GeoffreyJoe Posté 7 juin 2024 Posté 7 juin 2024 il y a 1 minute, C14edgeHD a dit : C'est quand même dingue qu'il est resté fonctionnel jusqu'à la fin comme le montre le mouvement du volet lors d'une correction quelques secondes avant l'amerrissage. Oui c'est un peu surréaliste. Je regardais le live de Techniques Spatiales, dès qu'on a vu apparaître le point chaud sur cet aileron les commentateurs ont immédiatement annoncé que ça ne sentait pas bon pour la fin du vol... 1 Citer
MKPanpan Posté 8 juin 2024 Posté 8 juin 2024 Une petite vidéo de l'amerissage du booster : Il y a eu a priori un incendie dans la baie moteur juste avant l'arrivée, déstabilisant le booster, mais celui-ci garde tout de même le contrôle. Ce n'est pas 100% nominal, mais le progrès est là. Étant donné que la caméra n'était pas loin, on peut en déduire que le point visé pour l'atterrissage a été respecté, à voir si c'est au mètre près comme l'exigerait un atterrissage sur Mechazilla. 2 Citer
montmein69_2 Posté 9 juin 2024 Auteur Posté 9 juin 2024 Cà parait très fort probable que si l'aileron s'était détaché (ou ait complètement cramé) .... le ship aurait été perdu (peut-être avec déclenchement du système de destruction). La phase d'amerrissage "assez soft" à quand même pu se poursuivre. Donc collecte de données. Restera à solutionner la résistance des volets et autres ailerons . Le challenge sera d'avoir des starship-tanker pouvabt faire des norias du sol vers le HLS Moon Starship en LEO. Car ceux-là feront des rentrées et devront être assez résistants pour repartir assez vite. On parle de 15 vols à réaliser avec une cadence assez élevée pour remplir le HLS en ergols afin qu'il puisse rejoindre la zone lunaire (orbite NRHO) .... rien de bien précis encore, mais il y aura probablement plusieurs tankers mobilisés pour faire cela. (d'ailleurs ils se préparent à construire une seconde tour Mechazilla et probablement créer un second pas de tir) Ce qui est assez rassurant pour ce projet de ravitaillement .... c'est que s'il y a un gros pépin lors d'une rentrée ..... comme il n'y aura pas d'équipage .... on n'aura pas de perte humaine. Mais le défi technique de vols successifs d'un même tanker à cadence assez élevé .... s'annonce un défi majeur . Et bien sûr pour SpaceX .... dont on ne peut douter qu'ils voudront utiliser des ships avec des équipages pour leurs autres projets* .... çà va se corser, car là il leur faudra obtenir la qualification "man rated"** pour toutes les phases d'un vol .... avec retour avec une rentrée atmosphérique à la seconde vitesse cosmique (mission Lune privée, mission Mars ..... et au delà ..... si on y croit). * hors contrat Artemis avec la NASA ** qualifié pour le vol humain 2 Citer
T350 Posté 9 juin 2024 Posté 9 juin 2024 Il y a 2 heures, montmein69_2 a dit : . si on y croit Et pourquoi on n'y croirait pas? Ce que fait Musk est comparable à ce qu'a fait Von Braun il y a 60 ans... Il est temps que quelqu'un fasse bouger le spatial. Depuis le temps. a+ Serge Citer
jackbauer Posté 9 juin 2024 Posté 9 juin 2024 (modifié) Quelques photos de dingue : Modifié 9 juin 2024 par jackbauer 2 2 Citer
montmein69_2 Posté 10 juin 2024 Auteur Posté 10 juin 2024 (modifié) Il y a 20 heures, C14edgeHD a dit : Et pourquoi on n'y croirait pas? Ce que fait Musk est comparable à ce qu'a fait Von Braun il y a 60 ans... Il est temps que quelqu'un fasse bouger le spatial. Depuis le temps. Je précise que cette remarque concernait la dernière des possibilités envisagées : Citation et au delà ..... si on y croit La Lune, Mars (citées avant) .... ce sont des destinations pas forcément simples, mais depuis les missions Apollo, force est de constater que la Lune ..... et Mars n'ont été visitées *que par des sondes automatiques. * ce qui est déjà beaucoup et a décuplé nos connaissances du système solaire.. Et je conserve l'espérance de voir, dans un délai pas trop long, le renouvellement du premier de ces deux exploits, et la réalisation du second .... Pour l'au-delà .... ce serait où ? Venus ? Saturne / Jupiter et leurs lunes ? Uranus ? Neptune ? Pluton ? le nuage de Oort ? encore plus loin ? ..... je ne saurai me projeter dans cet avenir , avec des missions habitées dont la complexité me parait encore loin, voire très loin, d'une réalisation. Je me contenterai d'applaudir aux missions automatiques qui poursuivront l'exploration de ces destinations de plus en plus lointaines et franchement assez peu hospitalières. Mais bien sûr ... bonne chance aux explorateurs du futur , et à leurs admirateurs nés et à naître Modifié 10 juin 2024 par montmein69_2 Citer
MKPanpan Posté 10 juin 2024 Posté 10 juin 2024 Ce qui revient souvent, c'est que pour la simple recherche scientifique, une sonde est au moins aussi efficace qu'un humain. Encore que ces dernières années, on a des soucis pour faire revenir les échantillons de "cailloux" martiens. Mais on a tout de même réussi à récolter et ramener des poussières d'astéroïdes, alors ça doit être faisable. Si on mettait l'argent et les compétences des vols habités dans les missions non habitées, on aurait probablement été un peu plus loin. Mais force est de constater qu'on a eu du mal aussi dernièrement à poser des sondes sur la Lune également. Je ne crois pas au discours "on a perdu le savoir," on a juste diminué l'intérêt et donc les finances dans la conquête spatiale. Le programme Starship coûte peut être 100 fois moins que le programme Apollo en dollars constants, et si l'on fait la rétrospective du développement et des problèmes pendant les programmes Mercury, Gemini et Apollo, on a quand même pris énormément de risques pour les humains. On pourrait presque dire qu'aujourd'hui, tout le monde est capable d'aller sur la Lune si on fabrique une fusée à 100 milliards l'unité et si on accepte risque de mort non négligeable. Le défi aujourd'hui est bien différent. L'intérêt d'aller sur la Lune : pourquoi pas y faire une station de recherche comme en Antarctique, un télescope au sol lunaire pourrait peut-être voir le jour, s'affranchissant des contraintes atmosphériques terrestres et de la limite de taille et de poids d'un télescope spatial (pour les fusées actuelles.) Ça peut également être une base intermédiaire pour les lancements pour aller "plus loin," pas forcément pour des humains mais aussi pour des sondes. Pour Mars, à part pour démontrer les capacités des ingénieurs à être capable de le faire, je ne sais pas quel est l'intérêt d'y aller voire d'y rester. Les adeptes de SF (dont je fais partie) croyant en la terraformation oublient quelques points essentiels : on pourrait éventuellement modifier la composition de l'atmosphère, mais augmenter la pression nécessiterait d'augmenter la capacité de la planète à la retenir, c'est à dire augmenter sa gravité. On aura peut être réussi dans quelques centaines ou milliers de générations à avoir de l'oxygène, mais à une pression de moins de 0,01 bar. Invivable, et ce n'est qu'un exemple. Vénus : c'est l'inverse, la pression atmosphérique est de 90 bars, 460°C, et chargée en acide sulfurique. Les sondes elles-mêmes ne tiennent que quelques heures au mieux. L'humain resterait enfermé dans un habitat (assez solide donc) pour ne voir qu'un épais brouillard. Peu d'intérêt. Jupiter et Saturne, si belles au télescope, sont composées de gaz (donc pas de sol, à moins peut être un noyau central,) avec une pression atmosphérique considérable, des vents à faire pâlir un breton, et, qui plus est, un champ magnétique hyper intense autour de Jupiter. Uranus et Neptune, hormis le fait que le Soleil est à peine plus lumineux qu'une autre étoile, sont également des planètes gazeuses, glacées en plus. Reste les satellites massifs comme Ganymède, Europe, Titan, Triton, peu connus encore, peut-être prometteurs (pourquoi pas pouvant même abriter une vie primitive.) Il y a peut être un intérêt pour y aller, mais on n'est plus dans les mêmes distances : Voyager a mis 18 mois pour atteindre Jupiter, 3 ans pour Saturne, 9 ans pour Uranus, 12 ans pour Neptune, et ne comptait pas freiner au passage. Au-delà, à moins de révolutionner les règles de la Physique et de développer le voyage hyperspatial, ou de révolutionner la médecine en inventant l'hibernation, il n'y a pas encore à se soucier du problème des rayons cosmiques. 1 Citer
T350 Posté 10 juin 2024 Posté 10 juin 2024 il y a 13 minutes, MKPanpan a dit : un télescope au sol lunaire pourrait peut-être voir le jour, s'affranchissant des contraintes atmosphériques terrestres et de la limite de taille et de poids d'un télescope spatial (pour les fusées actuelles.) Salut, j'ai envie de te répondre que le télescope, faut bien le fabriquer sur terre avant de l'envoyer sur la lune, donc on ne s'affranchit pas du tout des contraintes de poids et de taille liée au transport spatial. Donc, pourquoi s'embéter à le poser sur la lune alors qu'il marche tout aussi bien au point de Lagrange le plus proche de chez vous?😉 il y a 17 minutes, MKPanpan a dit : Pour Mars, à part pour démontrer les capacités des ingénieurs à être capable de le faire, je ne sais pas quel est l'intérêt d'y aller voire d'y rester. C'est dans la nature de l'espèce humaine de s'établir dans de nouveaux endroits. Sinon, Homo Sapiens serait resté sagement en Afrique plutôt que de coloniser le monde. Par contre, je trouve nettement plus d'intéret à s'établir sur Mars que sur la Lune qui n'offre aucun intéret en termes de ressources (si ce n'est le He3 dans un futur lointain). Ce n'est pas tant la gravité qui empêche l'érosion de l'atmosphère martienne mais plutôt l'absence d'un champ magnétique pour la protéger du vent solaire. On ne fera jamais son footing à l'air libre sur Mars, mais au moins les constantes environnementales sont telles que on peut y établir des bases et à terme utiliser les ressources naturelles locales pour y vivre. a+ Serge Citer
charpy Posté 10 juin 2024 Posté 10 juin 2024 (modifié) J'ai été trés impressionné par le temps qu'il a fallu pour ralentir ce gros bidon vide de starship, malgrés des frottements conséquents de l'atmosphére et une trajectoire qui avait l'air prevue pour limiter les contraintes de pression aérodynamique (et surement aussi thermique si le plongeon avait été plus brutal). Belle performance aussi d'avoir mené à bien le lancement avec un moteur en rade. A priori ils ont pu compenser la poussée et la trajectoire. Je suis curieux de connaitre l'écart qu'ils ont eu a la fin de la poussée par rapport au vol nominal precédent. Est ce que quelqu'un sait comment ils ont fait pour stabiliser l'engin durant la descente? Ca n'a rien a voir avec le premier vol! Modifié 10 juin 2024 par charpy 1 Citer
montmein69_2 Posté 10 juin 2024 Auteur Posté 10 juin 2024 (modifié) il y a 32 minutes, charpy a dit : .../cut/... Belle performance aussi d'avoir mené à bien le lancement avec un moteur en rade. A priori ils ont pu compenser la poussée et la trajectoire. Je suis curieux de connaitre l'écart qu'ils ont eu a la fin de la poussée par rapport au vol nominal precédent. Note : il vaut mieux préciser si on parle du booster (33 moteurs) ou du ship qui en possède moins (the ship is powered by six engines, three Raptor engines, and three Raptor Vacuum (RVac) engines) On peut rappeler que le nombre de moteurs de la couronne sont une configuration "tolérant" quelques défaillances (jusqu'à 3 maxi) sans empêcher la mission de placer le ship en LEO (cela doit quand même dépendre de ce que contiennent les soutes) Pour la descente ....il vaut mieux que les 3 moteurs du centre soient opérationnels Citation How many engines can Starship lose and still fly? 4 total engine losses means mission failure (assuming the missions are the same). So a single engine ignition failure gives us 32 engines, of which failure of 2 more (486ppm) still allows a successful flight and 3 more (5ppm) means a failure to achieve a full orbit. Citation Est ce que quelqu'un sait comment ils ont fait pour stabiliser l'engin durant la descente? Les ailerons ont suffisamment résisté je crois, pour que le pilotage soit efficace, et une partie importante de la vitesse a été réduite par l'échauffement de la couverture de tuiles (frottements). La partie finale a utilisé les ergols des header-tanks pour le positionnement vertical et réduire la vitesse avant l'impact sur l'océan (les moteurs orientables - engine gimbal - et à poussée variable). Modifié 10 juin 2024 par montmein69_2 Citer
MKPanpan Posté 10 juin 2024 Posté 10 juin 2024 (modifié) il y a une heure, C14edgeHD a dit : J'ai envie de te répondre que le télescope, faut bien le fabriquer sur terre avant de l'envoyer sur la lune, donc on ne s'affranchit pas du tout des contraintes de poids et de taille liée au transport spatial. Donc, pourquoi s'embéter à le poser sur la lune alors qu'il marche tout aussi bien au point de Lagrange le plus proche de chez vous? L'avantage sur la Lune, c'est qu'on peut facilement l'envoyer en pièces détachées en plusieurs parties, donc un plus gros télescope. On pourrait aussi le faire dans le vide spatial, mais ça demande un montage automatisé des différentes parties, chacune donc avec des propulseurs, sans intervention humaine. Le Lagrange L2 et le JWST sont 4 fois plus éloignés que la Lune. À mon avis plus risqué qu'un montage sur la Lune, pour la maintenance aussi, voire pour son évolution. Pour Homo Sapiens, ou pour les colons américains par exemple, les migrations avaient pour but d'aller dans un endroit où il y avait plus de richesses : alimentation abondante, grands espaces, bois (première richesse américaine depuis la colonisation,) ... Pas sûr que les richesses soient sur Mars, il faudra tout apporter. Mais pour le principe de l'expansion naturelle de l'être humain, je suis d'accord. Modifié 10 juin 2024 par MKPanpan Citer
MKPanpan Posté 10 juin 2024 Posté 10 juin 2024 (modifié) @charpy il faut voir que la rentrée atmosphérique du ship se fait presque à la corde de la sphère atmosphérique, quasiment à l'horizontale, la descente est donc très lente au départ. C'est lorsque l'altitude descend sous les 50 km que les frottements et le freinage se font davantage ressentir et que l'altitude chute davantage. L'orientation est maintenue un peu grâce aux ailerons mais est surtout contrôlée par les propulseurs à gaz froid. Sous les 10 km, la portance de l'air devient suffisante pour planer davantage sans avoir besoin de se stabiliser activement. C'est une défaillance d'au moins un propulseur à gaz froid qui a causé les difficultés d'orientation du ship lors du vol précédent, et donc l'exposition de sa partie non protégée au plasma atmosphérique. Modifié 10 juin 2024 par MKPanpan Citer
MKPanpan Posté 12 juin 2024 Posté 12 juin 2024 (modifié) Je mets la vidéo résumé, façon film hollywoodien et musique Hans Zimmerienne, de StarbaseFR : Modifié 12 juin 2024 par MKPanpan Citer
GeoffreyJoe Posté 13 juin 2024 Posté 13 juin 2024 @jackbauer Cette image est incroyable... 😐😍 1 Citer
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