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lyl

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Tout ce qui a été posté par lyl

  1. @jean 07 Je ne peux pas te répondre sans connaître l'instrument connecté. Quoiqu'il en soit, un instrument favorable : une Takahashi fluorite 100mm à f/8 (800mm de focale) Bino à prismes de 22mm et 120mm de tirant sur lunette 100mm f/8 en direct La marge prise est de 0.25mm en bord des prismes. Cela signifie un alignement micrométrique parfait de tous les éléments dans la bino et pas de lumière parasite genre la Lune dans les parages. 1) ortho 12.5mm takahashi 44° => 0.688°, 100% éclairé au bord sur 9.6mm de diamètre. C'est une limite stricte d'efficacité à fort grossissement (>=1D, x100 sur cet instrument) C'est un bon angle, on voit la Lune en entier dans la 100mm. L'instrument n'est même pas bridé. Dans la pratique, on met la barlow pour grossir à 1.6D sans ce soucier du vignettage et l'ortho 12.5 est pleinement efficace à f/16. La chaine optique est presque diffraction limited jusqu'au bord de champ. 2) ortho 18mm 44° =>1.02°, 87%, la résolution chute déjà, la limite commerciale c'est 0.88 de strehl pour un instrument, cela correspond au taux de lumière concentrée dans le spot. Même si la FC 100 est parfaite, on a perdu en piqué et on est au niveau commercial de résolution au bord de champ. Sans bino, un instrument standard est équivalent au bord de champ, uniquement à cause de la baisse d'éclairement due au vignettage. Dans la pratique, la barlow améliore le vignettage au bord en rendant le cône moins fort, c'est le grossissement pour le planétaire très souvent utilisé en bino (x111), un compromis pour garder un peu de couleur sur les planètes et on les garde dans les 2/3 du champ. 3) ortho 25mm 42°, limite 70% atteinte, il manque 2°, le vignettage commence. On est à 3mm de pupille de sortie, c'est de l'observation champ profond. 4) Illustration de la limite du pano 24mm => extinction totale à 1.7°, noir sur 1/8 en bord de champ 5) pano 24 les 12.5% du bord : 1.7° sur 1.93° visualisé, au-delà de 1.7° c'est complètement obstrué. Toutes ces indications ne sont valables que pour 100mm f/8. Un mot sur les oculaires. Estimation oculaire Orthoscopique Mittenzwei-Abbe moderne 12.5mm à f/16 en bino (lanthane SK16-SF1, source Vladimir Saçek) plage 436->644nm Angle diffraction limited : 38° soit 5/6e du champ Estimation pour le 18mm à f/16 : 30° de champ diffraction limited soit 2/3 D'autres oculaires plus complexes sont mieux corrigés° mais à ce niveau de grossissement, c'est la diffusion et les réflexions internes qui font la différence en particulier en contraste. C'est encore extrêment complexe de faire mieux avec plus de surfaces air-verre. En microscopie on utilise des formules de type oculaire Kerber à 3 groupes de lentilles très séparées pour gérer les reflets internes mais la qualité de polissage et de traitement de surface n'est à la portée que de quelques sociétés expérimentées. En astro, le monocentrique qui offre 26-30° autant corrigé à sa place en planétaire pour ceux qui ont une équatoriale performante. ° Thomas Back avait salué la sortie du Radian 5mm Televue il y a 20ans mais il était resté avec son Nikon o-5 et ses pentax, ses Tak... XO etc.
  2. C'est pas tout à fait ça, c'est pour obtenir plus d'angle utile, et donc plus de champ. le chemin dans la bino perd du diamètre de champ pleinement éclairé pour chaque mm parcouru. En planétaire c'est peu gênant, en général on grossit assez fort et on utilise quelques mm de diamètre au centre. Par exemple un oculaire de 10mm de focale et 60° c'est à peu près 10mm de diamètre nécessaire. Un ortho 18mm ça nécessite 14mm. Si tu as un backfocus de 120mm il faut déjà des prismes de 26mm à f/10 De plus pour les reflets, on garde 1-2mm de marge sur le bord du prisme. Avec des prismes de 22mm on a une pastille totalement éclairée qui est plutôt petite et sa circonférence peut être gênée par des reflets mal gérés 10mm utiles c'est un grand max. Pour les planètes, c'est parfait mais pour la Lune, l'éclairement au bord de champ c'est pas top. Sur mon MN68 qui est à f/8, j'ai un facteur de x1.3 sur mon OCA, je suis à f10.4 et je profite pleinement de mes oculaires 16.5mm 60°. Je fais de la nébuleuse étendue/galaxie avec des 32mm de focale (x50, 0.9° sans atténuation visible)
  3. Cela dépend de ton instrument, de son f/D d'origine. Ce n'est pas une barlow qu'il faut utiliser avec une binoculaire mais plutôt un OCA et mieux, un OCA télécentrique, surtout si le f/D d'origine est petit.
  4. Tu peux récupérer mais pas de suite, je pense que c'est quand tout est livré et qu'il n'y a plus d'encours Rien d'anormal pour Jauce. Les autres, je ne sais pas, c'est probablement mieux. La différence vient souvent des options d'expédition. Le logiciel de Buyee et Zenmarket est plus récent. Jauce, c'est plus rodé mais un peu à la traîne côté informatique. J'ai mes petites habitudes , le support répond assez vite et ils sont arrangeants. L'intérêt, c'est vraiment pour le vintage, il y a quelques produits supérieurs à ce qui ce fait mais qui sont introuvables ailleurs (dans le sens 10 fois moins fréquent au moins). Va trouver un oculaire pentax ortho en 24.5mm ... c'est le genre quête du Graal en Europe, pareil que les ZAO. (les 1"1/4, j'aime pas du tout, c'est uniquement le confort du à la taille du haut de l'oculaire). N'en déplaise au fan des oculaires modernes, c'est le genre de truc qui te botte le cul d'un Nagler, Delite, Delos, d'un ES, d'un pentax XW côté contraste et détails découverts. On en discutait récemment avec Christophe Pelletier, il n'y a pas photo, c'est un niveau au dessus. Et un ortho de qualité comme le vieux Meade RGO 4mm (clic le lien) ça tient f/5 au centre sur 20° et très piqué juste au milieu. (existait en 1979, c'est peu dire ...)
  5. Plus de détails sur la création du support personnalisé. Prix des matériaux : ~ 100€ et 2h de boulot et 15€ de petit matériel consommable (disque à découper Dremmel, forêt métal de 12mm, forêt métal de 6mm) La première version est finalement la plus aboutie. Le méplat qui cale l'anneau sur un rebord et une face plane, c'est finalement la meilleur idée : un vis à chaque anneau M5 ça suffit pour maintenir. Avec des anneaux More Blue, finalement un poil trop petit mais qui passe en 68mm ce n'est pas aussi précis que les Lacerta tub68. L'ergonomie est presque la même finalement, il faut juste une clef 6 pans creux si tu veux ajuster le tube en rotation : finalement on ne le fait pas 50fois quand on observe. Pour la fixation j'ai voulu faire plus solide : j'ai racheté un forêt de 6mm pour permettre à une paire de vis plutôt qu'à une seule d'attacher tout ça, mais au final c'est plus de boulot et pas très satisfaisant. Un bon coup de forêt de 12mm et quelques coups de lime c'était aussi bien pour enfouir une seule vis. (la vis centrale c'est juste pour montrer que j'avais refait pareil) Le mieux est l'ennemi du bien sur cette idée. ------------------- Pour information, instrument vendu à une personne du club vintage.
  6. J'ai administré plusieurs forums il y a plus de 10 ans, ce n'est vraiment pas un gros effort à faire avec Invision PowerBoard que j'ai connu bien moins abouti que ça. De plus, il me semble que maintenant pour mettre un message ou lire tu n'a même pas besoin d'être inscrit, j'ai râlé il y a un moment sur quelqu'un qui ne vient que rarement et critiquait mes remarques sur Occaz Vintage, il n'était même pas du club. On est juste dans une section moins visible du forum mais il n'y a pas de différences. La preuve : la modération nous déplace un sujet pour qu'on se débrouille avec. Je suppose qu'un lien a été mis temporairement sur la section d'origine.
  7. Elle est arrivée aujourd'hui. Le PO a pris un léger coup, j'ai redressé la tige, graissé, réglé la tension : le mouvement est régulier. Il y a de multiples baffles : (au moins 5) Bien entendu : inspection optique et nettoyage. Pour rappel : c'est le niveau apochromat (sauf la prologation vers le violet) réglé à la façon Zeiss des années 50 : ~ 480-644 raies Cadmium (à la place de FC hydrogène) au niveau diffraction limited. La correction par rapport à Conrady qui est 500-620 : elle est au-dessus à 0.88 de strehl (l/5 de 500 à 630nm au lieu de l/4 sur 500-620 pour les Conrady) Comparaison théorique avec focus raie D pour tous (recommandé constructeur) et ajout focus 595nm pour la TS65. La correction sur la plage visuelle dépasse la norme. (on doit conserver l/8 = 0.95 strehl près du pic de sensibilité à 555nm Le test sur le jardin : après quelques secondes, on comprend le plus par rapport à un achromat haut de gamme. C'est plus découpé dans les verts et bleus, le brun est plus réel. Globalement, l'impression de relief est plus présente. Ça me rappelle mon apo d'il y a 6 ans. C'est confortable pour l'oeil. x200 en terrestre sans problème, c'est même utile pour les détails. (poussée à 250x avec un TMB Burgess planetary 4mm : ça tient encore, là on atteint pareil que la Mizar 60/800 mais la gestion du chromatisme fait la différence) Impression générale : c'est un tank comme la Astro Optical Cp. M80. Elle est bien plus lourde que la Mizar 60-800. Le tube est roulé soudé, le pare-buée est massif (2mm épais) Le niveau de finition opto-mécanique est au-delà du nécessaire. Seule la crémaillère me parait un peu en retrait de ce que je connais de Tak mais celle-là est déjà pas mal du tout (similaire à Vixen dans le concept) Le tube a trois tailles en sortie : M43 en direct / M36.4 adaptateur / 24.5. On peut y mettre un coulant 1"1/4 / M36.4 (TS Optics) Le PO est bien aligné et le vissant M36.4 me permet d'y visser le laser made in Japan pour collimater l'objectif. Pour la cellule, la gestion de la dilatation est prise en compte. Optique : les verres sont débordés et noircis (pas d'alignement nécessaire). Le coup de chiffon pour enlever la poussière dans le tube et c'est pas mal du tout. Le chercheur : wow c'est une mini TS65 au niveau qualité. Montant dépensé pour ce tube : 425€ (pas d'anneau, pas de queue d'aronde) ------- PS : je suis atterrée, un cornichon sur Astrosurf me propose de l'acheter pour faire du solaire avec. Achèteriez vous expressément une TOA 130 pour faire ça ? Enfin bon, à y réfléchir, c'est que je connais un autre cornichon de haute volée qui l'utilise pour ça... Mmmm (6h +tard, jugement un peu rapide)
  8. A relire les anciens, dans leur contexte technique de l'époque, on comprend mieux leurs choix, parfois alambiqués. La théorisation du chromatisme par AE Conrady. Cela se situe grosso-modo 25ans après la publication du recueil technique des ateliers allemands vers 1903 (publication dirigée par le Dr M von Rohr, avec participation de S.Czapski, A Konig, tout ça avec la bienveillance de C.Zeiss, O.Schott et E.Abbe) J'ai récupéré des informations historique provenant du livre d'A.E Conrady rédigée en 1929, rapportée par Rudolph Kingslake (Eastman Kodak) Voice une comparaison des dispersions chromatiques des achromats de la fin du 19eme siècle au début du 20eme siècle Le verre Hard Crown 1203 de la firme Chance (liée à la famille Feil-Mantois) a été réutilisé et recomposé chez Schott en Balk3, ce verre très célèbre est maintenant disparu. En rouge : Siegfried Czapski en a fait la fameuse formule Zeiss E littrow fabriquée par les ateliers berlinois et mise en tube chez Zeiss au début de la société. Une fameuse planétaire extrêment piquée car très facile à contrôler. (3 courbures identiques et face arrière plate : le rêve de l'opticien). Schott & Genossen existe mais n'est pas leader du marché des verres. (cité en dernier) Quand la formulation de la condition des sinus pu être découverte par Abbe on a pu en faire des aplanats FC. En bleu : la formulation en aplanat (pas de coma) combinaison différente avec le verre Dense Flint de la maison Chance. (D332 chez Parra-Mantois et F13 chez Schott). C'est un équivalent de Balk3+F13 chez Schott, plus cher. En vert : après la guerre ce verre n'est pas présent au Japon, les objectifs sont réalisés avec la combinaison de verre la moins couteuse : équivalente au BK7-F2. Les achromats perdent 10% en dispersion bleu-rouge après la guerre de 1940-45. --------------- Sur la neutralité couleur du calage des instruments. Voici également un partie du texte que Danjon et Couder reprendra, expliquera et complètera dans Lunettes & Téléscopes en 1935. Conrady fit allusion à l'épaisseur des verres des grand instruments de plus de 50cm qui filtrent un peu de violet et de bleu. Il est bien fait référence à ce que le pouvoir résolvant peu être impacté par la présence de couleur parasite (côté bleu comme côté rouge) Un autre fondamental, la provenance du CA-Ratio, qui date l'époque de John Dollond plus d'un siècle avant. -> Le critère de Conrady que l'on considère suffisant pour exploiter au maximum un instrument, à l'époque ou il l'a formulée. Comme on le constate, il n'est pas basé sur l'association F2-BK7 qui est 100% germanique en 1929 et encore en 1935 (D&C) mais sur la référence des verres astronomiques de l'époque. Le borosilicate est un second choix. Je dois dire que c'est une demi-surprise pour moi de constater qu'en 1935, ce n'était pas les allemands qui était leader sur les instruments astronomiques. La sortie du Zeiss AS par August Sonnenfeld en remplacement de l'objectif A (après l'abandon du verre BALK3-BALK2 pour le BK7) se situe vers 1926. Ce sont des dates pivots sur l'essor de l'optique allemande. L'objectif pivot représentant la norme de l'achromatisme est l'achromat de 3" f15 (76mm/1143mm) en 1203 Hard Crown + 360 Dense Flint de chez Chance, souvent décliné en 76/1200 au début des lunettes japonaises, sans doute pour raison de marge technique pour le calage et de moins bonne qualité de la combinaison optique. (Résidu chromatique un peu moins bon : 2.7 au lieu de 2.35 pour une 80-1200) Ca plaisantait pas à l'époque ! AE Conrady place le résidu chromatique proche de 2.3 pour la parfaite correction avec la référence d'une 3", mais on gratte peut-être un peu trop sur les chiffres... vu qu'une 130mm f15 ça laisse une impression très légère de chromatisme, on est presque au double. AE Conrady explique aussi un subterfuge pour masquer le violet et le bleu dans sa formule de calcul algébrique des petits instruments : Pour les instruments terrestres, on aboutira à la généralisation du calcul et l'utilisation d'une autre méthode de contrôle quelques années plus tard chez Zeiss : les raies cadmium 480 et 644nm plutôt que les raies hydrogène. Dans le paragraphe du livre, il expose et synthétise l'état de l'art expérimental des réglages de microscopie, d'objectif de recherche, d'astronomie... Ci-dessous Conrady expose sa méthode de correction supplémentaire qui prend en compte la plage g'f (434-486nm), dite "bleue" et début du violet. Sa méthode translate la correction vers les couleurs chaudes (surcorrection) ou vers le bleu (sous-correction) Danjon et Couder reprendrons cet exemple de surcorrection (sans donner de méthode de calcul plutôt indigeste) pour l'astronomie §37 page 108 et §38 page 111 de lunettes & télescopes : Danjon Couder P107-114.pdf En résumant, meilleure est la tenue dans le bleu : plus on peut caler bas. Il faudrait que je le fasse pour montrer le décalage de surcorrection par rapport à 0.5555 um mais on verra plus tard si les questions se présentent. (voir plus bas) ---------------------------- Des commentaires de 1914 par Stanley sur les verres optiques, pas très gentil pour Schott en page 17. -------------------- Annexe après calculs selon l'équation de Conrady, le réglage optimal du minima focal, pour une restitution de la blancheur de l'image, pour des petits réfracteurs (<<50cm) réalisé en N-BK7-F2 se fait avec ces valeurs : vNBK7-535=65.383 , vF2-535=36.595. On l'obtient à 548.5nm, soit une sous-correction qui correspond (à l'épaisseur du trait) au réglage Zeiss F'C' "on foot" pour l'utilisation terrestre. Il y a des variations mineures suivant les verres mais grosso modo, Schott fourni de nos jours un des meilleurs verres F2. Attention, ce n'est pas le N-F2 qui est la version modernisée pour d'autres usages. Pour la dispersion, Hikari et Ohara propose des variantes qui ont des propriétés intéressantes pour l'équivalent du N-BK7. La vieille version du BK7 citée par UWE Laux "U_BK7" ou alors le O_BK7-O semble un peu mieux adaptée au F2/O_PBM2 : Schott et Ohara (O_PBM2Y) l'ont conservé. A propos des instruments : les Zeiss E ont leur réglage bien plus bas vers 563.5nm (+15nm), donc explicitement planétaire. Le focus de la raie e et au même niveau que la raie d pour optimiser le(s) piqué(s) visuels dans le jaune-vert, jaune et jaune-orange.
  9. Il semble après plusieurs achats que cette forme soit standard sur les 80-90-102mm au moulage d'adaptation au tube près. Celui de la 80 et de la 90 sont identiques. C'est le barillet de la 90mm qui est plus long et plus gros pour faire un piège à lumière et que ça ne vignette pas dans le tube standard. Le tube standard Vixen pour les 80 et 90 fait 86.4mm (3.4") de diamètre interne : les 0.4mm m'ont déjà causé quelques déboires. Tout d'abord la crémaillère et le pignon : c'est un 14 dents, le plus petit que j'ai jamais vu. Il faut un très bon tour pour usiner cela. La course est de ~21.5mm par tour. Pour les manoeuvres à 1/64°° par tour ça fait +/- 1/3 mm, c'est bien pour f/12° ou plus mais ça manque de précision à f/11 et moins sauf si on règle bien la tension pour faire façon "toucher de plume" C'est la raison de ce démontage. ° la sensibilité au défocus est de +/- 0.227mm pour f/10 et varie au carré du rapport d'ouverture N=f/D °° je pense que tout le monde à la sensibilité dans les doigts pour tourner la molette à la précision de l'aiguille des minutes sur un cadran de montre ou d'horloge. J'ai pas vérifié mais cela doit être à l'échelle du crantage de la molette, ça devrait parler à la plupart des utilisateurs. Donc là, je parle de pouvoir régler un peu en-dessous de ce niveau de précision. Pour information sur une molette de 4cm de diamètre : 12.56cm de circonférence, ça fait 2mm de mouvement sur la circonférence. On est démultiplié par ~1/6 en linéaire. A retenir PO Vixen : 1mm sur la circonférence <-> 0.17mm sur la crémaillère ~ 0.28 lambda à f/11.1, ou passer de piqué max à 0.75 de strehl et de piqué max à 0.91 strehl à f/D15. C'est important d'avoir du doigté à fort grossissement : dés x1.6D à f/15 et même x1D à f/11.1. Le guidage et le glissement sont bien gérés par une association bi-métal acier chromé sur aluminium (alpax) dans le tube moulé. On notera l'allègement poussé que l'on peut faire en moulage de fonte d'aluminium : cf l'épaisseur un peu plus poussée pour la visserie. Le mouvement par le dessous nécessite que le pignon soit bien positionné. Dans mon cas il manquait des rondelles pour réduire l'appui des 4 vis qui tiennent fermement la plaque qui pousse l'axe. J'ai compensé avec deux épaisseurs de rondelles, probablement 1mm (quand même). L'axe grippait sur cette plaque et poussait le pignon sur la crémaillère au point de repousser le tube. Il y avait du tilt que je me suis expliqué plus tard. Probablement un entretien raté : les rondelles d'ajustement sont nécessaires. Le précédent propriétaire avait également un peu trop dégraissé. Sur les crémaillères, une graisse épaisse est nécessaire pour diminuer les backslash du jeu nécessaire entre les dents, même si c'est un hélicoïdal. Bref, dégraissage complet des parties durcies de la graisse avec de l'alcool : on enlève tout ce qui est crado. Ce n'est pas de la graisse noire mais un agglomérat inefficace avec le temps. Ensuite on ajuste en laissant un petit jeu à la précision voulue : ici moins de 1/10eme de mm. Une crémaillère hélicoïdale peut faire bien mieux. Et pour finir, on remplit tout l'engrenage à la graisse d'étanchéité silicone. (grade 3-4 ngli). Il semble que ce soit le standard sur les PO japonais que j'ai croisé : une graisse normalement transparente très collante et thixotropique (freine au démarrage du mouvement puis devient fluide). Ca ne cliquette plus et ça devient vide doux en réchauffant la graisse en quelques mouvements. Ensuite, le serrage. c'est un patin bi-matière type papier imprégné comme dans les joints de lavabo, sur lequel est collé un morceau de plastique flexible. C'est une feuille possédant des rainures (5-6) qui peut s'écraser sur quelques dixièmes de mm. La tension vient principalement de l'écrasement de cette partie qui freine le tube dans son mouvement. La crémaillère, elle, n'oppose quasiment pas de résistance au glissement. Deux réglages de tension par vis 6 pans creux sont présents devant la molette plus imposante de blocage de la course du PO. Egalement ça tient la partie papier en place : les pointes des vis rentre dans la masse brun-orange pour éviter qu'elle change de place. Ce n'est pas fixé par collage. Attention c'est fondamental pour un bon fonctionnement. Le réglage se fait à votre goût, néanmoins, celle la plus en avant doit être préférablement amenée juste à contact pour commencer. On maintient le tube contre les glissoirs et on visse jusqu'à rencontrer de la résistance. On procède idem pour la vis du milieu. La position la plus lâche, force d'appui minimale : le po ne doit pas tilter. Dans ce réglage il bouge tout seul avec un faible effort si on le pousse ou tire manuellement. Ça ne convient pas pour des oculaires au-delà de quelques grammes et la MAP tiendra difficilement à la moindre vibration. Serrez par étape de 1/4 de tour sur les deux vis jusqu'à ce que vous soyez satisfait. La goutte de vernis à ongles transparent peut la aussi servir, mais ne "bloquer" pas avant une session d'observation. Qualité opto-mécanique : une bonne surprise. Le tube fait 20.5cm de long et il est blaffé 3 fois en entrée côté tube. Deux baffles de 34mm je pense et un première un peu plus large de 35mm je pense située à 1.5, 5.5 et 10.5cm du bord. Le filetage est un M43 femelle sur 1cm de profondeur. Il existe un adaptateur assez cher chez Baader M43/T2 et particulièrement mal ajusté par rapport au M43-M36.4 livré avec la lunette. C'est le deuxième que je commande et il grippait tous les deux, j'ai du limer l'adaptateur : la rectification du filetage n'a pas été faite sur les pointes. On peut donc compter sur un champ pleine lumière un peu plus gros qu'avec le coulant 24.5 qui se limite à 18mm sur le plan focal. Probablement entre 27 et 29mm. La baisse de luminosité n'est pas censée être sensible sur l'erflé 32mm qui est donné à 65° donc l'Ortho & Kellner 40 passent également. J'ai un petit doute sur le champ du Kellner 50 mais c'est rarissime alors... edit : je rajoute que je ne me souviens pas du bafflage sur le PO de ma 102M, je ne sais pas si il a été enlevé ou si c'est natif. Quoi qu'il en soit ça monte le diamètre à ~42mm et probablement le champ PL à 32/34mm. Je me souviens de ce chiffre pour avoir monté un erflé Edmund Scientific qui ne donnait pas d'impression de vignettage. Donc dans l'ensemble un PO conçu pour les 80/910, 90/1000 et f/D 11 et plus long. Il faut l'entretenir de temps à autre si il devient dur, probablement du à de la perte de graisse. J'en ai trouvé facilement à Bricomarché. Du bon matériel bien conçu, ça tient bien 700g, peut-être 1kg sans broncher, au-delà faut prendre le modèle en M60 du R200SS (le newton astrographe). Largement suffisant pour mettre mon RC 2" avec l'adaptateur M43/T2, un coulant T2-2" le RC 2" et mon hypérion 36mm. Ca fera peut-être pas le champ non vignetté au bord mais sur une 90/1000, ça fait l'accès sympa au grand champ (1°40' d'arc avec pleine lumière, peut-être 2° ou plus avec un peu de perte)
  10. J'ai été fort occupée avec l'Astro et surtout la Mizar 60/900 qui a trouvé un utilisateur. Je peux enfin m'occuper de moi. Le 1er Novembre ... j'ai posté ça en MP. "ce soir ma proprio. qui passe au moment où je suis en train de viser Vénus en croissant avec la 90mm que je viens de caler. Elle se relève et elle me dit : "mais elle est où la Lune ? elle s'est caché derrière l'église ?" *ptdr* ... "Non c'est Vénus qui est un peu plus loin." 😊 Ensuite pointage Saturne (anneaux et bandes) 🙄 ... *** sans voix *** (son chien tourne la tête, se demandant ce qui se passe) Et Jupiter : "le manège enchanté : oh il y a du rose et du bleu autour du jaune 💗 "Mwarf", le chien qui se met à aboyer en concert avec l'excitation de sa maitresse. (son chien ressemble à Pollux du manège enchanté) John Dobson serait fier de ça lui qui sortait à L.A. avec son scope peinturluré. 5mn de plus c'était l'émeute avec mon voisin qui fermait les volets prêt à descendre vérifier tout ça." Elle est plus imposante que ce que la photo laisse penser, c'est un scope solide, très bien bafflé. Je n'ai pas pu encore l'exploiter avec le temps pourri ou la fatigue depuis 10 jours. Elle me console de la TAL 100RS que j'ai du vendre à cause d'une tuile sur mon véhicule alors que je me récupérais à peine de mon déménagement. Je dirais que j'en attends beaucoup, elle est très bien corrigée, un cran au-dessus d'une Meade FH 90/1000. J'avoue que Vixen a eu tord de laisser tomber ce modèle ou de le négliger, ça fait quand même 3 objectifs Vixen nettement sous-corrigé que je recale (un vieux 60/910, 80M, 90M). C'est pas énorme comme défaut mais par rapport à l'astro M80, ça mérite de passer une à deux heures dessus, ça fait plaisir d'atteindre le niveau excellent. On sent que la concurrence chinoise a cassé la baraque dans les années 1990-2010. +0.4mm de cales étain à ce diamètre c'est non négligeable, ça a fait sortir du bleu et amélioré la saturation des couleurs. Une bande équatoriale de Jupiter qui passe de brune à rose saumon caractéristique de ce que la Telemator C63/840 me montrait un jour de super ciel : c'est de la bonne séparation des couleurs. La voisine totalement inexpérimentée qui me sort ça au premier coup d'oeil, ça fait immensément plaisir : je ne touche plus à cet objectif ! Reste à trouver l'occasion de la sortir du centre ville pour aprécier ça.
  11. J'ai reçu une M80 à restaurer de la part d' @pancho61 Ca impressionne... -------------------------------------------------------------------------------------------- Déballage du tube : 3,4" intérieur, comme Vixen mais ... plus épais. 3 baffles rien que le tube, le dernier est petit : ~40mm clairement pour du planétaire. Le focuser est monstrueux (tube >50mm) et il est bafflé à demi-diamètre au premier tiers (comme les Scopectech apparemment) La cellule est un modèle d'anthologie, à refaire. La lumière lambertienne (diffusion du fond de ciel) est bien piégée. Il y a juste un petit démarrage de champis à enlever dans l'entreverre, j'ai pu enlever rapidement ceux qui sont sur la face intérieure, c'est typique des flints au plomb d'avant la réforme éco. C'est donc un PBM2Y/F2HT à grande homogénéité et dispersion améliorée au lieu du F2/N-F2 standard. Je ne pensais pas voir ça pour un objectif de 80mm. Je n'ai pas de repère de caractérisation pour le crown, il est juste impeccable. Le traitement Mgf2 est visiblement adapté à chaque verre et ça filtre un peu : le doublet semble rendre un peu "café" la lumière de la lampe du plafond. Pour faire peur : la cellule fait 13cm, le pare-buée est immense. Tout est surdimensionné comme pour un objectif de 100mm sur les instruments plus récents. Malheureusement le pignon du PO est cassé net (choc), je vais devoir le faire refaire ou le réparer.
  12. 3 grands réfracteurs célèbres étalés sur 100 ans de fabrication 1) Le 243mm f18 de Josef Fraunhöfer, planétaire, calé sur la raie D jaune-orange du sodium, installée à Dorpat achetée en 1824, fabriquée par Utzschneider and Fraunhöfer, Munich A Postdam, observatoire royal en 1878 2) Le 298mm f18 de Schröder & Repsold (même fabricant que l'observatoire de Strasbourg : Merz Optical Shop Germany), calée grand champ ~530nm, pour la photographie du projet carte du Ciel (plage raie D à Oiii) 3) Le 207mm f15 "moderne" de Thomas et Howard Grubb, calée jaune-vert 550nm On notera les calages chromatiques complètement différents. source, annuaire du Bureau des longitudes, 1915 par G.Bigourdan (lui-même) Howard Grubb (le fils en 1928): L'observatoire royal de POTSDAM : -------------------------------------------------------- La lunette de Fraunhöfer en détail à Dorpat : réfracteur âgé de près de 200 ans ! Le modèle de la monture équatoriale allemande : les EQ Ce réfracteur était utilisé pour l'observation de Mars pour lequel il est très adapté. fraunhofer_great_dorpat_refractor.pdf FH_great_dorpat_refractor.pdf
  13. Pour les amateurs de bricolage ou ceux qui veulent restaurer des achromats anciens et les équiper, je suis en train d'établir un contact, un pont avec nos lointains japonais qui ont remis en route les machines à polir des années 80. Je ne suis pas commerçante pour le moment, il s'agit de s'approvisionner en commande groupée. Nous avons un facilitateur de luxe, l'ancien directeur de Magellan Science, retraité, mais qui comprends notre envie et a toujours la fibre astro. J'ai rédigé un article complet sur le concept de "système optique" de ces réfracteurs de ces années là car Takahashi nous a fait une grosse surprise cet automne. Ils viennent de relancer le concept d'achromat et ses accessoires avec la Starbase 80 qui n'est pas en vente en Europe pour le moment. C'est une chaîne complète, il faut s'y connaitre un minimum pour comprendre que l'instrument est lié à ses accessoires. Je vous mets un lien vers le forum d'à côté ou j'ai écris plus de détails. http://www.astrosurf.com/topic/130147-takahashi-starbase/ A noter que je ne souhaite pas mettre les pieds dans le pré carré de Takahashi et sa 80/800 qui est une lunette azimutale d'initation de qualité. Je peux le faire mais ayant une expérience en optique, je préfère proposer sur ce créneau du 80mm classique. Un instrument pérenne et bien équilibré au dessus en robustesse optique dans notre France bien turbulente et au ciel quelque peu pollué. A suivre un test sur une commande d'oculaires, barlow, renvoi coudé sélectionné qui va être conclue dans les jours qui viennent. N'hésitez pas a poser des questions d'ordre général ici ou par MP.
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