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Posté (modifié)

Bonjour,

ça fait un moment que je suis sur le forum, mais je vais quand même faire une présentation rapide. Je m'appelle Pierre, j'ai 17 ans, et je suis en Terminale spécialités Maths et Physique-Chimie, option Maths expertes. Passionné d'astronomie, ma matière préférée est la physique, notamment la physique ondulatoire.

 

J'aimerais naturellement m'orienter vers des études pour devenir astrophysicien. Cependant j'ai vu sur le forum que ce métier est très compétitif, plutôt individualiste selon certains, et que les sujets d'étude sont souvent "imposés", à cause de la pression de financement.

J'ai donc cherché des alternatives : peu attiré par l'enseignement, il y aurait les métiers de vulgarisateur scientifique ou journaliste qui seraient potentiellement intéressants.

Je suis quand même plus attiré par le métier d'astronome. En effet, en ce moment, je travaille sur le catalogage d'objets astronomiques bien précis (j'en parlerai plus tard sur un autre post), et ce que j'aime faire c'est comprendre les données, lire les documents scientifiques, analyser et créer un lien entre les informations, et rendre compte de mes recherches dans un document claire. J'ai notamment procédé ainsi pour créer mon document sur le catalogue Trumpler, et j'y ai pris beaucoup de plaisir.

 

J'envisage de commencer par une licence de physique classique, même si certaines licences un peu plus exigeantes sont intéressantes.

 

Je voulais donc vous demander votre avis. Si vous faites un métier qui peut m'intéresser, n'hésitez pas à en parler, pour raconter une journée typique par exemple. Je sais qu'il y a des astrophysiciens sur ce forum, avec lesquels je serai ravi d'échanger. Je pense aussi aux enseignants, qui ont peut-être vu passer des étudiants se posant les mêmes questions que moi. Et puis tout ceux qui peuvent m'aider à m'orienter sont les bienvenus !

 

Merci d'avoir lu jusqu'au bout :) .

Bonne journée et bon ciel !

 

Modifié par Le jupitérien
Posté
il y a une heure, Le jupitérien a dit :

J'aimerais naturellement m'orienter vers des études pour devenir astrophysicien. Cependant j'ai vu sur le forum que ce métier est très compétitif, plutôt individualiste selon certains, et que les sujets d'étude sont souvent "imposés", à cause de la pression de financement.

Bonjour @Le jupitérien,

Bel objectif professionnel qui ne peut qu'être encouragé.

Quand vous écrivez " j'ai vu sur le forum que ce métier est très compétitif" et que vous comprenez qu'il n'y a que très très peu d'élus qui accèdent à la thèse et plus tard au post-doctorat, oui vous avez raison, la porte est très très étroite. Plus important encore à savoir, vous pouvez très bien avoir obtenu votre doctorat, voire ensuite un post-doc, cela n'implique pas forcément un accès à un poste de chercheur s'il n'y en pas d'ouvert. Cependant un tel profil peut intéresser un industriel de l'aérospatial, en particulier pour les capacités acquises en mathématiques et en modélisation complexe dans le cadre d'un Service R&D.

 

Vous écrivez "plutôt individualiste selon certains" . Je pense que non. Aujourd'hui un astrophysicien travaille quasi obligatoirement en équipe avec une spécialisation car il devient impossible de tout savoir et d'être à la pointe dans tous les domaines. Par contre c'est un travail très sédentaire dans la mesure où on ne se déplace plus sur le lieu d'implantation de l'instrument. Des personnels très spécialisés fournissent les images acquises sur demande de votre équipe (à condition d'avoir obtenu du temps d'observation bien sûr). L'étude des observation et des acquisitions par satellite sont aussi au cœur du travail d'un(e) astrophysicien(ne). Une campagne de mesures peut ensuite demander dix ans de travail d'analyse et de dépouillement par exemple. Je parle là de recherche fondamentale.

 

Vous écrivez "les sujets d'étude sont souvent "imposés", à cause de la pression de financement." Je ne suis pas sûr de saisir le sens de cette affirmation. Je vous parlais de spécialisation ci dessus. Les sujets de recherche vont être liés à la spécialisation du laboratoire qui vous recrute. Un laboratoire de planétologie ne va pas s'intéresser au fond diffus par exemple, même si les chercheurs ont une idée très précise de ce dont il s'agit.

 

Il y a 1 heure, Le jupitérien a dit :

J'envisage de commencer par une licence de physique classique,

 

Cela peut être un bon début. Cependant prenez contact par exemple avec la SAF et trouvez-y un(e) astrophysicien(ne) qui accepterait d'échanger avec vous durant une petite heure même en visio si vous êtes loin. Je pense que là vous aurez les informations les plus pertinentes pour choisir votre université.

 

Ney

 

 

  • J'aime 1
Posté

Si tu peux faire une prépa et ensuite une grande école, Normale Sup, Centrale Paris (maintenant "Centrale Supélec), ou Polytechnique, ça augmenterait beaucoup tes chances d'avoir une bourse de thèse. Car pour un poste, un doctorat est un minimum.

Posté

@Le jupitérien,

 

Vous pourriez parcourir avec attention le site de l'Université Paris-Saclay https://www.universite-paris-saclay.fr/.

 

Pour devenir astrophysicien, je pense que c'est une bonne gâche. Vous y trouverez tous les niveaux d'études supérieures depuis les Grandes Écoles jusqu'à la Fac. Un haute densité de connaissances, de laboratoires, devrait répondre à votre attente. 

 

Ici vous avez le lien vers les sujets de recherche actuels https://adum.fr/psaclay/pt

 

Ney

Posté

Merci pour vos réponses @QSO et @22Ney44.

Avec plus de 17 de moyenne générale et 19 en maths et physique je pense que je pourrais survivre en prépa.

Le problème avec les grandes écoles (parisiennes) c'est le prix, pas forcément le prix de l'école en elle-même, mais surtout le logement. Peut-être que je me base un peu trop sur les stéréotypes après tout, il doit bien y avoir des logements étudiants. À vrai dire j'ai exclu Paris et les grandes écoles sans plus y réfléchir...

C'est reparti pour des recherches 🧐

Posté
il y a 1 minute, Le jupitérien a dit :

Le problème avec les grandes écoles (parisiennes) c'est le prix, pas forcément le prix de l'école en elle-même, mais surtout le logement.

@Le jupitérien,

 

Toujours sur le principe de l'Université Paris Saclay, si vous intégrez l'X vous êtes nourri, logé, blanchi et rémunéré par la Défense Nationale. Pour les autres établissements vous avez deux grandes cité universitaires de La Paccaterie et de Flemming à Orsay, il y a aussi les logements propres à l'ex-Supélec. Si le logement est tendu et très cher à Paris intra muros, les résidences universitaires sont un peu moins contraintes en périphérie. 

Les études supérieures d'autant plus élevées, sont très structurantes pour tout le reste de la vie.  Renoncer à une filière d'excellence pour une question financière me pose question. Un travail d'été de deux mois sur la côte bretonne par exemple va vous permettre de gagner de quoi vous loger presque une année universitaire. Aujourd'hui les restaurateurs logent leur personnel saisonnier.

 

Quel prépa envisagez-vous ? Louis LEGRAND Paris, Chateaubriand à Rennes, Clémenceau à Nantes sont de grands pourvoyeurs X et Ulm.

 

Ney

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Posté

Je ne sais pas, c'est justement pour ça que j'ai ouvert ce post. Je pensais encore il y a quelques heures faire une simple licence de physique, par exemple la licence PCAME à Tarbes (liée à l'université de Toulouse). Je ne pensais pas que la différence entre une licence et une prépa pouvait être si importante.

Je vais me renseigner sur les différents établissements que vous avez citez, et je reviendrai ici demain matin.

Bonne soirée.

Posté

Salut ! 

 

La recherche n'est pas obligatoire pour toucher du dois des données astronomique mais des études scientifique oui !

C'est ce que j'en retiens de mon expérience personnelle.

 

Depuis longtemps (peut être depuis le collège) j'ai voulu faire de la recherche en astronomie. Après un bac scientifique j'ai fais une licence de physique à Grenoble puis un master en astrophysique (aussi à Grenoble). A l'issue de ce master j'ai eu un stage de plusieurs mois pour traiter des données de simulation de galaxies avec le JWST. A l'issue de ce stage je me suis rendu compte que la partie "recherche" m'intéressait pas vraiment mais que j'adorais tous ce qui touchait au traitement des données et des catalogues. Je n'ai donc pas continué en thèse. Quelques mois plus tard j'ai pu intégrer l'équipe d'ingénieur sur la mission Euclid. Je m'occupe de toute la partie validation des données (catalogue et images) en sortie de la chaine de traitement de l'instrument VIS.

 

J'ai des amis qui on fait un master de vulgarisation scientifique après le master d'astrophysique. Les parcours ne sont pas fermé mais au contraire très complémentaires !

 

Le choix licence versus grand école dépend vraiment de toi et ta manière de travailler. La fac c'est plus libre tandis que les écoles d'ingé tu as plus les prof au dessus de ton dos. De toute façon il faudra faire un master après n'importe lequel des parcours.

 

N'hésite pas si tu as d'autres questions !

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