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Salut à tous, Ca fait 2 ans quasi jour pour jour que j'ai mon dobson. Voici un petit compte-rendu sans prétention de ce matériel. Déjà, un peu de contexte. C'est mon 3ème instrument et 2ème télescope. Je suis passé par une petite lunette (60mm je pense) quand j'étais très jeune, optique plutôt bonne mais monture déglinguée, et par un Meade 130/1000 GoTo quand j'avais 13 ans, en 2008. Le tout avec les oculaires de base (un Plössl 10 et 25 dans le cas du télescope, pour la lunette je ne sais plus). La lunette était correcte mais le Meade vraiment bof : incapable de se mettre en station tout seul correctement, optique pas très bonne (la barlow intégrée y étant pour quelque chose), je n'utilisais même plus le moteur et me contentais de pointer sans chercheur (le point rouge n'a jamais fonctionné correctement). Je me souviens aussi avoir été bluffé par les GSO 200 et 250 de mon club d'astro : le champ était large, lumineux, le tube très facile à manier. Ca m'avait fait réaliser que mon Meade GoTo n'était pas un bon choix, et que j'aurais dû m'orienter vers un Dobson. Mais bon, à 13 ans et malgré les conseils de mon club d'astro, j'étais parti là dessus. Mes loisirs fonctionnant par cycle et le Meade m'ayant un peu dégouté, j'ai fait une longue pause astronomique. Jusqu'à Neowise. Là, regain d'intérêt pour la discipline, je me rends compte que j'ai encore des connaissances, que l'astrophysique est toujours aussi passionnante, que je sais toujours pointer pas trop mal, et je me retrouve vite limité avec mon matériel. J'ai envie d'aller plus loin, et je savais qu'un Dobson répondrait à mes attentes : du visuel aucunement assisté, du diamètre, et de la simplicité d'utilisation. Mon choix s'est arrêté sur le Sky-Watcher Classic 250P (254/1200) : Il est dans mon budget Le diamètre permet des observation correctes du ciel profond La marque est plutôt reconnue L'encombrement et la transportabilité sont acceptables Matériel commandé en juillet 2020 sur Optique Unterlinden. Par rapport à mon Meade c'est le jour et la nuit : les oculaires de base sont de bonne qualité, le champ est riche. Et puis bon, voilà quoi, la taille ça compte quand même 😄 Il est livré avec : Un Super Plössl 10mm et un 25mm 2 bagues pour passer en 1,25" un chercheur 9x50 La base fait 12,5kg, le tube 15kg. La seule modification que j'y ai apporté est le collage d'un patin en bas du tube pour éviter qu'il ne cogne trop fort contre la base au zénith (cf. photos plus bas). Comme ça c'est amorti, le miroir ne subit pas de choc en cas de mauvaise manip. En 2 ans je l'ai relativement couramment utilisé, avec une longue pause suite à mon déménagement à la campagne (et tout ce que cela implique). Alors, le test ! Déjà, vu le peu d'instruments que j'ai touché, mon avis est extrêmement subjectif et ce "test" pas du tout rigoureux. Mais au bout de 2 ans, j'ai pu identifier les points positifs et négatifs qui bénéficient ou nuisent à mes observations personnelles. Les plus : Le rapport qualité/prix : acheté 575€ neuf (les prix ont bien montés depuis), y'a rien à dire. Les oculaires livrés avec sont bons, il est solide, facile à régler, stable. La collimation est très stable. J'ai déjà lu et entendu des avis contraires, mais le mien n'a que faire des déménagement, des balades en voiture dans les chemins de forêt où les racines et pierres raclent le châssis de ma voiture quand mon GPS fait n'importe quoi, ça reste aligné. Bon par contre je suis très soigneux avec, les petits chocs sont rares. J'ai juste failli me vautrer avec le tube dans les bras à l'une de ses premières sorties 😱 Fichu trottoir. L'encombrement est correct : la base prend de la place, mais elle tient dans le coffre de ma 207. Le tube quant à lui tient tout juste sur ma banquette arrière. Je n'ai plus qu'à l'attacher avec 2 ceintures de sécurité et on est partis (voir photos). La simplicité de montage et d'utilisation. Bon c'est un Dobson, tout est dit. En prenant mon temps pour être précautionneux, je le monte en 2' tout compris : je sors la base du coffre, je la pose, je sors le tube je le pose dessus, je vis les 2 manettes de serrage, je fixe le chercheur, ma bague 2"-1,25" et voilà. Les manettes de serrage sont pratiques à utiliser (roulement à bille), la petite "boule" sous le tube pour le guider aussi. Le chercheur, 9x50 réticulé, est dingue. Beaucoup ne jurent que par le Telrad, mais quand on sait manier ce chercheur on peut être vraiment efficace. Il est super lumineux. Pour donner une idée par bon ciel j'y aperçois M51. Au niveau du champ, il est un tout petit peu plus grand que l'écartement entre Beta Lyr et Gamma Lyr, les 2 étoiles qui entourent M57. Il est entièrement démontable ce qui permet d'évacuer l'humidité en fin de séance (sans le déregler d'ailleurs). J'utilise une technique consistant à ouvrir les 2 yeux pour voir à la fois où je pointe dans le ciel et à la fois une version zoomée (mais inversée) de la zone. C'est pas du tout intuitif pour un débutant mais quand on est habitué c'est efficace. Par contre par ciel très sombre la réticule est difficile à distinguer. Après, un Telrad serait un très bon complément, c'est un achat que j'envisage. Le chercheur, une fois réglé avec 2 vis, ne bouge pas. Je le démonte systématiquement à la fin de la séance, la fois d'après je le remonte, il est toujours parfaitement réglé. Je le transporte dans une caisse à mousse. La collimation du primaire est facile avec le système de double vis : une pour verrouiller et une pour pousser/tirer le miroir. Les moins : Il supporte mal les oculaires très lourds. L'ES de 40mm de @bpollet, qui fait 1,2kg, est un poil trop lourd pour la monture. Il faut serrer les manettes au maximum et c'est pas stable. Le PO est assez mauvais : il existe une vis pour verrouiller le mouvement à coulisse, mais très compliquée à doser : trop serrée ça tourne dans le vide, trop lâche il descend tout seul à la moindre pression. Avec un oculaire lourd, il s'enfonce tout seul. Il y a peut-être un réglage à faire avec un tournevis. Je vais changer pour un crayford démultiplié. Les mouvements sur l'axe vertical sont doux grâce aux patins au niveau de l'axe et à la manette à roulement à billes, mais les mouvements sur l'axe horizontal sont beaucoup plus durs. On peut jouer sur une vis et un écrou (faut retourner la base c'est pas faisable en live), mais ça reste moins doux que les GSO que j'avais testé, qui lui était limite trop "glissant". Ca demande une certaine habitude pour être à l'aise. La collimation du secondaire est moins simple, il faut une clé Allen, on ne peut pas regarder dans l'oculaire et régler les 3 vis facilement. Le rack porte oculaire sur le côté de la base est difficile à fixer car le bois est très dur. En l'absence de visseuse électrique je n'ai pas pu le visser correctement. La hauteur du PO. Il n'existe aucune position convenable. Je suis systématiquement cassé en deux, ce qui rend mes séances plus qu'inconfortables. De plus, je ne suis pas très grand (1m70), j'imagine pas la galère pour les gens plus grands. Je vois 2 solutions : une chaise capable de monter et descendre, ou une base de 30 ou 50cm pour poser le socle. Mais bon, je pense que c'est un défaut que connaissent tous les Dobson... Quelques exemples d'observations "classiques" : M42 : superbe, sous ciel pollué il m'a semblé voir de la couleur, pas sûr. M57 : on peut zoomer sévèrement (x250) sans perdre de qualité. Les nébuleuses du Sagittaire sont bien brillantes, on voit du détail. M27 est très lumineuse. Toutes les planètes sont accessibles. M13 supporte très bien le grossissement (x250 là encore), c'est splendide. Quelques exemples d'observations "extrêmes" sous bon ciel : La double-double de la Lyre, sans aucun souci si bien collimaté, à x250 La naine blanche de M27 L'enroulement des bras de M51 Les dentelles du Cygne sans filtre, très ténues La bande de poussière de M31 Éclipse d'un satellite sur Jupiter Par un air très stable, des détails de fou sur Saturne à x500. En résumé, ce Sky-Watcher est de mon point de vue un excellent télescope pour se mettre un peu plus sérieusement au ciel profond. Évidemment ça reste de la grande série avec ses défauts et son miroir qui n'est pas artisanal, mais pour le prix c'est pas déconnant. Avant d'arriver au bout de ses capacité, on peut passer une sacrée poignées d'heures derrière l'oculaire. Le nombre de nébuleuses, d'amas et surtout de galaxies accessibles est dingue. Quand ma panoplie d'oculaires et de filtres sera complète, je ne serai pas prêt d'avoir fait le tour du ciel profond. 😁 2 CROA : Et quelques photos. Ici dans une C5 sur la route des vacances : Les bagues : Le chercheur : La manette de guidage : Le petit pare-choc rajouté à la base du tube : Le rack porte-oculaire : Une manette de serrage : Émile1 point
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Salut les astrams ! J'ai reçu et assemblé le fameux Sol'Ex de Christian Buil, que j'ai monté derrière ma lunette Photoline de 80mm et une caméra ASI678MC , en binning 2 mono. J'ai pas mal galéré pour trouver le point focal sur ma lunette, il m'a fallu ajouter un tube d'allonge. Au final, l'image du soleil n'est pas complète, mais c'est déja un bon début ! Voici donc la toute première: Et une version compositée de 2 images, avec colorisation: Bref, je débute dans le solaire mais il marche plutôt bien ce Sol'Ex, bravo Christian et bravo Valérie pour INTI !0 point
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Hier soir il y avait une conjonction incroyablement rare : un ciel correct et du temps libre 😄J'ai décidé de ne pas la laisser passer même si je suis présentement bien malade : une petite soirée sur la terrasse s'impose ! En tout début de soirée, vers 19h, tandis qu'il fait encore bien jour mais que le soleil a disparu derrière la colline voisine, j'installe le maksutov sur la terrasse : monture grossièrement au nord, à peu près de niveau, ça suffira. Je tente de repérer Vénus avec mes jumelles, elle n'est pas encore visible à l’œil nu (le fond de ciel est encore trop clair) ... Après quelques minutes et en m'aidant bien de Stellarium mobile, j'y parviens, puis après encore quelques minutes de tâtonnement je la fais enfin apparaître dans le chercheur. L'exercice n'est tout de même pas facile sans aucun repère. Dès 140x de grossissement, la planète apparaît bien gibbeuse et sa phase nettement visible. Je passe rapidement à 270x et l'image danse un peu : normal, la planète est assez basse et la chaleur de l'après-midi ne s'est probablement pas encore totalement dissipée. Néanmoins, l'image est belle et je m'attendais à bien pire. Après quelques minutes à l'observer telle quelle, je passe un filtre violet n°47, comme conseillé dans le livre "Astronomie Planétaire". La perte de luminosité est considérable, mais vu la magnitude de Vénus ce n'est pas gênant. Par contre, l'image se stabilise bien (un peu comme l'utilisation du filtre orange sur Mars) et l'observation n'en est que plus agréable. Je reste un bon moment à l’oculaire et perçois des différences de contraste : la couleur de la planète n’est pas uniforme et je vois assez distinctement une bande plus sombre, quasi perpendiculaire au terminateur dans le tiers ou quart inférieur de la planète, chose qui semble totalement invisible sans le filtre violet. Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à quelque chose de riquiqui en pensant à l'observation de cette planète mais en fait c'est d'une taille à l'oculaire tout à fait appréciable. L’Autorité Suprême m’appelle par la fenêtre, il est temps de passer à table. Je laisse tout le bazar installé et prévois un petit tour dans le Cocher pour le dessert… Le dessert donc 😁. Je range les oculaires planétaires et sort directement le gros caillou, à savoir le 38mm/70°. Je pointe rapidement M44, l’amas de la Ruche dans le Cancer et ma foi je le trouve moins impressionnant qu’aux jumelles (Cf. ce CROA). Les 1,5° de champ de mon mak sont là un peu courts et avoir le double ne serait pas du luxe. Je l’abandonne donc rapidement et file vers le Cocher avant que celui-ci ne soit trop bas. Je trouve rapidement une nébulosité dans le chercheur et vérification faite à l’oculaire il s’agit de M36. L’amas ouvert est sympathique à observer mais je n’y décèle rien de particulièrement remarquable. Au bout de quelques minutes je cherche et trouve rapidement son voisin M37, et là le spectacle est tout autre ! Des milliers d’étoiles me sautent aux yeux, dont certaines très peu brillantes qui semblent former une trame autour et entre les étoiles de plus faible magnitude. C’est assez spectaculaire et me rappelle presque plus un amas globulaire qu’un amas ouvert. Je reste de longues minutes à le détailler, tantôt à 47x de grossissement, tantôt à 70x et c’est dans les deux cas un très chouette spectacle. Avant de ranger et d’aller retrouver mon lit, j’aimerais répondre à une question que je me pose depuis un certain temps : peut-on voir le Triplet du Lion avec petit télescope de 150 de diamètre ? Le Lion est alors bien levé mais les conditions sont loin d’être optimales : l’éclairage public ne s’éteindra que dans une bonne heure et demie, mes voisins ont toutes les pièces (donnant sur ma terrasse) allumées et un léger voile commence à faire son apparition. Tant pis, je tente quand même. Un rapide tour sur Stallarium pour me rappeler où se situe le Triplet (je savais que c’était au niveau d’une patte, mais je ne savais plus laquelle 😇), je pointe le chercheur et tombe pile dessus. Je distingue directement M65 et M66, qui m’apparaissent comme deux tâches floues oblongues typiques d’une galaxie dans un petit télescope. Par contre, ne trouve pas leur voisine, NGC3628. Je vérifie encore une fois sur l’appli à quel endroit elle est censée se trouver, repère ledit endroit à l’oculaire mais ne parviens pas à la voir. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que j’arrive à la percevoir en vision décalée, fine tranche se détachant à peine du fond du ciel. Avec sa magnitude surfacique de 12,79 je ne dois pas être loin de la limite de ce qu'il est possible de voir avec un diamètre 150 de toute façon. Malgré tout, vu les conditions d’observation assez médiocres, je suis satisfait et c’est (très) encourageant pour les sorties sous bon ciel qui ne vont pas tarder à commencer !!0 point
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Bonjour, Depuis un moment, j'ai envie de me lancer dans la fabrication d'un dobson. C'est parti je me lance. Je lorgne depuis un moment sur les dobson de Sud dobson, mais c'est un peu hors de mon budget surtout que j'aimerais partir sur un diamètre de 400mm. Le miroir primaire qui sera la dépense principale. Je pense partir sur un miroir de chez Astroreflect. J'ai trouvé sur le site une tonne d'informations et de réalisations, merci pour tous ces partages, c'est top ! J'ai réalisé le dimensionnement à l'aide du site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/calculs/dimplan.html#usuel J'arrive au dimensionnement suivant: Primaire: Astroreflect D=398mm; f/D=4,5; f=1791mm; épaisseur=25mm; poids=6,3kg Champ pleine lumière: d=tan(0,5°)*f=15,58mm Distance foyer/axe optique primaire: p=320mm Diamètre min secondaire: a(mini)=p*D/f=71,1mm Diamètre secondaire: a=83,9mm => 88mm (diameter minor axis); l=88*√2=124mm; épaisseur=18,7mm; poids=0,420kg Champ pleine lumière effectif: d=20,5mm Décalage du secondaire: 4mm Porte oculaire: Kineoptics HC-2 J'ai aussi réalisé un plan à l'aide de Fusion360. Je ne sais pas trop si je me trompe quelque part car j'ai fait des simulations à l'aide du site http://www.bbastrodesigns.com/NewtDesigner.html mais cela ne confirme pas les résultats, du coup je doute. Soit, il y a une erreur dans les calculs, soit j'ai du mal à utiliser le site, je ne vois pas où est l'erreur. Du coup, de l'aide et des conseils sont les bienvenus . Merci d'avance, Nicolas0 point
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