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narnodel

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À propos de narnodel

  • Date de naissance 05/07/1984

A propos

  • Résidence
    Extrême sud de la Seine-et-Marne
  • Occupation
    Musicien
  • Matériel
    Jumelles 20x80 TS Optics
    T300/1500 Kepler
    Lunette Achro Bresser 152/760
    Pentax XW 5 / 10 / 23 mm
    Artesky 38mm
    Zoom Baader Hyperion 8-24 MkIV + Barlow 2,25x
    Orthoscopique Fujiyama 6mm

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  1. narnodel

    Premiers CROAssements

    Je n'ai aucun doute sur le fait que je sais mieux détecter les détails et chercher les objets obscurs aujourd'hui qu'il y a un an... mais je pense que le soin que j'apporte aux conditions y est pour quelque chose également ! La preuve, dès que je sors vite fait mon télescope pour montrer Jupiter à des amis, je ne vois toujours qu'un pauvre pâté avec deux bandes, quels que soient mes efforts... Il est vrai que quand je lis les CROAs des autres, je suis toujours à l'affût des références des objets observés... mais là il y avait tant d'objets dans ce double CROA que j'avoue ne pas avoir eu le courage de tous les citer, j'en suis resté à ceux qui m'ont le plus marqué. Mais je sais aussi que quand je parle de galaxies, je ne peux qu'énumérer une énième "tache floue", ça n'est pas forcément passionnant quand il y en a des dizaines à la suite ! Et oui c'est vrai mes CROAs doivent donner plutôt des idées aux possesseurs de 250mm/300mm, mais il y en a quand même pas mal dans le coin. A priori si tout se passe bien ici aussi, je devrais y retourner tout à l'heure ! (Mais pas aux jumelles...) on sera donc sur la Licorne en même temps très probablement ! (je vais sans doute dériver vers les Gémeaux également si j'ai le temps)
  2. narnodel

    Premiers CROAssements

    Cette fois-ci c’est à chaud (ou plutôt, à froid, vu la température de mes extrémités) que je rédige ce CROA ! Je ne ferai pas aussi détaillé que les autres fois, car je commence à me demander si je ne perds pas la majorité des lecteurs avec mes détails… J’ai enfin pu retourner à l’oculaire une première fois depuis le 23 janvier ! Lors de cette dernière sortie j’avais pu explorer l’intégralité du Cocher. J’y avais vu la presque tous les objets des SCP (sauf la terrible NP NGC 2242 qui m’a résisté malgré mon acharnement, et les inaccessibles Palomar 2 et PK167-0.1). Beaucoup de beaux amas ouverts, de petits nuages gazeux, quelques audacieuses nébuleuses planétaires pas toujours simples à dénicher… Au milieu de cette constellation un objet à particulièrement attiré mon attention : l’amas ouvert NGC 1893 entouré de sa nébuleuse IC 410. Le spectacle était vraiment réjouissant. Il m’avait résisté l’an dernier mais cette fois-ci la nébuleuse a été évidente (aidée par le filtre UHC), et la façon dont elle épouse le contour de l’amas ouvert absolument magnifique. La « nébuleuse de l’étoile flamboyante » IC 405 fut en revanche toujours assez décevante, tout juste une vague sensation de fond laiteux, sans plus. Il m’avait semblé la percevoir mieux à la lunette il y a quelques mois, encore un objet qui mérite du recul. J’avais pu ce soir de janvier également explorer le haut du Grand Chien, quelques amas ouverts dont le très beau et très dense NGC 2360, ainsi que l’impressionnant Casque de Thor NGC 2359. L’an dernier je l’avait brièvement aperçu, mais je suis aujourd’hui mieux équipé en oculaires et filtres et ai sans doute aiguisé mon regard, je l’ai re-découvert avec émerveillement. Que ceux qui n’ont jamais observé ce rémanent de Wolf Rayet s’y rendent au plus vite avant qu’il ne soit trop tard ! Avec un filtre OIII il est vraiment fascinant, peu lumineux mais il se détache tout de même bien du fond, et j’ai pu y distinguer sans difficulté son bulbe central ainsi que deux protubérances qui lui donne effectivement l’allure d’un casque de guerrier nordique. C’est une nébuleuse vraiment remarquable qui mérite sa place sur le podium à côté de celle d’Orion et des autres merveilles du Sagittaire… Deux semaines de grisaille se sont enchaîné, et j’ai pu retourner ce soir (le 6 février) dans mon champ pour poursuivre mon tour du Grand Chien. Les galaxies (5 dont deux paires) de la constellations ont été devinées, mais si basses qu’elles ont présenté pas mal de difficulté, et aucun intérêt visuel autre que cocher la case « vu »… Dans les nombreux amas ouverts du bas de la constellations, il y en a un qui se démarque du lot, c’est le NGC 2362, « l’Arkenstone ». Il est très lumineux, compact, une bonne vingtaine de petites étoiles se serrant autour d’une centrale éclatante, il est très graphique et évoque une apparition magique, ou l’étincelle d’un sortilège au bout d’une baguette, tels qu’ils sont représentés dans les livres de contes et dessins animés… J’ai également apprécié la nébuleuse SH2-301, invisible sans filtre mais qui dévoile une belle nuée autour de quelques étoiles une fois l’UHC monté. Et j’ai été surpris de percevoir sans trop de difficulté la nébuleuse SH2-308 ! Sans avoir la position précise en tête, j’ai vu grâce au filtre OIII un long arc partant d’un triangle d’étoiles… et après vérification j’étais pile au bon endroit, et j’ai bien re-confirmé mon observation ! Pour une fois que j’arrive à percevoir un objet supposément trop difficile pour mon matériel dans les SCP… alors que c’est généralement l’inverse. Les trois nébuleuses planétaires étaient stellaires (pas tout à fait pour IC 2165), et détectables par « blinking ». Donc peu de détails à leur sujet ! Dans le Grand Chien je retiendrai donc le Casque de Thor, et les très beaux et très différents amas ouvert NGC 2360 et 2362. (Et M41, quand même, même si je n’ai fait qu’y passer rapidement). Mes doigts n’étant pas tout à fait gelés, j’ai poursuivi sur la Licorne. Je me suis heurté tout de suite à une première difficulté : Le Rectangle Rouge. J’ai bien trouvé l’étoile HD 44179, mais rien autour de décelable. Evidemment pas de rectangle, mais même pas de sensation de nébulosité autour, quel que soit le grossissement. Cela dit, la Lune s’est déjà élevée au-dessus de l’horizon, ce qui ne doit pas aider à la vision de cette nébulosité peu brillante et pour laquelle le filtre est inutile. J’y retournerai dans de meilleures conditions. Je parcours tout de même une dizaine d’amas ouverts dans le bas de la constellation, dont le très beau et lumineux NGC 2232, l’immanquable M50… J’arrive malgré la Lune à percevoir le faible Melotte 72, et c’est en arrivant sur NGC 2506 que je décide d’arrêter là. L’amas en montre déjà beaucoup, je sens un magnifique potentiel ici, mais en partie gâché par la lumière de la Lune. C’est bien de repérer des objets, mais c’est mieux de pouvoir en profiter dans toute leur splendeur ! La suite de la Licorne sera pour une autre fois. Petite visite traditionnelle à Jupiter, qui est encore une fois extrêmement bien définie à x300, et pourtant sans binoculaire cette fois ! La belle ombre d’Io en plein milieu, beaucoup de détails dans les bandes équatoriales, un gros nuage sombre dans la bande nord, et une zone polaire sud finement striée. Encore une fois, rien à voir avec ce qui était visible quelques semaines plus tôt, je suis toujours surpris de voir à quel point cette planète est changeante ! Quoi qu’il en soit je constate encore à quel point j’ai progressé en un an sur Jupiter, elle est certes légèrement plus grosse qu’en mars dernier mais à chaque observation, même dans des conditions pas idéales comme hier, elle me dévoile beaucoup, alors qu’il y a un an j’étais déjà content quand j’arrivais à distinguer un ou deux détails dans les bandes équatoriales. Est-ce que c’est parce que je suis maintenant intransigeant sur la mise en température ? Que j’ai progressé en collimation depuis que je la finis toujours sur une étoile ? Que mon oeil s’est affiné avec le temps ? Ma soirée s’est achevée ainsi, des amas ouverts plein les yeux, et de la boue plein les bottes !
  3. A peu près, c'est vrai. Mais au niveau de la déclinaison ça part souvent dans tous les sens, ce qui n'aide pas à faire des explorations par zone (quand on travaille au chercheur sur monture dobson, ça aide de garder un peu ses repères d'un objet à l'autre) !
  4. Excellent choix. Des heures et des heures d'observation en perspective ! Si tu les prends n'hésite pas à m'envoyer un message, je t'enverrai avec plaisir en MP les cartes de toutes les constellations que j'ai éditées à partir des Splendeurs du CP (tu pourras en voir certaines que j'ai dévoilées dans mes CROAs) Comme les objets ne sont pas cités dans l'ordre de position dans le livre, on a vite fait de zigzaguer dans tous les sens si on prend les objets un par un dans la liste. Donc j'ai fait des cartes, ce qui me permet de visualiser et d'optimiser le trajet d'un objet à l'autre, et ça me fait gagner énormément de temps sur le terrain. Je peux facilement faire le tour d'une, voire de deux constellations par soirée d'observation, avec parfois 20, 30 objets à observer...
  5. narnodel

    Micro-CROA solaire

    J'adore le concept d'observer les astres au volant... ! 😄 ( Je tenterai de voir si je trouve la galaxie d'Andromède un de ces soirs sur les départementales près de chez moi, en éteignant les phares. )
  6. Ah bah voilà @etoilesdesecrins m'a ôté le mot de la bouche. Les Splendeurs du Ciel Profond + Stellarium, et tu as devant toi énormément d'objets à observer, surtout vu ton télescope. Je tourne uniquement avec ça depuis des mois, et je compte par centaines les galaxies, amas et nébuleuses qui ont défilé dans mon oculaire ! Les PDF sont bien en vente sur le site de Laurent Ferrero, je ne peux que te conseiller de te les procurer. Un défaut cependant : une fois que tu en auras fait le tour, tu auras vu tout ce qu'il y a de plus intéressant à voir. Mais ça peut prendre des années... Un conseil aussi : cherche dans les constellations qui sont au plus proche du méridien (c'est à dire l'axe qui relie le sud au nord, tu le trouveras sur Stellarium). C'est là que tu profiteras au mieux des objets. En effet, la Lyre, ce n'est plus trop le moment. Va explorer Orion, le Taureau, les Gémeaux, la Girafe, Le Grand Chien... si tu observes le soir à une heure décente. Il y a beaucoup de beaux objets à découvrir dans ces constellations. Et bien sûr attends que la Lune soit partie, d'ici une dizaine de jours, tant qu'elle est là le ciel profond ne te dévoilera pas grand chose !
  7. Ahah quel CROA ! Je vois que tu prends autant de plaisir que moi avec des jumelles !!! 😉 Trop de douleurs partout. C'est dommage parce que sur trépied c'est vraiment beau, mais ça finit toujours plié en deux avec les cervicales brisées. J'ai l'impression que c'est un super complément pour ceux qui sont déjà bien calés en repérage et qui ont déjà tout vu, mais pour des débutants comme nous rien ne vaut un bon vieux télescope bien ancré dans le sol. Moi j'ai décidé de ne plus jamais regarder là-dedans, tant que je n'aurai pas de jumelles coudées. (Qui coûtent trois fois le prix de mon téléscope actuel...)
  8. narnodel

    Premiers CROAssements

    Ah ça... je suis boulimique dans tout ce que j'entreprends. Tout sauf la nourriture heureusement ! Loin de moi l'idée de susciter l'amertume chez quiconque... mais rassure-toi ici le temps est revenu à sa grisaille habituelle, je n'ai eu que deux vraies soirées ciel profond entre mi-décembre et aujourd'hui ! (ayant raté la magnifique période juste après Noël...). En tout cas l'idée d'acheter les Splendeurs du Ciel Profond me paraît excellente. Si jamais tu franchis le cap dis-moi, je t'enverrai avec plaisir tous mes plans. Le défaut de ce livre est que les objets ne sont pas cités dans un ordre logique, et que sans plan on se retrouve à zigzaguer dans tous les sens, voire à rater des objets quand on doit se baser sur l'avancement des astres par rapport au méridien. C'est pas mal d'heures de travail, je serais content que ça profite à d'autres ! Ah enfin, le grand retour détaillé d' @etoilesdesecrins ! 😉 Non je n'ai pas vu la couleur, mais j'ai commis l'erreur en voyant "nébuleuse planétaire" de monter le filtre UHC d'office. Ce qui n'aide pas à la perception des couleurs... Du coup il va falloir que j'y retourne, mais ce sera sans doute l'an prochain ! Ils n'étaient pas contrastés. Hormis la grosse bande noire au milieu, je n'aurais pas été capable de dessiner le reste. C'était juste des "sensations" de fibres sombres, mais impossible à fixer précisément. Oh non !!!! Je ne vais donc pas échapper au fait de débourser une coquette somme pour avoir ce troisième filtre ! (et comme je prends tout en Astronomik 2", ça va vite...). Mais oui, en explorant les SCP j'ai quand même vu qu'il y avait un nombre non négligeable d'objets qui profitaient du Hb, pas seulement une poignée, ça vaudra forcément le coup. Ah mince je ne les ai pas pointées ! En effet elles sont citées dans les SCP, mais en petit détail sur le schéma, et en faisant ma carte je suis passé à côté... il me restera donc des choses à pointer dans Orion pour une prochaine fois ! C'est sûr mais j'ai vraiment été agréablement surpris par le côté "évident" de l'anneau nébuleux à x65. Plus facilement visible que les grandes nébuleuses de Cassiopée ou Céphée (je pense à IC 1848 et IC 1396 par exemple). J'ai hâte de me refaire des soirées lunette pour revoir ça sous une perspective différente, mais vu le peu de nuits claires, pas sûr que ce soit pour cette année. De même ! J'ai un gros planning à suivre en février / mars si je ne veux pas rater des constellations pour un an. Et il faudrait même que je prenne de l'avance sur les constellations printanières si je ne veux pas être débordé en avril. C'est que je me mets un peu de pression avec ce pari de finir les SCP en une année ! Au moins je suis à jour sur ce qui était au méridien en janvier, c'était moins une.
  9. narnodel

    Premiers CROAssements

    Bonjour à tous mes chers lecteurs avides de CROAs ! J’ai bien cru que le mois de janvier serait un mois vain, mais ces deux soirées du 22 et du 23 ont pu sauver la mise. En réalité j’étais déjà sorti deux fois : une première fois dans la nuit du 8 janvier en plein milieu de la tempête Goretti, où j’avais malgré tout réussi à dénicher aux jumelles quelques amas ouverts dans le Grand Chien, et une deuxième fois lundi dernier, où le ciel semblait pur… mais après quatre ou cinq échecs sur des galaxies dans le Lièvre, j’ai compris qu’un fin voile nuageux faisait perdre quelques points de magnitude à tous les objets du ciel. Même Saiph, le pied gauche d’Orion, n’était visible à l’oeil nu qu’en vision décalée, c’est dire ! J’ai quand même pu récolter entre le Lièvre et Orion quelques amas ouverts assez lumineux, notamment NGC 1662 (qui est un très bel objet) et 2169, troublant tant il évoque en effet le nombre 37. Puis un pauvre M79 en dessous de ses capacités, et la belle ombre d’Europe passant sur Jupiter... soirée en demi-teinte mais pas vaine non plus. Les vraies affaires ont pu reprendre jeudi soir, où cette fois-ci le ciel était parfaitement clair. J’ai saisi ce qui était probablement ma dernière chance d’observer le Lièvre cette année, et retourne m’installer vers 21h dans mon champ voisin habituel. J’explore méthodiquement le lagomorphe céleste, passant au crible chacune des galaxies notées dans les SCP. Les 9 galaxies sont vues, mais je vous passerai les détails, mes notes se résumant à « tache floue vaguement ovale » plus ou moins facile… J’ai souligné toutefois NGC 1964 qui fut plus remarquable que les autres, bien compacte et contrastée. La petite nébuleuse planétaire IC 418 est charmante, un ovale bien lumineux et défini. J’abandonne juste un objet des SCP, une nébuleuse planétaire dont la magnitude me laisse comprendre que seul un ciel de montagne et un miroir de 500mm pourrait me laisser l’apercevoir. Et voilà pour le Lièvre, tous les objets visibles (dans mes conditions) sont vus ! Il était temps, j'avais failli rater le pari de voir tous les objets des SCP en un an ! Passons à la constellation star de l’Hiver. Histoire de me soulager l’oeil après ces petites taches floues, je vais directement sur la grande nébuleuse d’Orion avec l’UHC, et pour une fois, fais l’effort de bien intellectualiser la distinction M42/M43. Je ne vais pas m’attarder sur la description de l’objet, vous la connaissez, non ? Allez, partons à la conquête de l’inconnu. Pas très loin, NGC 1924, galaxie assez difficile, et la nébuleuse NGC 1999. Ici, le filtre est vain, mais je vois bien une forme gazeuse assez large autour d’une étoile, et crois y déceler des irrégularités… A l’ouest d’Orion, NGC 1788 se passe de filtre également, se présente sous la forme d’un beau nuage un qui enveloppe trois étoiles. La NP PK 190-17.1 est facile mais tellement stellaire que seul le blinking avec le filtre UHC m’indique que ce n’est plus une étoile. La galaxie NGC 1875 à côté de Bellatrix aura été la plus difficile de toutes, mais devinée en vision décalée. J’enchaîne ensuite les NP : PK 197-14.1, rond pâle et flou, PK 193-9.1, tout petit disque difficile d’accès, et PK 198-6.1 : celle-ci touche Mu Orionis ! Elle est un peu noyée dans son halo mais le filtre OIII aide à faire la part des choses. Le disque est très visible et bien grand, cette NP aurait été splendide sans sa brillante voisine qui la noie dans sa lumière. Dernière NP avec NGC 2022, qui est bien mise en valeur par le filtre OIII. En grossissant 300x, je vois bien sa forme de tore, une belle « mini M57 » ! Je poursuis sur des objets divers, l’amas de la tête d’Orion, Collinder 69. Très beau groupe d’étoiles, à ne pas trop grossir tant il est grand. Je pense deviner des nébulosités entre les étoiles, mais les halos autour d’elles sont tels qu’il est difficile de faire la part des choses… En retournant vers l’Epée, je passe un peu de temps sur NGC 1977. Si la nébuleuse est clairement là, difficile de bien fixer les chenaux sombres qui la traversent, et je ne parviens pas à voir la forme de ce fameux « homme qui court ». NGC 2024, la nébuleuse de la Flamme, qui m’avait résisté en mars dernier, est bien visible, à condition de sortir Alnitak du champ. Je distingue très bien le long canal noir qui la traverse, et même quelques filaments sombres. Vient ensuite la très fameuse Tête de cheval… Si la longue IC434 est évidente avec l’UHC, ce n’est qu’après de longs efforts que je crois apercevoir par intermittence une petite encoche sombre. Mais rien ne garantit que ce n’est pas mon imagination. Quoi qu’il en soit, je suis bien loin de me représenter une tête de cheval ! Il paraît qu’il faudrait un filtre Hb… dans ma frénésie d’achats de 2025, je n'en ai même pas fait l'acquisition ! Je note le joli petit amas de Sigma dans le même champ, l’image globale reste très belle, tête de cheval ou non. Je passe sur M78 qui me plaît toujours autant, petit fantôme qui nous regarde de ses deux yeux, puis essaie IC426 : je vois bien un nuage qui borde quelques étoiles, mais sans détail. Ici, pas de filtre, c’est une nébuleuse par réflexion, ce qui ne facilite pas sa délimitation. J’enchaîne sur les quelques amas ouverts qui me restaient, Ferrero 11 / Teutsch 164 (je ne prends pas le temps de les distinguer l'un l'autre mais les deux offrent un beau spectacle), le très faible et nébuleux NGC 2141, puis le modeste NGC 2112. Je balaie la région, censée être la zone où la boucle de Barnard est la plus visible. Il est en effet possible que j’aie senti un vague luminosité de fond à certains endroits, mais tout cela n’est ni spectaculaire, ni confirmé. Il me reste 4 nébuleuses pour faire le tour d’Orion. Il me semble bien voir SH2-261 avec le filtre UHC, comme une nuée qui enveloppe plusieurs étoiles, mais la description lue a posteriori dans les SCP en ferait un objet trop difficile… aurais-je eu de la chance ou une hallucination ? Il faudrait que j'y retourne mais sur le moment j'ai vraiment noté avoir vu quelque chose. Les nébuleuses autour d’IC 2162 ne font pas l’ombre d’un doute, trois étoiles alignées, et très clairement deux d’entre elles sont entourées d’un voile… plus difficilement perceptible sur la troisième, mais qui finit par se laisser voir. Je termine mon exploration d’Orion par un objet plus remarquable ! La très belle NGC2174. Voilà un nuage bien large et lumineux, qui entoure l’amas ouvert 2175. J’y perçois des nuances, qui rendent le spectacle riche et réjouissant. Il est tard… le vent souffle depuis deux heures sur mes doigts gelés… Le Grand Chien est là, au plus haut, et m’invite à la visite… Mais est-ce raisonnable ? Exceptionnellement, je décide de renoncer. Deux constellations entièrement explorées et tous les objets des SCP aperçus, dont 30 nouveaux, c’est déjà une soirée plus que remplie, et je sens qu’insister dans ces rudes conditions pourrait gâcher le tout. J’espère juste que février nous offrira au moins une nuit claire pour que je ne regrette pas cette décision. Je rends juste visite à la Rosette dans la Licorne. En mars dernier elle m’avait résisté. Aujourd’hui elle me saute au yeux ! L’amas est bien visible et très beau, mais surtout entouré par un gigantesque anneau brumeux ! L’objet mériterait d’être observé à la lunette pour plus de recul, mais les soirées claires sont si rares que je n’ai pas pris le temps de la sortir depuis bien longtemps. Je finis en saccageant ma vision nocturne sur Jupiter. Malgré le vent, l’image est étonnamment nette. La grande tache rouge au premier plan, je retrouve les petits détails dans la bande équatoriale sud observés le 31 décembre, mais ceux-ci on déjà changé de forme. L'atmosphère de cette planète est étonnamment surprenante et changeante. La vue est malheureusement gâchée par les vibrations du tube à cause du vent, qui m’empêchent de m’attarder sur les détails. Je plie donc bagage après cette belle récolte hivernale longtemps attendue ! (j’ai remis ça le lendemain, où le Cocher et une bonne partie du Grand Chien ont été passés au crible, mais ce sera pour un autre CROA… si vous le voulez bien !) (Je vous joins tout de même mes petites cartes maison, au cas où vous auriez la curiosité de retrouver le parcours que j'ai suivi. Je ne pense pas divulguer les Splendeurs du Ciel profond, ça en reprend les objets, certes, mais sans aucune des indications qui font la richesse de cet ouvrage.)
  10. narnodel

    CROA 24/01 au 400mm

    Merci pour le CROA, c'est dépaysant de revoir toutes ces constellations printanières ! En théorie tu aurais pu avoir une image de Jupiter magnifique. Mais oui, il faut une longue mise en température, et des conditions atmosphériques qui suivent... La zone des Markarian est vraiment riche, j'ai hâte d'y retourner ! Au 400 je suis en effet sûr que tu aurais pu dénicher davantage. En tout cas bravo pour le courage, monter un 400 à deux heures du matin, il faut vraiment aimer l'astro !!!
  11. Quand j'ai lu "... depuis la fenêtre", j'ai en effet failli m'arrêter là ! 😁 Non c'est sympa de lire le déroulé d'une soirée peu conventionnelle mais quand même très fructueuse. Tu es allé dans du Messier pas si simple (M78), c'est donc que tes conditions d'observation n'étaient pas si mauvaises que ça ! Tu aurais pu aller chatouiller pas mal de NGC si tu as si facilement vu M78. Et en effet, tenter le planétaire à travers une fenêtre, c'est un pari risqué... et d'ailleurs tu as pu en mesurer les conséquences ! @Easternrider n'a pas tort, c'est vrai que dans ce genre de conditions très impromptues (pour ne pas dire "à l'arrache") ce genre d'outil est plus approprié... mais tu as raison de rentabiliser ton 250 avant, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs !!
  12. Si tu as plié à 23h c'est que tu en as bien profité ! Tu m'aurais dit entre 19 et 20h, c'est sûr qu'il y avait moins à espérer... Un Mak180. Justement ce qui saute aux yeux dans mon Mak c'est la saturation des couleurs, la grande tache est orange vif, les gris et marrons très marqués, les couleurs sont vraiment photographiques. Alors que sur le T300, tout est un peu pâlichon et désaturé. J'aime énormément le rendu dans le mak de Jupiter, si seulement il ne mettait pas 2h à descendre en température... Mais en effet ce n'est peut-être pas pertinent de comparer deux maks qui n'ont pas du tout le même diamètre ! Désolé de te transmettre mes névroses ! Pendant les 6 premiers mois avec mon dobson j'ai passé autant de temps à chercher comment collimater qu'à réellement observer, je crois bien... mais je suis bien content d'être passé par là, maintenant je suis plus confiant et je sais que je peux tirer presque le maximum de mon tube en très peu de temps de réglages. Aujourd'hui j'ai reporté ma névrose de collimation sur mon Maksutov, et c'est une toute autre histoire ! Et puis il ne faut pas en faire tout un foin, l'autre soir j'ai observé Jupiter avec mon tube franchement décollimaté (cercles pas du tout concentriques en intra-extra focus). Et bien l'image n'était pas si nulle, pas mal de détails, et même la jolie petite ombre d'Europe qui passait devant le disque. J'ai vite fait re-collimaté sur Pollux (et oui maintenant j'arrive même à collimater sur des étoiles qui bougent, mes mois d'exercice ont payé !), et en effet c'était plus fin, certains détails sont apparus (notamment Europe elle-même devant Jupiter), mais je ne dirais pas que c'était du simple au double. Mais tu as bien fait de ne pas perdre de temps sur le moment. Avec un beau ciel dégagé, il vaut mieux observer, c'est rare en ce moment !
  13. Et bien quelle application sur Jupiter, et merci pour l'étude comparée ! C'est en y passant beaucoup de temps et en y revenant encore et encore que tu vas t'habituer à chercher les détails, et que ta perception va s'enrichir. Par curiosité, vers quelle heure était ton observation ? Jupiter est merveilleux en ce moment, mais c'est plutôt vers 23h-minuit qu'on en profite le plus. C'est marrant chez moi c'est l'inverse. C'est le Mak qui apporte le plus de contraste. Soit j'ai de la chance avec mon Mak, soit j'ai un mauvais T300... Allez ! Deux petits coups sur les vis de blocage et c'est réglé !!! 😉 (je dis ça j'ai mis plusieurs mois avant d'être sûr de ce que je faisais...). Mais en vrai un fois habitué ça prend 1 minute. Ce n'est en effet pas le meilleur investissement dans l'immédiat ! Si tu n'es pas entièrement satisfait de ton image à x170, inutile d'aller aussi loin. Le max que j'utilise dans un T300 est un 5mm, et là déjà Jupiter est absolument énorme. Les excellents soirs je sens que je pourrais pousser un peu, mais ils se sont comptés sur les doigts d'une main depuis que je fais de l'astro. En tout cas bravo, et ça fait plaisir de voir autant de passion sur Jupiter !
  14. Oh la la merci d'avoir pu observer ça pour nous ! Pour une fois ce sont les habitants du "vrai" Nord qui ont pu en profiter ! Chez moi aussi les notifications "Aurore en cours" n'arrêtaient pas de s'afficher, mais l'énorme couche de stratus a rendu le spectacle nettement moins intéressant. En tout cas ta description donne envie d'y avoir été, et augmente légèrement la frustration d'avoir été sous une couche de nuages... Vivement dans 11 ans !
  15. narnodel

    Temps de m....

    @etoilesdesecrins Oui je commence à comprendre les limites de mon nouveau passe-temps ! J'ai pu hier faire une sortie pour explorer le Lièvre / Orion, le ciel paraissait clair au départ mais au fur et à mesure que mes yeux se sont habitués à l'obscurité j'ai compris qu'il y avait un fin voile nuageux qui obscurcissait tout. Pas une seule galaxie de mes listes visible au 300, pourtant je commence à être rôdé en galaxies ! J'ai quand même pu avancer dans les amas ouverts + une nébuleuse planétaire compacte et brillante, mais c'était un peu frustrant comme unique soirée ciel profond depuis un mois et demi. Heureusement qu'il y a Jupiter pour sauver la soirée, mais j'ai quand même un peu l'impression de gâcher les nuits sans Lune à faire trop de planétaire... Je commence à me dire que pour ces constellations il vaut mieux viser avant l'aube en octobre, ça pique un peu mais il y a de plus grandes chances d'avoir un beau ciel dégagé. Belle image... d'un côté, ça permet de repousser l'instant tragique où les listes seront terminées...
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