startups, mettre en concurrence des marchés et bouger vite. Prométhée n'est pas un moteur "sérieux" avec un budget sérieux. Il faut un moteur méthalox avec "full flow staging" (si quelqu'un peut me dire la traduction). Maintenant qu'un étage complet a fait ses preuves en réutilisation, je ne pense pas que c'est intéressant d'attendre trop pour for faire un choix technique. On a besoin d'un lanceur complet: methalox, avec 1er étage réutilisable et réservoirs en fibre de carbone (autant anticiper). Si on prend comme base le chiffre un peu arbitraire de $1 milliard annoncé par SpX, €1 milliard paraît une somme plausible pour l'investissement. Si on met deux projets concurrents côte à côte à la manière de COTS, alors on en a pour €2 milliards, ce qui es un tiers de l'argent perdu dans la célèbre crise de la Société Générale. Au fait bonjour et bonne année.
  2. Paul_Wi11iams

    Echec d'un lancement Soyouz depuis Vostochnyi

    On n'a même pas condamné la stagiaire inculpée. Il y a quand-même du relâche depuis les bons vieux jours avec Staline.
  3. Paul_Wi11iams

    Programme SLS : la NASA avance des chiffres et des dates

    Suite à un récent avertissement du côté de Congress, on s'attendrait à ce que les supporteurs de SLS fassent profil bas. S'ils montent au creneau maintenant, il peut y avoir une raison précise. Une possiblité est que le "National Space Council" s'apprête à prendre une décision défavorable à SLS. L'échange de tweets, en fait trois tweets est: 2. Do it 3. Game on! Les deux tweets par Boeing ont attiré un tas de commentaires ironiques au sujet de leur capacité d'y parvenir. Le résultat est plutôt en la faveur de SpaceX en particulier et NewSpace en général. Une idée qui peut paraître curieuse, mais est-ce que Boeing envisage un moyen pour aller sur Mars sans SLS ? Okay, les actionnaires de Boeing ne voudraient pas y consacrer l'argent. Mais imaginons un moment qu'une entité extérieure comme les Emirates Arabes Unis était prêt ) financer un projet par Boeing.
  4. Paul_Wi11iams

    Echec d'un lancement Soyouz depuis Vostochnyi

    Ça dépend de ce qu'on entend par "programmeur". Le programme semble avoir traité correctement un mauvais ensemble de paramètres. Par ailleurs, l'ensemble informatique a dû manquer de largeur de vue. Il aurait traité des données relatives sans contrôler par rapport aux données absolues. Supposons que, avant lancement, le véhicule en mode autonome, et avant de demander "où vais-je ?" avait d'abord demandé "où suis je ?". Il se serait vite aperçu qu'il était au mauvais endroit et refusé de lancer. C'est ce qui est arrivé à l'un des lanceurs de SpaceX mais dans le sens "trop précautionneux". Lors d'un calibrage trois seconds avant décollage, le Falcon 9 a revérifié son emplacement et son orientation sur une terre qui tourne. Il a vu qu'il n'était pas exactement là où il pensait devoir être, et a tout bonnement refusé de partir. Après une deuxième tentative ratée le lendemain, il a fallu "relâcher" l'enveloppe autorisée pour pouvoir décoller. Mais, bon, les clients préfèrent qu'on pêche dans le sens de l'excès de précaution. Je n'ai pas suivi l'histoire de de satellite Russe, mais il y a des chances qu'ils n'ont pas profité des possibilités GLONASS (GPS russe) pour éviter ce genre d'erreur. Mais on peut toujours désigner un coupable. Pourquoi pas un programmeur après tout.
  5. Paul_Wi11iams

    récup' + redécollage d'étages SpaceX/Falcon/Dragon...

    C'est peut-être un coup médiatique, mais on peut être crique quant à son choix. On peut même se demander ce que d'autres chez SpX auraient fait s'ils étaient consultés. Quand bien même on avait choisi une Tesla, pourquoi n'avoir pas attendu une mission réussie pour annoncer la charge "utile" (il fallait bien les guillemets). A mon avis le coup publicitaire, c'est du superflu. Comme l'Administration américaine et la Nasa sont en mauvaise posture en ce moment, la meilleure option aurait été de lancer un Dragon 1 (ils en ont plusieurs dont le modèle d'exposition à Hawthorne) sur une trajectoire de retour libre lunaire. Quelques photos de la face cachée de la Lune aurait de quoi impressionner les décideurs comme ça "devancerait" SLS. Bien que Dragon 1 n'est pas conçu pour un retour aussi chaud, on pourrait valider une partie de l'entrée atmosphérique en prévision du vol commerciale privé de 2018.
  6. Paul_Wi11iams

    Programme SLS : la NASA avance des chiffres et des dates

    C'est vrai, ma remarque prêtait au malentendu. Je n'ai pas vouldu dire "tatillon", bien au contraire. D'ailleurs Boeing et SpX ne se sont pas plaints des exigences de la Nasa. Pour SpX, pourtant, c'est l'une des raisons pour lesquelles ils ont renoncé à l'atterrissage terrestre de Dragon 2. Nasa ferait bien de suivre ses propres bons conseils. Lors d'un essai de qualification, on valide l'ensemble des composants. On valide aussi leur interaction dans une configuration précise et dans un contexte des équipements au sol qui ne changeront pas. Il semblent que la Nasa se soit enfermé dans une attitude craintive qui conduit à une peur d'innover. La philosophie alternative dit "fail fast forward", nécessite des essais au sol et en vol rapprochés pour résoudre les problèmes rapidement en situation réelle. La sécurité "théorique" est remplacée par une cadence rapide qui valide une technologie sur la base de statistiques d'exploitation. Pour le vol spatial cela nécessite une série de plusieurs lancements inhabités qui précède les lancements habités. Avec son coût unitaire élévé, SLS se prive de cette possibilité. SLS est désormais sous le coup d'un avertissement. ...si Europa Clipper n'utilise pas un autre lanceur. Clipper est conçu pour "descendre" jusqu'à Vénus sur un trajet plus lent pour profiter d'un effet de fronde au cas où le lanceur choisi est moins puissant. Un article de Jason Davis de la Planetary Society montre à quel point SLS s'est embrouillé avec son manque de homogénéité. Les USA sont clairement les précurseurs, mais les autres peuvent en tenir compte pour leurs propres décisions comme par exemple, la répartition public/privé. Par ailleurs, on peut toujours regarder deux fois s'ils sollicitent les autres pays pour participer dans le Gateway. ISS s'est accaparé des ressources de différents pays et on peut hésiter avant de répéter l'expérience.
  7. Paul_Wi11iams

    Programme SLS : la NASA avance des chiffres et des dates

    On parle des effets de 33 mois entre un premier lancement inhabité et un deuxième lancement habité. Notamment on s'inquiète à juste titre de la perte d'expérience de l'équipe au sol. En effet, on ne peut pas dire qu'on aura une équipe expérimentée pour le deuxième lancement. Mais il y pire. La configuration du deuxième lancement n'est pas la même. Ni le véhicule ni les équipements au sol. A titre indicatif, la Nasa exige à SpaceX sept lancements successifs avant d'emmener des astronautes, et cela juste suite à des modifications mineures d'un lanceur qui a déjà fait une quarantaine de vols. Ici, on change de lanceur en profondeur et l’environnent au sol change beaucoup. En plus, on enverra des astronautes avec une charge utile importante. L'argument qu'on ressort est que SLS est un assemblage de composants existants, mais tout nouvel assemblage est exposé à de nouveaux "quirks". C'est assez fou et la Nasa doit le savoir. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer les deux images de gauche ci après: Il y a des anciens de chez Nasa comme Lori Garver (administrateur adjoint) qui n'y croient plus depuis longtemps, sans parler d'anciens qui sont actuellement chez SpaceX. Il y a quelques-uns chez Nasa qui commencent a exprimer leurs doutes à demi mot. Parmi les gens impliqués directement dans le projet il peut bien y en avoir qui, craignant une catastrophe, espèrent secrètement de voir son annulation.
  8. Ca dépend de ce que tu veux dire par "notre industrie spatiale". Mais si tu veux dire notre industrie institutionnelle, ce serait préconiser de faire comme les autres pays. Pour paraphraser: "Les autres font du protectionnisme. Nous aussi on devrait faire du protectionnisme". Le protectionnisme américain a fait voler, pendant de longues années, une Navette mal-conçue et d'une manière complètement non rentable. Il a permis l'existence d'un quasi monopole autour de ULA. Il a bridé l'innovation et il a fallu un procès de la part d'un opérateur privé pour briser le monopole de lancements institutionnels. C'est grâce a l'industrie spatiale américaine moribonde qu'Ariane a pu prendre son envol sur le marché de lancements commerciaux. Avouons que c'est un comble: voir le protectionnisme dans un pays favoriser les autres pays. Mondialement, ce protectionnisme a fait de l'industrie spatiale, une exception parmi les autres transports comme l'automobile, le bateau ou l'avion qui innovent dans un marché libre. Tout indique que cette exception ne perdurera pas. Deux grosses entreprises américaines sont en train d'atteindre la taille critique qui permet d'exister sur la marché des lancements, et cela avec un apport relativement réduit venant de l’État. L'apport qui subsiste est un marché militaire qui couvre une bonne partie de la R&D mais pas l'exploitation courante d'un lanceur une fois en fonctionnement. En transposant cela en Europe, et au lieu de faire survivre un monopole, ne serait-il pas mieux de faire un appel d'offres pour deux lanceurs innovants qui nous placerait à diapason avec SpaceX et Blue Origin ? Cela mettra fin à inefficacité d'un lanceur construit dans plusieurs pays avec d'éternels tiraillements qui fait d'Ariane 6 un compromis entre les étages liquides allemands et des boosters solides italiens. Les Américains appellent cela un jobs program. Pour les lancements équatoriaux, un lanceur privé et compétitif gardera un petit avantage de latitude par rapport aux sites américains, chinois etc. Avec un maîtrise privée et centralisée, le cycle de développement serait plus rapide que pour Ariane, et la clientèle serait attiré par un appartenance moins sujet aux hasards politiques (embargos...) que les États-Unis.
  9. Paul_Wi11iams

    Question sur le "reboost" de l'ISS ! merci !

    au fait bienvenu sur WA Il n'est pas tellement habituel de poster son adresse mél et tu risques toute sorte de spam venu d'ailleurs. Si tu veux visiter la section "bienvenue" du forum, c'est ici
  10. Paul_Wi11iams

    Question sur le "reboost" de l'ISS ! merci !

    une réponse ici traduction: Je n'imaginais pas que les apports de vitesse étaient aussi fréquents et la vitesse de descente (à vue, 3km/mois) étaient aussi importante. J'imagine qu'un satellite plus petit, descendrait encore plus rapidement. On comprend que l'orbite basse se "nettoie" toute seule. Il y a pleine de choses intéressantes dans la réponse du lien cité. Ainsi, on a gardé la station assez basse pendant sa construction pour tenir compte des limitations de la Navette et on l'a fait "monter" depuis. Un moteur VASMIR a été envisagé (a-t-il été installé plus récemment ?). Et enfin, il y a un graphique tenu à jour en permanence sur heavens above
  11. Paul_Wi11iams

    Retour en grâce de la Lune ?

    Y a t-il un fil au sujet de DSG ? DSG a un vague lien avec le retour sur la Lune mais son rôle reste hypothétique comme il impose une chaine avec trois maillons: Space Launch System Deep Space Gateway atterrisseur (potentiellement Blue Moon mais on peut douter de la sincérité de l'intention de passer par SLS). A la première réunion du National Space Council (US conseil nationale pour l'espace) vice President Pence a montré une certaine impatience d'atteindre la surface de la Lune sans tourner autour du pot. Du coup, DSG pourrait faire l'objet d'un débat dans un fil mais est-ce qu'il existe déjà ?
  12. Paul_Wi11iams

    récup' + redécollage d'étages SpaceX/Falcon/Dragon...

    Centre d'essais en fait. Il se situe dans une petite ville nommée McGreggor dans le Texas. Les tout premiers essais de la fusée atterrisseur prototype "Grasshopper" (sauterelle) ont été effectués près de celui-ci. Comme on voit à la fin de la vidéo, il sert actuellement pour les essais de Raptor, le nouveau moteur méthane pour la fusée Martienne "BFR". Pour info, ces essais sont en phase "d'accélération" pour ainsi dire parce qu'après une année d'allumages répétés, on est en train d'installer un nouveau banc d'essai dans l'un des deux autres emplacements prévus à cet effet. On pense que cette vidéo a été prévu soit pour de la communication locale, soit pour le service du personnel en vue de recrutement. On a déjà une économie mixte dans l'espace comme sur terre et je ne vois pas comment tu peux t'attendre à autre chose. Dans les années cinquante/soixante, on ne voyait pour l'essentiel, que des militaires dans l'espace avec une technologie dérivée des missiles ce qui n'est peut-être pas mieux. Même le côté scientifique d'Apollo a été rajouté tardivement et pour certains, c'était considéré plus comme un habillage qu'un véritable but. Par ailleurs beaucoup de scientifiques fabriquent une image idéalisée d'eux-mêmes se dévouant pour an idéal, alors que pour beaucoup il y a "se faire plaisir" avec un brin de vanité. Sans un personnage fort pour mener à bien un projet, les États ont surtout démontré leur incapacité à innover dans l'espace. L’américain SLS en est un pitoyable exemple... et le programme de l'État chinois tend a démontrer un suivisme par rapport à Apollo. Actuellement, il y a deux sociétés américaines et plusieurs sociétés chinoises qui avancent rapidement. En quoi ce serait pire pour un programme scientifique de devoir fonctionner dans un contexte commercial plutôt que militaire ? Et comment empêcher l'innovation privée de toute façon ? Le souci est légitime, et "Empereur de Mars" est une image que l'on colle volontiers à Musk. Mais il a toujours manifesté la volonté de créer un système de transport et laisser la colonie aux autres. A mon avis, on peut faire plus de souci avec Jeff Bezos d'après son comportement en tant que chef d'entreprise. Il a parlé d'une messagerie de type Amazon vers la Lune. "Jamais" porte sur des millénaires et une affirmation dans un sens ou l'autre suppose qu'on connait tous les variables. Suivant l’interrogation de OrionRider et ticktacktock, crois-tu vraiment savoir où se situe la frontière entre le réel et le délire ? Pour prendre un seul exemple: la robotique. Les robots, en tant qu'installations fixes, font déjà la majeure partie de l'activité manufacturière au monde. Dans une fourchette de temps allant d'environ 2010 à 2020 ils passent le seuil de pouvoir agir en tant qu'agents mobiles. Les trois problèmes de la robotique mobile (le logiciel des capteurs et actionneurs) sont en train d'être résolus en même temps. Cela signifie que l'homme débarquera sur la Lune et et Mars entre 2025 et 2035 avec une cohorte de robots capables d'évoluer aussi bien dans un environnent dit habitable que dans le vide. J'aurais pu prendre l'exemple de l'impression 3D ou des biotechnologies etc. Çà fait beaucoup d’éléments variables qui interagissent. J'espère que tu puisse au moins envisager qu'il y a une diversité de scénarios et une colonie habité en fait partie. Un point qui concerne plus directement le sujet d'ouverture de ce fil est la possibilité de déplacer des charges massives d'un point vers un autre sur presque tous les corps de type planétaire. Cela signifie que même notre notion de "colonie" peut se trouver complétée par un mode d'existence davantage nomade. Considère le transport de glace polaire ou une activité minière mobile. Je pense qu'une ville martienne devient concevable dans la mesure où il existe aussi des villages et des caravanes nomades (comme c'est le cas sur Terre).
  13. Paul_Wi11iams

    Voitures électriques contre centrales fermées

    Désolé je mélange un peu l'ordre des citations car j'ai "pioché" dans ton texte... Pour situer tes remarques dans le contexte de l'ouverture du fil "Voitures électriques contre centrales fermées" On ne peut être que d'accord. Une gestion d'énergie au niveau d'un continent (et non pas un pays) concerne de multiples types d'approvisionnement et une bonne gestion de l’utilisation. Le but intermédiaire est d'avoir un réseau stable et résiliant dans lequel la loi du marché règle et incite producteurs et consommateurs d'équilibrer l'offre et la demande. Le but ultime (dans un contexte dit "durable") est de satisfaire le consommateur qui sera souvent producteur et pour certains, ne seront pas connectés au réseau ! A l'échelle de trente ans, ça peut très bien correspondre à la vitesse d'installation du parc solaire et éolienne. Parallèlement il faut apprendre à vivre autrement notre consommation d’électricité. Quand nous avons rempli notre machine à laver, on peut appuyer le bouton "marche" et laisser la machine décider à quel moment elle se mettra en route durant la soirée, la nuit ou du petit matin. De même, on prendra soin de laisser notre voiture électrique "en charge" pour qu'elle puisse choisir le bon moment pour prendre son électricité au bon prix ou de revendre la moitié de sa charge à bon prix pour couvrir un déficit sur le réseau. Selon le jour de la semaine, elle "saura" l'autonomie kilométrique requise pour le lendemain. Ça fait longtemps qu'on étend l'utilisation de l'hydro en France au point de rendre la vie difficile pour les poissons de rivière et d'inonder quelques belles vallées. Il serait étonnant que l'on puisse faire bien davantage. L'hydro servira de plus en plus pour le stockage plutôt que pour la génération. Dans certains cas, c'est en différant le moments de mise en route et dans d'autres le pompage vers le haut lorsque c'est possible. et la rentabilité se trouve grâce à la baisse du coût de l'installation comme tu as dit. Les subventions pourront bientôt être hors propos. L'argent servira a consolider le réseau pour tenir compte des afflux d'énergie des installations chez les particuliers.
  14. C'est presque complet: D'abord c'était "impossible", ensuite "pas rentable", et maintenant c'est une évidence depuis toujours. Arthur C Clarke: En fait, tant que personne n'innove, tout le monde est content. Vient alors un perturbateur et tout le monde doit se réveiller et c'est ce qui se passe. Bon, ils entrent dans le marché comme le Japon est entré dans le marché automobile il y a une quarantaine d'années. Il ne le domine pas pour autant. Pour ce qui est copier les brevets, SpaceX ne brevette plus. On estime que cela ne sert qu'à donner la recette de cuisine à tout le monde. Que l'on copie, c'est normal. Ils voient ce que fait SpX comme tout le monde. Sûrement il y aura des innovations du coté des entreprises chinoises comme du côté de Blue Origin. Musk en a parlé il y a des années de ca (en parlant des voitures électriques à grande échelle) et il a annoncé son intention de vivre à l'intérieur d'un marché qu'il aura lui-même crée. Lui aussi, il aura certainement l'occasion de reprendre les idées des autres. Pour les fusées, c'est pareil.
  15. Lorsqu'on pense à la vitesse à laquelle l'écran cathodique a cédé la place à l'écran plat, nous avons une idée de ce qui est en train de se passer pour les robots. Nous avons pris l'habitude de voir les robots toujours pour "demain" et risquons de nous faire surprendre. Ce sera la grande évasion des robots du domaine purement manufacturière pour envahir nos routes et nos maisons. Les robots s'émancipe grâce aux nouveaux capteurs visuels, du logiciel libre et de nouveaux types d'actuateurs. Te souviens-tu du raisonnement par lequel tes profs ont démontré leur impossibilité ? Je me souviens de quelques "bijoux" pour d'autres innovations: La caméra de surveillance est infaisable parce qu'il faut autant de personnes pour surveiller les écrans que de caméras. Le téléphone portable n'existera jamais parce qu'il faut une fréquence radio par pair de téléphones. L’imagerie numérique dépend du nombre de photo-transistors que l'on peut souder sur un circuit imprimé. La voiture autonome restera de la science-fiction parce qu'il est impossible de détecter des objets et personnes en mouvement dans un environnement réel. La voiture électrique ne se généralisera jamais parce qu'on a pas suffisamment de plomb pour les batteries. et j'en oublie certainement.