Dodgson

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  1. Dodgson

    Hominisation

    Je viens de traduire un article récent (hier) et à mon avis intéressant de BBC News : http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8574037.stm 18 mars 2010 Histoire plus lointaine de l'ile du «Hobbit» Par Jonathan Amos Correspondant scientifique, BBC News Bien avant qu'une espèce humaine 'hobbit' vive sur l'île indonésienne de Flores, d'autres créatures semblables à l'homme ont colonisé la région. Cela au moins était clair. Mais des scientifiques ont pu maintenant dater leur présence jusqu'à au moins un million d'années – quelques 120.000 ans plus tôt que ce qui était reconnu avant. L'équipe rend compte de la découverte de ces outils humains dans le journal Nature. L'auteur principal, Adam Brumm, a dit à BBC News que l'emplacement et les circonstances de la préservation des outils signifiaient que l'occupation humaine de l'île pouvait s'étendre loin dans le passé. «Ce qui est vraiment excitant à ce propos, c'est qu'en fait nous n'avons pas idée de la durée de l'occupation de Flores par des hominidés», dit l'Université de Wollongong, en Australie. Les restes du hobbit, connus par la science sous le nom d'Homo floresiensis, ont été découverts il y a cinq ans à la caverne de Liang Bua. L'exhumation de la toute petite créature a fait sensation, parce qu'elle indiquait qu'une espèce humaine distincte vivait à nos côtés il y a seulement 18.000 ans. Depuis, Flores a été témoin d'une intense investigation paléontologique. La célèbre caverne de H. floresiensis est située dans l'ouest de l'île. Les nouvelles découvertes viennent du bassin de Soa, une zone au centre-ouest de Flores. Un site de fouilles à cet endroit, connu sous le nom de Mata Menge, avait déjà permis de découvrir des outils datés d'il y a 880.000 ans. Maintenant, à seulement 500 m mais beaucoup plus profond dans les sédiments, une équipe internationale a identifié des artefacts encore plus vieux. Le site, mentionné sous le nom de Wolo Sege, a fourni plus de 40 éclats de pierre. C'étaient des outils manuels, problablement utilisés pour dépecer la viande entre autres tâches. Beaucoup présentent des signes d'avoir été entraînés par un cours d'eau avant d'être déposés. De façon critique, cependant, leur ensevelissement est recouvert par une couche de cendre volcanique qui a pu être datée de juste un peu plus d'un million d'années. Les scientifiques ne peuvent rien dire de ceux qui utilisèrent ces outils. Le nombre à ce stade est insuffisant pour spécifier quelle culture les a produit. Mais leur seule découverte soulève quelques questions intéressantes. Par exemple, les découvertes de Mata Menge sont associées à la disparition dans le dépôt d'un certain nombre d'espèces animales, comme un éléphant nain et une tortue géante. La conclusion en avait été tirée que les chasseurs humains arrvant sur l'île les avaient chassés jusqu'à l'extermination. Mais les trouvailles de Wolo Sege donnent une nouvelle perspective à cette histoire, car elles montrent que les humains doivent avoir vécu côte à côte avec les animaux pendant au moins 120.000 ans. Brumm et ses collègues ont dit à Nature qu'il pourrait être difficile de trouver des artefacts dans le bassin de Soa qui soient plus vieux que les éclats de Wolo Sege. La raison en est que les outils reposaient juste sur le haut de ce qui est la base rocheuse dans la zone (le flanc d'un volcan). «Pour tout ce qui est à l'intérieur de cette roche de fond, ou de couches que nous identifions dans cette roche de fond, si cela contient des outils de pierre ils doivent être vieux d'au moins 1.860.000 ans», dit le Dr. Brumm. «Ainsi, une priorité pour une recherche supplémentaire cette année est de faire une inspection partout dans le bassin et de suivre ces affleurements de la roche de fond.» La notion que Flores peut avoir une très lointaine histoire d'occupation va alimenter le débat sur les origines de H. floresiensis. Beaucoup de scientifiques croient que la créature a évolué depuis une espèce au corps beaucoup plus grand, Homo erectus, qui se retrouva isolée et rétrécit avec le temps. D'autres font remarquer des caractéristiques dans le corps du hobbit – telles que la longueur de ses pieds ou la forme de sa ceinture scapulaire (? shoulder girdle ?) - qui sont très primitives et ne sont pas ce qu'on attendrait dans un H. erectus nanifié. Ces chercheurs ont avancé l'idée que H. floresiensis pourrait avoir évolué depuis des créatures plus archaïques, qui auraient quitté l'Afrique pour coloniser l'Asie avant même erectus. «Notre découverte à Wolo Sege va certainement ouvrir la porte à cette théorie concurrente», dit Dr. Brumm.
  2. Dodgson

    Hominisation

    Sur futura-sciences aujourd'hui, un article intitulé : "Un groupe humain inconnu découvert en Sibérie" Ce groupe, qui remonterait à 40 000 ans, a été appelé par ceux qui l'ont identifié ( des scientifiques de Cambridge si je ne me trompe pas) les "vieux Sibériens de nord". Dernier paragraphe : Un nouveau regard sur les migrations Ce peuple aurait joué un rôle important dans l'histoire de l'humanité. « Ces découvertes ont considérablement changé ce que nous pensions connaître de l'histoire des migrations humaines dans son ensemble », affirme Martin Sikora, chercheur à l'université de Copenhague. Ces vieux Sibériens du nord pourraient en effet constituer le « chaînon manquant » de la compréhension de la génétique de l'ascendance amérindienne. L'ADN d'un homme âgé de 10.000 ans, et découvert sur un site sibérien, semble en effet être le mélange de l'ADN de ces vieux Sibériens du nord avec ceux de peuples d'Asie de l'Est. Et il est très similaire à celui des Amérindiens. Ils constituent les premiers restes humains aussi étroitement liés aux populations amérindiennes découverts en dehors des États-Unis.
  3. Dodgson

    Hominisation

    "Les Amériques auraient été colonisées une première fois par des peuplements provenant de la Sibérie voici 15.000 ans. Cette migration se serait poursuivie jusqu'à l'extrême sud du continent (en jaune sur la figure). Deux autres vagues se seraient succédé après, mais les peuples n'auraient pas poussé l'aventure au-delà de l'Amérique du Nord" (futura-sciences, 15/07/2012). En général, on estime qu'il a fallu plus d'un millénaire à la première vague pour arriver à l'extrême sud de l'Amérique.
  4. Dodgson

    Hominisation

    Trouvé sur Le Figaro : La plus vieille empreinte humaine du continent américain date de 15.600 ans et a été découverte sur le site archéologique de Pilauco, au sud du Chili, ont annoncé des scientifiques à des médias locaux. Cette trace de pas, qui serait celle d'un homme de 70 kg environ, a été découverte en 2011. L'équipe scientifique essayait depuis de dater cette empreinte avec précision. «Il existe d'autres empreintes humaines sur le continent américain, mais aucune aussi ancienne. (La datation) a été possible grâce au matériel organique végétal (où elle a été trouvée) à l'aide du carbone 14», a déclaré le géologue Mario Pino au quotidien El Austral de Osorno.
  5. Sur futura-sciences aujourd'hui : Exobiologie : des organismes terrestres peuvent vivre sur Mars (toutes mes excuses pour la taille des caractères) [...] Il y a quelques jours, le Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique allemand (DLR) a rendu publiques les conclusions de l'expérience Biomex (2014-2016) qui a consisté à exposer au vide spatial de nombreux organismes terrestres afin d'observer l'impact de cette exposition. Cette expérience, installée sur la plateforme Expose-R2 de l'ESA à l'extérieur de la Station spatiale internationale, a impliqué des échantillons de différents organismes : des bactéries, des algues, des lichens et des champignons, exposés au vide, ont été confrontés à un rayonnement ultraviolet intense et à des variations de température extrêmes à l'extérieur du complexe orbital pendant 533 jours. Certains d'entre eux ont également été exposés à des conditions semblables à celles de Mars. Parmi les résultats les plus impressionnants, il est à signaler la résistancedes archées, des micro-organismes unicellulaires qui existent sur Terre depuis plus de trois milliards et demi d'années et vivant dans l'eau de mer salée. Ils ont « montré une résistance très forte aux radiations dans l'espace et sont effectivement revenus sur Terre en tant que "survivants" de l'espace », explique l'astrobiologiste Jean-Pierre Paul de Vera, de l'Institut de recherche planétaire DLR de Berlin-Adlershof et responsable scientifique de Biomex. [...]
  6. Dodgson

    premiers peuplements humains en Amérique

    Dans ces cas je fais un copier coller du lien dans la bande recherche Google (je viens d'essayer et ça marche). Il y a sûrement plus astucieux mais je suis assez nul.
  7. Dodgson

    premiers peuplements humains en Amérique

    http://www.bbc.com/earth/story/20170328-the-first-people-who-populated-the-americas (désolé, c'est en anglais)
  8. Cela devient intéressant. J'ignorais qu'il y eut un tel désaccord entre Schwarzschild et Hilbert ; en tout cas il n'apparaît nullement dans la récente émission d'Arte sur les trous noirs, réalisée sous la direction d'une astrophysicienne : Origine : américain Realisateur : Rushmore DeNooyer <https://www.telerama.fr/personnalite/rushmore-denooyer,397860.php> Année : 2018 Synopsis En 2016, des scientifiques annonçaient détenir la preuve de la collision de deux trous noirs, il y a un milliard d'années. Des données qui ont fait progresser la connaissance des trous noirs. Pourtant, des questions demeurent irrésolues. Par exemple, de quoi sont-ils faits ? Et que devient la matière lorsqu'elle est avalée en leur centre ? Ces monstres gloutons aspirent en effet tout ce qui les approche, des particules à la poussière, du gaz aux planètes. En 1967, l'identification formelle de la mort d'une étoile géante a permis de comprendre que l'origine des trous noirs réside dans la supernova formée par l'explosion de ces énormes astres, au moins trois fois plus gros que le Soleil. On sait aussi qu'à l'approche d'un trou noir, le temps ralentit indéfiniment. L'astrophysicienne américaine Janna Levin fait le point de la question. Par ailleurs, Salvatore Antoci semble être un astrophysicien sérieux, cité dans des revues de qualité : Reinstating Schwarzschild's original manifold and its singularity Salvatore Antoci, Dierck-Ekkehard Liebscher (Submitted on 22 Jun 2004 (v1), last revised 29 Sep 2005 (this version, v2)) Comments: 38 pages, 4 figures. Misprints corrected. To appear in: "General Relativity Research Trends", Horizons in World Physics, vol. 249, Nova Science Publishers Subjects: General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc) Journal reference: "General Relativity Research Trends", Albert Reimer ed., pp. 177-213, Nova Science Publishers, New York (2006) Cite as: arXiv:gr-qc/0406090 (or arXiv:gr-qc/0406090v2 for this version) Submission history From: Salvatore Antoci [view email] [v1] Tue, 22 Jun 2004 13:34:22 GMT (47kb) [v2] Thu, 29 Sep 2005 13:05:24 GMT (47kb)
  9. L'expérience consiste à "refroidir" des atomes d'antihydrogène pour les mettre au repos, puis les déposer dans un vide pratiquement complet (donc sans collision avec de la matière habituelle), et voir s'ils descendent (comportement normal) ou montent sous l'effet de la gravitation. Voici la conclusion d'une présentation de l'expérience par un physicien de mes amis, spécialiste de l'antimatière et qui a pas mal travaillé au CERN (je dois préciser qu'il ne croit pas trop à cette montée) : " Les TPC et les scintillateurs entourent complètement l’enceinte à vide, à l’exception du tube d’entrée. Ils permettent donc une bonne efficacité de détection, tout en permettant d’éliminer le bruit de fond de faux événements (traces dues aux rayons cosmiques). Si « l’événement extraordinaire » se produisait – un mouvement de l’antimatière vers le haut et non vers le bas – les TPC situées en haut de l’enceinte le détecteraient. "
  10. Source : Futura Sciences, 28/03/2017 L'antimatière se comporte-t-elle comme la matière dans un champ de gravité ? Nous n'en sommes pas encore certains. Des expériences menées au Cern, comme celle appelée « GBAR », doivent le vérifier. Si tel n'est pas le cas et qu'il existe une « antigravité », il faudrait alors profondément modifier la physique que nous connaissons. Les 52e rencontres de Moriond, qui rassemblent les physiciens des hautes énergies pour faire le point sur les dernières découvertes en physique fondamentale, viennent de s'achever à La Thuile, en Italie. Le bilan est clair pour la communauté : toujours aucun signe de la prochaine découverte d'une nouvelle physique (en particulier de la supersymétrie) en provenance des expériences qui la chassent, notamment au LHC. Cela ne veut pas dire que nous n'avons rien appris sur ce que pourrait être cette nouvelle physique ; nous avons tout de même défriché une partie du territoire où elle pourrait se trouver avec des caractéristiques données. D'ailleurs, la quête continue et les chercheurs tentent toujours de résoudre l'énigme de l'antimatière en cosmologie (en parallèle, ils essayent aussi d'en savoir plus sur la nature de l'énergie noire et de la matière noire). Se pourrait-il, par exemple, que, lors du Big Bang, les quantités de matière et d'antimatière (qui auraient dû être produites en quantités égales, selon le modèle standard) se soient séparées en deux régions distinctes du fait de forces répulsives, c'est-à-dire, finalement, sous l'action d'une antigravité ? Le schéma de l'expérience GBAR menée au Cern (voir le texte ci-dessous pour plus d'explications). Si l'antigravité n'existe pas et que les antiatomes se comportent comme les atomes, alors les atomes d'antihydrogène devraient chuter d'une hauteur de 20 cm en 200 millisecondes. © CEA Le Cern, une usine à atomes d'antihydrogène Les physiciens du Cern sont sur la piste de cette antigravité grâce à plusieurs expériences comme Aegis, Alpha et maintenant GBAR(Gravitational Behaviour of Antihydrogen at Rest). En ce qui concerne cette dernière, qui est en cours d'installation, il s'agit de vérifier que des atomes d'antihydrogène tombent bien, ou pas, dans le champ de gravité de la Terre, comme le feraient des atomes d'hydrogène. Plus précisément, les chercheurs veulent savoir si ces antiatomes respectent le principe d'équivalence faible d'Einstein, c'est-à-dire si la trajectoire d'une particule test dans un champ gravitationnel est indépendante de sa composition et de sa structure interne. Pour ce faire, il faut, bien sûr, fabriquer ces atomes d'antihydrogène. Heureusement, c'est là une spécialité des chercheurs du Cern. La démarche est la suivante : ils commencent par produire des antiprotonsavec un faisceau de protons issu du synchrotron à protons (PS) qui frappe une cible métallique. Ces antiprotons à hautes énergies sont ensuite décélérés en cascade avec deux machines, dont Elena, un anneau de 30 m de circonférence. Puis, ces antiprotons sont « habillés » par des positrons issus d'un petit accélérateur linéaire de 1,2 m de long. On obtient finalement des ions d'antihydrogène (notés « Hbar+ » : voir le schéma ci-dessus), c'est-à-dire un antiproton chargé négativement avec deux positrons chargés positivement en orbite (il s'agit, bien sûr, d'un système quantique). Ces ions d'antihydrogène sont encore ralentis avec un faisceau laser et sont alors capturés et immobilisés dans un piège de Penning. On peut ensuite les dépouiller d'un positron avec un autre faisceau laser, ce qui leur permet de tomber dans le champ de gravitation de la Terre. Deux détecteurs pourront alors dire si l'antiatome chute ou, au contraire, s'il monte dans ce champ. Dans ce dernier cas, un effet d'antigravité sera alors clairement établi. On ne sait pas vraiment à quoi s'attendre car, jusqu'à maintenant, les théories et les interprétations des autres expériences menées sur le sujet divergent.
  11. Des expériences sont actuellement en cours pour éclaircir ce point, par exemple GBar (Gravitational Behaviour of Antihydrogen at Rest) au CERN.
  12. Juste pour ajouter de la confusion, voici ce que j'ai trouvé hier sur BBC news : Un mystérieux satellite russe affichant "un comportement très anormal" a déclenché une alarme aux Etats-Unis, selon un responsable du département d'Etat. "Nous ne savons pas avec certitude ce que c'est et il n'y a aucun moyen de le vérifier", a déclaré le secrétaire adjoint Yleem Poblete lors d'une conférence en Suisse le 14 août. Elle a exprimé ses craintes qu’il soit impossible de dire si l’objet était une arme. La Russie a rejeté ces commentaires comme des"accusations calomnieuses et infondées fondées sur des soupçons". Le satellite en question a été lancé en octobre dernier. "Le comportement en orbite des satellites était incompatible avec tout ce qui avait été observé auparavant lors des inspections sur orbite ou des capacités de connaissance de la situation spatiale, y compris d'autres activités de contrôle par satellite russe", a déclaré Mme Poblete à la conférence sur le désarmement en Suisse. "Les intentions russes à l'égard de ce satellite ne sont pas claires et constituent manifestement un développement très inquiétant", a-t-elle ajouté.
  13. Un autre cas ? https://www.news.com.au/world/air-force-silent-after-huge-meteor-hits-earth-near-us-military-base/news-story/e5c78414a6634d04f5309be949ef42f2
  14. Dodgson

    Hominisation

    Trouvé aujourd'hui sur futurs-sciences : Dmanisi. C'est un petit village de Géorgie dans lequel avaient été retrouvées les plus anciennes preuves de la présence d’hominidés en dehors de l'Afrique. Elles remontaient à quelque 1,85 million d'années. En Chine, elles étaient un peu plus jeunes. Entre 1,5 et 1,7 million d'années seulement. Mais c'était jusqu'à la découverte récente d'une équipe de chercheurs de l'Académie des sciences de Chine. À environ 1.200 kilomètres au sud-ouest de Pékin, à Shangchen, ces chercheurs viennent de mettre la main sur pas moins de 96 outils en pierre qui ont pu être utilisés par nos ancêtres pour tailler des os d'animaux ou pour en extraire la moelle. Des pièces dont ils ont estimé l'âge à l'aide de la datation paléomagnétique. Résultat, ces vestiges de notre passé ont entre 1,6 et 2,1 millions d'années. Des hominidés ont donc quitté l’Afrique pour l'Asie au moins un quart de million d'années plus tôt que prévu. Une équipe chinoise a creusé le site de Sangchen pendant 13 ans pour en extraire des outils de pierre laissés là par nos ancêtres hominidés. © Zhaoyu Zhu, Académie des sciences de Chine Homo erectus est-il né en Asie ? Les chercheurs ont également pu attester d'une présence longue sur le site, de quelque 850.000 ans. Une durée qui a contraint ces hominidés à s'adapter à des conditions climatiques changeantes. En effet, sur place et durant cette période, le climat est passé de chaud et humide à froid et sec. Ces nouvelles découvertes - même si elles manquent cruellement de restes humains - semblent vouloir venir accréditer l'hypothèse qu'homo erectus n'ait pas été le premier à quitter l'Afrique. Une espèce primitive a pu se déplacer vers l'Asie et donner naissance sur place à homo erectus. Car les dates avancées par les chercheurs chinois pourraient placer la présence d'homo erectus en Asie avant même sa supposée apparition en Afrique.
  15. Dodgson

    Hominisation

    Trouvé aujourd'hui sur le journal suisse "Le Temps" : Des Hominines pourraient avoir peuplé la Chine bien plus tôt que ce que l’on pensait La migration des premiers représentants du genre «Homo» hors d’Afrique pourrait dater de 2,1 millions d’années, avance une étude chinoise parue dans «Nature» le 11 juillet
  16. Dodgson

    Question sur la relativité

    "c’est un peu rapide de dire « Non, ce n'est pas un effet de l'accélération ». Même si le calcul peut être fait à partir de la R.R., il est impossible d’aboutir au résultat final sans intervention d’une accélération." Certes, mais - et c'est le point essentiel de la remarque de Von Laue - on peut théoriquement rendre cet effet négligeable, et même "epsilonesque", en étirant considérablement la dimension des parties linéaires et parallèles, disons pour simplifier parcourues à vitesse constante (vitesse absolue s'entend, puisque l'on passe de + v à - v lors du demi-tour), par rapport à la dimension du demi-tour, supposé toujours le même, effectué (disons un demi-cercle toujours pour simplifier). L'effet temporel relatif (si j'ose ainsi m'exprimer) de ce demi-tour diminue et tend vers zéro lorsque la dimension des trajets linéaires tend vers l'infini. Le résultat final précis nécessite bien sûr un calcul, et si on se limite à des parcours linéaires courts on peut effectivement avoir des surprises.
  17. Dodgson

    Question sur la relativité

    Je pense qu'Alcyon se trompe à propos de la relativité générale. Voici un autre extrait du livre cité dans mon dernier message : "Cette objection de l’accélération est traitée plus finement par Jean-Marc Lévy-Leblond : « Objection recevable, mais qui pointe seulement le caractère trop simpliste du modèle avec aller-retour à vitesse constante. On peut, sans modifier le résultat final, considérer une modélisation plus réaliste avec une variation de vitesse continue et une accélération limitée, qui peut d’ailleurs être prise aussi petite que possible, et des horloges aussi robustes que nécessaires. » Dans le même article, Lévy-Leblond indique que le recours à la relativité générale est inutile, sauf en présence d’un champ de gravitation : « La relativité restreinte n’interdit nullement de décrire des mouvements quelconques, donc accélérés. »[1]" J'espère que le texte de Lévy-Leblond sur "Le paradoxe des jumeaux" est toujours disponible sur internet. [1] Lévy-Leblond J.-M., Le paradoxe des jumeaux, 2011, article sur internet.
  18. Dodgson

    Question sur la relativité

    "C’est von Laue qui, en 1913, trouve la faille du raisonnement de Langevin : « von Laue fut le premier à expliquer soigneusement que ‘ l’objection évidente’ concernant l’accélération subie par l’horloge pendant le changement de système inertiel pouvait être évitée parce que ‘ nous pouvons rendre les temps de mouvement uniforme arbitrairement grands par rapport aux temps d’accélération’[1] ». Autrement dit, si l’accélération subie pendant le demi-tour (qui est un mouvement accéléré, même s’il est effectué à vitesse constante, en valeur absolue s’entend) explique la différence de vieillissement lorsque Paul a effectué son virage à une distance D de Pierre, l’accélération identique effectuée si Paul effectue ce virage à 2 D ou 10 D de Pierre ne peut pas expliquer les augmentations concomitantes des différences de vieillissement. On peut donc, grâce à cette possibilité de rendre complètement négligeables les effets de l’accélération, ne retenir que la relativité restreinte dans sa version la plus simple, en ne considérant que les mouvements rectilignes uniformes (c’est-à-dire à vitesse constante)." [repris du livre de Jean-Pierre Pharabod et Gérard Klein "Heurs et malheurs de la physique quantique", éditions Odile Jacob, 2017] [1] Miller A. I., Albert Einstein’s Special Theory of Relativity : Emergence (1905) and Early Interpretation (1905-1911), Addison-Wesley Publishing Company, 1981.
  19. Dodgson

    Question sur la relativité

    Il y a (ou il y a eu) aussi la théorie de Gunnar Nordström, la Relativité Cinématique de Milne, la Relativité Conforme d'Ingraham, j'en passe et des meilleures... Mais c'est plutôt pour les historiens (j'allais dire les archéologues).
  20. Dodgson

    Hawking et les univers parallèles

    Un point de vue intéressant d'un physicien que je connais : Le plus grand des hasards (Collectif, Belin, 2010) Nicolas Gisin L’épidémie du multivers Comme une épidémie, le multivers se propage. Toutes sortes de communautés de physiciens se retrouvent infectées par l’interprétation des mondes multiples de la physique quantique. Heureusement, tout comme pour d’autres épidémies ravageuses, on peut se protéger du multivers. J’ai donc décidé (eh oui, je jouis de la faculté de pouvoir prendre des décisions !) d’écrire cette note à l’intention des amoureux de la vie. Rappelez-vous Laplace : pour une intelligence suffisamment vaste, le passé et le futur sont entièrement déterminés par le présent. À cette époque la vie était dure, le dictateur déterminisme régnait en maître , les lois de Newton étaient implacables (et sa gravitation universelle non-locale !). Il n’y avait pas de place pour des phénomènes spontanés, aucun événement no pré-programmé n’était toléré. Et pourtant beaucoup ont survécu, y compris des personnes douées de libre arbitre. Comment ont-elles fait ? Grâce à Descartes elles savaient que leur libre arbitre pouvait s’exprimer sous la forme de « forces spontanées » agissant sur le monde matériel. L’interface entre ce dernier et leur volonté était pour le moins élusive, mais Descartes lui a donné un nom : la glande pinéale. Ce n’était qu’un nom, mais un nom très important : nommer cette interface démontrait, en quelque sorte, que le libre arbitre n’était pas en contradiction avec le déterminisme de la physique classique. Newton n’a jamais affirmé que sa physique serait complète. Ainsi, la dictature du déterminisme était tolérée pour les hommes libres. Puis survint la physique quantique. Au commencement les hommes libres célébrèrent la révolution de l’aléatoire intrinsèque du monde matériel. Ils pensaient que c’en était fini de l’horrible dictateur déterministe. Mais ce dictateur avait un fils (ou était-ce un petit-fils ?). Le déterminisme revint sous la forme de physique quantique sans aléatoire : tout, absolument tout, se réalise, tout sur pied d’égalité ! Plus aucun choix réel n’est possible. Mais le plus terrible était encore à venir : l’intrication universelle. Selon le nouveau dictateur multivers (multi-univers), non seulement le monde matériel est strictement déterministe, mais en sus, tout n’est qu’un seul monstrueux morceau. Il ne reste plus aucune place pour une « glande pinéale », plus d’interaction entre le monde physique et le libre arbitre. La source de toutes les forces, de tous les champs, tout fait partie du grand Y, la fonction d’onde du multivers, comme le dictateur aimait que les gens nomment leur nouveau dieu. Mais heureusement la fils (ou petit-fils) du grand dictateur n’était pas aussi fort que so (grand-) père. Bien d’autres physiciens adoptèrent une autre religion moins exigeante, dont le slogan était « shut-up and calculate ». Un schisme se produisit, mais l’abondance de nouveaux résultats en physique quantique permit aux différentes sectes de cohabiter en paix. Au moins pour un moment. Il faut bien l’admettre, « shut-up and calculate » n’est pas un slogan très porteur. Ainsi, ce qui était à craindre arriva : le multivers se répandit, d’abord auprès des plus faibles, bien des jeunes physiciens furent infectés. Les arguments des prêtres du nouveau dictateur étaient faciles, donc efficaces : « Notre religion est la plus simple, donc elle doit être vraie. » Et pour les plus sceptiques, ils ajoutaient : « Si vous ne croyez pas en notre dieu, vous tombez sous la coupe du rasoir d’Ockham. » Quoi ? Le rasoir d’Ockham soutiendrait le multivers ? « Oui, affirmaient les prêtres, car si vous refusez le multivers vous commettez le crime de modifier l’équation de Schrödinger. » Et ils précisaient : « Ajouter des termes à l’équation de Schrödinger est bien pire que d’ajouter des univers. » (Zeh H. D., Phys. Lett. A 172, 1993, p. 189-192) L’argument sembla convaincre et l’épidémie enfla et enfla. Terrible, non seulement le règne du déterminisme est de retour, mais sans la petite faille de la glande pinéale. C’est le moment de prendre un peu de recul. Je suis un homme libre, je jouis de libre arbitre. Je sais cela plus que tout autre chose. Comment une équation, même très belle, pourrait-elle me convaincre que j’ai tort ? Je sais que je suis libre bien plus intimement que je ne connaîtrai jamais aucune équation. En conséquence, et malgré tous les discours grandiloquents, je sais jusque dans mes tripes que l’équation de Schrödinger ne peut pas être l’explication ultime ; il doit y avoir autre chose. « Mais quoi ? » me répètent les prêtres du grand dictateur. J’admets l’ignorer, mais je sais que l’hypothèse d’un multivers est fausse, tout simplement parce que je sais que le déterminisme est une imposture. Nicolas Gisin
  21. Dodgson

    Question sur la relativité

    Non, ce n'est pas un effet de l'accélération. En 1913, "Von Laue fut le premier à expliquer soigneusement que 'l'objection évidente' concernant l'accélération subie par l'horloge pendant le changement de système inertiel pouvait être évitée parce que 'nous pouvons rendre les temps de mouvement uniforme arbitrairement grands par rapport aux temps d'accélération' ". Voir A. I. Miller, Albert Einstein's Special Theory of Relativity: Emergence (1905) and Early Interpretation (1905-1911), Addison-Wesley Publishing Company, 1981.
  22. Dodgson

    Hominisation

    Trouvé dans une publication du CEA : Publication scientifique | Actualité | Science & société | Patrimoine | Histoire | Radioactivité | Datation | Recherche fondamentale L’Homme était déjà présent aux Philippines il y a quelques 700 000 ans ! © DR Une équipe internationale et interdisciplinaire, impliquant le Muséum national d’histoire naturelle, le CEA, le CNRS, l’UVSQ1, et en collaboration notamment avec le National Museum des Philippines, vient de découvrir les plus anciennes traces de peuplement des Philippines par des hominidés, dans le site archéologique de Kalinga (Île de Luzon) daté de 709 000 ans. Cette importante découverte parue dans Nature, le 2 mai 2018, amène à réviser nos connaissances sur l’histoire du peuplement de l’Asie du Sud-est insulaire.
  23. Dodgson

    Intelligence artificielle, risques réels...

    À propos de "The next Rembrandt" : certes, mais un bon faussaire aurait fait aussi bien plus vite, et tout seul.
  24. Dodgson

    Hominisation

    Trouvé aujourd'hui sur www.lefigaro.fr : Comme Neandertal, l'homme de Denisova s'est accouplé avec Homo Sapiens. L'étude génétique de plus de 5000 personnes d'Europe, d'Asie et d'Océanie, montre que nos ancêtres ont mélangé leurs gènes à deux reprises avec l'homme de Denisova, cousin disparu qui peuplait l'Asie il y a encore 40.000 ans. [etc... L'article évoque une période où, en gros, Homo Sapiens occupait l'Afrique, Neandertal l'Europe, et l'homme de Denisova l'Asie.]