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Tout ce qui a été posté par Fred_76
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En voiture, à pied, à vélo, à cheval, en trottinette… ou au lien https://siril.org
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Ça ressemble à des coups de hache… à mon avis un mari jaloux ou voisin furieux est passé par là. Cette hypothèse est bien plus probable que la météorite.
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Je confirme !!! C’est pas un spot pour les débutants 😂 https://www.instagram.com/p/CXR6mU-sIv0/?igshid=MzRlODBiNWFlZA==
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Tout est là : https://stellarium.org/fr/ Rubrique « guide d’utilisation » https://stellarium.org/files/guide.pdf cf page 217 et suivantes. Pour traduire en français, il y a plein d’outils, comme Google Translate, DeepL…
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Quelques images rigolotes ou étranges... bis !
Fred_76 a répondu à un sujet de RIGEL33 dans On fait une pause
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Bonjour Le Canon R6 mark II (ou son petit frère le R6 mk I) est un digne successeur du Canon EOS 6D. Je vais développer plus en détail ce boitier (ce message sera donc modifié au fur et à mesure de mon travail dessus). Boitier Le Canon R6 mk II est de type hybride, aussi appelé "mirror-less", donc sans miroir. Sa monture RF offre un diamètre de 54 mm, identique au diamètre de la monture EF qui équipait les réflex numériques de la marque. Le boitier nu pèse 670 g. Compatibilité avec les objectifs Le boitier est directement compatible avec les objectifs RF, et EF/EF-S avec la bague RF-EF. Notez que les objectifs EF-S (faits pour les APS-C) provoqueront un gros vignettage sur ce capteur plein format. Attention toutefois, Canon semble avoir renforcé sa protection contre les fabricants tiers. Des utilisateurs ont rencontré des gros problèmes en montant un objectif Samyang (ou Rokinon c'est pareil) sur un Canon R6 mark II ou Canon R7. Plusieurs objectifs de cette marque sont incriminés, mais il est probable que tous soient problématiques : - RF 14 mm f/1.8 AF - EF 85 mm f1.4 , EF XP 50 mm f/1.2 , EF 14mm f/2.8 , EF SP 10 mm f/3.5 (avec puce pour l'AF) Le symptôme est un blocage de l'appareil photo qui nécessite de retirer la batterie et de la remettre, voire, avec le RF, de faire un Reset usine de l'appareil photo. Ce problème n'est pas rapporté sur les R, R6 et R5. Il semble que le problème vienne de la puce AF (ou AE) placée sur les objectifs manuels pour faciliter la mise au point. Vous pouvez essayer de couvrir les contacts de la puce pour que l'appareil photo ne communique plus du tout avec l'objectif. Vous n'aurez plus l'assistance de mise au point, mais au moins l'objectif devrait fonctionner. *** mise à jour *** Le firmware 1.1.1 du R6 mark II semble corriger le problème pour les Samyang AF, mais pas les manuel avec puce AE. Pour le R7, le problème sera probablement réglé avec la prochaine version de firmware (actuellement c’est la 1.2.0). Sources : https://www.dpreview.com/forums/post/66461698 https://www.dpreview.com/forums/post/66686661 https://community.usa.canon.com/t5/EOS-DSLR-Mirrorless-Cameras/EOS-R6-Mark-II-Freezes-with-Rokinon-Lens/td-p/396690 Pas de problème à priori sur les objectifs Sigma. Prise de vue sans objectif (sur télescope/lunette) Par défaut, on ne peut pas prendre de photo sans qu'un objectif soit monté, ou quand aucun contact n'est détecté avec l'objectif, ce qui est le cas quand on utilise une bague de montage pour télescope, ou un ancien objectif. Il faut dans ce cas activer l'option de prise de vue sans objectif. Elle se trouve dans le menu C.FN 4 : Distance optique La distance optique est la distance entre le plan du capteur et la platine de montage des objectifs. Comme il n'y a plus de miroir dans les hybrides, celle ci a été réduite à 20 mm (contre 44 mm dans les reflex EF et EF-S). Il faut donc une bague spéciale, vendue 110€ pour adapter les objectifs EF à la monture RF. Je parle plus loin de ces bagues. Capteur Le capteur CMOS est de type "Dual Pixels" propre à Canon, et n'est ni empilé (stacké) ni éclairé par l'arrière (BSI). Sur le papier, Canon indique un capteur d'environ 24,2 MPixels, mais qui produit des images de 6000x4000 pixels : Je ne sais pas comment ils apprennent les multiplications au Japon, car même après avoir bu une bouteille de saké, trempé ma calculatrice dans de la sauce soja, et posé l'opération avec des baguettes, 6000x4000 donne exactement 24 MPix. Bref, c'est un capteur de 24,0 MPix, offrant des images de 6000x4000 pixels, chaque photosite faisant 5,98 µm de côté. La technologie "Dual Pixels" est propre à Canon. Chaque pixel est séparé en 2, ce qui permet de faire une analyse spéciale pour assurer la mise au point quelque soit l'endroit sur le capteur. Ce n'est pas si inutile que ça en astrophoto car la très bonne sensibilité du capteur lui permet d'assurer comme un grand une bonne mise au point la nuit sur les étoiles. A priori, plus besoin de Bahtinov avec un objectif AF. Par contre inutile de sauvegarder les informations Dual-Pixel dans les RAW, ça ne sert à rien en astrophoto, ça dégrade légèrement les photos (un peu plus de bruit) et ça double la taille des fichiers. Alimentation et autonomie Les batteries LP-E6NH sont du même format que celles qui équipaient pas mal de boitiers reflex de la marque (par exemple le 6D). Le boitier est compatible avec toutes les batteries LP-E6*. Le processeur Digic X qui équipe le R6 mk II est très rapide. Même si c'est le même qui équipe le R6 mk I, il a été optimisé pour consommer moins. L'autonomie CIPA (calcul très conservatif, avec batterie LPE6NH neuve) donne une autonomie de l'ordre de 450/760 photos contre 380/510 avec le R6 mk I (le premier chiffre est avec l'utilisation du viseur électronique, le second avec l'utilisation de l'écran LCD, en mode économie d'énergie). En pratique, on peut aller bien plus loin avant d'épuiser la batterie. On peut aussi l'alimenter directement via un powerbank avec mode "PD Power Delivery" sur la prise USB-C. Plus besoin de fausse batterie. Quand l'appareil photo est éteint, ça permet aussi de charger la batterie dans le boitier (uniquement les LP-E6NH, pas les LP-E6 ni les LP-E6N). C'est donc pratique quand on se déplace dans un endroit sans électricité car un Powerbank de 28000 mAh permet plusieurs charges et évite de trimbaler plein de batteries... à 110€ la batterie, ça fait des belles économies ! Fonctionnalités intéressantes Intervallomètre La série EOS R de Canon, dont le R6 mk II fait partie, dispose (enfin) d'un intervallomètre interne. Mais celui-ci est limité à 99 photos; c'est peu pour un timelapse, (ou un nombre infini) et ne permet pas les photos en mode Bulb, donc on est limité à des poses de 30 s en mode M. L'alternative est d'utiliser un intervallomètre externe. Ca ne coûte pas cher mais ça ajoute un truc supplémentaire à transporter, avec des fils en plus et des batteries à gérer, d'où risque d'oubli et de panne supplémentaire. Mode Bulb Ce mode n'est pas une nouveauté. Ce qui est nouveau sur la série R c'est qu'on peut maintenant saisir la durée de la pose Bulb depuis le boitier. Malheureusement cette fonction ne marche que pour une seule pose et n'est pas associable à l'intervallomètre interne. Notez que cette fonction était déjà présente sur des boitiers reflex récents comme les 80/90D, 6/7D mk II, 5D mk IV, 5DS/R... Quand la photo est prise, un compte à rebours s'affiche sur l'écran. Il est très lumineux et ne pouvait apparemment pas s'éteindre sur le R6 mark I. C'est dommage de voir cette info, car non seulement ça éclaire inutilement la zone (si vous voulez être discret, c'est raté), mais en plus ça consomme de la batterie pour rien. Canon dit avoir corrigé le problème sur le R6 mark II, car l'affichage s'éteint quand on appuie sur la touche "Info". C'est vrai. Mais si on reprend une autre pose Bulb dans la foulée, le compte à rebours se réaffiche à nouveau. On peut aussi replier l'écran mais dans ce cas c'est dans le viseur (!!!) que le compte à rebour s'affiche, et le viseur consomme encore plus que l'écran. Il s'éteint là encore quand on appuie sur Info. Il faut donc appuyer à chaque fois sur la touche Info pour l'éteindre... bref ça sert à rien ! La solution sera donc de régler l'écran sur la plus faible luminosité et une fois la séquence de poses longues lancée, de cacher l'écran avec une petite pochette en tissus, bien occultante. Antiflicker La série EOS R de Canon permet d'activer un système qui analyse le scintillement de la lumière et déclenche la photo au bon moment. C'est très pratique pour faire les flats et éviter les bandes sombres quand le temps de pose est assez court. L'activation de ce mode n'a aucune conséquence sur la qualité des photos. Il désactive cependant l'utilisation de la prise de vue en obturateur électronique, mais comme ce mode fait énormément grimper le bruit, il est préférable de s'en passer. Choses à demander à Canon Si on est nombreux à le demander, peut-être Canon décidera d'incorporer dans une évolution du firmware ? - ajouter le mode Bulb à l'intervallomètre => réponse de Canon France : la suggestion a été remontée au groupe, mais il est peu probable que ça soit implémenté - possibilité d'éteindre complétement le compte à rebours de l'écran et du viseur pendant une série de poses Bulb => réponse de Canon France : la suggestion a été remontée à au groupe, on ne sait pas si ça pourra être implémenté, mais on comprend que ça puisse être gênant pour la photo de nuit - augmenter le nombre de prises de vues successives de l'intervallomètre (999 voire 9999 au lieu de 99) => pas de réponse de Canon France à ce jour La page Contact de Canon est ici : https://www.canon.fr/support/consumer_products/contact_support/ Contactez les aussi car plus il y aura de demandes, plus il y aura de chance (sans garantie) que la suggestion entre dans le tunnel des développements futurs, soit dans une maj de firmware (peu probable) soit dans les nouveaux boitiers à venir. Tarif Le Canon R6 mark II est vendu à 2900€, ce sur quoi il est généralement utile d'ajouter 110€ pour la bague d'adaptation EF-RF afin de pouvoir utiliser les objectifs EF (deux autres bagues sont disponibles dont une qui permet l'insertion de filtre, j'en parle dans un post plus loin). Face à la concurrence, le R6 mk II est le plus cher, mais c'est aussi le plus récent. C'est le grand frère du Canon R6. Le R6 a 20 MPix avec des pixels de 6.56 µm. Ses concurrents directs sont les Nikon Z6 mk I et II, et le Sony A7C de 24.3 MPix (Nikon) et 24 MPix (Sony) avec des pixels de 5.94 µm. Voici les prix de lancement (on peut trouver moins cher maintenant sur certains sites) des hybrides 20-24 MPix du marché : - R6 mk I : 2700 € (en 2020) => 2950 € en tenant compte de l'inflation, vendu neuf en ce moment dans les 2300 € - R6 mk II : 2900 € (en 2023) - Z6 mk I : 2300 € (en 2018) => 2600 € en tenant compte de l'inflation, vendu d'occasion dans les 1500 € en ce moment - Z6 mk II : 2200 € (en 2020) => 2400 € en tenant compte de l'inflation, vendu neuf dans les 2350€ en ce moment - A7C : 2100 € (en 2020) => 2300 en tenant compte de l'inflation, vendu neuf en ce moment à 1850€ Vous me direz qu'il y a aussi les Panasonic Lumix S1, S1H, S5, S5K, les Sony A7 I, II et III, A9, I et II, Nikon Z5... et j'en oublie certainement, mais je ne peux pas parler de tout le monde ! Le A7C a une résolution similaire au R6 mk II (24 MPix) et est vendu 1000 € moins cher. C'est le bas de gamme des Sony hybrides plein format (C comme "cheap" ?). Il présente des performances en basse lumière un chouia meilleures, c'est donc un sérieux concurrent au R6 mk II (ou au R6). Mais son autonomie est largement inférieure et l'ergonomie de l'interface Sony jugée très complexe par la plupart des utilisateurs, sans compter le traitement destructeur que Sony applique sur les RAW dans les poses longues (le fameux Star Eater). Il n'est pas "cheap" pour rien ! Si vous commencez la photo, le A7C sera probablement le meilleur choix grâce à l'économie réalisée, à moins que d'autres fonctions des R6/Z6 I ou II ne soient vraiment utiles pour vous. En ce qui me concerne, j'ai une bonne collection d'objectifs et ils sont tous en monture Canon EF. Je fais aussi des photos de sport de glisse. Les fonctions du R6 sont importantes pour mes besoins donc le A7C et les Z6 étaient exclus... Réglage ISO optimal On constate sur la courbe suivante , issue du site de Bill Claff, qu'on ne gagne plus rien en basse lumière à partir de 400-1600 ISO, c'est à dire à partir du moment où la courbe est horizontale : Augmenter les ISO permet peut être de prendre des photos avec des temps de pose plus courts, mais cela a comme inconvénient de réduire la dynamique. Il est donc préférable de s'assurer de prendre des photos avec une dynamique maximale. Celle ci se trouve entre 400 ISO et 1600 ISO. On constate en regardant cette courbe, qu'il est "ISO Less" à partir de 400 ISO jusqu'à 51200 ISO car la courbe est quasi parfaitement linéaire sur cet intervalle. Le traitement du bruit opéré par le processeur interne pour les photos de moins de 1600 ISO est imperceptible sur les images. On est loin des dégâts causés par le Star Eater qui pénalise les capteurs des hybrides Sony. Dynamique Le R6 mk II est sur la courbe rouge pointillée. A 400 ISO, la dynamique est de 13,5 bits. Elle passe à 12,75 bits à 800 ISO, puis 11,75 bits à 1600 ISO. Ensuite on perd logiquement à peu près 1 bit à chaque fois qu'on double les ISO. Données issues du site de Bill Claff. On constate sur ce graphique que tous les boitiers 20-24 MPix récents se valent du côté de la dynamique à partir de 800 ISO. Le Canon 6D est indiqué en gris. Le Canon R6 mk I est indiqué en pointillés rouge, c'est le moins bon de la série. Les 2 Canon R6 I/II sont par contre supérieurs en dynamique par rapport à toute la concurrence à 400 ISO puisqu'ils sont à 13-13,5 bits de dynamique contre à peine plus de 12 bits pour les autres. La réduction de bruit sur les RAW apportée à cette sensibilité chez Canon est invisible, c'est donc à 400 ISO qu'il faudrait idéalement poser pour les photos de nuit et du ciel profond avec les R6 mk I/II sur les objets à forte dynamique (M31, Orion...).
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Pourquoi l’échantillonnage est égal à 206 p /f ?
un sujet a posté Fred_76 dans Tutos et Astuces de Paysages de Nuit
Pourquoi l’échantillonnage est égal à 206 p /f ? Des colistiers se demandent parfois d’où sort ce chiffre de 206 dans la formule qui donne l’échantillonnage d’un capteur en fonction de la taille des pixels et de la focale de l’optique. La réponse est simple : parce que la 206 était une bagnole vraiment cool. C’est bon, vous êtes satisfait ? Non… En fait il y a une explication mathématique mais elle est bien moins cool. La voilà quand même. C'est juste de la trigonométrie de base et un peu de conversion d'unités. Tout d'abord voici le schéma qui montre le principe : L’angle e que voit un pixel de dimension p derrière une optique de focale f est : Ici e est exprimé en radian, p et f dans la même unité de longueur (normalement en mètre) et atan est la fonction arc tangente. Comme p est généralement très petit devant f, le ratio p/2f est proche de zéro. On peut alors simplifier l’expression car atan x est quasiment égal à x quand x tend vers zéro. Il reste alors l’expression : Mais ici, e est toujours exprimé en radian et p et f en mètres. Or on a plutôt l'habitude d'exprimer e en seconde d’arc, p en micron et f en millimètre. Il faut convertir : On a donc : d'où : que l’on s'empresse d'arrondir parce que les décimales ici n’ont aucun sens pratique et on trouve la bagnole très cool : CQFD Gamme de tramage dans la Console SAM/SA L'application qui permet de piloter la Star Adventurer Mini et la Star Adventurer 2i permet la saisie d'un paramètre appelé 'Gamme de tramage'. C'est ce paramètre qui permet de faire du dithering. Il est vraiment IMPORTANT de l'activer. Mais quelle valeur faut-il saisir car le manuel n'en parle pas du tout ? La pratique montre qu'il faut largement exagérer le dithering pour qu'il soit efficace sur ces montures. On estime que 30 pixels de décalage est suffisant. La valeur à saisir dans l'application est en minutes d'arc : Finalement il suffit de retenir la formule simple, valable uniquement pour la SAM et la SA 2i dans l'application Console SAM/SA : (j'ai pas mis 103 parce que la Peugeot 103 n'était pas cool comme mob). -
Comment fonctionne le dithering avec la Star Adventurer Mini ? On est en droit de se poser la question puisque depuis la version 3.10 du firmware de la SAM, une option "Gamme de tramage" (dithering) est apparue dans la SAM Console. Or rien n'est détaillé dans le manuel, dans le texte accompagnant la mise à jour ou encore sur les sites de Skywatcher. Après avoir posé la question à de multiple reprises, voici la réponse de Sky Watcher : Et la traduction en français : En gros voici ce que cela fait. La première photo est prise normalement. Un décalage en + ou en - est appliqué aléatoirement par rapport à la position théorique de la seconde photo. Il se fait dans l’intervalle de temps qui sépare la première de la deuxième photo. Un autre décalage en + ou en - est appliqué aléatoirement par rapport à la position théorique de la troisième photo. Et ainsi de suite. Ils ne précisent pas comment calculer la valeur à entrer dans la case "Gamme de Tramage (Arcmin)", ni combien de temps cela prend à la monture pour se déplacer et se stabiliser pendant et après un dithering, donc combien de temps il faut laisser entre deux poses. Je n'ai pour l'instant pas de réponse à ces questions. Alors ce qui suit est à prendre avec précaution... Si l'on considère un dithering de +/- 10 pixels sur la photo, la formule qui permet de calculer la valeur à entrer est : d (arcmin) = 35 x p (µm) / F (mm) Par exemple avec un Canon 500D (p = 4.68 µm) et une focale de 150 mm, il faudrait saisir 35x4.68/150=1.1 minutes d'arc qu'on arrondira à 1 minute d'arc (c'est la plus petite valeur qu'on peut saisir). edit : Après pas mal d'essais, je me suis rendu compte que le dithering ne commençait vraiment à donner des résultats qu'à partir de 4'. En dessous, ce n'est pas convaincant. Testé avec 135 et 150 mm de focale. Donc il suffit de mettre la valeur 4 dans la case "Gamme de tramage" et de ne plus la changer. Si la monture s'arrête pour faire un dithering "en reculant" ou avance à 2 fois la vitesse sidérale pour aller "en avançant", il lui faut 4 secondes pour se décaler de 1 minute d'arc. Si le décalage précédent était à l'opposé du décalage à appliquer et les deux décalages au maximum de la valeur entrée, l'écart est égal à 2 fois la valeur saisie. On doit aussi laisser le temps à la monture pour qu'elle retrouve son équilibre après cette interruption ou accélération du suivi, disons 5 bonnes secondes. Il faudrait donc saisir un délai entre deux poses tel que : t (s) = 8 x d (arcmin) + 5 s edit : j'ai constaté que 4 secondes d’intervalle entre deux poses était suffisant, pour un dithering de 4'. Par exemple, pour le Canon 500D avec 150 mm de focale, il faudrait saisir un intervale entre poses de 8x1+5=14 s. On arrive rapidement à des valeurs très importantes si la focale est faible et les pixels sont gros, et on fini par perdre beaucoup de temps à attendre le dithering. Il faut donc peser le pour et le contre. En pratique, on à du mal à distinguer le bruit "télégraphique" sur les focales inférieures à 100-150 mm, inutile d'activer le dithering. Ca ne devient nécessaire que pour les focales supérieures à 150-200 mm (et encore...).
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Tutoriel : la Lune aussi grosse que la Tour Eiffel
un sujet a posté Fred_76 dans Tutos et Astuces de Paysages de Nuit
Prendre une photo de la Tour Eiffel contenue dans la Lune, possible ou non ? L'idée de cet article n'est pas de faire cette photo, qui n'est qu'un photomontage à la va-vite, mais de cadrer quand la Lune à la même taille que la Tour Eiffel. Où se placer, quelle focale utiliser, quand prendre la photo ? À quelle distance se placer ? La Tour Eiffel mesure 324 m à la pointe de son antenne. La Lune mesure entre 29.4 et 33.5 minutes d’arc (angle apparent). Il faut se placer à une distance telle que : Où : · H est la hauteur de l’objet qui doit faire la même taille apparente que la Lune · α est l’angle apparent de la Lune · D est la distance à laquelle il faut se placer Avec les données indiquées on a : La Lune se couchant vers l’Ouest, l’un des meilleurs endroits où se placer serait en haut d’une des attractions de Disneyland Paris à 35 km de la Tour Eiffel, idéalement depuis la Tour de la Terreur qui culmine à 66 m, ou d'une autre attraction plus basse mais à la vue dégagée vers Paris. Malheureusement, le relief sur le chemin remonte trop pour voir le bas de la Tour Eiffel, on ne la verra au mieux qu’à partir du 1er étage. Ci-dessous le relief simulé par le site Geoportail.gouv.fr. Mais cette simulation ne tient pas compte de la rotondité de la Terre. Plus on est éloigné, plus l’objet observé disparaît sous l’horizon. La hauteur masquée se calcule assez facilement avec la relation : Où : · D est la distance à l’objet, en m · R⊕ est le rayon de la Terre = 6 371 000 m · L est la hauteur masquée sous l’horizon, en m À 35 km de distance, les objets « s’enfoncent » donc en apparence de 94 m. À l’exception des platistes, on ne verra la Tour Eiffel qu’au-dessus de son 1er étage. La réalité est légèrement différente à cause de la réfraction atmosphérique qui peut faire « remonter » les objets lointains au-dessus de l’horizon. Il peut aussi y avoir des immeubles et arbres entre les deux points qui masquent la vue, Geoportail ne donne que le relief naturel. Bref, il est important de faire des repérages sur place pour vérifier que le point de vue est correct. Par exemple depuis la Cabane des Robinson, on voit bien la Tour Eiffel, mais comme la cabane n'est qu'à 25 m de haut, on voit moins bien la tour que depuis un endroit plus élevé : (extrait d’une photo de Maxfan, 2012) Malheureusement, une antenne téléphonique a été construite dans l’axe, comme le montre cette photo plus récente prise à peu près du même endroit : (extrait d’une photo de Jeff Lang, 2016) Le Panoramagique offre lui aussi une vue sur la Tour Eiffel. Il existe des bâtiments des les villes voisines capables d'avoir un point de vue plus dégagé. À vous de les chercher ! Quelle focale utiliser ? Prenons par exemple le boitier Nikon D850 avec ses 45 megapixels (capteur plein format de 8256x5504 pixels). Pour que la Tour Eiffel (ou la Lune) occupe le tiers de l’image en orientation paysage, soit 8 mm sur le capteur, ou 1835 pixels, il faut une focale telle que : Où : · h est la taille de l’objet sur le capteur · α est l’angle apparent de l’objet vu depuis l’endroit où la photo est prise · f est la focale à utiliser C’est beaucoup mais pas impossible. Cela impose d’utiliser un téléobjectif allant jusqu’au moins 500 mm de focale auquel on ajoute un doubleur. Le Canon 7D mk II a un capteur APS-C de 15x22.4 mm pour 5472x3648 pixels. La focale requise pour que la Lune occupe le tiers de l’image, ou 1216 pixels (donc 15/3=5 mm sur le capteur) est donc : Un téléobjectif allant jusqu’à 600 mm de focale suffirait, mais l’image serait moins résolue (1216 px contre 1835 avec le D850). Quand prendre cette photo ? PhotoPills calcule les créneaux suivants, et voici quelques simulations : 3 janvier 2020 à 0h35, le quartier de Lune sera à moitié derrière la Tour Eiffel 5 mai 2020 à 5h38, presque pleine au-dessus de la Tour Eiffel 11 mars 2020 à 8h19, presque pleine Lune en haut de la Tour Eiffel 8 août 2020 à 11h14, 3 quart au-dessus de la Tour Eiffel 29 octobre 2020 à 4h49, presque pleine Lune au-dessus de la Tour Eiffel 12 novembre 2020 à 16h11, ce sera un fin croissant juste derrière la Tour Eiffel 2 février 2021 à 10h44, lune au ¾ centrée en haut de la Tour Eiffel 25 août 2021 à 09h57, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 19 mars 2022 à 07h38, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 17 décembre 2022 à 13h31, quart de Lune au-dessus de la Tour Eiffel 9 mars 2023 à 8h08, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 15 mai 2023 à 16h25, croissant en haut de la Tour Eiffel 5 août 2023 à 10h59, donc dans la journée, et la Lune sera aux ¾ et au-dessus de la Tour Eiffel Malheureusement aucune de ces dates ne se passe de nuit dans les 5 minutes qui suivent chaque heure du coucher du Soleil jusqu'à 1h05 du matin, on ne pourra donc pas cadrer la Lune avec la Tour Eiffel scintillante. Il reste à : avoir une bonne météo éventuellement avoir l'autorisation du parc pour photographier pendant les heures de fermeture... Et depuis l'Ouest parisien ? En se plaçant à l’Ouest de la Tour Eiffel, on obtient un beau panorama depuis les coteaux de Chènevière / Mézy-sur-Seine. La route d’Apremont semble un bon spot d'après Google Street View. De là, on peut voir la tour Montparnasse, la Tour Eiffel et l’ensemble des gratte-ciel de la Défense. (Photo 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines) La Tour Eiffel se trouve à 35 km. Les dates où la Lune se lèvera sur la Tour Eiffel sont : 5 novembre 2019 à 15h14 30 décembre 2019 à 11h47 21 mars 2020 à 6h19 19 décembre 2020 à 12h35 5 mai 2021 à 4h40 5 novembre 2021 à 8h24 30 décembre 2021 à 4h45 29 mars 2022 à 7h07 19 juin 2022 à 1h45 26 octobre 2022 à 9h44 20 décembre 2022 à 5h07 11 mars 2023 à 23h37 -
Tutoriel PhotoPills : descriptions des commandes et outils
un sujet a posté Fred_76 dans Logiciels de Paysages de Nuit
Photopills une App pour préparer une séance de photo de paysage astronomique Version 2.11 1 Présentation Photopills est une application disponible sur smartphones et tablettes Android et Apple. Elle est dédiée à la préparation des sorties photo pour réaliser des paysages de nuit. Son prix est très léger - 10€ - au regard du nombre et de la qualité des outils qu’elle compile. Il serait ambitieux d’en expliquer toutes les fonctions, tant il y en a, je vais donc me cantonner à une description très sommaire des fonctions, puis une explication détaillée de l’outil « Planner ». Il fait partie intégrante des applis dont je dispose pour mes photos de nuit ! Une aide en ligne très complète est disponible, mais en anglais seulement. A noter que les nombreuses vidéos proposent maintenant un sous titrage en français. De nombreuses fonctionnalités sont ajoutées à chaque mise à jour. Je vais tenter de faire le tour de cette application, avec quelques cas pratiques. 2 Les onglets de l’application Quand on lance l’application, le panneau propose 3 onglets : 2.1 Mon contenu L’onglet « Mon contenu » propose les outils suivants : Liste des plans sauvegardés Liste de photos d’utilisateurs de PhotoPills, vous avez accès à plein de détails sur les conditions et lieu de prise de vue, ce qui peut être utile. Liste des points d’intérêts que vous avez sauvegardés Permet de sauver ses points d’intérêt, plans, planifications et d’importer une sauvegarde. Accède aux réglages de PhotoPills, en particulier les unités, le format des affichages de degrés… 2.2 Pilules (ex Outils) L’onglet « Outils » propose les outils suivants : Pour préparer une sortie, c’est l’outil central de PhotoPills. Il fait l’objet d’une description complète en Section 3. Pour des infos sur le Soleil, horaires... Idem mais pour la Lune. Permet de calculer l’exposition (ouverture, temps de pose, ISO) équivalente à une autre, par exemple afin d’optimiser un temps de pose, ou le réglage ISO. Permet de calculer la profondeur de champ en fonction des caractéristiques de son matériel. Calcule l’angle de champ observé par un objectif sur son boitier. Ce tableau résume les profondeurs de champs selon un ensemble de réglages. Ce tableau résume l’hyperfocale selon son matériel. Utilise la caméra de la tablette ou téléphone pour filmer la scène en face de soi, et superpose des éléments du ciel (voie lactée, soleil, lune…) pour se rendre compte de leur position en réalité augmentée Permet de préparer une sortie d'observation des pluies d'étoiles filantes (depuis version 2.11) Permet d’estimer la durée totale de poses à cumuler pour que les étoiles tournent d’une certaine quantité qu'on règle graphiquement sur l'écran Cet outil permet de calculer le temps de pose idéal pour que sans suivi, les étoiles ne laissent pas de filé visible sur l’image. On accède à deux calculs, la règle de 500, obsolète, et la règle NPF (mon invention ;-) ) bien plus fiable. Outil d’aide au calcul des durées des timelapses en fonction des poses effectuées, des intervalles entre poses, de la durée du film final… Indispensable pour cuire un œuf mollet. Cela dit il ne prend malheureusement pas en compte l’altitude ! Détermine à quelle distance on doit se trouver d’un objet pour qu’il entre dans le champ de son objectif. Permet de comparer deux ensembles de matériels différents pour qu’ils puissent observer la même scène de la même façon. 2.3 Académie L’onglet « Académie » propose les outils suivants : Ouvre la page Internet avec l’aide en ligne de PhotoPills, très complet, mais en anglais uniquement. Accède aux tutoriels (en anglais) sur PhotoPills, ils sont extrêmement bien faits pour qui comprend l’anglais. Articles de mise en pratique de la photo de paysages de nuit, toujours en anglais. Boutique en ligne des Goodies de PhotoPills Trombinoscope des développeurs de PhotoPills Évaluation de l’application N’hésitez pas à poser vos questions, en anglais, espagnol ou catalan. Les réponses sont très rapides et très pertinentes. Glossaire très complet de termes associés aux photographies. En anglais. -
Les filtres au didymium pour lutter contre la PL
un sujet a posté Fred_76 dans Matériel de Paysages de Nuit
Les filtres teintés dans la masse (au didyme ou didymium) Les filtres au didymium ou didyme (verre dopé dans la masse avec des oxydes de praséodyme et de néodyme) coupent bien les longueurs d'ondes des lampes à vapeur de sodium entre 560-600 nm), ainsi qu'on peut le voir sur ce graphique qui simule l'effet du filtre sur le spectre : - La bande du dessus traduit la façon dont un appareil photo (ici un Canon EOS 450D) voit la lumière naturelle issue du Soleil, - La deuxième bande simule l'effet d'un filtre fait avec du verre "didymium" (ici un Optima PNB-586, sans traitement antireflet donc moins bonne transmission, courbe source Optima), genre Hoya - La troisième simule l'effet des filtres avec traitement antireflet, genre Nisi, Rollei... (courbe source Paul Reiffer) - La quatrième simule l'effet des filtres au néodyme (genre Lonely Speck Pure Night) Simulation des différents types de filtres "anti PL" À noter que d'un lot à un autre, l'emplacement exact des bandes d'absorption peu légèrement varier de même que leur taux de transmission. Cela dépend de la proportion de praséodyme et de néodyme. Les verres au néodyme uniquement (comme le Pure Night de Lonely Speck apparemment) sont moins sélectifs dans la bande 560-600 mm. On remarque deux atténuations dans le vert entre 500 et 550 nm, et une grosse coupure dans le jaune-orange entre 570 et 600 nm, ce qui correspond à des raies d'émission du mercure et du sodium (mais pas toutes). Le reste du spectre est légèrement atténué, plus avec le Hoya qu'avec les autres. Le fait que les filtres traités antireflet laissent mieux passer le bleu que ceux sans traitement explique certainement pourquoi les couleurs paraissent plus froides avec ceux-là qu'avec le filtre Hoya. Un détail important, c'est que la bande OII juste après 550 nm n'est pas coupée, elle est la principale contributrice de la "lueur de l'air" (en anglais air glow). Les filtres laissent donc voir cet effet naturel assez photogénique quand il est présent. DANS TOUS LES CAS, AVEC LE REMPLACEMENT RAPIDE DES LAMPES TRADITIONNELLES PAR DES LEDS, CES FILTRES SONT DE MOINS EN MOINS EFFICACES POUR RÉDUIRE LA POLLUTION LUMINEUSE. DE FAIT VOUS NE VERREZ GÉNÉRALEMENT PAS OU PEU D'AMÉLIORATION SUR VOS IMAGES. Les objectifs grands angles et très ouverts largement utilisés en paysage de nuit ne permettent pas l'usage des filtres interférentiels. Ces filtres se comportent en effet différemment selon l'incidence du rayon lumineux, et avec les grands angles, la variation de l'incidence est extrême d'où l'apparition d’artefacts de vignettage, ou des colorations annulaires curieuses. Il faut oublier les filtres internes type CLS, UHC... largement utilisés en astrophotographie, si on utilise des focales inférieures à 100 mm (voir nota en fin d'article). Seuls les verres traités dans la masse, tels ceux au didyme, sont utilisables avec nos objectifs, d'où leur succès. Les vendeurs de filtres au didyme sont les suivants : Rollei Astroklar Haida NanoPro MC Clear Night : pas distribué en France, il faut chercher des boutiques en ligne en Allemage, Suisse, Espagne et Belgique Nisi Natural Night : le plus cher mais très utilisé, aurait un rendu plus froid que le Hoya d'après un test de Maxime Oudoux, probablement à cause des traitements de surface, on retrouvera certainement ce même problème avec les filtres Rollei et Haida qui semblent fabriqués de la même façon Hoya Starscape (ex R54 Red Intensifier ou Enhancer) ou Kenko Red Enhancer n°1 : le moins cher, filtres circulaires et carré 100x100, n'a pas de traitement anti-reflexion/poussières/buée et est souvent en rupture de stock sur de longues durées, Hoya est une marque de Kenko-Tokina H&Y Starkeeper : propose des filtres carrés et circulaires dans quelques diamètres, pas simple à trouver K&F Concept Natural Night : propose des filtres circulaires, avec traitement anti reflet, verres "allemands" (Kopp ou Schott) Urth Night Filter Plus+ : propose des filtres circulaires, avec traitement anti reflet et anti poussières/buée, soit-disant "green" D'autres fabricants proposent de tels filtres mais semblent bien moins distribués en Europe : Kase Wolverine (semble avoir repris l'activité de LonelySpeck, avec traitement antireflet et hydrophobe) Lonelyspeck Pure Night (mais il ne semble plus en vendre, vient des USA, attention aux taxes d'importation+TVA) BreakThrough Photography Night Sky (plus cher que Nisi, non distribué en Europe, vient des USA, attention aux taxes d'importation+TVA) Maxime Oudoux présente sur son site un test du Nisi Natural Night : https://maximeoudouxphotographie.fr/test-filtre-nisi-natural-night-astrophotographie/ Ian Norman de Lonely Speck a fait un test du Hoya Red Intensifier : https://www.lonelyspeck.com/hoya-intensifier-review-an-affordable-light-pollution-filter-for-astrophotography/ Il présente aussi une comparaison avec sa solution PureNight : https://www.lonelyspeck.com/purenight-faq/ Giovanni Corona a fait un test (très subjectif) avec quelques uns de ces verres : https://www.giovannicorona.com/the-big-4-comparisons-night-filters Il existe d'autres façons de trouver de tels filtres. Le verre au didyme est fabriqué par et sous les références : - Kopp Glass : 5121 - Schott : BG36 et BG20 - Hoya : V10 - Optima : PNB-586 De nombreuses sociétés chinoises proposent ces verres, souvent en Optima PNB586, taillés dans les dimensions de son choix (généralement de forme carrée ou rectangulaire, plus rarement ronde), avec ou sans traitement antireflet, à des prix bien plus intéressants que les filtres Nisi et Hoya. Mais la commande doit être groupée car généralement un nombre minimum de 10 voire 100 pièces est exigé. Par exemple, avec un fournisseur contacté, le prix pour 1 verre de qualité optique Optima PNB586 de 150x150x2 mm est de l'ordre de 60€/verre (avec une commande mini de 10 unités), ce à quoi il faut ajouter les frais de port, les frais de douane et la TVA, soit un total d'environ 90€/verre. Ils proposent le traitement antireflet mais ne m'ont pas encore fait d'offre de prix. Ils ne proposent pas de traitement hydrophobe. Ces fournisseurs sont donc des bonnes alternatives économiques aux vendeurs "classiques". Il faut juste être assez nombreux pour grouper la commande. ---/---/---/--- Les filtres interférentiels CLS / UHC /LPS Les filtres de type CLS ou UHC fonctionnent en faisant interférer la lumière entre des couches déposées sur la surface du filtre. Ce principe n'est valable que si les rayons lumineux arrivent à peu près perpendiculairement à la surface du filtre, ce qui est le cas avec les télescopes usuels dont l'ouverture est de f/4 ou plus fermés (f/5...). Or, la photographie de paysages de nuit utilise des objectifs très ouverts, f/2.8, f/2.0, f/1.8... Dans ce cas, les conditions d'utilisation des filtres interférentiels ne sont plus respectées et on voit apparaître des halos colorés très difficiles voire impossibles à retirer en post traitement. EN PRATIQUE LES FILTRES INTERFÉRENTIELS SONT INUTILISABLES AVEC UN OBJECTIF OUVERT À F/2.8 OU MOINS (par exemple F/1.8, F/1.4...) Les photos ci-dessous montrent l'effet (source Kenko avec leur filtre LPR) : Effet d'un filtre interférentiel utilisé avec un grand angle (source Kenko) Voici une autre photo prise par un colistier ( @JMDSomme) avec un Samyang 35 mm à f/2.8 sur un Sony A7iii et un filtre Astronomik Clip UHCE, ce n’est guère mieux malgré ce qu’affirme le fabricant. C’est pareil avec un 50/1.8 mm et un 135/2.8. Ce gradient de couleur retire assez bien avec l'outil de retrait de gradient de Siril, mais l'image reste malgré tout dégradée. -
Bonjour, Préliminaire : Ce sujet avait été soulevé il y a quelques mois mais resté sans réponse (car l'objet n'était pas encore en vente). Je le relance avec plus de détails. Skywatcher vient de sortir une nouvelle mini monture qui est faite pour la photo "légère" (avec un APN + objectif) et le timelapse. Sa capacité de charge est de 3 kg de charge utile (sans contrepoids) et peut monter à 4 kg si on équilibre la charge avec des contrepoids (en option mais ça doit pouvoir se bricoler facilement), on peut donc s'en servir en visuel pour y attacher une petite lulu de 60-80 mm ou une paire de jumelles. Je viens de peser, mon 6D avec un (gros) Tamron 24-70 F/2.8 et une rotule photo pèsent 2.1 kg : on est donc loin de la charge maximale. Il est recommandé de la poser sur un solide trépied photo (ou vidéo). On se trouve avec un appareil totalement autonome capable de faire de l'astrophoto à moindre coût car elle fait pas plus de 250 EUR avec un viseur polaire. Elle permet plein de modes de fonctionnement, par exemple : - timelapse "conventionnel" avec rotation de la monture entre chaque pose la monture ne bougeant pas pendant les poses - timelapse "astro" : la monture préalablement mise en station va effectuer le suivi des étoiles pendant la pose et revient à la position d'origine entre chaque pose. On peut donc un timelapse avec des poses longues sans filé d'étoiles, impossible avec les autres systèmes de timelapse - suivi classique : la monture suit les étoiles (ou la Lune, ou le Soleil) Voici le mode d'emploi : https://teleskop-austria.at/information/pdf/StarAdvMini_SAM%20User%20Guide-3-8.pdf La monture n'est pas vendue avec une base équatoriale, mais ce n'est pas nécessaire si on la fixe sur un trépied photo ou vidéo. Elle est par contre fournie avec un viseur polaire qu'il faut installer pour la mise en station, et retirer avant de mettre l'appareil photo. Je pense que bricoler un support déporté pour le VP ne sera pas un luxe. Le port USB visible sur la photo ne sert qu'à recharger les batteries à l'intérieur de la monture, elle ne permet pas l'autoguidage. L'autonomie indiquée est de 24 heures, maintenant, au froid à -10°C je ne suis pas certain qu'elle tienne aussi longtemps, mais il suffira de brancher une batterie sur le port USB pour qu'elle reparte. Avec un câble optionnel (10 EUR), elle peut gérer l'appareil photo pour les timelapses. On peut aussi la commander depuis un iPhone ou Android via WiFi. Ca semble une petite monture très prometteuse et pas trop chère. Elle marche sur les platebandes des Vixen Polarie, iOptron SkyTracker et SkyTracker Pro, de l'autre Star Adventurer de Skywatcher, j'en oublie certainement. On la trouve maintenant en vente chez AstroShop à 239 EUR ou TS au même prix. Curieusement, elle n'est pas vendue chez Optique Unterlinden, pourtant importateur exclusif de Skywatcher pour la France... Elle est vendue 350 EUR en "kit astro", pour ce prix on a en plus une base équatoriale et une queue d'aronde et un support permettant un mouvement fin en déclinaison de l'appareil photo. A mon avis c'est un luxe peu utile si on dispose déjà d'un trépied photo robuste équipé d'une tête vidéo (pan/tilt) de bonne qualité. Voici un rapport de test de cette monture (en anglais) : http://philhart.com/content/star-adventurer-mini-review L'application tourne sur Android et iPhone. A ce jour, les versions disponibles sont la 0.915 pour iOS et 0.916 pour Android. Bonne nouvelle pour les possesseurs d'iPhone et d'iPad, l'appli ne requiert que l'iOS 5.1.1 donc elle peut être installée sur un vieil iPhone ou iPad, par exemple iPhone 3GS ou un iPad 1ère génération. Espérons que les futures mises à jours de l'appli conservent cette compatibilité. Attention : il ne faut pas la confondre avec l'autre monture photo de Skywatcher, la Star Adventurer, un peu plus grosse mais moins versatile. Ici il s'agit de la Mini Wi-Fi. Note : l'application SAM console ne fonctionne pas sous IOS 6.1.6 avec un iPhone 3GS. Testé ce matin, on voit le logo Skywatcher puis l'application plante.
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Bonjour Il y a deux semaines, j'ai racheté la lunette WO ZS 80 FD de J_PBeausoleil06 qui nous a si tristement quitté en avril dernier. La lunette est désormais chez moi. Comme on ne trouve pas beaucoup de tests en français de cette lunette, voici le mien. Elle est superbe dans sa robe noire laquée avec les liserés et boutons dorés. On la trouve aussi en rouge (édition anniversaire). Elle est identique à la Megrez 80 doublet fluorite vendue 50 EUR de plus au milieu des années 2000, seul le bafflage et la couleur extérieure changent. Son prix était d'environ 800 $ en 2005 aux USA. On la trouve d'occasion aux alentours de 350-500 EUR selon l'état et les accessoires fournis avec. Sa focale est de 555 mm. La formule optique est signée de TMB. Le descriptif complet est ici : https://www.williamoptics.com/support/download/zenithstar80fd.pdf En fait de fluorite (fluorure de calcium, symbole CaF2), il s'agirait WO m'a confirmé qu'il s'agissait de FPL-53, un verre très similaire à la fluorite, fabriqué par O'hara. Les lunettes ED sont généralement faites avec du FPL-51. À noter que la fluorite n'est plus fabriquée depuis un paquet d'années. La lunette est robuste et respire la santé. Son parebuée coulisse sur le tube de façon très agréable, ce qui n'est pas mal du tout pour une lunette de 2006 (elle a donc 8 ans). JP l'avait achetée en 2009, probablement en seconde main déjà. Par contre, ça confirme ce que tout le monde dit des Williams Optics de cette époque, le mécanisme d'entrainement du Crayford est une misère ! Mais coup de chance, le mécanisme interne du microfocuser 1:10 pour crayford de chez Lacerta que j'avais installé sur mon Newton SW 150/750 est exactement le même que celui du WO, mais en mieux (usinage certainement plus précis et matériaux mieux choisis). Je l'ai découvert en ouvrant les mécanismes par curiosité : on peut faire un échange standard. http://www.teleskop-express.de/shop/product_info.php/language/en/info/p2625_1-10-micro-transmission-for-retrofitment-of-Crayford-focusers.html J'avais contacté Tim de WO pour connaître le prix du mécanisme de rechange. Il le vend 59 USD, port compris, ce qui est moins cher que d'acheter le 1:10 Lacerta. Je retrouve donc un Crayford tout doux qui réagit au quart de tour. Cette nuit, le ciel était propice à un premier essai en visuel. Si je devais résumer est 3 mots : c'est pur ! J'ai installé la lunette sur une EQ6. Elle tient bien sur des colliers 90 mm et une queue d'aronde : http://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-astronomie/platines-anneaux/colliers-de-serrage-pour-telescopes-et-lunettes_detail Mais il va falloir bricoler encore un peu pour installer le chercheur. J'ai commandé une embase chez Pierro Astro, elle devrait arriver d'ici la semaine prochaine ou suivante. Un trou au centre et une vis M4 et elle trouvera sa place sur la lunette pour accueillir le chercheur. Problème : le tirage. Il manque plus de 13 cm pour atteindre le foyer ! WO s'en était expliqué sur Cloudy Nights. Ils ont réalisé cette lunette sur la base du matériel d'une lunette 80/480. Ils devaient avoir des stocks de tubes préfabriqués à cette dimension ! On doit donc ajouter des allonges pour atteindre le foyer. J'ai bien une extension 2" de 6 cm, une de 5 cm et un réducteur 2">1.25" qui ajoute 1 cm. Total = 12 cm... il manque un bon cm pour atteindre le foyer avec mes oculaires. J'ai donc récupéré le fût d'une vieille Barlow dont j'utilise le groupe de lentilles pour l'autoguidage au chercheur. Cela m'a permis de trouver les quelques cm manquants. Ce n'était pas super stable mais je suis arrivé à faire le point. Le porte oculaire Crayford est solide et tient très bien la charge des allonges multiples avec une barlow et un hypérion au bout. Il peut être tourné sur 360° pour cadrer son champ en astrophoto. Un très léger jeu existe mais il disparaît quand on serre la vis de blocage. Premier objet visé : la Lune avec l'Hyperion 21 mm. Ça pète ! Pas un poil de chromatisme. Le contraste et le piqué sont superbes. J'ai rarement vu la Lune aussi nette. Avec les Hypérion 13 mm puis 8 mm, soit un grossissement de x70, la Lune est toujours magnifique. Même avec mon SW N150/750 j'ai du mal à voir des détails aussi piqués. Le SW N200/1000 donne mieux mais ses 200 mm de diamètre y sont pour beaucoup. Je tente la Barlow Celestron Ultima x2. J’atteins un grossissement de x140 que je pousse même vers x200 en inversant la Barlow avec la rallonge 1,25" ce qui ajoute bien 3 cm de tirage entre la Barlow et l'oculaire. Le contraste chute, normal, mais l'image est toujours bien fouillée malgré la turbulence qui monte des chaleurs des toits des voisins et de la ville du Havre. Un subtil chromatisme est perceptible à ces grossissements, c'est un doublet, pas un triplet, ce doit être la raison. Puis je me déplace sur Saturne qui est toute proche de la Lune. Magnifique ! Je distingue sans problème la division de Cassini dès le 13 mm (x40). Avec la Barlow, que ce soit en x140 ou en ~x200, Saturne tremble mais ne plie pas, la division de Cassini est bien plus visible et je peux sans problème distinguer l'ombre de la planète sur les anneaux. Je pointe alors sur Mars mais à part un petit cercle rouge pas très homogène, impossible de distinguer un quelconque détail à sa surface. Il faut dire qu'elle est juste au dessus du toit en ardoises de mon voisin et donc ça turbule à fond ! J'ai testé le réducteur/aplanisseur de champs WO FFx0.8 III. Je n'ai pas vu de grosse différence, mais il n'est pas fait pour le visuel, encore moins pour le planétaire. En plus je ne pouvais pas l'utiliser avec le bon backfocus et donc l'image prenait pas mal de chromatisme : je n'avais que 30 mm de backfocus contre les 56 requis par WO. La Lune presque pleine conjuguée à un ciel légèrement voilé m'a empêché d'aller plus loin dans mes observations sinon j'aurais tenté quelques nébuleuses et amas d'étoiles. J'attends une rallonge 2" de 80 mm de chez Pierro Astro, c'est une rallonge sans ces p*** de gorges de sécurité qui font château branlant avec les bagues annulaires en cuivre. Il n'y a que chez les français (OU et PA) qu'on en trouve dans cette longueur... (marque Kepler). Chez TS et Astroshop, il n'y en a pas. Là c'est bien : Là c'est nul : Voilà pour le premier CROA de ma lulu apo. Pour l'instant j'en suis très satisfait. Elle me servira en photo/film (avec autoguidage au chercheur), ou comme lunette guide pour mon SW N200/1000, ou bien pour un peu de visuel. Voilà ! Dès que j'aurais l'occasion de faire de la photo et du planétaire avec, ce fil de discussion sera mis à jour. En attendant, voici quelques photos prises par J_PBeausoleil06 avec cette lulu : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=47092 http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=55334 http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=55272 malheureusement, de nombreuses autres images de JP, qui étaient hébergées chez ImageShak, ont été effacées. Fred
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Bonjour --- mise à jour des liens en mars 2023 --- Je ne sais pas si c'est la meilleure rubrique pour poster ce message, les modérateurs le déplaceront si nécessaire... La "zone noire" du Morvan, ainsi que montrée sur la carte ci-dessous, abrite de nombreux gîtes ruraux qui peuvent héberger des astronomes. Je ne parle pas des campings (en hiver ça caille trop là bas !!!). Voici la liste des gîtes portés sur la carte. Les détails se trouvent dans les réponses : 1) Gâcogne - Gîtes du Château de Raffigny (ciel de 19/20, non testé) 2) Glux en Glenne - Gîte du bois du Haut Folin (ciel de 19/20, Gresac) 3) La Grande Verrière - Gîte de Montmorillon Bernard (ciel de 16 à 17/20, non testé) 4) Uchon - Gîte de la Brosse Popille (ciel de 17 à 18/20, testé SAH) : fermé 5) Cussy en Morvan - Gîte de Thivelle (ciel de 16 à 17/20, non testé) 6) Poil - Château de Villette (ciel de 16 à 18/20, testé P. Desvaux) 7) Saint Prix - Gîte des fleurs (ciel de 16 à 19, non testé), grande capacité d'accueil dans 5 chalets Qui en connait d'autres ? Si vous en connaissez, ce serait bien de les signaler ici et au Gresac. A+ Fred
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Bonjour Etant en vacances au sud (Pays Basque), je me suis essayé à faire la Galaxie de Barnad (NGC 6822), un objet très faible et réputé difficile à imager. Elle n'a pas usurpé sa réputation ! Bon, OK, je n'ai pas le setup idéal pour imager cet objet, j'avais pris mon matos de voyage : Skywatcher Newton 150/750, pas de MPCC, un EOS 1000D défiltré, équipé d'un filtre CLS CCD, monture HEQ5 avec autoguidage au chercheur 9x50 et une SPC900 non modifiée. Enfin, un ciel assez turbulent. Comme je n'ai pas encore acquis la technique du dithering, mon image souffre d'une forte trame... 52 x 5 min @ 800 ISO 7 darks, 11 offsets, 11 flats D'abord avec un traitement léger et sans binning : la full Puis avec un traitement plus brutal et un binning x2, une tentative de filtrage de cette maudite trame, histoire pour mieux voir la galaxie et la nébulosité à droite de la galaxie, au détriment du reste... : la full Ca n'arrache pas trois pattes à un barnard, mais bon, étant habituellement en Normandie, il fallait bien que j'essaye... --- edit (voir post n° 12) --- Je pense qu'il me sera difficile de faire tellement mieux. Peut-être sur les couleurs... j'attends Didou !!! la full Fred
