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Manu Fonfon

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Tout ce qui a été posté par Manu Fonfon

  1. Merci à tous les deux pour votre passage et encouragements. J'en ai déjà restauré deux de ces petits newtons, un Tasco fort mignon et un Eden Astro de base. Ils ont trouvé tous les deux de sympathiques familles d'accueil! Donc je devrais m'en sortir! Mais je n'hésiterai pas à vous consulter en cas de doute! Ce qui m'étonne avec ce petit Perl est la qualité exécrable de la crémaillère. Même en serrant les deux petits vis de réglage. A se demander s'il ne manque pas une pièce, une bague ou je ne sais quoi de ce genre. Je ne me souviens pas que cela branlait autant avec les deux précédents mais ma mémoire me fait peut être défaut Bons cieux à vous Emmanuel IMG_7025.MOV
  2. Bonsoir à toutes et tous Ces instruments vintage et non pas anciens ne sont pas ce que je préfère mais la tentation était trop forte : j'ai acheté via LBC ce télescope Perl JPM pour 15 euros et qui était à récupérer à 100 mètres de chez Dulcinée. La tentation était trop forte! Et puis, ça m'occupera quelques journées lorsque l'automne sera là et que le dieu de la pluie voudra bien nous honorer de sa présence dans le sud... L'engin est très crasseux, le tube pas mal rayé, mais les miroirs sont ok et il ne manque pas grand chose. Sauf le chercheur et les oculaires, mais j'en ai en rab par ailleurs. A part la crémaillère qui est catastrophique (ça branle de partout malgré le serrage des deux vis ad hoc), l'instrument est pas mal construit. Un petit cran en dessous d'un Tasco qui est passé entre mes mains il y a quelques années, je trouve. Le seul élément cassé est la petite pièce métallique qui maintient la vis sans fin en AD en place. Faudra que j'en trouve une ou que je bricole un truc qui va bien. Je sais que ces instruments Perl JPM ont la côte par ici, et que beaucoup d'entre vous en possèdent. Le fait que les bandes rouges et vertes soient absente permet-il de connaitre la période de naissance de l'engin? Merci de votre passage, et merci pour vos conseils et lumières Emmanuel
  3. Alors, pour apporter ma petite pierre à l'édifice, je pense que la monture d'origine devait être une monture dite de bibliothèque, basse donc. Car à ma connaissance, et je peux me tromper, seules des montures de ce type avaient un rappel ou mouvement lent en altitude. Là, on voit bien le système d'accroche sur le côté droit du tube. Autre petite chose, tu devrais voir la trace laissée par la queue d'aronde d'origine sur la génératrice inférieure du tube. Ca donnerait une indication sur la taille de celle-ci. En tout cas, tu as rudement bien fait d'acheter ce tube! Bien à toi Emmanuel
  4. Nom de Dieu, Simon Pierre! Quelle recherche! C'est une thèse de doctorat! Félicitations en tous cas
  5. Salut Svelters, aucune idee sur l’origine de cette lunette pas banale. J’avais posé une question sur une lunette Bardou (au moins identifiée a moins que Bardou ait été gravé après coup) très ouverte comme la tienne. Pas de réponse. le collier est par contre typique des production Manent et Secretan de cette époque. Mais la lunette n’y ressemble pas du tout, sauf la crémaillère qui est similaire à toutes les lunettes Manent que j’ai pu voir
  6. Bonjour à toutes et tous J'ai récupéré il y a quelques jours une lunette Vion de 72mm de diamètre totalement complète, sauf l'objectif... EN fait, il semble que l'une des lentilles du doublet ait été cassée et j'ai un jeu de 3 lentilles dont aucune combinaison ne fonctionne… Bref, il m'en faut un : 70/72 et longue focale (1050/1100). Un peu de souplesse au niveau des côtes Et j'ai encore une vieille lunette François CAN sans objectif également : 85/90 - 1200/1300. Un peu de souplesse au niveau des côtes aussi Si vous avez ce genre d'engin… J'ai eu du bol une fois, pourquoi pas deux fois, ou trois!!! Merci d'avance
  7. Bonjour à toutes et tous Voilà donc ce digne arrière Grand-Père remonté, dans un état cosmétique et mécanique acceptable. Il y a encore un peu de travail, notamment pour enlever quelques griffures résiduelles et rendre plus discrètes les deux balafres que l'aérosol laiton n'a pas masquées suffisamment (on les vois sur la vue de gauche). Et une bricole mécanique à fignoler au niveau de la vis de mise au point. Mais ça n'est que du temps et je finalisera tout ça plus tard. J'en ai chié plus que prévu mais le résultat dépasse mes attentes initiales! C'est un bel objet. Certains diront qu'il a perdu son essence initiale et une partie de son histoire. Je dirais plutôt qu'il renait de ses cendres! Maintenant la partie la plus complexe : redonner la vue à cette merveille. Je n'ai pas réussi à obtenir une image diurne. Le foyer m'échappe... J'ai regardé les deux miroirs au Foucault (ce qui signifie que malgré les griffures horribles, notamment sur le secondaire, ils réfléchissent encore la lumière!) * Primaire de 95.6mm, rayon de courbure 1052mm soit focale de 526mm (mesuré au foucault avec un mètre ruban donc certaine incertitude...) * Secondaire de 29.6mm, rayon de courbure 164mm donc focale de 82mm (pareil...) La distance moyenne entre primaire et secondaire est variable puisque c'est le déplacement du secondaire qui agit sur la mise au point : 620mm en gros Normalement, ça donne un foyer à l'arrière du barillet du primaire et ça devrait coller. Mais je ne vois rien! A suivre, donc, après quelques jours dans mes montagnes... Bons cieux à vous Emmanuel
  8. Merci SP Bah, on apprends un peu à chaque fois. J’ai fait pas mal d’essais avant de penser trouver un procédé acceptable… avant de me rendre compte que ça n’est pas terrible, et ainsi de suite! Effectivement, un petit coup de pouce. Bah, il n’y a pas franchement de concurrence sur le secteur. Je ne pense pas froisser qui que ce soit…
  9. J'ai un peu tardé à vous faire part de ma dernière trouvaille auprès d'un collectionneur avec qui je suis en contact : un grégorien de 95mm complet sauf la lentille d'œil de l'oculaire. Je voulais d'abord m'assurer que je pouvais redonner un aspect cosmétique correct à ce noble instrument qui a beaucoup souffert. Après investigations préliminaires, il semblerait que ce télescope soit d'origine anglaise et remonte à 1820/1840. Je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant. J'ai été très excité de récupérer ce télescope, enthousiaste d'un côté car il possède encore ses miroirs en spéculum, prudent d'un autre côté car mon digne collectionneur (je pense que c'est lui pour certaines raisons mais il ne me l'a pas avoué…) a littéralement massacré l'instrument en le passant probablement intégralement au papier de verre (grain 40?!?!), et même perplexe car il n'est pas impossible qu'il ait passé les miroirs au tampon Jex!!! Après des heures et des heures d'huile de coude, papier de verre de carrossier et lustrage au touret à polir (je remercie au passage les conseils de l'Atelier des Vents à Marseille qui restaure des instruments de musique en cuivre), l'aspect extérieur est perfectible mais raisonnablement beau! Aucune hésitation pour redonner sa brillance initiale au laiton car celui ci ne présentait aucune patine : rien qu'une surface martyrisée, rayée, défoncée, massacrée. Et deux pets traversants. Place à la partie optique. Les deux miroirs ont leur surface très abimée : rayures plus légères sur le primaire mais traces d'oxydation, fortes rayures sur le secondaire. J'ai rapidement inspecté le primaire au Foucault. Compliqué à dire avec un état de surface pareil, mais on dirait une vague parabole : la partie périphérique focalise après la zone plus centrale. La focale du primaire est de 525mm. Le primaire focalise donc avant le secondaire. Il s'agit donc d'un grégorien en supposant que le primaire est parabolique (c'est ce que je pense) et le secondaire elliptique (ce que j'ignore pour l'instant). Je vais remonter tout ça et tâcher de le faire marcher sur des objets très brillants (compte-tenu de l'état de surface). J'ai déjà en tête quelques options pour redonner une bonne vue à ce digne instrument mais ça va dépendre des images que je vais obtenir, si j'en obtiens. Attention, ce post risque d'être long car le sauvetage ne va pas être simple, surtout s'il faut repolir les miroirs… Quelques photos (6) de l'état initial et les deux dernières après lustrage des parties visibles du laiton.
  10. De plus, j'ai rendu visite la semaine dernière à un collectionneur d'instruments scientifiques anciens, dont lunettes, pas astronome amateur du tout du reste. Visite très inspirante. Il refait tout un tas de pièces en laiton au tour (il en a un) ou à la main avec de l'huile de coude (il n'a pas de fraiseuse). Franchement, cette personne est sans complexe et réalise des trucs de dingue. Typiquement des supports de chercheur en laiton massif qui ressemblent à s'y méprendre à des originaux Quant au bois, le fier et nouvellement ébéniste diplômé que je suis a pris une belle claque. Coucouche panier. Je pense reproduire un trépied Bardou un peu ouvragé depuis un bon moment, d'autant plus que j'ai récemment déniché une tête de monture Bardou avec des mouvements lents. Regardez un peu ce que ce collectionneur a réalisé à la scie sauteuse et à la râpe!!! Dans du noyer de 40mm!!! Il y va, sans complexe, et ça marche!!! A mon avis il a dû consommer un paquet de lames de scie sauteuse, mais bon, le résultat est là!!! Résultat, je file cette semaine chez mon marchand de bois préféré...
  11. Eh bien, et de une, mon tube Bardou a été raccourci à un moment de son histoire d'une bonne trentaine de centimètres. 320mm pour être précis. D'où l'empilement de tubes allonge pour avoir le foyer au bon endroit J'ai greffé une rallonge en PVC qui s'encastre en orce dans l'avant du tube meurtri, puis enroulement de Canson pour avoir le bon diamètre à 2/10e près, le tout recouvert d'un feuillard laiton de 1/10e. De loin, c'est assez discret d'autant plus que ce feuillard commence déjà à se patiner et a pris quelques gnons involontaires qui imitent à merveille les bosses inévitables de nos vieilleries. De près, on voit la greffe bien sûr. C'est la dernière photo que j'ai postée jeudi dernier (on voit le raccord de la greffe). Et de une, le feuillard de 1/10e est un peu fin et je vais refaire la manip avec du feuillard de 2/10e Et de deux, j'ai trouvé un tube Bardou de 108mm intact, sans objectif, sans barillet, sans chercheur, mais avec la culasse arrière. Etonnamment, ce tube est laqué noir et la laque semble être très ancienne et probablement d'origine
  12. Merci beaucoup SP Je n'ai guère donné de nouvelles depuis lors car cette restauration est ma toute première et probablement la plus compliquée compte-tenu des souffrances qui ont été infligées au tube et à la monture tout le long de son histoire. Elle est encore en cours. J'ai donc rallongé le trépied qui avait été raccourci. Et le tube également. Concernant le tube, j'avais créé un autre fil pour essayer de comprendre l'empilement de tubes allonges que le propriétaire précédent avait dû mettre en place pour atteindre la longueur focale. Cet empilement venait du fait que le tube a été coupé à un moment de son histoire! Il a maintenant sa longueur d'antan. Le tube allonge est le bon, la bague de montage des oculaires vissants isinée et les oculaires Bardou dénichés! Je pensais que j'en étais venu à bout... jusqu'à hier après-midi! Je me suis rendu compte à la suite d'une visite que je pouvais aller encore bien plus loin pour me rapprocher davantage de l'état d'origine de cette noble grand mère! C'est sans fin! Enfin, voilà où j'en suis à l'heure où je vous écris... Bons cieux Emmanuel
  13. Je suis fier de vous présenter la restauration d’un trépied Maurice Manent, datant probablement de la fin du XIXᵉ siècle. Au fil de son histoire, ce trépied en chêne massif avait été fortement raccourci, lui donnant une silhouette surbaissée indigne de l’élégance de ses proportions d’origine (première photo). Le défi : lui redonner sa hauteur… sans trahir son histoire. Les greffes nécessaires pour rallonger les montants demandaient un peu d'ébénisterie. Rien de sorcier mais tout de même. Chacun des 6 montants est gainé sur ses quatre faces, avec des entretoises elles aussi à usiner de la même manière (ce sont donc des pyramides tronquées). Une grande partie du travail a été réalisée à la raboteuse, à l’aide de gabarits spécialement adaptés pour chaque opération. Puis est venu le moment le plus subtil : retrouver la bonne teinte pour que les greffes se fondent naturellement dans le bois ancien. Le trépied a enfin retrouvé son allure d’origine et supporte sa tête de monture d’époque, le tout présenté avec une lunette Bardou de 108 mm… elle aussi passée par une greffe. Mais ça, c’est une autre histoire! Bons cieux à tous
  14. Bonjour Jonathan Oui, c’est peut être la « réclame » d’époque mentionnée par HasBeen? Comme dit, je vais reproduire un trepied haut sur lequel j’adapterai cette magnifique tête de monture. Dans la pratique, il traine pas mal de Bardou de 108mm (j’en ai eu 4 entre mes mains) mais je n’ai jamais vu que des trépieds bibliothèque…
  15. Quel engin, Jonathan, et quel magnifique état de conservation!
  16. Bonjour à toutes et tous Je suis allé livrer l’autre jour ma Henri Peter et une autre lunette ancienne chez un collectionneur. Les voies du hasard étant impénétrables, voilà ce que cette personne m’a donné, ne sachant pas quoi faire de cette pièce massive. C’est une tête de monture Bardou qui colle parfaitement à ma Bardou orpheline de monture! Reste plus qu’à fabriquer le trepied haut dans l’esprit de l’époque!
  17. Merci de ton passage, Pascal Oh, mais les Cave Astrola étaient bien plus aboutis! J’ai restauré un Cassegrain de 200 et c’était un splendide instrument très massif. Je ne l’ai pas gardé car je n’en avais pas l’usage et j’ai préféré lui trouvé une gentille famille d’accueil. Non, le Meade était certes sympathique mais beaucoup plus basique. Mais il ne marchait pas mal du tout! Bons cieux à vous Emmanuel
  18. Ce télescope vintage m'a finalement bien occupé... Après rénovation (nettoyage, peinture intérieure/extérieure, changement du miroir secondaire dont l'aluminure était bien ternie, changement du porte oculaire, ajout d'un cercle de coordonnées en DEC, dénichage d'un cercle de coordonnées d'origine, construction de colliers pour monter l'engin sur une monture moderne, vérification de la qualité - bonne au demeurant - du miroir primaire), c'est la motorisation qui m'a lâché. En fait le système de diode infrarouge et son capteur qui permettent de réguler la vitesse du moteur à courant continu. Après contacts et conseils sur le groupe FB Vintage, Cloudy Nights, etc... impossible de réparer le système! J'ai donc remplacé le motoréducteur DC Meade par un motoréducteur pas à pas Skywatcher EQ5 (identique au Vixen qui équipe les GP/GPD, GPDX...) que j'ai facilement adapté. Peu de temps après, j'ai vendu ce digne engin à un étudiant en master d'astrophysique à Marseille qui souhaitait savoir ce que l'on pouvait observer avec un instrument d'amateur. Peuchère, il n'avait observé qu'au travers des instruments de l'OHP! Il était ravi et moi encore plus d'avoir pu lui donner satisfaction et d'avoir trouvé une famille d'accueil à cet engin si attachant! Dommage que je n'ai pas pris le temps de prendre plus de photos des diverses modifications apportées à cet instrument, notamment l'adaptation de la motorisation EQ5 sur la vénérable monture… Bons cieux à vous
  19. Bonjour à toutes et tous Après restauration cosmétique et optique, j'ai finalement vendu cette longue vue à un amateur d'antiquités de marine habitant en Bretagne. Je suis bien content que cet instrument ait trouvé une gentille famille d'accueil qui saura la bichonner... La piètre qualité des images provenait d'un diaphragme baladeur. Et j'en ai rajouté un second pour être sûr. Bingo! Bons cieux à vous
  20. Bonjour Brume Tres chouette travail. Un bon dosage entre garder l’engin dans son jus et lui redonner un peu de peps Bons cieux à toutes et tous Emmanuel
  21. Bonjour Clotarius Tu as là un instrument magnifique dans un excellent état de conservation. Il est quand même (très très) rare d'avoir un tel engin aussi complet, avec coffre d'origine, oculaires terrestre et céleste (même s'il n'y en a qu'un, mais un, c'est déjà beaucoup!), dispositif de projection solaire, cache objectif. Objectif qui a l'air très propre! Franchement, tu as du bol! Pour les vis manquantes, franchement, ça n'est rien! Si tu veux quelque chose d'impeccable, il te faudra les usiner ou les faire usiner, et là, ça risque de coûter cher. Pour le chercheur, si tu acceptes de faire à l'économie, il existe toutes sortes de vis moletées en laiton sur Ebay, AliExpress ou autre. Tu n'auras probablement pas le bon pas mais un petit coup de taraud (ouh le vilain) et le tour est joué! Pareil pour les autres. Ces petites vis avaient des pas parfois étranges et pas standard donc, à part l'usinage, les trouver au bon pas serait un immense coup de bol. Généralement, qu'il en manque une ou deux ne nuit pas à l'assemblage. Il m'est déjà arrivé de coller juste une tête de vis avec une colle réversible (poisson par exemple). Certains vont crier au scandale mais c'est bien ce que l'on fait parfois en ébénisterie pour restaurer du placage ou de la marqueterie abimés : greffe et maquillage avec des ocres et de la gomme laque. Donc ça n'est pas un crime de transposer aux lunettes anciennes ce que l'on fait pour des meubles anciens, non?! Pour le système de mise au point, je n'ai pas compris ce qui clochait mais c'est du classique : c'est souvent coincé. Toutes les lunettes de cette époque étaient fichues de la même manière. Il faut dévisser les petites vis de fixation de la culasse arrière et taper gentiment au marteau sur une calle en bois qui vient s'appuyer sur le bourrelet de la culasse. Faut y aller mollo mais aucun démontage ne m'a résisté pour l'instant et je n'ai jamais abimé quoique ce soit. Après faut démonter et nettoyer tout ça et c'est difficile de te guider à ce stade. J'en ai démonté une hier et c'était la sorte de velours ou tissus de calage entre la culasse et le tube alonge fixé au système de mise au point qui coinçait tout Maintenant, je laisse la parole aux autres Bons cieux
  22. Alors le Zapon serait apparu à cette époque. Je confirme que le pinceau est inadapté pour des pièces de la taille de nos lunettes. Ca sèche trop vite. Il existe en aérosol je crois mais je n'ai jamais essayé. Malgré tout, j'ai un doute sur l'utilisation de ce vernis par les Manent et Secrétan. J'avais verni au Zapon une lunette Peter du début 20e que j'ai finalement enlevé car mal appliqué (au pinceau) ; c'est facilement parti à l'acétone. Tandis que sur mes Manent, ça ne marche pas. Par contre, mes Ingénieur Chevallier, sur la plus grande en tout cas, le vernis a été appliqué au pinceau. On voit très clairement des traces d'excès de vernis à l'extrémité cachée par le barillet de l'objectif, ce qui laisse penser que le pinceau a été appliqué de la partie supérieure vers la partie inférieure. Une supposition, aucune certitude de ma part. Génial, je vais essayer Oui, effectivement, je connais le Copal. On l'utilise en ébénisterie pour vernir dans les coins où le tampon traditionnel nimbibé de gomme laque et alcool ne peut pas ou mal accéder. Je n'avais pas eu idée de l'essayer
  23. Merci de ton passage Tyler On est d'accord pour la gomme laque. C'est fragile. Mais au moins, c'est facile à mettre en oeuvre. Le vernis Zapon est assez connu pour le vernissage du laiton. Il me semble que c'est un vernis cellulosique qui existe depuis la fin du 19e début 20e. Je ne suis pas totalement sûr, possible que je raconte une ânerie. Donc les vernis de mes Chevallier sont constitués d'autre chose car le Zapon semble apparaitre après cette période. Pour mes deux Manent qui datent des années 20/30, ça pourrait être ça. Mais ça me semble moins costaud que les vernis d'origine. Je n'en sais malheureusement pas davantage à ce stade
  24. Bonjour à toutes et tous Je déterre ce post pour vous faire part d'un certain nombre d'avancées que j'ai fait depuis, au travers de diverses recherches, essais et l'école d'ébénisterie que j'ai faite l'an dernier. Mais aussi aller à la pêche à d'éventuelles nouvelles de votre côté car ces histoires de vernis à l'ancienne restent toujours pour moi un peu (très) mystérieuses. Pour commencer, je tiens à rendre justice à Lyl qui s'est approchée de la vérité avec sa proposition de Paraloid B72. C'est effectivement un produit cellulosique utilisé par les restaurateurs et les ébénistes depuis longtemps. Compte tenu de sa vitesse de séchage très rapide, il est utilisé sur les pièces de petites dimensions : pièces de monnaie, quincailleries de meubles, etc... Pour l'instant, je n'ai pas trouvé le moyen de le mettre en oeuvre sur de grandes surfaces comme nos lunettes. Les lunettes en laiton étaient parfois vernies, mais pas toutes. Mes deux "Ingénieur Chevallier" l'étaient, les Manent aussi, pour les parties en laiton en tous cas. Pas les Bardou ni même ma Henri Peter. Celles-ci semblaient donc prévues pour se patiner gentiment. Donc ça dépend. Les vernis des pièces en laiton protégées sont terriblement résistants, même ceux appliqués au début du 19e siècle. C'est hallucinant. Oubliez les recettes de Grand Mère sauf à y passer des heures. Faut frotter, soit avec des éponges de carrossier, soit avec de la laine d'acier quintuple 0 (la triple 0 que l'on trouve chez Castoche est trop agressive). Pour les solutions identifiées (dans l'esprit des instruments de l'époque - j'oublie donc les vernis modernes): * La cire d'ébéniste type encaustique assure une certaine protection (c'est comme ça que l'on protégeait les quincailleries en laiton à l'école), mais c'est franchement mal adapté et pas très durable * La gomme laque d'ébénisterie, utilisée depuis des siècles, marche bien, ça fait un film très fin après séchage, mais la résistance n'est pas top ; en tout cas pas aussi bonne que ce que j'ai rencontré sur mes engins. A appliquer au pinceau ou au tampon pour ceux qui savent faire (et c'est pas facile...) * Le vernis Zapon marche bien mais pas commode à mettre en oeuvre compte tenu de sa vitesse de séchage. Pinceau obligatoire donc. Le tampon va coller. Encore une fois, c'est moins résistant que ce que j'ai rencontré sur mes engins. Typiquement, ça ne tient pas lorsqu'un tube laiton coulisse dans un autre Voilà où j'en suis! J'espère que ces quelques éléments vous aideront et déclencheront des réactions qui permettront de percer les mystères de vernis à l'ancienne! Bons cieux à vous Emmanuel
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