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MKPanpan

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Tout ce qui a été posté par MKPanpan

  1. Pour donner quelques informations, moi et d'autres du forum avons été victimes d'une personne il y a quelques mois. Cette personne réalisait de vraies ventes, ici et sur le forum d'en face ainsi que d'autres plateformes, et profitais de sa réputation de bon vendeur et connaisseur pour tenter des arnaques au colis volé/perdu ou à l'assurance de colis. Il semble en effet que c'est un bon connaisseur de l'astronomie amateur, surtout en oculaires, mais qui a eu quelques dérives. La personne en question avait été bannie, mais il y a de très fortes présomptions que ce dernier membre banni soit la même personne, notamment une de ces annonces dont les images proviennent d'un autre site. Si @Modération pense que j'en dit trop, vous pouvez supprimer ce message. Mais c'est pour prévenir que même une personne du milieu n'est pas toujours de confiance.
  2. Une partie des réponses ici. Pour les impatients : - il n'y a pas assez d'uranium 235 pour électrifier massivement le monde, ou même la France dans la durée (avant la fin du siècle) Il faut passer à l'U238 pour être tranquille quelques siècles, comme le font la Chine, la Russie, et comme on avait prévu avec Phénix, Superphénix, et Astrid, tous arrêtés par les politiques. - Même en tout électrique, il faut diminuer drastiquement la consommation de chaque individu, riches comme moins riches. - Sans industrie carbonée, il est impossible de dire si l'on sera capable de construire et faire fonctionner des centrales nucléaires, des panneaux photovoltaïques, ou des éoliennes. Bref, l'électrification du monde est juste une manière plus douce entre le monde industriel carboné que l'on connait depuis 2 siècles et le monde que l'on aura lorsque l'on ne pourra plus utiliser ces sources d'énergie, soit par pénurie, soit par décision politique écologique mondiale (au premier des deux qui arrivera.)
  3. Ah ben voilà ! On a trouvé la solution au problème d'énergie. C'est pas pour le pétrole que le détroit Iranien est fermé, c'est pour l'énergie de l'eau 😄
  4. La première image de Jackbauer est un clin d'œil à la planète des singes (qui devrait fêter ses 60 ans lors d'Artemis IV si le calendrier est respecté.) La seconde, je comprends, ils devaient être mieux là-haut qu'ici ... En tout cas, je préférais suivre ce qu'il se passait autour de la Lune plutôt que sur Terre 🫤 Sur les radiations, je ne sais pas, il faudrait regarder la densité de particules émises et leur vitesse. De plus, jeudi soir, Orion était encore à 180.000km de la Terre et donc le vent solaire n'était pas forcément sur Orion. Je ne doute pas qu'il y avait énormément de capteurs disséminés sur et dans la capsule à divers endroits pour mesurer l'efficacité des matériaux. L'essai annulé devait surtout montrer la capacité de se déplacer rapidement dans la partie renforcée en fonction d'une alerte, et peut-être de positionner la capsule dans le sens le plus protégé par rapport au Soleil.
  5. Jour 9 (Lune à 217.000 km, Terre à 237.000 km) : - Dernier jour complet avant le retour sur Terre. L'équipage prépare la cabine pour sa rentrée atmosphérique en rangeant et sécurisant le matériel, retirant les filets de stockage, installant et ajustant les sièges. - Ils ont étudié avec les équipes au sol le timing de la rentrée et examiné la météo. - Une deuxième correction de la trajectoire de retour a été réalisée. Timeline du retour, en heure de la côte Est (Ajouter 6 heures), pour la nuit de vendredi à samedi : 19:33 : séparation du module de service. Le module de construction européenne n'est pas équipé pour une rentrée atmosphérique et est largué. La capsule Orion n'a alors plus de propulseur à ergols. 19:37 : Orion s'éloigne et effectue des manœuvres de correction fines afin d'avoir l'angle d'entrée optimal et de viser le point d' amerrissage prévu. 19:40-50 : Orion atteint sa vitesse maximale à 38.400 km/h (la vitesse de rentrée est autour de 27.000 km/h pour les missions en orbite terrestre.) 19:53 : début du blackout pendant la rentrée atmosphérique à 120km d'altitude. La température du plasma devrait atteindre 2.800°C sur le bouclier thermique. Le freinage sera proche de 4G 🫣 19:59 : fin du blackout radio. La protection des parachutes est éjectée. 20:03 : les deux premiers parachutes sont déployés à environ 6.700m d'altitude. 20:04 : les 3 parachutes principaux sont déployés à 1.800m d'altitude, afin d'atteindre une vitesse finale de 30 km/h. 20:07 : Impact au large de San Diego 🙌 Un hélicoptère venant de l'USS John P Murtha vient récupérer ensuite l'équipage, puis la capsule sera récupérée par le même navire. Les voyageurs interplanétaires seront examinés médicalement sur le navire avant d'être transférés à Houston.
  6. Jour 8 (Lune à 134.000 km, Terre à 322.000 km) : - des tests des vêtements de lutte contre l'intolérance orthostatique ont été réalisés - une conférence a été faite avec les médias - l'équipage s'est entraîné à la préparation du retour. - des tests de pilotage manuel et une démonstration de la protection contre les radiations ont été annulés pour se concentrer sur la préparation au retour. - le retour est prévu au large de San Diego (Californie) ce samedi à 2h07 du matin (heure de Paris.) A suivre en direct bien sûr sur les réseaux 🚀🌊 Le Bortle 0, ça existe :
  7. Non, juste la couronne solaire alors que celui-ci était masqué par la Lune (éclipse solaire.) Et peut-être un peu de post-traitement qui augmente la luminosité ...
  8. Tout dépend de quoi tu parles. Si tu parles de la taille apparente : - Ton télescope (Dobson 300 si je suppose bien) peut "grandir" jusqu'à 300 fois la Lune (ou autre,) en utilisant un oculaire dont la focale est égale au rapport F/D (donc 4 ou 5 mm en fonction de ton télescope.) Au delà, tu grossis l'image mais tu ne vois pas davantage de détails. - La lune a un diamètre apparent de 0,5°. Avec ton télescope avec un grandissement de 300x, tu obtiens une Lune de 150 ° de diamètre apparent (sachant qu'il n'y a pas d'oculaire qui permette de la voir en entier.) Avec un peu de trigonométrie, ça revient à peu près à observer la Lune à environ 470 km - Au plus proche pour l'équipage d'Orion, à 6 500 km de la Lune, elle avait un diamètre apparent de 30°, soit l'équivalent d'un télescope de 60mm de diamètre à son grandissement maximal. Si tu parles de résolution, et c'est là le point le plus important : - Ton télescope permet de distinguer deux points séparés de 0,4" dans des conditions idéales, soit deux points séparés de 750 mètres, en théorie. - A 6 500 km de la Lune, l'équipage d'Orion peut distinguer deux points séparés de 1900 mètres à l’œil nu, ou également environ 750 mètres également avec les appareils photos utilisés dans la mission. Edit : Je vois que l'équipage emporte également un téléobjectif de 400mm, ce qui peut amener à prendre en photo des détails d'une centaine de mètres. La principale différence, c'est qu'il n'y a aucune turbulence, aucune lumière parasite, le seeing est parfait, ce qui sera impossible à obtenir sur Terre, même dans les meilleures conditions. Bien sûr, des sondes en orbites permettent également d'obtenir de meilleures images en fonction de leur altitude et des caméras embarquées, mais la vision directe permet d'observer des phénomènes difficilement photographiables, par exemple les impacts de météorites qui ont été observés.
  9. Jour 7 (Lune à 58.40 km, Terre à 380.000km) : - les astronautes sont maintenant sur le trajet du retour, et sont sortis de la zone d'influence gravitationnelle lunaire. Plus exactement, l'influence gravitationnelle terrestre devient plus importante que celle lunaire à leur position. Les médias et la NASA disent ça pour vulgariser, mais la gravité a une action à distance infinie, et sa sphère d'influence n'a pas de limite. Sinon, il n'y aurait pas de marées sur Terre ... - Orion a passé un coup de téléphone de 15 minutes avec l'ISS, afin de tester les réseaux de communication. - L'équipage a eu un débrief à chaud avec les scientifiques de la NASA sur leurs observations lunaires. - une correction de trajectoire de retour a été réalisée, 15 secondes d'allumage moteur pour un Delta-V de 0,5 m/s - des tests de pilotage manuel ont à nouveau été réalisés. - l'équipage a testé une combinaison qui évite les troubles orthostatiques lors du retour sur Terre (vêtements compressifs) - le navire américain qui doit récupérer l'équipage dans l'océan Pacifique est parti de son port.
  10. Merci pour les photos, il faut le temps qu'elles arrivent (aah, l'ADSL 😄) La première est partie direct en fond d'écran de mon téléphone, format parfait
  11. Jour 6 : Message de Jim Lovell (Gemini 7, Gemini 12 Apollo 8, Apollo 13) : « Bonjour, Artemis II ! Ici l’astronaute d’Apollo Jim Lovell. Bienvenue dans mon ancien quartier ! Lorsque Frank Borman, Bill Anders et moi avons orbité autour de la Lune avec Apollo 8, nous avons offert à l’humanité son premier regard rapproché sur la Lune et une vue de notre planète qui a inspiré et uni des personnes dans le monde entier. Je suis fier de vous transmettre ce flambeau — alors que vous contournez la Lune et posez les bases des missions vers Mars… pour le bénéfice de tous. C’est un jour historique, et je sais à quel point vous serez occupés. Mais n’oubliez pas de profiter de la vue. Alors, Reid, Victor, Christina et Jeremy, ainsi que toutes les formidables équipes qui vous soutiennent — bonne chance et bon voyage de la part de nous tous ici, sur notre bonne vieille Terre. » - Orion a donc établi un nouveau record de l'éloignement le plus important pour une capsule habitée, avec une distance à la Terre maximale de 252,760 miles (environ 406.000 km) battant le record inattendu d'Apollo 13 (de 4,105 miles, soit environ 6600 km.) - au plus près, la capsule était à 6.550 km. Les astronautes ont pu réaliser les observations prévues détaillées précédemment. Ils ont en particulier ou observer 6 impacts météortitiques en direct. - Lors de l'éclipse solaire, ils ont pu observer la couronne solaire pendant environ 1 heure. - L'équipage a demandé à renommer 2 cratères : l'un Integrity du nom de la capsule d'Artemis 2, et l'autre Carroll du nom de la défunte épouse du commandant de la mission Wiseman. Orion et son équipage sont maintenant sur la route du retour 🌎
  12. Pour suivre en direct le survol lunaire : Je ne sais pas quelle qualité attendre de ce live qui débute à 19h, heure de Paris
  13. Ta question m'a intéressé donc j'ai cherché un peu. Il est vrai que pour les planètes du système solaire, le pôle Nord est déjà arbitraire : c'est celui qui est le plus proche de la direction nôtre, les planètes ayant un axe de rotation presque parallèle au nôtre. Uranus qui est couchée sur son orbite a tout de même son Nord plutôt pointé vers le Nord du système solaire, c'est à dire quand on le représente de telle sorte que le pôle Nord terrestre soit en haut. Par extension, le pôle Sud est toujours à l'opposé, et l'Est est toujours à droite et l'Ouest à gauche quand le Nord est en haut, peu importe si la rotation est classique ou rétrograde. Pour les autres corps, on recherche le pôle magnétique on utilise la règle de la main droite : le pôle Nord est le pôle positif en fonction du sens de rotation du corps. Concernant la longitude, pour les planètes synchronisées avec leur révolution, on choisit des méridiens d'origine fixes : celui ou ceux qui font face au Soleil lors de son passage au périhélie. Il peut donc y avoir plusieurs méridiens zéro en fonction de la résonnance spin-orbite du corps. Souvent, on va ensuite utiliser un repère géographique précis une fois le méridien zéro déduit. La Lune qui est en résonnance avec la Terre 1:1 a donc son méridien zéro au niveau du cratère Mösting A. Mercure en résonnance 3:2 avec le Soleil a son méridien 20° Ouest qui passe par le cratère Hun Kal. Pour les gazeuses, c'est évidemment plus difficile car il y a une rotation différentielle et les structures ne sont pas fixes. Pour Jupiter, on peut utiliser son champ magnétique dont l'orientation est très stable, en mesurant notamment sa phase. Son méridien zéro a été défini dans les 1970's en radioastronomie. On peut également définir un méridien central : à une date et une heure fixe, on prend le centre de la face qui est visible depuis la Terre et la droite passant par les pôles et le centre de cette face est considéré comme le méridien zéro. Les coordonnées sont donc dynamiques. Si quelqu'un a d'autres explications ...
  14. La NASA t'a entendu @Benoît 😁 C'est le jour des essayages. Jour 5 (Terre à ~200.000 km, Lune à 105.000 km) : - L'équipage a reçu un message de l'astronaute Charlie Duke d'Apollo 16 : « John Young et moi avons atterri sur la Lune en 1972 dans un module lunaire que nous avons appelé Orion. Je suis heureux de voir une autre forme d’Orion aider à ramener des humains sur la Lune, alors que l’Amérique trace la voie vers la surface lunaire. En dessous de vous, sur la Lune, se trouve une photo de ma famille. J’espère qu’elle vous rappellera que nous, ainsi que l’Amérique et le monde entier, vous soutenons et vous encourageons. » - Les quatre astronautes ont enfilé et testé les combinaisons OCSS. Elles sont utilisées en cas de dépressurisation, lors des phases critiques et en vue de l'amerrissage. Ils ont testé leur mise en place, la mobilité permise, le fait de pouvoir s'asseoir dans les sièges, la capacité de manger et boire, la pressurisation et leur étanchéité. - La troisième correction de trajectoire a cette fois-ci était réalisée, avec une impulsion de 17,5 secondes - la NASA a envoyé les données du survol lunaire. L'équipage va observer les formations géologiques du Bassin Oriental et du Bassin Hertzsprung, formations d'âges différents afin de comprendre l'évolution du satellite. Voici la timeline en heure de la côte Est (ajoutez 6h Paris), traduction ChatGPT : 📅 Lundi 6 avril 00 h 41 : Orion entre dans la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune à 41 072 miles (≈ 66 100 km) de celle-ci. 13 h 30 : L’officier scientifique du centre de contrôle présente à l’équipage les objectifs scientifiques du survol à venir. 13 h 56 : L’équipage d’Artemis II devrait dépasser le record établi par Apollo 13 en 1970, correspondant à la plus grande distance jamais parcourue par des humains depuis la Terre. 14 h 10 : Déclarations de l’équipage après le dépassement du record d’Apollo 13 (audio uniquement). 14 h 15 : L’équipage configure la cabine d’Orion pour les opérations de survol. 18 h 44 : Le centre de contrôle prévoit une perte temporaire de communication lorsque le vaisseau Orion passera derrière la Lune. 18 h 45 : Lors du « coucher de la Terre » (Earthset), la Terre disparaît derrière la Lune vue depuis Orion. 19 h 02 : Orion atteint son point le plus proche de la Lune à 4 070 miles (≈ 6 550 km) au-dessus de la surface. 19 h 07 : L’équipage atteint la distance maximale par rapport à la Terre durant la mission. 19 h 25 : Le « lever de Terre » (Earthrise) marque la réapparition de la Terre de l’autre côté de la Lune. 19 h 25 : Le centre de contrôle de la NASA devrait rétablir les communications avec les astronautes. 20 h 35 – 21 h 32 : Pendant une éclipse solaire, le Soleil passe derrière la Lune du point de vue de l’équipage. 21 h 20 : Fin des observations lunaires. 📅 Mardi 7 avril 13 h 25 : Orion quitte la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune à 41 072 miles (≈ 66 100 km.)
  15. Voici un résumé des premiers jours de la mission Artemis 2 après l'injection trans-lunaire : Jour 2 : - Après la TLI (Trans-Lunar Injection,) l'équipage a fait de l'exercice grâce à un volant d'inertie présent dans la capsule Orion, appareil de musculation et de cardio ne pesant que 15 kg et permettant une charge de travail jusqu'à 180 kg. - Une perte temporaire de communication entre le sol et l'équipage est survenu et le problème a été corrigé - Les scientifiques préparent les observations de la Lune qui seront effectuées par l'équipage lors de son survol. Le but sera d'observer des cratères, des coulées de lave, et des reliefs du côté de la face cachée de la Lune. Une éclipse solaire (la Lune masquera le Soleil depuis la capsule Orion) permettra d'observer des impacts micro-météoritiques, des poussières lunaires et la couronne solaire. Jour 3 (Terre à 160.000 km, Lune à 260.000km) : - L'équipage fait une répétition des observations lunaires qu'ils devront accomplir, notamment en préparant la cabine, installant des caméras, et pratiquer la chorégraphie des mouvements des astronautes dans un espace restreint (Orion dispose de 9m3 de volume pour l'équipage.) - L'équipage s'est entrainé ensuite à réaliser des interventions d'urgence médicale, notamment une réanimation cardio-pulmonaire, et des techniques pour lutter contre l'étouffement, techniques difficiles à réaliser en apesanteur. - Ils ont également réaliser des tests de communication avec le réseau Deep Space Network, et avec un nouveau système de communication optique en direct avec la Terre - L'équipage s'est préparé également à une poussée de correction de trajectoire (OTC) mais qui s'est finalement révélée non nécessaire car la TLI était optimale. Deux autres sont éventuellement prévues plus tard. Jour 4 (Terre à 270.000 km, Lune à 180.000 km) : - Le pilote a pris le contrôle manuel du vaisseau afin de réaliser des opérations pour tester la manœuvrabilité d'Orion. - L'équipage a continué à préparer le survol lunaire. Celui-ci débutera la 06 avril à 14h45 (heure de Houston ?) Le survol sera effectué à environ 6.500 km d'altitude, permettant d'observer le disque lunaire dans son ensemble (Apollo a survolé la Lune à environ 110 km d'altitude.) - Un nouveau problème de WC est survenu à bord. La NASA pense que de la glace obstrue l'évacuation vers l'extérieur. Une première réparation avait eu lieu la première journée en orbite terrestre. La NASA a demandé aux astronautes d'utiliser davantage de sacs de stockage pour les urines. Quelques images HD envoyées :
  16. Je sais qu'il y a un espace protégé et dédié dans la capsule Orion où les astronautes se réfugient en cas de tempête solaire importante. Cela fait d'ailleurs partie des exercices de la mission. La dose reçue pour un tel voyage est estimée à quelques milli-sieverts, voire quelques dizaines en cas d'activité solaire importante. Pour Apollo, les astronautes ont reçu autour de 5 mSv (soit l'équivalent des pilotes, stewarts et hôtesses de l'air,) la dose limite annuelle d'un travailleur du nucléaire en France est de 20 mSv, 100 mSv dans d'autres pays. On estime que le risque de cancer à long terme augmente de 5% à partir d'une dose de 1000 mSv, et qu'en dessous de 100 mSv il n'y a pas d'augmentation significative du risque de cancer. Le risque se posera sur les séjours longs sur la Lune, les habitats devant répondre au risque des rayons cosmiques et solaires en cas de tempête. J'ai vu une exposition à la cité de l'espace qui montrait que recouvrir les habitats avec quelques dizaines de centimètres de régolithe lunaire pour protéger les habitants.
  17. J'ajoute tout de même qu'un des objectifs de la mission Artemis 2 est de tester un système de communication optique (en gros avec un laser.) De ce que je viens de voir, le débit estimé pour une telle communication devrait être autour de 250 Mbps, donc suffisant pour de la diffusion vidéo, même en UHD (en fonction de la compression logicielle.) Si cela fonctionne, on peut espérer de meilleures images en direct lors de la phase orbitale lunaire, ou plus tard lorsque les astronautes seront sur la Lune 🤞
  18. Oui, c'est vrai, je suis d'accord avec toi. Quand je regardais le live de Techniques Spatiales, il rageait aussi de voir le public plutôt que la fusée, surtout pendant les phases les plus intéressantes. Les images aériennes ont été prises depuis l'avion de la NASA, mais sinon, pas de drone, pas d'image embarquée, ... Le budget communication est certainement bien faible comparé aux acteur privés qui ont besoin d'investisseurs, mais la NASA aussi a parfois eu besoin de convaincre le gouvernement et le peuple américain (et aussi en ce moment avec toutes les coupes budgétaires.)
  19. Il y a surtout un point capital par rapport aux lancements de SpaceX et les autres, c'est qu'ici avec Artemis on est à haute altitude (même avant l'injection trans-lunaire.) Les satellites de télécommunications (surtout Starlink pour SpaceX mais les autres aussi) sont en orbite terrestre basse et orientés vers la Terre : ils ne vendent pas assez d'abonnement internet au delà de l'ISS 😁 Du coup, quand une sonde est au-dessus en altitude de la zone couverte par ces satellites, comment transmettre des données aussi lourdes que de la vidéo, et surtout avec plusieurs caméras. Le Near Space Network fonctionne à peu près jusqu'à 2 millions de km de la Terre, mais si le débit offert à l'ISS est de quelques centaines de Mbps (comparable à la fibre optique moyenne en France,) au niveau de la Lune on arrive à peine à quelques dizaines de Mbps (soit le débit de l'ADSL) Essayez de faire tourner 3 ou 4 films en simultané et en HD avec un abonnement ADSL 😉 Et je ne parle pas de l'UHD. Sans compter que pour la NASA, il est davantage important d'avoir une transmission stable pour les données techniques avec Orion et pour la communication orale avec l'équipage, la vidéo vient après dans la priorité. Mais il est probable que de nombreuses caméras HD ou UHD sont utilisées et enregistrent toutes les données, mais on obtiendra les images détaillées probablement après leur retour. Spoiler alert : ça sera probablement la même chose pour Artemis 4 et 5, quand les astronautes seront sur la Lune. On aura une meilleure image qu'en 1969 mais pas non plus un équivalent d'une retransmission de coupe du monde de football en terme de qualité. Pour la télémétrie en miles et mph, c'est pour faire plaisir au public américain qui a du mal avec le système métrique, et pourtant étudié à l'école. Les instruments de bords et au sol calculent en mètres par seconde
  20. Ça y est ! A T + 25:14:00, le moteur AJ10-190 (issu du programme de la navette spatiale) s'est allumé pendant 5 minutes et 55 secondes lors du passage au périgée à 185 km d'altitude au dessus de la Terre, afin de réaliser son injection trans-lunaire. Ils vont à environ 10.000 km/h, arriveront de l'autre côté de la Lune d'ici mardi, et seront de retour sans aucune autre poussée moteur dans une dizaine de jours L'humanité retourne voir la Lune 🧑‍🚀🌜
  21. Bonjour à tous, Pour ceux qui, comme moi, n'ont pas veillé cette nuit, voici un petit résumé de ce qu'il s'est passé jusqu'ici. Je vais utiliser le timecode du live officiel de la NASA si vous voulez sauter des étapes. Les chaines Youtube sus-mentionnées (et d'autres) ont également un replay avec les commentaires si vous le souhaitez. Les 5 premières heures de vidéo montrent les ultimes préparatifs de la mission, ainsi que des interviews ; je vous laisse regarder si vous voulez voir les détails. Il y a eu notamment une inquiétude concernant la température d'une batterie alimentant le module de sauvetage (partie toute supérieure de la fusée.) Pour les orbites, voici un schéma (Wikipedia) d'orbite képlérienne (ou elliptique) qui est utilisée en astronautique et que je vais utiliser ensuite : Toute manœuvre permettant de modifier l'altitude de l'apogée s'effectue au périgée et inversement, ceci afin de minimiser la dépense d'ergols. Une orbite 185 x 70.000 km signifie que le périgée est à 185 km d'altitude et l'apogée à 70.000km d'altitude. C'est ainsi que les voyages spatiaux se font aujourd'hui en élevant ou abaissant l'apogée et le périgée alternativement jusqu'à atteindre une trajectoire souhaitée pour une injection translunaire. Par exemple, il est possible après une mise en orbite basse terrestre (100x100), de relever l'apogée jusqu'à 36.000 km (100x36.000) puis de relever le périgée également pour obtenir une orbite géostationnaire (36.000x36.000.) De là, une nouvelle poussée peut élever à nouveau l'apogée pour une orbite Terre-Lune, la Terre étant au périgée et la Lune à l'apogée : c'est l'injection trans-lunaire (TLI en anglais.) 5h15min : T - 0:10:00 Une pause a été faite pendant un dizaine de minutes, suite à un problème de communication très bref au sol, afin de s'assurer qu'il n'y ait pas problème sous-jacent. 5h20min : T -0:10:00 Poll (go / no go) avant le lancement et petit discours de la directrice de vol 5h27min : T - 0:10:00 Redémarrage du compte à rebours 5h36min : T - 0:01:00 Dernière minute avant décollage 5h37min : T - 0:00:00 Décollage T + 0:00:09 Début de la manœuvre de roulis pour s'aligner avec l’azimut T + 0:01:11 Max Q : maximum de contraintes dynamiques sur la structure 5h39min : T + 0:02:09 Séparation des boosters latéraux (retombent dans l'océan à T + 0:06:10) 5h40min : T + 0:03:18 Éjection des plaques aérodynamiques du module de service européen puis de la tour de sauvetage 5h45min : T + 0:08:03 MECO (Main Engine Cut Off) extinction des moteurs du premier étage T + 0:08:15 Séparation du premier étage de l'ICPS (étage intermédiaire.) L'ICPS et Orion sont maintenant sur une orbite 27 x 2200 km, une révolution dure environ 90 min. L'étage principal retombe sur Terre environ 2 heure plus tard. Les spécialistes de mission quittent leurs sièges et procèdent à des vérifications avant les étapes suivantes. 5h57 min : T + 0:20:00 déploiement des panneaux photovoltaïques du module de service européen Ici, je n'ai plus le live de la vidéo, ou il faudra attendre d'autres rediffusions. T + 0:49:49 Orion est proche de l'apogée et rehausse son périgée. La nouvelle orbite est 185 x 2.200 km T + 1:47:50 Orion est proche du périgée et rehausse son apogée. La nouvelle orbite est 0 x 70.000 km, une révolution dure environ 24 heures. le périgée à 0 km permet de retourner sur Terre sans manœuvre en cas de problème. T + 3:24:15 Orion se détache de l'ICPS et le pilote procède à des tests de manœuvrabilité de la capsule Orion en visant des cibles situées sur l'ICPS. Ces tests durent environ 70 minutes. Puis, à environ T + 5 heures, Orion s'éloigne de l'ICPS qui retombera sur Terre en suivant son orbite. Au passage, l'ICPS libèrera 4 cubesats. T + 8 heures L'équipage bénéficie d'un premier moment de repos d'environ 4 heures après avoir utilisé fait de l'exercice physique en apesanteur. L'équipage est réveillé depuis environ 18 heures. T + 13:44 Orion est à l'apogée et rehausse sont périgée. La nouvelle orbite est 185 x 70.000 km. Un retour sur Terre n'est plus possible rapidement. L'équipage bénéficie d'un nouveau temps de repos de 4 heures tandis que les équipes au sol testent les communications avec le GPS, le NSN (Near Space Network) et le DSN (Deep Space Network) Prochaine étape : l'injection trans-lunaire. Celle-ci aura lieu au périgée afin de bénéficier de l'effet maximal du puits gravitationnel de la Terre. Elle pourra avoir lieu à T + 25:00:00 soit environ vers 1h30 du matin ce vendredi 03/04/2026 heure de Paris. En cas de doute, une attente de 24 heures supplémentaire (révolution complète) peut être décidée avant de réaliser cette TLI. A bientôt pour la suite
  22. Si la question est sérieuse, je dirais une chose : précession des équinoxes. Les dates correspondantes aux signes astrologiques sont censés correspondre au moment où le soleil se trouve dans la constellation du zodiaque correspondante. Seulement, avec la précession des équinoxes qui entraîne une dérive d'environ 1° tous les 72 ans, soit en moyenne le décalage d'une constellation tous les ~2200 ans, fait que entre le moment où les signes du zodiaque ont été définis et aujourd'hui, les constellations ne correspondent plus. Par exemple, ceux dont l'anniversaire est aujourd'hui (1er avril) sont considérés comme Bélier, alors qu'en ce jour, le Soleil se trouve en plein milieu de la constellation du Poisson et sera dans quelques siècles dans le Verseau. Donc il y a de grandes chances que les prédictions liées à votre signe soient fausses, il faudra au moins regarder les prédictions du signe voisin. D'ailleurs, au temps des Romains, on faisait des blagues et on disait Bélier d'Avril ! 😅 Autre point de réflexion : à quelle date est-on né lorsque le Soleil est dans la constellation d'Ophiuchus ? Car il y a 13 constellations dans le zodiaque, et pourtant seulement 12 signes ...
  23. Je crois que c'est juste pour signifier que c'est un live en français 😅 Sinon, à noter que l'ESA, et donc en partie les français, conçoit le module de service de la capsule Orion, qui contient notamment les propulseurs, les ergols, les réserves d'oxygène et d'eau, ainsi que l'alimentation électrique avec les panneaux solaires. Mais c'est du pur chauvinisme 😁 La fourniture du module de service par l'ESA est la contrepartie de l'utilisation de l'ISS par les spationautes européens pour les années 2017-2020 (en tout cas pour celui fourni pour Artemis I)
  24. Artemis II prévue au décollage le 2 avril à 00h24 (heure de Paris)
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