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Fred_76

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Tout ce qui a été posté par Fred_76

  1. Prendre une photo de la Tour Eiffel contenue dans la Lune, possible ou non ? L'idée de cet article n'est pas de faire cette photo, qui n'est qu'un photomontage à la va-vite, mais de cadrer quand la Lune à la même taille que la Tour Eiffel. Où se placer, quelle focale utiliser, quand prendre la photo ? À quelle distance se placer ? La Tour Eiffel mesure 324 m à la pointe de son antenne. La Lune mesure entre 29.4 et 33.5 minutes d’arc (angle apparent). Il faut se placer à une distance telle que : Où : · H est la hauteur de l’objet qui doit faire la même taille apparente que la Lune · α est l’angle apparent de la Lune · D est la distance à laquelle il faut se placer Avec les données indiquées on a : La Lune se couchant vers l’Ouest, l’un des meilleurs endroits où se placer serait en haut d’une des attractions de Disneyland Paris à 35 km de la Tour Eiffel, idéalement depuis la Tour de la Terreur qui culmine à 66 m, ou d'une autre attraction plus basse mais à la vue dégagée vers Paris. Malheureusement, le relief sur le chemin remonte trop pour voir le bas de la Tour Eiffel, on ne la verra au mieux qu’à partir du 1er étage. Ci-dessous le relief simulé par le site Geoportail.gouv.fr. Mais cette simulation ne tient pas compte de la rotondité de la Terre. Plus on est éloigné, plus l’objet observé disparaît sous l’horizon. La hauteur masquée se calcule assez facilement avec la relation : Où : · D est la distance à l’objet, en m · R⊕ est le rayon de la Terre = 6 371 000 m · L est la hauteur masquée sous l’horizon, en m À 35 km de distance, les objets « s’enfoncent » donc en apparence de 94 m. À l’exception des platistes, on ne verra la Tour Eiffel qu’au-dessus de son 1er étage. La réalité est légèrement différente à cause de la réfraction atmosphérique qui peut faire « remonter » les objets lointains au-dessus de l’horizon. Il peut aussi y avoir des immeubles et arbres entre les deux points qui masquent la vue, Geoportail ne donne que le relief naturel. Bref, il est important de faire des repérages sur place pour vérifier que le point de vue est correct. Par exemple depuis la Cabane des Robinson, on voit bien la Tour Eiffel, mais comme la cabane n'est qu'à 25 m de haut, on voit moins bien la tour que depuis un endroit plus élevé : (extrait d’une photo de Maxfan, 2012) Malheureusement, une antenne téléphonique a été construite dans l’axe, comme le montre cette photo plus récente prise à peu près du même endroit : (extrait d’une photo de Jeff Lang, 2016) Le Panoramagique offre lui aussi une vue sur la Tour Eiffel. Il existe des bâtiments des les villes voisines capables d'avoir un point de vue plus dégagé. À vous de les chercher ! Quelle focale utiliser ? Prenons par exemple le boitier Nikon D850 avec ses 45 megapixels (capteur plein format de 8256x5504 pixels). Pour que la Tour Eiffel (ou la Lune) occupe le tiers de l’image en orientation paysage, soit 8 mm sur le capteur, ou 1835 pixels, il faut une focale telle que : Où : · h est la taille de l’objet sur le capteur · α est l’angle apparent de l’objet vu depuis l’endroit où la photo est prise · f est la focale à utiliser C’est beaucoup mais pas impossible. Cela impose d’utiliser un téléobjectif allant jusqu’au moins 500 mm de focale auquel on ajoute un doubleur. Le Canon 7D mk II a un capteur APS-C de 15x22.4 mm pour 5472x3648 pixels. La focale requise pour que la Lune occupe le tiers de l’image, ou 1216 pixels (donc 15/3=5 mm sur le capteur) est donc : Un téléobjectif allant jusqu’à 600 mm de focale suffirait, mais l’image serait moins résolue (1216 px contre 1835 avec le D850). Quand prendre cette photo ? PhotoPills calcule les créneaux suivants, et voici quelques simulations : 3 janvier 2020 à 0h35, le quartier de Lune sera à moitié derrière la Tour Eiffel 5 mai 2020 à 5h38, presque pleine au-dessus de la Tour Eiffel 11 mars 2020 à 8h19, presque pleine Lune en haut de la Tour Eiffel 8 août 2020 à 11h14, 3 quart au-dessus de la Tour Eiffel 29 octobre 2020 à 4h49, presque pleine Lune au-dessus de la Tour Eiffel 12 novembre 2020 à 16h11, ce sera un fin croissant juste derrière la Tour Eiffel 2 février 2021 à 10h44, lune au ¾ centrée en haut de la Tour Eiffel 25 août 2021 à 09h57, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 19 mars 2022 à 07h38, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 17 décembre 2022 à 13h31, quart de Lune au-dessus de la Tour Eiffel 9 mars 2023 à 8h08, la Lune sera presque pleine et derrière la Tour Eiffel 15 mai 2023 à 16h25, croissant en haut de la Tour Eiffel 5 août 2023 à 10h59, donc dans la journée, et la Lune sera aux ¾ et au-dessus de la Tour Eiffel Malheureusement aucune de ces dates ne se passe de nuit dans les 5 minutes qui suivent chaque heure du coucher du Soleil jusqu'à 1h05 du matin, on ne pourra donc pas cadrer la Lune avec la Tour Eiffel scintillante. Il reste à : avoir une bonne météo éventuellement avoir l'autorisation du parc pour photographier pendant les heures de fermeture... Et depuis l'Ouest parisien ? En se plaçant à l’Ouest de la Tour Eiffel, on obtient un beau panorama depuis les coteaux de Chènevière / Mézy-sur-Seine. La route d’Apremont semble un bon spot d'après Google Street View. De là, on peut voir la tour Montparnasse, la Tour Eiffel et l’ensemble des gratte-ciel de la Défense. (Photo 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines) La Tour Eiffel se trouve à 35 km. Les dates où la Lune se lèvera sur la Tour Eiffel sont : 5 novembre 2019 à 15h14 30 décembre 2019 à 11h47 21 mars 2020 à 6h19 19 décembre 2020 à 12h35 5 mai 2021 à 4h40 5 novembre 2021 à 8h24 30 décembre 2021 à 4h45 29 mars 2022 à 7h07 19 juin 2022 à 1h45 26 octobre 2022 à 9h44 20 décembre 2022 à 5h07 11 mars 2023 à 23h37
  2. Photopills une App pour préparer une séance de photo de paysage astronomique Version 2.11 1 Présentation Photopills est une application disponible sur smartphones et tablettes Android et Apple. Elle est dédiée à la préparation des sorties photo pour réaliser des paysages de nuit. Son prix est très léger - 10€ - au regard du nombre et de la qualité des outils qu’elle compile. Il serait ambitieux d’en expliquer toutes les fonctions, tant il y en a, je vais donc me cantonner à une description très sommaire des fonctions, puis une explication détaillée de l’outil « Planner ». Il fait partie intégrante des applis dont je dispose pour mes photos de nuit ! Une aide en ligne très complète est disponible, mais en anglais seulement. A noter que les nombreuses vidéos proposent maintenant un sous titrage en français. De nombreuses fonctionnalités sont ajoutées à chaque mise à jour. Je vais tenter de faire le tour de cette application, avec quelques cas pratiques. 2 Les onglets de l’application Quand on lance l’application, le panneau propose 3 onglets : 2.1 Mon contenu L’onglet « Mon contenu » propose les outils suivants : Liste des plans sauvegardés Liste de photos d’utilisateurs de PhotoPills, vous avez accès à plein de détails sur les conditions et lieu de prise de vue, ce qui peut être utile. Liste des points d’intérêts que vous avez sauvegardés Permet de sauver ses points d’intérêt, plans, planifications et d’importer une sauvegarde. Accède aux réglages de PhotoPills, en particulier les unités, le format des affichages de degrés… 2.2 Pilules (ex Outils) L’onglet « Outils » propose les outils suivants : Pour préparer une sortie, c’est l’outil central de PhotoPills. Il fait l’objet d’une description complète en Section 3. Pour des infos sur le Soleil, horaires... Idem mais pour la Lune. Permet de calculer l’exposition (ouverture, temps de pose, ISO) équivalente à une autre, par exemple afin d’optimiser un temps de pose, ou le réglage ISO. Permet de calculer la profondeur de champ en fonction des caractéristiques de son matériel. Calcule l’angle de champ observé par un objectif sur son boitier. Ce tableau résume les profondeurs de champs selon un ensemble de réglages. Ce tableau résume l’hyperfocale selon son matériel. Utilise la caméra de la tablette ou téléphone pour filmer la scène en face de soi, et superpose des éléments du ciel (voie lactée, soleil, lune…) pour se rendre compte de leur position en réalité augmentée Permet de préparer une sortie d'observation des pluies d'étoiles filantes (depuis version 2.11) Permet d’estimer la durée totale de poses à cumuler pour que les étoiles tournent d’une certaine quantité qu'on règle graphiquement sur l'écran Cet outil permet de calculer le temps de pose idéal pour que sans suivi, les étoiles ne laissent pas de filé visible sur l’image. On accède à deux calculs, la règle de 500, obsolète, et la règle NPF (mon invention ;-) ) bien plus fiable. Outil d’aide au calcul des durées des timelapses en fonction des poses effectuées, des intervalles entre poses, de la durée du film final… Indispensable pour cuire un œuf mollet. Cela dit il ne prend malheureusement pas en compte l’altitude ! Détermine à quelle distance on doit se trouver d’un objet pour qu’il entre dans le champ de son objectif. Permet de comparer deux ensembles de matériels différents pour qu’ils puissent observer la même scène de la même façon. 2.3 Académie L’onglet « Académie » propose les outils suivants : Ouvre la page Internet avec l’aide en ligne de PhotoPills, très complet, mais en anglais uniquement. Accède aux tutoriels (en anglais) sur PhotoPills, ils sont extrêmement bien faits pour qui comprend l’anglais. Articles de mise en pratique de la photo de paysages de nuit, toujours en anglais. Boutique en ligne des Goodies de PhotoPills Trombinoscope des développeurs de PhotoPills Évaluation de l’application N’hésitez pas à poser vos questions, en anglais, espagnol ou catalan. Les réponses sont très rapides et très pertinentes. Glossaire très complet de termes associés aux photographies. En anglais.
  3. Les filtres teintés dans la masse (au didyme ou didymium) Les filtres au didymium ou didyme (verre dopé dans la masse avec des oxydes de praséodyme et de néodyme) coupent bien les longueurs d'ondes des lampes à vapeur de sodium entre 560-600 nm), ainsi qu'on peut le voir sur ce graphique qui simule l'effet du filtre sur le spectre : - La bande du dessus traduit la façon dont un appareil photo (ici un Canon EOS 450D) voit la lumière naturelle issue du Soleil, - La deuxième bande simule l'effet d'un filtre fait avec du verre "didymium" (ici un Optima PNB-586, sans traitement antireflet donc moins bonne transmission, courbe source Optima), genre Hoya - La troisième simule l'effet des filtres avec traitement antireflet, genre Nisi, Rollei... (courbe source Paul Reiffer) - La quatrième simule l'effet des filtres au néodyme (genre Lonely Speck Pure Night) Simulation des différents types de filtres "anti PL" À noter que d'un lot à un autre, l'emplacement exact des bandes d'absorption peu légèrement varier de même que leur taux de transmission. Cela dépend de la proportion de praséodyme et de néodyme. Les verres au néodyme uniquement (comme le Pure Night de Lonely Speck apparemment) sont moins sélectifs dans la bande 560-600 mm. On remarque deux atténuations dans le vert entre 500 et 550 nm, et une grosse coupure dans le jaune-orange entre 570 et 600 nm, ce qui correspond à des raies d'émission du mercure et du sodium (mais pas toutes). Le reste du spectre est légèrement atténué, plus avec le Hoya qu'avec les autres. Le fait que les filtres traités antireflet laissent mieux passer le bleu que ceux sans traitement explique certainement pourquoi les couleurs paraissent plus froides avec ceux-là qu'avec le filtre Hoya. Un détail important, c'est que la bande OII juste après 550 nm n'est pas coupée, elle est la principale contributrice de la "lueur de l'air" (en anglais air glow). Les filtres laissent donc voir cet effet naturel assez photogénique quand il est présent. DANS TOUS LES CAS, AVEC LE REMPLACEMENT RAPIDE DES LAMPES TRADITIONNELLES PAR DES LEDS, CES FILTRES SONT DE MOINS EN MOINS EFFICACES POUR RÉDUIRE LA POLLUTION LUMINEUSE. DE FAIT VOUS NE VERREZ GÉNÉRALEMENT PAS OU PEU D'AMÉLIORATION SUR VOS IMAGES. Les objectifs grands angles et très ouverts largement utilisés en paysage de nuit ne permettent pas l'usage des filtres interférentiels. Ces filtres se comportent en effet différemment selon l'incidence du rayon lumineux, et avec les grands angles, la variation de l'incidence est extrême d'où l'apparition d’artefacts de vignettage, ou des colorations annulaires curieuses. Il faut oublier les filtres internes type CLS, UHC... largement utilisés en astrophotographie, si on utilise des focales inférieures à 100 mm (voir nota en fin d'article). Seuls les verres traités dans la masse, tels ceux au didyme, sont utilisables avec nos objectifs, d'où leur succès. Les vendeurs de filtres au didyme sont les suivants : Rollei Astroklar Haida NanoPro MC Clear Night : pas distribué en France, il faut chercher des boutiques en ligne en Allemage, Suisse, Espagne et Belgique Nisi Natural Night : le plus cher mais très utilisé, aurait un rendu plus froid que le Hoya d'après un test de Maxime Oudoux, probablement à cause des traitements de surface, on retrouvera certainement ce même problème avec les filtres Rollei et Haida qui semblent fabriqués de la même façon Hoya Starscape (ex R54 Red Intensifier ou Enhancer) ou Kenko Red Enhancer n°1 : le moins cher, filtres circulaires et carré 100x100, n'a pas de traitement anti-reflexion/poussières/buée et est souvent en rupture de stock sur de longues durées, Hoya est une marque de Kenko-Tokina H&Y Starkeeper : propose des filtres carrés et circulaires dans quelques diamètres, pas simple à trouver K&F Concept Natural Night : propose des filtres circulaires, avec traitement anti reflet, verres "allemands" (Kopp ou Schott) Urth Night Filter Plus+ : propose des filtres circulaires, avec traitement anti reflet et anti poussières/buée, soit-disant "green" D'autres fabricants proposent de tels filtres mais semblent bien moins distribués en Europe : Kase Wolverine (semble avoir repris l'activité de LonelySpeck, avec traitement antireflet et hydrophobe) Lonelyspeck Pure Night (mais il ne semble plus en vendre, vient des USA, attention aux taxes d'importation+TVA) BreakThrough Photography Night Sky (plus cher que Nisi, non distribué en Europe, vient des USA, attention aux taxes d'importation+TVA) Maxime Oudoux présente sur son site un test du Nisi Natural Night : https://maximeoudouxphotographie.fr/test-filtre-nisi-natural-night-astrophotographie/ Ian Norman de Lonely Speck a fait un test du Hoya Red Intensifier : https://www.lonelyspeck.com/hoya-intensifier-review-an-affordable-light-pollution-filter-for-astrophotography/ Il présente aussi une comparaison avec sa solution PureNight : https://www.lonelyspeck.com/purenight-faq/ Giovanni Corona a fait un test (très subjectif) avec quelques uns de ces verres : https://www.giovannicorona.com/the-big-4-comparisons-night-filters Il existe d'autres façons de trouver de tels filtres. Le verre au didyme est fabriqué par et sous les références : - Kopp Glass : 5121 - Schott : BG36 et BG20 - Hoya : V10 - Optima : PNB-586 De nombreuses sociétés chinoises proposent ces verres, souvent en Optima PNB586, taillés dans les dimensions de son choix (généralement de forme carrée ou rectangulaire, plus rarement ronde), avec ou sans traitement antireflet, à des prix bien plus intéressants que les filtres Nisi et Hoya. Mais la commande doit être groupée car généralement un nombre minimum de 10 voire 100 pièces est exigé. Par exemple, avec un fournisseur contacté, le prix pour 1 verre de qualité optique Optima PNB586 de 150x150x2 mm est de l'ordre de 60€/verre (avec une commande mini de 10 unités), ce à quoi il faut ajouter les frais de port, les frais de douane et la TVA, soit un total d'environ 90€/verre. Ils proposent le traitement antireflet mais ne m'ont pas encore fait d'offre de prix. Ils ne proposent pas de traitement hydrophobe. Ces fournisseurs sont donc des bonnes alternatives économiques aux vendeurs "classiques". Il faut juste être assez nombreux pour grouper la commande. ---/---/---/--- Les filtres interférentiels CLS / UHC /LPS Les filtres de type CLS ou UHC fonctionnent en faisant interférer la lumière entre des couches déposées sur la surface du filtre. Ce principe n'est valable que si les rayons lumineux arrivent à peu près perpendiculairement à la surface du filtre, ce qui est le cas avec les télescopes usuels dont l'ouverture est de f/4 ou plus fermés (f/5...). Or, la photographie de paysages de nuit utilise des objectifs très ouverts, f/2.8, f/2.0, f/1.8... Dans ce cas, les conditions d'utilisation des filtres interférentiels ne sont plus respectées et on voit apparaître des halos colorés très difficiles voire impossibles à retirer en post traitement. EN PRATIQUE LES FILTRES INTERFÉRENTIELS SONT INUTILISABLES AVEC UN OBJECTIF OUVERT À F/2.8 OU MOINS (par exemple F/1.8, F/1.4...) Les photos ci-dessous montrent l'effet (source Kenko avec leur filtre LPR) : Effet d'un filtre interférentiel utilisé avec un grand angle (source Kenko) Voici une autre photo prise par un colistier ( @JMDSomme) avec un Samyang 35 mm à f/2.8 sur un Sony A7iii et un filtre Astronomik Clip UHCE, ce n’est guère mieux malgré ce qu’affirme le fabricant. C’est pareil avec un 50/1.8 mm et un 135/2.8. Ce gradient de couleur retire assez bien avec l'outil de retrait de gradient de Siril, mais l'image reste malgré tout dégradée.
  4. Bonjour Il y a deux semaines, j'ai racheté la lunette WO ZS 80 FD de J_PBeausoleil06 qui nous a si tristement quitté en avril dernier. La lunette est désormais chez moi. Comme on ne trouve pas beaucoup de tests en français de cette lunette, voici le mien. Elle est superbe dans sa robe noire laquée avec les liserés et boutons dorés. On la trouve aussi en rouge (édition anniversaire). Elle est identique à la Megrez 80 doublet fluorite vendue 50 EUR de plus au milieu des années 2000, seul le bafflage et la couleur extérieure changent. Son prix était d'environ 800 $ en 2005 aux USA. On la trouve d'occasion aux alentours de 350-500 EUR selon l'état et les accessoires fournis avec. Sa focale est de 555 mm. La formule optique est signée de TMB. Le descriptif complet est ici : https://www.williamoptics.com/support/download/zenithstar80fd.pdf En fait de fluorite (fluorure de calcium, symbole CaF2), il s'agirait WO m'a confirmé qu'il s'agissait de FPL-53, un verre très similaire à la fluorite, fabriqué par O'hara. Les lunettes ED sont généralement faites avec du FPL-51. À noter que la fluorite n'est plus fabriquée depuis un paquet d'années. La lunette est robuste et respire la santé. Son parebuée coulisse sur le tube de façon très agréable, ce qui n'est pas mal du tout pour une lunette de 2006 (elle a donc 8 ans). JP l'avait achetée en 2009, probablement en seconde main déjà. Par contre, ça confirme ce que tout le monde dit des Williams Optics de cette époque, le mécanisme d'entrainement du Crayford est une misère ! Mais coup de chance, le mécanisme interne du microfocuser 1:10 pour crayford de chez Lacerta que j'avais installé sur mon Newton SW 150/750 est exactement le même que celui du WO, mais en mieux (usinage certainement plus précis et matériaux mieux choisis). Je l'ai découvert en ouvrant les mécanismes par curiosité : on peut faire un échange standard. http://www.teleskop-express.de/shop/product_info.php/language/en/info/p2625_1-10-micro-transmission-for-retrofitment-of-Crayford-focusers.html J'avais contacté Tim de WO pour connaître le prix du mécanisme de rechange. Il le vend 59 USD, port compris, ce qui est moins cher que d'acheter le 1:10 Lacerta. Je retrouve donc un Crayford tout doux qui réagit au quart de tour. Cette nuit, le ciel était propice à un premier essai en visuel. Si je devais résumer est 3 mots : c'est pur ! J'ai installé la lunette sur une EQ6. Elle tient bien sur des colliers 90 mm et une queue d'aronde : http://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-astronomie/platines-anneaux/colliers-de-serrage-pour-telescopes-et-lunettes_detail Mais il va falloir bricoler encore un peu pour installer le chercheur. J'ai commandé une embase chez Pierro Astro, elle devrait arriver d'ici la semaine prochaine ou suivante. Un trou au centre et une vis M4 et elle trouvera sa place sur la lunette pour accueillir le chercheur. Problème : le tirage. Il manque plus de 13 cm pour atteindre le foyer ! WO s'en était expliqué sur Cloudy Nights. Ils ont réalisé cette lunette sur la base du matériel d'une lunette 80/480. Ils devaient avoir des stocks de tubes préfabriqués à cette dimension ! On doit donc ajouter des allonges pour atteindre le foyer. J'ai bien une extension 2" de 6 cm, une de 5 cm et un réducteur 2">1.25" qui ajoute 1 cm. Total = 12 cm... il manque un bon cm pour atteindre le foyer avec mes oculaires. J'ai donc récupéré le fût d'une vieille Barlow dont j'utilise le groupe de lentilles pour l'autoguidage au chercheur. Cela m'a permis de trouver les quelques cm manquants. Ce n'était pas super stable mais je suis arrivé à faire le point. Le porte oculaire Crayford est solide et tient très bien la charge des allonges multiples avec une barlow et un hypérion au bout. Il peut être tourné sur 360° pour cadrer son champ en astrophoto. Un très léger jeu existe mais il disparaît quand on serre la vis de blocage. Premier objet visé : la Lune avec l'Hyperion 21 mm. Ça pète ! Pas un poil de chromatisme. Le contraste et le piqué sont superbes. J'ai rarement vu la Lune aussi nette. Avec les Hypérion 13 mm puis 8 mm, soit un grossissement de x70, la Lune est toujours magnifique. Même avec mon SW N150/750 j'ai du mal à voir des détails aussi piqués. Le SW N200/1000 donne mieux mais ses 200 mm de diamètre y sont pour beaucoup. Je tente la Barlow Celestron Ultima x2. J’atteins un grossissement de x140 que je pousse même vers x200 en inversant la Barlow avec la rallonge 1,25" ce qui ajoute bien 3 cm de tirage entre la Barlow et l'oculaire. Le contraste chute, normal, mais l'image est toujours bien fouillée malgré la turbulence qui monte des chaleurs des toits des voisins et de la ville du Havre. Un subtil chromatisme est perceptible à ces grossissements, c'est un doublet, pas un triplet, ce doit être la raison. Puis je me déplace sur Saturne qui est toute proche de la Lune. Magnifique ! Je distingue sans problème la division de Cassini dès le 13 mm (x40). Avec la Barlow, que ce soit en x140 ou en ~x200, Saturne tremble mais ne plie pas, la division de Cassini est bien plus visible et je peux sans problème distinguer l'ombre de la planète sur les anneaux. Je pointe alors sur Mars mais à part un petit cercle rouge pas très homogène, impossible de distinguer un quelconque détail à sa surface. Il faut dire qu'elle est juste au dessus du toit en ardoises de mon voisin et donc ça turbule à fond ! J'ai testé le réducteur/aplanisseur de champs WO FFx0.8 III. Je n'ai pas vu de grosse différence, mais il n'est pas fait pour le visuel, encore moins pour le planétaire. En plus je ne pouvais pas l'utiliser avec le bon backfocus et donc l'image prenait pas mal de chromatisme : je n'avais que 30 mm de backfocus contre les 56 requis par WO. La Lune presque pleine conjuguée à un ciel légèrement voilé m'a empêché d'aller plus loin dans mes observations sinon j'aurais tenté quelques nébuleuses et amas d'étoiles. J'attends une rallonge 2" de 80 mm de chez Pierro Astro, c'est une rallonge sans ces p*** de gorges de sécurité qui font château branlant avec les bagues annulaires en cuivre. Il n'y a que chez les français (OU et PA) qu'on en trouve dans cette longueur... (marque Kepler). Chez TS et Astroshop, il n'y en a pas. Là c'est bien : Là c'est nul : Voilà pour le premier CROA de ma lulu apo. Pour l'instant j'en suis très satisfait. Elle me servira en photo/film (avec autoguidage au chercheur), ou comme lunette guide pour mon SW N200/1000, ou bien pour un peu de visuel. Voilà ! Dès que j'aurais l'occasion de faire de la photo et du planétaire avec, ce fil de discussion sera mis à jour. En attendant, voici quelques photos prises par J_PBeausoleil06 avec cette lulu : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=47092 http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=55334 http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=55272 malheureusement, de nombreuses autres images de JP, qui étaient hébergées chez ImageShak, ont été effacées. Fred
  5. Bonjour --- mise à jour des liens en mars 2023 --- Je ne sais pas si c'est la meilleure rubrique pour poster ce message, les modérateurs le déplaceront si nécessaire... La "zone noire" du Morvan, ainsi que montrée sur la carte ci-dessous, abrite de nombreux gîtes ruraux qui peuvent héberger des astronomes. Je ne parle pas des campings (en hiver ça caille trop là bas !!!). Voici la liste des gîtes portés sur la carte. Les détails se trouvent dans les réponses : 1) Gâcogne - Gîtes du Château de Raffigny (ciel de 19/20, non testé) 2) Glux en Glenne - Gîte du bois du Haut Folin (ciel de 19/20, Gresac) 3) La Grande Verrière - Gîte de Montmorillon Bernard (ciel de 16 à 17/20, non testé) 4) Uchon - Gîte de la Brosse Popille (ciel de 17 à 18/20, testé SAH) : fermé 5) Cussy en Morvan - Gîte de Thivelle (ciel de 16 à 17/20, non testé) 6) Poil - Château de Villette (ciel de 16 à 18/20, testé P. Desvaux) 7) Saint Prix - Gîte des fleurs (ciel de 16 à 19, non testé), grande capacité d'accueil dans 5 chalets Qui en connait d'autres ? Si vous en connaissez, ce serait bien de les signaler ici et au Gresac. A+ Fred
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