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MKPanpan

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Tout ce qui a été posté par MKPanpan

  1. J'ai regardé le reportage complet. J'aime bien le côté "Cash Investigation" dans la voix off 💲 Par contre, je vous trouve un peu injuste de vous focaliser sur SpaceX alors que les 3/4 de la vidéo parlent plutôt des choix de la NASA, et notamment une bonne partie concernant les problèmes rencontrés pendant et après Artemis I : Pas de tir à remettre en état (près de 2 ans de travaux,) nombreuses coupures électriques à bord d'Orion pendant le vol orbital lunaire (bien qu'a priori pas critique en cas de vol habité,) gros problèmes sur le bouclier thermique, sans compter que, comme le soulignent @VNA et l'auteur de la vidéo, il n'est pas prévu de 2ème vol sans équipage. Ou alors le retour sur la Lune se fera à Artemis IV mais avec le SLS Block Ib. J'ignorai également qu'en réalité, la NASA n'est pas parti de rien mais reprend le développement de plusieurs programmes des dernières décennies (moteurs RS-25 de la navette spatiale , Ares V et Delta IV 🚀.) Je ne savais pas non plus que la fabrication est en bonne partie sous-traitée à Boeing. A priori, le contrat passé avec SpaceX et Blue Origin stipule qu'ils sont libres de faire leurs choix, et le choix du financement à prix évolutif est aussi un choix de la NASA. C'est peut-être se tirer une balle dans le pied, sans compter qu'il y a de la politique dans tout ça (Musk - Trump 🤝) Si je compare, Blue Origin a fait le choix d'un simple atterrisseur lunaire, capable d'être envoyé par un lanceur existant. J'ignorai qu'ils prévoyaient également 2 ravitaillements, dont 1 en orbite lunaire (??) Je ne sais pas comment et par quel engin cela se fera. Le tout uniquement pour le programme Artemis. SpaceX a plutôt choisi de faire un nouveau lanceur et un atterrisseur mais dans une vision à plus long terme (projet interplanétaire.) Artemis n'est qu'une étape pour eux et un moyen de se financer partiellement. La complexité de leur système entraine donc forcément des retards, mais encore une fois, c'est le choix de la NASA de laisser carte blanche. En plus, j'apprends dans cette vidéo que le contrat de financement ne prévoit pas de pénalités de retard, au contraire, ... En plus, SpaceX développe un lanceur permettant d'envoyer 100 personnes sur la Lune et de quoi y vivre, pour un programme qui n'en demande que 3 ou 4, c'est utiliser un marteau pour écraser une mouche 🪰🔨 Sachant cela, il aurait peut être été plus logique de commencer par Blue Origin et ensuite partir sur SpaceX. Ou surtout, la NASA aurait dû établir un cahier des charges demandant uniquement un objectif Artemis. Pour moi, je pense que le programme Artemis suivra son cours, mais avec encore beaucoup de reports (le retard d'Artemis II n'a rien à voir avec les retards de SpaceX ou de Blue Origin,) ma crainte principale étant que le programme tombe à l'eau faute de financement (par choix politique, vu que le budget de la NASA n'a pas été réévalué alors que le retour sur la Lune est un objectif politique.) SpaceX pourra toujours continuer de son côté le développement, voire être un moyen pour les américains de retourner sur la Lune ou plus loin, si jamais la NASA n'y arrive pas faute de financement. Mais encore faut-il que SpaceX y trouve son compte, je lisais que les milliardaires ne se bousculent au final pas pour le tourisme spatial, car il faut tout de même suivre une préparation intense et très longue qui ne convient pas toujours à l'emploi du temps de tout le monde. Qui va financer l'installation du base martienne si seul le privé en est capable (au moins à court terme ?) Après, la question de l'utilité de tout ça 🤔... Moi je suis admiratif de l’exploit technologique et ingénierique, voire du courage des astronautes 🤩. Mais je préférerais qu'on puisse envoyer un télescope géant aux confins de notre système solaire pour tenter de répondre aux questions qui restent en suspens en astrophysique 🛰️
  2. Pas sûr, vu la quantité de Starships que SpaceX voudrait produire pour rendre les voyages Terre-orbite, Terre-Lune, Terre-Mars, Terre-??, et Terre-Terre (New York - Sydney en 30 minutes, faut se présenter 36 heures en avance pour l'enregistrement 😅) Ce n'est pas un programme destiné à fabriquer juste 5 fusées pour la mission Artemis, mais bien une industrialisation des lanceurs super-lourds. D'ailleurs, on a pu observer à la Star Factory des robots similaires à ceux des usines automobiles pour la fabrication en série des Starship. Étant donné qu'il s'agit d'une entreprise privée, seuls les actionnaires savent combien coûte le programme Starship. Officiellement, fin 2023, 3 milliards de dollars ont été injectés dans l'entreprise pour le développement, et près de 3 milliards sont promis par la NASA pour aider au développement du programme Starship HLS (la somme est débloquée progressivement en fonction des avancées.) On est en effet pour l'instant très loin des 150 milliards (en dollars constant) du programme Apollo. Par contre, donner le prix d'un lancement, ce n'est pas diviser le coût de développement du programme par le nombre de fusées (comme on a fait pour Apollo où on lit parfois 18-20 milliards constant) par lancement ayant été jusque sur la Lune. Musk a parlé de 10-20 millions par lancement pour une charge utile d'environ 100 tonnes (100-200$/kg à terme,) mais étant donné que la V3 du Starship est déjà prévue pour une CU de 200 tonnes, le coût du lancement (comprendre donc ergols + entretien entre 2 lancements) sera probablement différent. Et ce n'est pas parce que ça coûte 10 millions pour lancer une fusée que l'entreprise ne facturera au client "que" 10 millions. S'ils sont les seuls sur le marché (et surtout s'il y a des clients qui ont besoin d'envoyer 100+ tonnes dans l'espace,) ils feront le prix qu'ils veulent. On l'a vu avec le lancement des satellites Galileo qui ont coûté à l'ESA 90 millions par lancement alors que la Falcon 9 est habituellement facturée 60 millions (3000$/kg, 1000$/kg à terme selon ses propos.) Quand c'est de l'argent public, les factures sont rendues publiques. Quand c'est privé, il y a le secret de la négociation. On n'a pas d'info sur le Ship (mon dernier post concernait surtout le Booster.) Mais je ne doute pas que ça viendra bientôt. Le Ship (actuel) comme le Booster n'ont pas de pied (seul le SN15 et quelques précédents en avaient pour les vols suborbitaux,) donc un atterrissage n'est pas possible. Le projet est de capturer le Ship avec la seconde Tour à l'avenir, mais il faudra installer des points de levage similaires au Booster pour cela, les ailerons n'encaisseraient pas l'atterrissage. Il ne faudrait pas non plus que le rattrapage par les bras abîme la protection thermique qui est en céramique. Le rattrapage du Ship sera donc probablement un objectif entre 2025 et 2026. L'atterrissage sur une barge est une option par défaut si le rattrapage n'est pas possible, mais il faudra faire des adaptations. Il faudra tout de même des pieds pour le Ship HLS bien sûr, et pour les futurs Ships interplanétaires.
  3. Selon la conversation qui a fuité entre Elon Musk et une partie du staff de SpaceX, l'IFT-6 ne devrait bien être qu'une répétition de l'IFT-5, en améliorant bien sûr quelques points de détail concernant le rattrapage du Booster ainsi que la protection thermique du Ship. Concernant le B13, celui a réalisé avec succès son Static Fire Test sans passer par la case Spin Prime Test, confirmant la mise en confiance de l'équipe de SpaceX. Ce test a était effectué sur l'OLP sur lequel le Booster a été hissé par les bras de Mechazilla, preuve que la Tour et la table de lancement sont opérationnels pour le prochain vol. Le S31 continue à recevoir sa nouvelle protection thermique, avec notamment la présence d'une protection supplémentaire sous le pyron au niveau des ailerons avant. Cet ajout devrait être exceptionnel puisqu'il concerne, comme dit précédemment, le dernier prototype du Ship V1 (ou Block-1,) ses successeurs présentant des ailerons différents pour mieux supporter la rentrée atmosphérique.
  4. Bonjour, Un extrait conversation d'Elon Musk avec 3 des ingénieurs de SpaceX a fuité lors d'un live de gaming du patron de SpaceX (il semblait d'ailleurs capable de jouer au jeu vidéo tout en écoutant les rapports concernant le vol n°5, soulignant donc une très bonne capacité de l'attention divisée 😏.) Selon les ingénieurs, l’atterrissage du Booster a failli se passer bien différemment : - Tout d'abord, lors du rallumage des moteurs du Booster pour le rattrapage, une mauvaise configuration (de la pompe ?) du gaz permettant de relancer les turbopompes a fait retarder le rallumage des moteurs. Si ce rallumage avait duré une petite seconde de plus, l'ordinateur aurait annulé le rattrapage par la Tour et aurait envoyé le Booster s'écraser au sol près de la Tour (il était trop tard pour le renvoyer au large.) Les ingénieurs précisent ensuite que c'est plutôt une erreur de configuration de l'ordre d'abandon du rattrapage qui pose problème, plutôt que le rallumage en lui-même. Le délai était trop court, et l'ordinateur aurait pu provoquer des dégâts s'il avait annulé le rattrapage alors que le Booster et son rallumage se sont très bien déroulés. Les séquences de vérification par l'ordinateur de bord pour autoriser l’atterrissage sont nombreuses (une centaine d'ordres d'abandon sont possibles) et doivent se dérouler dans un temps très court. Les ingénieurs étaient en effet préoccupés par ces vérifications et ont évoqué qu'il ont failli demander le report d'une journée pour ce cinquième test, mais sans être certain que cette faille aurait été découverte. Ils disent ensuite que la collecte des données permettra de mieux préparer les critères d'abandon du rattrapage pour le prochain test, qui ne dépendra que de ce critère puisque la licence de vol de la FAA est toujours valide. Ils aimerait y passer le plus de temps possible, en faisant la balance entre délai avant le lancement et les risques pris pour le B13 (the famous controversed SpaceX approach 😉.) - Ensuite, les morceaux de l'ailette qui se sont détachés ont été également une préoccupation importante. La fragilité des soudures sur cet endroit était connue avant le lancement, mais ces ailettes protègent un grand nombre de composants indispensables à la bonne réussite du landing burn. Heureusement, aucun d'entre eux n'a été endommagé malgré la perte de la protection. Des corrections sont déjà prévues pour le prochain vol.
  5. Bonjour, Dans la rubrique du forum appropriée peut-être ? Sinon, il y en a une ici : Pierro Astro Onglet Installation
  6. Tu ne comptes ici que les lancements d'une fusée complète (Booster + Ship.) Le SN15 a été le premier Ship a réussir un décollage et un atterrissage avec la manœuvre du Belly flip. Le SN16 a été assemblé puis démantelé effectivement, les SN17, 18 et 19 ont été très partiellement assemblés ou abandonnés pour s'orienter vers un test orbital. Le SN20 a été le premier prototype du nouveau design pour le vol orbital, mais a été abandonné au profit des S21 et S22 avec un nouveau design. Ils ont été démantelés également. S23 n'a pas vu le jour, S24 et S25 ont volé (tests 1 et 2.) S26 a été garde comme ship de test. S27 a implosé. S28, S29 et S30 ont fait les vols 3, 4 et 5. C'est comme dans l'industrie, un numéro de série ne correspond pas toujours à un modèle sorti et complet, et lors des démantèlements volontaires, les pièces sont souvent réutilisées (par exemple une partie pour tester l'habitabilité du Ship pour Artemis, une autre pour tester un nouveau design de réservoir, ...) Ce ne sont peut être pas des écolo, mais chaque pièce coûte cher et SpaceX étant une entreprise commerciale, ils en gâchent le moins possible. En parallèle, combien de prototypes de voiture sortent avant de commercialiser un modèle ? Ce point avait déjà été évoqué lors d'un précédent test. Il ne s'agit pas du coût d'un lancement, mais de la garantie financière que SpaceX doit montrer pour les autorités en cas de problème. Ce n'est pas une dépense effectivement engagée.
  7. Suite au succès du cinquième test du couple B12/S30, avec le rattrapage réussi du Booster en plein vol, le prochain test doit concerner le Booster B13 et le Ship S31. Étant donné que l'essai précédent a été réussi selon le plan de vol, la licence octroyée par la FAA pour cet IFT-5 reste valide pour l'IFT-6, à condition de ne pas modifier le plan de vol. La date de lancement ne dépendra donc uniquement que de la capacité de SpaceX à terminer les préparatifs pour ce lancement. Le Booster B13 ne devrait pas être bien différent du B12. Aux dernières nouvelles, seuls les tests cryogéniques ont été réalisés (mise en pression des réservoirs,) les moteurs sont donc toujours en cours d'installation. Il faudra encore un (ou plusieurs) Spin Prime Test (test des turbopompes des moteurs,) et un (ou plusieurs) Static Fire Test (test statique des moteurs.) A savoir que sur le B12, ces deux test n'ont été conduits qu'une seule fois chacun à seulement 3 jours d'intervalle. Le Ship S31 devrait être le dernier Ship de son genre, c'est-à-dire V1 (ou Block 1 selon la nomenclature SpaceX.) Il a réalisé un Static Fire Test avec succès il y a environ 1 mois. Il est depuis en phase de modification de son bouclier thermique à l'instar de son ainé S30 pour la mise en place d'une couche protectrice supplémentaire et donc ses 18.000 tuiles doivent être retirées puis replacées. Concernant les objectifs de cet IFT-6, c'est plutôt l'inconnu. SpaceX risque de nous décevoir en voulant "simplement" réitérer le succès de l'IFT-5 🙃 S'il est probable qu'une nouvelle tentative de rattrapage du Booster B13 ait lieu, une tentative de récupération du Ship S31 ne sera probablement pas à l'ordre du jour. On peut supposer que SpaceX tente une véritable mise en orbite du S31, avec par conséquent la nécessité de rallumer les moteurs en vol afin de manœuvrer vers le site d’amerrissage. Pour rappel, le rallumage des Raptors Vacuum dans le vide n'a pas pu être testé jusqu'ici (tentative avortée lors de l'IFT-3, non réessayée depuis.) Il est possible aussi que SpaceX tente à nouveau l'ouverture/fermeture de sa baie à Starlink. En effet, ces derniers vont avoir une nouvelle version qui nécessitera une fusée plus grande que les Falcon 9 actuelles, et le Starship devient indispensable pour cela. Suite à cet IFT-6, on devrait logiquement avoir l'IFT-7 qui verra le Booster B14 (similaire aux précédents,) et le Ship S33 (le S32 n'est plus d'actualité.) Il s'agira alors du premier Ship Block-2. A noter que la transition en Block-1 et Block-2 est progressive. Le S33 devrait être plus grand et comporter une baie de chargement plus réduite pour laisser davantage d'espace pour le carburant et le comburant. Cela est nécessaire afin d'avoir une capacité de chargement estimée à 100 tonnes (en version récupérable ?) Les ailerons avant seront dorsalisés afin d'être moins soumis à l'échauffement lors de la rentrée atmosphérique. Le bouclier thermique et la baie de chargement seront également modifiés. Il est possible également que le S33 soit équipé des nouveaux moteurs Raptors V3, plus légers et avec une meilleure poussée.
  8. Petit résumé de ce cinquième essai, déjà une semaine après cet enchaînement d'émotions 🫢🫣😱🥳👏 Bien que le couple B12/S30 n'ait pas eu droit, pour la première fois, à une séance de répétition générale avant lancement (Wet Dress Rehearsal,) le décollage du Starship s'est parfaitement bien déroulé, sous un ciel parfaitement dégagé et un lever de Soleil magique (je vais essayer de ne pas ajouter les même images choisies par jackbauer qui sont magnifiques.) La phase ascensionnelle, puis la séparation à chaud et le largage du Hot Stage Ring se sont déroulés de façon tout à fait nominale. On en devient presque déjà habitués, pourtant cela ne fait que la troisième fois que cela est réussi. Et bien évidemment le retour triomphal du Booster B12 sur le pas de tir : On a pu apercevoir après le rallumage des moteurs des flammes au niveau du panneau de ravitaillement (dégazage ?) Cela n'a pas semblé posé de problème, puisque le Booster a été reposé 5 heures plus tard sur le pas de tir et qu'il a été stabilisé par le Booster Quick Disconnect. L'habillage d'un aileron a également souffert du retour, a priori également pendant le rallumage des moteurs. Si je ne me trompe pas, ces ailerons servent de protection aux réservoirs de CO2 qui permettent d'éviter les incendies dans la baie moteur. Le Ship S30 a, quant à lui, continué sa route en quasi orbite, donc à nouveau sans manœuvre de désorbitation. Les caméras embarquées nous ont une fois de plus régalés lors de son vol et de sa rentrée dans l'atmosphère. Cette fois-ci, on n'a observé aucune perte de tuile (en tout cas sur les images,) peut être un éclat sur une tuile d'un des ailerons (ici arrière gauche) lors de la phase ascensionnelle. Pour rappel, les techniques de blindage et de fixation des tuiles ont été complètement revues, les 18.000 tuiles thermiques ayant été retirées et reposées après avoir intercalé une couche protectrice supplémentaire (a priori composée de Pyron.) Le blindage a semblé mieux tenir également la température et les frottements de l'air, en particulier au niveau des ailerons par rapport au vol précédent. On note tout de même quelques points chauds toujours au niveau des charnières, mais pas de rupture de l'aileron. Sur l'encart en haut à gauche, on aperçoit l'aileron avant droit dont la charnière s'abime en son centre. Sur l'image principale à droite, on voit que l'aileron arrière gauche chauffe davantage que le fuselage et on notera un point chaud à la partie postérieure des deux ailerons arrière (a priori sans dégât.) Sur une image prise légèrement plus tôt, on voit l'aileron avant gauche qui semble également chauffé jusqu'à percer (cela a à peu près la taille d'une tuile, qui est peut être donc partie.) Le S30 a ensuite parfaitement réussi son Belly Flip et a pu amerrir à l'endroit prévu cette fois-ci, ce qui nous a permis d'avoir quelques images, malheureusement de nuit. Côté Mechazilla, la tour de lancement n'a donc a priori pas reçu de dégât majeur, ce qui était la plus grosse crainte de ce test, la seconde tour étant seulement en cours d'assemblage. Pour rappel, des plaques d'acier avaient été ajoutées à la base de la tour pour mieux résister aux flammes lors du lancement mais également lors du rattrapage du fait de l'angle d'arrivée du Booster (bien que seuls 3 Raptors sont en fonctionnement, <1/10° de la poussée du décollage.) D'autres renforts avaient été ajoutés sur la Tour afin d'éviter des mouvements de flexion lors du touchdown. Le panneau de ravitaillement du Ship ne semble pas avoir souffert, contrairement aux vols précédents, ni les bras de la Tour. On attendra les conclusions de SpaceX mais il s'agit sans aucun doute d'une réussite et d'une avancée extraordinaire. Tous les honneurs en reviennent aux nombreux ingénieurs et techniciens de SpaceX 👏
  9. Licence de vol de la FAA accordée Ciel clair et dégagé ☀️ Vol confirmé pour demain 🚀
  10. Petit up pour ceux qui ne suivent pas l'actualité Starship. SpaceX a annoncé l'OFT-5 ce dimanche 13 octobre à 14h (heure de Paris,) en attente toujours de l'approbation de la FAA, mais les zones d'exclusion routières, maritimes et aériennes ont déjà été annoncées. Cela semble étonnant puisque la FAA elle-même avait dit 'aucun vol prévu avant fin novembre', mais SpaceX n'a (jusqu'ici) jamais annoncé une date précise sans que l'approbation arrive juste ensuite. Rappelons que SpaceX et la FAA travaillent ensemble et ne sont pas des entreprises "ennemies" et donc communiquent entre elles en dehors des canaux publics. Petit trailer made in France du youtuber StarbaseFR que je recommande : Environ 10.000 modifications ont été apportées depuis le dernier test qui remonte déjà à 4 mois. En particulier sur la tour de lancement qui devrait tenter le rattrapage du Booster en vol si toutes les conditions sont réunies (go du directeur de vol ainsi que des instruments du Booster et de la tour,) sinon ce dernier rejoindra le Golfe du Mexique. La tour a été renforcée pour éviter des phénomènes de flexion dus aux contraintes verticales de l'atterrissage, et les bras ont été modifiés pour amortir le choc et se refermer sans abîmer le booster. Le Ship a reçu un tout nouveau bouclier thermique, composé de deux couches, et les points complexes ont été améliorés (notamment les articulations des ailerons dont on se souvient de leur résilience lors du test précédent.) Pour suivre le lancement (dont la date peut toujours être décalée,) il y a soit : - le site de SpaceX ou son Twitter (le live commence généralement à t-30 min) - la chaîne française Techniques Spatiales que je recommande (live en général à t-60 min) : - la chaîne américaine de Nasa Space Flight dont le live commence souvent 12 heures avant 🤪 : - et d'autres ... (Va falloir écourter le déjeuner chez belle-maman 😂)
  11. C'est la base même de toute la Relativité d'Einstein, et même de la description Galiléenne du mouvement. Tout mouvement (dans l'espace pour Galilée, mais aussi dans le temps pour Einstein,) se décrit en fonction d'un point de vue appelé Référentiel. C'est ce que j'ai essayé de suggérer plus haut, mais cela n'a pas été compris. On a essayé de trouver un référentiel unique (appelé l'Ether) sur lequel on pourrait s'appuyer pour décrire tout mouvement de chaque corps par rapport à lui, mais l'expérience a montré que cela n'existait pas. Galilée a montré que l'on pouvait décrire un même mouvement en changeant de référentiel : Selon une vache au bord des rails, le train se déplace dans une direction à la vitesse v. Selon une personne dans le train, la vache se déplace dans une direction opposée à la vitesse v (ou dans la même direction à la vitesse -v.) Einstein a montré que cela n'était pas vrai dans des mouvements à une vitesse proche de celle de la lumière car celle-ci constitue une limite infranchissable. La démonstration mathématique de la Relativité Restreinte (pas Générale !) est facile à comprendre (il faut savoir calculer une vitesse et appliquer le théorème de Pythagore.) C'est l'interprétation physique derrière le résultat mathématique donné plus haut qui est plus complexe, avec des paradoxes qui n'en sont pas vraiment. C'est juste que nous ne sommes pas habitués dans notre expérience quotidienne à des phénomènes relativistes.
  12. Le nuage semble s'assombrir un peu pour SpaceX, 3 ratés de la Falcon 9 en 3 mois, entrainant une suspension des vols le temps des enquêtes : - le 11/07/2024 : fuite d'O2 sur le second étage empêchant la mise en orbite d'un groupe de satellites Starlink - le 28/08/2024 : incendie lors du rallumage du Booster lors de l'amerrissage sur barge et bascule de celui-ci conduisant à son explosion - le 29/09/2024 : lors de la mission Crew-9, la manœuvre de désorbitation du booster second étage (non récupérable) s'est mal déroulée et celui-ci a amerri en dehors de la zone ciblée Cela reste un taux de réussite très important dans l'exploitation de la fusée Falcon 9, mais on peut se demander pourquoi il y a "autant" de problèmes sur une petite période. Peut-être (je suppute) qu'à force de tirer les coûts vers le bas, des économies sont faites sur certaines vérifications. Cela pourrait nuire à la rentabilité du programme si cela venait à se répéter : 2 semaines de suspension des vols, cela fait environ, au rythme actuel, 5 vols retardés (et ça coûte cher les retards dans le privé,) sans compter la perte du lanceur qui doit être réutilisable pour être rentable.
  13. Pas du tout ! S'il est dans le vaisseau et que le voyage dure 20 ans, ben il arrive à 50 ans. Peu importe la vitesse à laquelle il va. En tout cas, en supposant que le voyage dure 20 ans pour le vaisseau et ses passagers, vu que tu ne précises pas ...
  14. Hello, Remontons un peu le sujet pour rappeler que le vol inaugural a lieu aujourd'hui si tout se passe bien. L'hélium et l'oxygène liquides sont en cours de chargement. Malheureusement, il va falloir choisir entre la demi-finale de l'Euro et le lancement dont l'heure a été décalée à 21h, heure de Paris. Bon, moi, j'aurais 2 écrans je crois 😁 Pour le livestream : Bon vol 🚀
  15. Oui, je rebondissais sur un sujet d'il y a quelques temps, où l'on posait la question de comment peut-on observer la fusion de 2 trous noirs alors qu'on sait que le temps nécessaire (de notre point de vue,) tendrait vers l'infini.
  16. Tout à fait, mais la question était de savoir si un trou noir pouvait accélérer un corps de masse non nulle jusqu'à la vitesse de la lumière au niveau de l'horizon des évènements, qui est un cas limite de la Relativité.
  17. Le voyageur continuerait son voyage à sa vitesse. L'observateur lointain le verrait immobile. Tout dépend encore une fois du référentiel, que tu n'as pas précisé. En pratique, l'observateur sera mort de vieillesse avant de voir le voyageur arriver à l'horizon, car le ralentissement apparent serait de plus en plus important lors de son approche. De plus, sa couleur apparente sera très fortement décalée vers des longueurs d'onde très longues, donc invisible pour ses yeux. La masse du trou noir influe sur la taille de son horizon. A partir du moment où un corps est qualifié de trou noir, c'est que le temps est dilaté à l'extrême, ça ne change donc rien de ce point de vue qu'il soit juste à la masse minimale pour un tel corps ou que ce soit un trou noir supermassif.
  18. Je ne pense pas non plus qu'il puisse traverser l'horizon des évènements à la vitesse de la lumière, puisqu'il devrait continuer à accélérer ensuite, attiré par la singularité, ce qui va à l'encontre de la vitesse limite. Pour le point de vue extérieur, les distances étant tellement étirées dans le trou noir, l'objet semblerait au contraire ralentir, et la chute devenant infiniment longue (pour peu qu'on puisse l'observer.) D'où l'un des paradoxes : comment peut grossir la singularité si les objets mettent un temps infini à y tomber ? Probablement une question de référentiel, l'observateur extérieur ne peut observer que l'absorption d'un objet par le trou noir (au niveau de l'horizon) et voir la taille de cet horizon augmenter par apport de masse, seul l'observateur à l'intérieur pourrait voir la singularité grossir (au moins en masse.)
  19. Les deux effets doivent probablement se cumuler, mais ça ne changera rien pour celui qui se déplace ou celui qui reste, 1 seconde paraît toujours durer une seconde pour chacun. Toutefois, la question se pose pour l'observateur externe : il verrait quelqu'un qui fonce vers le trou noir, puis ralentir, jusqu'à se figer une fois arrivé à l'horizon des évènements (si pas spaghettifié avant cela, et sans considérer le décalage vers le rouge de son apparence.) Le courageux voyageur, lui, aurait l'impression de s'éloigner de plus en plus vite de son compagnon prudent, jusqu'à le voir vieillir, puis, une fois arrivé à l'horizon, pourrait voir toute l'histoire future de l'Univers concentrée en quelques instants. On pourrait théoriquement parler de ralentissement ou d'accélération du temps, mais uniquement de ce qu'on voit, pas de son propre temps (la montre au poignet avance toujours à la même vitesse.) De même, il n'y a pas de raison que l'axe du temps change de sens, il s'écoule toujours dans la même direction.
  20. Il s'agit du point le plus éloigné de toute habitation, et loin des routes maritimes. La station Mir et la première station spatiale chinoise s'y sont écrasées, entre autres
  21. Tu as un bouton"suivre" juste en dessous de la fenêtre de réponse ...
  22. Oui, le classement des étoiles selon leur brillance date de bien avant les moyens de mesure instrumentale. Véga a été choisie pour référence faisant partie des plus brillantes, mais en effet pas la plus brillante (Arcturus l'est davantage également je crois.)
  23. Non, la magnitude zéro est défini comme l'éclat apparent de l'étoile Véga, la plus brillante du ciel. Pour chaque niveau de magnitude, l'éclat est multiplié divisé par 2,5 (échelle logarithmique négative.) Pour la question initiale, si j'ai compris, tu veux noter les coordonnées d'une étoile observée au télescope en te référant au cercle de coordonnées de la monture. Malheureusement, ces systèmes sont plutôt peu précis, un degré d'écart dans le ciel est une distance énorme (2 fois le diamètre de la Lune ou du Soleil,) et c'est même pas sûr que ce soit précis au degré près.
  24. Tu as raison @'Bruno, les 4,2al qui nous séparent de Proxima Centauri ont été mesurés depuis notre référentiel terrestre. D'où l'importance de toujours bien s'assurer du référentiel utilisé. Je suis donc d'accord pour dire que le jumeau A de la Terre attendra environ 10 années le retour de son frère, et que celui-ci aura voyagé 4,3 ans. C'est la contraction des longueurs qui explique que le jumeau B à bord de sa fusée ne contredit pas le principe de vitesse limite. Je vais essayer de reprendre la transformation de Lorentz, en prenant cette fois un voyage aller simple vers Proxima Centauri, et avec les bonnes valeurs (les 10 années au dessus étaient estimées à la louche) : - R est le référentiel terrestre par rapport auquel la fusée s'éloigne, R' est le référentiel de la fusée, immobile donc. - v est la vitesse de déplacement de la fusée, v = 0,9c - Δx est la distance parcourue mesurée selon le référentiel R terrestre, Δx = 4,2al - Δt est le temps mesuré pour le parcours de la fusée selon le référentiel R, Δt = Δx/v ≈ 4,67 années - γ = 1/ √(1-v²/c²) ≈ 2,3 - Δt' = Δt/γ ≈ 2 années * - La distance parcourue par la fusée Δx' est donc de 2.0,9c = 1,8al (contraction de la distance Terre-Proxima dans le référentiel inertiel de la fusée) *je me demande pourquoi on présente toujours la transformation de Lorentz comme ceci : t' = γ(t-v.x/c²) = (1/ √(1-v²/c²)).(t-v.x/c²) Avec quelques manipulations mathématiques simples, on peut obtenir t' = t/γ Ce qu'on utilise d'ailleurs intuitivement. Peut être pour une raison historique ? Si je reprends l'exemple du photon : - v = c - Δx = 4,2al - Δt = Δx/c = 4,2 années - γ = 1/ √(1-v²/c²) = 1/ √(1-c²/c²) = ∞ - Δt' = Δt/γ = 0 - La distance parcourue Δx' par est donc de 0 Le photon se déplace donc instantanément sur des distances nulles (selon son propre référentiel bien sûr.) Peut-on interpréter que, pour le photon, l'Univers est ponctuel (il n'y a pas de distance,) ou alors que le photon se déplace de manière quantique (sauts) et non pas de manière Galiléenne ? On en revient à la notion de non-simultanéité des évènements mentionnée par @sixela
  25. Cette version est bonne, mais ce qui n'allait pas dans le post initial, c'est ceci : L'astronaute est parti 10 ans pour lui, mais nous sur Terre, on devra attendre davantage. Dans ton exemple, si on envisage un aller-retour à vitesse constante (magiquement sans changement de direction et donc sans accélération), avec une vitesse de 0,9c, Ɣ=1/√(1-0,9^2) soit environ 2,3. Sur Terre, on devra donc attendre 23 ans le retour de l'astronaute. On paie donc l'astronaute 10 ans et les ingénieurs de (écrire ici le nom de l'agence spatiale réussissant l'exploit ) 23 ans 😁 Ce n'est pas le terrien qui attend 10 ans et l'astronaute qui met 4,3 ans (10/2,3) sinon cela voudrait dire qu'il voyage plus vite que la lumière.
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