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Restauration lunette Bardou 110 mm
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Manu Fonfon dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
De plus, j'ai rendu visite la semaine dernière à un collectionneur d'instruments scientifiques anciens, dont lunettes, pas astronome amateur du tout du reste. Visite très inspirante. Il refait tout un tas de pièces en laiton au tour (il en a un) ou à la main avec de l'huile de coude (il n'a pas de fraiseuse). Franchement, cette personne est sans complexe et réalise des trucs de dingue. Typiquement des supports de chercheur en laiton massif qui ressemblent à s'y méprendre à des originaux Quant au bois, le fier et nouvellement ébéniste diplômé que je suis a pris une belle claque. Coucouche panier. Je pense reproduire un trépied Bardou un peu ouvragé depuis un bon moment, d'autant plus que j'ai récemment déniché une tête de monture Bardou avec des mouvements lents. Regardez un peu ce que ce collectionneur a réalisé à la scie sauteuse et à la râpe!!! Dans du noyer de 40mm!!! Il y va, sans complexe, et ça marche!!! A mon avis il a dû consommer un paquet de lames de scie sauteuse, mais bon, le résultat est là!!! Résultat, je file cette semaine chez mon marchand de bois préféré... -
Restauration lunette Bardou 110 mm
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Manu Fonfon dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Eh bien, et de une, mon tube Bardou a été raccourci à un moment de son histoire d'une bonne trentaine de centimètres. 320mm pour être précis. D'où l'empilement de tubes allonge pour avoir le foyer au bon endroit J'ai greffé une rallonge en PVC qui s'encastre en orce dans l'avant du tube meurtri, puis enroulement de Canson pour avoir le bon diamètre à 2/10e près, le tout recouvert d'un feuillard laiton de 1/10e. De loin, c'est assez discret d'autant plus que ce feuillard commence déjà à se patiner et a pris quelques gnons involontaires qui imitent à merveille les bosses inévitables de nos vieilleries. De près, on voit la greffe bien sûr. C'est la dernière photo que j'ai postée jeudi dernier (on voit le raccord de la greffe). Et de une, le feuillard de 1/10e est un peu fin et je vais refaire la manip avec du feuillard de 2/10e Et de deux, j'ai trouvé un tube Bardou de 108mm intact, sans objectif, sans barillet, sans chercheur, mais avec la culasse arrière. Etonnamment, ce tube est laqué noir et la laque semble être très ancienne et probablement d'origine -
Restauration lunette Bardou 110 mm
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Manu Fonfon dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Merci beaucoup SP Je n'ai guère donné de nouvelles depuis lors car cette restauration est ma toute première et probablement la plus compliquée compte-tenu des souffrances qui ont été infligées au tube et à la monture tout le long de son histoire. Elle est encore en cours. J'ai donc rallongé le trépied qui avait été raccourci. Et le tube également. Concernant le tube, j'avais créé un autre fil pour essayer de comprendre l'empilement de tubes allonges que le propriétaire précédent avait dû mettre en place pour atteindre la longueur focale. Cet empilement venait du fait que le tube a été coupé à un moment de son histoire! Il a maintenant sa longueur d'antan. Le tube allonge est le bon, la bague de montage des oculaires vissants isinée et les oculaires Bardou dénichés! Je pensais que j'en étais venu à bout... jusqu'à hier après-midi! Je me suis rendu compte à la suite d'une visite que je pouvais aller encore bien plus loin pour me rapprocher davantage de l'état d'origine de cette noble grand mère! C'est sans fin! Enfin, voilà où j'en suis à l'heure où je vous écris... Bons cieux Emmanuel -
Je suis fier de vous présenter la restauration d’un trépied Maurice Manent, datant probablement de la fin du XIXᵉ siècle. Au fil de son histoire, ce trépied en chêne massif avait été fortement raccourci, lui donnant une silhouette surbaissée indigne de l’élégance de ses proportions d’origine (première photo). Le défi : lui redonner sa hauteur… sans trahir son histoire. Les greffes nécessaires pour rallonger les montants demandaient un peu d'ébénisterie. Rien de sorcier mais tout de même. Chacun des 6 montants est gainé sur ses quatre faces, avec des entretoises elles aussi à usiner de la même manière (ce sont donc des pyramides tronquées). Une grande partie du travail a été réalisée à la raboteuse, à l’aide de gabarits spécialement adaptés pour chaque opération. Puis est venu le moment le plus subtil : retrouver la bonne teinte pour que les greffes se fondent naturellement dans le bois ancien. Le trépied a enfin retrouvé son allure d’origine et supporte sa tête de monture d’époque, le tout présenté avec une lunette Bardou de 108 mm… elle aussi passée par une greffe. Mais ça, c’est une autre histoire! Bons cieux à tous
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Bonjour Jonathan Oui, c’est peut être la « réclame » d’époque mentionnée par HasBeen? Comme dit, je vais reproduire un trepied haut sur lequel j’adapterai cette magnifique tête de monture. Dans la pratique, il traine pas mal de Bardou de 108mm (j’en ai eu 4 entre mes mains) mais je n’ai jamais vu que des trépieds bibliothèque…
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Manent 75mm 1921
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Jorris dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Quel engin, Jonathan, et quel magnifique état de conservation! -
Bonjour à toutes et tous Je suis allé livrer l’autre jour ma Henri Peter et une autre lunette ancienne chez un collectionneur. Les voies du hasard étant impénétrables, voilà ce que cette personne m’a donné, ne sachant pas quoi faire de cette pièce massive. C’est une tête de monture Bardou qui colle parfaitement à ma Bardou orpheline de monture! Reste plus qu’à fabriquer le trepied haut dans l’esprit de l’époque!
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Renaissance Meade Starfinder 250 équatorial
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Manu Fonfon dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Merci de ton passage, Pascal Oh, mais les Cave Astrola étaient bien plus aboutis! J’ai restauré un Cassegrain de 200 et c’était un splendide instrument très massif. Je ne l’ai pas gardé car je n’en avais pas l’usage et j’ai préféré lui trouvé une gentille famille d’accueil. Non, le Meade était certes sympathique mais beaucoup plus basique. Mais il ne marchait pas mal du tout! Bons cieux à vous Emmanuel -
Renaissance Meade Starfinder 250 équatorial
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Manu Fonfon dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Ce télescope vintage m'a finalement bien occupé... Après rénovation (nettoyage, peinture intérieure/extérieure, changement du miroir secondaire dont l'aluminure était bien ternie, changement du porte oculaire, ajout d'un cercle de coordonnées en DEC, dénichage d'un cercle de coordonnées d'origine, construction de colliers pour monter l'engin sur une monture moderne, vérification de la qualité - bonne au demeurant - du miroir primaire), c'est la motorisation qui m'a lâché. En fait le système de diode infrarouge et son capteur qui permettent de réguler la vitesse du moteur à courant continu. Après contacts et conseils sur le groupe FB Vintage, Cloudy Nights, etc... impossible de réparer le système! J'ai donc remplacé le motoréducteur DC Meade par un motoréducteur pas à pas Skywatcher EQ5 (identique au Vixen qui équipe les GP/GPD, GPDX...) que j'ai facilement adapté. Peu de temps après, j'ai vendu ce digne engin à un étudiant en master d'astrophysique à Marseille qui souhaitait savoir ce que l'on pouvait observer avec un instrument d'amateur. Peuchère, il n'avait observé qu'au travers des instruments de l'OHP! Il était ravi et moi encore plus d'avoir pu lui donner satisfaction et d'avoir trouvé une famille d'accueil à cet engin si attachant! Dommage que je n'ai pas pris le temps de prendre plus de photos des diverses modifications apportées à cet instrument, notamment l'adaptation de la motorisation EQ5 sur la vénérable monture… Bons cieux à vous -
Bonjour à toutes et tous Après restauration cosmétique et optique, j'ai finalement vendu cette longue vue à un amateur d'antiquités de marine habitant en Bretagne. Je suis bien content que cet instrument ait trouvé une gentille famille d'accueil qui saura la bichonner... La piètre qualité des images provenait d'un diaphragme baladeur. Et j'en ai rajouté un second pour être sûr. Bingo! Bons cieux à vous
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Restauration d'un vieux trepied Takahashi
Manu Fonfon a répondu à un sujet de Brumeargentee dans Restauration de matériels anciens de L'astronomie vintage !
Bonjour Brume Tres chouette travail. Un bon dosage entre garder l’engin dans son jus et lui redonner un peu de peps Bons cieux à toutes et tous Emmanuel -
Lunette astronomique Secretan Paris (vers 1855–1860)
Manu Fonfon a répondu à un sujet de clotarius dans Discussions générales de L'astronomie vintage !
Bonjour Clotarius Tu as là un instrument magnifique dans un excellent état de conservation. Il est quand même (très très) rare d'avoir un tel engin aussi complet, avec coffre d'origine, oculaires terrestre et céleste (même s'il n'y en a qu'un, mais un, c'est déjà beaucoup!), dispositif de projection solaire, cache objectif. Objectif qui a l'air très propre! Franchement, tu as du bol! Pour les vis manquantes, franchement, ça n'est rien! Si tu veux quelque chose d'impeccable, il te faudra les usiner ou les faire usiner, et là, ça risque de coûter cher. Pour le chercheur, si tu acceptes de faire à l'économie, il existe toutes sortes de vis moletées en laiton sur Ebay, AliExpress ou autre. Tu n'auras probablement pas le bon pas mais un petit coup de taraud (ouh le vilain) et le tour est joué! Pareil pour les autres. Ces petites vis avaient des pas parfois étranges et pas standard donc, à part l'usinage, les trouver au bon pas serait un immense coup de bol. Généralement, qu'il en manque une ou deux ne nuit pas à l'assemblage. Il m'est déjà arrivé de coller juste une tête de vis avec une colle réversible (poisson par exemple). Certains vont crier au scandale mais c'est bien ce que l'on fait parfois en ébénisterie pour restaurer du placage ou de la marqueterie abimés : greffe et maquillage avec des ocres et de la gomme laque. Donc ça n'est pas un crime de transposer aux lunettes anciennes ce que l'on fait pour des meubles anciens, non?! Pour le système de mise au point, je n'ai pas compris ce qui clochait mais c'est du classique : c'est souvent coincé. Toutes les lunettes de cette époque étaient fichues de la même manière. Il faut dévisser les petites vis de fixation de la culasse arrière et taper gentiment au marteau sur une calle en bois qui vient s'appuyer sur le bourrelet de la culasse. Faut y aller mollo mais aucun démontage ne m'a résisté pour l'instant et je n'ai jamais abimé quoique ce soit. Après faut démonter et nettoyer tout ça et c'est difficile de te guider à ce stade. J'en ai démonté une hier et c'était la sorte de velours ou tissus de calage entre la culasse et le tube alonge fixé au système de mise au point qui coinçait tout Maintenant, je laisse la parole aux autres Bons cieux -
Alors le Zapon serait apparu à cette époque. Je confirme que le pinceau est inadapté pour des pièces de la taille de nos lunettes. Ca sèche trop vite. Il existe en aérosol je crois mais je n'ai jamais essayé. Malgré tout, j'ai un doute sur l'utilisation de ce vernis par les Manent et Secrétan. J'avais verni au Zapon une lunette Peter du début 20e que j'ai finalement enlevé car mal appliqué (au pinceau) ; c'est facilement parti à l'acétone. Tandis que sur mes Manent, ça ne marche pas. Par contre, mes Ingénieur Chevallier, sur la plus grande en tout cas, le vernis a été appliqué au pinceau. On voit très clairement des traces d'excès de vernis à l'extrémité cachée par le barillet de l'objectif, ce qui laisse penser que le pinceau a été appliqué de la partie supérieure vers la partie inférieure. Une supposition, aucune certitude de ma part. Génial, je vais essayer Oui, effectivement, je connais le Copal. On l'utilise en ébénisterie pour vernir dans les coins où le tampon traditionnel nimbibé de gomme laque et alcool ne peut pas ou mal accéder. Je n'avais pas eu idée de l'essayer
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Merci de ton passage Tyler On est d'accord pour la gomme laque. C'est fragile. Mais au moins, c'est facile à mettre en oeuvre. Le vernis Zapon est assez connu pour le vernissage du laiton. Il me semble que c'est un vernis cellulosique qui existe depuis la fin du 19e début 20e. Je ne suis pas totalement sûr, possible que je raconte une ânerie. Donc les vernis de mes Chevallier sont constitués d'autre chose car le Zapon semble apparaitre après cette période. Pour mes deux Manent qui datent des années 20/30, ça pourrait être ça. Mais ça me semble moins costaud que les vernis d'origine. Je n'en sais malheureusement pas davantage à ce stade
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Bonjour à toutes et tous Je déterre ce post pour vous faire part d'un certain nombre d'avancées que j'ai fait depuis, au travers de diverses recherches, essais et l'école d'ébénisterie que j'ai faite l'an dernier. Mais aussi aller à la pêche à d'éventuelles nouvelles de votre côté car ces histoires de vernis à l'ancienne restent toujours pour moi un peu (très) mystérieuses. Pour commencer, je tiens à rendre justice à Lyl qui s'est approchée de la vérité avec sa proposition de Paraloid B72. C'est effectivement un produit cellulosique utilisé par les restaurateurs et les ébénistes depuis longtemps. Compte tenu de sa vitesse de séchage très rapide, il est utilisé sur les pièces de petites dimensions : pièces de monnaie, quincailleries de meubles, etc... Pour l'instant, je n'ai pas trouvé le moyen de le mettre en oeuvre sur de grandes surfaces comme nos lunettes. Les lunettes en laiton étaient parfois vernies, mais pas toutes. Mes deux "Ingénieur Chevallier" l'étaient, les Manent aussi, pour les parties en laiton en tous cas. Pas les Bardou ni même ma Henri Peter. Celles-ci semblaient donc prévues pour se patiner gentiment. Donc ça dépend. Les vernis des pièces en laiton protégées sont terriblement résistants, même ceux appliqués au début du 19e siècle. C'est hallucinant. Oubliez les recettes de Grand Mère sauf à y passer des heures. Faut frotter, soit avec des éponges de carrossier, soit avec de la laine d'acier quintuple 0 (la triple 0 que l'on trouve chez Castoche est trop agressive). Pour les solutions identifiées (dans l'esprit des instruments de l'époque - j'oublie donc les vernis modernes): * La cire d'ébéniste type encaustique assure une certaine protection (c'est comme ça que l'on protégeait les quincailleries en laiton à l'école), mais c'est franchement mal adapté et pas très durable * La gomme laque d'ébénisterie, utilisée depuis des siècles, marche bien, ça fait un film très fin après séchage, mais la résistance n'est pas top ; en tout cas pas aussi bonne que ce que j'ai rencontré sur mes engins. A appliquer au pinceau ou au tampon pour ceux qui savent faire (et c'est pas facile...) * Le vernis Zapon marche bien mais pas commode à mettre en oeuvre compte tenu de sa vitesse de séchage. Pinceau obligatoire donc. Le tampon va coller. Encore une fois, c'est moins résistant que ce que j'ai rencontré sur mes engins. Typiquement, ça ne tient pas lorsqu'un tube laiton coulisse dans un autre Voilà où j'en suis! J'espère que ces quelques éléments vous aideront et déclencheront des réactions qui permettront de percer les mystères de vernis à l'ancienne! Bons cieux à vous Emmanuel
