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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 11/08/23 dans Messages
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Bonjour, Voici la nébuleuse du Cocon, dans le Cygne. Décidément cette région du ciel est très riche en objets du ciel profond. Bien pratique aussi vu son placement au zénith. IC 5146 est composé d'une nébuleuse en émission et un amas ouvert situés à environ 4 000 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne. Il a un diamètre d'environ 15 années-lumière. Elle se trouve près du bord Est de la constellation, près de celle du Lézard, en plein dans la Voie lactée, à une heure en AD de la Nébuleuse de l'Amérique du Nord. Elle est située à l'extrémité de la nébuleuse obscure Barnard 168 (de). Elle est également une zone de formation d'étoiles. Les infos: Newton 150/750 + réducteur de Coma @ 678mm Player One Artemis-c imx294 + ircut Player One Anti-halos Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via diviseur optique, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA 40 x 180s Gain 120 capteur à -10°C Traitement Sirilic, Siril, pix, Toshop. une brute de 180s:5 points
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Je voudrais parler d'un atlas que je trouve excellent, mais que je n'ai pas vu décrit sur ce forum. L'Interstellarum Deep Sky Atlas. Cet atlas existe en réalité en 4 versions : - deux langues : en allemand, édité par Oculum, et en anglais co-édité par Cambridge et Oculum, - et deux déclinaisons : la version "Desk" en papier, et la version "Field" en plastique. Un descriptif très complet se trouve ici : http://www.deepskyatlas.com/ Je possède la version Field en allemand (aujourd'hui épuisée), et la version Desk en anglais : Caractéristiques générales : - dimensions de l'atlas : 28 x 28 cm, reliure à spirales - poids : 1045g pour la version Field, 1400g pour la version Desk - 144 doubles planches en couleurs + 29 agrandissements de zones très denses - échelle 1.5 cm par degré (à peu près le double du Sky Atlas 2000) - étoiles jusqu'à la magnitude 9.5 - tracé des constellations (comme sur le PSA ) - 14835 objets du ciel profond (dont 9599 galaxies, 508 groupes de galaxies, 117 amas de galaxies, 1903 amas ouverts, 530 nébuleuses, 755 nébuleuses planétaires, 526 nébuleuses obscures…) - prix : environ 80€ la version Desk, et 180€ la version Field (du moins officiellement). Quelques singularités : - la caractéristique la plus marquante est la classification des objets du ciel profond en quatre catégories, selon le diamètre requis pour les observer : 100mm, 200mm, 300mm, ou plus de 300mm. Plus l'objet est facile à voir, et plus son contour et son nom sont épais, et plus sa couleur est intense. C'est vraiment très intuitif : au premier coup d'œil on sait si un objet est difficile ou au contraire s'il fait partie des immanquables. Le seul atlas à ma connaissance qui emploie le même procédé est le Star Guide 2000.0. Je trouve cette innovation très pratique. - Les nébuleuses à émission et les nébuleuses à réflexion sont représentées avec des couleurs différentes. - les nébuleuses à émission comportent une lettre indiquant le meilleur filtre à utiliser pour les observer : U pour UHC, O pour OIII, H pour Hβ. - l'atlas comporte aussi 2950 étoiles doubles, repérés avec un tiret indiquant la direction de la composante la plus faible. Les étoiles multiples peuvent ainsi avoir plusieurs tirets. La longueur et l'épaisseur du tiret donnent aussi une indication grossière sur la séparation et l'écart de magnitude des composantes. C'est un procédé semblable à celui employé sur le Millenium Star Atlas, qui me semble bien plus judicieux que le traditionnel symbole de l'étoile barrée. Les étoiles doubles sont par ailleurs nommées, et pas anonymes comme sur d'autres d'atlas. - les grilles de coordonnées sont assez resserrées, avec en moyenne une ligne par degré, ce qui permet de se repérer facilement quand on cherche un objet par ses coordonnées (je pense aux astéroïdes ou aux comètes par exemple). - 371 étoiles avec exoplanète sont aussi repérées, mais là franchement on est dans le gadget, vu qu'aucun observateur ne les verra jamais. Sans compter que cette liste est aujourd'hui totalement obsolète… J'avoue acquérir des atlas astronomiques plus par désir de collection que par nécessité pratique. J'utilise aussi SkySafari Pro, et par bien des aspects cette application surpasse n'importe quel atlas papier. Mais les atlas imprimés conservent quand-même leur intérêt pour leur uniformité de présentation. De plus, ils m'ont toujours fasciné par la beauté de leurs planches remplies d'étoiles et de symboles. De ce point de vue, l'Interstellarum Deep Sky Atlas est certainement le plus bel atlas que je possède. La qualité d'impression est parfaite. Feuilleter ses pages colorées en plein jour est un véritable régal pour les yeux ! Une autre de ses qualités est la très grande clarté de sa présentation. A aucun endroit il ne donne l'impression de fouillis, et il reste étonnamment lisible quelle que soit la région observée. D'un point de vue esthétique, il me semble difficile de faire mieux. Description des différentes versions : Les versions anglaises et allemandes sont quasiment identiques. Même sur la version en allemand, la plupart des noms sur les cartes sont en anglais, et pour les noms en allemand leur compréhension ne pose souvent pas de problème, comme pour "Orionnebel" par exemple. Les deux pages d'introduction sont certes en allemand, mais leur contenu est identique à celui du site deepskyatlas.com, donc on ne perd rien si on ne lit pas cette langue. La version Field se veut très novatrice par l'emploi de matériaux plastiques. Elle est conçue pour être invulnérable à l'humidité, comme le montre cette image : La couverture est assez rigide et semble très résistante. Les pages sont en matériau dénommé Polyart, dont le toucher est intermédiaire entre le papier et le plastique. C'est une sensation un peu étrange, avec un côté soyeux difficile à décrire. Elles sont fines et légères, ce qui permet de réduire significativement le poids de l'atlas. En principe, on peut écrire sur les cartes avec une encre soluble dans l'eau, et effacer ensuite les annotations d'un coup d'éponge. Je n'ai pas testé cette propriété… La version Desk est d'une facture tout à fait classique pour un atlas, et évoque un Pocket Sky Atlas sous stéroïdes. La couverture cartonnée est plus épaisse que celle du PSA. Les pages sont épaisses et relativement rigides, et ressemblent à du papier glacé sans reflets (je ne sais pas si je suis clair). Elles sont toutefois un peu moins épaisses que celles du PSA. Malgré son appellation "de bureau", cette version est tout à fait apte à affronter les nuits étoilées . Quelle version choisir ? On pourrait penser, indépendamment du prix, que le summum représente l'édition de terrain. Or pour posséder les deux, je trouve l'édition de bureau nettement meilleure. D'abord la couverture de l'édition de terrain est trop rigide, elle ne repose jamais à plat comme on peut le voir sur cette image : Car un des avantages de la reliure spirale, c'est de pouvoir retourner complètement les pages, de façon à réduire le format de l'atlas. Dans ce cas, voilà ce que ça donne : La rigidité de la couverture rend l'opération malaisée sur la version de terrain, et le repli n'est jamais total, ce qui rend l'emploi peu agréable. A l'usage, cette opération n'est pas pratique. Au contraire, la version de bureau se replie très naturellement et sans efforts, des rainures sur la couverture ayant été prévues pour cela. On peut donc très aisément tenir l'atlas d'une seule main quand il est ainsi replié. Le format raisonnable de l'atlas permet par exemple d'orienter facilement les cartes pour correspondre à la vision à l'oculaire. Autre défaut de la version de terrain, je trouve que la préhension des pages pose problème. Cette espèce de plastique étrange a du mal à accrocher aux doigts, et il faut souvent s'y prendre à plusieurs fois pour ne tourner qu'une page. C'est assez difficile à expliquer, mais je n'ai jamais été à l'aise avec cette sensation tactile. C'est peut-être une question d'habitude… La version de bureau ne semble pas poser pas de problème particulier, on retrouve la sensation bien connue du papier . Je dis "ne semple pas", parce que j'ai acquis cette version récemment, et je n'ai pas encore eu l'occasion de l'utiliser sur le terrain, mais je l'ai quand-même testée de diverses façons et mon avis est nettement plus favorable. Globalement, la manipulation de la version de bureau est plus agréable, les pages plus rigides laissent une meilleure impression de qualité et tournent plus facilement. Autre enseignement tiré de l'expérience, lors d'une soirée par conditions venteuses les pages en plastique n'ont pas arrêté de tournoyer, en raison de leur souplesse et de leur légèreté, ce qui s'est avéré assez pénible. Je suis à peu près certain que dans les mêmes conditions les pages de la version de bureau seraient restées en place, du fait de leur poids plus élevé et de leur meilleure rigidité. Enfin, un petit détail irritant concerne la légende sur la version de terrain. Il s'agit d'une fiche imprimée recto verso qui s'insère dans une pochette à l'intérieur de la couverture. En manipulant l'atlas, cette fiche tombe à chaque fois. (Peut-être que ce petit problème a été corrigé sur la version en Anglais ?). Pas de souci sur la version de bureau, puisque la légende est imprimée sur la couverture : Mon avis est tout simplement que la version Desk, contrairement à son appellation, est préférable pour le terrain. La version Field est peut-être intéressante si on laisse l'atlas ouvert toute la nuit, posé sur une table et exposé à la rosée, mais ce n'est pas ma façon de procéder. La version Desk est déjà assez chère comme cela. Cela dit, au vu de la qualité de la réalisation, son prix me parait amplement justifié, et je sais que ce sera désormais mon atlas préféré. Enfin pour info, il y a parfois de bonnes affaires sur ebay .1 point
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Salut aux accros des grosses jumelles à oculaires interchangeables ! J'avais pensé un moment appeler mon post : "Enfin la vraie vérité vraie sur les filtres anti-chromatisme". Mais ça faisait un peu "too much"... De 70 mm à 150 mm, coudées à 45° ou 90°, en version achromatiques ou à verres ED, le choix des jumelles à oculaires interchangeables est assez varié. Que ce soit chez APM, chez Bresser/Explore Scientific, TS, Vixen. Il y a aussi Fujinon mais les oculaires ne sont pas interchangeables. A défaut de pouvoir se payer les onéreuses versions à verre ED faible dispersion, les modèles pompeusement nommées "semi-APO" (de simples doublets achromatiques en fait), restent quand même une excellente alternative pour l'observation astronomique (ciel profond / lunaire). D'autant plus que le filtrage permet de réduire en partie le différentiel entre versions Achro et ED (ou entre la dénomination "semi-APO" et "APO"). Sachant que la plupart de ces jumelles ont un rapport F/D de 5.5, plus on monte en diamètre, plus le chromatisme sera présent : de discret sur les 70/400 à très présent sur les grosses 150. Après il faut aussi savoir relativiser, le choix de jumelles en observation astronomique est généralement dédié à l'observation du ciel profond en grand champ à faible grossissement, rarement pour faire du planétaire à fort grossissement. Éventuellement un coup d’œil à la Lune de temps en temps pour le plaisir. Chacun à sa tolérance propre au chromatisme mais il faut penser qu'en grand champ en ciel profond, dans la mesure où l'on observe des objets et des étoiles faiblement lumineux, le chromatisme reste au final très discret. Par contre pour la Lune, très lumineuse et très contrastée, là le chromatisme se révèle au maximum (limbe, terminateur et intérieurs de cratères). Les jumelles à oculaires interchangeables sont pourvus par défaut d'oculaires de 18 à 20 mm. Mes Kepler BT100 30x100 sont elles dotées de base d'oculaires UFF 18 mm APM soit un grossissement 0.3xD. Concernant le test/collimation de ces jumelles, j'ai déjà posté ces 2 sujets : A 0.3xD de grossissement, pour observer le ciel profond, franchement le filtrage du chromatisme n'a pas d'intérêt. Pas besoin de perdre inutilement de la lumière. Évidemment, là je ne parle pas de filtrage spécifique type rehaussement de contraste (type UHC, O3, etc), uniquement la chasse au chromatisme. Avec les oculaires APM 10 mm, à 55x soit 0.6xD, là par contre le chromatisme devient nettement plus sensible. Pour grossir sur les amas glo, amas ouvert ou M42, je laisserais encore sans filtre, ça passe encore. Par contre pour aller flâner du côté de la Lune, là ça vaut le coup de filtrer. Au-delà de 0.6xD, filtrage de mise. En plus du jeu de filtres jaunes, je me suis donc sacrifié pour la communauté et j'ai investi dans un jeu de filtres "Fringe Killer" Baader et un jeu de "Semi-APO" Baader afin de les évaluer. J'ai cherché un moment sur les forums mais difficile d'avoir un avis clair et tranché sur l'utilité et l'efficacité réelle de ces filtres. (j'espère juste que ce sacrifice ultime me vaudra un modeste mausolée Pyramide en granit et marbre de 50 mètres de haut au moins... Plus qu'à lancer une cagnotte Leetchi.. A vot' bon coeur"!) Donc j'ai maintenant 3 paires de filtres à comparer : - Filtres jaunes basique Kepler, déjà testés : https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/marques/kepler/accessoires-kepler/filtres-colores-pour-observation-visuelle_detail - filtres "Fringe Killer", https://www.pierro-astro.com/baader/41-augmentation-du-contraste-filtres-de-correction-couleur-visuels-et-photographiques/filtre-baader-anti-frange,coulant-31,75mm-m28_detail - filtres "semi-Apo", https://www.pierro-astro.com/baader/41-augmentation-du-contraste-filtres-de-correction-couleur-visuels-et-photographiques/filtre-semi-apo-minus-violet-plan-parallele-filetage-standard-31-75-mm_detail Les oculaires de test sont les APM 10 mm UFF. Donc grossissement 55x. Ces derniers temps les cieux n'étant pas du tout favorables, j'ai dû me contenter de cibles terrestres lointaines faute de mieux. Premier constat cinglant et coûteux, en les comparants côte à côte, puis avec les jumelles, un filtre jaune léger et un filtre type "Fringe Killer" ont quasi-exactement la même dominante jaune. Idem pour le faible assombrissement de l'image, non différentiable visuellement entre les deux. Le chromatisme est fortement réduit et disparait même quasiment quand on place les yeux correctement et ce, dans les deux cas. Au prix bien sûr du jaunissement de l'image. Donc entre un filtre à 15 Euros l'unité et un filtre "Fringe Killer" à 90 Euros, ayant une efficacité équivalente, je vais le dire de manière facilement compréhensible : le "Fringe Killer" est juste une vraie "couillonnade". N'en achetez pas ! Passons maintenant au cas des filtres "semi-Apo". Comparé au filtre jaune et au filtre "Fringe Killer", la légère dominante jaune-vert est nettement plus neutre et plus discrète. Il "bouffe" par contre un peu plus de lumière mais ça reste très raisonnable. Pour observer la brillante Lune, franchement cette perte de lumière importe peu voir va dans le sens du confort visuel à faible ou moyen grossissement. Je n'ai pas pu encore vérifier sur la Lune mais en terrestre en tout cas c'est plutôt convaincant. En conclusion, on élimine d'office le "Fringe Killer" bien trop cher pour ce qu'il est. Donc le choix final se fera entre le filtre jaune clair basique et le filtre "semi-APO". L'un a le prix pour lui et le second le rendu des couleurs bien plus neutre. Faite votre choix... Ajout observation du 19/11/2023 : J'ai enfin pu tester les filtres sur la Lune ce soir malgré la présence de cirrus. Sur un croissant très proche du 1er quartier. On voyait aussi la faible lumière cendrée malgré les nuages. Pour commencer, je confirme que je n'arrive pas à différencier les simples filtres jaunes des onéreux "Minus Violet" ou "Fringe Killer". Donc ma conclusion ne varie pas, pour un résultat visuel équivalent, les onéreux "Fringe Killer" n'apportent rien de plus Là c'est avec les oculaires de 10 mm APM UFF (55x). Ces deux types de filtre donnent une dominante jaune sensible mais éliminent bien le chromatisme, tel que les liserés bleus et magenta au limbe et les légers reflets magenta des cratères vers le terminateur . Reste un liseré vert plus ou moins visible selon le placement de l’œil et la position de la Lune dans le champ. Si yeux et cibles sont correctement centrés, il disparait même. Et je confirme aussi que les plus efficaces sont les "Semi-Apo" avec un rendu visuel nettement plus neutre. Reste une petite dominante jaune/vert visible. Il assombrissent un peu l'image mais sur la Lune à 55x, et même avec les cirrus, c'est finalement plus confortable visuellement, les yeux sont moins éblouis. La correction chromatique est du même niveau que celui des filtres jaunes et des"Fringe Killer". Et on retrouve là aussi un liseré vert plus ou moins visible selon le placement de l’œil et la position de la Lune dans le champ. J'ai aussi jeté un oeil vite fait à Saturne. Jolie petite miniature flottant dans le champ accompagnée de Titan. Albéric1 point
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