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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 08/24/23 dans Messages
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Bonjour! Je me décide à rajouter sur ce post mes observations avec ma lunette 100ED, pour le moment...car avant de changer éventuellement de diamètre, je profite de mon changement de ciel!... Et me voici repartie sur ma " route des étoiles" , fin août, après une longue période d'abstinence cause météo... Je me rend dans la " botte du Hainaut", ma France natale n'est pas très loin...une heure de voiture, en quittant Bruxelles ,dans de bonnes conditions. Je gagne du temps à l' arrivée en évitant une route défoncée avant d'arriver à " mon coin"...😉 ( je reste d'ailleurs assez évasive sur l'endroit exact...les bons coins astro, c'est comme les coins de pêche ou de chasse aux champignons...) Plusieurs belles journées avec un ciel bleu " coronal" me laissent espérer de bonnes conditions nocturnes. Arrivée vers 22h30; surprise par la tombée de la nuit par rapport au mois passé et par la voie lactée qui apparaît déjà... Pour la première fois, je dois m'éclairer un peu pour installer mon matériel ! Il fait beaucoup plus noir que d'habitude et mes espérances sur la bonne transparence du ciel cette nuit se confirment...je constate aussi que la turbulence est quasi inexistante...un ciel "figé"... c'est en visant Saturne , vers 0h, guère haute pourtant sur l'horizon, que je réalise que l'image est suffisamment fine au 6mm, pour tenter .mon grossissement maximal 225x soit 2,25xD avec le delite 4mm. Et ça passe très bien! C'est pourtant un oculaire qui ne sort pas très souvent..pour les doubles et parfois la lune.J' ai déjà eu des images planétaires exploitables,sans plus, mais là, je retrouve la même finesse que dans le délos 6. !l'image est juste un peu plus sombre. Je l'ai beaucoup observée l'an passé, mais c'est la première fois que je la vois ainsi!e A 225x , proche de l'opposition, Saturne " nage" assez vite dans le champ de 60 degrés...l'anneau ressort en 3 D, Cassini est parfaitement visible ainsi qu'une bande nuageuse toute en finesse... c'est beau!! ..je reste longtemps dessus, mais me force à la quitter puisque j'ai tout de même fait cette route surtout pour le ciel profond ! je ne me lasse pas d'apprécier la voie lactée...pour la première fois dans mon ciel de Belgique, je distingue des " structures"...le nuage de l' écu ressemble en effet à une " fraise" ( merci Bruno!)M8 la Lagune bien visible à l'oeil nu ainsi que le nuage de M24 . La voie lactée étant habituellement dégradée au dessus de l'horizon, je parviens à discerner néanmoins pour la première fois le grand nuage du Sagittaire. Aux jumelles,M6 , M7 , sont encore visibles en début de nuit bas sur l'horizon. Horizon nord est, un dôme de pollution lumineuse tout de même ( résidu de Bruxelles, ou la ville de Charleroi?) Toutes les étoiles du chariot de la petite Ourse sont bien visibles, Cassiopée s'élève ainsi que le carré de Pégase ; j'ai déjà vu à l'oeil nu la galaxie d'Andromède ainsi que le double amas, mais jamais aussi bien que cette nuit! Certainement le plus beau ciel depuis que j'observe... Il doit certainement y avoir de meilleurs spots au fin fond des Ardennes...mais je dois tenir compte aussi du trajet. Le temps passe si vite...beaucoup de fébrilité autour de la lunette...avec un ciel pareil, je veux profiter de tout!!!😉 Je compte aussi tester ma dernière acquisition, un oculaire 33mm Swan William Optic. Pas vraiment indispensable car j'apprécie beaucoup le ES 24 mm en 68 degrés, très confortable, mais j'espère un peu plus de champ, afin de mieux apprécier les grands amas ouverts. Et c'est sur la galaxie d'Andromède qu'il va me permettre d'apprécier l'étendue du halo!! que je peux enfin évaluer dans ce beau ciel... ça traverse tout le champ de l'oculaire...enfin je le vois ! M110 que je voyais jusqu'à présent comme une faible tâche blanchâtre est très bien visible en VD et il me semble même distinguer son noyau. Cet oculaire a tendance à rendre le fond du ciel plus clair, mais dans ces bonnes conditions de ciel noir, je ne regrette pas mon achat, même si je remarque que les étoiles en bord de champ ne sont pas très propres. Je vais découvrir avec lui NGC7243 , amas ouvert de la constellation du lézard, ça grouille d'étoiles dans ce secteur.... Je fête mon " nonante huitième"😉 Messier en découvrant M77, dans la Baleine, constellation que j'identifie pour la première fois. La galaxie est facile à repérer et assez brillante. Un passage sur la petite dentelle , que j'ai plus de mal à observer que la grande; avec l'UHC, la partie au dessus de l'étoile 52 est très bien visible et lumineuse, mais le " balai de la sorcière" plus évanescent... je me plonge ensuite avec délice dans le double amas de Persée qu'on ne présente plus...toujours ce ciel figé et ses étoiles en tête d'épingles sur fond de ciel noir... A 28x l'oculaire 33 mm évoque plus l'amas vu aux jumelles et je préfère le 24 mm à 37x . NGC7789 , rose de Caroline,est somptueux dans le Baader morpheus à 72x.. J'ai le temps d'apprécier dans ce beau ciel nombreuses de mes cibles préférées.. 3h du matin, l'humidité arrive, mon chercheur s'embue, le quickfinder reste fidèle au poste...tentation de profiter des 3 amas du Cocher, déjà bien visibles en enfilade,traversant la constellation couchée sur l'horizon. Et je peux terminer par Jupiter , qui peut m' éblouir maintenant...bien que pas très haut sur l'horizon, l'image est fine, légèrement ondulante.... Quel bonheur d'avoir pu profiter de cette nuit magnifique ! Les températures clémentes renforcent aussi le confort de l'observation... Me voici " rassasiée" pour un petit moment! Jusqu'à la prochaine !!😉 Merci de m'avoir lue , il y a tout de même de belles choses à voir dans le ciel de Belgique !!4 points
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Bonjour à tous. Je débute depuis Janvier et comme beaucoup, je me suis vite fait prendre par la passion, l'envie d'évoluer, de trouver des solutions et de progresser. Après pas mal de recherche, quelques déconvenues, un certain nombre d'échecs et de nombreux essais, je vous propose un tuto sur la mise en place d'une mini PC contrôlant monture et camera, accessible à distance sur un PC ou une tablette. J'ai rassemblé pas mal d'infos et j'espère que mon expérience et mes galères pourront servir à d'autres amateurs ayant la même démarche. Chaque setup et chaque configuration présentant ses particularités, difficile d'être exhaustif, néanmoins, n'hésitez pas à ajouter des précisions, à corriger des erreurs ou à me faire part de vos questions, j'essayerais d'y répondre et je suis certain d'avoir beaucoup à apprendre ! Pourquoi ? Jusqu'à présent, je faisais tourner NINA et tous les soft nécessaires sur un PC portable. Tout fonctionne mais celui ci-est encombrant, peu pratique et je ne souhaite pas acheter un nouveau PC portable plus petit ou léger. Cette solution va dans le sens d'un setup nomade et rapide à mettre en place ( j'observe principalement depuis un balcon ). Et aussi ( et c'est probablement le plus important ) parce-que c'est cool. Comment ça marche ? La monture, et la caméra sont connectées à un mini PC. En démarrant, celui-ci ouvre un Hotspot sur lequel je peux me connecter pour contrôler tous les logiciels depuis un iPad, un autre poste etc via windows Remote Desktop. Le mini PC. J’ai été peu regardant sur les benchmarks et me suis limité à rester dans ma gamme de prix, à savoir, moins de 200€. J’ai choisi ce mini PC ( dont le prix varie suivant les jours entre 159 et 199 euros ) et en suis très satisfait. Avec un SSD de 256go, 8go de Ram et un processeur convenable, je devrais être tranquille. Pour le stockage, ce PC permet l’ajout d’un SSD simplement, mais pour ma part j’ai choisi un SSD portable de 1TO branché en USB. Le tout est équipé de windows 11 PRO ( ce qui est important, on a besoin de windows Remote Desktop, disponible uniquement en version Pro ) Setup du PC. Dans un premier temps, il faut se brancher en HDMI sur un écran ( une TV par exemple ) afin de tout mettre en place. Vous devrez alors finaliser l'installation de windows. Privilégiez les compte locaux et évitez de vous connecter à votre compte microsoft. Nous n'en aurons pas besoin et cela évite les problèmes d'identification, de mots de passe etc. Je vais détailler l’installation de chaque composant dans l’ordre : Avant tout Installation de dernière la plateforme ASCOM, on en aura besoin pour un peu tout. Pilotage de la monture AZGTI Installation du driver Ascom Synscan Installation de Synscan Pro Installation de GSServer Vous pouvez piloter la monture par Wifi avec Synscan mais j’ai rencontré beaucoup trop de problème d’instabilité et de perte de connexion pour continuer dans cette voie. De plus, le Mini PC générant déjà un hotspot, je ne suis pas certain que ça puisse fonctionner. Je suis passé en pilotage par câble et n’ai plus eu le moindre problème depuis. Pour piloter la monture par câble, vous aurez besoin du câble spécifique ( ce modèle pour l’AZGTI ) et de trouver le port COM de votre monture. Pour ce faire, branchez-là en USB et rendez-vous sur le gestionnaire de périphérique. Votre port devrait apparaitre. Pour ma part, il manquait un drivers USB que j’ai dû installer manuellement pour faire apparaître le port. Il vous suffit ensuite d’entrer le port COM dans les paramètres de GSServer. Pour Synscan, il me semble que vous devrez passer par l’installation de EQAscom mais je ne peux rien confirmer sur ce point, je ne l’utilise plus. Pilotage de la camera ASI585MC Installation du driver Camera ZWO Installation du driver ASCOM ZWO Installation de ASIStudio Logiciels Astro Carte du Ciel Sharpcap Pro NINA Je ne souhaite pas faire de traitement sur ce mini PC, j’ai un ordinateur portable beaucoup plus puissant et n’ai donc pas besoin d’installer de logiciels de traitement ( Siril, autostakkert etc ) , d’où le stockage sur SSD amovible. Concernant NINA, je ne saurais que recommander les tutoriels de Cyrilastro sur le Setup complet mais si j’ai quelques points sur lesquels attirer l’attention et qui peuvent donner du fil à retordre, ce sont les suivants : Vous devez IMPERATIVEMENT entrer la bonne distance focale de votre instrument, elle est indispensable au platesolving qui est central dans NINA J’utilise Platesolve 2 en priorité, c’est le moteur de platesolving avec lequel j’ai eu le moins de problèmes et qui fonctionne le mieux pour moi, en second choix j’utilise ASTAP avec la base de donnée D50 ( le choix du logiciel et de la base de donnée dépend en grande partie de votre Setup d’après ce que j’ai compris. J’ai testé, essayé, et ce duo fonctionne parfaitement pour moi ). Vous devrez lier manuellement NINA à ces logiciels dans l’onglet Options/Astrométrie Définissez correctement vos destinations de stockage, pour ma part, tout part sur le SSD portable. La mise en place de la fonction Remote. C'est bien sympa, mais on ne va pas se trimballer une TV branchée en HDMI pour piloter tout ça. On va donc mettre en place la possibilité de contrôler ce Setup depuis son IPAD, un autre PC, un téléphone... Voici la marche à suivre : Renommez votre PC, on veut qu’il soit facilement trouvable et facile à taper. Trouvez un moyen d’empêcher l’écran de login, c’est primordial. C’est réalisable avec de nombreuses méthodes qui dépendront de votre configuration. On peut passer par des hacks plus ou moins obscurs, des manipulations dans les paramètres Windows, des logiciels type autologon mais pour ma part, j’ai simplement eu à supprimer mon mot de passe pour que l’écran de login disparaisse. Activez la fonction Windows Remote Desktop dans les paramètres du bureau à distance, et jetez un oeil aux quelques paramètres histoire de vérifier que tout est en ordre. J'ai décoché "Exigez que les appareils utilisent l'authentification au niveau du réseau... " dans l’onglet Bureau à distance. On ne cherche pas la sécurité mais le côté pratique. Télécharger l’app Hotspot ( payante, mais j’ai essayé plusieurs solutions gratuite et celle ci vaut ses 2,29€. Ça fonctionne parfaitement, avec un super débit, sans lag, et aucune déconnexion jusque-là ) Hotspot doit se lancer au démarrage. Ici aussi, selon votre version de windows, la méthode change. On peut passer par les paramètres des applications, mais aussi glisser le raccourci vers l’app dans le dossier Startup dont l’emplacement diffère selon les fabricants. Ouvrez hotspot et définissez un nom et un mot de passe, lancez le hotspot et vérifiez qu’il est bien détecté dans les réseau WIFI sur un autre poste, votre tablette ou votre téléphone. En bas, cliquez sur l’icone horloge et activez " Autostart on launch " J'ai lu que windows déconnectait parfois automatiquement les hotspot et qu'il peut être nécessaire d'utiliser ce type de logiciel. Je n'en ai pas eu besoin et n'ai pas eu de problème jusqu'à présent. Verifiez toutefois les options d'économie d'énergies dans les paramètres de votre carte wifi et veillez à empêcher toute connexion automatique à un réseau connu sinon Windows préférera toujours votre box à votre petit hotspot amateur. Redémarrez votre PC, vous ne devez pas avoir d’écran de login et l’app Hotspot doit se lancer seule et démarrer le hotspot. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez venir nous faire part de votre désespoir dans les réponses, je suis sûr qu’on pourra vous aider Sur votre poste de contrôle, installez l’application windows Remote Desktop Pour ma part, j’utilise un vieil iPad Air de 2013 qui trainait dans un tiroir. La batterie fonctionne toujours parfaitement, la taille est idéale et c’est fluide. J’ai une couverture qui inclus un clavier, c’est plutôt pratique mais pas indispensable. J’ai aussi acheté ces petits stylets universels. Ça fonctionne bien mais je suis encore dubitatif sur leur intérêt même si avec de gros doigts ou des gants, je pense que c’est parfait Sur votre poste de contrôle, connectez vous à votre Hotspot Wifi Lancez Windows Remote Desktop Cliquez sur Ajouter un PC en bas au centre et entrez le nom de votre PC Cliquez sur l’élèment que vous venez de créer et si comme moi, vous avez décoché "Exigez que les appareils utilisent l'authentification au niveau du réseau... "dans les paramètres de windows remote sur le mini PC ( car vous êtes malin et pressé ), vous n’aurez pas à vous identifier. Vous n’avez maintenant plus besoin de votre TV et de votre câble HDMI et pouvez contrôler votre mini PC à distance. Relancez le mini PC depuis votre poste de contrôle pour vérifier que tout est en ordre : Vous arrivez à voir le hotspot wifi après redémarrage et sans écran. Vous pouvez vous y connecter. Vous pouvez contrôler le mini PC depuis votre poste de contrôle via windows remote. En espérant que ça puisse servir à certain d'entre vous et que ça puisse répondre à quelques questions !1 point
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Le saviez-vous ? Nul besoin de vaisseau spatial compliqué et cher pour se rendre sur Mars. Et pour cause, avec ma bonne vieille astrocamionette je m'y suis rendu pour un weekend loin du monde (non) et plus près des étoiles (ça oui). Mars donc, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, en plus d'être une superbe planète rouge et une barre chocolatée, Mars c'est une petite bourgade du plateau ardéchois sise à 1000m d'altitude, connue pour son pont du XVIIIe siècle, ses vaches à cornes, et son observatoire astronomique... l'observatoire "Hubert Reeves" organisait donc tout un weekend autour de l'astronomie sur ce site exceptionnel. Au programme, deux jours et deux nuits d'animations et d'observations, à destination du grand public (venu en très grand nombre) mais aussi de l'amateur plus exigent avec des intervenants et conférenciers de qualité. Jugez plutôt : - La recherche des exoplanètes, où en sommes-nous ? – Avec : Florian Rycke-Philipot (Doctorant, LESIA, Observatoire de Paris) – Systèmes compacts, planètes ultra-chaudes, super-Terres, depuis la détection de la première planète autour d’une autre étoile de type solaire en 1995, la recherche des planètes extra-solaires a explosé. À quoi ressemblent les plus de 5000 exoplanètes détectées ? Et surtout, que reste-t-il à découvrir ? - En route vers Mercure – Avec : Dominique Delcourt (Directeur de Recherches, CNRS) – Découvrez la mission BepiColombo pour l’exploration de la planète Mercure (la plus proche du soleil), menée conjointement et pour la première fois par les agences spatiales européenne et japonaise. - Le milieu interstellaire, les mystères de la poussière d’étoile – Avec : Axel Rymar (Doctorant en Astrophysique, Université Paris-Saclay) – Le milieu interstellaire, environnement complexe composé de gaz et de poussière, joue un rôle crucial dans l’évolution des galaxies. Mais, il cache aussi des réponses aux questions fondamentales de l’humanité, notamment celle de notre composition élémentaire. - La révolution du télescope spatial James Webb – Avec : Richard Johan (Astronome, Centre de Recherche Astrophysique de Lyon) – Découvrez le défi de la réalisation du télescope spatial James Webb, le plus grand télescope spatial actuellement en opération, ainsi que ses premiers résultats scientifiques, des objets de notre système solaire aux galaxies les plus lointaines de l’Univers. Je ne m'étendrai pas sur les conférences en elles-mêmes : elles étaient excellentes et les quatre conférenciers (certains plus aguerris que d'autres à l'exercice) étaient particulièrement intéressants, compétents et accessibles. Quatre conférences, quatre fois la salle archi comble : le public ne s'y est pas trompé. 👍 Le première journée donc, j'arrive deux bonnes heures avant la première conférence pour deux choses, à commencer par la visite de l'observatoire. La visite est assurée par Camille, salarié de l'observatoire à la grosse barbe et la voix qui porte, qui nous présente le travail effectué sur place : photométrie, spectrométrie, stages découverte, mission pro-am... et nous présente aussi le bel instrument sous la coupole : un Ritchey-Chrétien de 600mm à f8 sur une monture Alcor-System NOVA 200 à entraînement direct de fabrication française (si vous voulez vous équiper comme eux : https://www.astroshop.de/fr/telescopes/ritchey-chretien-officina-stellare-rc-600-4800-pro-rc-cga-ota/p,56211 sans oublier la monture : https://www.astroshop.de/fr/equatorial-avec-goto/monture-alcor-system-direct-drive-nova-200/p,61595 ). Du très beau matos, très performant mais à la maintenance visiblement assez compliquée. A la fin de la visite, je tombe sur un collègue du club ! Quelle surprise, je ne savais pas qu'il venait, et encore moins qu'il était également membre du Club Astronomique de Mars (CAM) et qu'il participait aux observations avec son 250 flextube Goto ! 😃 La deuxième activité que je voulais faire avant les conférences, c'était l'observation solaire. Trois instruments étaient installés à cet effet : un C8 avec un filtre de pleine ouverture pour la lumière blanche, un PST Coronado (que je connaissais déjà et dont l'observation m'avait enchanté) et une Lunt. De belles tâches solaires étaient visibles en lumière blanche mais c'est surtout l'observation en H alpha avec la Lunt qui m'a impressionné. Les éruptions solaires sont impressionnantes et la surface de notre étoile montre de superbes grumeaux et aspérités. L'effet de relief est saisissant, à mille lieues devant ce que montre un Coronado ! Quelle claque ! Pour ce samedi, la suite des observations devra attendre la nuit. Après donc les deux conférences et un rapide retour au camping pour avaler un repas express, je reprends donc vers 22h la route de l'observatoire avec mon vélo. Et déjà, en sortant du camping, la Voie Lactée me saute aux yeux comme rarement ! Quel ciel ils ont les marsois (oui on ne dit pas martiens visiblement...). J'arrive à l'observatoire et là, c'est le choc... Quelle foule😬 !! Le site, pourtant immense, est rempli de spectateurs. Il doit y avoir un bon millier de personnes sur ce haut plateau aux confins de l'Ardèche et de la Haute-Loire, tous venus pour découvrir les trésors du ciel. Dans l'absolu, c'est très bien que ce genre d'évènement attire autant de monde. Mais très égoïstement, je ne peux m'empêcher d'être déçu de voir les files d'attentes interminables pour observer dans n'importe quel instrument 😄. Je retrouve mon copain rencontré l'après-midi, il pointe Saturne avec son dob 250 depuis déjà 45min et la file d'attente ne désempli pas. Les spectateurs sont ravis du spectacle proposé visiblement, les "wouah" "ooooh" fusent d'un peu partout dans le champ. Ne me voyant pas faire la queue une heure pour voir M13 pendant 30 secondes, je m'allonge dans l'herbe près de l'observatoire où un animateur nous fait voyager dans le ciel avec son pointeur laser et son micro. Cette "lecture du ciel" est très intéressante, et il est abordé à la fois la technique de la recherche et les contes et légendes liées à certaines constellation. Le bonhomme maîtrise son sujet, nous transporte et nous faire rire. Un grand bravo à lui ! Du coup la soirée a bien avancé et le gros de la foule est parti. Je retourne du côté des télescopes et me glisse dans les (plus courtes) files d'attentes. Tout le monde pointe les classiques de l'été et l'allumage intempestif des phares sur le parking (une bonne partie des visiteurs ne se sont pas garés face à la forêts comme demandé, mais face aux télescopes...) ne permet pas d'observer de manière qualitative. j'en profite donc pour prendre en main tous les instruments et discuter avec leurs propriétaires. Première constatation : sur des objets comme Dumbell, l'amas d'Hercule ou la Lyre, un 300 en montre quand même un peu plus qu'un 250. Sur tous les objets, la différence - sans être énorme - est notable. Sur M57 par exemple, je vois plus de nuances de densité dans l'anneau, dumbell est plus claire et plus contrastée, je vois plus d'étoiles dans M13. Par contre, deuxième constatation : un dobson 300 en tube plein c'est énorme 😮! Un 250 fait petit à côté et clairement pour mon utilisation éventuelle ça serait trop compliqué. J'ai pu passer un petit moment à prendre en main un KEPLER 300 deluxe, c'est très agréable à manier c'est sûr, par contre c'est vraiment trop gros pour moi. Mais, j'ai pu aussi utiliser assez longuement un ES 300 Ultra light, et là, c'est pas la même histoire 😍! Si à l'oculaire l'expérience a été identique, à l'utilisation c'est tout de même bien plus gérable. Rien que d'aspect il fait plus petit, le montage / démontage se fait très rapidement et une fois démonté il ne prend pas de place (moins que mon mak + sa monture). Je le mets clairement sur ma wishlist (chérie, papa, maman, si vous me lisez...), pour aller titiller de la nébuleuse sur mon site de crête habituel il m'a l'air tout indiqué . La deuxième nuit d'observation sera beaucoup plus intéressante Déjà, il y a peut-être cinq fois moins de monde et même au 915, l'attente n'est pas longue. Allez oui, je l'ai mis en titre pour venir chatouiller les astrams atteints de diamétrite (je sais qu'ils sont nombreux) et je n'en ai toujours pas parlé. Je vais donc commencer par raconter mes observations avec ce géant d'acier. Il s'agit donc d'un dobson goto de 915mm de diamètre à f3.5 fabriqué par Fullum Optics. Vous en apprendrez un peu plus en consultant cette vidéo : Ce géant d'acier était clairement le plus prisé des deux soirées, forcément. L'engin impressionne avec ses treillis métalliques et sa finition "full black". De plus, la motorisation est rapide et le monstre pivote avec dynamisme, évoquant plus un obusier ou un dispositif anti-aérien qu'un télescope😆. Mais à l'oculaire alors ? Et bien, je dois dire que j'ai été un peu frustré. Le seul oculaire disponible dessus était d'une très grande focale, et j'ai fait l'erreur de demander de pointer M101 assez tôt : le fond de ciel était très clair et la galaxie ne ressortait que très peu. Plus tard par contre, par nuit noire, j'ai pu voir M110, la galaxie satellite d'Andromède, comme sur une photo ! Vraiment, vous tapez "Messier 110" sur google images, vous mettez l'image en nuances de gris et vous avez le rendu à l'oculaire. Petit passage ensuite sur M57, très beau avec des nuances de couleur visibles assez nettement dans l'anneau. Une belle expérience mais qui mériterait d'être prolongée avec des oculaires de plus courte focale !! Idem pour Saturne et Jupiter à la suite, l'image est superbe mais le ciel aurait permit de grossir bien d'avantage. Si ce n'est pas l'instrument qui m'a le plus marqué ce soir, je me suis laissé dire que pour les nébuleuses étendues c'est un autre monde, notamment les dentelles du cygne... Avec un peu de chance et le concours des copains, j'aurai peut-être l'occasion de tester plus longuement tout ça J'ai passé pas mal de temps avec un astram rencontré la veille qui s'occupait d'un C8 sur monture à fourche. Lorsque je suis arrivé, il pointait le double amas de Persée tandis que tout le monde pointait soit Saturne, M13, M57, M27 ou Albiréo. Je me suis dis "Tiens, ça change, voilà un homme de goût assurément" 😄. Le double amas rentre au chausse-pied dans le champ du C8 équipé qu'il était de son oculaire 30mm / 80°. L'image était très belle quoi que peut-être moins piquée qu'avec mon maksutov, avec m'a-t-il semblé un peu de diffusion sur les étoiles les plus brillantes. Néanmoins, le spectacle de cet objet est toujours superbe. Après un rapide tour sur Dumbell M27, qui en montre un peu moins que les dobson 300, je lui propose de pointer M8, la nébuleuse du lagon, en plein dans le sagittaire. Visible à l'oeil nu sous ce superbe ciel, je lui montre au laser et il la pointe avec facilité. Les principales étoiles de cette pouponnière son bien visibles et le voile de la nébuleuse ressort assez bien autour de l'étoile 9 Sgr. L'occasion de montrer cet autre type d'objet au public, moins spectaculaire certes que les classiques mais qui nous a permis de faire le lien avec la première conférence de l'après-midi sur les nuages interstellaires. Une passerelle très intéressant entre la science "dure" (même vulgarisée) et la "poésie" de ce délicat voile bleuté à l'oculaire. Le collègue pointe ensuite son C8 sur un amas globulaire que je ne connaissais pas : M71, l'amas de la pointe de la flèche dans la constellation du même nom. Une chouette petite concentration d'étoiles en limite de visibilité à l'oeil nu (je ne l'ai pas vu personnellement). Je lui montre à mon tour un amas que j'aime beaucoup, M10 dans le serpentaire. Ce dernier amas est très agréable à observer car même s'il est bien moins spectaculaire que M13, il est assez dense pour bien ressortir sur le fond de ciel et le C8 arrive à résoudre déjà pas mal d'étoiles dans ce bel objet. Le public a pu se rendre compte également qu'un amas globulaire pouvait ressembler à autre chose que M13 pointé par tous les télescopes et certains se sont étonnés de la diversité de formes et de tailles apparentes pour des objets "similaires". Durant ces observations nous avons discuté avec un couple de jeunes gens qui nous ont dit avoir ramené leur paire de jumelles TS Optics 25x100 mais ne pas oser l'installer car ils ne savaient pas s'en servir. Ni une ni deux, nous leur proposons d'aller les chercher et de les aider dans l'installation et leur montrer des choses très intéressantes avec leur instrument, offre tout à fait désintéressée bien évidemment... 😇 Un petit quart d'heure plus tard les voilà de retour et c'est parti pour l'installation de la grosse paire de jumelles sur leur trépied vidéo. Je n'avais jamais testé un tel instrument : quel pied ! j'ai vu avec ces jumelles ma plus belle galaxie d'Andromède. Le bulbe galactique est bien lumineux et l’ovoïde laiteux se détache très nettement sur une portion appréciable du champ (environ 2,5° je pense). Superbe. Nous leur montrons (et profitons 😎) également le double amas de Persée. Lui qui rentrait tout juste dans le C8 explose littéralement la rétine dans les grosses jumelles. Quel pied ! D'ailleurs la qualité optique m’apparaît excellente avec des étoiles parfaitement ponctuelles. Voir ces jeunes gens s'émerveiller pour la première fois avec leur instrument était un réel plaisir. Ils "complexaient" un peu d'avoir "seulement" des jumelles, fussent-elles grosse, par rapport à tous les télescopes présents. Nous leur avons montré que certains objets sont bien plus intéressants avec un tel engin qu'avec nos télescope. En tout cas moi, je suis conquis ! D'ailleurs, je suis tellement conquis par les jumelles d'une manière générale qu'avec le recul je crois que mon meilleur moment de la soirée a été le début, quand j'attendais qu'il fasse "vraiment" noir. Je me suis installé tout seul tout au bout du champ avec mes jumelles 12x60 hors d'âge dans une main, le "Guide des étoiles et planètes" de Delachaux et Niestlé dans l'autre et suis parti en voyage, à l'aide des cartes superbement précises du livre éclairées de ma lampe rouge, à la découverte des objets les plus remarquables de la Voie Lactée. Je débute mon voyage tout près de l'horizon et découvre pour la première fois les amas ouverts M7 et M6. Je remonte le fil de notre galaxie et tombe sur une amie bien connue, M8 ou la nébuleuse du lagon, bien brillante avec sa petite voisine du dessus, la nébuleuse trifide M20, plus délicate à déceler. Je remonte encore et tombe nez à nez avec M24, cet immense amas ouvert grouillant d'étoiles et me laisse happer un moment par sa richesse. Il est peut-être un de mes objets préféré avec des jumelles, mais se perdre parmi ses milliers d'étoiles avec un télescope à plus fort grossissement est une expérience tout aussi grisante. Je repère sur les cartes qu'à sa gauche et avant de tomber sur le petit "V" écrasé d'Albaldah, se trouve M25, un petit amas ouvert que je ne connaissais pas. En symétrie presque parfaite mais à droite de M24, je découvre également M23, autre amas ouvert qui se montre presque comme un amas globulaire dans le grand champ de mes jumelles. Je fais un moment des allers/retours entre ces trois amas quand je repère dans le bord inférieur du champ un amas qui m'a l'air bien délimité. Rapide coup d'oeil aux cartes : il s'agit de M22, amas globulaire de belle magnitude. Je poursuis ma remontée de la Voie Lactée et tombe avec bonheur sur M17, la nébuleuse Omega et la célèbre M16, nébuleuse de l'Aigle, belles tâches blanchâtre avec des étoiles visibles aux jumelles pour cette dernière. Sur la route je passe rapidement et sans m'en rendre compte plusieurs fois sur M18 ou amas du Cygne Noir, qui se perd aisément au milieu de la densité d'étoiles de son environnement. Initialement, j'avais pris Oméga pour M18 et M16 pour Oméga, et avait donc toutes les difficultés à trouver cette nébuleuse de l'Aigle. En montant toujours un peu plus le long de la voie lactée, j'en étais venu à discerner (surtout en vision décalée) un amas assez faible, en me disant que c'était bien faible pour la "célèbre" nébuleuse de l'aigle. Après consultation des cartes, l'erreur est corrigée et cette petite nébulosité est en fait NGC 6539, petit amas globulaire très peu visible, et je remets ainsi les nébuleuses à leur place . Ce voyage à travers la Voie Lactée sur plus de 25° de hauteur m'a occupé une grosse heure et demie et je m'en souviendrai certainement un moment. Il fut donc une superbe entrée en matière pour cette belle soirée d'observations et de partage, soirée qui a clôturé deux jours d'un voyage à travers notre passion commune. Merci à celles et ceux qui m'auront lu jusque là, j'espère que ce n'est pas trop indigeste j'ai écrit comme ça venait en me remémorant encore tout à fait ce superbe weekend Un grand merci aux équipes de Planètes Mars et au bénévoles du CAM pour leur gentillesse et leur disponibilité, et à l'année prochaine !!0 point
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Bonjour à tous, Je reprends l'astrophoto cette année. Première cible : les dentelles le WE dernier. Après de belles galères d'autoguidage et plantages d'INDI sur le driver de mon APN défiltré Canon (1600 iso), j'ai enfin pu commencer mes acquisitions à 1h du mat... Bref : - 20x240" - 5 darks - 5 Offsets Lorsque je regarde mes images brutes, le bruit thermique est très différent entre le début et la fin de soirée. Les darks ont été réalisés en fin de soirée, il faisait plus froid. J'ai peur qu'ils n'aient du coup pas fait leur travail normalement. Je trouve très clairement que cette photo manque de photons. J'ai aussi quelques étoiles un peu allongées et j'ai l'impression que l'empilement a un problème car en augmentant le contraste, il y a une zone qui apparait légèrement verte et carrée dans l'image. En poussant encore, on voit apparaitre du vignetage. Je suis très preneur de vos remarques et commentaires. Merci ! Julien0 point
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