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CPellier

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  1. Le sujet tourne pas mal en ce moment autour de la contradiction évidente entre les faiblesses des énergies renouvelables (non pilotables, moins efficientes, et donc plus chères) et les désavantages du nucléaire (par ordre croissant: risque, déchets... et non n'en parle jamais : tout à fait dépendant du monde à énergie fossile ! Plus de pétrole = plus de nucléaire). Il est évident que la contradiction ne peut être résolue que par une diminution de long-terme de notre consommation. Le Nucléaire ne pourra jamais remplacer les énergies fossiles (vous imaginez le nombre centrales qu'il faudrait construire pour cela ?) et les énergies renouvelables ne parviendront jamais à égaler la puissance du fossile et du nucléaire. Donc la consommation totale d'énergie devra être revue sérieusement à la baisse. On appelle ça la descente énergétique. C'est déjà plus sympa que la collapso, par contre, ça suppose que l'on dispose encore du pouvoir de décider de notre avenir énergétique. Si c'est trop tard, alors ça sera la collapso, quelle que soit l'opinion qu'on ait à ce sujet. Quant à la question de la démocratie, elle est intéressante et elle mérite autre chose que des comparaisons hasardeuses, pour ne pas dire plus: 1) On aura tous remarqué que ce concept politique émerge plus ou moins en même temps que l'apparition de la société industrielle et de la consommation des énergies fossiles, qui sont elles-mêmes à la source de la croissance économique (une réalité très récente dans l'histoire des humains...). 2) La démocratie, pour le meilleur comme pour le pire, est fondée sur la liberté individuelle, un concept certes formidable pour le progrès en général, mais aussi par ailleurs terriblement court-termiste -> d'où la démocratie, un régime qui produit des gouvernements à vision essentiellement à court terme, celui de la prochaine élection (essentiellement, pas complètement). Ce n'est pas de ma part une critique (je ne suis pas du tout pro-dictature...) mais un constat. 3) D'où la probable émergence de limitations à la liberté individuelle, notamment sur la consommation énergétique. Notons tout de suite que ça peut dégénérer en vraie dictature, mais loin d'être "verte" l'histoire récente du monde enseigne que celle-ci sera plutôt nationaliste (Trump, Brexit, RN, etc). On peut aussi simplement imaginer un retour de balancier vers des outils non libéraux de gestion publique : planification, rationnement, répartition.
  2. C'est pour cela que je disais "se poser la question"... c'est quelque chose qu'on doit faire à présent pour tous nos actes de consommation, mais la réponse n'est pas toujours "non"... Tu peux très bien décider que le matériel astronomique, étant une partie fondamentale de ta vie, peut être exclu de cette logique. Dans ce cas ce n'est pas de la surconsommation. Je te donne un exemple si tu veux: dans deux mois, je remonte à AstroQueyras. Je serais avec un des T500 et non pas avec mon 300 perso. Ces instruments sont à F/8 et en planétaire sont difficiles à régler avec un échantillonnage adéquat pour mon ASI290MM. Je pense qu'une ASI183MM serait mieux adaptée. Et c'est là que depuis un an je me demande: vraiment, je vais acheter cette caméra uniquement pour un séjour d'une semaine ? Juste pour moi ? J'ai répondu non. Donc je tente de faire en sorte que l'assoce achète cette caméra, qui pourra donc servir à toutes les missions et pas seulement pour ma pomme (->mutualisation). En attendant, j'ai porté mon choix sur une barlow modulaire Siebert, au coût bien plus raisonnable. Si d'aventure je jugeais que cette caméra pourrait me servir également pour mon activité "à la maison" (peut-être, si je continue dans la spectro ?), alors la réponse pourrait changer. Mais même dans ce cas, je tenterais d'abord d'en trouver une d'occasion. Tu dis ça en rigolant mais c'est exactement ça... L'écologie contemporaine prône pas mal le "low-tech". C'est quoi un télescope low-tech ? Un dobson manuel ! Donc bravo à tous ceux d'entre vous qui ne rêvent que de visuel et qui ont un dob non motorisé: vous êtes écolo-compatibles.. Oui. Le durable, le réparable, ça c'est de l'écologie.
  3. C'est sûr, il n'y avait aucun orgueil ni hubris chez les dirigeants japonais qui ont contribué au déclenchement de la seconde guerre mondiale Sinon, la question de l'impact de l'astronomie amateur sur notre bilan écologique on peut se la poser. Il y a des moyens de le diminuer auxquels on ne pense pas forcément, comme privilégier l'achat d'occasion. Acheter un produit d'occasion a un impact nul en terme de consommation des ressources puisque l'objet est déjà construit. Et cela évite de le voir atterrir en déchetterie ou pire. Donc n'hésitez pas à vendre votre matériel s'il ne vous sert plus. Cela vaut également pour le matériel informatique : il y a d'excellents ordinateurs et smartphones reconditionnés. Souvent, ils peuvent donner accès à un matériel plus performant que celui qu'on pourrait s'offrir en neuf. Par ailleurs, un autre moyen serait d'accroître la mutualisation du matériel. L'idée existe déjà sous la forme des clubs d'astronomie. Mais je pense aussi au modèle de mutualisation locale, dans l'idée de l'appareil à raclette qui sert trois fois par an. Un groupe d'observateurs locaux pourrait décider de mettre dans un pot commun du matériel qui ne sert pas forcément à A, mais que B serait content d'utiliser plus régulièrement. On peut aussi se poser plus souvent la question de la surconsommation, un phénomène qui nous touche également (ais-je vraiment besoin d'acheter ce nouveau truc qui va accroître ma performance de 2% ?)
  4. Si tu peux, essayes de rapprocher le SA du capteur. La dispersion est peut-être exagérée. En rapprochant le réseau tu va réduire la dispersion et la taille du spectre. Sinon effectivement la partie violette du bout droit marque le chevauchement de l'ordre 2 (bleu) et 1 (rouge), donc tu peux t'en passer car inutilisable (sauf à utiliser un filtre d'ordre)
  5. Très bonne question. Je n'ai pas de réponse précise (quelqu'un d'autre ?) Sinon le mécanisme de base c'est vitesse ->frottement-> échauffement-> combustion, oxygène ou pas...
  6. Oui, c'est parce que l'objet est beaucoup plus petit. Il a entièrement brûlé en altitude avant de pouvoir atteindre les couches nuageuses. C'est comme sur Terre, les étoiles filantes n'atteignent jamais le sol, seules de grosses météorites le peuvent...
  7. Donc il y aurait eu ce même phénomène en avant-plan pas moins d'une dizaine de fois en une décennie et coup de bol, pile devant Jupiter à chaque fois ?
  8. Le problème du maïs ne vient pas seulement de sa consommation en eau (je ne me prononce pas sur l'article présenté plus haut, ok, pas un spécialiste), c'est surtout qu'il s'agit d'une culture destinée à l'alimentation des élevages. Or on sait aussi que notre alimentation ultracarnée est un des gros problèmes écologiques. Si on bouffait moins de viande, on aurait plus de surface disponible pour d'autres types de cultures moins dommageables de point de vue. Moi c'est un truc qui me frappe à chaque fois que je passe dans une campagne en France, c'est l'ampleur des surfaces réservées au maïs. Une plante qui n'est pas destinée à notre alimentation directe.
  9. Salut, L'association ZWF a une bonne force de frappe médiatique, alors pas forcément au 20H, mais elle est très présente face aux élus, et dans les réseaux associatifs locaux. Tu peux essayer de trouver une antenne locale près de chez toi (en général il y en a une dans toutes les grandes villes je crois) et t'engager comme bénévole. Sinon évoquer le pbl autour de soi, la gestion des déchets ça concerne tout le monde, c'est plutôt facile à aborder !
  10. C'est un risque en effet, mais moi je le fais sérieusement. Je suis dans une démarche zéro déchet depuis plus de 6 mois et ça se passe très bien, même si je commence à me confronter à des réflexions sérieuses sur 2 ou 3 trucs.
  11. Plus tu produit, plus tu pollue, c'est très simple, c'est une équation linéaire. Il faut surtout bien prendre en compte la consommation de ressources naturelles dans cette équation et ça on l'oublie toujours. Comme lorsqu'on vante l'intérêt du nucléaire pour l'écologie, en oubliant que cette énergie certes moins émettrice de CO2 (c'est vrai) dépend également du pétrole (et oui ! Les travailleurs du nucléaire arrivent à la centrale en voiture, et l'uranium il n'est pas produit sur place !) et est une grosse consommatrice d'eau ! Aucune industrie moderne, même dématérialisée, n'est indépendante de l'écosystème... ça n'existe pas. Autre exemple complètement contre-intuitif : les sacs en tissu qu'on est nombreux à utiliser à la place des anciens sacs plastiques jetables. C'est très bien, mais pour les fabriquer il faut énormément d'eau (faire pousser le coton... laver le sac en cours de fabrication...) (spoiler, solution: fabriquer soi-même ses sacs à partir de vieux vêtement ou bien en trouver d'occasion) Les réflexions que je te propose sont à penser dans un avenir où l'énergie ne sera plus aussi disponible qu'aujourd'hui. Donc la globalisation des échanges elle est pendue à la disponibilité d'un pétrole bon marché. On ne désinventera pas les échanges, mais a-t-on besoin de tout échanger avec tout le monde ? Exemple : qu'est-ce qui est le mieux pour nous occidentaux, acheter 10 t-shirts par an à 10€ fabriqués à l'autre bout de la planète, ou un seul à 100 €, fabriqué par une entreprise locale ?
  12. Ah c'est très simple, tu rapporte le PIB de la Chine et de la France par tête de pipe,et tu compares. La France est au rang 29, la Chine est 82ème. Et le PIB est un excellent indicateur de (mauvaise) empreinte écologique. Tout dépend de ta définition de la richesse... et si dans cette notion tu inclus les coûts réels environnementaux ou pas, auquel cas le niveau de richesse que tu penses avoir atteint n'est peut-être pas tout à fait exact. Et si pour toi être riche se définit seulement par la capacité à consommer toujours plus, et non pas simplement à manger à ta faim, être en bonne santé et vivre en sécurité et libre. En attendant et pour rebondir sur des exemples récents et dont tout le monde a entendu parler, oui, je pense que ça n'a pas d'intérêt de faire venir d'un autre continent de la bouffe qu'on est capables de produire nous-même.
  13. Ah et sinon, on a un levier pour éviter que les autres pays prennent ce chemin désastreux. En grande partie, la prospérité des pays émergents est encore aujourd'hui basée sur un transfert massif d'argent et d'emplois depuis chez nous vers chez eux. Pensez à ça à chaque fois que vous sortez votre carte bleue.
  14. C'est bien ce que je viens de faire.
  15. En nombre de population en effet, mais en termes de consommation et d'empreinte écologique, non, on est très très loin devant Oh comme cette phrase met le doigt sur le fond du problème. Et c'est valable à l'intérieur de nos sociétés aussi, quand on regarde du bas vers le haut. Les inégalités sont en effet le moteur qui, par le biais de l'envie, fait tourner à balle la machine à produire qui est à la source de la destruction du monde dans lequel on vit. Voilà la vraie raison pour lutter contre. Non, y'aura jamais assez de ressources pour tout ce monde-là. Ca s'effrondrera avant. Enfin je vois que ce fil qui part du climat commence à arriver sur le fond du fond du problème écologique, à savoir la ponction sur les ressources naturelles, et pour ceux qui auraient envie de trouver des moyens révolutionnaires, mais tout doux et tout légaux pour s'attaquer mine de rien à la racine du mal par les cornes et en vent de face, voilà quelques liens à méditer: Zéro Waste France Défi rien de neuf
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