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Posté

Salut les astrams,

 

Je me demandais ... est-ce que vous avez déjà tenté de faire des flats anti pollution lumineuse en imageant les nuages ?

Dans certaines portions du ciel, j'ai davantage de PL qu'ailleurs, et les flats classiques (fond de ciel au zénith, ou écran) répondent assez mal.

En théorie, je ne vois pas ce qui empêcherait la manip de fonctionner. Je travaille à f3 et c'est donc assez sensible.

 

Les flats "nuages" seraient produits, dans l'exacte position que pour imager le CP.

 

Au plaisir de vous lire 😉

Christophe

Posté
44 minutes ago, cmltb612 said:

est-ce que vous avez déjà tenté de faire des flats anti pollution lumineuse en imageant les nuages ?

 

Les flats n'ont AUCUN effet sur la pollution lumineuse de tes images. Juste c'est pas la meme chose. les flats corrige un défaut du train optique, en corrigeant les erreur d'illumination du au poussiere, et a l'obstrctuion du tube, des filtre et correcteur a travers le vignetage. l'impact du ciel, et de la PL ne se corriger pas par des flats, quelque soit la facon de les shooter.

Posté (modifié)

Hello Christophe,

 

Après avoir été voir ton site consacré (entre autre) à la photométrie et lu quelques uns de tes très bon articles, je me suis demandé si ta question était sérieuse ou pas. Je ne suis d'ailleurs toujours pas complétement sûr...

 

En tous cas, comme je me suis aussi demandé si ça n'était pas une idée géniale et iconoclaste, je vais essayer d'y répondre sérieusement!

 

Comme le dit @Ant-1, les flats traditionnels ne peuvent corriger la pollution lumineuse. La raison en est que l'impact de cette pollution sur nos images est additive (elle vient s'ajouter au signal) alors que les variations de luminosité liées aux optiques et au capteur sont de nature multiplicative (elles atténuent le signal).

Par conséquent il est impossible de corriger ces deux phénomènes avec un seul fichier et une seule opération de calibration.

 

En théorie, on pourrait trouver une solution en séparant les composantes additives et multiplicatives en 2 fichiers de calibration distincts. Pour ce faire, si on arrivait à capturer une  image contenant une  représentation fidèle de la pollution lumineuse, il faudrait alors la calibrer avec des flats traditionnels pour en éliminer la composante multiplicative. Il resterait alors une image de calibration qui ne contiendrait que la composante additive (i.e. l'illumination dû à la PL sans le vignettage) et  qui pourrait alors être soustraite (et pas diviser) de nos images pour en éliminer la pollution lumineuse.

 

En pratique ça me semble complétement impossible à réaliser pour deux raisons.

 

1) Il est à mon avis complétement impossible de capturer correctement la pollution lumineuse sur les nuages (ou ailleurs). Non seulement la PL dépend de manière très concrète de ce qui est allumé mais également des conditions atmosphériques. La pollution lumineuse d'un instant donné n'est donc pas celle d'un autre.

De plus, si on utilise les nuages, j'imagine que la simple hauteur de la couche nuageuse doit suffire à modifier considérablement le résultat obtenu!

 

2) L'idée de se placer dans la même position que lors des images du CP est difficile à concevoir.

Viser les nuages a des coordonnées et un angle précis me semble déjà compliqué mais surtout, lorsqu'on image le ciel profond, on tourne en permanence et l'impact de la pollution lumineuse terrestre est donc différent pour chaque image (et même à chaque instant en réalité). Il faudrait donc des images de calibration de la PL différente pour chaque image...

 

Nico

Modifié par nico1038
Posté (modifié)

Salutations respectueuses !

 

Merci pour ces avis éclairants @nico1038 @Ant-1

 

La question est sérieuse, mais sans doute pas très bien exprimée. Pour le côté iconoclaste, c'est toujours intéressant de questionner les pratiques.

 

Et effectivement, ajouter dans le prétraitement une soustraction contenant le gradient, en plus du flat, et du dark, voilà qui serait la solution. Je me suis figuré l'espace d'un instant qu'on pouvait faire les deux opérations en une avec le flat, mais ce n'est évidemment pas possible mathématiquement ainsi que tu le rappelles, Nico. Il faudrait donc une sorte de "dark de gradient".

 

Vers le sud, j'ai une zone commerciale, disons à 5-6 km de distance. Et là, dans ces zones de ciel c'est très compliqué d'avoir une image plate. Extrêmement. Parfois c'est même catastrophique, parce que les gradients de PL et d'atmosphère s'ajoutent. Il reste de grandes auréoles en drapeau japonais qui questionnent d'entrée de jeu les flats.

 

Et oui, lorsqu'on image, la zone visée bouge et le gradient n'est pas fixe. Mais on pourrait considérer de refaire un "dark-gradient", admettons toutes les heures, et traiter ensuite les images par lots fractionnés. Ou toutes les 30 minutes. L'axe du gradient de PL bougerait de qq degrés par heure, difficile à dire de combien, en réalité, parce que la trajectoire de suivi d'une étoile n'est pas circulaire autour de la zone de PL, qui est très large, mais le résultat serait surement meilleur que de ne rien faire.

 

Et donc, non, pas un flat de PL, mais ... un dark-gradient qui serait fait non dans le noir complet, mais sur le fond de nuages sous la PL, qui contiendrait donc à la fois le signal de dark et le gradient de Pl + le gradient atmosphérique, le tout à soustraire en une seule opération au moment de la calibration ... faudrait bien sûr le calibrer ... Humm. ça devient compliqué hahaha !

 

Bon, à voir. Je vais creuser la question.

 

C

Modifié par cmltb612
Posté

Hello Christophe !

 

Ce que tu cherche à faire c'est aplatir le fond de ciel. Dans ce cas précis de PL tu n'as besoins d'aucun autre produit de calibration ! Puisque c'est un gradient aditif variable  tu peut facilement le calculer sur chaque image.  En astronomie pro on dit que l'on fait la soustraction du background. Ce calcul de background est très important pour avoir une photométrie la plus homogène possible et la moins pollué possible.

 

Comment ça marche ?  Il faut calculer le fond de ciel (background), donc un ciel sans objet. Le plus facile c'est de retirer directement les objet de ton image et de considérer que ce qu'il te reste c'est le fond de ciel. Dans un premier temps une image starless devrait suffire (puisque c'est exactement le même principe) mais il y a d'autre programme (NoiseChisel ou autre) qui peuvent aussi le faire.

Ensuite il suffit de soustraire cette image de background et hop tu as une image plate !

 

Pour faire de la photométrie c'est le mieux à faire. L'autre solution étant de calculer un background local autour de l'objet d'interet mais assez loin pour ne plus être dans sa PSF.

 

Amicalement, 

  • J'aime 1
Posté

Pour faire une calibration du gradient du ciel des light, il faut avoir exactement la meme luminosité, et gradiant dans cet luminosité (typiquement, une photo un peu basse, le bas de l'l'image va etre plsu lumineux, et notament un peu plus vert/jaune que le haut de l'image, plus loin lui du hallo de pollution lumineuse de l'horizon (eclairage publique)

 

Mais si tu le fait sur les nuages, meme en gardant le meme cadrage (orientation du tube) la lumiere et ses variation avec les nuages sont completement different, les nuages sont pas uniforme, ensuite il refletent plus fort que le ciel clair la PL venu du sol. donc la "calibration" ainsi saisi sera inutilisable (de fait, elle ajoutera encore un autre gradient a ta photo). 

Mais tu peux essayer, tu verras.

 

La solution (car elle existe et depuis longtemps) c'est le traitement infiormatique du gradient. En effet on sait bien que le fond de ciel sans atmosphere  (donc dans un cas idéal) est uniformement noir. il suffit donc de mettre tout les points de la photo ou il n'y a ni étoile, ni nébulosités, au meme niveau de lumiere et en couleur neutre (R=G=B) . C'est assez facile a faire, et ces outils sont disponoible sur tout les logiciel astro, c'est Graxpert, DBE et autre sous Pix, background extraction sur siril etc...

 

  • J'aime 1
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Merci @solfra, @Ant-1.

Vos avis sont précieux.

Je vais essayer de reconstituer une image du background comme suggéré.

Je me méfie des softs de traitements pour belles images astro,  parce que par principe, certes ils peuvent gérer le gradient, mais on ne sait pas vraiment comment c'est fait. C'est une application mathématique, mais comment c'est calculé ? 

Et le starless, l'image de l'étoile est remplacée par quoi au juste ? Une moyenne des pixels adjacents ?

Je vais me rencarder dans cette direction.

 

Bons cieux,

c

Posté
14 minutes ago, cmltb612 said:

Je me méfie des softs de traitements pour belles images astro,  parce que par principe, certes ils peuvent gérer le gradient, mais on ne sait pas vraiment comment c'est fait

 

Autant il y a des outils ou c'est pas clair comment ils font (outils IA notament), autant, pour le gradient, c'est tres clair, je te l'ai expliqué en une ligne :

1 hour ago, Ant-1 said:

En effet on sait bien que le fond de ciel sans atmosphere  (donc dans un cas idéal) est uniformement noir. il suffit donc de mettre tout les points de la photo ou il n'y a ni étoile, ni nébulosités, au meme niveau de lumiere et en couleur neutre (R=G=B)

 

Posté

Un example de base: photo sans rien de fait, sauf: autostretch et alignement des couleurs, pour pas avoir un écran tout vert ou tout noir.  On voit un gradient , lumiere plus forte en bas, dans des ton jaunasse.

 

image.thumb.png.90e5269953d38aa3bc92606297323457.png

 

Deuxieme image, retrait de gradient fait, image avec une luminosité du fond de ciel (touche pas aux etoiles, touche pas au nébulosités) uniforme, et couleurs neutre.

 

image.thumb.png.f21357fab7d30f2c36d49a77b25c478a.png

Posté
11 hours ago, cmltb612 said:

Il reste de grandes auréoles en drapeau japonais qui questionnent d'entrée de jeu les flats.

Si tu as des gradient tordus ou avec des ronds, c'est pas la pollution lumineuse, c'est ton set-up, et la, les flats normaux devraient corriger ca ! si ils ne le corrigent pas, c'est que tu les as pas bien fait.

Posté
Il y a 13 heures, Ant-1 a dit :

Si tu as des gradient tordus ou avec des ronds, c'est pas la pollution lumineuse, c'est ton set-up, et la, les flats normaux devraient corriger ca ! si ils ne le corrigent pas, c'est que tu les as pas bien fait.

 

Salut Ant, Salut tous,

 

Malheureusement, ce n'est pas aussi simple.    😒

Parfois ça marche en théorie, ça doit marcher en pratique ... mais dans la vraie vie, ça ne marche pas, pour des raisons qu'on ne s'explique pas.

Même train d'imagerie et même config optique pour les images science et pour les flats, et ça ne veut pas. Il reste ces images en drapeau japonais qu'on ne voit qu'en poussant les curseurs.

Les seules différences sont : les flats sont fait au zénith sur fond de ciel ou de nuages uniformes, comme je fais depuis des lustres. Il n'y a donc ni PL, ni gradient atmosphérique.

Cela fonctionne correctement sur des zones de ciel sans PL, mais quand je vais au sud (ce qui est assez rare finalement, je n'y vais pas souvent justement parce qu'il y a des problèmes de PL sur la zone commerciale), ça part en sucette. Sais pas pourquoi.

 

 

Il y a 13 heures, Ant-1 a dit :

Deuxieme image, retrait de gradient fait, image avec une luminosité du fond de ciel (touche pas aux etoiles, touche pas au nébulosités) uniforme, et couleurs neutre.

 

C'est pixins le soft ?

Justement, c'est bien le problème. Comment c'est fait exactement, et sur quelle base mathématique ? Soit tu enlèves une valeur sur tout le champ, qui décroit en fonction d'un ou plusieurs vecteurs, soit ça bidouille autrement (si ç ane touche ni aux neb ni aux étoiles)  ? Mais comment ? Il faut que ce soit réversible et opposable, parce que si tu enlèves une valeur arbitraire au fond de ciel et une valeur différence  (ou aucune) au niveau des étoiles, il risque d'y avoir des soucis au niveau des mesures sur les étoiles, justement, parce que le voile de PL s'ajoute aux étoiles, et vient se mesurer quand tu mesures les étoiles.

 

C'est tout sauf simple.

Merci pour l'aide, en tout cas.

 

Sob sob,

c

Posté
Il y a 14 heures, cmltb612 a dit :

Et le starless, l'image de l'étoile est remplacée par quoi au juste ? Une moyenne des pixels adjacents ?

Cela va dépendre de chaque implémentation. Faut regarder les doc des différents outils.

 

NoiseChisel (qui fait de l'extraction de background) a une publi scientifique associé et c'est celui que l'on utilise dans l'astronomie pro. De mémoire il découpe l'image en tuile, en fait une moyenne et fait une interpolation entre chaque tuile.

Posté (modifié)
Il y a 1 heure, cmltb612 a dit :

Même train d'imagerie et même config optique pour les images science et pour les flats, et ça ne veut pas. Il reste ces images en drapeau japonais qu'on ne voit qu'en poussant les curseurs.

Les seules différences sont : les flats sont fait au zénith sur fond de ciel ou de nuages uniformes, comme je fais depuis des lustres. Il n'y a donc ni PL, ni gradient atmosphérique.

Cela fonctionne correctement sur des zones de ciel sans PL, mais quand je vais au sud (ce qui est assez rare finalement, je n'y vais pas souvent justement parce qu'il y a des problèmes de PL sur la zone commerciale), ça part en sucette. Sais pas pourquoi.

 

Je trouve curieux que le fait de faire ces images dans des zones avec de la pollution provoque ce motif en drapeau japonais. Normalement, la correction des défauts d'illumination de l'optique devrait être complètement indépendante de la pollution lumineuse.  Le résultat attendu après la calibration doit être une image avec un fort gradient, mais d'aspect plutôt linéaire et, en tout cas, pas circulaire ni symétrique, car cette composante du gradient doit avoir été corrigé lors de la calibration.

 

À mon avis, cela dénote plutôt un problème de calibration plus général qui ne se révèle que dans les situations plus difficiles ou tu dois justement pousser les curseurs.

 

 

Il y a 1 heure, cmltb612 a dit :

C'est pixins le soft ?

Justement, c'est bien le problème. Comment c'est fait exactement, et sur quelle base mathématique ? Soit tu enlèves une valeur sur tout le champ, qui décroit en fonction d'un ou plusieurs vecteurs, soit ça bidouille autrement (si ç ane touche ni aux neb ni aux étoiles)  ? Mais comment ? Il faut que ce soit réversible et opposable, parce que si tu enlèves une valeur arbitraire au fond de ciel et une valeur différence  (ou aucune) au niveau des étoiles, il risque d'y avoir des soucis au niveau des mesures sur les étoiles, justement, parce que le voile de PL s'ajoute aux étoiles, et vient se mesurer quand tu mesures les étoiles.

 

C'est tout sauf simple.

Merci pour l'aide, en tout cas.

 

La correction du gradient est en effet très complexe et, selon moi, la plus grosse difficulté lors du traitement. Les outils avec lesquels on dispose des points de référence sur le fond de ciel peuvent fonctionner dans des situations faciles, mais le placement des points restent toujours subjectifs et peut conduire à des résultats très différents.

 

Les outils à base d'IA (type graxpert) peuvent sembler efficace et aplanir des images très compliquées, mais les résultats sont souvent éloignés de la réalité quand on les compare avec des images de référence.

 

Le seul outil de correction du gradient qui prétend à une certaine objectivité est l'outil MGC de Pix qui se base sur des images de référence à plus grande échelle pour corriger les gradients. Le principe est décrit dans cet article : https://pixinsight.com/tutorials/multiscale-gradient-correction/

 

il y a une heure, solfra a dit :

Cela va dépendre de chaque implémentation. Faut regarder les doc des différents outils.

 

NoiseChisel (qui fait de l'extraction de background) a une publi scientifique associé et c'est celui que l'on utilise dans l'astronomie pro. De mémoire il découpe l'image en tuile, en fait une moyenne et fait une interpolation entre chaque tuile.

 

Il m'étonne beaucoup que la technique de soustraire une image starless pour aplanir une image puisse être utilisé pour de la photométrie ou pour des applications scientifiques !

Il faudrait alors considérer que l'image n'a pas de gradients naturels ou de nébulosités. Je ne pratique pas la photométrie directement, mais je sais que cela peut conduire à des mauvais résultats en termes de correction de gradients en astrophoto.

 

En revanche, comme tu le dis, dans Pix (et je pense également dans Siril) la photométrie (qui est utilisé par exemple pour la calibration des couleurs) utilise un background local autour de chaque étoile et le soustrait avant de déterminer le flux des étoiles.

 

Tu as un lien vers la publi?

Modifié par nico1038
Posté
il y a 35 minutes, nico1038 a dit :

Il m'étonne beaucoup que la technique de soustraire une image starless pour aplanir une image puisse être utilisé pour de la photométrie ou pour des applications scientifiques !

Il faudrait alors considérer que l'image n'a pas de gradients naturels ou de nébulosités. Je ne pratique pas la photométrie directement, mais je sais que cela peut conduire à des mauvais résultats en termes de correction de gradients en astrophoto.

 

En revanche, comme tu le dis, dans Pix (et je pense également dans Siril) la photométrie (qui est utilisé par exemple pour la calibration des couleurs) utilise un background local autour de chaque étoile et le soustrait avant de déterminer le flux des étoiles.

 

Tu as un lien vers la publi?

Pourtant c'est bien ce qui est fait 😉

C'est dans la documentation de SExtractor, le logiciel le plus utilisé en astronomie pour faire de la détection et mesure de sources https://sextractor.readthedocs.io/en/latest/Photom.html

 

Citation

FLUX_AUTO is the sum of pixel values from the measurement image, subtracted from the local background, inside the Kron ellipse

 

Dans Euclid Collaboration: McCracken et al., 2025, "Euclid Quick Data Release (Q1). VIS processing and data products" https://arxiv.org/pdf/2503.15303  (pas pour me venter mais j'ai mon nom dans la liste d'auteur) on explique comment est faite l'estimation du background. Cependant dans ce procession on a utilisé le background de SExtractor pour faire la photométrie et non celui de NoiseChisel qui est plus performant. Et donc on a trouvé un offset entre Gaia et VIS:

 

Citation

"The left panel of Fig. 13 shows the difference between VIS magnitudes for stars in nominal exposures in Q1 and synthetic VIS magnitudes derived from Gaia fluxes of the same stars. Despite the wide VIS bandpass, agreement is generally excellent. The small offset we find is a consequence of the aperture correction and suboptimal background subtraction in our Q1 standard star processing; this offset has been reduced in subsequent processing."

 

Maintenant on fait la soustraction du background avant de faire la photométrie avec SExtractor (en lui disant que le background a déjà été estimé pour pas qu'il le refit) et ça marche bien mieux!

 

Posté
il y a 16 minutes, solfra a dit :

Pourtant c'est bien ce qui est fait 😉

C'est dans la documentation de SExtractor, le logiciel le plus utilisé en astronomie pour faire de la détection et mesure de sources https://sextractor.readthedocs.io/en/latest/Photom.html

 

 

Dans Euclid Collaboration: McCracken et al., 2025, "Euclid Quick Data Release (Q1). VIS processing and data products" https://arxiv.org/pdf/2503.15303  (pas pour me venter mais j'ai mon nom dans la liste d'auteur) on explique comment est faite l'estimation du background. Cependant dans ce procession on a utilisé le background de SExtractor pour faire la photométrie et non celui de NoiseChisel qui est plus performant. Et donc on a trouvé un offset entre Gaia et VIS:

 

 

Maintenant on fait la soustraction du background avant de faire la photométrie avec SExtractor (en lui disant que le background a déjà été estimé pour pas qu'il le refit) et ça marche bien mieux!

 

 

Mais nulle part dans ces sources il n'est fait mention de starless et n'est-il pas question à chaque fois de background locaux ?

L'opération même de retirer les étoiles d'une image me semble fort peu rigoureuse pour des applications de ce type.

 

En tous cas, je ne sais pas pour la photométrie mais je sais en revanche que soustraire une image starless d'un image astro n'est pas une solution valable pour corriger les gradients. Il suffit de réaliser l'opération sur une image pleine de nébulosités pour s'en convaincre.

Posté
il y a 45 minutes, nico1038 a dit :

Mais nulle part dans ces sources il n'est fait mention de starless et n'est-il pas question à chaque fois de background locaux ?

L'opération même de retirer les étoiles d'une image me semble fort peu rigoureuse pour des applications de ce type.

 

Pourtant une image de background est une image sans objet, juste avec du fond de ciel. Donc ça revient à faire une starless.

 

Une étoiles c'est quelques pixel. Quand tu prend une tuile de 35 pixel pour estimer le background c'est pas grave de perdre des pixel. Et c'est aussi pour éviter la pollution de la tuile par l'étoile qu'il y a une interpolation avec les tuiles voisines.

 

il y a 46 minutes, nico1038 a dit :

En tous cas, je ne sais pas pour la photométrie mais je sais en revanche que soustraire une image starless d'un image astro n'est pas une solution valable pour corriger les gradients. Il suffit de réaliser l'opération sur une image pleine de nébulosités pour s'en convaincre.

Ici on parle d'un champ stellaire, pas de grosse nébuleuse ou galaxies ! 

 

D’ailleurs c'est un problème que l'on a sur Euclid, quand on fait la soustraction du background sur des objet très étendue des motif lié à l'algorithe de background aparaissent. C'est pour cette raison que l'on fournit des images avec le background ainsi que le background associé.

 

@cmltb612 J'ai retrouvé une image de background en sortie de SExtractor lorsque tu m'avais passé quelques images de test. A gauche c'est l'image d'origine et à droite le background estimé de SExtractor. Il y a surement des paramètre d'optimisation à trouver mais ça donne une idée de ce qui est attendu avec ce type de méthode.

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Posté
il y a 22 minutes, solfra a dit :

 

Pourtant une image de background est une image sans objet, juste avec du fond de ciel. Donc ça revient à faire une starless.

 

Une étoiles c'est quelques pixel. Quand tu prend une tuile de 35 pixel pour estimer le background c'est pas grave de perdre des pixel. Et c'est aussi pour éviter la pollution de la tuile par l'étoile qu'il y a une interpolation avec les tuiles voisines.

 

Ici on parle d'un champ stellaire, pas de grosse nébuleuse ou galaxies ! 

 

D’ailleurs c'est un problème que l'on a sur Euclid, quand on fait la soustraction du background sur des objet très étendue des motif lié à l'algorithe de background aparaissent. C'est pour cette raison que l'on fournit des images avec le background ainsi que le background associé.

 

@cmltb612 J'ai retrouvé une image de background en sortie de SExtractor lorsque tu m'avais passé quelques images de test. A gauche c'est l'image d'origine et à droite le background estimé de SExtractor. Il y a surement des paramètre d'optimisation à trouver mais ça donne une idée de ce qui est attendu avec ce type de méthode.

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Il me semble qu'on parle ici d'astrophoto (je ne vois où il est question de champ stellaire) ! Dans ce contexte, l'objectif n'est pas d'obtenir un background uniforme mais un background réaliste, délivré de toutes les informations parasites (comme la PL). 

Or il y a, partout dans le ciel et à toutes les échelles, des gradients et des hétérogénéités bien réels qui sont irrémédiablement supprimés lorsqu'on soustrait une image starless. Ce n'est donc pas une méthode adaptée dans ce contexte.

 

Concernant la photométrie, tu parles ici d'un côté de techniques évoluées qui m'ont l'air parfaitement adaptées à l'exercice (avec une estimation du background par tuile) et de l'autre la génération d'une image starless qui utilise des techniques destructives sur les images. Ça me parait étrange.

Il serait par exemple intéressant de voir ce que donnerait la création d'une image starless dans l'exemple que tu montres, de voir si le background serait comparable avec celui généré par SExtractor et l'influence que cela aurait sur les résultats de la photométrie ?

 

Le problème de @cmltb612 me parait être avant tout un problème de calibration. Le motif en drapeau japonais est révélateur de cela.

Posté
Il y a 4 heures, solfra a dit :

NoiseChisel

 

Salut tous,

 

Frank, j'ai commencé à regarder un peu la doc NoiseChisel, ça va pas être simple à mettre en place encore une fois. La publi est du genre costaud et il va falloir mettre les mains dans le cambouis, je pense. Ca à l'air d'être un excellent outil pro, mais les lignes de commande... hummm. Disons qu'on n'est pas couchés  😉

 

 

il y a 41 minutes, solfra a dit :

Donc ça revient à faire une starless.

 

 Ce qu'il y a, au niveau amateur, c'est que les softs starless, on ne sait pas comment ça bricole, et ce que ça laisse comme trace derrière, et donc, on ne sait pas exactement quel niveau d'adu (pour faire simple) est retiré pour chaque étoile du champ, une fois l'image starless retirée. J'avais essayé avec le plugin starless d'un Japonais, sorti il y a quelques années, je ne me souviens plus de son nom, désolé. Je suis vite passé à autre chose.

 

 

Il y a 3 heures, nico1038 a dit :

Je trouve curieux que le fait de faire ces images dans des zones avec de la pollution provoque ce motif en drapeau japonais.

 

En fait, la situation est encore plus complexe que je le craignais, et soit on est dans un vria problème, soit on est borderline et je fais dans le pinaillage inutile.

 

Voici donc de quoi je cause, afin qu'on se rende bien compte.

Je prends plusieurs images d'un même objet, même champ, ici en clear vers le nord (à l'opposé de la source de PL), sur plusieurs jours, et à plusieurs moments d'une même soirée d'observation. Donc, on utilise un flat unique pour toutes ces images, qui fonctionne tantôt bien (image quasi plate), tantôt pas correctement (drapeau japonais).

Le résultat, en sortie de calibration, quand on ne pousse pas les curseurs est toujours une image globalement satisfaisante à l'oeil. Le défaut n'apparait que lorsque l'on pousse l'histogramme.

Et que voit-on ? Et bien que le résultat ne dépend pas vraiment du flat, mais des conditions du ciel : soit c'est humide et poussiéreux, ou plus à l'est, plus à l'ouest ... plus ou moins dans la direction du halo commercial, etc.

 

POur les deux premières images, ci-dessous, il y a à peu près 30 minutes d'écart entre les expositions. Et le rendu est très différent d'une image à l'autre. Dans la deuxième, il ne reste plus que le gradient de PL + atmosphérique.

 

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Ici, même cible, un autre soir, c'est quasi plat :

 

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Capturedcran2026-01-14134830.png.c79ee7a24a19b56c3afbe8b660d2f453.png

 

 

 

Quand je pointe au sud, finalement, ce n'est pas radicalement différent.

 

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Dans tous les cas, la photométrie qu'on peut tirer de ces images est malgré tout assez robuste (dans le graph ci-dessous on est vers mag 7.5, donc il n'y a aucune dispersion, ça fait le job, la courbe est théorique). Le problème est davantage un brainstorming qu'un souci insurmontable, du moins en matière de photométrie.

 

S'il s'agissait de faire de la belle image, je pense que ce serait plus ennuyeux. Mais je ne suis pas du tout spécialiste du genre.

 

Je pense donc que c'est plus un problème de ciel que de flat, mais après, je peux aussi bien me tromper. En fait, je ne sais pas, d'où l'ouverture de ce fil.

Enlever les gradients (mais de façon correcte et opposable) me paraît intéressant à priori.

(et pi si je me mets à vouloir faire dans la belle neb flashy un jour histoire de faire un peu de concurrence à nos cadors du genre  😉 )

 

 

VWCep20251231T300CV.png.78d2b609ebf2d48997fd9b15f1af04ec.png

 

 

il y a 2 minutes, nico1038 a dit :

Le problème de @cmltb612 me parait être avant tout un problème de calibration. Le motif en drapeau japonais est révélateur de cela.

 

Nos messages se sont croisés, regarde ce que je viens de poster. Pour les problemes de flats, peut être qu'il s'agit de ça, mais c'est hachement dépendant des conditions de ciel. Du coup, je sais pas trop ce qu'il faut en penser.

 

Posté
il y a 23 minutes, cmltb612 a dit :

En fait, la situation est encore plus complexe que je le craignais, et soit on est dans un vria problème, soit on est borderline et je fais dans le pinaillage inutile.

 

Voici donc de quoi je cause, afin qu'on se rende bien compte.

Je prends plusieurs images d'un même objet, même champ, ici en clear vers le nord (à l'opposé de la source de PL), sur plusieurs jours, et à plusieurs moments d'une même soirée d'observation. Donc, on utilise un flat unique pour toutes ces images, qui fonctionne tantôt bien (image quasi plate), tantôt pas correctement (drapeau japonais).

Le résultat, en sortie de calibration, quand on ne pousse pas les curseurs est toujours une image globalement satisfaisante à l'oeil. Le défaut n'apparait que lorsque l'on pousse l'histogramme.

Et que voit-on ? Et bien que le résultat ne dépend pas vraiment du flat, mais des conditions du ciel : soit c'est humide et poussiéreux, ou plus à l'est, plus à l'ouest ... plus ou moins dans la direction du halo commercial, etc.

 

POur les deux premières images, ci-dessous, il y a à peu près 30 minutes d'écart entre les expositions. Et le rendu est très différent d'une image à l'autre. Dans la deuxième, il ne reste plus que le gradient de PL + atmosphérique.

 

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Ici, même cible, un autre soir, c'est quasi plat :

 

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Quand je pointe au sud, finalement, ce n'est pas radicalement différent.

 

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Je pense toujours à un problème de calibration et je ne suis pas vraiment d'accord avec ton analyse comme quoi cela ne dépendrait pas du flat mais des circonstances. Je me demande si l'anneau n'est pas présent dans tous les cas mais plus ou moins visibles suivant les gradients présents dans l'image.

As-tu essayé de traiter les deux séries d'images (celles avec l'anneau visible et celles avec l'anneau peu visible) avec les mêmes flats?

Il faut également noter la présence de la grosse poussière qui n'est pas corrigée, c'est un signe que quelque chose ne va pas dans la calibration.

 

Peux-tu décrire ta méthode de calibration :

Quel logiciel utilises-tu?

Procèdes-tu en manuel ou avec des scripts ?

Quels fichiers de calibration utilises-tu ?

Si je comprends bien, tu prends tes flats sur le ciel, c'est bien ça ?  Pourrais-tu partager un masterflat?

 

Sinon, ce n'est peut-être pas ton objectif principal mais la seule méthode que je connaisse qui puisse corriger efficacement ce genre d'artefacts est l'approche multi-échelle que j'évoque plus haut. Je t'invite à regarder ce sujet avec un cas très similaire au tien: http://www.astrosurf.com/topic/172431-m45-à-la-ffc-40760/?do=findComment&comment=2459328

 

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