Jump to content

'Bruno

Animateurs Observation
  • Content Count

    22,468
  • Joined

  • Last visited

4 Followers

About 'Bruno

  • Rank
    Admirateur du ciel

A propos

  • Matériel
    - Dobson Lukehurst 495/2032.
    - Dobson Orion Optics 300/1200.

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. J'ai commencé à pratiquer l'astronomie au siècle dernier et j'ai utilisé plusieurs montures équatoriales (celle du 115/900, puis une monture à fourche Arcane, puis des montures allemandes Celestron et Takahashi, et enfin une EQ6), je n'ai jamais entendu parler de « rebond ». Comme Morbli, je soupçonne une confusion avec un autre terme, et « retournement » est aussi le terme qui m'est venu à l'esprit.
  2. Je trouve que ce qui aide à faire le pas vers la relativité générale, c'est de parler de la gravitation en terme d'accélération. Dans les calculs, on dit : F= ma, et on écrit que F = GMm/r². Ben je préfère qu'on dise directement : a = GM/r². Ça évite de dire que la force que la Terre exerce sur le Soleil a la même intensité que celle que le Soleil exerce sur la Terre (c'est vrai par définition de la force dans la théorie de Newton, mais c'est contre-intuitif car ça ne correspond pas au mot « force » du langage courant). Là, on dit que la gravitation se manifeste par un champ d'accélération qui dépend de la masse de la Terre (ou de la Lune, ou autre), mais il ne dépend pas de notre masse (contrairement à la force newtonienne). Bref, parler de la gravitation en terme d'accélération me semble plus facile à comprendre. Et ça mène directement au principe d'équivalence : si on subit une accélération, c'est peut-être l'effet de la gravitation, ou peut-être celui d'un déplacement. Je trouve même presque évident que la gravitation soit alors équivalente à une accélération. (Mais c'est subjectif, hein. Je crois mieux comprendre la gravitation en terme d'accélération qu'en terme de force, mais la physique n'est pas non plus mon fort...)
  3. Je dirais plutôt le contraire : - Mars est souvent petite, il faut donc du diamètre pour voir des détails, et le Dobson est une bonne solution pour avoir du diamètre. - La surface de Mars est plutôt contrastée (moins que celle de la Lune mais plus que celle de Jupiter) aussi il est possible (si l'image est stable) d'utiliser de forts grossissements. Il faut essayer lorsque le ciel est stable, ça peut surprendre. Mais c'est vrai que Mars risque de décevoir. En fait, il faut attendre la prochaine opposition, à l'automne 2020, qui se présentera dans d'excellentes conditions (pas mieux depuis 2005 à nos latitudes).
  4. Je suis entièrement d'accord ! La force est juste le produit de l'accélération par la masse, mais je trouve que c'est l'accélération qui décrit le mieux les effets de la gravitation. D'ailleurs interpréter la gravitation en terme d'accélération aide à comprendre le principe d'équivalence. (Mais là je parle de pédagogie, hein.) Quand j'étais étudiant, j'avais ré-écrit mon cours de physique newtonienne en le débarrassant des grandeurs qui m'embrouillaient, notamment les moments, le travail, l'énergie, tout ça. Je crois que si on se « complique la vie » (comme tu dis) avec ces grandeurs, c'est pour aider à avoir une intuition physique de ce qui se passe. Pour ma part ça m'a plutôt embrouillé... En tout cas il ne faudrait pas leur donner plus d'importance qu'elles n'en ont : ce sont juste des grandeurs, et je me doute que Newton le savait (s'il a écrit des choses du genre « forces qui s'appliquent sur un objet » c'est une sorte de raccourci de langage, d'ailleurs tout à fait justifié si le contexte l'explicite (*)). --------- (*) Par exemple quand on dit que deux objets s'échangent de la chaleur, en réalité ils ne s'échangent rien du tout : les molécules restent à leur place, c'est juste que celles du premier objet ont cessé de s'agiter et ce sont celles du second qui le font. Ce qui s'est échangé, ce sont des valeurs numériques représentant l'énergie dans une équation. Mais tout le monde sait, dans un cours de physique, que l'expression « échanger de la chaleur » signifie précisément cela. (Et qu'il ne faudrait donc pas sortir cette expression de son contexte de cours de physique.)
  5. D'autant que l'autre télescope aussi a une obstruction. S'ils ont la même obstruction, ça n'a aucune influence (ce qui a de l'influence, c'est le rapport des obstructions, qui est pour ce genre de matériel quasiment égal à 1).
  6. Pour moi, si on ne veut pas embrouiller les gens, on doit appeler visuel assisté le fait d'observer une image fabriquée par un appareil de prise de vue (analogique avec la vidéo, numérique avec un APN ou une caméra CCD). Dès lors qu'on l'enregistre pour l'examiner plus tard, on fait de l'imagerie. Bien sûr, on peut faire les deux (je crois même que c'est le cas le plus fréquent : visuel assisté la nuit, imagerie le lendemain sur son ordinateur). Mais je pense qu'on risque de tromper les gens si on mélange visuel assisté (regarder une image numérique pour elle même) et imagerie simplifiée (imagerie avec peu de matériel et des courtes poses). Par exemple on a vu sur Webastro des images du ciel profond prises avec un Dobson non motorisé, c'est drôlement intéressant (le « truc », c'est d'accumuler un grand nombre de poses très courtes − quelques dixièmes de secondes − et, pour avoir du signal, de raccourcir au maximum le F/D, quitte à sacrifier la résolution). C'est drôlement intéressant, mais ce n'est pas visuel assisté, c'est ce que j'appellerai (aujourd'hui) de l'imagerie simplifiée.
  7. Daniel Rosier a dit que c'était un modèle. Donc ça ne s'observe pas. Encore une fois tu embrouilles tout en mélangeant les objets du modèle avec les objets réels.
  8. Ce n'est pas ça que je dis. Imaginons qu'on se déplace en ligne droite dans la même direction. On ne tourne pas le volant. On va vraiment tout droit. Pile poil. Soudain on se retrouve à son point de départ. Ça prouve que l'espace est fermé. Mais attention : l'espace fermé, c'est la description mathématique. C'est comme dire que la Terre est une sphère. Dans le monde réel, un espace fermé se manifeste par le fait de se retrouver au point de départ alors qu'on est toujours allé tout droit. La Terre a la forme d'une sphère. Modéliser la Terre par cet objet mathématique fonctionne, par exemple ça explique bien pourquoi l'étoile Polaire est plus haute au Groenland qu'en Égypte. Mais pourquoi vouloir parler d'une « notion » de sphère ? De même, la force (un vecteur, parfaitement défini et qui s'applique en un point) décrit bien certains comportements de notre environnement quotidien. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de « notion » de force qui serait derrière l'objet mathématique ? Cette notion, ça fait partie du monde réel ou du modèle ? Et pour quoi faire ? Pour quoi faire inventer une « notion » de sphère, par exemple ? Bizarre, non ?
  9. La Terre est-elle une sphère ? Non, c'est un objet matériel décrit dans le modèle par l'objet mathématique appelé sphère. La Terre n'est pas une sphère, elle a la forme d'une sphère. De même, l'espace (au sens courant du terme) est décrit par un objet mathématique (l'espace-temps est un objet mathématique). Quand on dit que l'espace est courbe, c'est l'espace mathématique du modèle. Cette propriété mathématique (espace courbe) se traduit par des effets observables dans le monde réel. Donc les choses sont simples : les forces existent dans le modèle newtonien, la courbure de l'espace existe dans le modèle relativiste.
  10. Je suis peut-être un peu maniaque, mais je vais encore revenir sur un sujet qui me tient à cœur : ne pas confondre la réalité et son modèle. La force est un objet du modèle mathématique (celui de Newton). Dans un modèle mathématique, existe ce qui est défini (avec une définition cohérente). Le concept de force existe puisqu'il est parfaitement défini dans le modèle newtonien. C'est une vérité objective, il suffit d'étudier ce modèle. Bien sûr, la force n'est pas un objet du monde réel. C'est pourquoi il est absurde de se demander si la force existe dans ce sens : bien sûr que non ! On ne peut pas acheter de la force, la stocker dans un entrepôt ou je ne sais quoi. (Lorsqu'on dit qu'on stocke de l'énergie, par exemple, c'est une façon parler : en réalité on stocke des objets dont les interactions chimiques créent un flux d'électrons, lequel est mesuré dans le modèle mathématique par le concept de champ électrique auquel on associe un nombre appelé énergie, etc.). Je soupçonne, Élie, que ton rejet du concept de force vienne d'une confusion de ce genre. Le concept de force existe, et il est très utile en physique, même aujourd'hui, tant qu'on n'a pas besoin du modèle relativiste, plus précis et qui utilise des notions mathématiques différentes. Lesquelles existeront toujours et seront probablement toujours utiles même lorsqu'on disposera d'une théorie de la gravitation quantique qui complétera la relativité...
  11. J'allais faire la remarque que pour améliorer ses performances en imagerie, plutôt que de changer de télescope, on peut opter pour une caméra CCD plus haut de gamme, par exemple refroidie. Finalement Colmic l'a bien expliqué plus haut et je viens juste pour appuyer ses conseils. De même pour le fait que les pixels des caméras modernes sont tellement petits qu'une longue focale devient même un handicap. À performances égales, plutôt qu'avoir un gros télescope avec une grosse monture et un APN, je trouve qu'il vaut mieux garder la petite lunette et sa monture actuelle avec une caméra CCD performante et à petits pixels (donc pas trop chère) (et refroidie si ça rentre dans le budget).
  12. Si le pourcentage de l'obstruction est le même, il n'y a pas à faire de soustraction.
  13. L'univers n'est pas de l'énergie puisque l'énergie est une grandeur qui s'applique à un objet, c'est un nombre, qui fait partie du modèle. L'univers n'est pas un nombre, donc n'est pas de l'énergie. Et je ne crois pas qu'on puisse parler de l'énergie de l'univers. L'énergie est une mesure qui s'applique sur des « objets » (de la matière, du rayonnement...) mais il me semble que l'univers ne peut pas être considéré comme un « objet ». Non. Bongibong a parlé de tendre vers l'infini. C'est une expression qui signifie en gros croître sans limite (le mot « infini » est un peu trompeur (et c'est peut-être ce que tu entendais par ésotérique) puisque, dans cette expression, il n'y a pas un truc qu'on appellerait « infini », c'est juste une façon de parler). Tendre vers l'infini est une expression parfaitement définie, et on ne s'en sert pas que lorsqu'un calcul ne donne pas de réponse. A : la géométrique euclidienne a autant de dimension qu'on veut. Par exemple la géométrie plane n'a que deux dimensions. B : un espace sans courbure correspond à l'espace-temps de la relativité restreinte, qui décrit un univers sans gravitation, pas de la relativité générale. Et l'espace et le temps, justement, ne sont pas si différentes : selon l'observateur, un peu de mon temps est pour lui de l'espace, et un peu de mon espace est pour lui du temps. D'ailleurs c'est l'espace-temps qui est courbe, pas seulement l'espace.
  14. Juste pour clarifier : en observation visuelle, les deux critères qui comptent sont le diamètre et la qualité optique. La focale n'a rien à voir avec les performances de l'instrument, à part qu'un rapport F/D court rend l'optique plus sensibles aux divers défauts (par exemple ceux des oculaires). Comme la qualité optique est généralement la même dans cette gamme de prix, il n'y a que le diamètre à retenir. Tu souhaites un télescope peu encombrant, donc a priori de petit diamètre. Or tu comptes observer depuis un jardin. Je ne vois pas l'intérêt de sacrifier le diamètre. Si un Dobson 250 mm te paraît trop gros, regarde le modèle 200 mm. Ce n'est pas parce que tu as le budget du 250 mm que tu es obligé de l'acheter ! (Pour moi, un télescope n'est jamais trop gros, mais je n'ai pas de jardin...) Un Dobson 200 mm est léger : il se porte en deux pièces, chacune pesant un moins de 10 kg (le poids d'un pack de bouteilles d'eau). L'avantage de ce genre de télescope est qu'il est très vite installé : on pose la base, on pose le tube, on osberve (pour moi, le Dobson 200 mm en tube plein est un « télescope de feignant »). Comme tu ne comptes pas passer des nuits blanches, je trouve que c'est bien adapté. Si tu souhaites une aide au pointage, tu peux regarder les Orion Intelliscope. Ce genre de système est moins coûteux qu'un pointage automatique motorisé, donc on perd moins de diamètre (on n'a jamais assez de diamètre, je trouve). Le XT8i est peut-être dans tes prix. Je suis contre le Flextube : on perd la facilité d'installation (je pose, j'observe). Et puis si c'est moins volumineux, ce n'est pas vraiment plus léger. (Mais c'est juste mon opinion.) Cela dit, tu auras des images du ciel profond très dégradées par rapport à la rase campagne, et peut-être que tu souhaiteras te déplacer de temps en temps sous un bon ciel noir ? Dans ce cas, c'est vrai que l'encombrement devient important. (Je trouve qu'un Dobson 200 mm est facile à transporter : le tube sur la banquette arrière, la base n'importe où. J'admets qu'il ne rentre pas dans la boîte à gant mais au moins on ne sacrifie pas trop le diamètre − on n'en a jamais assez, je trouve.)
  15. Ils ont un système progressif, donc qui perturbe moins les organismes : - Chaque jour entre le solstice d'hiver et le solstice d'été, ils ajoutent 20 secondes. À 2h00m00s, il est en fait 2h00h20s. - Chaque jours entre le solstice d'été et le solstice d'hiver, ils retirent 20 secondes. À 2h00m00s, il est en fait 1h59m40s. La moitié d'année faisant environ 180 jours, 20 secondes x 180 = environ 1h. L'heure d'été (égale à l'heure d'hiver + 1) n'est réalisée totalement que le jour du solstice d'été. Ils utilisent aussi un système progressif à la place des fuseaux horaires : l'heure moyenne pour la longitude du lieu (à laquelle on rajoute les secondes ci-dessus).
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue.