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Tout ce qui a été posté par MKPanpan
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[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Oui tout à fait. J'ai fait un raccourci en parlant de gaz inerte, c'est surtout vrai au décollage, mais une pression auto générée par les gaz de combustion des moteurs peut aussi être utilisée lors des phases de vol. Ceci dit, la chaîne de Marcus House est une mine d'informations concernant l'aspect technique du Starship. Je la recommande. -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Pas besoin de piston (en plus, ça ferait plus de masse et un mécanisme plongé dans des ergols cryogéniques, trop de risque de mal fonction.) Une pression est ajoutée aux réservoirs d'ergols grâce à un gaz inerte, typiquement de l'azote ou de l'hélium. Mais la simple pression ne suffirait pas car il n'y a pas de direction préférentielle pour le fluide le plus lourd (ergols,) donc il faut une accélération pour donner la direction vers laquelle les ergols doivent aller, donc vers les pompes des moteurs. C'est la combinaison accélération modérée et pression qui permet de maintenir les ergols vers la baie moteur, jusqu'à leur allumage. On peut se passer de la pression supplémentaire si l'accélération produite par les propulseurs à gaz froid est suffisante. Mais cette pression permet aussi d'éviter l'ébullition trop rapide des ergols dans le vide spatial. Bien sûr, les propulseurs à gaz froid n'ont pas besoin de produire une accélération importante, quelques fractions de g suffisent loin de tout champ gravitationnel. Les réservoirs sont étudiés pour résister à la masse des ergols à l'accélération. Les accélérations subies par le Booster et le Ship varient entre 1,5 et 3 g, c'est pas énorme non plus. L'important est de les plaquer au fond avant l'allumage des moteurs : c'est plus facile de porter une boule de bowling que de la rattraper dans sa chute 😉 Après, il faut éviter l'effet pogo, qui serait dévastateur ici avec les masses en jeu. -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Il doit y avoir un malentendu. Lorsque le Booster est en chute libre, il est en effet soumis à une accélération de 1g, mais exactement comme s'il était en orbite. La différence est qu'il y a des frottements de l'air qui permettent de ralentir le Booster lors de sa chute, on peut voir d'ailleurs qu'il ralentit plus qu'il n'accélère une fois la densité de l'atmosphère suffisante. Les ergols présents à l'intérieur sont également en chute libre et donc en apesanteur tant que le Booster ne ralentit pas. C'est la même chose que les astronautes présents dans l'ISS, ils sont en chute libre constamment. Une fois que le Booster ralentit par frottements de l'air, les ergols sont toujours en chute libre car aucune force ne s'applique sur eux. Ils se trouvent donc plaqués vers la Terre, et donc vers le bas du Booster si son aérodynamisme est bien pensé. Si le Booster ne ralentissait pas (par exemple s'il était parfaitement aérodynamique,) les ergols seraient constamment en apesanteur, et donc ne seraient pas au niveau des turbopompes qui ne pourraient donc pas démarrer les moteurs. C'est aussi une des raisons qui fait que lors de la séparation des étages, le Ship doit continuer à accélérer afin de démarrer ses moteurs et donc le Booster doit continuer à le pousser (ce qui a été un des problèmes de l'IFT-1.) Lorsque le Ship est en apesanteur (soit en orbite stable, soit se déplaçant à vitesse constante par exemple sur une trajectoire de Hohmann,) il faut trouver un moyen d'amener les ergols au fond des réservoirs avant de pouvoir allumer les moteurs, et la façon la plus évidente est de créer une accélération dirigée vers le haut. L'accélération doit être douce pour éviter que la grande masse d'ergols chute trop brutalement et vienne endommager la structure inférieure. C'est là que des propulseurs de gaz froid entrent en jeu. Une fois que les moteurs sont en fonction, l'accélération se fait vers le haut et les ergols sont naturellement plaqués vers le bas des réservoirs. -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
De ce que je sais ici, il faut voir 2 cas : - pour un allumage pour une manœuvre de désorbitation, le Ship peut utiliser une partie des ergols présents dans les header tanks, ou réservoirs de tête. Ceux-ci sont pleins lors de la phase orbitale, donc il n'y a pas de ballottement des ergols à l'intérieur. - pour un allumage des moteurs pour aller plus loin que la LEO (injection trans lunaire ou trans martienne par exemple,) donc après ravitaillement, de même, les réservoirs seront probablement remplis. Pour les manœuvres d'injection en orbite lunaire ou martienne, les réservoirs seront bien sûr partiellement vides. Il faut donc réaliser une légère accélération grâce à des propulseurs de gaz froid, modérée afin qu'en effet la masse des ergols ne vienne pas s'abattre trop brutalement au fond du réservoir. Il est possible aussi d'injecter au même moment dans les réservoirs un gaz inerte afin d'augmenter la pression et de bien maintenir les ergols liquides au fond. Il peut aussi y avoir une architecture interne qui permette de séparer la masse d'ergols en plusieurs petits volumes (comme un brise-lames côtier) mais cela n'a pas été observé jusqu'ici chez Starship. -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Il aurait dit lui-même (je ne retrouve plus l'interview en question) qu'il voulait réaliser 100 vols sans problème avant d'y mettre un humain dedans (bon après, ce qu'il dit et ce qu'il fait ... Mais c'est la première fois qu'il paraît prudent.) En effet, il va falloir une sacrée cadence, parce que même à 25 vols par an, il faut 4 ans d'essais (en supposant aucun incident) avant sa qualification (sans compter les lancements de ravitaillement, donc au moins x10.) Remarque que ça peut peut-être s'appliquer à un décollage depuis la Terre avec des humains à bord, puis retour, et pas forcément pour une manœuvre type Artemis 3. Ces deux étapes sont plus critiques du fait le l'utilisation du Booster, la séparation des étages, le ravitaillement, et le retour dans une atmosphère. Un atterrissage sur la Lune et son départ sont également un défi, mais les risques sont moindres. -
Si mes sources sont exactes, les 2/3 de la surface agricole française sont occupés par les céréales, fourrages et prairies qui servent à l'élevage, surtout bovin. Les céréales que l'on mange directement ou les exploitations de fruits et légumes ne représentent plus grand chose dans l'agriculture française. Si l'on divise la consommation, et donc la production de viande par 2, on récupère donc 1/3 de la surface agricole française, ou on peut encore dire que l'on double la surface de production alimentaire végétale. Il faut voir si cela peut suffire à compenser la baisse de production liée à une suppression des engrais et pesticides ou à un changement du mode d'agriculture (bio, cultures intermédiaires, ...) A condition que la surface libérée ne soit pas utilisée pour des champs solaires, de la production de biocarburants, ... Par contre, engrais et pesticides ou pas, le changement climatique va forcément réduire la productivité : sécheresses, inondations, grêles, ... Donc les prix vont augmenter. Pour rappel, il y a un siècle, l'alimentation représentait près de la moitié des dépenses des ménages, alors qu'aujourd'hui elle est d'environ 15% (et 30% il y a 60 ans.) Mais peut-on se passer de manger ? En passant, pour un agriculteur, la production de légumes est bien plus rentable que la production céréalière. Mais la transition demande un lourd investissement, et le travail est possiblement plus pénible (moins de mécanisation.)
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[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Je vais faire un peu d'autoritarisme aussi et demander d'éviter de tourner ce sujet vers la politique. Bien que je ne soutienne pas non plus Elon Musk et son action politique, ce sujet sur le Starship est à mettre à l'honneur des milliers d'ingénieurs et de techniciens de SpaceX qui travaillent sur ce sujet et j'aimerai éviter de les considérer comme des "fascistes" alors que ce sont bien eux qui font avancer de façon indéniable les technologies spatiales. J'ai été informé tardivement de la disponibilité d'un live Youtube pour suivre le lancement, live réalisé pour la première fois par StarbaseFR qui avait malheureusement mis en pause ses vidéos sur le sujet mais qui a fait plaisir à sa communauté en commentant cet IFT-9. Il accompagne souvent le youtubeur TechniquesSpatiales sur les lancements de Starship mais ce dernier n'était pas disponible cette fois-ci. Je l'ai regardé pour ma part ce matin, je n'avais pas le courage de veiller cette nuit. Voici le replay de ce live pour ceux que ça intéresse : Récapitulatif de l'IFT-9 Rappelons que le Starship est toujours dans une phase de développement, qu'on en est encore à une version Bêta (si on suppose que les versions Alpha étaient le Starship Hopper et ses successeurs.) Il faudra encore de nombreux essais et d'évolutions avant d'avoir un Starship fonctionnel. Pour l'instant, la version Block 1 du Starship a montré la capacité de faire une mise en orbite avec une charge utile nulle (ou presque : une banane 🍌) avec rattrapage du Booster et amerrissage précis à la verticale du Ship. Si un voyage vers la Lune et encore plus vers Mars sont très lointains (en tout cas plus lointains que ce que la com' de SpaceX dit,) le programme est toujours en évolution. Rappelons aussi que le programme Starship n'a débuté réellement qu'en 2017 (projet de la Big F**king Rocket,) c'est-à-dire il y a 8 ans. Le programme Apollo a mis environ 10 ans, avec un budget environ 30-40 fois supérieur (en monnaie constante) si l'on veut comparer des lanceurs similaires en poussée et en taille (mais pas en objectif.) Booster B14-2 : Le Booster B14 a volé une seconde fois, en utilisant 29 des 33 moteurs qui l'avaient déjà propulsé lors de l'IFT-7, montrant que SpaceX poursuit son objectif de réutilisation de son lanceur géant. La récupération n'était pas prévue, du fait de plusieurs stress tests demandés au Booster : - un côté des évents du Hot stage ring a été bouché pour que, lors de la séparation à chaud, pour que les flammes des moteurs du Ship orientent naturellement le Booster dans la direction voulue. En effet, jusqu'ici, le Ship repoussait le Booster dans une direction aléatoire et cette évolution permet de diminuer la quantité d'ergols à utiliser en évitant une manœuvre de retournement. - le Booster a eu un angle de retour plus important, afin d'augmenter le freinage naturel par friction de l'air, afin de diminuer également la quantité d'ergols nécessaire pour le landing burn. - le Booster devait simuler une avarie moteur lors du rallumage final, afin de tester la possibilité de manœuvrer avec uniquement 2 des 3 moteurs centraux. L'ascension, l'étape de séparation à chaud, et le retournement (Boost back burn) se sont déroulés de façon régulière. Lors de l'étape du rallumage des moteurs en phase finale, seuls 12 des 13 moteurs se sont allumés un instant, avant que le contact avec le Booster ne soit perdu à T + 6'20''. Ship S35 : Le Ship S35 a succédé aux S34 et S33 qui étaient les premiers Ships dans leur version Block 2, et dont les vols se sont soldés par un échec. Le S33 avait notamment subi une fuite d'ergols au-dessus de sa baie moteur du fait de vibrations harmoniques, entrainant incendie, extinction en cascade des moteurs et perte du véhicule. Le S34 a également connu un problème dans sa baie moteur entrainant le même résultat, mais a priori, la cause serait différente (défaillance d'un moteur.) Rappelons que la version Block 2 connait de nombreuses évolutions, dont la plupart ne sont pas visibles. Les évolutions les plus visibles sont la modifications des ailerons avant, ainsi que la modification de la répartition des tuiles thermiques. Le but de cela étant en particulier une diminution des contraintes thermiques sur le Ship lors de la rentrée atmosphérique. De plus, des tuiles tests ont été mises en place, avec de nouveaux matériaux, et également une tuile à refroidissement actif (avec les ergols du Ship.) On a également l'ajout de supports qui permettront à terme la récupération du Ship sur la Tour Mechazilla n°2. Côté évolutions invisibles de l'extérieur, les conduites internes des ergols ont été complètement revues, en particulier pour lutter contre les contraintes de ballottement, de gel et de colmatage des canalisations. Cette partie est peut-être à l'origine des échecs des S33, S34 et peut-être S35. Il y a eu également une augmentation de la taille des réservoirs d'ergols et de la taille totale du Ship. Le S35 a réussi son ascension, avec une durée de combustion complète. On a pu noter un point chaud sur l'un des moteurs Vacuum (à droite.) Toutefois, dès l'extinction des moteurs, on a pu observer un contrôle d'attitude assez difficile, avec une rotation régulière du Ship. Ensuite, la porte qui permettra de mettre en orbite les satellites Starlink devait s'ouvrir pour libérer 8 maquettes de ce satellite nouvelle génération, mais celle-ci est restée désespérément close. A un peu moins de T + 30', le contrôle d'attitude du Ship a été complètement perdu, celui-ci partant en vrille. Il a perdu de l'altitude plus tôt que prévu et a fini par se désintégrer dans l'atmosphère, étant incapable de présenter sa face protégée thermiquement. Le signal a été perdu à T + 46' Le test de rallumage d'un moteur dans le vide n'a bien sûr pas pu avoir lieu. Il y aurait eu une fuite sur un réservoir qui aurait perturbé l'attitude du second étage. Conclusion : Un vol en demi-teinte. Si la phase ascensionnelle et la séparation des étages semblent être maitrisées aujourd'hui, la version Block 2 du Ship semble poser toujours problème. Le changement de design, pourtant nécessaire pour corriger les problèmes inhérents à la première version, pose de nouveaux problèmes, devant être résolus l'un après l'autre (IFT-7, IFT-8, IFT-9.) On peut avoir l'impression d'un retour en arrière et cela peut frustrer les admirateurs comme les employés de SpaceX. Les progrès de la première version ont été constants, on peut espérer qu'il en sera de même pour la seconde version du Ship. N'oublions pas que sont prévus un Booster version Block 2, équipé de moteurs Raptors V3, qui seront également ensuite installé sur le Ship. Il y aura (plus tard) un Booster block 3 et un Ship block 3. Autant d'évolutions que de possibles retours en arrière à première vue, si l'on ne suit pas le programme avec assiduité (comme beaucoup de journalistes malheureusement, qui n'ont que le mot échec pour faire leurs titres.) -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Afin d'éviter les multiples posts, ce post sera édité en cas (probable) d'annonce de report de vol. La FAA a validé le rapport de SpaceX concernant l'IFT-8 et a autorisé l'IFT-9. Celui-ci est programmé au mercredi 28 mai, 1h30 du matin, heure de Paris. Le S35 a finalement réussi un static fire test de ses 6 moteurs pendant 60 secondes. A noter qu'il n'y aura pas de tentative de rattrapage du Booster B14-2 et qu'il sera dirigé vers le Golfe du Mexique. -
j'ai trouvé plus rapide que la vitesse de la lumière
MKPanpan a répondu à un sujet de tinga dans Astronomie & Astrophysique
Intervenir 6 ans après le sujet ... Qu'appelles-tu intrication quantique stationnaire ? Pourquoi parler d'intrication quantique à propos d'un objet macroscopique, comme la sonde Voyager 2 ? Du reste, je ne comprends pas le sens même de la phrase : l'intrication répond à une vitesse ... ? Il va falloir essayer de reformuler cela si on doit essayer de répondre à une question. -
Peux-tu développer ? Qui a fait ce projet ?
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[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Bonjour, Petit tour d'horizon des avancements sur le programme Starship, alors que les nombreux lancements promis cette année se font attendre. La FAA a toutefois récemment donné son accord pour 25 lancements par an depuis la Starbase. 1. Infrastructures Tout d'abord, sur le site de production de la Starbase, les travaux de démolition du High Bay sont en cours. Pas de démolition spectaculaire comme il y a pu en avoir dans les débuts du programme 🧨, le manque de place impose à SpaceX une démolition progressive et propre. Pour rappel, le High Bay était le lieu d'assemblage des sections des Ships jusqu'au S31 qui a été le dernier Ship de la version Block1 ayant volé. Ils sont depuis assemblés dans le Mega Bay 2. Il sera remplacé par un Giga Bay, qui mesurera environ 115 mètres de haut pour environ 75.000 m², permettant d'accueillir 24 Boosters ou Ships (image de synthèse.) Un second Giga Bay est prévu sur le site de Roberts Road, c'est-à-dire à Cap Canaveral pour le programme d'exploitation de SpaceX (rappelons que la Starbase au Texas est un site de développement et de recherche.) 2. Tour de lancement La Tour Mechazilla n°2 continue son évolution. La Tour en elle-même semble terminée, les bras de récupération sont installés. Les travaux se poursuivent au pied de la Tour, en particulier au niveau de la tranchée et du double déviateur de flammes, qui inclue le nouveau système de Starshower, ainsi qu'au niveau des canalisations et de l'extension de la ferme à ergols. L'Orbital Launch Mount, ou table orbitale, est également en finalisation d'assemblage et devrait être installée prochainement au pied de la tour. Contrairement à ce qui avait pu être imaginé il y a quelques temps, elle ne devrait pas être mobile. Le design est complètement modifié par rapport à celle de la Tour n°1, s'adaptant notamment aux futures versions du Booster et protégeant davantage les éléments afin de réduire la maintenance entre 2 lancements. 3. Les prochains vols Le prochain vol IFT-9, dont la date n'a toujours pas été fixée, doit emporter le Ship S35 et le Booster B14-2. Pour rappel, le B14-2 est en fait le B14 qui a volé lors de l'IFT-7, en gardant 29 de ces 33 moteurs, et est donc toujours un Booster de version Block 1. Le Booster a effectué un tir statique avec succès. Le S35 est le troisième exemplaire d'un Ship version Block 2, dont aucun n'a réussi jusqu'ici une mise en orbite. On espère que le délai depuis le dernier essai a permis de corriger les défauts, notamment les vibrations harmoniques lors de la phase d'ascension du Ship après la séparation du Booster. Le S35 a réalisé un tir statique avec 1 seul moteur avec succès, mais un second tir statique avec les 6 moteurs a été apparemment interrompu à 30 secondes (sur les 60 prévues,) alors que des "flash" anormaux ont été vus par les observateurs. Il n'y a pour l'instant pas eu de communication de la part de SpaceX. L'IFT-10 devrait voir voler le B16 avec le S36, les deux ayant réalisé jusqu'ici des tests cryogéniques. L'IFT-11 pourrait voir voler le B15-2 (ayant donc volé lors de l'IFT-8) avec le S37, le B15-2 est en maintenance, le S37 en finalisation d'assemblage. L'IFT-12 pourrait voir voler le B17 et le S38, le Booster ayant réalisé un test cryogénique, le Ship est en cours d'assemblage. Rien d'officiel ici, cela dépendra de la réutilisation ou non des Boosters pour la chronologie. Un demi-Booster appelé TT17 a été aperçu, et semble faire office de prototype de la version Block 2 du Booster. Il semblerait que le B18 sera donc le premier Booster de cette nouvelle gamme. On ne sait pas encore si la nouvelle version emportera des moteurs Raptor v3, mais l'anneau inter-étage devrait être intégré au Booster et ne serait plus largué après la séparation au chaud. * Certains supposent d'ailleurs que les derniers échecs ont été favorisés par une incompatibilité entre des Ships Block 2 avec les Boosters Block 1, ces premiers ayant explosé peu de temps après la séparation des étages. Il est possible que les vibrations engendrées par l'allumage des moteurs du Ship et le souffle de ceux-ci dans l'anneau inter-étage favorise les contraintes et les vibrations sur le nouveau design des canalisations du Ship Block 2. Un Booster Block 2 avec anneau intégré aura peut-être davantage d'ouvertures pour diminuer la puissance du souffle lors de l'étape de la séparation à chaud. Mais si c'est le cas, on se demande pourquoi SpaceX continuerait à utiliser des Booster Block 1 jusque là. Rappelons que le rattrapage d'un Ship ne sera pas possible tant que celui-ci ne montre pas sa capacité à réaliser un vol orbital complet. -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Je n'avais pas répondu aux dernières questions, merci d'avoir fait remonter le sujet pour m'en rappeler 😀 C'est le défaut de ce que l'on trouve sur internet, 3 millions de masses terrestres par an, ça paraît énorme 😲 On utilise plutôt en astronomie de grande échelle la masse solaire notée M☉. Les 3 millions de masses terrestres représentent 9 M☉ (on va arrondir à 10 pour l'ordre de grandeur.) Ca fait déjà un nombre un peu moins impressionnant pour nous autres, humains à 10 doigts (ou 8 dans ton cas 😉) Une galaxie typique de la taille de la Voie Lactée ou d'Andromède a une masse de l'ordre de 10^12 M☉. Il faudrait donc de l'ordre de 10^11 années pour que le trou noir super-massif (ou peut être sans trait d'union) l'absorbe entièrement, soit 10 fois plus que l'âge actuel de l'Univers. Donc non, une galaxie ne va pas être mangée de sitôt par son trou noir central. D'ailleurs, on peut observer que Sagittarius A* a une masse négligeable par rapport à celle de la Voie Lactée (10^6 M☉.) En fait, son rayon d'action (d'attraction) est plutôt faible, un trou noir central, comme dit plus haut, fait le ménage dans son environnement proche, mais une fois que celui-ci est vidé, le trou noir devient "inactif." Il peut y avoir parfois des étoiles qui sont projetées vers celui-ci par le hasard des interactions gravitationnelles entre les astres (souvent le cas d'une étoile qui rencontre un système binaire, l'une d'entre elles est éjectée tandis que l'autre se lie gravitationnellement à la première,) ou alors par fusion de galaxies qui vont apporter de nouveaux corps dans la zone d'attraction du trou noir. Les trous noirs sont décrits souvent dans les émissions ou les livres pour "débutants" comme des monstres voraces, mais en fait, ils sont en général inoffensifs sauf pour les plus téméraires qui s'en approchent trop. Certains supposent même que l'hypothétique planète numéro X (ou 9 en fait) de notre système Solaire serait un petit trou noir (du genre trou noir primordial,) ce qui ne mettrait pas pour autant notre vie en danger. -
[SpaceX] 2025-2026 - Développement programme Starship
MKPanpan a répondu à un sujet de MKPanpan dans Astronautique
Bonjour à tous, Peu de nouvelles en ce moment sur le programme Starship, l'actualité est plutôt centrée sur le patron de SpaceX et de ses fréquentations lunaires 🤪 Toujours est-il que les ingénieurs et techniciens de la Starbase sont toujours sur le pont. 👏 La date de l'IFT-9 n'a pas encore été révélée, bien que le mois d'avril ait été évoqué. Ce que l'on attend en premier est bien sûr la réussite d'un vol quasi-orbital du troisième exemplaire de la version 2 (Block 2) du Ship qui sera le nommé S35. Peu d'informations ont circulé sur celui-ci, espérons que des améliorations ont été apportées pour éviter les incendies dans la baie moteur, en particulier que des moyens ont été développés pour éviter les ruptures des nouvelles conduites d'ergols, dûes aux vibrations intenses provoquées par les moteurs, comme vu sur les S33 et S34. Le S35 a effectué plusieurs tests cryogéniques au sol, et est probablement en attente d'un test de tir statique (static fire test) avant d'être posé sur son Booster. Bien sûr, il n'est donc pas envisagé qu'il soit rattrapé par la Tour à son retour, il faudra déjà passer les étapes de mise en orbite et de rentrée atmosphérique pour cela. Le Booster candidat au décollage pour l'IFT-9 et qui succédera au B15 sera le Booster ... B14 😯 Et oui, SpaceX va tenter pour la première fois de réutiliser un Booster qui a déjà volé et qui a été récupéré par la tour Mechazilla, à savoir lors de l'IFT-7 le 16 janvier 2025. ♻️ A noter que c'est ce Booster qui avait déjà volé en réutilisant un des moteurs Raptor déjà utilisé (le fameux Raptor 314 pi.) Le B14-2 utilisera 29 des 33 moteurs ayant volé lors de l'IFT-7. On attend la suite des nouvelles, en particulier la date de ce lancement. Il va falloir réussir de nombreux points et rapidement afin de suivre les objectifs prévus. Jared Isaacman, patron de la NASA (et copain de Musk au départ) a rappelé que la Lune restait prioritaire dans le programme américain, bien avant Mars. Promis, j'essaie de ne pas faire de politique 🤐 -
Bonjour, Ma première modeste contribution de l'éclipse, entre les nuages. Photos faites au smartphone à l'oculaire sur une lunette achromatique 90/900 sur une monture non motorisée avec un prisme Herschel et son filtre ND3. Puis un petit traitement pour modifier les couleurs et retirer les reflets. Ça ne rend bien évidemment pas compte de ce que l'on voit à l'oculaire, mais ça fait un souvenir.
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Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Alors moi j'aurais une définition qui va dans l'autre sens. Les galaxies à noyau actif (AGN) sont des galaxies dont la luminosité est beaucoup plus importante que les autres galaxies, et ce dans différentes longueurs d'onde (par exemple les radiogalaxies.) Il semblerait, d'après le modèle unifié, que la dénomination de l'objet observé dépend en fait de l'angle d'observation de cette AGN, en fonction de si on l'observe par la tranche, de face, dans l'axe d'émission d'ondes radio, ... L'AGN peut donc prendre le nom de Quasar, Blazar, Galaxie de Seyfert de type I ou II, Radiogalaxie, ... Ce serait donc toujours un même type d'objet, mais en fonction de l'angle d'observation, on observerait des ondes radio, des ondes lumineuses, voire même un champ magnétique intense (modulo toujours le red shift.) Ces émissions électromagnétiques ont toutes pour origine l'important disque d'accrétion autour du trou noir super-massif central de ces AGN. Une AGN est donc une galaxie dont le trou noir central super-massif est en train d'accréter une quantité importante de matière, qui peut être une conséquence de la jeunesse de celle-ci (Univers jeune,) ou du fait d'une fusion de galaxies par exemple entrainant une redistribution de la matière en leur sein. A noter que presque toutes les galaxies possèdent en leur centre un trou noir dit super-massif (pour les distinguer des trous noirs stellaires,) qui ont pu plus ou moins faire le ménage autour d'eux. Par exemple, notre galaxie n'est pas considérée comme AGN mais Sagittarius A* n'est pas pour autant complètement inactif : il y a toujours de la matière qui tombe de dans puisqu'il émet des ondes radio. -
J'espère aussi une météo pas trop pourrie chez moi, dans le Nord. Pour l'instant, j'ai ça : J'ai justement enfin réussi à obtenir mon prisme Herschel ainsi que les filtres nécessaires (polarisant, anti-IR, continuum) afin d'en profiter au maximum, même si ce n'est qu'environ 25% d'occultation par chez moi.
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Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Ah oui, c'est possible, je n'ai pas vérifié mes dires. J'avais en tête en effet qu'on pouvait en voir un qui était à environ 2,5 Gal. -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Les quasars sont des galaxies, plus exactement sont les trous noirs super-massifs de galaxies actives, c'est à dire très lumineuses. Hormis cela, ils ne diffèrent pas des trous noirs super-massifs situés au centre de notre galaxie par exemple. C'est juste que Sagittarius A* est peu actif (tout de même actif en rayonnement radio, dont on a pu observer il y a quelques années une image) mais il s'agit bien d'un trou noir super-massif. Les quasars que l'on observe sont situés loin de nous, peu sont dans notre environnement proche (le plus proche à ma connaissance est à 2,5 Gal, celui que tu cites à 3,5 Gal, ce sont des exceptions.) La majorité d'entre eux se sont formé lorsque l'Univers avait un âge compris entre 1 et 10 Gannées, le pic étant observé à environ 3-5 Gannées. Voici la distribution du nombre de quasar en fonction de leur redshift : C'est le signe qu'il y a eu un moment où les quasars se sont sont formés, mais aujourd'hui (à ÂgeUnivers = 13,5 Gannées,) les trous noirs super-massifs sont globalement peu actifs, à part quelques exceptions. Les quasars sont des trous noirs super-massifs actifs, ce qui signifie qu'ils sont en train d'accréter beaucoup de matière. Il est possible que lors de collisions de galaxies, les échanges de matière et les fluctuations de densité créent une explosion de naissances d'étoiles, en particulier massives, ce qui augmente alors la quantité de matière à accréter. L'exemple de OJ 287 que tu cites est probablement un exemple de fusion de galaxies étant donné qu'il y a un second trou noir super-massif en orbite autour. La matière de la plus petite des galaxies aurait été absorbée par le trou noir super-massif de la plus grande, formant donc ce quasar. L'Univers étant grand et en expansion, les fusions de galaxies sont plutôt rares dans un volume donné, mais elles auraient pu être plus nombreuses à une époque lointaine, ce qui pourrait expliquer la présence de nombreuses galaxies actives comme les quasars à ces distances. -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Concernant les trous noirs super-massifs, étant donné ce que l'on observe sur les quasars (galaxies anciennes avec naissances stellaires abondantes et trou noir actif,) il me semble que l'on suppose qu'ils se forment par agrégation d'étoiles et de leurs résidus, très tôt après la formation des premières galaxies. Aujourd'hui, on ne trouve guère de quasar (à notre époque en tout cas,) mais plutôt des galaxies à trou noir central super-massif mais plutôt sombre, ce qui pourrait s'expliquer par le fait que ces trous noirs aient fait le ménage autour d'eux, en ayant absorbé ou expulsé les corps qui en ont croisé l'orbite. Ce que l'on observerait serait plus compliqué si je poursuis mon raisonnement précédemment cité : - de l'intérieur, on ne verrait toujours qu'une concentration énorme de matière, et du vide autour. - depuis l'extérieur, on pourrait percevoir les différents objets s'agglutiner, le temps s'étant arrêté (de ce point de vue) lors de leur franchissement de l'horizon des évènements. Mais à chaque fusion supplémentaire, le rayon de cet horizon augmente, donc comment imaginer les formes que l'on pourrait observer (en partant toujours du principe bien sûr que l'on soit capable d'en observer quelque chose depuis l'extérieur, ce qui n'est pas le cas.) Toujours est-il que ces réflexions tentent juste de donner une image compréhensible pour notre cerveau, mais n'oublie pas que le principe de base d'un trou noir, comme évoqué ci-dessus, est que l'espace et le temps n'ont plus l'apparence que nous connaissons, donc ces notions de position, de distance, de volume, et de déplacement ne sont que transposées. -
Pour faire quelques comparaison dans l'autre sens, lors de la dernière ère glaciaire, il y a environ 21.000 ans, la température moyenne sur Terre était environ 6°C inférieure à celle d'aujourd'hui (soit 5°C inférieur à celle de l'ère pré-industrielle puisqu'on a déjà pris plus d'1°C pour ceux qui suivent.) Voici les principales différences avec 5°C d'écart (sources : principalement wikipedia) - la température arctique était 14°C inférieure à aujourd'hui (la glaciation/ le réchauffement n'est pas isotrope, les pôles sont soumis à davantage de variations) - 25% des terres étaient recouvertes de glace, contre 10% aujourd'hui - La calotte glacière s'étendait jusqu'au tiers sud de l'Angleterre et de l'Irlande, et concernait l'ensemble des pays nordiques, baltes, jusqu'au nord de l'Allemagne et de la Pologne - le niveau de la mer était 125m plus bas (pour les raisons ci-dessus) - La France avait une végétation principalement semblable à la steppe russe ou la toundra, sauf l'extrême sud, qui était plutôt composé de forêts boréales (comme l'Espagne) Tout ça avec seulement 5°C d'écart, soit un tiers de l'écart entre les températures matinales et post-méridiennes en ce moment.
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Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Le calcul semble bon. Après en effet, quand on parle de densité des trous noirs, c'est surtout pour l'aspect didactique, de comprendre, comme tu l'as justement vu avec tes calculs, que ce n'est pas la densité d'un objet qui en fait un trou noir, mais bien seulement sa masse. Au final, peu importe ce qu'il y a dedans, puisqu'on ne peut rien en tirer. Par contre, on peut observer et conjecturer sur ce qu'il se passe à l'extérieur de celui-ci, et cela ne dépendra que de sa masse (et aussi de son moment cinétique,) mais pas de sa taille ou de son volume. -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Oui, je n'ai pas précisé les unités, mais la formule est en unités SI, donc R en mètres et M en kg. La formule exacte que tu cites est R = 3 Mⵙ, avec R en km (ce qui n'est pas l'unité SI usuelle.) De plus : Tu utilises des kg, des g, des km et des m, forcément, ça ne eut pas fonctionner. -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Oui et non. En effet, la création ex-nihilo de paires particule-antiparticule, ce qu'on appelle la fluctuation quantique est possible car la "dette" d'énergie (ou de masse) créée par cette formation est comblée par l'annihilation presque immédiate de cette paire. C'est la conservation de l'énergie. Toutefois, lorsque la formation d'une paire a lieu au niveau de l'horizon d'un trou noir, il est possible qu'un des membres du couple se retrouve "aspiré" par celui-ci et donc l'autre ne peut plus s'annihiler. On a donc créé une particule (ou une antiparticule) à partir de rien, il y a une dette d'énergie dans l'Univers. Cette dette doit absolument être comblée, et le trou noir va libérer un peu de son énergie pour combler la dette. Énergie = matière comme le dit Einstein, donc le trou noir perd en réalité un peu de sa masse. Cela conduit, à long terme, au phénomène de l'évaporation des trous noirs, théorisé par Stephen Hawking qui a donc donné son nom au rayonnement échappé du trou noir, contrevenant au principe même du trou noir. Je pense qu'il faudra ensuite songer à vulgariser la vulgarisation des propos des vulgarisateurs cités plus haut 😅 -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Au centre d'un trou noir, il y a une singularité, c'est à dire notamment une rupture de la continuité de l'espace-temps, ce qui n'est pas prévu en Relativité Générale. Cela signifie qu'au niveau de cette singularité, l'espace (comme le temps) n'ait plus de signification, et que par extension les mots volume et densité ne signifient rien (on ne peut pas avoir de densité si on ne peut pas préciser une volume.) La matière et les particules "enfermées" dans cette singularité sont donc dans un état quantique que l'on ne connait pas. Il est éventuellement possible qu'il n'y ait pas de discontinuité de l'espace-temps et dans ce cas qu'il soit possible de traverser le trou noir mais sur une période extrêmement longue. Ce n'est pas la théorie la plus admise aujourd'hui. Quant à la distribution de la matière à l'intérieur de l'horizon, c'est complexe. Si l'on prend un trou noir stellaire en formation, on imagine une sphère qui se condense et devient trou noir lorsque son rayon atteint celui de Schwarzschild comme vu précédemment. La question est ensuite de savoir en combien de temps cette agrégat de matière atteint le "centre" du trou noir, ou sa singularité. En fait, cela peut être extrêmement rapide pour un observateur placé initialement sur cette sphère (et qui survit 🫣) Mais pour observateur qui resterait à portée suffisante, s'il avait les moyens de voir ce qu'il se passe à l'intérieur, la durée serait infinie. Donc si on avait les moyens d'observer depuis l'extérieur la répartition de la matière aujourd'hui d'un trou noir stellaire qui aurait commencé sa formation il y a quelques milliards d'années, on observerait probablement une répartition assez homogène, en tout cas similaire à celle d'une étoile. Par contre si on entrait dans ce même trou noir, il y aurait probablement un point de matière dans un état quantique inconnu dans un volume qui n'existe pas à notre sens (donc on ne verrait rien en fait) et du vide tout autour (au moins dans la zone où l'espace existe toujours, bien que fortement distordu.) Pourrait-on dire alors que sa densité est quasi-nulle 🤯 ? -
Questions sur la densité des trous noirs.
MKPanpan a répondu à un sujet de Bart Simpson dans Astronomie & Astrophysique
Bonjour, Un trou noir n'a que très peu de paramètres, le principal d'entre eux étant sa masse (le seul paramètre non nul dans un trou noir de Schwarzschild, le plus simple.) Son rayon (ou horizon des évènements) n'est qu'une conséquence de cette masse, avec sa formule : R = 2 G M / c². 2, G et c étant des constantes, R est proportionnel à M. Un calcul simple montre que la densité d'un trou noir (ou sa masse volumique) suit une loi du carré inverse : - si la masse double, la densité est divisée par 4 - si la masse triple, la densité est divisée par 9 - si la masse est multipliée par n, la densité est divisée par n² Le rayon de Schwarzschild est la limite à partir de laquelle un corps (une masse) devient un trou noir. Si on comprime le Soleil dans une sphère de 3km de rayon, il deviendra un trou noir. Mais il faudrait une force suffisante pour lutter contre les différentes pressions (électromagnétique, quantique électronique, quantique neutronique.) Notre trou noir galactique a une masse d'environ 4 millions de masses solaires, donc son rayon de Schwarschild est de 12.000.000 km (soit 17 fois le rayon de notre Soleil.) Tu peux donc calculer la densité de ce trou noir Oui
