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Rhodopsine

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  1. Avoir toujours en mémoire cette déclaration d'un chronobiologiste, à l'occasion de la sortie de son ouvrage sur son sujet de recherches. Dite très posément, sans effet oratoire :"Nous sommes à la veille d'une alerte sanitaire majeure". Lien vers le rapport 2021 de l’Académie nationale de médecine, intitulé : "Pollution lumineuse et santé publique" : https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2021/07/RAPPORT-POLLUTION-LUMINEUSE.pdf
  2. Un remarquable "papier" de 5 min ce matin sur France Culture, par Quentin Lafay, où chaque terme est à la fois maîtrisé et concis : https://www.franceculture.fr/emissions/la-transition/comment-lutter-contre-la-pollution-lumineuse-et-rouvrir-le-chemin-qui-nous-mene-aux-etoiles
  3. @ Popov (mais pas que…) Dans Le monde du jour, un nouvel article vulgarisant l'étude. Avec explications sur la méthodologie (pourquoi les chenilles ?) : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/20/la-pollution-lumineuse-deletere-pour-les-populations-d-insectes_6095317_3244.html Ne pas louper également l'article sur les progrès dans la politique d'éclairage de Strasbourg (clin d'œil à l'ANPCEN !).
  4. Lien vers le PDF de l'étude complète, "Street lighting has detrimental impacts on local insect populations", publiée dans Science Advances : https://advances.sciencemag.org/content/advances/7/35/eabi8322.full.pdf Nombreuses précieuses références et notes en fin d'article. En cas de diffusion, merci de respecter le droit de citation.
  5. Dans Le Monde, repris d'une dépêche AFP, à propos d'une étude venant d'être publiée dans la revue Science Advances : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/25/le-declin-des-chenilles-est-accentue-par-la-lumiere-des-lampadaires_6092346_3244.html
  6. @ ckt21 : ?????? Dès le premier confinement, l'ANPCEN a créé une page sur son site avec une base argumentaire et un lien vers une lettre-type pour encourager les élus locaux d'éteindre à cette occasion : https://www.anpcen.fr/?id_rub=1&id_ss_rub=127&id_actudetail=222
  7. Appeler du renfort, retourner au charbon et ne pas baisser les bras ! Crois-tu que ces agitateurs de trouille sur les réseaux sociaux soient tous de bonne fois ? Les trolls du lampadaire, tu as très peu de chances de les croiser à visage découvert dans un échange argumenté en présentiel.
  8. @ Hans Gruber : Sans oublier de hiérarchiser la pertinence spatiale et temporelle des usages. Certains lieux et horaires de fréquentations sont plus décisifs. L'éclairage ciblé pour sécuriser les déplacements est plus important que la multiplication des points d'éclairage d'ambiance, diffus et redondant. La mise en valeur du patrimoine (sic) relève le plus souvent d'une prétention clinquante des plus discutable sur le plan historique. Autant on ne peut dénier au maire la possibilité d'avoir recours - s'il le juge pertinent car ce n'est PAS obligatoire - à certains éclairages, en certains endroits et en certaines circonstances pour assurer UN des moyens de la sécurité dont il est dépositaire, autant éclairer sans limite pour lutter contre un sentiment d'insécurité relève souvent plus du fantasme sécuritaire que du besoin avéré. @ Fred 76 : 1) Tu réclames depuis belle lurette la publication de cette liste d'extinctions agrégée par l'ANPCEN. Des listes incomplètes, il en existe quelques autres. Les données d'éclairage public appartiennent à tout citoyen mais sont retenues ou dispersées et souvent difficiles à maintenir à jour. De part la multiplicité des détenteurs. La motivation et les intérêts de ceux-ci et ceux qui les sollicitent ne convergent pas toujours. C'est un euphémisme. 2) À part de l'opportunisme de circonstance, une convocation du matin pour le soir, tout comme une annulation de toute dernière minute (vécu) ou un cadre d'expression trop exigu (vécu également) par exemple, ne me semblent pas augurer d'une suite d'échanges respectueux et équitables. 3) Le respect du travail d'autrui est la base d'une bonne hygiène sociale. L'aspiration de données sans réciprocité ne me semble pas en faire partie ! @ tous : Quand j'appelle à s'organiser, pas obligatoirement sous la bannière de l'ANPCEN, c'est au constat du point faible de TOUTE lutte : l'individualisme et la sur-estime de soi. Comme d'autres sujets militants, la revendication anti pollution lumineuse est minée par nombre d'égos. Et maintenant soit des compromis et/ou des intérêts de carrière des « professionnels de la pollution lumineuse ». Si, si ça existe, comme par hasard depuis les premiers signes de reconnaissance institutionnelle vis à vis du discours de l'ANPCEN. Que j'estime remonter autour de 2010. Chez certains "déçus" de l'ANPCEN, qui mettent parfois plus d'énergie à dégoiser plutôt que d'agir avec et dans l'intérêt commun, on retrouve aussi des "grosses têtes" rétives à l'humilité que nécessite l'action collective désintéressée. Sans parler à la place d'une association où j'ai pris part autrefois, on peut comprendre que la légitimité institutionnelle acquise par un réseau d'activistes patiemment structuré (+ de 20 ans dans le cas de l'ANPCEN) puisse considérer avec des pincettes les exigences d'électrons furtifs excessivement libres. Pour ce que j'en ai tiré d'expérience, il n'y a pas de vraie dispersion des forces ou de concurrence néfaste quand il s'agit de promouvoir toujours plus de misère lumineuse. * * * * * Pour être crédible auprès de nos élus respectifs il n'y a pas de recette magique préfabriquée, cela se saurait. Pour convaincre il ne suffit pas de régurgiter au moindre effort une présentation piquée dans l'urgence le matin pour le soir. Primo, sur un sujet aussi transversal, la vulgarisation et la concision ne sont pas du tout évidents. Secundo, une intervention doit être à la fois naturelle dans son expression mais rester diplomatique ; elle doit être sur mesure en tenant compte du contexte local mais aussi anticiper ses possibles évolutions. Tertio, les impasses que l'on ait obligé de faire pour ne pas saturer son auditoire ont presque autant d'importance que les infos que l'on donne. J'ai autrefois accumulé quelques dizaines de Go de données, classées du mieux possible sur le sujet, mais pas une seule présentation où document passe-partout qui se suffise en soi ! Les infos que l'on communique, qu'elles émanent de l'ANPCEN ou d'ailleurs, il faut toujours les mettre à sa main, les actualiser et les contextualiser. En respectant le droit d'auteur et citant ses sources. Un vrai de vrai boulot assez éloigné du dilettantisme. Par exemple, pour revenir à l'objet premier de cette discussion : bien que les LEDs ambrées à spectre étroit aillent dans le bon sens pour impacter a minima certains corridors biologiques, ce n'est pas la panacée. Elles sont sensiblement plus chères et d'un rendement lumineux moins intéressant que le tout venant pour récupérer le pognon des Certificats d'Économie d'Énergie. Il faut toujours prendre du recul par rapport à l'argumentaire des fabricants - et leurs relais - quand ils annoncent des "progrès". Toujours à venir et toujours plus chers que les "progrès" qui les ont précédés et posent problème par essence même. Il faut toujours élargir les questionnements trop simplistes pour chercher à remettre la charrue derrière les bœufs. Avant de faire fumer le chéquier avec nos impôts et changer point à point chaque source lumineuse par la dernière technologie qui sera périmée dès sa sortie. Lors d'une seule réunion publique la marge de manœuvre est plus étroite qu'au cours de contacts multiples, répétés, par petites touches et au long cours. La confiance qui favorise une meilleure écoute ne se décrète pas. Nos interlocuteurs n'ont jamais nos priorités. Avant de répondre du tac au tac à toute sollicitation opportuniste, il n'est pas superflu de mieux se connaître pour mieux répondre. À partir de là on arrive à rendre possible la réflexion globale qui tient compte des besoins locaux réels, qui prend en compte tous les divers enjeux et les multiples leviers de l'action publique. Face à ce rouleau compresseur de la proposition standard et uniforme de l'industrie, excessivement centrée sur le pouvoir technicien, on ne peut répondre qu'en mutualisant avec bienveillance les efforts et les expériences sensibles. Ce que tente de faire, à la mesure des moyens que lui octroient ses soutiens, l'association que j'ai quitté à regret.
  9. La position de l'ANPCEN est le dialogue des parties prenantes. Ça ressemble à de la langue de bois mais cela veut dire concrètement que pour avancer il est important que respecter le rôle de chacun. Les techniciens proposent, les élus décident et l'ANPCEN ne peut qu'informer et sensibiliser. En toute indépendance : financière, politique et de carrière. Pour ma part je regrette qu'il n'existe pas d'actions spectaculaires du type Extinction Rebellion dans certains salons ou conclaves où l'on "gère" la pollution lumineuse avec nos impôts à coup de Green Tech… Tant que la lutte restera soit trop individualisée, soit refilant la patate chaude à l'ANPCEN sans prendre sa part - ce que reflète la plupart des interventions de cette section du forum - on en restera là. Organisez-vous bordel, avis aux amateurs !
  10. L'arrêté du 28 décembre 2018 impose d'intégrer une relative limitation de la température de couleur de certaines nouvelles installations. Bien que notoirement insuffisant, au regard des enjeux "biodiversité", c'est un tout petit mieux que rien. Les intérêts d'affaires économico-politiques ont encore un long chemin à accomplir s'ils ne s'en tiennent qu'à ces éléments de langage les plus simplifiés : "moins nocives pour la faune". La technologie verte c'est un petit pas bien mis en avant pour deux grands pas en arrière (retour d'un spectre d'émission continu, effet rebond, obsolescence programmée, opposition explicite ou implicite à l'extinction et la réduction des points lumineux redondant, etc.) !
  11. Of course…pour le bien de l'Humanité, les GAFAMs se bousculent pour polluer le ciel de leurs brillants gadgets, on en causera jeudi 6 août de 12 à 13h sur France Inter.
  12. Les GAFAM tirent leur pouvoir de nos trop nombreuses concessions…
  13. @ louisspaul Sans autre élément d'information; traiter de l'extinction parmi 18 sujets en un conseil municipal de 2 h - dont les questions diverses - en se contentant de ne reprendre que la propagande prose des syndicats d'énergie ne pouvait aboutir qu'à ce résultat…
  14. @ planetibo c'est dommage également pour le lobby de l'éclairage H24 7/7…
  15. Sur un tel enjeu, que les astrams se mobilisent c'est bien. Je dirais même c'est le minimum. Et pourtant ce n'est pas ce que l'on constate sur une majorité de fils de ce forum au sujet de cette "nouveauté", et sur d'autres discussions en d'autres lieux également hélas. Ce n'est pas qu'une question de respect de liberté d'opinion et de débat, respectables en soi. Nous sommes sur un enjeu globalisant qui empiète sur la liberté de tous. Pourtant, à voir l'énergie que déploient certains à ergoter sur le "miracle" technologique, et des "solutions" également technologiques on constate une fois de plus que « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Après, je suis persuadé qu'il faut élargir la critique aux causes et aux finalités de cette emprise de la technique dans l'imaginaire et la symbolique de l'Humanité entière pour ne pas se contenter des demi-mesures que ne manqueront de proposer les GAFAM et leurs supplétifs. Les idées à la noix de notre civilisation pour sagouiner la beauté - et son corolaire : la paix intérieure - ne sont pas nouvelles mais, si on ne fixe pas de limite éthique claire, ferme et mondiale, la technologie en rend chaque jour l'universalisation de plus en plus facile et rapide.
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