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etoilesdesecrins

Entrain printanier et galactique

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Salut astronomiques !

 

Dans la foulée de l’impressionnant anticyclone de février, la météo a continué en mars de nous offrir de beaux ciels dégagés et remarquablement purs. Ne pouvant hélas pas profiter d’autant de soirs clairs que souhaité, j’ai quand même eu la chance d’entamer copieusement de belles portions de ciel printannier. Pourtant, le manque n’était peut-être pas si fort que d’habitude, suite aux ripailles gargantuesques dans les amas de février.

 

Je souhaitais prolonger l’enthousiasme et l’ambiance de cette belle entrée en matière galactique printannière. Quoi de mieux qu’un CROA pour faire suite à tous ces debriefings d’observations et autres consultations d’atlas ?

 

Comme souvent, je ne vais pas détailler chacune des dizaines de petites tâchouilles observées, mais m’attarder plutôt sur les principales, celles qui m’ont le plus marqué. 

Les observations sont toutes effectuées au T300 (Panoptic, Delos, Pentax XW) dans les Monts du Lyonnais.

Entrons donc dans la vif du sujet.

 

Le 26/03/2019, par transparence très bonne (pour mon site) et turbulence assez forte dûe à un vent en rafales (étoiles non piquées à 170 X) je profite du Petit Lion avant qu’il ne monte trop au zénith.

 

NGC 3432 est un long fuseau surprenant, très allongé en vision indirecte, mais déjà bien visible en vision directe. Par contre, elle est difficile à repérer !

A faible grossissement, c’est un ensemble curieux diffus inscrit entre deux duos stellaires.

En poussant l’amplification, le fuseau émerge bien des étoiles voisines, et on distingue une ou deux condensations à la surface, qui a un aspect un peu granuleux. Certaines parties sont plus brillantes par intermittences. Peut-être des régions HII ? Très intéressant en tous cas !

 

Dans le Lion cette fois, NGC 2964 est facile en vision directe, ovalisée, avec une extension NE un peu courbée. A côté je vois facilement sa comparse NGC 2968 de mag 11,7, plus petite et à peine moins brillante. Vers une centaine de fois le duo est magnifique et contraste avec les étoiles assez piquées du champ..

 

Je finis cette soirée sur quelques galaxies secondaires de l’Hydre, assez faciles à ce diamètre.

                       

Le 28/03, après m’être comme d’habitude habitué au noir en profitant de quelques étoiles doubles, j’inaugure cette soirée par le grand amas ouvert M48 dans l’Hydre. La turbulence est encore assez forte à cause du vent. En outre la transparence n’est pas au top, réduite par une légère brume de pollution comme c’est souvent le cas en période prolongée de beau temps.

Cet amas est majeur, très grand, brillant, de forme un peu triangulaire, avec une répartition un peu irrégulière des étoiles et surtout une condensation en ligne brisée d’une douzaine d’astres un peu plus lumineux. Il y a des petits groupes un peu plus denses à l’est, la partie ouest étant moins riche. Même si le grossissement est un peu fort ici (préférer des réfracteurs à 20 – 40 X) l’amas ressort bien du fond céleste. J’estime le nombre d’étoiles à 80 ou 100 au moins.

 

Juste après je vise la nébuleuse planétaire NGC 2610 toujours dans l’Hydre. Notée très difficile et peu intéressante à la L100 en 2017, c’est au 300 un astre bien plus facile, limite en vision directe à 170 X. Surtout elle trône dans un joli champ groupant une quinzaine d’étoiles en pyramide, menée par une dorée. Elle s’étend au SO d’une étoile de mag 13 environ. Le magique OIII renforce encore son éclat. Elle est facile en vision indirecte, assez grande, et le centre paraît difficilement plus sombre. Elle se pare aussi d’une subtile teinte gris-verdâtre, mais c’est assez sujectif …Hélas le joli groupe d’étoiles est un peu éteint de par la présence du filtre.

 

Quelques petites galaxies de l’Hydre plus tard (dont la très élusive NGC 3109 …) voici encore une intéressante nébuleuse planétaire dans cette constellation : Abell 33.

L’intérêt ici provient, je dois l’avouer, de la bonne surprise de pouvoir accéder de façon sûre à cet astre que je pensais bien plus délicat et réservé à plus gros diamètre.

En effet, si rien n’est visible à l’oculaire de recherche (Pano 24, 56 X) sans filtre, le Magic OIII permet de sortir tout de suite un vague halo s’étendant au nord d’une étoile de mag 9 environ. Peu à peu il devient plus évident et mieux défini, plus marqué à l’ouest et avec un condensation au nord. En grossissant il semble difficile d’en voir plus, même si une zone à l’est apparaît par rares intermittences. Le contraste global est moindre comme souvent sur ce type d’objet diffus, mais la surface est moins unie, plus « sectionnée » en portions de luminosité à peine différente. L’intégralité du disque n’est pas perçue.

Un belle émotion toutefois, comme souvent sur les Abell de rude réputation !

 

Direction les Chien de Chasse maintenant pour l’un des clous de la soirée : le long fuseau de NGC 4244 !

Notée très faible à la L100, la voici facile en vision directe quoique pâle et moyennement contrastée. Le rapport longueur sur largeur est supérieur à 5. Une étoile de mag 13 sur l’extension N contraste avec le matériau diffus. Elle est légèrement plus brillante au centre, et un aspect déjà un peu grumeleux et irrégulier est confirmé à 100 X. A 170 X elle devient immense et différentes zones plus marquées apparaissent. Elle me fait penser à sa célèbre voisine NGC 4631 !

 

NGC 4460 est un joli fuseau aussi, bien étiré de rapport 3/1, vu en vision directe, mais un peu plus modeste. Il est agrémenté d’une belle étoile double proche (STF 1645), que je perçois légèrement colorée bleue et jaune. A 170 X la galaxie est jolie, bien effilée, et très légèrement irrégulière, avec peut-être des zones sombres comme sur M82.

Ah quel régal cette succession de galaxies dans l’oculaire, chacune différente de l’autre, accessibles avec confort grâce au diamètre, et montrant déjà parfois quelques détails …Certes, vu l’aspect diffus des galaxies, 400 ou 500 mm ne seraient pas du luxe pour clarifier tout cela, mais contentons-nous de ce que nous avons !

 

Le lendemain 29/03 les conditions sont les meilleures de ces trois soirs, le vent ne souffle plus, et même si la turbulence est encore un peu notable, la transparence est redevenue très bonne (pour un site de campagne entre deux grandes villes).

Cette fois j’installe mon Dobson dans une position nouvelle, pour lui permettre de viser dans la Grande Ourse côté Chiens de Chasse, au-dessus du mur de ma maison.

 

NGC 3184 dans ce fameux et vénéré Grand Charriot m’a souvent déçu par le passé aux faibles ouvertures. Sa morphologie de spirale vue de face, malgré sa mag de seulement 10, ne se prête guère aux conditions approximatives et « molles du genou ».

Dès 56 X elle est pâle et étendue, conforme à ce que l’on peut en attendre, mais vue en direct et assez facile en vision indirecte. Une étoile de mag 12.5 trône sur le bord nord. Rapidement on voit que la surface est irrégulière, et à 96 X une condensation assez ronde apparaît à l’ouest. A 170 X c’est confirmé, et je vois apparaître une structure en équerre rejoignant l’étoile de mag 12. Un vague arc se détache à l’est, d’autres irrégularités se devinent …la structure spirale est bien amorcée et tout cela invite à y passer plus de temps. Intéressant ! Une autre fois, lors d’un dessin certainement !

 

Aimant bien les galaxies par la tranche, NGC 3877 a forcément retenu mon attention aussi.

Notée assez facile à la L100, elle n’est ici que moyennement brillante mais contraste magnifiquement avec l’étoile brillante très proche. D’allongement 4/1 environ, l’aspect est déjà un peu granuleux dès l’oculaire de recherche. Surtout, en grossissant, la condensation centrale apparaît clairement décentrée vers le nord, avec une zone sombre côté sud et une extension de ce côté très fine et diaphane. En montant encore, les différences de luminosité à la surface sont accrues.

 

Après quelques galaxies de la classe des magnitudes 10,5 à 11 dont certaines évidentes en vision directe ( NGC 3893, NGC 3949, NGC 3941), voici NGC 4051.

Elle est facile en vision directe, ovalisée, avec un noyau perçu par intermittences en décalé. J’ai noté le côté nord plus marqué alors que le côté sud est diffus un peu en éventail.

En grossissant elle devient moins contrastée (sa taille de 6’ X 5’ y est pour quelque chose) mais sa structure se précise : un bras s’incurve à l’ouest vers une étoile de mag 10, et on note une légère barre centrale. Tout cela n’est perçu que 50 % du temps en vision indirecte, et il aurait fallu grossir plus que 100 X. Voilà une piste bien dégrossie pour une prochaine fois (quoi de mieux qu’un dessin pour fouiller et comprendre une structure, et sortir tous les détails accessibles peu à peu …)

 

Je voulais voir depuis longtemps M106, car déjà à la L100 un mouvement se dessinait à la surface. Je passe ici sur ses galaxies satellites (NGC 4346, 4220 et 4217 vues ce soir, cette dernière intéressante de par sa configuration avec les étoiles proches).

Bien sûr, la Maîtresse des lieux est déjà très remarquable à 56 X, brillante tout de suite, et étendue !

Un fort gradient est immédiatement noté entre le bulbe brillant et les extensions bien plus diffuses et pâles. Elle me fait penser à M31 aux jumelles dans un ciel de montagne.

Elle est très allongée au moins 5/1, et le bord Est me paraît plus tranché.

Le départ de bras nord est assez facile en VI2 (75 % du temps), se courbant un peu.

Le centre est allongé en barre décalée par rapport à l’orientation globale de la galaxie.

A 96 X le bras est confirmé, et l’autre se devine difficilement. Je note deux ou trois parties plus condensées. Bref, c’est du lourd qui invite aussi à y revenir !

 

Enfin, pour la première fois le 300 est positionné pour viser M51 ! Enfin, je vais voir ce qu’il en est à ce diamètre, si souvent décrit avec enthousiasme sur les forums et autres ! A noter qu’il s’agit ici d’un simple et rapide premier coup d’œil, et non d’une réelle observation avec notes. Tout de suite je suis frappé par un aspect auquel je ne m’attendais pas : les spires et le pont sont moins évidents et nets que prévu. Les deux galaxies sont brillantes et bien définies, mais je perçois seulement une sorte d’anneaux vagues concentriques dans le halo, moyennement définis, et le pont ne m’apparaît vaguement qu’en vision indirecte. Mais l’astre n’est pas encore assez haut, et le grossissement n’a pas été poussé. Inattendu, mais intéressant et troublant certes ! Hypnotisé par ces anneaux concentriques !

 

Enfin, hier soir 08/04, sous un ciel d’abord couvert, je ne suis ressorti pour constater l’omniprésence des étoiles que vers 22h30. Fatigué, j’ai toutefois décidé de profiter du Dob monté pour aller picorer quelques délices dans la Chevelure de Bérénice. La transparence était un peu altérée par une forte humidité diffusante, gênante sur les astres très diaphanes, mais par contre j’ai constaté une quasi absence de turbulence historique, les étoiles à 270 X étaient piquées comme jamais !

 

Je retiens le beau fuseau de NGC 4293, méconnu à tort. Superbe, il est visible en vision directe facilement et s’étend dans un rapport de 5/1 environ.

A partir de 100 X, quelques détails intéressants apparaissent, comme une étoile de mag 14 sur l’extrémité est, des irrégularités de silhouette (encoche), une nodosité à l’ouest du léger bulbe central, séparée par une zone sombre. J’ai préféré la vue à 96 X, une ligne marquant toute la galaxie en longueur en vision indirecte.

 

NGC 4676 A et B, alias les fameuses Souris, m’avaient semblé être perçues à l’extrême limite  à la L100 sous un ciel très pur (plateaux sans agglomération de Haute Loire), comme une seule tâche floue.

Ici, c’est encore une observation « musclée » mais bien plus facile : les deux nébulosités sont bien perçues dans une sorte de halo, même si la vision indirecte est de mise. Je pense que la faible turbulence de ce soir aide à cette séparation ardue.

A 170 X elles sont bien confirmées, mais il faut 10-15 secondes pour qu’elles réapparaissent après le changement d’oculaire. Elles sont ensuite pas trop difficiles en VI1.

270 X permet de voir que la galaxie sud est plus apparente, mais pas de trace de la fameuse queue partant de la galaxie nord. Je distingue tout au plus une légère diffusion très mal définie entourant cette partie. Des témoignages donnent la queue de la Souris facile à T 1000 ! Mais probablement perçue vers T 500 ou 400 sous très bon ciel, je ne me souviens plus des lectures …

 

Pour finir, petite plongée dans l’amas Coma, ou Abell 1656.

A la L100, seules les deux principales (NGC 4889, NGC 4874, mag 11.5 environ) étaient visibles. Ici elles sont assez faciles mais le souci c’est qu’une étoile brillante gêne bien.

Il faut donc grossir pas mal pour éloigner cette étoile, et je commence donc à 170 X. La vision indirecte est toutefois nécessaire, toujours à cause de cette étoile. A 270 X on augmente encore les chances de détection d’autres galaxies, d’autant qu’elles sont petites et donc peu étalées en grossissant.

Au final j’identifie dans les environs proches des deux galaxies principales :

-         NGC 4864 (mv 13,6)

-         NGC 4860 (mv 13,5)

-         NGC 4865 (mv 13,7)

-         NGC 4873 (mv 14,1)

-         NGC 4871 (mv 14,1)

 

Avec plus de patience, plus de temps, moins de fatigue oculaire il aurait peut-être été possible d’aller plus loin encore …

 

Voilà pour ce petit florilège de début de printemps. Je vous fais grâce des autres nombreuses petites tâchouilles moins intéressantes trouvées sur les chemins célestes, souvent faciles mais sans détails. Juste (bien) plus évidentes qu’à la lunette.

 

A présent le programme se complexifie, de par la présence croissante de la lune, une disponibilité moindre cette semaine, et une météo capricieuse.

Dommage, car les prochaines zones préférentielles sont déjà connues : galaxies basses de printemps peu fréquentées (Hydre, Coupe, Corbeau), Grande Ourse et Vierge, à fond !

Edited by etoilesdesecrins
  • Merci / Quelle qualité! 5

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Et ben rien que tout ça ! Bon, un beau boulevard galactique,des NGC qui font envie.

Tu nous donne beaucoup d'objets à visiter...Et tu te souviens d'autant de photons ?😊 l'univers observable est vraiment grand... bravo étoile tu nous fait partager haut en lumière!

C'est vrai les galaxies par la tranche ont de la gueule, la baleine et le baleineau sont magiques . Et Pour M51 j'avais pus faire un dessin avec mon  300,plutôt la forme générale...  les détails m'avais étés donnés par un 560mm (en mode royale) alors d'accord avec ta description.

Mais vivement que tu nous retourne les:

Le 09/04/2019 à 22:44, etoilesdesecrins a dit :

galaxies basses de printemps peu fréquentées (Hydre, Coupe, Corbeau), Grande Ourse et Vierge, à fond !

 

Merci!

 

Lolo dobs le dévoreur de mondes 👽

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Merci pour vos passages !

 

Lolo je note systématiquement toute observation, ça fait du boulot de remise au propre et de comparatif en lisant des bouquins ensuite, mais je n'oublie rien.
L'un des mes moments de plaisir est ainsi de relire mes observations passées de tel objet à la 80ED et à la FC-100, et de comparer avec le 300. C'est souvent bien conforme aux lois de l'optique ! Mais parfois y a des surprises, notamment sur les objets très diffus, guère mieux vus au 300 dans certaines conditions.

J'aime bien parcourir assez systématiquement mes listes à la recherche de nouveautés, maintenant que le 300 montre mieux la morphologie je ne sais jamais quelle surprise je vais avoir ! L'inconvénient c'est que je ne reste pas souvent sur le même objet donc j'ai moins l'occasion de fouiller ses détails. Mais ça viendra.

 

Peut-être un prochain créneau dimanche ou lundi avant que la lune ne soit trop grosse ...

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Merci pour ce CROA qui me donne plein d'idées. T'as pas chômé....c'est une belle liste !! 

Chez moi, la météo n'est pas idéale en ce moment et puis la Lune commence à être bien présente donc faut que je patiente un peu.

 

Bon ciel !

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Oui respect je ne doute pas du travail que les CROA demandent et pour les traces qu ils laissent. J'passe de très bon moments à vous lire dans vos styles différents. Faudrais que je vois si j'ai un dictaphone sur mon tel, j'ai un copain qui dicte ses sms vocalement...pour les fois où je fais du tourisme d'objet en objet.  

 

Lolo dobs le dévoreur de mondes

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Salut Etoiles

 

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Des témoignages donnent la queue de la Souris facile à T 1000 !

 

J'ai souvent vu la queue des Souris au 400 (en v.i. bien sûr),et c'est justement ça qui m'a paru incroyable vu la distance de l'objet.

C'est quand même généralement très faible et je l'observe dans un ciel bien noir (Landes ou Pyrénées) parmi les zones les plus sombres des cartes de l'AVEX.

Je crains que ça ne soit en général hors de portée d'un 300.

A ce sujet,je suis très étonné qu'A. Renou n'en fasse pas mention dans ses observations au 400...cependant il l'a bien vue au 560,ce qui est normal.

 

En revanche tu auras des vues très agréables de M51 dont la spirale la plus lumineuse est très souvent visible au 300.

Le reste est moins évident,mais on ne se lasse pas de la vue de cet enroulement.

Comme tu l'as dit,il faut avoir la patience d'attendre qu'elle soit près du zénith,c'est le mieux,même si ça demande une certaine habitude au dobson.

 

Bon ciel et bonnes observations

Edited by Gérard58

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Bonjour à tous,

Juste pour répondre à Gérard, oui cela peut sembler étrange de ne pas avoir vu la queue la moins faible des souris. Mais je note uniquement ce que je vois. Alors pourquoi ne pas l'avoir vue à l'époque ? Peut-être à cause d'une transparence pas si limpide que cela (je ne notais pas la transparence avec cet instrument).

J'imagine bien qu'avec un T 1000, bcp de choses sont nettement amplifiées (jamais vu dedans, au mieux le T 620 de Château Renard). Je le vois déjà bien entre un T 560 et un T 400. Un T 1000 c'est tout de même plus de 6 fois plus lumineux qu'un T 400, c'est la même différence qu'entre un T 500 et un T 200 : c'est plus facile à imager la différence de vision avec des objets plus classiques.

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Bonsoir Alexandre

 

j'ai regardé quelques objets dans le T1000 de David Vernet au Restefond quand j'avais encore un 300 (et je regardais aussi dans le 400SV de mon camarade).

Comme tu le dis,c'est 6x un 400. On ne peut même pas comparer,c'est un autre monde!

Genre la Tête De Clown (NGC2392 ) EN COULEUR à 1000x exactement comme sur les photos,je ne m'en suis toujours pas remis!

Après,la vision au 400 parait bien fade...😕

Edited by Gérard58

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Faut dire que tu cumules Gérard58, T1000 PLUS le Restefond !!! 😁

A diamètre égal, tu peux sublimer ton scope en montant en altitude ou en allant dans des zones très pures, le changement c'est déjà spectaculaire à petit diamètre comme ça l'est à l'oeil nu.

Mais de là à retrouver les sensations du 1000, faudrait aller sur la Lune (face cachée bien sûr).

Je pense que le temps recadre tranquillement les choses par la suite, 400 c'est quand même pas un diamètre de base !

 

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C'est vrai que le T 1000 de Vernet + le Restefond, je peux aller jouer aux billes avec mon T 560 sous mon ciel de plaine chez moi….!;)

Le ciel y fait énormément aussi. Je me rappelle d'une image de NGC 2392 dans un T 400 où turbulence et transparence était très bons, et bien je me disais aussi que l'image bleutée parfaitement détaillée était TOP !

Avec un ciel parfait et une vue TOP (style Nicolas Biver), le diamètre instrumental est doublé !

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Avec un ciel parfait et une vue TOP (style Nicolas Biver), le diamètre instrumental est doublé ! 

 

Justement,depuis un an,je trouve qu'il y a très peu de bonnes conditions! 🙁

Et je ne sais pas pourquoi : voiles,turbulence,masse d'air plus humide....?

 

PS il ne viendrait pas du Larzac ton 560 ?

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Faut vue et ciel, mais aussi expérience de la tâchouille, ténacité et motivation. Dès lors, normalement, celui qui surfe avec les tâchouilles extrêmes et toujours à la limite doit pouvoir percevoir les mêmes détails fins sur des objets plus gros et faciles, style Messier. Mais pas sûr : si on s'attend à trouver une petite galaxie à tel endroit précis, on peut la voir mais ne pas voir tel détail de spire pas forcément connu par avance, sur une galaxie plus classique.

 

Pour les conditions, je constate dans mon site une turbulence très fréquente, les soirées où c'est réellement piqué en stellaire à > 200 X sont (très) rares. Mais ça arrive.

En transparence, je n'ai pas l'impression de constater beaucoup de changement.

En revanche :

- peut-être que ma vue a baissé en 5-6 ans, car j'avais l'impression de plus souvent aller au-delà des limites de mv à la 80ED qu'au 300

- à la 80ED ou à la FC-100 j'allais souvent taquiner les cibles à la limite vu le petit diamètre, alors qu'au 300 pour le moment je repars de 0 sur mes listes, je suis donc sur des cibles "faciles" pour un 300 (mv 11-12). Aussi je ne vais pas exploiter comme avant toute l'essence de la transparence d'un soir. Je ne peux donc pas vraiment comparer par rapport à 5-6 ans en arrière, la pratique ayant un peu évolué

Edited by etoilesdesecrins

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C'est sûr qu'on ne peut comparer les conditions avec de appareils différents.

 

Du reste j’ai ressenti un temps d'adaptation : je vois plus de choses au 400 maintenant qu'à mes débuts.   Il a fallu que j'adapte ma vue (et plus sûrement mon cerveau) à mon nouvel appareil,à l'analyse d'une image différente.

Edited by Gérard58

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Bonjour à tous et en particulier à Gerard,

Non, mon T 560 ne viens pas du Larzac. Il est né chez moi dans mon atelier de bricolage.

Je suis fier de l'avoir conçu (plan et bricolage) entièrement tout seul, pas même en demandant des conseils ici ou là, y compris le chercheur ou la bâche de tissu noir à ses côtes (15-20 h de travail de coutures à elle toute seule !), avec quelques trouvailles personnelles que j'ai "inventé". J'adore réfléchir, concevoir et mettre mes idées en pratique.

Petite particularité sur mon dobson, comme j'aime bien les roulements à billes, j'en ai pas mal, au niveau du barillet évidemment et au niveau de la plateforme en azimut.

Les optiques viennent d'Angleterre taillées par John Nichols.

Dernière chose, je l'avais prévu pour le démonter partiellement et peut-être l'emmener ailleurs, mais finalement, il ne bouge pas de chez moi. Comme cela, l'installation est rapide, 2-3 min pour le sortir de son abri, à peine plus pour le rentrer. Le plus long est sa mise en température (1/4 d'heure environ) et surtout l'installation (ou l'inverse)  de tous les accessoires et atlas. Pratiquement, je touche très peu à la collimation d'une soirée à une autre.

PS : Mon avatar le montre. 

 

Dernière chose : pour la lente mais irrésistible dégradation du temps (voile, humidité,... qui abaissent la transparence), cela fait presque 20 ans que je le dis, le nombre de nuits VRAIMENT bonnes diminuent !! J'avais fait pas mal de stats en 2005-2006 chez moi dans ce sens et ça ne sais jamais vraiment amélioré depuis (je parle sur la durée et non sur 1 mois par exemple). J'avais écrit un message à l'époque. Mais cela est un autre sujet.

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Le plus long est sa mise en température (1/4 d'heure environ)

 

Bonsoir Alexandre

 

Un quart d'heure c'est très peu.Vu le poids du primaire (25kg ?) il doit être stocké dans un endroit bien frais.

Tu as peut être prévu de puissants ventilateurs?

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Bonsoir Gerard,

Effectivement, son abri n'étant pas chauffé, il est assez proche de la t°c extérieure. Pratiquement, il me faut 20 à 30 min pour être totalement prêt avec tous les équipements (cartes, oculaires, tables, vêtements, lampe,..., le temps de vérifier la collimation,...). Il y a 3 ventilos (2 en 220v et 1 en 12v) mais je me sers que des 2 sur le secteur avec la rallonge. Franchement, c'est utilisable rapidement. C'est plus l'été avec les fortes chaleurs que ce serait plus problématiques car l'amplitude est plus forte.

Le miroir de 560 mm (mince, 42 mm) pèse 21 kgs. Ca joue aussi sa faible épaisseur sur sa rapidité d'équilibre thermique. 

J'ajoute que mon site est assez calme en turbulence.

Edited by Alexandre Renou

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Bonsoir Alexandre 🙂

 

Avec mes deux mains gauches je suis assez bluffé!

Le mouvement vertical du 560 est il tout sur roulements ? Quel est le système de freinage sur cet axe ?

 

Bon,je sais que c'est plutôt dans la rubrique bricolage,mais le 400,tu l'avais aussi construit toi même ?

Et peut être déjà avec des optiques J.Nichols ?

Edited by Gérard58

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