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'Bruno

Animateurs Observation
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  1. C'est inutile. Il faut faire la mise au point sur les astres, et ne pas hésiter à la refaire de temps en temps. Et la refaire à chaque fois qu'on change d'oculaire. (Par contre je trouve que c'est une drôle d'idée de commencer par la collimation. Ou alors le télescope était décollimaté ?)
  2. Ce que tu vois est toujours le même, à part que plus le porte-oculaire est loin, plus la tache grossit. Donc plus il est proche, plus la tache diminue : plus on se rapproche de la mise au point. C'est cohérent avec le problème archi-classique : tu as mis un élément en trop, sans doute l'adaptateur dont parle Sixela. Une fois cet adaptateur enlevé, l'oculaire sera nettement plus proche du tube.
  3. Tout à fait. Tout ce qui a suivi ton intervention était une perte de temps.
  4. J'en pense que tu confonds ∅ et {∅}. (L'ensemble vide peut aussi être noté {}, et alors tu confonds {} et {{}}, mais c'est moins facile à lire...) ∅ est l'ensemble vide, l'ensemble qui ne contient aucun élément. Il est l'équivalent du néant, si on veut. L'existence de l'ensemble vide est un axiome. {∅} est l'ensemble qui contient l'ensemble vide. C'est parce que ∅ existe que {∅} existe aussi. C'est un singleton : il contient un élément (l'ensemble vide). L'existence de l'ensemble vide est un axiome fondamental de la théorie des ensembles, donc de l'arithmétique, donc de pour ainsi dire toutes les mathématiques. À partir de l'existence du rien, on démontrer l'existence d'une infinité d'objets...
  5. Du coup la même solution s'applique : faire la mise au point correctement, peut-être en ajoutant ou en enlevant une bague-allonge.
  6. Non. (Je ne comprends pas le « reflet du télescope ».)
  7. Lui même l'avait remis, jamais deux sans trois...
  8. Quand je faisais de l'imagerie, j'ai utilisé une SBIG ST6 puis ST7. J'ai arrêté il y a longtemps, mais j'y ai réfléchi récellement ; si je voulais refaire de l'imagerie, je choisirais une caméra Atik Infinity monochrome (1100 €) et un Skywatcher 150/750 Black Diamond Dual Speed sur HEQ5 Pro Goto (1300 €). Le choix du Newton vient de ce que j'ai maintenant un site d'observation chez moi (sinon je n'envisagerais même pas un retour à l'imagerie). Pas d'autoguidage prévu, par contre (trop compliqué pour moi) : d'où le choix d'une caméra refroidie à faible bruit de lecture et noir et blanc (pour moi la sensibilité est prioritaire). Ce modèle a des pixels de 6 µm, c'est donc adapté à la focale d'un 150/750. En contrepartie il ne fait que 1392×1040 pixels, pour moi c'est très bien : ça rentre juste sur mon écran (les gens qui ont des caméras 3000×4000, il leur faut un écran gargantuesque... à moins d'afficher une image réduire : ben dans ce cas, autant avoir moins de pixels, mais plus gros, ça revient au même et on y gagne au niveau du bruit de lecture). Et plus tard, j'achèterais une roue à filtre pour faire de l'imagerie RVB. Tout ça est un projet possible, mais tout à la fin de ma liste des priorités, donc il y a peu de chances que je m'y remette avant ma retraite... Si j'étais plus riche, je choisirais une SBIG avec autoguidage intégré. C'est ce que j'avais avec la ST7 et je ne pourrais plus m'en passer, tellement c'était simple. Hélas l'autoguidage intégré ne s'est jamais démocratisé, même SBIG le restreint à ses plus grosses caméras. Je pense qu'il n'y a de toute façon plus de demande maintenant que les vieux schnocks comme moi, qui ont connu cette merveille, sont devenus rares. Mais si les gens savaient...
  9. Le principal inconvénient de ce télescope, si c'est bien un modèle des années 80 ou 90, c'est qu'il utilise des oculaires d'une taille qui n'est plus fabriquée aujourd'hui (24,5 mm de diamètre) et donc risque d'avoir un porte-oculaire ne permettant pas de placer les oculaires actuels. Il faut alors vérifier qu'il est livré avec des oculaires de l'époque. Après, je ne suis pas sûr de moi, il faut vérifier. Mais je pense qu'il vaut mieux signaler ce risque.
  10. Tu raisonnes comme si le traitement d'une image était automatisé (par un code). Le pré-traitement, OK, mais le traitement se fait en général au cas par cas, y compris chez les pros (en fonction de ce qu'ils étudient). Les télescopes professionnels ne fournissent pas des images toutes prêtes comme l'Unistellar ou l'Evscope. (Une autre grosse différence, c'est que les pros utilisent des capteurs différents selon l'observation à réaliser : capteur CCD, spectroscope, etc. Ces capteurs doivent être montés, réglés, calibrés, ce n'est pas du « plug and play ».)
  11. Pour installer Linux aussi, il suffit d'une clé USB. Toutes les distributions grand public de Linux s'installent à partir d'une clé USB qui permet d'abord d'essayer avant installation (concept de "live USB"). Créer une "live USB" est très simple : sur un autre ordinateur on télécharge l'ISO officielle de la distribution (fichier *.iso), puis on met l'ISO sur la clé USB en faisant une copie non pas de fichier mais d'ISO (je l'avais fait sous Windows 7, il me semble que l'option apparaissait quand on cliquait avec le bouton droit sur l'ISO − par contre je ne sais plus quel était l'intitulé). C'est tout.
  12. C'est que je ferais. Comme instrument pour l'astrophoto, je choisirais une lunette ED (ou à la rigueur un 150/750) sur HEQ5 pour la facilité de transport. J'ai déjà fait de l'imagerie avec un Newton 200/800, je trouvais que c'était une usine à gaz. Comme évolution future, du moins pour le ciel profond, je pense qu'il est plus pratique de passer d'un APN à une caméra CCD refroidie en gardant le même tube optique, que de continuer avec un APN en passant à un tube optique de plus gros diamètre, donc à une monture encore plus grosse.
  13. Non, ça reste totalement vrai. Ce ne sont peut-être pas les mêmes personnes qui traitent et analyse, mais ça ne change rien au fait que l'image n'est pas produite automatiquement jusqu'à sa version finale.
  14. Attention, les télescopes des pros sont automatiques au même titre que les télescopes amateurs « goto ». Mais il ne fabriquent pas l'image définitive. Ce qui est nouveau avec l'Evscope et l'Unistellar, c'est que même la prise d'image et le traitement d'image sont automatisés. Les pros, eux, prennent des images brutes qu'ils doivent ensuite traiter et analyer. C'est l'astrophoto amateur qui est comparable avec ce que font les astronomes professionnels, pas l'utilisation d'un Evscope ou d'un Unistellar.
  15. Ne change pas d'avis à cause de nous autres ! Je ne pense pas qu'on puisse hésiter entre un « télescope tout automatique » et un « télescope normal » car ces deux objets correspondent à des pratiques beaucoup trop différentes. C'est entre les pratiques que tu devrais hésiter. Si tu as fais le choix du « télescope tout automatique », c'est que tu avais besoin de ses caractéristiques (pouvoir obtenir des images du ciel profond en couleur sans les complications de l'imagerie), non ? Je pense que la grande majorité des participants réguliers de Webastro sont (sommes, je me compte dedans) des observateurs motivés. Nous n'avons pas besoin de ce genre d'appareil et, forcément, lui trouvons des défauts (en plus des arguments publicitaires bidon dont on avait parlé dans la discussion fleuve rappelée par Colmic). Ne te laisse pas influencer par nos avis : nous n'avons pas les mêmes besoins. Je vois déjà le coup du gros Dobson venir (ah, c'est fait), mais ça n'a tellement rien à voir... C'est comme si tu voulais passer tes vacances en voyage organisé et que tu demandais un avis dans un forum d'explorateurs (analogie un poil exagérée, mais pas tant que ça). J'ai lu des témoignages d'utilisateur de « télescopes tout automatiques », plutôt sur Astrosurf je crois (*), et ils en sont plutôt contents je crois. Il est vrai que ce sont tous des astronomes amateurs expérimentés qui ont d'abord galéré avec du matériel classique mais inadapté à leur situation et à leurs besoins (parce qu'ils avaient peu de temps libre, habitaient en ville, etc.). Personnellement, jamais j'achèterais un machin pareil : non seulement il pointe tout seul (ça va pas bien !), mais en plus il prend la photo (où est le plaisir ?). Cette remarque est là juste pour montrer que je suis à l'opposé des besoins d'un « télescope tout automatique ». Donc il ne faut surtout pas m'écouter... ------- (*) Ici : http://www.astrosurf.com/forum/53-forum-evscope-unistellar/
  16. Je trouve qu'on abuse des chiffres. Le grossissement idéal serait ×380 ? Et pourquoi pas ×383,14 ? Le grossissement idéal dépend de la qualité optique, de la cible (Jupiter supporte moins les forts grossissement que Mars, certaines petites nébuleuses planétaires sont intéressantes à très très fort grossissement), de la turbulence du moment, donc du site d'observation, et du diamètre : dire qu'on peut grossir jusqu'à 2×D est vrai surtout pour les petits diamètres. N'espérez pas grossir 2×D avec un télescope d'observatoire (sauf s'il tourne en orbite dans l'espace). Avec un télescope de 250 mm, on peut bien sûr observer les planètes à 200 ou 300 fois, mais ensuite c'est l'atmosphère qui va limiter le grossissement (et qui le fera pour tous les instruments, bien sûr). Je pense qu'il vaut mieux avoir déjà pas mal observé avec son télescope, sur son site habituel, et avoir fait quelques essais, pour savoir quels forts grossissements sont vraiment utiles, plutôt que se baser sur de la numérologie.
  17. La nébuleuse Oméga est la plus contrastée et la plus lumineuse, du ciel d'été. Elle a une forme de cygne. La nébuleuse de l'Aigle est beaucoup plus faible et n'a pas de forme facilement discernable. Messier l'a numérotée M16 mais en fait c'est l'amas d'étoiles qu'il a recensé, pas la nébuleuse : il ne l'a pas vue. M16 est visible aux jumelles et au chercheur, mais là aussi c'est l'amas d'étoiles que l'on voit (sous forme d'une petite boule floue).
  18. Effectivement, c'est la grande ville qui doit tout gâcher. Puisque ton ciel n'est pas top, concentre-toi sur les objets stellaires : étoiles doubles, amas ouverts et globulaires. Ces objets peuvent être spectaculaires, notamment M11 et le Double Amas de Persée qui sont magnifiques, ainsi que les Grands amas globulaires (M5, M13, M22). Pour ce type d'objets, le diamètre compense la pollution lumineuse (d'autant plus qu'on utilise un fort grossissement, d'ailleurs). Par contre, les nébuleuses étendues sont très dépendantes de la qualité du ciel − à part la nébuleuse d'Orion qui est un cas très particulier et qui peut s'apprécier même en ville. Dans le ciel d'été, la plus contrastée est M17, je pense que tu peux la tenter, ainsi que les nébuleuses planétaires pas trop grandes comme M57 ou M27.
  19. Est-ce que tu voyais la Voie Lactée ? Est-ce que tu voyais des détails dedans ? Je trouve que c'est un bon indicateur : avec l'habitude, on sait ce qu'on doit voir normalement dans la Voie Lactée, donc si on en voit moins, ou plus, on sait que le ciel est moins bon, ou meilleur, que d'habitude. Mais bon, les Dentelles du Cygne (machin 33 et 34) sont des objets faibles et difficiles. Dans le ciel d'été, les deux objets les plus faciles à pointer son à mon avis M13 (l'amas d'Hercule) et M11 (amas ouvert de l'Écu). Avec un 200 mm ce sont des objets spectaculaires. Et M11 ne monte jamais au zénith...
  20. Il faut essayer tous les oculaires (en commençant par le plus faible grossissement lors du pointage). Sur tous les objets. Tout le temps.
  21. Ah ? Mettons que l'univers soit une hypersphère, comme dans le tout premier modèle d'Einstein - c'est une géométrie parfaitement compatible avec la théorie de la relativité (sur laquelle se base le modèle cosmologique standard). Eh bien une hypersphère n'a pas de centre (sauf si elle est plongée dans un espace de dimension supérieure, auquel cas elle a un centre dans cet espace mais en dehors d'elle même). Quand on se balade dans une hypersphère, et qu'on avance en ligne droite, au bout d'un certain temps on est revenu à son point de départ. La distance parcourue est toujours la même. Mais il n'existe aucun endroit particulier qui pourrait servir de centre. Pour s'imaginer le truc, on peut se placer sur un cercle. Il faut imaginer que tout l'univers, c'est un cercle. Au lieu d'avoir trois dimensions, il n'en a qu'une. Attention : il ne faut pas considérer l'intérieur et l'extérieur du cercle, car l'univers n'est pas plongé dans un espace de dimension supérieure. Ici, l'univers est en dimension 1, pas en dimension 2. Aucun point du cercle n'est particulier. Si je me balade sur le cercle (il n'y a que deux directions possibles), je finirai par revenir à mon point de départ après avoir parcouru sa circonférence. Et il n'y a pas de centre. (Si vous me parlez du centre du cercle, c'est que vous avez plongé l'univers dans un espace de dimension supérieure, donc ce n'était pas l'univers.)
  22. Pour rire, voici les erreurs que j'ai commises étant débutant (j'avais quatorze ans, j'espère que c'est une bonne excuse...) − Observer à travers les vitres de la fenêtre. Sur la Lune, ça faisait illusion, mais Saturne ne montrait même pas son anneau... − Laisser le filtre "moon" dans l'oculaire même pour observer les étoiles. (C'était un filtre pour la Lune, mais j'ai dû me dire que ce qui est bon pour la Lune n'est peut-être pas mauvais pour le reste...) − N'utiliser que le plus fort grossissement. J'ai commencé par observer la Lune, c'était superbe, surtout à fort grossissement, du coup j'ai cru que le fort grossissement était le « meilleur » et j'ai commencé par chercher M57 avec le plus fort grossissement... une sorte de suicide ! Un jour je me suis aperçu que c'était génial de se balader dans la Voie Lactée à faible grossissement et j'ai cru que c'était lui meilleur. Au bout d'un certain temps j'ai fini par me rendre compte que tous les grossissements étaient utiles.
  23. Ah, je viens seulement de voir ce sujet, j'avais déjà répondu dans le sujet identique posté dans Astronomie et Astrophysique. Je vois que j'ai deviné juste : mise au point faite sur des objets du voisinage, chercheur pas réglé, ce sont des erreurs classiques... Soanstn, voici quelques autres erreurs classiques pour ne pas les faire la prochaine fois − Observer après avoir regardé un écran lumineux (le ciel s'observe avec les yeux en « mode nocturne » : zéro lumière sinon celles des étoiles). − Chercher des objets trop difficiles à pointer quand on débute. − Chercher des objets célèbres, photogéniques, mais trop faibles pour le télescope (hélas, les belles nébuleuses colorées sont très difficiles voire impossible à détecter, par exemple la Tête de Cheval est complètement hors de portée d'un télescope de 150 mm alors qu'elle est très simple à prendre en photo). − N'utiliser qu'un seul grossissement lors de la séance d'observation (on vise avec le plus faible grossissement, et ensuite on les essaie tous, et ce quel que soit l'objet).
  24. Il ne faut pas confondre les « Super » tout court (une variante du type Ramsden, si j'ai bien compris, donc avec un champ assez étroit) avec les « Super Plössl » (une variante du type Plössl, qui ont en effet un champ apparent de 52°).
  25. Bonjour ! Mise au point : à faire obligatoirement, mais sur les étoiles ! (Si tu l'as faite de jour sur des objets proches (genre à 1 km), elle est complètement dans les choux. Alignement du chercheur : obligatoire. « Chercheur pas aligné, autant aller se coucher. » Collimation : attendre de maîtriser un minimum son matériel pour se lancer là-dedans.
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