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lyl

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Messages posté(e)s par lyl

  1. il y a une heure, Manu45 a dit :

    J'avais pas fait attention hier en naviguant sur leur site mais les newtons proposés sont aussi avec un f/d entre 7 et 8 à la 115/900.

    C'est le TAL-1 "MISTAR" : 110/806. Il a été très populaire.

    C'est un diamètre fétiche pour des instruments réflecteurs "simples". J'évalue l'obstruction entre 20 et 25%, elle est amenée au minimum pour permettre 96' d'arc (1.6°)de champ de vision à 60% de vignettage (limite de ce qu'on ressent)

    Ça n'a rien à voir avec les catadioptres tout petit comme le VMC 110L, le C5  de 127mm qui sont fort obstrués et plus longue focale.

    Meilleur contraste à la clef et diamètre passe-partout : "instrument de balcon". Une bonne alternative à une lunette achromatique de 100mm f/10 car plus court/maniable, pas de chromatisme.

     

    Premier avantage pour ce "petit instrument" : il est moins exigeant à collimater grâce au miroir sphérique.

    Le piqué maximal théorique est moins bon mais le type de fabrication permet une réalisation régulière et douce, donnant une belle image avec un fond de ciel très sombre.

     

    Deuxième avantage surprenant pour les grossissements, il tient la dragée haute face aux paraboliques avec ses 1.5D prévu.

    C'est la particularité du diamètre, la parabole est moins nécessaire : curieusement en bord de Lune, sa coma est moins importante qu'avec un parabolique° !

    Le plössl + barlow sur f/D 7.3, c'est : 160x et ça passe superbe.

    Par contre, faire de l'étoile double serrée, ce n'est pas idéal : il y a résiduel d'aberration sphérique qui le limite un peu au centre.

     

    Comme il a une surface très douce (le fabricant NPZ est doué), c'est un excellent instrument pour la découverte des Messier.

    Le prix reste élevé à mon goût également : il y a eu des occasions à 200£ il y a quelques années. Le prix bénéficiait de la dévaluation dramatique du rouble.

    Mais en faisant le compte :

    des accessoires excellents oculaire et barlow du niveau supérieur à Televue, chercheur top

    qualité de fabrication : optique stable, détails et robustesse mécanique.

    on peut se laisser tenter.

     

    °On peut toutefois compter facilement sur un strehl 0.85 en bord de Lune contre 0.81 pour les paraboles... un peu paradoxal.

     

    Il y a des images prises directement à l'oculaire qui sont à tomber dans la vidéo.

    https://www.youtube.com/watch?v=z2lrEVFSsHY&feature=emb_logo

    https://www.youtube.com/watch?v=YNAY-RmHUzA

  2. Je relaie pour les possesseurs de TAL principalement

    Bear Optics est sur site à Novosibirsk, il a des pièces détachées pour la marque.

    Ceci peut également intéresser quelques bricoleurs.

     

    Citation

     

    Thank you very much!

    Purchase buttons added.

    Also, anyone interested can contact us about purchasing spare parts for telescopes.

    Some of them are not included in the manufacturer's price lists, but can be purchased individually.

     

    Konstantin

     

     

  3. Les accessoires TAL.

    C'est un peu de publicité, mais ça fait quelques années que l'on boude le matériel russe vu de la France...

    J'ai fait partie des black-boulés à la douane quand j'ai acheté mon maksutov newton, c'était à l'époque de la fâcherie Russie/France entre Poutine et Hollande et j'avais laissé tombé l'achat d'accessoires pour équiper mon Intes.

     

    Je vous informe que Bear Optics a de nouveau activé un peu de stock, du neuf et un peu de vieux.

    J'ai pris contact un peu par hasard avec Mr Kuzikov : il a fait un petit toilettage de la partie TAL de son site.

     

    J'ai écris quelques lignes sur le site d'en face, mais ce n'est pas nouveau : c'est connu depuis quelques années pour les oculaires et quelques instruments.

    Le matériel est rustique en apparence mais c'est fabriqué avec le soucis des détails techniques.

    Je vous remets en mémoire les deux articles de Bill Paolini sur les oculaires.

    The TAL Super Plössl (William Paolini)

    http://www.talteleoptics.com/images/TAL SWA-UWA Review.pdf

    Mon vieux post réactualisé récemment :

    http://www.astrosurf.com/topic/117554-deux-modèles-plössls-kitakaru-et-tal/?tab=comments#comment-1848063

    Le site : https://bearoptics.com/telescopes-tal/

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  4. J'ai vu ton post sur CN, ça me fait sourire de voir la première réponse honnête de Don (que je cite) et juste après l'énormité que Monsieur double foyer a sorti.

    Enfin bon, le 5.5 est bon a f/5 en astro étoiles doubles et amas d'étoiles, pas de problème de piqué sauf tout au bord, 60° bien utilisables. C'est une version proche du pentax XF classique, pas trop poussée. Je ne l'ai pas étudié en lunaire et planétaire, pour vérifier les reflets, c'est pour ça que je suis restée en retrait.

    C'est ma sœur qui l'a avec une Vixen 102M, justement pour ça et ne s'en est jamais plaint.

  5. Le forum sert beaucoup à ça mais ça reste encore un peu brouillon sur les protocoles de test, et les astrams ne peuvent pas tout acheter.

    Le matraquage publicitaire est franchement pénible.

    Dans le temps on avait quelques formules simples et surtout on faisait confiance à une solution de fabricant qui ne changeait pas toutes les cinq minutes. De nos jours, avec la vulgarisation et "l'interopérabilité" putatique des accessoires, c'est à celui qui en vendra le plus et écrasera tout le monde, sauf quelques valeurs sûres.

    Mais en général tu payes bien cher ce qui fait largement au-dessus de ce dont tu as besoin. (c'est censé rassurer)

    En planétaire, comme je connais un peu c'est agaçant de sortir une belle machine de guerre sur un petit diamètre (300€ et +) alors que pour ton petit instrument tu as souvent plus simple et plus efficace pour moins de la moitié.

    On ne peut pas apprendre tout à tout le monde, ça nivelle un peu par le bas, prend du pognon dans la poche des noobs et ça favorise les gourous.

    Un petit passage sur un bon site d'observation il y a 10 jours ... un TMB planetary (Burgess) qui met sa claque à un TV Radian de même focale ... ça pique un peu...

    Surtout que c'est l'inverse dans l'instrument à côté et qu'au final on observe quasiment la même cible avec une qualité proche.

    -------------------

    Sagesse de vendeur honnête...

    https://www.cloudynights.com/topic/711455-long-perng-what-differences-between-their-ler-eyepieces/?p=10247311

    Citation

     

    Publié aujourd'hui, 09:07

    Appeler un oculaire "planétaire" est une chose marketing qui n'a rien à voir avec l'oculaire.

    Non, ils ne sont pas spécialisés pour un usage planétaire, mais comme tant d'oculaires ont des champs plus larges de nos jours, quiconque fait

    un oculaire de champ plus étroit peut les appeler ainsi pour des raisons de marketing.

    Ils ont un long dégagement oculaire, donc orienté vers les personnes qui en ont besoin, mais il n'y a rien de spécial dans la conception.

     

    Je vous invite a lire dans la section l'Astronomie Vintage la démarche des années 1950 de la Société Astronomique Française à propos des accessoires adaptés à l'instrument de référence. Vous verrez à quel point ça tâtonne dans tous les sens. 3-4 ans avant de finalement se décider.

    https://www.webastro.net/forums/topic/183435-rétrospective-commision-des-instruments-saf-la-barlow-et-les-oculaires/

     

  6. Il y a 9 heures, Alhajoth a dit :

    qu'est-ce qui permet de dire qu'un oculaire est planétaire ?

    Pas ce qu'en baratine la plupart des marques génériques.

     

    L'observation planétaire est une catégorie bien à part de l'observation du ciel.

    On observe des surfaces, pas des points.

    On observe des éléments colorés sur une plage chromatique étendue : la Lune n'en fait pas vraiment partie car le pic de luminosité lunaire fait que l’œil se cale sur une bande plus étroite dans la plage de couleur et est centrée un peu plus haut (exemple de la grande lunette de Strasbourg taillée par Merz vers 1880).

    La richesse colorée des planètes impose une plage plus vers le jaune orange et plus large. Mais pas aussi large que la plage des nébuleuses qui va de F(bleu 486nm) à C (656nm). La plage importante est plutôt centrée sur 570-595nm

    A gauche le centrage de la lulu de Strasbourg, A droite la recommandation de Danjon & Couderc.

    Strasbourg486-7000.thumb.jpg.c2f9704f914708346724377b9c46d657.jpg115-lunettes-telescopes-3.jpg.8dae210750888ac478b45035f7b611d4.jpg

    Une surface illuminée pose plus de soucis de discrimination de contraste que deux points lumineux. C'est plus difficile de distinguer des marques sombres sur du clair que l'inverse. (environ deux fois moins de résolution de l’œil)

    De plus les contrastes sont souvent faibles plutôt de 10 à 20% parfois 30-40% sur le terminateur lunaire. Pour les étoiles c'est du 100% bien sûr.

    Le grossissement / l'illumination.

    On considère la plage des grossissements planétaires comme allant de 1.1D à 2.7D (Rutten & Van Verroij), soit des pupilles de sorties de 1mm ou moins.

    C'est faible par rapport au fonctionnement normal de l’œil. Heureusement l'illumination des planètes majeures le permet.

     

    Dans ces configurations apparaissent des problèmes spécifiques qui font ressortir des difficultés au niveau des oculaires. Principalement préserver le contraste.

    - les flare et halos des surfaces brillantes hors d'axe ou en bord de champ, spécifiquement quand la Lune est présente ou que la surface illuminée comprend une grosse portion éclairée. Des reflets sur les surfaces hors lentilles.

    - les images fantômes : reflets à la transition des surfaces polies.

    220px-CCTV_Lens_flare.jpg image.png.880fbe3e02d512883dad9aa85742502c.png

     

    Spécifiquement pour les petites pupilles, la fabrication optique fait apparaître plus fort ces défauts :

    - l'éparpillement : cette fois dispersion aux transitions air-verre ou moins grave aux interfaces entre deux verres (saut d'index)

    - la diffusion : dans le verre non homogène ou si présence de micro-bulles.

    image.png.eb3b09016bb27d0ac749261db272a24f.pngimage.png.a0338a13f027b52dcc21c58bb23f9092.pngimage.png.b56ef342daccd854c41ff1ab0a2b351b.png

     

    Le confort de mise au point :

    - la platitude du champ dans l'angle observé : on considère que l’œil ne doit pas faire d’accommodation forcée de plus de 0.63dpt pour atteindre 80% de son piqué. C'est très difficile avec un angle d'observation élevé (l'arrêt de champ, zone de forte transition attire l’œil en tant que repère). Ça évolue avec le carré de la hauteur sur le field stop. (carré de l'angle)

     

    Comme dit plus haut : une uniformité de la correction chromatique sur une plage étendue avec un soin apporté entre le vert, le jaune et l'orange-rouge. Les grands champs ont une correction plutôt dans le bleu-vert (pour la sensibilité des bâtonnets et non des cônes)

     

    Donc à vérifier :

    - bafflage et éliminer les effets spéculaires (arêtes dures : préférer surfaces arrondies ou satinées). L'aluminium anodisé n'est pas idéal pour la cellule interne, le bronze vieillit mieux ainsi que certains polyacétate utilisé dans les appareils photo (Delrin)

    - field stop net et visible (repère positionnel), sans reflet spéculaire.

     

    - pas d'image fantômes : traitement anti-reflet efficace, conception adaptée.

    - pas/peu de diffusion air-verre : polissage supérieur et traitement anti-reflet non éparpillant (parfois antinomique avec la ligne précédente)

    - verre optique homogène : pas toujours possible avec certains verres "très lourds" mais difficile à cause des secrets des formules optiques

    => En général on s'en sort bien avec 6 à 8 surfaces air-verre (10 si f/D très court), en comptant la barlow intégrée comprise si f/D court et des traitements anti-reflets bien contrôlés, le mieux est parfois l'ennemi du bien si il y a beaucoup de couches.

     

    - courbure de champ contenue (pour l'accommodation : pas trop compliqué) ainsi que surtout la distorsion (reconnaissance de la géométrie des formes) pour éviter l'effet boule qui roule. (très important en binoculaire : 10% max recommandé)

    - piqué au f/D utilisé (astigmatisme, aberration sphérique principalement) très élevé sur la zone centrale et maîtrisée jusqu'à une vingtaine de degrés : pas de piège sur le bord de champ proposé. On doit rester meilleur que la résolution de l’œil qui tourne dans son orbite.

    - gestion chromatique : plage planétaire, qui est plus restreinte que grand champ mais gérant correctement les zones de sensibilité aux teintes de l’œil 480-500nm (faible résolution mais ne pas laisser filer) et surtout 570-595nm, en contrôlant bien les proches couleurs à côté (546-628, raies e et He-Ne)

     

    Certains critères ne sont décelables que par les retours d'expérience car jamais bien expliqués par les constructeurs qui cachent beaucoup de paramètres et ne vantent que des utilisations d'innovations techniques.

     

    voir aussi ce sujet en anglais https://www.cloudynights.com/topic/710025-a-practical-planetary-eyepiece/

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  7. Le 06/06/2020 à 19:46, Michel Boissel a dit :
    Par contre, je n'ai jamais eu l'occasion d'en recoller. Je viens de relire dans le Dodin les techniques de collage.
    A mon avis, ça vaut le coup d'essayer. Il faudrait d'abord se faire la main sur des petits doublets sans valeur avant d'attaquer les Clavé.

    Merci Michel pour ce manuel de Dodin.

    Comme je l'ai écris sur Astrosurf, les lentilles Clavé ont toujours été soigneusement débordées° et la tolérance est très fine dans leur fût.

    En procédant avec propreté et le minima de colle / beaume, on peut les réinstaller dans leur fût, espaceurs compris et à sérrer sans pression exagérée.

    A sécher 24h en position puis contrôle, en espérant que rien n'a bavé. Ou à défaut : pas grave d'avoir un peu huilé le fût quitte à nettoyer ensuite la lentille avec un simple liquide vaisselle.

    L'excédent de colle peut partir à l'acétone que j'utilise avec parcimonie tellement c'est agressif.

     

    ° : centrées --> collées et mise sur support dans l'axe optique pour être rognée au tour pour par meule à leur rayon précis

    img_3?1306169813

  8. Bah faut regarder sous la jupe.

    http://www.astrosurf.com/topic/117554-deux-modèles-plössls-kitakaru-et-tal/?do=findComment&comment=1845605

    Je garde en général des photos : ES 62° 5.5, celui-là semble avoir un baffle de plus pour éviter un reflet à l'extrémité.

    Mais ... 60° génère plus de soucis de bafflage que 42 ou 50 c'est sûr, peu importe l'effort effectué et ça coute son prix.

    IMG_20170618_212942-unscrewed.jpg.b8a800c6a41f57955f83fbd106cec56f.jpgIMG_20170618_212705-field.jpg.aafd4cb84e2e4a557bb36ca3a0ad210e.jpgsol_818143_pic2_2.jpg

    ZAO : plusieurs coupures des reflets a) cavité derrière le filetage filtre, b) cavité derrière l'arrêt de champ (field stop), c) marge lentilles, d) bonnette coulissante pour les reflets extérieurs.

    image.png.2a92097bcecdde2106ba47d30252a470.png

  9. J'ai eu un 5.5mm, j'avais apprécié avec mon APO 80 f/6, mais sur le 150/750, il affichait un bleu latéral en éclairage terrestre,

    C'était il y a un moment, je n'avais pas l'expérience visuelle de maintenant.

    Je dirais d'après les informations à disposition, la formule est différente pour le 5.5 et le 9mm en 62° du reste de la série. Alors pourquoi pas.

    Attends d'autres avis que le mien, il n'est pas très fiable.

  10. Ah, je vois que le sujet est aussi ouvert ici (j'ai répondu sur Astrosurf). Pour information il y a aussi une discussion approchante sur Cloudy Nights.

    Pour information, les grands angles ont un intérêt relatif, spécifiquement pour l'observation lunaire et planétaire.

    En mode spectacle, non scientifique, il n'y a pas de soucis mais les observateurs doivent savoir que la vision humaine limite énormément l'intérêt d'observer hors d'axe de la vision.

     

    Une étude récente de 2017 confirme les constatations réalisées depuis 150ans

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5425112/

    Il s'agit de la dégradation, non pas par rapport à l'angle à la fovéa, mais de ce qui se passe aussi quand on tourne l’œil dans son orbite.

    Il faut rappeler que du fait de la vision binoculaire humaine, la fovéa est hors d'axe, consitituant ainsi un angle de pincement de l’œil par rapport à la droite perpendiculaire à la position des deux yeux.

    Soit. avec une séparation des deux yeux de 65mm, Entre 25 et 30cm on a les deux yeux dans la position optimale. Sans l'effet de la tache aveugle : 12.5 à 15° hors d'axe.

    Normal_right_eye_visual_fild_by_campimeter.jpgimage.png.1b665442fc185397964f197dd4fcc3dc.png

    Effet optique pur (dans l’œil)

    Citation

    The intrinsic blur is thus due to the combined effects of aberrations in the eye's optics and to the noise in the neural transducer machinery. Intrinsic blur increased by 56% beyond 12° in the visual periphery. Part of this increase is likely due to the fact that the retinal surface is curved. Thus, when the eye is accommodating to place the flat surface of the monitor in focus at the fovea, the peripheral retina will experience defocus due to the curvature of the retina. Other aberrations, (astigmatism, coma, and higher order aberrations) also increase in the visual periphery and might contribute to increased intrinsic blur,

    Effet neurologique : accomodation

    Citation

    Blur sensitivity decreased by 34% beyond 12° in the visual periphery and was overall quite poor if compared with, for example, spatial frequency discrimination (Hirsch & Hylton, 1982) or even stereoscopic disparity (e.g., Badcock & Schor, 1985), a fair comparison given that blur is an important cue to depth

    ----------------------

    Tout ceci bien sûr est relatif à la qualité de l'instrument et des conditions d'observation, au fait d'observer avec un seul œil ou en binoculaire.

    La marge est énorme entre l'utile dans des conditions données et le maximum théorique.

    Donc ces considérations restent sous caution mais quelques organismes internationaux (comité de l'éclairage) utilisent des références de 2° et de 10° hors d'axe.

    L'étude citée s'est limitée à 46° d'angle utile.

     

    Pour résumer, au grossissement en dessous de l'optimal, plus de champ est utilisable. A grossissement plus élevé dans les conditions optimales, l’œil va de toute façon moins bien percevoir les détails et l'augmentation du champ perçu n'est pas utile, voire perturbant pour estimer la zone exploitable avec sureté d'y trouver la résolution. On se trompe soi-même dans ce cas à vouloir absolument chercher dans les coins...

    Pour être pragmatique : en microscopie cela fait longtemps qu'on se serait lancé à exploiter 124° de champ binoculaire si c'était utile.

    Un champ de 18 pour 25mm de focale est un classique, 22mm pour 25mm de focale est un grand champ (au sens confort).
    Soit : 41.5° et 50,5°

    Pour considération historique, l'oculaire Clavé offrait 43° utilisable pour les courtes focales, pour trouver le reste du champ, il fallait bouger sa position sur l'oculaire. (voir le sujet dans L'astronomie Vintage). Le plus moderne des oculaires plössl de nos jours conservant ces considérations est le TAL super-plössl qui propose : 51° réel.

     

    Conseil : avec un suivi équatorial, sous 1mm de pupille / à partir de grossissment 1D : 42 à 51° suffisent, le bord serait mal exploité et trompeur.

    Vers 2mm de pupille, il est intéressant d'élargir à la zone de vision colorée car la résolution proposée réduit et l'oeil peut exploiter plus large soit les oculaires 60° actuels suffisent.

    Attention en observation stellaire : points brillants sur fond noir, nous ne sommes pas en planétaire, faites-vous plaisir.

    ------------------

    Complément par rapport au "centre d'intérêt" de l'oeil quand il est positionné sur une cible

    Juste histoire de faire peur à ceux qui croient que l'on voit toute une image globalement avec tous ses détails.

    image.png.dcc65a60440d258addaeb8e329ad4c95.png

    La fovéola dans l’œil humain est minuscule : 60 arc minutes hors d'axe correspond à 120 récepteurs (cônes) uniquement L et M

    La zone dense de l’œil fait environ 540 pixels de large et ne perçoit pas le bleu.

    cones1.JPG.e66c236d9732a9920d64e09b0e5601bb.JPG

    Comment voir toute l'image ?

    L’œil fait du balayage automatique : il ne perçoit rien simultanément.

    Un bon oculaire de 42 à 50° au grossissement le plus fort que vous utiliserez est un avantage par rapport à choisir un grand champ.

    ... Récemment, on se pose la question de savoir pourquoi Pentax a décidé que les XW 3.5 et 5mm ne soient plus produits, on espère une autre solution car les Vixen HR aussi sont interrompus.

  11. Un miroir c'est pas en sucre, il faut certes prendre des précautions mais ça ne se raye pas en le regardant.

    Eau chaude + paic citron, on agite en surface dans le bain sans toucher.

    Ca enlève les grosses particules dures

    On recommence en utilisant un morceau de coton pour rammasser sans appuyer

    et à la fin, il y a parfois du reliquat de gras à dissoudre à l'alcool.

    Rinçage à l'eau déminéralisée et séchage au sèche-cheveu pour poussez les gouttes.

    Il y a pleins de tuto là-dessus.

    ... et pas besoin de le faire trop souvent,

  12. Il y a 8 heures, Alhajoth a dit :

    les tests sur banc optiques sont rares

    Oui, ils sont rares car la mise en oeuvre n'est pas simple du tout.

    Il fut un temps ou les Japonais testaient l'instrument complet par leur institut : le JIS. On constate que l'humain par sa vision est partie prenante de ces tests

    FFilm-testchart.jpeg FPO (1).jpeg 

    On peut aujourd'hui, avec les connaissances de la physiologie de l’œil et neurologie de la vision, monter un protocole de test mais la complexité est élevée, elle dépend de plusieurs facteurs  suivant l'utilisation de l'optique et les conditions. Il y a plusieurs mesures à faire si on veut se mettre dans les pas des "guidelines" ou recommandations de conception.

    Je vous en livre un, par Rick Blackley, et je m'arrête là car ce n'est pas le sujet primaire du post.

    EypiecesDocument1.pdf

    Ma remarque de prime importance : on ne teste pas une chaîne optique visuelle comme une caméra photo : ça n'a pas de sens.

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  13. Hello, je profite de la petite alerte de citation pour apporter quelques informations supplémentaires.

    Le TS planetary HR n'est pas un clone du TMB Planetary, c'est une autre formule, à 6 lentilles cette fois.

     

    Egalement

    Suite à des tests sur la Lune et les planètes la semaine dernière à Puimichel (bon ciel de Provence...)

    Deux instruments : Scopetech 80/1000 de très haute qualité à côté une 130f6.3 Starfire EDF Astro-physics.

    Cibles : Lune, Jupiter et Saturne.

    Sur la Lune :

    SPLER 4.9mm modifié planétaire. Petit défaut spécifique sur cette oculaire modifié. Des anneaux circulaires apparaissent quand la Lune occupe tout le champ. Ce sont des reflets spéculaires sur des arêtes des espaceurs des verres. Le bafflage du fût est pourtant haut de gamme mais la modification pour la spécialisation planétaire de Vic Maris fait apparaitre le défaut. Le WO SPL 3mm qui est dans la version initiale ne connait pas ce problème.

    Excellent piqué à part cet ennui.

     

    Le test a réellement porté sur un TMB Burgess 6mm modifié et collimaté par mes soins face à un Radian 6mm et un ortho Scopetech 6mm

    Sur la 80/1000 : c'est sans appel, le Radian est le dernier en contraste. Le 6mm Scopetech se bat très bien avec le TMB amélioré, le confort en moins.

    Attention on était à très petite pupille de sortie : 0.48mm, la diffusion et les reflets sont de la partie. La plupart des instruments commerciaux sorte le joker à x2D.

    Pour information la lunette 80 a atteint et dépassé les 200x avant de ne plus offrir de détails supplémentaires. Ça lui est arrivé de toucher la résolution optique en dépassant 3D pour qu'on le constate. (Lunaire, conditions optimales, une vision supérieure à la norme)

    Scopetech affiche l'utilisation possible d'un oculaire de 5mm sur ses instruments mais ne les vends pas. Pour rappel, sous 0.6mm de pupille, il faut se débrouiller avec les fluides internes de l’œil (objets flottants), ce qui déconcerte pas mal de monde.

     

    Sur la Starfire, le Radian est devant sur le champ, le TMB tient la bataille sur le centre mais reste égal puis derrière quand on s'écarte de l'axe. La diffusion à une pupille de 1mm (1D) n'est pas primordiale. Le Scopetech 6mm ortho pique fort sur un plus petit centre : le f/D de la Starfire est trop court.

    On était à court de cartouche pour comparer avec le TMB 4mm qui tient étonnement le piqué sur la Starfire dans les mêmes proportions pour sortir les détails au centre du champ. (+/- 10°). Certains novices penserait que c'est piqué partout, mais l'habitué voit le craterlet ou la rima locale se noyer dans le gris en décalant de l'axe (zone rugueuse du Mur Droit, Thebit, Arzachel dont la topographie m'est très familière)

    Conclusion : TMB Burgess planetary c'est pour f/7 pour un champ bien corrigé suivant mes critères (haut strehl jusqu'à 12,5° hors d'axe : on ne loupe rien). En dessous de f/7, le contraste faiblit sur le bord et la zone de 12,5° (25° central) se réduit.

     

    Sur les planètes, le SPLER 4.9 Stellarvue s'exprime avec bonheur sur Jupiter (et Saturne), laissant tout le monde derrière sauf le Brandon 12 et sa barlow Dakin qui lui fait un pied de nez sur des détails au centre. (les deux instruments, mais je n'ai pas pu faire confirmer sur la Starfire).

     

    Bilan de la soirée.

    SPLER : belle correction globale de champ, sans problème à f/D 6, je suis déjà descendue plus bas à f/4,5 sur un newton. Attention il y a deux qualités de cellule.

    TMB : excellent piqué central mais comme un plössl, il se dégrade vers le bord. Image pure quand bien réglé. Même comportement pour les clones mais avec une baisse de qualité multi-factorielle, irrattrapable. Je recommande à f/D 7+ comme premier choix. Ne pas pousser le grossissement pour les clones. (1D et plus)

    Radian : je vais supposer que Delite a repris la suite. Excellent oculaire à f/D court, mais attention à ne pas pousser trop fort le grossissement. La diffusion ne l'affecte pas à 1D mais fait effet de façon certaine à 2D.

    Ortho classique / Abbe Duplet : f/D long recommandé, et belle image cristalline dans ce cas. Centre superbe mais zone exploitable : peau de chagrin à f/D court.

    Je connais les BST pour en avoir eu : f/D 5 minimum mais attention à la diffusion car la qualité de fabrication n'est pas celle des oculaires haut de gamme. Dans ce cas la meilleure série serait plutôt celle des Meade HD60. Chez Explore Scientific, les petites focales de la série 62° sont du même type de conception. C'est le standard actuel des instruments "diffraction limited" ; 60°, f/5 mini.

    HM 20mm + barlow : pas assez court pour le tester correctement. Aucune diffusion visible.

  14. Il y a 6 heures, titou86 a dit :

    Impressionnant le zerochromat.

    Utile pour réfracteur au-delà de 200mm mais ce n'est pas la panacée, j'avais déjà émis une critique sur la finesse de la formule mais c'est du hors norme.

    https://www.webastro.net/forums/topic/173250-lunette-repliée-zerochromat/

    Je suis plutôt à modérer la critique depuis quelques échanges avec Ales Krivanek : chercher à monter le grossissement -> moins de soucis sur la Lune mais en planétaire, il faut réduire l'envie car on est à flux assez faible et la turbulence vient écraser les possibilités de grossissements en visuel. Une belle image contrastée et colorée à 1D voire 0.8D, ça apporte plus que de pousser le grossissement comme on peut le faire sur les "petits-moyens" achromats  60-130mm.

    J'ai trop l'habitude de chercher les détails lunaires à x220 avec ma 80mm car elle est très souvent sous la turbulence. Ce qui n'est pas le cas avec un instrument deux fois plus gros.

  15. Bonjour, pour les focales de 25mm et plus, c'est la courbure de champ du Célestron qui va gêner. Le C9 est le moins gênant pour ça (-35cm)

    Le classique x-cel-lx°de chez Célestron fait largement l'affaire.

    Au-delà, c'est ton choix pour le champ au-delà de 60°. Le luminos étant le plus adapté pour le C9.

     

    °et les tonnes de copies du BST Starguider.

  16. Un poil de "chat" sur le field stop ... le renvoyer pour ça c'est ridicule. Un coup de soufflette ou de chiffon micro-fibre et le cheveu va partir ou se tortiller... C'est un 4mm : tout parait énorme. (grandissement ~60x sur le diaphragme de champ)

    • Merci / Quelle qualité! 1
  17. il y a 5 minutes, martial_julian a dit :

    dans son cas, sur un SC10" et mak 150 , tu conseillerais plutôt la(les)quelle(s) ?

    Quand je lis mak, je pense à Максутов

    et donc à la barlow que les concepteurs russes ont prévu pour

    3-190.jpg?template=genericimage.png.b2b8fba298c3b8b217426b99cbac1fd9.png

    Elle fonctionnera bien avec un SCT même si c'est mariage de la carpe et du lapin.

  18. Suite à un sujet sur le contrôle d'un miroir de 300mm, je vous remonte ici l'exposé de la méthode d'Adrien Milliès-Lacroix et les outils disponibles sur l'internet.

     

    Pour un résumé plus restreint de la méthode, moins théorique, je vous joins la notice d'interprétation des bulletins de contrôle fournie par MirroSphere.

    Notice-Mirrosphere.pdf

     

    Il s'agit par cette méthode de procéder à une analyse par zone des propriétés du miroir. Ceci est possible par une mesure de la position du foyer optique de chaque zone délimitée par un écran de Couder. (présenté dans Lunettes & Télescopes, Danjon & Couder)

    A gauche, l'équipement et l'installation d'un miroir pour contrôle. Au milieu, l'image perçue d'un miroir sphérique, A droite, le principe de l'écran de zonage

    image.png.39e47632daf4aa85f3752e7aa84fd310.png     image.png.4d4a138923904b940f8f11be11b498d0.pngimage.png.38f248de4e78c3d2e0f0a4219f3b4595.png

    L'outil utilisé est un appareil simple imaginé par Léon Foucault, on illumine le miroir à la position de son rayon de courbure par un éclairement à fente mince et on examine le faisceau lumineux en retour en le coupant avec un "couteau".

     

    Les mesures de position du foyer est similaire à la méthode de Silbermann . Voir aussi un exercice de cours de lycée http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/ancien_site/Tp-phys/Prem/optique1/Bessel-Silbermann.pdf

    La précision est intéressante car le comportement optique est "dilaté" par rapport à un comportement optique provenant d'une étoile (objet à l'infini) et facilite donc la mesure par un ratio de 2.

     

    Le zonage est une pondération de surface. Une exemple à 7 zones pour un miroir de 590mm réalisé par Jean est fourni en bas de page de ce lien

     

    Après une série de calcul et une approximaxtion géométrique on peut :

    a) estimer la forme de la surface du miroir : sphérique, parabolique, hyperbolique.

    b) estimer la qualité d'une image théorique par la reconstitution du "front d'onde" par assemblage de l'image procurée par ces morceaux de miroirs.

    c) estimer la correction à apporter. (Pierre Strock)

     

    Cette estimation est fiable dans la mesure ou l'on considère un nombre suffisant de points de contrôles (zones)

     

    La méthode théorique (révisée courbe d'enveloppe)

    1977LAstr..91..128M-A-Millies-Lacroix.pdf

    Le nouvel écran/masque de contrôle

    1977LAstr__91___36H-ecran-controle.pdf

    Une implémentation par Étienne de Foras (atelier d'optique de la SAF).

    http://edeforas.free.fr/

    La page de Pierre Strock qui l'implémente de façon simple en feuille de calcul excel

    http://strock.pi.r2.3.14159.free.fr/Ast/Art/TestDeFoucault.html

    Et pour ne pas oublier, le logiciel BULCO de Serge Bertorello

    http://serge.bertorello.free.fr/bulco/bulco.html

     

     

     

     

  19. Bon j'ai repris la feuille de calcul de Pierre Strock pour le coup, pas d'erreur, il faut aller jusqu'au bout des calculs que je n'avais jamais fait.

     

    Il me manquait de reconstituer le tracé du front d'onde segment par segment en les mettant bout à bout : rien à voir avec ce que j'ai fait sur l'aberration transversale qui vaut pour un segment hors contexte des autres.

    C'est une déformation partielle qui n'a pas de sens toute seule.J'ai compris avec le souvenir du symbole intégration dans le Texereau...

    image.png.eea6fe4b1898aa419c3c80a2a0fcfe52.png

    Le front d'onde est très bon, même excellent. Mais on ne peut rien dire de l'astigmatisme, ni du mamelonnage.

    Si tout est bon en dessous c'est moins de 35nm de pic. 😍

     

    Il faut le vérifier sur le ciel et la photo en rasant est toujours une bonne idée. Le Foucault est suffisamment précis mais il faut respecter les étapes.

    Depuis le temps que je mesure des lentilles avec la méthode de Silbermann, je sentais bien qu'il y avait un ratio de précision double quand on mesure à 2f et que tout est agrandi.

    On perd les bonnes habitudes du papier millimétré de nos jours.

    301.jpg.f947b018496ec1add6e356f1681b5e04.jpg

    TestDeFoucault-Calcul.xls

     

    J'en ai profité pour capitaliser ceci dans le post des principes de l'optique

     

     

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