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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 08/26/23 dans Messages

  1. Le saviez-vous ? Nul besoin de vaisseau spatial compliqué et cher pour se rendre sur Mars. Et pour cause, avec ma bonne vieille astrocamionette je m'y suis rendu pour un weekend loin du monde (non) et plus près des étoiles (ça oui). Mars donc, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, en plus d'être une superbe planète rouge et une barre chocolatée, Mars c'est une petite bourgade du plateau ardéchois sise à 1000m d'altitude, connue pour son pont du XVIIIe siècle, ses vaches à cornes, et son observatoire astronomique... l'observatoire "Hubert Reeves" organisait donc tout un weekend autour de l'astronomie sur ce site exceptionnel. Au programme, deux jours et deux nuits d'animations et d'observations, à destination du grand public (venu en très grand nombre) mais aussi de l'amateur plus exigent avec des intervenants et conférenciers de qualité. Jugez plutôt : - La recherche des exoplanètes, où en sommes-nous ? – Avec : Florian Rycke-Philipot (Doctorant, LESIA, Observatoire de Paris) – Systèmes compacts, planètes ultra-chaudes, super-Terres, depuis la détection de la première planète autour d’une autre étoile de type solaire en 1995, la recherche des planètes extra-solaires a explosé. À quoi ressemblent les plus de 5000 exoplanètes détectées ? Et surtout, que reste-t-il à découvrir ? - En route vers Mercure – Avec : Dominique Delcourt (Directeur de Recherches, CNRS) – Découvrez la mission BepiColombo pour l’exploration de la planète Mercure (la plus proche du soleil), menée conjointement et pour la première fois par les agences spatiales européenne et japonaise. - Le milieu interstellaire, les mystères de la poussière d’étoile – Avec : Axel Rymar (Doctorant en Astrophysique, Université Paris-Saclay) – Le milieu interstellaire, environnement complexe composé de gaz et de poussière, joue un rôle crucial dans l’évolution des galaxies. Mais, il cache aussi des réponses aux questions fondamentales de l’humanité, notamment celle de notre composition élémentaire. - La révolution du télescope spatial James Webb – Avec : Richard Johan (Astronome, Centre de Recherche Astrophysique de Lyon) – Découvrez le défi de la réalisation du télescope spatial James Webb, le plus grand télescope spatial actuellement en opération, ainsi que ses premiers résultats scientifiques, des objets de notre système solaire aux galaxies les plus lointaines de l’Univers. Je ne m'étendrai pas sur les conférences en elles-mêmes : elles étaient excellentes et les quatre conférenciers (certains plus aguerris que d'autres à l'exercice) étaient particulièrement intéressants, compétents et accessibles. Quatre conférences, quatre fois la salle archi comble : le public ne s'y est pas trompé. 👍 Le première journée donc, j'arrive deux bonnes heures avant la première conférence pour deux choses, à commencer par la visite de l'observatoire. La visite est assurée par Camille, salarié de l'observatoire à la grosse barbe et la voix qui porte, qui nous présente le travail effectué sur place : photométrie, spectrométrie, stages découverte, mission pro-am... et nous présente aussi le bel instrument sous la coupole : un Ritchey-Chrétien de 600mm à f8 sur une monture Alcor-System NOVA 200 à entraînement direct de fabrication française (si vous voulez vous équiper comme eux : https://www.astroshop.de/fr/telescopes/ritchey-chretien-officina-stellare-rc-600-4800-pro-rc-cga-ota/p,56211 sans oublier la monture : https://www.astroshop.de/fr/equatorial-avec-goto/monture-alcor-system-direct-drive-nova-200/p,61595 ). Du très beau matos, très performant mais à la maintenance visiblement assez compliquée. A la fin de la visite, je tombe sur un collègue du club ! Quelle surprise, je ne savais pas qu'il venait, et encore moins qu'il était également membre du Club Astronomique de Mars (CAM) et qu'il participait aux observations avec son 250 flextube Goto ! 😃 La deuxième activité que je voulais faire avant les conférences, c'était l'observation solaire. Trois instruments étaient installés à cet effet : un C8 avec un filtre de pleine ouverture pour la lumière blanche, un PST Coronado (que je connaissais déjà et dont l'observation m'avait enchanté) et une Lunt. De belles tâches solaires étaient visibles en lumière blanche mais c'est surtout l'observation en H alpha avec la Lunt qui m'a impressionné. Les éruptions solaires sont impressionnantes et la surface de notre étoile montre de superbes grumeaux et aspérités. L'effet de relief est saisissant, à mille lieues devant ce que montre un Coronado ! Quelle claque ! Pour ce samedi, la suite des observations devra attendre la nuit. Après donc les deux conférences et un rapide retour au camping pour avaler un repas express, je reprends donc vers 22h la route de l'observatoire avec mon vélo. Et déjà, en sortant du camping, la Voie Lactée me saute aux yeux comme rarement ! Quel ciel ils ont les marsois (oui on ne dit pas martiens visiblement...). J'arrive à l'observatoire et là, c'est le choc... Quelle foule😬 !! Le site, pourtant immense, est rempli de spectateurs. Il doit y avoir un bon millier de personnes sur ce haut plateau aux confins de l'Ardèche et de la Haute-Loire, tous venus pour découvrir les trésors du ciel. Dans l'absolu, c'est très bien que ce genre d'évènement attire autant de monde. Mais très égoïstement, je ne peux m'empêcher d'être déçu de voir les files d'attentes interminables pour observer dans n'importe quel instrument 😄. Je retrouve mon copain rencontré l'après-midi, il pointe Saturne avec son dob 250 depuis déjà 45min et la file d'attente ne désempli pas. Les spectateurs sont ravis du spectacle proposé visiblement, les "wouah" "ooooh" fusent d'un peu partout dans le champ. Ne me voyant pas faire la queue une heure pour voir M13 pendant 30 secondes, je m'allonge dans l'herbe près de l'observatoire où un animateur nous fait voyager dans le ciel avec son pointeur laser et son micro. Cette "lecture du ciel" est très intéressante, et il est abordé à la fois la technique de la recherche et les contes et légendes liées à certaines constellation. Le bonhomme maîtrise son sujet, nous transporte et nous faire rire. Un grand bravo à lui ! Du coup la soirée a bien avancé et le gros de la foule est parti. Je retourne du côté des télescopes et me glisse dans les (plus courtes) files d'attentes. Tout le monde pointe les classiques de l'été et l'allumage intempestif des phares sur le parking (une bonne partie des visiteurs ne se sont pas garés face à la forêts comme demandé, mais face aux télescopes...) ne permet pas d'observer de manière qualitative. j'en profite donc pour prendre en main tous les instruments et discuter avec leurs propriétaires. Première constatation : sur des objets comme Dumbell, l'amas d'Hercule ou la Lyre, un 300 en montre quand même un peu plus qu'un 250. Sur tous les objets, la différence - sans être énorme - est notable. Sur M57 par exemple, je vois plus de nuances de densité dans l'anneau, dumbell est plus claire et plus contrastée, je vois plus d'étoiles dans M13. Par contre, deuxième constatation : un dobson 300 en tube plein c'est énorme 😮! Un 250 fait petit à côté et clairement pour mon utilisation éventuelle ça serait trop compliqué. J'ai pu passer un petit moment à prendre en main un KEPLER 300 deluxe, c'est très agréable à manier c'est sûr, par contre c'est vraiment trop gros pour moi. Mais, j'ai pu aussi utiliser assez longuement un ES 300 Ultra light, et là, c'est pas la même histoire 😍! Si à l'oculaire l'expérience a été identique, à l'utilisation c'est tout de même bien plus gérable. Rien que d'aspect il fait plus petit, le montage / démontage se fait très rapidement et une fois démonté il ne prend pas de place (moins que mon mak + sa monture). Je le mets clairement sur ma wishlist (chérie, papa, maman, si vous me lisez...), pour aller titiller de la nébuleuse sur mon site de crête habituel il m'a l'air tout indiqué . La deuxième nuit d'observation sera beaucoup plus intéressante Déjà, il y a peut-être cinq fois moins de monde et même au 915, l'attente n'est pas longue. Allez oui, je l'ai mis en titre pour venir chatouiller les astrams atteints de diamétrite (je sais qu'ils sont nombreux) et je n'en ai toujours pas parlé. Je vais donc commencer par raconter mes observations avec ce géant d'acier. Il s'agit donc d'un dobson goto de 915mm de diamètre à f3.5 fabriqué par Fullum Optics. Vous en apprendrez un peu plus en consultant cette vidéo : Ce géant d'acier était clairement le plus prisé des deux soirées, forcément. L'engin impressionne avec ses treillis métalliques et sa finition "full black". De plus, la motorisation est rapide et le monstre pivote avec dynamisme, évoquant plus un obusier ou un dispositif anti-aérien qu'un télescope😆. Mais à l'oculaire alors ? Et bien, je dois dire que j'ai été un peu frustré. Le seul oculaire disponible dessus était d'une très grande focale, et j'ai fait l'erreur de demander de pointer M101 assez tôt : le fond de ciel était très clair et la galaxie ne ressortait que très peu. Plus tard par contre, par nuit noire, j'ai pu voir M110, la galaxie satellite d'Andromède, comme sur une photo ! Vraiment, vous tapez "Messier 110" sur google images, vous mettez l'image en nuances de gris et vous avez le rendu à l'oculaire. Petit passage ensuite sur M57, très beau avec des nuances de couleur visibles assez nettement dans l'anneau. Une belle expérience mais qui mériterait d'être prolongée avec des oculaires de plus courte focale !! Idem pour Saturne et Jupiter à la suite, l'image est superbe mais le ciel aurait permit de grossir bien d'avantage. Si ce n'est pas l'instrument qui m'a le plus marqué ce soir, je me suis laissé dire que pour les nébuleuses étendues c'est un autre monde, notamment les dentelles du cygne... Avec un peu de chance et le concours des copains, j'aurai peut-être l'occasion de tester plus longuement tout ça J'ai passé pas mal de temps avec un astram rencontré la veille qui s'occupait d'un C8 sur monture à fourche. Lorsque je suis arrivé, il pointait le double amas de Persée tandis que tout le monde pointait soit Saturne, M13, M57, M27 ou Albiréo. Je me suis dis "Tiens, ça change, voilà un homme de goût assurément" 😄. Le double amas rentre au chausse-pied dans le champ du C8 équipé qu'il était de son oculaire 30mm / 80°. L'image était très belle quoi que peut-être moins piquée qu'avec mon maksutov, avec m'a-t-il semblé un peu de diffusion sur les étoiles les plus brillantes. Néanmoins, le spectacle de cet objet est toujours superbe. Après un rapide tour sur Dumbell M27, qui en montre un peu moins que les dobson 300, je lui propose de pointer M8, la nébuleuse du lagon, en plein dans le sagittaire. Visible à l'oeil nu sous ce superbe ciel, je lui montre au laser et il la pointe avec facilité. Les principales étoiles de cette pouponnière son bien visibles et le voile de la nébuleuse ressort assez bien autour de l'étoile 9 Sgr. L'occasion de montrer cet autre type d'objet au public, moins spectaculaire certes que les classiques mais qui nous a permis de faire le lien avec la première conférence de l'après-midi sur les nuages interstellaires. Une passerelle très intéressant entre la science "dure" (même vulgarisée) et la "poésie" de ce délicat voile bleuté à l'oculaire. Le collègue pointe ensuite son C8 sur un amas globulaire que je ne connaissais pas : M71, l'amas de la pointe de la flèche dans la constellation du même nom. Une chouette petite concentration d'étoiles en limite de visibilité à l'oeil nu (je ne l'ai pas vu personnellement). Je lui montre à mon tour un amas que j'aime beaucoup, M10 dans le serpentaire. Ce dernier amas est très agréable à observer car même s'il est bien moins spectaculaire que M13, il est assez dense pour bien ressortir sur le fond de ciel et le C8 arrive à résoudre déjà pas mal d'étoiles dans ce bel objet. Le public a pu se rendre compte également qu'un amas globulaire pouvait ressembler à autre chose que M13 pointé par tous les télescopes et certains se sont étonnés de la diversité de formes et de tailles apparentes pour des objets "similaires". Durant ces observations nous avons discuté avec un couple de jeunes gens qui nous ont dit avoir ramené leur paire de jumelles TS Optics 25x100 mais ne pas oser l'installer car ils ne savaient pas s'en servir. Ni une ni deux, nous leur proposons d'aller les chercher et de les aider dans l'installation et leur montrer des choses très intéressantes avec leur instrument, offre tout à fait désintéressée bien évidemment... 😇 Un petit quart d'heure plus tard les voilà de retour et c'est parti pour l'installation de la grosse paire de jumelles sur leur trépied vidéo. Je n'avais jamais testé un tel instrument : quel pied ! j'ai vu avec ces jumelles ma plus belle galaxie d'Andromède. Le bulbe galactique est bien lumineux et l’ovoïde laiteux se détache très nettement sur une portion appréciable du champ (environ 2,5° je pense). Superbe. Nous leur montrons (et profitons 😎) également le double amas de Persée. Lui qui rentrait tout juste dans le C8 explose littéralement la rétine dans les grosses jumelles. Quel pied ! D'ailleurs la qualité optique m’apparaît excellente avec des étoiles parfaitement ponctuelles. Voir ces jeunes gens s'émerveiller pour la première fois avec leur instrument était un réel plaisir. Ils "complexaient" un peu d'avoir "seulement" des jumelles, fussent-elles grosse, par rapport à tous les télescopes présents. Nous leur avons montré que certains objets sont bien plus intéressants avec un tel engin qu'avec nos télescope. En tout cas moi, je suis conquis ! D'ailleurs, je suis tellement conquis par les jumelles d'une manière générale qu'avec le recul je crois que mon meilleur moment de la soirée a été le début, quand j'attendais qu'il fasse "vraiment" noir. Je me suis installé tout seul tout au bout du champ avec mes jumelles 12x60 hors d'âge dans une main, le "Guide des étoiles et planètes" de Delachaux et Niestlé dans l'autre et suis parti en voyage, à l'aide des cartes superbement précises du livre éclairées de ma lampe rouge, à la découverte des objets les plus remarquables de la Voie Lactée. Je débute mon voyage tout près de l'horizon et découvre pour la première fois les amas ouverts M7 et M6. Je remonte le fil de notre galaxie et tombe sur une amie bien connue, M8 ou la nébuleuse du lagon, bien brillante avec sa petite voisine du dessus, la nébuleuse trifide M20, plus délicate à déceler. Je remonte encore et tombe nez à nez avec M24, cet immense amas ouvert grouillant d'étoiles et me laisse happer un moment par sa richesse. Il est peut-être un de mes objets préféré avec des jumelles, mais se perdre parmi ses milliers d'étoiles avec un télescope à plus fort grossissement est une expérience tout aussi grisante. Je repère sur les cartes qu'à sa gauche et avant de tomber sur le petit "V" écrasé d'Albaldah, se trouve M25, un petit amas ouvert que je ne connaissais pas. En symétrie presque parfaite mais à droite de M24, je découvre également M23, autre amas ouvert qui se montre presque comme un amas globulaire dans le grand champ de mes jumelles. Je fais un moment des allers/retours entre ces trois amas quand je repère dans le bord inférieur du champ un amas qui m'a l'air bien délimité. Rapide coup d'oeil aux cartes : il s'agit de M22, amas globulaire de belle magnitude. Je poursuis ma remontée de la Voie Lactée et tombe avec bonheur sur M17, la nébuleuse Omega et la célèbre M16, nébuleuse de l'Aigle, belles tâches blanchâtre avec des étoiles visibles aux jumelles pour cette dernière. Sur la route je passe rapidement et sans m'en rendre compte plusieurs fois sur M18 ou amas du Cygne Noir, qui se perd aisément au milieu de la densité d'étoiles de son environnement. Initialement, j'avais pris Oméga pour M18 et M16 pour Oméga, et avait donc toutes les difficultés à trouver cette nébuleuse de l'Aigle. En montant toujours un peu plus le long de la voie lactée, j'en étais venu à discerner (surtout en vision décalée) un amas assez faible, en me disant que c'était bien faible pour la "célèbre" nébuleuse de l'aigle. Après consultation des cartes, l'erreur est corrigée et cette petite nébulosité est en fait NGC 6539, petit amas globulaire très peu visible, et je remets ainsi les nébuleuses à leur place . Ce voyage à travers la Voie Lactée sur plus de 25° de hauteur m'a occupé une grosse heure et demie et je m'en souviendrai certainement un moment. Il fut donc une superbe entrée en matière pour cette belle soirée d'observations et de partage, soirée qui a clôturé deux jours d'un voyage à travers notre passion commune. Merci à celles et ceux qui m'auront lu jusque là, j'espère que ce n'est pas trop indigeste j'ai écrit comme ça venait en me remémorant encore tout à fait ce superbe weekend Un grand merci aux équipes de Planètes Mars et au bénévoles du CAM pour leur gentillesse et leur disponibilité, et à l'année prochaine !!
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  2. Bonjour tout le monde... Je poste ici pour ne pas parasiter une discussion. − Ce message était initialement une réponse postée dans cette discussion : https://www.webastro.net/forums/topic/243101-evscope-2/page/4/#comment-3093669. Mais ça parasitait le sujet initial. − J'aurais sûrement dû le poster dans "Observation en Visuel Assisté", mais je n'ose pas, il y a là des gens assez susceptibles sur ce genre de question. Et puis je ne cautionne pas ce vocabulaire, alors soyons cohérent... Du coup je poste ici. Mais c'est de l'astro. Le sujet : il ne faut pas employer l'expression « visuel assisté ». Ce que certains (notamment les pratiquants) appellent le visuel assisté, c'est la pratique qui consiste à observer les astres sur une image (en général électronique). C'est de l'observation, mais indirecte en quelque sorte. Pour moi il y a deux choses différentes (tout ça dans le contexte de l'astronomie pratique) : − L'observation : observer, c'est examiner une image. Ce terme existe pour distinguer observer et regarder. Regarder les étoiles, ce n'est pas la même chose qu'observer les étoiles. − Le visuel (c'est-à-dire l'observation visuelle) : c'est un cas particulier d'observation, qui est directe : on capte directement les photons. En fait on observe directement le ciel, à part qu'il y a quelques miroirs ou lentilles pour faire converger les photons. Je pense que les gens qui parlent de visuel assisté confondent visuel et observation : c'est l'observation qui est assistée, mais ils ne font pas d'observation visuelle. Du coup l'expression récente « visuel assisté » est mal choisie. Malheureusement elle plaît et commence à se propager. Je vous recommande de ne pas propager l'erreur et d'employer une autre expression. Ne faites pas croire que c'est du visuel, ça n'en est pas et vous tromperez vos interlocuteurs s'ils ne connaissent pas les détails. Voici les arguments que j'avais postés dans l'autre discussion : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ici, quand on parle de visuel, c'est dans un contexte de pratique astronomique amateur, hein, on ne parle pas de regarder la route. La question, c'est : quand on fait de l'astro, est-ce qu'on fait du visuel ? Tu dis oui parce qu'on utilise la vue. Mais alors on fait tout le temps du visuel ! − Quand on fait de la spectroscopie, on observe un spectre avec ses yeux... sauf que ce n'est pas de l'observation visuelle. − Quand on fait de la photométrie, on observe une courbe de lumière avec ses yeux... sauf que ce n'est pas de l'observation visuelle. Si vous utilisez l'adjectif « visuel » chaque fois qu'on utilise les yeux, vous l'utiliserez toujours puisqu'on utilise toujours ses yeux, et donc l'adjectif ne sert à rien, preuve que la définition est mauvaise. L'observation visuelle, ça a toujours été l'observation au télescope (ou lunette, ou jumelles, ou œil nu). Pas besoin de rédiger une définition officielle, tout le monde a toujours considéré qu'examiner un astre à l'oculaire, c'est de l'observation visuelle, tandis que regarder une photo ou un spectre, quel que soit le média (via une pellicule, un écran rectangle ou rond), ce n'est pas de l'observation visuelle. De quel droit changerions-nous le sens de cette expression ? Sans compter qu'on va tromper les gens (cf mes deux exemples ci-dessus). Par contre, il me semble correct de dire qu'observer une image sur un écran, c'est de l'observation. Mais ne confondons pas « visuel » et « observation ». C'est trompeur. Personne n'avais jamais appelé ça de l'observation visuelle avant que quelqu'un, récemment, propose cette expression (*). Et pourtant ça faisait des années que cette pratique existait, notamment via la vidéo. Si on dit que c'est de l'observation visuelle, on trompera les gens qui ne connaissent pas tous les détails. Et c'est trompeur aussi parce que cette discipline obéit aux règles de l'imagerie et pas de l'observation visuelle : filtres pour l'imagerie, recherche d'un F/D court, amélioration de l'image avec le temps de pose. Si on adopte cette mauvaise définition, on sera obligé à chaque fois de préciser : − En observation visuelle, c'est le diamètre qui compte − sauf en visuel assisté où c'est le F/D. − Pour l'imagerie des nébuleuses, on utilisera un filtre Hα, mais en observation visuelle ce sera plutôt un UHC − sauf en visuel assisté ou ce sera un Hα. − En observation visuelle, un suivi motorisé n'est pas indispensable puisqu'on n'a pas la notion de temps de pose − sauf en visuel assisté où augmenter le temps de pose améliore l'image. − En observation visuelle, la résolution dépend du diamètre − sauf en visuel assisté où elle dépend avant tout de l'échantillonnage. C'est bancale, ça montre bien que « visuel assisté » ne convient pas. Mais toi aussi tu confonds observation et visuel. Il faut dire : l'« observation assistée », c'est l'observation (avec ses yeux, ça va sans dire) d'objets astronomiques à l'aide d'un appareil etc. Et là tout va bien, tout est cohérent. Conclusion : il me semble qu'il ne faut pas considérer l'« observation assistée » comme une sous-pratique de l'observation visuelle, mais comme une pratique à part, nouvelle, qui navigue quelque part entre l'observation visuelle (pour le côté observation directe) et l'astrophoto (beaucoup de pratiquants enregistrent les images et les exposent dans les forum). ----- (*) Si j'ai bien compris, cette expression a été proposée pour ne pas que cette pratique soit considérée comme de l'astrophoto. C'est tout à fait vrai : ce n'est pas de l'astrophoto (en astrophoto, on construit une image, on l'expose, alors qu'avec un Evscope on peut très bien ne rien enregistrer, on aura juste regardé l'image : c'est autre chose).
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  3. Bonjour! Je me décide à rajouter sur ce post mes observations avec ma lunette 100ED, pour le moment...car avant de changer éventuellement de diamètre, je profite de mon changement de ciel!... Et me voici repartie sur ma " route des étoiles" , fin août, après une longue période d'abstinence cause météo... Je me rend dans la " botte du Hainaut", ma France natale n'est pas très loin...une heure de voiture, en quittant Bruxelles ,dans de bonnes conditions. Je gagne du temps à l' arrivée en évitant une route défoncée avant d'arriver à " mon coin"...😉 ( je reste d'ailleurs assez évasive sur l'endroit exact...les bons coins astro, c'est comme les coins de pêche ou de chasse aux champignons...) Plusieurs belles journées avec un ciel bleu " coronal" me laissent espérer de bonnes conditions nocturnes. Arrivée vers 22h30; surprise par la tombée de la nuit par rapport au mois passé et par la voie lactée qui apparaît déjà... Pour la première fois, je dois m'éclairer un peu pour installer mon matériel ! Il fait beaucoup plus noir que d'habitude et mes espérances sur la bonne transparence du ciel cette nuit se confirment...je constate aussi que la turbulence est quasi inexistante...un ciel "figé"... c'est en visant Saturne , vers 0h, guère haute pourtant sur l'horizon, que je réalise que l'image est suffisamment fine au 6mm, pour tenter .mon grossissement maximal 225x soit 2,25xD avec le delite 4mm. Et ça passe très bien! C'est pourtant un oculaire qui ne sort pas très souvent..pour les doubles et parfois la lune.J' ai déjà eu des images planétaires exploitables,sans plus, mais là, je retrouve la même finesse que dans le délos 6. !l'image est juste un peu plus sombre. Je l'ai beaucoup observée l'an passé, mais c'est la première fois que je la vois ainsi!e A 225x , proche de l'opposition, Saturne " nage" assez vite dans le champ de 60 degrés...l'anneau ressort en 3 D, Cassini est parfaitement visible ainsi qu'une bande nuageuse toute en finesse... c'est beau!! ..je reste longtemps dessus, mais me force à la quitter puisque j'ai tout de même fait cette route surtout pour le ciel profond ! je ne me lasse pas d'apprécier la voie lactée...pour la première fois dans mon ciel de Belgique, je distingue des " structures"...le nuage de l' écu ressemble en effet à une " fraise" ( merci Bruno!)M8 la Lagune bien visible à l'oeil nu ainsi que le nuage de M24 . La voie lactée étant habituellement dégradée au dessus de l'horizon, je parviens à discerner néanmoins pour la première fois le grand nuage du Sagittaire. Aux jumelles,M6 , M7 , sont encore visibles en début de nuit bas sur l'horizon. Horizon nord est, un dôme de pollution lumineuse tout de même ( résidu de Bruxelles, ou la ville de Charleroi?) Toutes les étoiles du chariot de la petite Ourse sont bien visibles, Cassiopée s'élève ainsi que le carré de Pégase ; j'ai déjà vu à l'oeil nu la galaxie d'Andromède ainsi que le double amas, mais jamais aussi bien que cette nuit! Certainement le plus beau ciel depuis que j'observe... Il doit certainement y avoir de meilleurs spots au fin fond des Ardennes...mais je dois tenir compte aussi du trajet. Le temps passe si vite...beaucoup de fébrilité autour de la lunette...avec un ciel pareil, je veux profiter de tout!!!😉 Je compte aussi tester ma dernière acquisition, un oculaire 33mm Swan William Optic. Pas vraiment indispensable car j'apprécie beaucoup le ES 24 mm en 68 degrés, très confortable, mais j'espère un peu plus de champ, afin de mieux apprécier les grands amas ouverts. Et c'est sur la galaxie d'Andromède qu'il va me permettre d'apprécier l'étendue du halo!! que je peux enfin évaluer dans ce beau ciel... ça traverse tout le champ de l'oculaire...enfin je le vois ! M110 que je voyais jusqu'à présent comme une faible tâche blanchâtre est très bien visible en VD et il me semble même distinguer son noyau. Cet oculaire a tendance à rendre le fond du ciel plus clair, mais dans ces bonnes conditions de ciel noir, je ne regrette pas mon achat, même si je remarque que les étoiles en bord de champ ne sont pas très propres. Je vais découvrir avec lui NGC7243 , amas ouvert de la constellation du lézard, ça grouille d'étoiles dans ce secteur.... Je fête mon " nonante huitième"😉 Messier en découvrant M77, dans la Baleine, constellation que j'identifie pour la première fois. La galaxie est facile à repérer et assez brillante. Un passage sur la petite dentelle , que j'ai plus de mal à observer que la grande; avec l'UHC, la partie au dessus de l'étoile 52 est très bien visible et lumineuse, mais le " balai de la sorcière" plus évanescent... je me plonge ensuite avec délice dans le double amas de Persée qu'on ne présente plus...toujours ce ciel figé et ses étoiles en tête d'épingles sur fond de ciel noir... A 28x l'oculaire 33 mm évoque plus l'amas vu aux jumelles et je préfère le 24 mm à 37x . NGC7789 , rose de Caroline,est somptueux dans le Baader morpheus à 72x.. J'ai le temps d'apprécier dans ce beau ciel nombreuses de mes cibles préférées.. 3h du matin, l'humidité arrive, mon chercheur s'embue, le quickfinder reste fidèle au poste...tentation de profiter des 3 amas du Cocher, déjà bien visibles en enfilade,traversant la constellation couchée sur l'horizon. Et je peux terminer par Jupiter , qui peut m' éblouir maintenant...bien que pas très haut sur l'horizon, l'image est fine, légèrement ondulante.... Quel bonheur d'avoir pu profiter de cette nuit magnifique ! Les températures clémentes renforcent aussi le confort de l'observation... Me voici " rassasiée" pour un petit moment! Jusqu'à la prochaine !!😉 Merci de m'avoir lue , il y a tout de même de belles choses à voir dans le ciel de Belgique !!
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  4. Hello ça faisait longtemps qu'un astram bricoleur m'avait soufflé cette combine, je ne l'avais jamais mise en oeuvre mais comme ça intéressait quelques comparses j'ai un peu investi. Le principe c'est de commander le moteur pas à pas de nos focuseurs avec "juste" un encodeur optique. Le signal en quadrature qu'il génère peut être relié directement aux commandes STEP et DIR de n'importe quel driver de moteur CNC Voici ce que ça donne : L'investissement est ridicule (moins de 50€), et le montage vraiment pas compliqué en utilisant des petites cartes qu'on trouve très facilement. Je me suis arrêté sur le driver TMC2208 car ses pins de configuration permettent de jouer sur la multiplication/démultiplication du mouvement (les autres drivers le permettent aussi, mais avec celui là ça facilite les choses avec la petite carte que j'ai choisie) L'encodeur optique fait ici 800 pulsations/tour, et le moteur est un 400 pas/tour En gros il y a une alim qui permet d'obtenir du 5v pour alimenter l'encodeur optique et la partie logique du driver, et une carte de support de driver TMC. Sur la vidéo je n'ai pas monté de switch pour activer/désactiver le moteur ("EN" sur le driver) Mais l'idée est de mettre ce switch quelque part sur le corps de l'encodeur pour l'avoir en main. Il permettra de ne pas tirer sur la batterie lorsqu'on ne touche à rien. Inversement, on peut envisager de le laisser en prise pour garantir que le focuseur ne glisse pas. La destination du truc c'est surtout pour les visuelleux, car il n'y a évidement pas de commande par PC, ou alors les photographes qui font le focus à la main. Le seul apport nouveau à ma connaissance c'est la fluidité du mouvement, c'est beaucoup plus naturel à utiliser que les boutons +/- qu'on trouve par ailleurs. Si ça vous intéresse je peux donner quelques détails plus précis / photos La seule grosse combine c'est de mettre des résistances de pullup sur les sorties de l'encodeur. Bien sur là c'est sur mon bureau, c'est en général là que je m'arrête. Mais on va essayer d'aller au bout du truc cette fois. Gilles.
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  5. Salut à tous. Après quelques tests sur plusieurs asi. 178mm, 183mm, 1600mm. Voilà ma solution simple et pas chère pour perdre 10 à 15 degrés. Moins de 5 minutes de montage. Il faut un chargeur de smartphone 5v 2A. Soit vous utilisez la plaque métal pour pouvoir enlever le refroidisseur. Soit vous coller le refroidisseur au double face thermique. Les lien d'achat refroidisseur: https://s.click.aliexpress.com/e/_DlGICrz Model 27w https://s.click.aliexpress.com/e/_Dlaz4Q3 Double face thermique: https://s.click.aliexpress.com/e/_De814kn Des plaques supplémentaire pour ceux qui voudrait basculé un module sur plusieurs caméras https://s.click.aliexpress.com/e/_DEwYaKF avec asi 178mm 😉. de 36 degrés je passe à 24 degrés. Avec asi 1600mm
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  6. Bonjour à toutes et tous Depuis ma plus tendre enfance j'ai toujours observé le ciel et les étoiles et jusqu’à maintenant je le faisais avec une simple paire de jumelles 10x50 reçu à un noël J'ai bien une lunette astro Firstline Ft900 avec laquelle je n'observe que la lune tellement c'est pénible à régler L'autre jour par hasard je passe devant un magasin d'optique, par chez moi, qui vend des lunettes et télescopes un modèle ma sauté aux yeux, ou plutôt le rapport taille / prix Pourquoi ne pas sauté le pas vers un vrai télescope De retour à la maison je me suis empressé de regarder sur internet ce modèle un Dobson, un modèle simple (tout ce que je cherche ). Je suis passionné de bricolage et un malade du DIY (il faudra que je consulte un jour) donc je suis vite arrivé sur les sites de construction de Dobson Ma grande folie m'a rattrapé encore une fois, je me lance dans la construction d'un Dobson La seule chose que je ne vais pas fabriquer ce sont les miroirs Et voila les questions qui ce pose D’abord où trouver ces miroirs, quel diamètre pour quelle focal, quel qualité, Je vais faire hurler les puristes, mais ou trouve des kits miroirs sur ebay, aliespress, peut on faire quelques chose de correcte avec ça Voila pour l'instant en espérant ne pas avoir été trop long sur ce premier post
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