Cyp

Membre
  • Content Count

    1,425
  • Joined

  • Last visited

About Cyp

  • Rank
    Observatoire Sirene
  • Birthday 05/06/1985

A propos

  1. Alors : Même à jeun, je te défonce ; Y a pas vraiment eu besoin de te pousser beaucoup pour picoler 😀
  2. Salut à tous ! Comme indiqué dans mon précédent message, j'ai réussi à remettre Pollux — le télescope contrôlable à distance de l'observatoire Sirene — en route au beau milieu de l'éclipse. J'ai donc fait quelques clichés de la Lune, dont voici — enfin — le résultat ! Date : 21 janvier 2019 Appareil : SBIG STL11000M Instrument : Pollux T250 ASA, f/3,6 Lieu : Observatoire Sirene Vitesse d'obturation : 1/1000 de sec. et 3 sec. Binning : 1x1 Acquisition sous MaximDL, traitement sous Darktable et Gimp. Page web : https://www.cypouz.com/imagerie/190121/eclipse-totale-lune Page web : https://www.cypouz.com/imagerie/190121/eclipse-totale-lune-phase-partielle Page web : https://www.cypouz.com/imagerie/190121/eclipse-totale-lune-composition
  3. Merci @Will @jonathan49, on t'attend de pied ferme Et tu prendras encore des roustes à Colt Express
  4. Merci les amis 😉 @Marc684, apparemment, ils n'ont pas été du même avis 😙 Mais c'est gentil de ta part 😎 @jonathan49, bin disons qu'il y avait un poil moins de nuages 🤣 Ouais, enfin... Venant d'un mec qui s'expatrie à l'autre bout du monde après avoir fait connaissance avec nous, je sais pas trop comment le prendre 😂
  5. Merci pour vos commentaires et réactions @Vlaams59, oui c'est un pur régal, on se sent vraiment seul au monde Faut pas hésiter à passer nous voir
  6. Salut à tous ! À l'occasion de l'éclipse de Lune, je suis de passage à l'observatoire Sirene. Arrivé dimanche soir, j'ai pu admirer — depuis l'autoroute — un magnifique lever de Lune au-dessus des dentelles de Montmirail. Plongée dans les couleurs violacées de l'arc anti-crépusculaire suivant le coucher du Soleil — lorsque le ciel est encore suffisamment lumineux pour ne pas être ébloui par l'intensité de la Pleine Lune — la composition était superbe. Très proche de l'horizon, elle paraissait énorme ! Quelques heures plus tard, elle sera éclipsée. Je ne l'ai pas lâchée, jusqu'à son coucher. J'avais pour ambition de remonter l'ordinateur de contrôle du télescope contrôlable à distance, Pollux, afin de pouvoir imager l'éclipse après plusieurs mois d'arrêt. Mais comme toujours, plusieurs mois d'arrêt, ça signifie d'autres problèmes à résoudre. J'y passe une bonne partie de la nuit, tandis que la Lune commence à s'assombrir. Je lance donc une série d'images grand champ, dans l'espoir de réaliser mon premier chapelet lunaire. Finalement, Pollux sera prêt à imager, in extremis, au beau milieu de la courte heure de totalité. La nuit a été fraîche mais sans vent, le ciel d'une transparence exemplaire, le sol et les coupoles recouverts d'une fine et scintillante couche de givre. La coupole du T635 récemment repeinte, est éclatante. Alors que la Lune terminait de sortir de l'ombre de la Terre à l'ouest, l'aube se levait à l'est, entraînant avec elle un très joli et lumineux rapprochement entre Vénus et Jupiter. Une nuit magnifique, qui a paru bien courte ! Une éclipse de Lune compte parmi mes évènements astronomiques préférés. La lune éclipsée, rouge brique, sombre, semble flotter dans le ciel au milieu d'une myriade d'étoiles, habituellement très rares car noyées par notre éblouissant satellite. C'est un véritable plaisir à observer à l'œil nu, ainsi qu'aux jumelles. Et avec un Mont d'Or fondu dans les braises du poêle à bois dans le ventre, c'est encore plus beau 😀 Vous trouverez en pièce jointe le résultat de mes acquisitions grand champ, sous forme d'un chapelet lunaire dont je ne suis pas peu fier ! Date : 21 janvier 2019 Appareil : Canon EOS 600D Objectif : Canon 10-22 mm, à 13 mm f/7,1 Vitesse d'obturation : entre 1/400e de sec. et 6 sec. Sensibilité : 100 ISO Qualité : Raw Lieu : Observatoire Sirene Traitement sous Darktable et Gimp. Page web : https://www.cypouz.com/imagerie/190121/chapelet-eclipse-totale-lune
  7. Salut à tous ! Voici ma version de la comète 46P/Wirtanen obtenue mardi 11 décembre au soir. Je n'avais pas encore eu l'occasion de jeter un œil à cette comète en raison d'une météo bien pourrie. Mardi soir, étonnamment, le ciel était très clair en Beaujolais. J'ai pu admirer un très beau croissant de Lune accompagnée de sa lumière cendrée dans les lueurs du couchant. J'en ai profité pour longuement observer la comète aux jumelles 10 × 50, très facilement visible (magnitude visuelle limite à l'œil nu dans la Petite Ourse ~6,2 mag., T1) et constater son rapide déplacement parmi les étoiles au fil des heures. Elle passait alors non loin des étoiles Kappa 1 et Kappa 2 de la Baleine. La comète est d'ailleurs bien visible à l'œil nu. Pas en vision directe, mais très facilement en vision décalée (VI1). Le temps de la laisser monter dans le ciel, j'ai installé ma petite monture SkyWatcher Star-Adventurer pour essayer de la photographier. La météo étant restée clémente toute la nuit, j'ai pu lui tirer le portrait pendant près de trois heures avec le Canon EOS 600D équipé pour l'occasion de l'objectif Rubinar 300 mm. Malheureusement, vue la focale et l'erreur périodique, j'ai dû me limiter à des poses unitaires de trente secondes. Même ainsi, il a fallu me débarrasser d'une bonne partie des brutes acquises pour cause d'étoiles trop allongées. J'ai finalement conservé 192 poses. Le prétraitement a été réalisé dans Siril, le post-traitement dans Gimp, le tout sous Debian GNU/Linux. J'ai décentré le cadrage pour inclure les deux étoiles Kappa de la Baleine. Un peu trop peut-être, car je me suis trompé dans l'estimation du sens de déplacement de Wirtanen 😄 Toujours est-il que c'est toujours aussi chiant à traiter, compte tenu du déplacement de la comète parmi les étoiles... À noter que j'ai bien fait de sauter sur l'occasion car, dès le lendemain et jusqu'à aujourd'hui encore, le ciel était de nouveau pourave. J'ai quand même bien les boules que l'ordinateur du télescope contrôlable à distance de l'observatoire Sirene, Pollux, soit en maintenance. Ça aurait été l'idéal pour cette comète, et sous un bien meilleur ciel qui plus est. Bien évidemment, il faisait grand beau... Date : 11 décembre 2018 Appareil : Canon EOS 600D Instrument : objectif Rubinar 300 mm f/4,5 Temps de pose : 192 x 30 sec., soit 96 min. Sensibilité : 3 200 iso Qualité : Raw Acquisition effectuée sur monture Sky-Watcher Star-Adventurer. Traitement sous Siril et Gimp. Page web : https://www.cypouz.com/imagerie/181211/46p-wirtanen
  8. Good job! 👍 Dire que ça va bientôt faire quatre ans qu'on un StarAnalyser qui traîne dans un tiroir et que j'ai pas encore trouvé le temps de faire joujou avec...
  9. Cyp

    Spectroscopie pour éxoplanètes

    Salut ! Je ne pense pas que la question d'Anzac est de savoir s'il est possible d'obtenir le spectre de la planète déduit de celui de l'étoile. Mais de savoir s'il un léger redshift ou blueshift du spectre de l'étoile — permettant de supposer la présence d'une planète — est décelable en amateur (cf. la méthode des vitesses radiales).
  10. Salut ! Pas nécessairement. Pas du tout, même, en fait 😉 À ma connaissance, aucun programme automatique n'opère à une fréquence d'observation suffisante. Et cela ferait une montagne de données... Une seule mesure par jour pourrait suffir, s'il y a suffisamment de jours d'observation. Le but n'est pas de trouver la période « à l'œil », comme on peut grossièrement l'estimer en regardant sa propre courbe obtenue la nuit passée. L'objectif est de trouver une correlation entre les données, afin de pouvoir tracer un diagramme de phases superposables. C'est un travail statistique, pour lequel les ordinateurs sont meilleurs que nous 🙂 D'où l'utilisation d'un logiciel comme Vstar, qui permet de trouver la période de variabilité grâce à de tels outils statistiques. Théoriquement, oui. Il « suffit » de mettre en place une chaîne de traitement logiciel automatisé qui prend en entrée un nombre suffisant de mesures pour une étoile donnée — via les sites web précédemment indiqués —, recherche une potentielle variabilité, et passe à la suivante.
  11. Salut @Florian06 ! Et merci pour ton commentaire 🙂 C'est bien moi qui réalise la courbe de lumière ; mais pas uniquement avec mes données. La principale raison est que mes mesures étant rapprochées dans le temps, il est difficile d'en déduire une période précise. Avec des données beaucoup plus étalées dans le temps, on augmente fortement la précision. Pour cela, soit on attend des mois voire des années pour accumuler des données sur une plus grande plage temporelle, soit on utilise les données des autres 😉 Par ailleurs, afin de confirmer la découverte, VSX impose le croisement des données obtenues avec celles de programmes professionnels. Autant, donc, en tirer profit. Souvent, par ailleurs, les données automatiques sont plus précises que les miennes, notamment pour déterminer les magnitudes caractéristiques. (Ce n'est pas toujours le cas, néanmoins, comme par exemple avec SuperWASP.) Un autre point important concerne la référence de magnitude. Je ne réalise pas mes images avec un filtre calibré et reconnu comme tel. Il faut donc utiliser un catalogue photométrique de référence pour calibrer la courbe de lumière obtenue, en choisissant des étoiles de couleur semblable. Le catalogue APASS est très utile pour cela. Il est aussi possible de faire correspondre sa courbe avec celle obtenue avec les données ASAS-SN, qui sont elles-mêmes calibrées sur APASS. Pour obtenir les données des programmes automatiques, il faut consulter leur site web. Par exemple : CRTS, http://nunuku.caltech.edu/cgi-bin/getcssconedb_release_img.cgi ASAS-SN, https://asas-sn.osu.edu SuperWASP, https://wasp.cerit-sc.cz/form