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MKPanpan

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Tout ce qui a été posté par MKPanpan

  1. Étant donné la fréquence attendue des essais de la fusée Starship de SpaceX, je propose de créer un unique sujet pour l'évolution du programme pour l'année 2025, au lieu de faire un sujet par vol d'essai. Installations de SpaceX : Les installations pour le développement du programme Starship sont au Texas, juste à la frontière avec le Mexique au bord du Golfe du Mexique. Le Boca Chica Village a été racheté en grande partie par SpaceX et agrandi pour y loger une partie de son personnel. A côté du village se trouve le site de production de la Starbase, où sont fabriqués et assemblés les Starships. Le site de production comporte notamment la Starfactory, où sont fabriqués et assemblés en série les constituants du vaisseau. Autrefois composés de tentes assemblées, c'est aujourd'hui un grand bâtiment d'environ 100.000 m². On y trouve aussi les Mega Bay 1 et 2, où sont assemblées les sections respectivement des Booster et des Ships. Les Ships étaient autrefois assemblés dans le High Bay qui sera remplacé par un Gigabay en vue de l'augmentation sensible de la taille des engins. Juste à côté se situe le site de Sanchez qui sert à la fois de lieu de stockage, d'assemblage et de recyclage de pièces, en particulier des tables de lancement. Plus loin, à environ 9km, se situe le site de Massey, qui sert de site de test pour les Ships et les Boosters, notamment pour les tests cryogéniques, ainsi que pour les essais moteurs des Ships (sur un pas de tir avec tranchée déviatrice de flammes.) De l'autre côté, juste au bord de mer se situent les sites de lancement orbital A et B, avec la ferme à ergols, et les 2 tours de lancement Mechazilla. A terme, SpaceX espère pouvoir fabriquer sur place ses ergols plutôt que de les faire venir par semi-remorques (plusieurs dizaines sont nécessaire pour chaque essai, y compris pour des essais de remplissage au sol.) SpaceX détient également une zone au Kennedy Space Center pour y effectuer ses futurs lancement lorsque le programme sera mature, le site de Boca Chica étant dédié au développement et aux essais. Tours de lancement : Baptisées Mechazilla, la première tour de lancement possède depuis le 2ème vol test une plaque refroidie à l'eau avec jets dirigés vers le haut (Starshower) pour lutter contre la chaleur des 33 moteurs du Booster lors du décollage. Il semblerait que cela ne soit pas suffisant puisque la deuxième tour en cours d'assemblage possédera une tranchée déviatrice de flammes, peut-être en plus d'une Starshower. La seconde tour pourrait également avoir une table de lancement mobile pour faciliter les opérations. Les tours possèdent des bras articulés appelés Chopsticks qui permettent à la fois de lever et poser le Booster sur la table de lancement, et le Ship sur le Booster. Ils permettent aussi de rattraper au vol le Booster, puis à terme le Ship. Sur la seconde tour, ces bras sont plus courts que sur la première, pour limiter le phénomène d'inertie pendant leur fermeture lors du rattrapage au vol. Les tables de lancement possèdent un système de maintien du Booster, un système d'allumage pour les 20 moteurs périphériques, un système pour éviter les explosions lors de l'allumage des moteurs, et le système de ravitaillement en ergols du Booster. Le système de ravitaillement du Ship est placé sur la Tour. Booster : Les Booster sont composés de 37 anneaux d’acier de 9 mètres de diamètre, produits en série et assemblés en sections. On trouve en bas la section de poussée comprenant la baie moteur, puis 4 sections composant le réservoir d’oxygène liquide (LOX,) une section appelée dôme commun séparant les 2 réservoirs, 3 sections composant le réservoir de méthane (CH4,) et une section appelée dôme avant, sur lequel on ajoutera l’anneau inter-étages (Hot Stage Ring) pour la séparation à chaud (non inclus pour le moment.) Ils possèdent 33 moteurs Raptors V2 d’une poussée unitaire d’environ 230 tonnes. Les 20 moteurs périphériques sont fixes et n’ont pas de système d’allumage intégré, les 10 moteurs intermédiaires et les 3 moteurs centraux sont orientables (TVC, Thrust Vector Control.) Ils possèdent également 4 ailettes grillagées (« grid fins ») qui permettent de contrôler la trajectoire du Booster lors de son vol atmosphérique. Le Booster doit évoluer dans le futur dans une version Block 2, où l’anneau inter-étage sera intégré, les grid fins seront disposés plus bas, et seront peut-être réduits au nombre de 3. Ils seront équipés de Raptors V3, qui développeront une poussée unitaire de 280 tonnes, et auront des réservoirs 10 % plus grands. La poussée totale passera de 7.000 tonnes à 8.250 tonnes. Une version Block 3 est aussi envisagée avec un Booster plus grand encore de 10 mètres, et une poussée totale de 10.000 tonnes. Ship : Les Ship sont également composés d’anneaux d’acier au nombre de 20, plus un nez (« nosecone »). Les anneaux sont assemblés en une section de poussée, une section pour le réservoir principal de LOX, un dôme commun, un dôme supérieur (le CH4 est entre ces 2 dômes,) une section de charge utile, et le nosecone comprenant les réservoirs secondaires pour l’atterrissage. Ils possèdent 6 moteurs Raptors V2, dont les 3 périphériques sont optimisés pour le vide spatial et dont les 3 centraux sont orientables. Ils possèdent 2 ailerons arrières et 2 ailerons avant, orientables. La face ventrale est recouverte de tuiles céramiques permettant de supporter la rentrée atmosphérique. Une sous-couche thermique est également présente pour palier à la perte éventuelle de tuiles thermiques. Une version Block 2 est en cours d’essai, la version Block 1 ayant vu voler son dernier exemplaire lors de l’IFT-6. Les ailerons avant ont été dorsalisés pour limiter leur échauffement lors de la rentrée atmosphérique, et le système de tuilage a été modifié. Il devrait également être équipé d’un système pour le récupérer par la tour Mechazilla. Il sera (plus tard) équipé des Raptors V3. Sa capacité d’emport en ergols est également augmentée de même que sa poussée propre, pour obtenir une charge utile en orbite autour de 100 tonnes. Une future version Block 3 verra également augmenter la taille du Ship, le Starship total mesurant donc 150 mètres au lieu des 120 mètres actuels, et permettant une charge utile de 200 tonnes pour l’orbite basse terrestre. Résumé des précédents vols tests : - IFT-1, B7/S24, 20/04/2023 : De nombreux moteurs ne se sont pas allumés et/ou se sont éteints prématurément, allongeant la durée d'extraction du pas de tir. De plus, le système TVC a connu des défaillances. Cela a empêché le Starship d'atteindre une altitude suffisante et le système d’autodestruction (FTS, Flight Termination System) a été activé par les équipes au sol. L'explosion a eu lieu environ 40 secondes après l'activation des charges. Le pas de tir, à cause de l'absence de système de déviation des flammes a subi de lourds dégâts, mettant à nu les fondations de la table de lancement. - IFT-2, B9/S25, 18/11/2023 : Le Booster, équipé d'un nouveau système TVC électrique et non plus hydraulique, et du nouveau Hot Stage Ring, a réussi sa manœuvre de séparation à chaud. Lors de son retour, de nombreux moteurs se sont éteints, entraînant une activation du FTS. Le Ship a continué jusqu'à atteindre l'altitude de 148km et une vitesse juste suborbitale avant de connaître une fin similaire du fait de la perte de communication entre les différents ordinateurs de bord suite à une fuite et un incendie. Le pas de tir a subi beaucoup moins de dégâts grâce à la mise en place de la Starshower. - IFT-3, B10/S28, 14/03/2024 : Le Booster a réussi son ascension et sa manœuvre de séparation à chaud, avec tous les moteurs en fonction. Avant l'amerrissage, le Booster a perdu le contrôle et la plupart des moteurs ne se sont pas rallumés, entraînant sa perte à 462 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le Ship a atteint une trajectoire suborbitale et a fait des tests d'ouverture-fermeture du Pez Dispenser, et un transfert d'ergols entre le réservoir d'O2 de tête et le principal. Le rallumage moteur dans le vide n'a pas été testé. Le Ship a été détruit lors de sa rentrée atmosphérique, une perte de contrôle ayant empêché le vaisseau de se présenter avec le bon angle d'attaque. - IFT-4, B11/S29, 06/06/2024 : Le Booster a réussi à amerrir en douceur pour la première fois. Le Ship a réussi partiellement sa rentrée atmosphérique et a amerri en douceur, malgré la perte presque totale d'un de ses ailerons, à environ 50km du point visé initialement. - IFT-5, B12/S30, 13/10/2024 : Le Booster a été rattrapé pour la première fois par les Chopsticks de Mechazilla. Le Ship a réalisé une rentrée atmosphérique et un amerrissage en douceur au point prévu. - IFT-6, B13/S31, 19/11/2024 : Le Booster n'a pas été dirigé vers Mechazilla suite à une perte de communication avec celle-ci, et s'est posé en douceur dans le Golfe du Mexique. Le Ship a allumé un de ses moteurs dans le vide, validant la possibilité de réaliser un vol orbital. Le Ship a réussi à nouveau son amerrissage en douceur, malgré un angle d'attaque plus agressif et un certain nombre de tuiles retirées pour tester sa résistance à la rentrée atmosphérique. Prochains tests : Le prochain vol test IFT-7 devrait avoir lieu le 10 janvier 2025 à 23h, heure de Paris. Il verra décoller le B14 et le S33, premier Ship dans sa version Block 2. Il fera 1,8 mètre de plus, mais aura une baie de charge utile plus petite que le Block 1, afin d’avoir des réservoirs d’ergols plus grands. Les ailerons avant sont placés davantage sur le dos et il y a une nouvelle sous-couche thermique pour mieux résister à la rentrée atmosphérique. La porte de la baie (« Pez Dispenser ») est également modifiée. Le plan de vol devrait être le même que le précédent, avec une tentative de rattrapage du Booster. SpaceX tentera aussi rapidement le rattrapage du Ship avec Mechazilla, mais tant que la seconde Tour n’est pas opérationnelle, il faudra choisir entre récupérer le Booster ou le Ship. Pour la suite, SpaceX devrait continuer les travaux sur la Starbase, en particulier au niveau de la tour n°2 et de son pas de tir orbital qui devrait être en service courant 2025. Des travaux d’extension au niveau des fermes à ergols sont également en cours, et la transformation du High Bay en Giga Bay est prévue. Concernant les objectifs de vol de l’année, la mise en orbite étant possible, SpaceX va rapidement tester le transfert de carburant dans le vide, probablement entre 2 Ships puisqu’il n’y a pas pour l’instant d’exemplaire ressemblant à un réservoir en orbite. Quoique la fabrication en série permet de varier les exemplaires en fonction des besoins. Suite à cela, un transfert vers une orbite trans-lunaire ou peut-être vers Mars sera envisageable, pour préparer peut-être un atterrissage sur la Lune en 2026, indispensable bien sûr avant la mission Artemis 3 (s’il n’y a pas de changement dans le programme d’ici là.) La cadence de tir devra suivre en conséquence. En parallèle, le développement du Starship HLS suivra son cours, une première maquette ayant été présentée.
  2. Bonjour, En photo planétaire avec une caméra dédiée, cela n'a rien a voir avec une photo au smartphone. Il faut prendre quelques milliers de photos (vidéo de quelques minutes) et utiliser ensuite un logiciel qui va empiler les meilleures images et ensuite les traiter pour affiner les détails. Donc les photos brutes que tu obtiendras ne seront pas nettes mais après le traitement, l'image obtenue sera bien plus précise que ce que tu peux observer à l'oculaire. Sans monture motorisée, le nombre d'images prises va être limité. Le filtre IR est indispensable pour supprimer justement le signal infrarouge qui risque de diminuer la résolution de la photo. PS : le but du simulateur astronomytools est de montrer la taille que prendra l'objet photographié sur le capteur. L'image montrée ressemble plutôt à une image traitée qu'une image brute.
  3. Les autres, je ne sais pas mais je crois que Brandolini mérite un prix Nobel.
  4. Et encore, même avoir un prix Nobel dans un domaine ne garantit pas l'omniscience dans ce domaine. Par exemple Einstein, prix Nobel de physique bien sûr suite a ses travaux sur l'effet photoélectrique, et pourtant a introduit la constante cosmologique dans ses travaux sur la Relativité Générale car il ne croyait pas à un Univers non statique. Il a reconnu son erreur ("plus grande bêtise de sa vie" selon ses dires) plus de 10 ans plus tard, chose peut-être la plus difficile pour tout homme, tout scientifique qu'il est. Petite digression sur l'importance des virgules : ce n'est pas pareil d'écrire "Tu vas mourir, enc**é !" et "Tu vas mourir enc**é !" 🫢
  5. Sans vouloir faire de la pub pour Stelvision, ils ont un livre super intéressant pour les débutants et initiés à l'observation qui répond quasiment à toutes les questions qui ont été posées par l'auteur : https://www.stelvision.com/astro/boutique/le-ciel-au-telescope/ On le trouve en librairie. Il y a toute une partie sur le fonctionnement d'un télescope et des montures (dont la mise en station,) et une partie sur l'observation : quoi, comment, quand, que chercher, avec quel instrument.
  6. J'adore Big Bang Theory 😅 Je maintiens, un télescope ne fait que concentrer la lumière, il ne grossit pas. J'ai utilisé ce terme dans la deuxième partie en référence aux arguments commerciaux des vendeurs. En planétaire, cela correspondra surtout à la résolution que nous pouvons voir (pouvoir séparateur de l’œil vs celui du télescope,) donc au nombre de "pixels" pour dire simplement. L'oculaire permettra d'agrandir ces pixels comme lorsque l'on zoome sur une image numérique, mais cela n'augmente pas la résolution. C'est cela qu'on appelle improprement (à mon sens) le grossissement. En ciel profond, cela correspondra surtout à la luminosité qui va augmenter, par un nombre de photons captés plus grands par "pixel." Il y a aussi une augmentation de la résolution (importante pour les petits objets du ciel profond,) mais le plus important est l'augmentation du "signal." Dans les deux cas, cela revient optiquement au même, c'est pour cela que la caractéristique la plus importante d'un instrument est son diamètre : plus de diamètre, plus de photons captés, et donc plus de luminosité et de résolution. Les planètes sont très lumineuses (car proches) et donc on peut se permettre d'agrandir l'image le plus possible en fonction des conditions météo, sans trop perdre en luminosité et contraste. Les objets du ciel profond sont peu lumineux, surtout ceux étendus et éloignés comme les galaxies ou les nébuleuses diffuses, et agrandir l'image fera perdre en luminosité. Il faut trouver le compromis au cas par cas entre luminosité et taille de l'objet observé.
  7. Bonjour, Tu pars de 2 principes qui sont faux : - Andromède est en effet bien plus éloignée que Vénus, mais elle est surtout bien plus grande. Son diamètre apparent est environ 6 fois plus grand que celui de la Lune, et on va dire environ 2 fois pour la partie centrale la plus lumineuse. - un télescope ne sert pas à grossir mais a concentrer la lumière, comme si tu avais une pupille de 150mm au lieu d'une pupille de 5mm (environ.) Du coup, tous les objets paraissent plus lumineux, même les plus faibles et la Galaxies en font partie car elles sont très éloignées. Le terme grossissement est souvent utilisé à tort en astronomie, et il n'est utile réellement qu'en planétaire, car plus on grossit, plus on assombrit l'image. Il vaut mieux parfois une petite image lumineuse qu'une grande image sombre. Voici un exemple de ce que tu pourrais voir d'Andromède avec ton télescope et des oculaires de base, 25mm et 5mm en 60° :
  8. Bonjour, On n'a pas forcément besoin d'une précision extraordinaire : - les outils utilisés fonctionnent avec une certaine précision : si on est capable d'allumer ou d'éteindre un moteur à un instant t avec une précision d'un dixième de seconde, pas la peine de faire des calculs de trajectoire à la milliseconde près, on corrigera avec des propulseurs à gaz froid par exemple. - de même, on néglige par exemple la gravité des corps éloignés, cela rendrait les calculs de trajectoire beaucoup trop complexes pour quelque chose qui peut être corrigé avec un propulseur à gaz froid également. - c'est également pour cela que l'on utilise les lois de Newton et de Kepler pour les calculs de trajectoire, on ne va pas s'embêter à calculer la courbure de l'espace-temps induite par la présence du Soleil. Autre chose, tu pars du principe qu'il y a toujours 2 solutions à une racine carrée, c'est vrai en mathématiques mais pas forcément en physique : si ce qu'il y a dans la racine est une masse, un temps ou une distance (s'il n'y a pas de sens particulier,) cela ne peut être négatif.
  9. C'est démontré depuis 1865 (Clausius) : la température augmente en même temps que l'entropie 😁
  10. Je reprends les auteurs sus-cités : - Gervais : professeur de sciences des matériaux - Koonin : professeur en génie civil au CIT (à 5.000 km du MIT, mais c'est quand même prestigieux,) a travaillé pour BP ... - Clauser et Aspect : physiciens spécialisés dans l'intrication quantique En quoi sont-ils des scientifiques du climat ? Moi aussi j'ai fait des études universitaires, mais je ne me permettrai pas de juger des articles qui ne sont pas de ma spécialisation. Au mieux, j'aurais quelques outils pour les comprendre, mais certainement pas pour les critiquer et encore moins les réfuter.
  11. Bien vu que l'image du produit, c'est ce que je voyais aussi sur la première photo. Ça doit bien être le polarisant donc, c'est la mention ND dessus qui m'interpellait.
  12. Moi j'aime utiliser un filtre polarisant variable sur la Lune notamment lorsqu'elle est pleine ou presque. Il n'y a pas de danger mais le halo qui persiste après l'observation est franchement désagréable, surtout qu'en général la maison est dans le noir et je galère à trouver ma chambre 🤣
  13. Possible. Je disais ça car il existe en photo des filtres neutres variables (souvent marqués 2-400 par exemple,) et que je ne vois pas d'autre filtre (polarisant par exemple) sur la photo, j'ai eu peur qu'il s'agisse d'un système modifié acheté d'occasion. On parle quand même d'un objet qui peut rendre aveugle définitivement s'il n'est pas adapté. (D'ailleurs, je ne ferai pas confiance à ce genre de chose acheté sur Aliexpress mais chacun son choix.)
  14. Bonjour, Où as-tu acheté ce prisme ? Je ne le vois que sur AliExpress mais nulle part ils ne font mention de ND variable. Si le ND est variable, quelle est sa plage ? Je vois un "2" sur la photo, si cela correspond au ND, cela ne fait qu'une atténuation de 1/10.000 de la lumière solaire (1% par le prisme et 1% par le filre,) c'est dangereux pour les yeux (mais possible en photo.) Il faut au moins un ND3 avec donc une atténuation totale de 1/100.000 pour la sécurité.
  15. L'observatoire européen austral (ESO) à l'aide du Very Large Telescope Interferometer (VLTI,) équivalent à un télescope de 140m de diamètre, et de son instrument Gravity observant en bande K a réussi à obtenir une image de l'étoile WOH-G64 située dans le Grand Nuage de Magellan à environ 160.000 al. C'est une hypergéante rouge d'environ 25 masses solaires et de plus de 1500 fois le diamètre du Soleil. En fin de vie, elle a éjecté une partie de sa matière (anneaux concentriques) et finira en supernova. C'est la première prise de vue détaillée d'une étoile située dans une autre galaxie.
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  16. Et le bonus final qui vient de sortir
  17. Je pense que la raison principale est que dans le cadre d'un rattrapage du Ship avec Mechazilla, les bras de la tour vont venir "taper" les flancs du Ship à cet endroit, et les tuiles étant faites de céramique, celles-ci seraient brisées et il faudrait les remplacer à chaque vol. Ils ont dû vouloir tester la résistance de la coque en acier à la rentrée atmosphérique à cet endroit. Bien sûr, diminuer la masse du Ship de >400kg permet de récupérer autant de charge utile. Le Starship en est toujours à la phase de prototypage, et ce test fait partie de l'optimisation de l'engin. Place aux photos et quelques ralentis :
  18. Bonjour, J'avoue que je n'ai pas résisté à couper avant l’amerrissage du Booster. J'ai regardé le reste ce matin avant d'être spoilé 😁 C'est bien un seul moteur (comme prévu) qui a été allumé dans le vide, mais un moteur sea level donc pas un moteur optimisé pour le vide spatial (les Raptor Vacuum sont reconnaissables par leur tuyère bien plus large.) Le choix de rallumer un moteur sea level a été motivé, je suppose, pour deux raisons : - il était alimenté par les réservoirs auxiliaires prévus pour l'atterrissage, les réservoirs principaux étant vides après la mise en orbite. Il faudra remplir les réservoirs principaux pour les injection trans-lunaires, les R-Vac ne sont pas reliés aux réservoirs d'appoint il me semble, alors que les sea level sont reliés aux 2 réservoirs ; - il fallait une poussée minimale qui ne change quasiment pas la trajectoire, et c'est plus simple de contrôler cela en allumant un seul moteur qui est situé au centre. Le rallumage d'un moteur en périphérie aurait pu perturber la trajectoire. Ce sont, je rappelle, des suppositions de ma part. Concernant l'avortement de la tentative de rattrapage du Booster par Mechazilla, selon les premières informations données par SpaceX, il s'agit d'un ordre donné par la Tour suite à un dysfonctionnement au niveau de celle-ci. On n'a pas plus d'information, cela peut-être aussi bien des dégâts sur une zone sensible lors du décollage ou un simple capteur défectueux et un principe de précaution. Rappelons qu'il n'y a pour l'instant qu'un seul pas de tir opérationnel et qu'il vaut mieux assurer ses arrières. L'annulation de la tentative de rattrapage a été donnée tôt, dès le Boost Back Burn effectué, c'est-à-dire pendant la première check-list autorisant ou non ce rattrapage (il y en a au moins 2 de prévus : au Boost Back Burn et juste avant le Landing Burn, dans ce dernier cas le Booster risque d'amerrir proche de la côte ou dans le pire des cas s'écraser proche de la Starbase.) Il y a également une possibilité d'annuler manuellement le rattrapage à chaque instant. On peut donc supposer aussi que au niveau du Booster, tous les voyants étaient au vert pour le rattrapage. L’amerrissage a d'ailleurs simuler la manœuvre avec rattrapage avec une petite translation latérale du Booster dans les derniers instants. Concernant le Ship, celui-ci a parfaitement réussi sa rentrée atmosphérique, malgré un angle d'attaque plus important (donc davantage de frottements à l'air et d'échauffement,) de nombreuses tuiles ôtées sur les flancs (diminution de masse d'environ 400-500kg soit autant de charge utile gagnée,) et des tuiles enlevées volontairement sur la face ventrale du Ship. Des capteurs de température ont certainement donné beaucoup d'informations à SpaceX concernant la résistance de la structure du Ship lors de ce Stress Test. SpaceX Elon Musk a annoncé aussi qu'ils réaliseraient encore un amerrissage du Ship (probablement avec le S33 dans sa version Block 2) avant de tenter un rattrapage de celui-ci, probablement pour l'IFT-8 dans le meilleur des cas. En supposant que la seconde Tour soit opérationnelle d'ici là, ou alors en sacrifiant le Booster 15 pour récupérer le S34 avec la Tour n°1. Bientôt les images 🤩
  19. Moins que ça maintenant Il va falloir créer une balise "compte à rebours" sur Webastro - Lien officiel de SpaceX pour suivre le 6ème lancement prévu ce soir à 23h (heure française, 16h heure locale du Texas,) avec une fenêtre de tir de 30 minutes : SpaceX (le live commence environ 40 minutes avant) - Direct en anglais par NasaSpaceFlight (début sur cette vidéo à 19h30, déjà en live sur leur chaine) : - Direct en français par Techniques Spatiales (début du live à 22h, peut être avec la présence de StarbaseFR) : Personnellement, je pense que je regarderai le début en direct, et la suite du vol demain matin en replay 🥱 Bonne soirée 🚀
  20. Terraforming Mars Troisième jeu dans ce sujet, mais premier dans mon ordre d’acquisition, Terraforming Mars est un jeu complexe mais beaucoup plus accessible que les précédents. Il arrive donc ici en troisième dans ma logique puisqu’il s’agira, après avoir développé une colonie sur Mars, de terraformer la planète pour la rendre habitable par les humains. Le jeu a été un carton dès sa sortie, a remporté les prix dans la catégorie expert du prestigieux Spiel des Jahres en 2017 et de l’As d’Or en 2018. Il a été décliné ensuite en version numérique et de nombreuses extensions sont sorties. En Bref : Terraforming Mars est un jeu de Jacob Fryxelius, sorti en 2016. Il se joue de 1 à 5 joueurs et une partie dure environ 2 heures. C’est un jeu peu coopératif, les interactions entre joueurs se résument à bloquer rarement l’adversaire, le hasard dépend des cartes tirées mais toutes ont un intérêt si on les combine bien, le thème est très présent. Ses mécaniques principales sont le deck building, le placement de tuiles, et la gestion des ressources. But du jeu : Les joueurs vont devoir terraformer Mars, pour la rendre vivable par les humains comme sur Terre, et pas dans des dômes. Il faut réaliser 3 objectifs : monter la température moyenne à 8°C, avoir 9% de la planète recouverte d’eau, et monter le taux d’oxygène à 14%. Tous les joueurs contribuent à ces objectifs, la fin de la partie est déclenchée dès qu’ils sont atteints. Pour cela, les joueurs acquièrent des cartes qu’ils vont jouer et essayer de combiner au mieux. Certaines cartes sont jouées une seule fois, (créer une mine de titane ou une centrale électrique créant ainsi des ressources,) d’autres cartes sont des bonus permanents ou à activer à chaque tour (conversion d’énergie en oxygène, production de bactéries,) les dernières sont des événements uniques, souvents chers mais très utiles (écrasement d’une comète composée d’eau, éruptions volcaniques intenses réchauffant l’atmosphère, …) Les ressources gagnées, créées et dépensées sont les crédits, l’acier (qui vaut 2 crédits pour certaines cartes,) le titane (qui vaut 3 crédit pour certaines cartes,) les plantes (8 peuvent être transformées en forêt,) l’énergie (qui se transforme en chaleur en fin de tour car cela ne se stocke pas,) et la chaleur (8 font augmenter la température de 2 °C.) Les tuiles sont posées en fonction des cartes, de la conversion de certaines ressources, ou en fonction de bonus (par exemple une fois que les 0°C sont atteints, un océan est placé du fait de la fonte du permafrost.) Il y a les tuiles océans (chaque tuile représente 1% de la surface de Mars,) les tuiles forêts (chacune augmentant le taux d’oxygène de 1%,) les tuiles cités (qui rapportent des crédits et des points en général,) et d’autres tuiles uniques. Si le début est plutôt lent, du fait de l’absence de ressources, les tours sont de plus en plus long au fur et à mesure de la partie avec de plus grandes possibilités de combinaisons. La victoire est attribué au joueur qui aura le plus contribué à la terraformation. Critique personnelle : Réalisme : très bon Hormis l’aspect peut-être trop science-fiction de la terraformation, le jeu se base sur des concepts et des technologies (au moins théoriquement) possibles. La couverture de 9% de la surface d’une planète correspond à la capacité de celle-ci à avoir des cycles hydrologiques stables, la température moyenne de 8°C permet de garder l’eau à l’état liquide toute l’année, le taux d’oxygène de 14% est celui qui permet de vivre normalement (c’est le cas en haute altitude en Bolivie notamment.) Plus exactement, le taux d’oxygène dans l’air est de 21% partout sur Terre et à toute altitude, c’est la concentration en particule qui évolue en fonction de l’altitude. Une pression atmosphérique de ⅔ atm équivalent à une altitude de 4000m est considérée comme viable. Malheureusement, la capacité à garder l’air dans l’atmosphère martienne n’est pas abordée dans ce jeu, et c’est le point le plus bloquant à la possibilité de terraformer la planète. Sur chaque carte, il y a une description de la technologie utilisée, permettant succinctement de comprendre les concepts de la terraformation. Malheureusement, la qualité des illustrations est assez inégale : on a parfois des photos, parfois des dessins de qualité moyenne. La carte représente une face de Mars et les reliefs sont détaillés, en particulier la position des grands volcans martiens et des zones de faible altitude où seront placés les océans. Règles : très bon Bien que considéré comme un jeu expert, il fait partie des jeux abordables de cette catégorie. Les règles sont bien expliquées, tiennent sur une dizaine de pages, et sont très visuelles. Les cartes utilisent des icônes claires, ainsi qu’une explication écrite de ses effets. La redondance permet à tout joueur quel que soit son niveau de ne pas avoir besoin de se référer au livret de règles. Rejouabilité : bon Le tirage et le très grand nombre de cartes permettent une grande rejouabilité en mettant en place des stratégies différentes. Le fait de jouer en solo impose de terraformer seul la planète en un nombre de tours limité. Cela développe la capacité à terraformer vite et à créer des stratégie dans tous les domaines, alors qu’à plusieurs, en général, les objectifs de terraformation sont répartis en fonction de leurs cartes et de leurs stratégies. Ce qui signifie qu’un joueur habitué du solo va “rusher” la fin de partie en multijoueur, et va réduire l’intérêt de la construction du jeu. De très nombreuses variantes existent afin d’augmenter la rejouabilité, mais je n’utilise que la première Variantes : Hellas & Elysium propose simplement un nouveau plateau double face avec 2 autres régions martienne, avec des bonus de placement différents. Venus Next ajoute des cartes et un petit plateau avec une simple échelle de terraformation de Vénus, qui n’est pas nécessaire de compléter pour terminer la partie. Prelude ajoute des cartes permettant un début de partie plus rapide avec des productions de ressources qui ne démarrent pas à zéro Colonies ajoute d’autres zones à coloniser afin d’apporter davantage de ressources Turmoil ajoute un module politique sur lequel les joueurs vont pouvoir influencer pour obtenir divers bonus. Utopia & Cimeria est une extension prévue cette année qui donne à nouveau un plateau double face Il existe des tuiles, officielles ou non, qui permettent de représenter les océans, forêts et cités en 3D au lieu de simples hexagones en carton. Cela donne une belle impression une fois la partie terminée. Toutes les images sont issues de Board Game Geek
  21. On Mars Autre jeu de la catégorie “expert,” long pour l’explication des règles comme pour la durée de la partie, il fait (dans ma logique) suite au précédent puisqu’il s’intéresse aux débuts de l’implantation de l’humain sur Mars. En Bref : On Mars est un jeu de Vital Lacerda, connu pour ses jeux complexes, sorti en 2020. Il se joue de 1 à 4 joueurs et se joue en environ 2 heures. C’est un jeu plutôt compétitif bien que la fin de partie nécessite une coopération, avec peu d’interactions entre les joueurs, aucun hasard, et très thématique. Ses mécaniques principales sont le placement d’ouvrier (le joueur fait une action au choix en plaçant un personnage sur cette action, le premier joueur à réaliser cette action à un avantage par rapport aux joueurs suivants, le nombre d’action possible évolue avec l’augmentation du nombre d’ouvriers,) le placement de tuiles (le joueur place des tuiles sur le plateau de jeu central, et construit un environnement commun,) la gestion des ressources, et l’exploration. But du jeu : Chaque joueur va tenter de développer sa colonie sur Mars, en augmentant de plus en plus son autonomie sur la surface de la planète. Pour cela, il va régulièrement faire des allers-retour entre la station spatiale située autour de Mars et le sol de la planète. La station spatiale permet, en particulier au début, de développer des technologies, de les améliorer, de récupérer des ressources gratuites. Sur la surface, les joueurs vont construire des mines et des usines, afin de développer sa colonie et d’avoir davantage d’ouvriers, en créant un cycle vertueux : l’extraction du minerai permet de créer des usines électriques, qui permettent d’extraire ou de produire de l’eau, qui permet de développer la végétation, qui permet de produire de l’oxygène, qui permet d’attirer de nouveaux colons qui pourront travailler dans les mines. L’exploration de la surface, grâce à des rovers, permettra de découvrir des ressources rares ou des technologies améliorées. Il s’agira donc de planifier ses actions afin de développer le plus rapidement possible sa colonie. La fin de partie se déclenche selon différents critères : le nombre total de chaque mine/usine sur Mars et la réalisation des uobjectifs par tous les joueurs Critique personnelle : Réalisme : bon On imagine bien que si l’Homme devait s’installer durablement sur Mars, il faudrait créer une économie circulaire sur la planète, en utilisant des technologies développées sur Terre. Les allers-retours entre la station orbitale et la surface de la planète représente bien ce développement, surtout que la mécanique fait que l’on retournera de moins en moins souvent sur la navette au fur et à mesure que l’on se développe sur la planète. L’aspect course à l’implantation est plutôt bien représentée, on imagine (malheureusement) qu’une telle colonisation ne se fera pas de façon coopérative, en tout cas peut-être pas avec toutes les nations Règles : mitigé Si la lecture des règles est assez fluide, il faudra quelques parties et le retour à celles-ci pour en maîtriser les subtilités. Il n’y a pas toujours de logique entre elles, il faudra par exemple payer dans certains cas pour une action, et pas pour une autre similaire. La version solo permet de jouer contre un adversaire fictif, mais les règles de son fonctionnement restent assez floues. Rejouabilité : correcte Comme dans beaucoup de jeux du même genre, il y a diverses manières de marquer des points, donc de nombreuses stratégies sont possibles. Toutefois, après un certain nombre de parties, on répète des combinaisons gagnantes que l’on a découvert, et la quasi-absence de hasard lié à un tirage ne facilite pas l’adaptation. Jouer contre d’autres joueurs ou en mode solo permet de découvrir peut-être d’autres stratégies ou de favoriser l’adaptation. Variantes : Une seule extension appelée Alien Invasion existe, mais je ne l’ai pas essayée. Comme son nom l’indique, les premiers colons martiens se rendent compte que l’humain n’est pas le seul dans l’Univers et les Aliens n’apprécient pas que l’on s’installe ailleurs que sur Terre. Les joueurs vont jouer soit pour les colons, soit pour l’espèce alien qui va tenter d’empêcher l’implantation des humains sur Mars. L’extension propose en particulier 4 modes qui peuvent être joués en mode histoire, avec des objectifs différents, et favorise donc une plus grande rejouabilité. Toutes les images sont issues de Board Game Geek
  22. Bonjour, Je suis étonné de ne pas avoir trouvé ici de sujet parlant des jeux de société, et en particulier des jeux de plateau, sur le thème de l'espace. Étant donné qu'il s'agit là d'un de mes autres passe-temps favoris, je décide de lancer le sujet, avec 3 de mes jeux sur ce thème. Soyez libres d'en faire de même ou de partager vos impressions sur ces jeux si vous les connaissez. High Frontier 4 All On commence avec un jeu qui sera à destination des plus fous passionnés, c'est-à-dire ceux qui sont prêts à passer plus d’une heure pour l'explication des règles, à faire fondre les neurones pour choisir la meilleure stratégie, et à débriefer les coups des uns et des autres à l’issue des 3 heures de jeu. Tout ça pour dire qu'il s'agit d'un jeu très complexe qu'il vaut mieux sortir avec les amateurs de jeux classés dans la catégorie "expert." Avantage, on peut y jouer en solo si l'entourage n'est pas réceptif à ce genre de jeu. Il y a aussi une variante famille et une variante pour joueur intermédiaire, mais c’est se priver d’une très grosse partie du jeu. Un véritable OVNI ludique (sans jeu de mot) En Bref : High Frontier 4 All est un jeu de Phil Eklund sorti vers 2020. Il se joue de 1 à 5 joueurs, et la durée d'une partie se situe autour des 2 heures (3 pour les débutants du jeu.) Il s'agit en réalité de la 4ème édition du jeu, dont la première date de 1999. C'est un jeu en constante évolution. Phil Eklund est en effet ingénieur en aérospatial et ce jeu consiste davantage en une simulation avec un réalisme poussé. C’est un jeu plutôt compétitif mais avec des coopérations possibles, avec une interaction moyenne entre joueurs, laissant peu de hasard (ou celui-ci peut-être maitrisé,) et très thématique. Les mécaniques principales sont le "deck building," c'est-à-dire créer la meilleure combinaison de cartes, la gestion des ressources, et l’exploration. But du jeu : Chaque joueur représente une faction qui va participer à la conquête du Système Solaire, en choisissant le meilleur moyen pour s'établir sur les autres corps célestes. Pour cela, il va falloir assembler un lanceur optimisé pour le voyage interplanétaire. Les joueurs vont acheter et vendre aux enchères des brevets pour des modules spatiaux (propulseurs, robonautes, raffineries, générateurs, réacteurs, radiateurs,) qu'ils vont devoir lancer et assembler entre eux en Orbite Basse Terrestre (LEO.) Il faudra choisir ensuite un chemin pour arriver à destination, en faisant des compromis entre durée de parcours et consommation d'ergols. Afin de s'installer sur les corps spatiaux, on pourra choisir entre envoyer un lanceur lourd et gourmand contenant tout le nécessaire, ou envoyer plusieurs lanceurs légers et économes, nécessitant plus de temps. On peut également optimiser les vols en réalisant des rendez-vous dans l'espace et faire un poste avancé pour les missions lointaines. Il va falloir également prendre en compte les risques inhérents au voyage spatial : zones de radiation (ceintures de Van Allen par exemple,) éruptions solaires, champ magnétique intense (Jupiter,) freinage atmosphérique, anomalies techniques du lanceur, … S'établir sur d'autres planètes nécessitera et permettra d'utiliser les ressources présentes sur place (eau, régolithes à composés variés,) afin de créer du carburant ou des technologies avancées. Critique personnelle : Réalisme : gros plus pour les passionnés du spatial. Les valeurs des ressources sont calculées selon la réalité : une masse de 1 d’un module représente 40 tonnes, un réservoir d’ergol représente une quantité de 40 tonnes d’eau (hydrogène + oxygène,) une poussée (burn) représente un changement de vitesse (delta-v) d’environ 2,5 km/s, la consommation en ergol sera dépendante de la masse de la fusée (par exemple un réservoir d’ergol permettra 6 poussées pour un lanceur économe de masse 3, mais une seule pour un lanceur de masse 12,) … Le temps est représenté par le nombre de tours de jeu, 1 tour valant une année, la durée de la partie est représentée par un certain nombre de cycles solaires de 12 ans (un peu plus que la réalité mais c’est pour les besoins du jeu.) Il y a des événements cycliques, par exemple les tempêtes solaires, la présence de comètes périodiques, le survol de Vénus qui permet l’utilisation de l’effet de fronde gravitationnelle pour aller sur Mars à moindre coût lorsque les planètes sont en opposition, … La carte qui paraît infiniment complexe est en réalité une carte de toutes les trajectoires possibles dans notre système solaire (Réseau de Transport Interplanétaire.) C'est un peu abstrait mais chaque zone peut correspondre à un espace de Lagrange, à une orbite, à une trajectoire de Hohmann, … Par exemple, pour quitter l’Orbite Terrestre Basse (LEO,) il faut réaliser une poussée (burn) afin de passer en Orbite de Transfert Géostationnaire (GTO ou Cycler) et une seconde poussée pour arriver en Orbite Géostationnaire Terrestre (GEO) [il y a en effet une différence de vitesse delta-v autour de 4,5 km/s entre la LEO et la GEO.] Sur un trajet de Hohmann, on aura le choix de dépenser de grandes quantités de carburant pour prendre la trajectoire, ou de réaliser un vol d’une durée plus longue, ce qui permet de simuler le concept des fenêtres de tir qui peuvent être très longues. Les factions disponibles représentent des lanceurs existants ou expérimentaux : SLS pour la NASA, Starship pour SpaceX, Long March 9 pour la Chine, Angara 7 pour Roscosmos, Ariane 64 pour l’ESA, … Les brevets (cartes) utilisés sont des technologies réelles ou théoriques, y compris leurs caractéristiques : puissance de poussée, consommation d'ergols, nécessité de refroidissement, … on trouve par exemple les voiles solaires, la possibilité de les pousser à distance avec un laser, les propulseurs à ergols classiques ou nucléaires, … Les corps présents sur la carte présentent des caractéristiques connues actuellement : masse, atmosphère, présence d'eau en quantité variable (atmosphérique, océan sous la surface, glace,) la composition dominante du régolite (chondrite carbonée, Helium, Fer, …) Rejouabilité : positif mais difficile pour le débutant Ce jeu est ce qu’on appelle un bac à sable, c’est à dire qu’il n’y a pas de direction imposée, le joueur fait ce qu’il veut. On peut essayer de revendiquer la première visite d’un maximum de planètes et d’astéroïdes, de développer le plus de colonies, de créer le lanceur le plus optimisé qui soit avec des technologies avancées, de tenter d’aller explorer les objets de la ceinture de Kuiper, de reproduire des missions passées ou présentes avec le même plan de vol (Voyager, JUICE.) Il y a également possibilité de négocier avec les autres joueurs, bien que cela ne soit pas toujours fréquent (au moins pendant les premières parties où l’on découvre chacun dans son coin les mécaniques.) Par exemple, on peut demander d’utiliser l’usine d’un adversaire pour faire un ravitaillement, ou lui acheter des brevets. Si l’on en a la possibilité, on peut également commettre un crime, c’est-à-dire se passer de l’autorisation de l’adversaire s’il n’a pas d’humain présent sur le site en question. Au final, dans ce jeu, on prend beaucoup plus de plaisir à réaliser des objectifs que l’on se fixe plutôt que de marquer des points. La renommée va-t-elle davantage au premier Homme sur la Lune, à la sonde qui a visité le plus de planètes en premier, ou aux robots Martiens ? Règles du jeu : le point plutôt négatif Le jeu est édité en anglais. L’association éditrice 500 nuances de geek a publié une version française qui comporte en plus les modules 1 et 2 (extensions) pour un prix inférieur à la boîte de base en VO (autour de 80€ tout de même.) Les règles sont réellement indigestes. C'est déjà le cas dans la VO, c'est encore plus flagrant en VF où il y a quelques erreurs de traduction, des icônes qui ne sont pas passées à l'impression, parfois des exemples venant d’anciennes versions avec des caractéristiques modifiées dans la version actuelle, la carte du Système solaire n'est pas traduite (encore que ceci est négligeable.) Les règles (y compris en VO) comportent de nombreux renvois à d'autres pages, l’organisation par chapitre n'est pas très logique. Heureusement, il y a une courbe d'apprentissage sympa, quoique pas très linéaire. Mais les règles sont logiques donc cela s’apprend assez vite. Il y a un premier livret de règles pour un mode familial intitulé Space Diamonds. Cela permet d'apprendre les basiques du jeu, en particulier les trajectoires de vol, d'abord sans utiliser de carburant (voile solaire) puis en utilisant du carburant de façon simplifiée. Puis, il y a une version pour joueurs initiés intitulé Race for the Glory où les règles sont assez simplifiées : pas de nécessité de refroidissement des propulseurs, pas d’éruption solaire ou d’anomalie, … quasiment le jeu complet mais nécessite (un peu) moins de réflexion et de planification. Le jeu complet s'appelle le Core Game et peut être complété au choix par des extensions appelées modules sont les 3 premiers sont inclus dans la boîte en VF (voir plus loin.) Il faut compter au total une centaine de pages pour toutes les variantes !! Il est largement recommandé de regarder une vidéo plutôt que de lire les règles, dans un premier temps du moins. Les règles ne sont pas figées. Il existe des living rules régulièrement mises à jour par l’auteur du jeu. Les plus passionnés voudront toujours jouer avec la dernière version de ces règles. En pratique, les changements sont très minimes, et sont surtout en rapport avec l’évolution des connaissances et des découvertes : un astéroïde posséderait au final davantage d’eau qu’on ne pensait, une technologie de propulsion est au final moins efficace que ce que l’on avait modélisé, … Extensions : De multiples objectifs ou variantes utilisant les règles de base sont proposés dans les annexes, parfois coopératifs, parfois compétitifs. Cela peut être une course vers une planète, s’installer plus loin dans le Système Solaire alors que le Soleil devient une géante rouge, … Le module 0 inclut l’aspect politique et les joueurs vont pouvoir voter pour les idéologies qui vont les avantager : libre circulation pour utiliser les usines adverses, subventions pour payer moins cher les brevets, … Le module 1 introduit notamment des propulseurs plus puissants pour faciliter l’exploration lointaine (objets transneptuniens) et des cargos permettent de rapporter sur Terre les technologies fabriquées sur les autres corps. Cela introduit également des objectifs afin de marquer des points. Le module 2 propose la possibilité de créer des stations spatiales interplanétaires (Bernal) et des colons, représentant l’implantation humaine durable en dehors de la Terre. On peut également faire migrer sa faction depuis la Terre vers un Bernal. Le module 3 (non inclus en VF) imagine une époque où les factions sont en guerre, transformant le jeu en 4X : Exploration, Expansion, Exploitation, Extermination. Le module 4 (non inclus en VF) imagine un futur où les humains ont évolué avec de nouvelles aptitudes, et donne de nouveaux objectifs. On est plutôt sur de la science-fiction que de la simulation ici. Toutes les images sont issus de Board Game Geek
  23. Il va falloir lui dire de mettre autre chose que 123456 comme mot de passe cette fois 😁
  24. Le sixième test a été annoncé pour lundi 18/11 à 23h, heure française métropolitaine. Le plan de vol est similaire au vol précédent, identique même pour le Booster et son rattrapage par la Tour. Le Ship devrait tenter le rallumage d'un moteur lors de son vol suborbital, pour tester la possibilité de se désorbiter lors des missions futures. Une nouvelle protection thermique secondaire sera également testée, des tuiles ont été enlevées sur les côtés du Ship à l'endroit où il sera (dans le futur) attrapé par les chopsticks de la Tour afin de vérifier la résistance à la rentrée atmosphérique de ces zones, et l'angle de rentrée sera augmenté afin de tester les limites de la résistance thermique. Le décollage qui aura lieu plus tardivement dans la journée que les vols précédents permettra un amerrissage du Ship du côté éclairé de la Terre afin de mieux voir la manœuvre. Si tout va bien, il ne se sera passé que 36 jours depuis l'IFT-5
  25. J'ai regardé le reportage complet. J'aime bien le côté "Cash Investigation" dans la voix off 💲 Par contre, je vous trouve un peu injuste de vous focaliser sur SpaceX alors que les 3/4 de la vidéo parlent plutôt des choix de la NASA, et notamment une bonne partie concernant les problèmes rencontrés pendant et après Artemis I : Pas de tir à remettre en état (près de 2 ans de travaux,) nombreuses coupures électriques à bord d'Orion pendant le vol orbital lunaire (bien qu'a priori pas critique en cas de vol habité,) gros problèmes sur le bouclier thermique, sans compter que, comme le soulignent @VNA et l'auteur de la vidéo, il n'est pas prévu de 2ème vol sans équipage. Ou alors le retour sur la Lune se fera à Artemis IV mais avec le SLS Block Ib. J'ignorai également qu'en réalité, la NASA n'est pas parti de rien mais reprend le développement de plusieurs programmes des dernières décennies (moteurs RS-25 de la navette spatiale , Ares V et Delta IV 🚀.) Je ne savais pas non plus que la fabrication est en bonne partie sous-traitée à Boeing. A priori, le contrat passé avec SpaceX et Blue Origin stipule qu'ils sont libres de faire leurs choix, et le choix du financement à prix évolutif est aussi un choix de la NASA. C'est peut-être se tirer une balle dans le pied, sans compter qu'il y a de la politique dans tout ça (Musk - Trump 🤝) Si je compare, Blue Origin a fait le choix d'un simple atterrisseur lunaire, capable d'être envoyé par un lanceur existant. J'ignorai qu'ils prévoyaient également 2 ravitaillements, dont 1 en orbite lunaire (??) Je ne sais pas comment et par quel engin cela se fera. Le tout uniquement pour le programme Artemis. SpaceX a plutôt choisi de faire un nouveau lanceur et un atterrisseur mais dans une vision à plus long terme (projet interplanétaire.) Artemis n'est qu'une étape pour eux et un moyen de se financer partiellement. La complexité de leur système entraine donc forcément des retards, mais encore une fois, c'est le choix de la NASA de laisser carte blanche. En plus, j'apprends dans cette vidéo que le contrat de financement ne prévoit pas de pénalités de retard, au contraire, ... En plus, SpaceX développe un lanceur permettant d'envoyer 100 personnes sur la Lune et de quoi y vivre, pour un programme qui n'en demande que 3 ou 4, c'est utiliser un marteau pour écraser une mouche 🪰🔨 Sachant cela, il aurait peut être été plus logique de commencer par Blue Origin et ensuite partir sur SpaceX. Ou surtout, la NASA aurait dû établir un cahier des charges demandant uniquement un objectif Artemis. Pour moi, je pense que le programme Artemis suivra son cours, mais avec encore beaucoup de reports (le retard d'Artemis II n'a rien à voir avec les retards de SpaceX ou de Blue Origin,) ma crainte principale étant que le programme tombe à l'eau faute de financement (par choix politique, vu que le budget de la NASA n'a pas été réévalué alors que le retour sur la Lune est un objectif politique.) SpaceX pourra toujours continuer de son côté le développement, voire être un moyen pour les américains de retourner sur la Lune ou plus loin, si jamais la NASA n'y arrive pas faute de financement. Mais encore faut-il que SpaceX y trouve son compte, je lisais que les milliardaires ne se bousculent au final pas pour le tourisme spatial, car il faut tout de même suivre une préparation intense et très longue qui ne convient pas toujours à l'emploi du temps de tout le monde. Qui va financer l'installation du base martienne si seul le privé en est capable (au moins à court terme ?) Après, la question de l'utilité de tout ça 🤔... Moi je suis admiratif de l’exploit technologique et ingénierique, voire du courage des astronautes 🤩. Mais je préférerais qu'on puisse envoyer un télescope géant aux confins de notre système solaire pour tenter de répondre aux questions qui restent en suspens en astrophysique 🛰️
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